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Wat Pho, le temple des mille regards et du Bouddha couché Bangkok Thaïlande

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Le jeudi matin, nous quittons notre appartement avec cette excitation particulière qui précède les grands lieux de mémoire. Wat Pho n’est pas seulement un temple : c’est une encyclopédie à ciel ouvert, un condensé de savoirs spirituels, médicaux, artistiques et politiques qui raconte, pierre après pierre, la construction de l’identité thaïlandaise. Pour nous y rendre, nous combinons taxi, BTS et bateau-navette sur le Chao Phraya jusqu’au quai de Tha Tien. Quelques minutes à pied suffisent ensuite pour franchir les portes de ce vaste complexe, ouvert tous les jours de 8h à 18h30. Le billet d’entrée (environ 200 THB, bouteille d’eau incluse) donne accès à l’un des ensembles religieux les plus riches d’Asie du Sud-Est.

Arrivée au Wat Pho, premières sensations et parenthèse de bien-être

Nous arrivons au Wat Pho en milieu de matinée, vers 10 heures, alors que la chaleur commence doucement à s’installer sur Bangkok. Dès l’approche, les portes extérieures du temple imposent le respect : hautes et massives, richement décorées de motifs floraux et de gardiens traditionnels, elles marquent une frontière presque symbolique entre l’agitation de la ville et le calme sacré qui règne à l’intérieur. Une fois franchies, le bruit s’estompe, remplacé par une atmosphère paisible, ponctuée de cours pavées, de stupas finement ornés de céramiques colorées et de bâtiments aux toitures rouges et vertes étincelant sous le soleil.

Avant même de commencer la visite du temple, notre envie est claire : faire l’expérience d’un massage traditionnel au cœur même de ce lieu emblématique, berceau historique du massage thaï. Nous nous dirigeons donc vers l’école et le centre de soins du Wat Pho. À notre arrivée, aucune attente : l’accueil est fluide, calme et parfaitement organisé, ce qui est appréciable compte tenu de la réputation et de l’affluence habituelle du site.

Les enfants optent pour un massage thaï traditionnel. Cette technique ancestrale, souvent décrite comme un « yoga passif », combine pressions profondes, étirements progressifs et mobilisations des articulations.

Le praticien travaille le long des lignes d’énergie du corps, appelées sen, utilisant les paumes, les pouces, les coudes, voire les avant-bras, pour relâcher les tensions et redonner de la souplesse.

Les mouvements sont précis, rythmés, parfois surprenants, mais toujours maîtrisés, procurant à la fois détente et regain d’énergie.

Pour ma part, je choisis un massage des pieds, tout aussi emblématique. Ici, la réflexologie plantaire est au cœur de la pratique : chaque pression exercée sur la voûte plantaire correspond à un organe ou une zone du corps. Le massage alterne pressions fermes, lissages et stimulations ciblées, remontant progressivement jusqu’aux mollets. L’effet est immédiat : une sensation de relâchement profond, presque méditative, qui se diffuse bien au-delà des pieds.

Les tarifs sont particulièrement accessibles au regard de la qualité et du cadre exceptionnel : 380 bahts pour une demi-heure de massage. Une parenthèse de bien-être authentique, dans un lieu chargé d’histoire, qui constitue une entrée en matière idéale avant de poursuivre la découverte du Wat Pho et de ses trésors.

🗿 Les géants de Wat Pho — gardiens de pierre et de légende

À l’entrée de Wat Pho, le visiteur est accueilli par des silhouettes imposantes : les Giants, statues monumentales qui veillent sur le temple depuis près de deux siècles. Ces figures ne sont pas de simples ornements. Elles sont les héritières d’une tradition asiatique où les gardiens protecteurs, inspirés des divinités et des guerriers, se dressent aux portes des sanctuaires pour repousser les mauvais esprits et protéger les fidèles.

Créés sous le règne de Rama III, ces géants furent inspirés des sculptures chinoises appelées lanthan ou des représentations de Taowes Suwan, divinités protectrices. Leur allure est majestueuse : armures richement décorées, visages sévères, armes brandies. Ils incarnent la puissance et la vigilance, rappelant que le temple est un espace sacré où l’on entre sous la protection des forces spirituelles.

Mais les Giants de Wat Pho ne sont pas seulement des gardiens silencieux. Ils sont aussi les héros d’une légende populaire qui relie Wat Pho à Wat Arun, de l’autre côté du fleuve. Selon le folklore, deux géants vivaient en harmonie, chacun gardant son temple. Mais une querelle éclata, menant à un combat titanesque qui laissa des traces dans la mémoire de la ville. Ce récit, transmis de génération en génération, donne aux statues une dimension mythologique : elles ne sont pas seulement des gardiens, mais des personnages vivants de l’imaginaire thaïlandais.

Leur présence impressionne. À la fois œuvres d’art, symboles religieux et personnages de légende, les Giants de Wat Pho incarnent la richesse de la culture thaïe : un mélange de spiritualité, d’histoire et de folklore. Ils rappellent que chaque pierre du temple est habitée par une mémoire, et que derrière l’apparente immobilité des statues se cache un monde de récits et de croyances.

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✨ Wat Pho — La forêt minérale des petits chedis ✨

En quittant les salles de massage, le visiteur se retrouve immédiatement plongé dans une atmosphère saisissante : celle des petits chedis dispersés dans l’enceinte du temple. Ces stupas, richement décorés de mosaïques colorées et de céramiques étincelantes, s’élèvent par dizaines, parfois regroupés en séries, parfois isolés au détour d’une galerie. Leur profusion crée une impression de labyrinthe sacré, une véritable forêt minérale où l’on se sent minuscule, happé par la verticalité et la densité des formes.

Ces chedis ne sont pas de simples ornements : ils abritent les cendres de moines ou de personnages importants, et chacun devient un fragment de mémoire religieuse. Leur décor minutieux, leurs incrustations florales et leurs couleurs éclatantes transforment la pierre en encyclopédie vivante de l’art thaïlandais. On déambule lentement, on lève la tête, on tourne autour, et chaque détail attire le regard. Malgré l’affluence, l’atmosphère reste paradoxale : majestueuse mais apaisante. Le lieu invite naturellement au ralentissement, à la contemplation, à l’abandon.

Mais Wat Pho ne se limite pas à cette verticalité majestueuse. Entre les chedis, de petits jardins s’épanouissent, plantés d’arbres, de fleurs tropicales et notamment d’orchidées, dont les couleurs délicates contrastent avec l’éclat minéral des stupas. Ces espaces verts ne sont pas de simples ornements : ils incarnent l’idée bouddhiste d’harmonie entre nature et spiritualité. Les fleurs, par leur fragilité, rappellent l’impermanence de toute chose, tandis que les arbres offrent ombre et fraîcheur, invitant à la méditation.

Parmi ces jardins, on découvre aussi des statuettes discrètes, parfois animales, parfois humaines, qui agrémentent l’ensemble. Elles ne sont pas là par hasard : elles servent de repères symboliques, de gardiens silencieux, ou de représentations pédagogiques. Certaines évoquent des figures mythologiques, d’autres rappellent les postures de yoga et de massage traditionnel, car Wat Pho est aussi un haut lieu de transmission des savoirs corporels. Ces statuettes, modestes mais expressives, ajoutent une dimension ludique et didactique à la promenade, comme si le temple voulait enseigner autant qu’émerveiller.

L’atmosphère est paradoxale : majestueuse mais apaisante. Malgré l’affluence, le lieu invite naturellement au ralentissement. On observe, on lève la tête, on tourne autour des stupas, puis on s’arrête devant une orchidée ou une statuette, happé par les détails et l’harmonie de l’ensemble. Wat Pho se révèle alors comme un temple total : un espace où le corps se régénère, où l’esprit s’élève, et où la pierre, la nature et l’art dialoguent pour raconter l’histoire des traditions.

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✨ Wat Pho — Panthéon de Bouddhas, sanctuaires et gardiens ✨

En traversant le Phra Rabiang, le cloître qui entoure l’Ubosot, on pénètre dans un véritable panthéon de Bouddhas. Deux galeries imbriquées se déploient comme une enceinte protectrice, abritant pas moins de 394 statues dorées. Elles ne furent pas fondues ici, mais rassemblées par ordre du roi Rama Ier, qui fit sauver ces trésors des ruines de Sukhothai et d’Ayutthaya. Chaque statue est un fragment d’histoire, une mémoire royale et religieuse préservée. Leur disposition n’est pas anodine : en encerclant le hall d’ordination le plus sacré, elles forment une garde spirituelle, une muraille de lumière qui protège et enseigne.

La majorité des Bouddhas se tiennent dans la posture Maravijaya, l’« appel de la Terre à témoin ». La main droite posée sur le genou, les doigts pointés vers le sol, ils rappellent le moment où Bouddha triompha des tentations et des illusions. Cette mudra est une leçon silencieuse : la victoire spirituelle se conquiert par la fermeté intérieure.

Au détour des galeries, une autre surprise attend le visiteur : le sanctuaire du Prince de Chumphon. Votre photo (00041660.JPG) montre son portrait en uniforme militaire, entouré de drapeaux de la marine. Krom Luang Chumphon Khet Udomsak, considéré comme le Père de la Marine Royale Thaïlandaise, est vénéré ici non seulement comme chef militaire, mais aussi comme maître en médecine traditionnelle et en sciences occultes protectrices. Sa présence au Wat Pho est logique : le temple est le centre historique de l’enseignement de la médecine et du massage thaïlandais. Les fidèles viennent prier devant son autel pour obtenir protection, succès et santé, mêlant ainsi mémoire nationale et spiritualité populaire.

Enfin, l’architecture elle-même raconte une histoire. Sur votre photo (00041658.JPG), l’une des entrées du cloître révèle un fronton richement décoré, typique du style Bangkok, où fleurs de céramique et dorures à la feuille d’or scintillent sous la lumière. À l’entrée, les lions gardiens de pierre, d’influence chinoise, veillent silencieusement, repoussant les mauvais esprits. Et si les Bouddhas brillent encore aujourd’hui, c’est grâce aux fidèles qui recouvrent régulièrement leurs statues de nouvelles feuilles d’or, perpétuant un geste de dévotion qui leur donne cet éclat incroyable malgré les siècles.

Wat Pho se dévoile ainsi comme un temple total : un lieu où l’histoire royale, la mémoire religieuse, la médecine traditionnelle et l’art sacré s’entrelacent. Chaque statue, chaque autel, chaque détail architectural est une page vivante de l’encyclopédie thaïlandaise.

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🕉️ Le Southern Phra Vihara — L’enseignement originel au cœur de Wat Pho

Au sein du vaste complexe de Wat Pho, le visiteur découvre non seulement le Bouddha couché mais aussi une constellation de sanctuaires qui racontent chacun une facette de l’histoire spirituelle. Parmi eux, le Southern Phra Vihara occupe une place singulière. Situé au sud de l’Ubosot, il fait partie des quatre vihara directionnels qui encadrent le cœur sacré du temple, chacun dédié à une étape essentielle de la vie du Bouddha.

Dans ce vihara, l’image principale est celle du Bouddha donnant son premier sermon aux cinq disciples. Cette représentation est connue sous le nom de Phra Buddha Chinnaraj. Elle symbolise le moment fondateur où, après l’éveil, Bouddha transmit pour la première fois son enseignement, posant les bases de la communauté monastique (le Sangha). La posture est reconnaissable : Bouddha assis, la main en geste d’enseignement (Dharmachakra mudra), évoquant la mise en mouvement de la « roue du Dharma ».

Le Southern Phra Vihara n’est pas seulement un espace architectural : il est un rappel constant que la pratique bouddhique repose sur la transmission. Là où l’Ubosot incarne l’ordination et la sacralité, le vihara du sud rappelle que la foi se nourrit de l’enseignement et du partage. Les fidèles qui s’y recueillent viennent chercher non pas la victoire sur les tentations, comme dans le cloître du Phra Rabiang, mais la lumière de la parole, la clarté de la doctrine.

Comme les autres vihara directionnels, le Southern Phra Vihara est construit dans le style classique de Bangkok : toiture à plusieurs niveaux, frontons décorés de motifs floraux en céramique, dorures qui captent la lumière. L’intérieur, plus sobre que l’Ubosot, met en valeur la statue centrale, entourée de représentations secondaires. L’espace est conçu pour inviter à l’écoute intérieure, à la méditation sur l’enseignement originel.

Wat Pho est souvent décrit comme une encyclopédie à ciel ouvert, et le Southern Phra Vihara en est une page essentielle. Il rappelle que le bouddhisme n’est pas seulement une quête individuelle, mais une tradition transmise, enseignée, partagée. En visitant ce sanctuaire, on ne contemple pas seulement une statue : on entre dans le récit du premier cercle de disciples, dans la mémoire de la naissance du Sangha, et dans l’écho de la parole qui continue de guider des millions de fidèles.

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🪷 Phra Ubosot — Le sanctuaire du Bouddha protecteur de Wat Pho

Au cœur de Wat Pho, l’Ubosot se dresse comme le lieu le plus sacré du temple, réservé aux cérémonies monastiques majeures et aux rituels royaux. Contrairement au Vihara du Bouddha couché, toujours animé par les visiteurs, l’Ubosot conserve une atmosphère plus intime, presque confidentielle, où le silence et la concentration dominent.

En entrant, le regard est immédiatement attiré par le Phra Buddha Theva Patimakorn, l’image principale du temple. Assis en posture de méditation, dans le geste de l’« appel de la Terre à témoin » (bhumisparsha mudra), il incarne le moment où Bouddha atteint l’éveil. Cette statue royale, datant du début de l’ère Rattanakosin et associée au règne de Rama Ier, est considérée comme le véritable protecteur de Wat Pho, bien avant que le célèbre Bouddha couché ne devienne l’icône du lieu.

Autour de lui, tout concourt à la solennité et à l’équilibre. Les grandes jarres et vases en porcelaine chinoise, finement décorés, rappellent les échanges commerciaux du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècle, lorsqu’ils arrivaient à Bangkok comme lest des jonques. Les panneaux laqués et dorés, ornés de motifs floraux et symboliques, enveloppent l’espace d’une lumière sacrée. Les statues secondaires, disciples et divinités protectrices, veillent discrètement, rappelant que l’enseignement du Bouddha est collectif et que la protection spirituelle est partagée. Le sol de marbre blanc, d’une pureté éclatante, accentue la symétrie et la solennité du sanctuaire, invitant à la méditation et au recueillement.

Cet espace est bien plus qu’un décor : il est le cœur rituel de Wat Pho, là où la dimension royale, religieuse et politique se rejoignent. L’Ubosot incarne le temple avant le gigantisme, dans une atmosphère d’équilibre et de silence. Ici, la grandeur spirituelle ne se mesure pas à la taille d’une statue, mais à la profondeur du recueillement qu’elle inspire. Le Phra Buddha Theva Patimakorn veille discrètement, immuable, rappelant que l’essence de Wat Pho réside dans la méditation, la transmission et la protection intérieure.

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🔔 La cloche du Wat Pho — Le souffle du temps sacré

Au milieu des chedis et des galeries dorées, le Bell Tower de Wat Pho se dresse discrètement, mais son rôle reste essentiel. Sa cloche, suspendue dans la structure élégante, continue de rythmer les cérémonies monastiques.

Le clocher, construit en brique et stuc et décoré de mosaïques de porcelaine, abrite une cloche coulée dans le bronze selon les techniques traditionnelles, la cloche diffuse un son grave et pur, fruit d’un savoir-faire ancestral.

Chaque son résonne comme une pulsation spirituelle, rappelant aux moines et aux fidèles que le temps n’est pas seulement une succession d’instants, mais une respiration partagée entre l’humain et le sacré.

Le tintement de la cloche n’est pas un simple signal : il marque les étapes des rituels, accompagne les prières, et relie la communauté dans un même élan.

Dans l’atmosphère vibrante de Wat Pho, ce son grave et pur agit comme une frontière invisible : il sépare le quotidien du sacré, il ouvre et clôt les moments de méditation, il rappelle que la vie spirituelle est faite de cycles, de recommencements et d’harmonies.

Ainsi, le Bell Tower n’est pas seulement un élément architectural.

Il est une voix de pierre et de métal, une mémoire sonore qui traverse les siècles. À Wat Pho, la cloche continue de parler, et chaque résonance est une invitation à ralentir, à écouter, à se laisser porter par le rythme immuable des cérémonies.

 

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🪷 La Sala Kamparien — Le pavillon du savoir et de la discipline

La Sala Kamparien est un pavillon unique de Wat Pho, construit sous Rama IV, utilisé comme salle d’enseignement et d’examen pour les moines. C’est un lieu à la fois académique et sacré, où l’étude des textes bouddhiques se mêle à l’architecture raffinée.

Parmi les nombreux trésors de Wat Pho, la Sala Kamparien se distingue par sa fonction particulière. Contrairement aux vihara ou à l’Ubosot, qui sont des espaces de culte et de cérémonies, ce pavillon fut conçu comme une salle d’enseignement et d’examen pour les moines. Érigée sous le règne du roi Rama IV, elle incarne la volonté royale de faire de Wat Pho non seulement un sanctuaire religieux, mais aussi un centre académique où la discipline intellectuelle accompagne la pratique spirituelle.

L’architecture de la Sala Kamparien reflète cette double vocation. Le bâtiment, élégant et sobre, est orné de décorations raffinées : frontons sculptés, motifs floraux et dorures qui rappellent le style classique de Bangkok. Mais à l’intérieur, l’espace est organisé pour favoriser l’étude et la concentration. Les moines y passaient leurs examens de doctrine, récitant les textes sacrés et démontrant leur compréhension des enseignements bouddhiques.

Spirituellement, la Sala Kamparien symbolise l’importance de la transmission du savoir dans le bouddhisme. La méditation et la pratique ne suffisent pas : elles doivent être accompagnées par l’étude des textes, par la rigueur intellectuelle et par l’évaluation. Ce pavillon rappelle que Wat Pho est une encyclopédie vivante, un lieu où l’on apprend autant qu’on prie.

Aujourd’hui, la Sala Kamparien est moins fréquentée que les grands sanctuaires du temple, mais elle conserve une aura particulière. Elle incarne la mémoire des générations de moines qui y ont étudié, récité, et transmis la parole du Bouddha. Dans le tumulte de Bangkok, ce pavillon discret est un hommage à la patience, à la discipline et à la quête de connaissance.

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🐊 Le Crocodile Pond — Cosmologie aquatique et mémoire des profondeurs

Dans l’immense encyclopédie vivante qu’est Wat Pho, certains vestiges semblent presque effacés par la gloire des grands sanctuaires. Le Crocodile Pond, discret bassin aujourd’hui silencieux, appartient à cette catégorie de curiosités qui ne se révèlent qu’aux visiteurs attentifs. Pourtant, sa présence est loin d’être anecdotique : il incarne une dimension symbolique profondément enracinée dans la cosmologie aquatique de la tradition thaïe et bouddhique.

L’eau, dans l’imaginaire ancien, est à la fois source de vie et frontière entre les mondes. Elle nourrit, elle purifie, mais elle abrite aussi des forces mystérieuses et parfois menaçantes. Le crocodile, créature amphibie, est l’un de ces médiateurs ambivalents : gardien des profondeurs, incarnation des dangers invisibles, mais aussi protecteur contre les esprits malveillants. Sa présence dans l’enceinte d’un temple n’était pas décorative : elle rappelait que la quête spirituelle ne peut ignorer les forces naturelles, qu’elle doit composer avec elles, les apprivoiser et les transformer en sagesse.

Le Crocodile Pond évoque également les océans mythiques qui entourent le Mont Meru, axe central de l’univers dans la cosmologie bouddhique. En intégrant ce bassin dans l’architecture sacrée, Wat Pho relie le monde terrestre aux représentations célestes, rappelant que chaque temple est une miniature de l’univers. Le bassin devient ainsi un miroir des eaux primordiales, un espace où l’on peut contempler la relation entre l’homme, la nature et le cosmos.

Aujourd’hui, le Crocodile Pond n’abrite plus de reptiles, mais il conserve une aura particulière. Il est un témoin silencieux, une mémoire des anciennes pratiques et croyances, une porte vers l’imaginaire aquatique qui imprégnait la spiritualité asiatique. Pour le visiteur attentif, il demeure une invitation à réfléchir sur la profondeur des symboles : l’eau comme matrice, le crocodile comme gardien, et le temple comme univers miniature.

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📚 Le Phra Mondop de Wat Pho — La bibliothèque sacrée

Au sein du vaste complexe de Wat Pho, le Phra Mondop se distingue comme un sanctuaire du savoir. Contrairement aux vihara ou à l’Ubosot, qui accueillent les cérémonies et les images du Bouddha, le Mondop est une bibliothèque sacrée, construite pour abriter les textes les plus précieux du bouddhisme.

Érigé sous le règne de Rama III, il fut conçu comme un coffre de mémoire. Ses murs, richement décorés de panneaux laqués et dorés, protègent les manuscrits sur feuilles de palmier, soigneusement conservés dans des armoires sculptées. Ces textes, rédigés en pali et en thaï, contiennent les enseignements du Bouddha, les règles monastiques et les commentaires qui nourrissent la tradition. Le Phra Mondop est ainsi le cœur intellectuel de Wat Pho, un lieu où la parole sacrée se matérialise dans l’écriture.

Architecturalement, le bâtiment est remarquable : sa toiture à plusieurs niveaux, ses frontons ornés de motifs floraux et ses dorures scintillantes en font un joyau du style Rattanakosin. Mais derrière cette beauté se cache une fonction essentielle : préserver la mémoire. Dans la cosmologie bouddhique, la parole du Bouddha est une lumière qui doit être transmise sans altération. Le Mondop incarne cette mission : il est le gardien silencieux de la doctrine.

Aujourd’hui, le Phra Mondop n’est pas toujours accessible aux visiteurs, mais sa présence rappelle que Wat Pho n’est pas seulement un temple de statues et de cérémonies. C’est aussi une encyclopédie vivante, un lieu où l’étude et la méditation se rejoignent. Le Mondop est la bibliothèque du sacré, un espace où le savoir devient offrande, et où la mémoire des siècles continue de protéger la communauté.

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🛕 Le secteur autour du Phra Mondop : entre sagesse et sérénité

Autour du Phra Mondop, la bibliothèque sacrée qui abrite les écrits du Tripitaka, s’étend un périmètre où statues et stupas composent un véritable mandala architectural. Ce cercle de pierre et de dorures invite à la méditation et à la contemplation, comme si chaque élément participait à une géométrie spirituelle destinée à apaiser l’esprit.

Dans ce décor, la présence des Bouddhas rieurs, parfois dorés et parfois sculptés dans la pierre blanche, apporte une touche de joie et de prospérité. Leur sourire généreux, hérité du bouddhisme chinois, témoigne de la fusion culturelle sino-thaïe. Le contraste entre les figures monumentales et les versions plus modestes crée une atmosphère complice, presque familiale, où la solennité se mêle à la légèreté.

À quelques pas, un autel dédié à Guanyin, la bodhisattva de la compassion, attire les regards. Dragons sculptés, guirlandes de fleurs et couleurs éclatantes composent une scène vibrante où les prières s’élèvent dans plusieurs langues asiatiques, du thaï au chinois, du japonais au tibétain. Ce lieu incarne l’universalité du message bouddhique : chaque culture y trouve sa voix, chaque croyant son chemin vers la dévotion.

Plus loin, l’espace de méditation et l’école de massage traditionnelle de Wat Pho offrent un autre visage de ce secteur. Les bancs ombragés, les jardins entretenus et la quiétude des lieux invitent à la pause contemplative. Ici, la sagesse se vit autant dans le silence que dans le soin du corps, rappelant que la spiritualité est aussi une expérience quotidienne.

Ce secteur du temple est à la fois rituel et familier. Les habitants viennent y déposer des offrandes et prier pour la santé ou la prospérité, tandis que les visiteurs y trouvent un refuge paisible, loin de l’agitation du Bouddha couché. Les enfants s’y arrêtent volontiers, attirés par les statues joyeuses et les couleurs vives, donnant à l’ensemble une atmosphère vivante et partagée.

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👑 Des origines royales à la fondation du royaume moderne Les stupas des Quatre Rois Chakri

Dès les premiers pas dans l’enceinte de Wat Pho, l’ampleur du lieu impose une forme de respect silencieux. Rien ici n’est anodin : le temple est intimement lié à la naissance de Bangkok moderne. C’est en 1782, sur ces terres encore marquées par les ruines d’Ayutthaya, que le général Chakri fut couronné sous le nom de Rama I, inaugurant la dynastie Chakri et établissant la nouvelle capitale sur les rives du Chao Phraya. Wat Pho devint alors un chantier royal, agrandi, réorganisé et élevé au rang de sanctuaire majeur du royaume.

Au cœur du complexe, les stupas des Quatre Rois Chakri se dressent comme quatre colonnes de mémoire. Ces chedis monumentaux, hauts de près de quarante-deux mètres, sont dédiés aux quatre premiers souverains de la dynastie. Leur silhouette élancée, entièrement recouverte de mosaïques de porcelaine chinoise, capte la lumière et la renvoie en éclats colorés. Chaque fragment — bol, assiette, coupe ou céramique autrefois utilisé comme lest dans les jonques marchandes — raconte l’histoire d’un Siam ouvert aux échanges, nourri par les routes maritimes et les influences venues de Chine.

Ces stupas ne sont pas seulement des monuments funéraires : ils incarnent la piété royale, la continuité dynastique et l’esthétique sino-thaïe qui marque profondément Wat Pho. Leur présence rappelle que le temple fut un laboratoire artistique autant qu’un sanctuaire, un lieu où les artisans du royaume ont façonné une identité visuelle nouvelle, mêlant traditions locales et influences étrangères.

Dans la lumière changeante de Bangkok, les mosaïques scintillent comme une peau d’écailles multicolores. Elles semblent célébrer à la fois la mémoire des rois, la renaissance du royaume et l’élan d’un peuple qui, au tournant du XVIIIᵉ siècle, reconstruisait son avenir pierre après pierre, fragment après fragment.

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🧘‍♂️ Le Bouddha couché : l’entrée dans le nirvana

En entrant dans le Phra Vihara of the Reclining Buddha, on a l’impression de pénétrer dans un espace suspendu, comme si le temps ralentissait pour laisser place à une présence plus vaste que soi. Le long bâtiment, construit sous le règne de Rama III, fut pensé comme un écrin monumental destiné à accueillir une image du Bouddha qui ne serait pas seulement admirée, mais vécue. Le temple originel, Wat Phodharam, existait déjà depuis l’époque d’Ayutthaya, mais c’est au XIXᵉ siècle que cette vision prend forme : un Bouddha immense, allongé dans la posture du parinirvana, incarnant le moment où l’Éveillé quitte définitivement le cycle des renaissances.

Le corps du Bouddha, long de quarante-six mètres, semble flotter dans la pénombre dorée du vihara. Les feuilles d’or qui recouvrent la statue captent la lumière comme une peau vivante, et l’on perçoit presque la chaleur qu’elles renvoient. La tête repose sur une main délicatement sculptée, le visage apaisé, les paupières mi-closes, comme si le Bouddha contemplait encore le monde tout en s’en détachant. Les pieds, immenses, attirent naturellement le regard : incrustés de nacre, ils dévoilent cent huit symboles auspicieux, une véritable cosmologie en miniature.

Chaque motif raconte une facette de l’éveil, un chemin, une qualité, une étape vers la libération. On pourrait passer des heures à les observer, tant ils condensent une sagesse millénaire dans un éclat irisé.

L’atmosphère du lieu est faite de murmures, de pas feutrés, de regards levés vers cette figure qui semble respirer. Derrière la statue, une longue enfilade de bols en bronze accompagne la marche des visiteurs. Chacun y dépose une pièce, non pour acheter une bénédiction, mais pour cultiver le mérite, pour s’inscrire dans un geste simple et universel. Le tintement régulier des pièces crée une musique discrète, presque hypnotique, qui se mêle à l’odeur de l’encens et au souffle des fidèles.

C’est un son qui apaise, qui recentre, qui rappelle que la spiritualité thaïlandaise se vit dans la douceur et la continuité plutôt que dans le spectaculaire.

Ce vihara n’a jamais été conçu comme un simple monument. Il est un lieu d’enseignement, un espace où les moines transmettent encore aujourd’hui les textes et les pratiques du bouddhisme. Wat Pho est d’ailleurs considéré comme le berceau du massage thaï traditionnel, et les lignes d’énergie enseignées dans l’école du temple trouvent un écho direct dans les postures du Bouddha et dans la philosophie du bien-être qui imprègne tout le complexe. Le Bouddha couché n’est donc pas seulement une représentation de la mort ou de la fin : il est une invitation à comprendre que la paix intérieure est un chemin, une respiration, un relâchement.

Il existe une anecdote que les guides locaux aiment raconter : lorsque la statue fut achevée, les artisans auraient été frappés par la douceur du visage du Bouddha, au point de dire qu’il semblait sourire pour de vrai. Ce sourire, discret mais présent, est devenu l’un des symboles du temple. Il rappelle que le parinirvana n’est pas une disparition, mais une délivrance, un passage vers un état où la souffrance n’a plus de prise.

Ainsi, traverser le Phra Vihara of the Reclining Buddha, c’est entrer dans un récit qui mêle histoire, art, spiritualité et humanité. On en ressort avec la sensation d’avoir approché quelque chose de plus vaste, de plus calme, de plus lumineux. Une parenthèse dorée au cœur de Bangkok, où le Bouddha, dans son dernier souffle, continue d’enseigner.

#BouddhaCouché #Nirvana #PhraVihara

🐍 Protection et éveil Phra Vihara Phra Nagaprok

En poursuivant notre itinéraire, nous découvrons le Phra Vihara Phra Nagaprok, consacré au Bouddha méditant sous la protection du roi des nagas, Mucalinda. Le serpent mythique déploie ses sept têtes au-dessus du Bouddha pour le protéger des intempéries, symbole de vigilance, de sagesse et de stabilité intérieure. Cette iconographie rappelle combien la cosmologie bouddhique thaïlandaise est profondément liée aux forces de la nature et aux esprits tutélaires.
#Naga #BouddhismeTheravada #Symbolisme

🗿 Ermites, montagnes sacrées et sages de pierre

Dans les jardins intérieurs de Wat Pho, la promenade prend une dimension inattendue. Entre les chedis et les orchidées, surgissent les Khao Mor, ces reconstitutions miniatures de montagnes sacrées. Leur silhouette de pierre, façonnée avec soin, évoque les paysages mythiques où les ermites se retiraient pour méditer. Autour et sur ces reliefs miniatures, se dressent les statues des ruesi, figures ascétiques qui incarnent la connaissance, la maîtrise du corps et de l’esprit.

Ces sages de pierre ne sont pas de simples ornements. Ils rappellent que Wat Pho est aussi un haut lieu de transmission des savoirs corporels. Chaque posture sculptée correspond à un étirement, à une respiration, à un point énergétique précis. Les ruesi deviennent ainsi les gardiens silencieux des origines du massage et du yoga thaï. Leur immobilité est une leçon : derrière la pierre figée, il y a le mouvement intérieur, la discipline, l’équilibre.

Déambuler parmi ces Khao Mor, c’est pénétrer dans une encyclopédie vivante où la nature, la religion et la science du corps se rejoignent. Les montagnes miniatures symbolisent l’élévation spirituelle, les ermites incarnent la sagesse, et leurs postures sculptées transmettent un savoir millénaire.

Wat Pho se révèle alors comme un temple total : un lieu où la pierre enseigne, où l’art sacré devient pédagogie, et où l’on découvre que la spiritualité thaïlandaise est indissociable de la connaissance du corps.

#Ruesi #KhaoMor #SavoirCorporel

ℹ️ Conseils pratiques et horaires

  • Horaires : tous les jours de 8h à 18h30

  • Billet : ~200 THB (bouteille d’eau incluse)

  • Massage traditionnel : à partir de 420 THB

  • Tenue : épaules couvertes, jambes sous le genou

  • Meilleur moment : tôt le matin (8h–9h) ou fin d’après-midi

Wat Pho n’est pas un simple temple que l’on visite : c’est un lieu que l’on lit, que l’on ressent et que l’on comprend lentement, à la croisée du sacré, du savoir et de la pierre.

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La Cuisine à Bangkok

Retrouvez toutes les informations sur la cuisine thaïlandaise !

🍜 EBISU SHOTEN EKKAMAI : un premier dîner maîtrisé à Bangkok

Pour notre première soirée à Bangkok, nous quittons notre appartement et partons à pied dans les rues d’Ekkamai, encore impressionnés par les tours illuminées qui nous entourent et l’intensité de la vie nocturne, même loin du centre. L’ambiance est chaleureuse, animée, presque hypnotique. Très vite, notre attention se porte sur EBISU SHOTEN EKKAMAI, un restaurant japonais visiblement apprécié : la salle est pleine, les conversations vont bon train, et les plats qui défilent donnent immédiatement envie de s’installer.

Une fois à l’intérieur, nous découvrons une carte aussi dense qu’un catalogue gastronomique : plus de 25 pages de propositions, toutes préparées à la demande. Le choix est difficile, mais nous optons pour une sélection de plats à partager afin de découvrir plusieurs saveurs.

Les Kimbi Yakisoba with pork arrivent en premier : des nouilles sautées, légèrement caramélisées, relevées par la tendreté du porc et une sauce parfaitement équilibrée. Le Seafood Yakisoba Salt offre une variante plus iodée, avec des notes marines délicates et une cuisson précise des fruits de mer. Les gyoza, dorés et croustillants à l’extérieur, fondants à l’intérieur, confirment le soin apporté à chaque préparation. Enfin, le gyu tataki se révèle être l’un des plats phares du repas : une viande finement tranchée, juste saisie, tendre et parfumée, servie avec une sauce qui en rehausse subtilement les arômes.

Avec une bière, un jus de fruits et de l’eau, l’addition s’élève à 1256 bahts, un tarif très raisonnable au vu de la qualité et de la fraîcheur des plats. Pour un premier dîner à Bangkok, c’est une réussite totale : un accueil chaleureux, une cuisine maîtrisée, et une belle introduction à la diversité culinaire du quartier.

#EbisuShoten #Ekkamai #BangkokFood #Yakisoba #Gyoza #GyuTataki #VerheggenTravels #PremierDîner

Déjeuner au Chom Arun — saveurs épicées face au Wat Arun

chicken withcoconut milk soup

Traverser le Chao Phraya en bateau pour rejoindre la rive opposée est déjà une expérience en soi. Le fleuve, large et vivant, offre une respiration dans le tumulte de Bangkok. En débarquant près du Wat Arun, le célèbre Temple de l’Aube, l’atmosphère change : plus calme, plus contemplative, presque suspendue. C’est dans ce décor que nous choisissons de déjeuner au restaurant Chom Arun, dont la terrasse surélevée offre une vue imprenable sur les prangs étincelants du temple.

Le lieu est paisible, baigné de lumière, avec une élégance discrète. La carte propose une sélection de plats thaïlandais classiques, et chacun fait son choix selon ses envies du jour. Nadège opte pour le curry vert au poulet, un plat à la fois parfumé et intense, où la pâte de curry se mêle au lait de coco pour envelopper la viande d’une chaleur végétale. Je choisis le Panang curry rouge au porc, plus dense, plus corsé, avec des notes de basilic et de piment qui viennent réveiller le palais. Margot préfère la soupe au poulet et lait de coco, le fameux Tom Kha Gai, dont la douceur lactée est relevée par le gingembre, la citronnelle et les feuilles de combava. Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï au poulet, sauté à la minute, équilibré, généreux.

Les plats arrivent rapidement, bien présentés, et les premières bouchées confirment la qualité de la cuisine. Les saveurs sont franches, les textures maîtrisées, et l’intensité des épices, bien que présente, reste harmonieuse. Le curry rouge pique, le curry vert caresse, la soupe apaise, et le Pad Thaï rassure. Chacun trouve son rythme, entre contemplation du temple et dégustation attentive.

Le repas, riche en sensations, se termine sur une note de satisfaction partagée. Le cadre, la qualité des plats, et la vue exceptionnelle sur le Wat Arun font de ce déjeuner un moment fort du séjour. L’addition, de 1812.58 bahts pour quatre personnes, semble presque secondaire face à l’expérience vécue.

#Bangkok #WatArun #TheDeck #ChomArun #Supanniga #Rongros #Foodie #Thaïlande #VoyageGourmand

🍽️ Ama Restaurant, à deux pas du fleuve — une halte simple, chaleureuse et pleine de saveurs

Après la visite du Wat Pho, encore imprégnés de l’atmosphère paisible du temple et de la majesté du Bouddha couché, nous quittons l’enceinte sacrée pour rejoindre les petites rues qui mènent vers le fleuve. À quelques pas des quais, presque caché derrière une façade discrète, se trouve Ama Restaurant, un minuscule établissement où quelques tables seulement suffisent à créer une ambiance intime, presque familiale. Rien d’ostentatoire, rien de touristique : juste un lieu où l’on cuisine avec sincérité.

Dès que nous nous installons, la carte — courte, précise, sans fioritures — nous séduit. Ici, pas de débauche de choix : seulement des plats maîtrisés, préparés à la minute, servis avec une simplicité qui met en valeur l’essentiel. Les assiettes arrivent rapidement, encore fumantes, et l’on comprend tout de suite que la modestie du lieu n’a rien à voir avec la qualité de ce qui sort de la cuisine.

Nadège reçoit un pad thaï aux crevettes dont les couleurs éclatent : nouilles souples, pousses croquantes, gambas légèrement caramélisées, herbes fraîches qui parfument l’air. De mon côté, le pork shoulder croustillant est une merveille : une viande dorée, tendre à cœur, accompagnée d’une sauce relevée qui équilibre parfaitement le gras et le feu. Margot et Bastien découvrent des omelettes thaïes moelleuses, gonflées, parsemées de légumes et d’herbes, servies dans de petits bols en bois qui ajoutent une touche rustique et chaleureuse.

En accompagnement, les nouilles sautées — aux crevettes pour les uns, au poulet pour les autres — brillent sous la lumière, nappées d’une sauce légère qui enrobe chaque ingrédient sans jamais l’écraser. Et puis il y a ce riz frit bleu, délicatement coloré à la fleur de pois papillon : un bleu doux, presque pastel, qui surprend autant qu’il charme. Une touche florale, subtile, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise sait aussi jouer avec la poésie des couleurs.

Le repas est simple, généreux, parfaitement exécuté. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une cuisine honnête, pleine de fraîcheur et de maîtrise. Et lorsque l’addition arrive — 829 bahts, boissons comprises — on se regarde en souriant. Une halte comme on les aime : inattendue, chaleureuse, délicieuse, à deux pas du fleuve et du tumulte de la ville.

#AmaRestaurant #CuisineThaïlandaise #VoyageAvecNous #VerheggenTravels #BangkokGourmand #SaveursDuQuotidien #RizBleu #PadThai #FoodChronicle #ThaïlandeGourmande

Déjeuner flottant au bord du futur — escale à ICONSIAM

Après la visite du Palais Royal et du Wat Mahathat, nous traversons le fleuve pour rejoindre un lieu qui semble avoir été imaginé entre un rêve d’architecte et un hommage à la culture thaïlandaise. Sur les rives du Chao Phraya, deux tours immenses, drapées de verre et de métal doré, se dressent comme des voiles futuristes. Ce complexe, célébré à l’international pour son design et son intégration culturelle, a été récompensé comme l’un des centres commerciaux les mieux conçus au monde. Un symbole de la Thaïlande contemporaine, ambitieuse, créative, ouverte.

Mais ce jour-là, nous ne montons pas dans les étages où brillent les grandes maisons de luxe. Nous restons au rez-de-chaussée, là où la modernité s’efface pour laisser place à un décor presque théâtral : un immense marché flottant intérieur, reconstitué avec une précision étonnante. Le sol devient eau, les allées deviennent khlongs, et les cuisines prennent place dans de véritables bateaux en bois. On circule entre les embarcations, les paniers de fruits tropicaux, les étals débordants de couleurs, les vapeurs qui montent des woks et les parfums qui se mêlent.

Les stands se succèdent, chacun racontant une facette de la gastronomie thaïlandaise. Ici, des montagnes de papaye verte râpée, des tomates cerises, des piments rouges et des cacahuètes attendent d’être pilés dans un mortier pour devenir une salade de papaye fraîche et explosive. Plus loin, un cuisinier s’affaire derrière une plaque brûlante où s’entremêlent nouilles, œufs, crevettes et cacahuètes : un Pad Thaï fumant, préparé sous nos yeux, dans un nuage de vapeur et de sauce tamarinée.

Puis viennent les curiosités culinaires, celles qui attirent les regards et déclenchent les discussions. Sur un grill monumental repose un crocodile entier, doré, laqué, impressionnant, présenté comme une pièce maîtresse. Sa peau craquelée par la chaleur, sa chair exposée en longues bandes, il est découpé en brochettes servies à la demande. Une vision saisissante, presque irréelle, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise ne recule devant aucune audace.

À côté, des calamars farcis, gonflés et grillés, s’alignent comme des sculptures marines. Plus loin encore, des coques de crabes sont garnies d’une farce généreuse, orangée, crémeuse, prêtes à être dégustées à la cuillère. Les stands débordent de brochettes de toutes sortes : poulet, crevettes, légumes colorés, bacon enroulé autour de bouchées fondantes. Chaque plateau est une explosion de couleurs, de textures, de promesses.

Les desserts ne sont pas en reste. Des fruits tropicaux, entiers ou découpés, sont présentés comme des bijoux : mangues dorées, dragon fruits éclatants, mangoustans violets, longanes translucides. À côté, de petites douceurs miniatures, brillantes, façonnées comme des fruits miniatures, attirent les enfants comme les adultes.

L’ensemble est vivant, bruyant, chaleureux. Les vendeurs, coiffés de chapeaux traditionnels, préparent les plats sur des feuilles de bananier. Les visiteurs se pressent, hésitent, goûtent, photographient. On entend le crépitement des grillades, le choc des mortiers, les appels des marchands, les rires des familles. C’est un marché, un spectacle, un musée vivant de la cuisine thaïlandaise.

ICONSIAM réussit ici un pari rare : faire cohabiter le luxe international et l’âme des marchés flottants, offrir un espace où l’on peut à la fois acheter un sac de haute couture et déguster une brochette de crocodile grillé à 100 bahts. Un lieu où la tradition n’est pas figée, mais réinventée, mise en scène, célébrée.

Et nous, au milieu de cette effervescence, nous choisissons notre déjeuner comme on compose un voyage : un peu de grillades, un peu de fruits, un plat sauté, une salade pilée. Un repas flottant, partagé, qui raconte la Thaïlande d’aujourd’hui — fière de ses racines, audacieuse dans sa modernité, et toujours prête à accueillir ceux qui viennent la découvrir.

Fondue thaïlandaise du soir — le Hot Pot comme art de vivre

Le soir venu, nous décidons de tester un type de restaurant très populaire en Thaïlande : le Hot Pot, cette fondue locale où chacun compose son repas à sa manière. L’expérience est à la fois conviviale, interactive et étonnamment raffinée.

La table est équipée d’une soupière intégrée, divisée en compartiments. Nous choisissons trois bases de bouillon : une soupe épicée au beurre, puissante et légèrement anesthésiante, une soupe de tomates douce et acidulée, et une soupe de potiron parfumée, plus ronde en bouche. Chacun peut y plonger les ingrédients selon ses goûts, son rythme, ses envies.

Les plateaux arrivent, soigneusement dressés : – Des viandes fines comme le bœuf mariné à l’œuf, le bœuf Crystal Tender, le porc tranché, et même des intestins de canard frais, étonnamment tendres une fois cuits. – Des fruits de mer : crevettes décortiquées, grosses crevettes de haute mer, et des tranches de poisson. – Des légumes croquants, des nouilles instantanées, du riz blanc en petits bols. – Et pour les curieux, une salade froide de pieds de porc, relevée et savoureuse.

Le repas se construit au fil des cuissons. On observe, on goûte, on ajuste. Les saveurs se mêlent, les bouillons s’enrichissent, les conversations s’animent. C’est une cuisine du geste, du partage, du temps qui passe.

En dessert, nous choisissons des quartiers de banane croustillants, des rouleaux de printemps au taro sucré, et un smoothie à l’ananas fraîchement pressé. Pour accompagner le tout, une bière pression Chang bien fraîche, servie en verre standard.

Le tout pour 2291 bahts, taxes comprises. Un dîner généreux, vivant, et profondément thaïlandais — où le plaisir ne vient pas seulement de ce qu’on mange, mais de comment on le mange.

🥢 S&P Restaurant and Bakery — Ekkamai

CURRY ROUGE DE CANARD

Pour le déjeuner, avant de partir explorer Chinatown, nous nous installons au S&P Restaurant and Bakery, juste à côté du Big C d’Ekkamai. L’endroit est clair, animé, avec cette carte illustrée qui nous guide toujours dans nos choix et ce service rapide auquel nous commençons à nous habituer en Thaïlande.

Les plats arrivent presque aussitôt, soigneusement présentés. Le riz frit de Margot, parsemé de coriandre fraîche et accompagné de quartiers de citron vert et de concombres croquants, laisse apparaître de belles crevettes roses et des gambas tigrées encore brillantes. Mon curry rouge de canard, lui, est un véritable tableau : un bouillon rouge-orangé, dense et parfumé, où flottent tomates cerises, morceaux de courgette, feuilles de basilic thaï et lamelles de canard tendre.

Bastien découvre une assiette généreuse où une omelette dorée recouvre un mélange de crevettes, de légumes verts et de piments rouges, le tout nappé d’une sauce brillante, légèrement huileuse, qui promet autant de douceur que de feu. Quant à Nadège, sa picanha grillée repose sur un lit de nouilles baignées dans une sauce khao soi crémeuse, d’un jaune profond, rehaussée de quelques herbes fraîches et de nouilles croustillantes qui ajoutent un contraste de textures.

En boisson, nous goûtons au thé matcha glacé : un vert intense, presque opaque, surmonté d’une mousse légère. La première gorgée est un mélange de fraîcheur, d’amertume douce et de lait glacé — un équilibre parfait pour affronter la chaleur de Bangkok.

Comme souvent ici, l’addition nous surprend par sa modestie : 827 bahts pour quatre plats généreux et une boisson qui nous a conquis. Nos articles sont mis à jour quotidiennement, au fil de nos découvertes et de nos repas, pour partager cette cuisine thaïlandaise qui nous accompagne à chaque coin de rue.

 

🍴 Déjeuner à Damnoen Saduak — entre canaux et saveurs locales

Après la visite du célèbre marché flottant de Damnoen Saduak, l’heure du déjeuner est une véritable immersion dans la cuisine thaïe populaire. Les barques qui sillonnent les canaux ne transportent pas seulement des fruits et des souvenirs : elles servent aussi des plats préparés à la minute, directement depuis le bateau.

Nous nous installons au bord de l’eau pour déguster un khao pad (riz sauté aux légumes et au poulet), ou un pad thaï fumant servi dans une assiette en feuille de bananier. Les vendeuses proposent aussi des brochettes de porc grillé (moo ping), des soupes de nouilles parfumées et des salades de papaye épicées (som tam). Les prix sont très accessibles, souvent entre 50 et 150 ฿ par plat.

Pour une expérience plus posée, plusieurs petits restaurants autour du marché offrent des menus complets avec curry vert, poisson grillé et jus de coco frais. Certains établissements proposent même des buffets thaïs pour environ 250–400 ฿, permettant de goûter à une variété de plats en une seule assiette.

Et pour finir sur une note sucrée, impossible de résister au mango sticky rice ou aux kanom krok (petites crêpes de coco croustillantes), vendus par les grand‑mères sur leurs barques.

👉 En résumé :

  • Street food flottante : pad thaï, brochettes, soupes de nouilles (50–150 ฿).
  • Restaurants locaux : menus complets ou buffets (250–400 ฿).
  • Desserts traditionnels : mango sticky rice, kanom krok (30–60 ฿).

#DamnoenSaduak #MarchéFlottant #Thaïlande #StreetFood #VoyageGourmand #CarnetDeVoyage

🍴 Déjeuner autour d’une balade sur les khlongs

Naviguer sur les khlongs, ces canaux qui serpentent à travers Bangkok, c’est plonger dans une autre dimension de la ville : plus calme, plus intime, où les maisons sur pilotis côtoient les temples cachés et les marchés flottants. Et au fil de l’eau, les haltes gourmandes rythment la balade.

Nous nous arrêtons d’abord auprès des barques‑cuisines, véritables restaurants flottants où les vendeuses préparent à la minute des pad thaï fumants, des soupes de nouilles parfumées, ou encore des brochettes de porc grillé (moo ping). Les prix sont très accessibles, souvent entre 50 et 150 ฿, et l’expérience est unique : manger directement depuis une embarcation, au milieu des canaux.

Dans certains embarcadères, de petites terrasses en bois accueillent les voyageurs pour un déjeuner plus posé. On y déguste des currys verts, du poisson grillé au citronnelle, ou des salades de papaye épicées (som tam), servis avec du riz gluant. Les menus complets tournent autour de 250–400 ฿, et l’ambiance est familiale, avec vue sur les khlongs.

Pour une touche sucrée, nous ne résistons pas aux kanom krok (crêpes de coco croustillantes) ou au mango sticky rice, vendus par les grand‑mères sur leurs barques. Ces desserts traditionnels, entre 30 et 60 ฿, complètent parfaitement le repas.

👉 En résumé :

  • Street food flottante : pad thaï, nouilles, brochettes (50–150 ฿).
  • Petits restaurants au bord des khlongs : currys, poisson grillé, som tam (250–400 ฿).
  • Desserts traditionnels : kanom krok, mango sticky rice (30–60 ฿).

Un déjeuner sur les khlongs, c’est autant une expérience culinaire qu’un voyage dans le temps : la Thaïlande des canaux, vivante et savoureuse.

#Bangkok #Khlongs #StreetFood #Thaïlande #VoyageGourmand #CarnetDeVoyage

Super et hypermarchés

🛒 Où s’approvisionner à Bangkok — marchés, supermarchés et hypermarchés pour tout budget

Résumé rapide : Bangkok offre un réseau complet pour s’approvisionner en nourriture — des marchés humides aux hypermarchés, en passant par les supérettes 24/7 et les enseignes spécialisées pour expatriés. Choisissez marchés locaux pour les produits frais et les prix bas, supermarchés pour la praticité et les produits importés, et hypermarchés/wholesale pour les achats en gros.

Considérez : fréquence d’achat (quotidien vs. hebdo), besoin de produits importés, stockage (frigo/congélo), et transport. Décidez si vous privilégiez prix (marchés, Makro), variété/import (Villa, Gourmet), ou praticité 24/7 (7‑Eleven, Foodland). Pour un panier bio ou spécialités occidentales, ciblez Gourmet Market ou Villa Market; pour tout‑venant économique, Big C et Lotus’s sont les plus répandus.

À Bangkok, Big C et Lotus’s (ex‑Tesco Lotus) sont les piliers pour les courses quotidiennes : grandes surfaces, promotions fréquentes et rayons importés basiques. Tops Market et Gourmet Market se positionnent plus haut de gamme, avec un bon choix de produits frais, bio et plats préparés, souvent situés dans les centres commerciaux. Foodland, apprécié des résidents et expatriés, est pratique 24h/24 et propose un rayon traiteur constant. Villa Market cible surtout les expatriés avec une large offre de produits occidentaux, à un prix plus élevé que les chaînes locales.

Les marchés humides (wet markets) comme Or Tor Kor, Khlong Toei Market ou les marchés de quartier restent incontournables pour viande, poissons, fruits de mer et légumes frais à très bon prix ; ils offrent aussi des produits saisonniers et des herbes locales introuvables en supermarché. Pour les achats en gros, Makro (vente en gros) est la solution économique pour restaurants et familles nombreuses.

#Bangkok #Marchés #Supermarchés #Hypermarchés #OrTorKor #KhlongToei #BigC #Lotuss #TopsMarket #Foodland #VillaMarket #VoyageGourmand

🛒 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

fruit du dragon

Avant même de poser nos valises dans l’appartement, nous faisons escale au Big C, cet hypermarché emblématique de Bangkok qui nous accueille avec ses allées larges, ses lumières vives et son ambiance effervescente. Dès l’entrée, nous sommes frappés par la grandeur du lieu : c’est un véritable temple de la consommation, mais sans excès ni agressivité. Juste de la variété, du choix, et une organisation étonnamment fluide.

Les enfants courent déjà vers les rayons colorés, pendant que nous nous concentrons sur l’essentiel : eau, boissons fraîches, encas et petit déjeuner. Les bouteilles d’eau sont empilées par centaines, les marques locales côtoient les internationales, et les prix affichés nous font sourire — ici, tout semble accessible, même en grande quantité.
Dans les rayons frais, nous découvrons des fruits tropicaux aux couleurs éclatantes : pitayas rose vif, mangoustans sombres et brillants, pomelos géants emmaillotés dans leur filet blanc. Les prix sont affichés en gros caractères : 69 bahts, 75 bahts le kilo, et tout donne envie de goûter. Les enfants s’arrêtent devant les mochis multicolores, alignés comme des bonbons sur gazon artificiel, avec des parfums aussi variés que taro, durian, Oreo, thé vert ou fraise — à 10 bahts pièce, c’est presque un jeu de les collectionner.
Un peu plus loin, nous tombons sur les stands de street food indoor : brochettes nappées de sauce rouge épicée, saucisses, boulettes, tout est prêt à être emporté ou dégusté sur place. Les vendeurs sourient, emballent, font goûter. L’ambiance est festive, presque comme un marché de nuit sous néons.
Côté petit déjeuner, nous repérons des croissants, brownies, daifuku, et même des plats préparés sous feuille de bananier. Les rayons de viande fraîche sont impressionnants : cuisses de poulet, ailes, abats, tout est bien présenté, avec des promotions affichées en grand : 85 bahts le kilo, parfois moins. Les slogans promettent fraîcheur et économies — et ils tiennent parole.
Enfin, nous passons devant les rayons textiles et électroniques, où l’on trouve des t-shirts à 50 bahts, des mobiles sous vitrine bleutée, et des stands de gadgets qui font briller les yeux des enfants. Le tout dans une atmosphère bon enfant, sans stress, avec une vraie sensation de plongée dans la vie locale.
Nous repartons les bras chargés, le sourire aux lèvres, et cette impression que le Big C est bien plus qu’un supermarché : c’est une porte d’entrée dans le quotidien thaïlandais, généreux, coloré, et toujours accueillant.

🍱 Don Don Donki Mall — Une virée gourmande au cœur de Bangkok

Si tu veux changer du Big C pour tes courses quotidiennes, le Don Don Donki Mall est une alternative aussi pratique que savoureuse. Ce temple du shopping japonais propose de tout — des produits du quotidien aux trouvailles plus inattendues — avec un rayon alimentaire particulièrement bien achalandé.

🥩 Le bœuf y est roi : wagyu, tranches fines pour le shabu-shabu, marinades prêtes à cuire… Le choix est vaste et souvent plus qualitatif que dans les supermarchés classiques. Les produits élaborés, comme les bentos, les sashimis ou les sauces japonaises, sont aussi au rendez-vous, parfaits pour varier les plaisirs sans passer des heures en cuisine.

🍵 Et la touche sucrée ? Impossible de passer à côté des fameux Kit Kat au matcha ! Ces petites barres vertes, au goût délicat de thé japonais, sont devenues une signature du Donki. On les trouve en plusieurs déclinaisons, parfois même en édition limitée.

🛍️ Ambiance : Le Don Don Donki, c’est aussi une expérience sensorielle — musiques japonaises, couleurs vives, rayons bien remplis et personnel enthousiaste. On y flâne, on découvre, on craque.

✨ Une virée au Donki, c’est un peu comme voyager sans quitter Bangkok.

#DonDonDonki #CoursesGourmandes #BangkokShopping #KitKatMatcha #Wagyu #VieJaponaise #VoyageAvecNous

ICONSIAM — Luxe, lumière et vertige architectural au bord du fleuve

Après notre immersion dans les ruelles de Chinatown, nous rejoignons les rives du Chao Phraya pour embarquer sur une croisière nocturne. Le point de départ ? Le quai du centre commercial ICONSIAM, ce géant de verre et d’or qui s’élève comme un temple contemporain dédié au luxe et à la mise en scène urbaine.

Dans l’attente de l’embarquement, nous décidons de revisiter ce centre que nous avions déjà découvert pour son rez-de-chaussée métamorphosé en marché flottant. Ici, les barques décorées de fleurs et de cages à oiseaux glissent sur un canal intérieur bordé de stands de street food, dans une reconstitution spectaculaire de l’univers thaï traditionnel. Les odeurs de curry, de fruits tropicaux et de brochettes grillées se mêlent aux lumières tamisées et aux reflets des fontaines.

Mais c’est en montant d’un étage que l’éblouissement commence. L’architecture intérieure est une chorégraphie de volumes et de perspectives : les allées sont larges, aérées, bordées de vitrines aux enseignes prestigieuses — Louis Vuitton, Cartier, Hermès, Chanel, Dior, Saint Laurent, Gucci, Prada — toutes installées dans des écrins de verre et de marbre. Les escalators disséminés en diagonale permettent des vues plongeantes sur les niveaux inférieurs, révélant des compositions visuelles dignes d’un décor de cinéma.

Chaque étage semble avoir son identité propre. L’un mêle design contemporain et artisanat local, avec des installations artistiques, des sculptures monumentales et des boutiques comme ICONCRAFT, temple du savoir-faire thaï. Un autre étage s’ouvre sur des galeries de luxe, où les plafonds sont ornés de feuillages métalliques dorés, de chandeliers en étoiles, et de colonnes sculptées qui évoquent les temples bouddhistes dans une version futuriste.

Au sommet, une surprise nous attend : une fontaine suspendue, jaillissant du plafond dans un halo de lumières violettes et bleutées. L’eau descend en cascade dans un cylindre de verre, illuminée par des jeux de lumière qui transforment l’espace en sanctuaire aquatique. Autour, les promeneurs s’arrêtent, photographient, contemplent. C’est un moment suspendu, entre technologie et poésie.

À l’extérieur, le spectacle continue : arches lumineuses dorées, colonnes de lumière multicolores, arbres décorés de guirlandes violettes, reflets sur le fleuve, jeux de lumière sur les jets d’eau, et en toile de fond, les tours du Mandarin Oriental et du Royal Orchid Sheraton. ICONSIAM ne se contente pas d’être un centre commercial : c’est un théâtre urbain, un musée vivant, un palais de verre où Bangkok se réinvente chaque soir.

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DAB BANQUES A Bangkok

À Bangkok, vous trouverez de nombreux distributeurs automatiques de billets (ATM) accessibles 24h/24, notamment dans les centres commerciaux, les stations de métro, les 7-Eleven et les zones touristiques. Voici quelques banques bien implantées avec un vaste réseau de distributeurs :

  • Bangkok Bank : Très répandue, avec plus de 400 distributeurs dans la ville.
  • Kasikorn Bank (KBank) : Présente dans les supermarchés, centres commerciaux et quartiers résidentiels.
  • Krungsri (Bank of Ayudhya) : Facile à repérer avec ses guichets jaunes, mais attention à leurs frais plus élevés.
  • Siam Commercial Bank (SCB) : Une des plus anciennes banques du pays, avec des ATM violets très visibles.
  • TMBThanachart (ttb) : Présente dans les grandes zones urbaines, mais parfois avec des taux de change moins avantageux.
  • HSBC Thaïlande : Moins répandue, mais disponible dans certains quartiers d’affaires.

💡 Conseil : Tous les distributeurs en Thaïlande appliquent généralement des frais fixes d’environ 220 bahts (environ 6 €) pour les cartes étrangères. Il est souvent plus avantageux de retirer des montants plus importants en une seule fois pour limiter les frais.

 

LES LOGEMENTS  à Bangkok

🏙️ Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai

À notre arrivée à Bangkok, après le tumulte feutré du vol et la douce moiteur de Suvarnabhumi, nous rejoignons notre pied-à-terre : THEA Private Suites by TH District, niché dans une ruelle calme d’Ekkamai. Dès l’entrée, nous sommes saisis par l’espace, la lumière, la sensation immédiate d’un lieu pensé pour le repos, le travail, et les retrouvailles. Tout est vaste, épuré, fonctionnel. Les volumes respirent, les matériaux sont chaleureux, et chaque détail semble avoir été choisi pour nous accueillir avec douceur.

Dans le salon, les fauteuils et canapés se font face autour d’une table basse garnie de petites attentions : snacks, fruits, boissons, tout est là pour nous faire sentir attendus. La table à manger, dressée avec soin, invite déjà à partager un dîner tranquille. Les grandes baies vitrées laissent filtrer une lumière tamisée, et les rideaux légers dansent doucement dans la brise du soir. L’ambiance est feutrée, presque domestique, mais avec ce supplément d’élégance propre aux résidences bien pensées.

La chambre, elle, est un cocon. Draps blancs impeccables, coussins moelleux, éclairage doux, rangements discrets. On y retrouve cette sensation rare d’un lieu où l’on peut vraiment se poser, dormir sans bruit, se réveiller sans urgence. La salle de bain, elle aussi, joue la carte du confort : vasque en marbre, douche double, produits bien choisis, serviettes épaisses. Tout est propre, lumineux, apaisant.

Et puis il y a les surprises. Le bureau, discret mais complet, avec ses objets décoratifs, ses brochures, son ambiance studieuse. La terrasse, aménagée avec goût, offre un coin lecture ou contemplation, entre plantes et ombre légère. Et surtout, la piscine sur le toit, qui nous laisse sans voix. Le soir, elle s’illumine doucement, et la ville s’étend devant nous, scintillante, vibrante, presque irréelle. Les tours s’allument une à une, les reflets dans l’eau se mêlent aux lumières du ciel, et l’on se sent à la fois au cœur de Bangkok et hors du monde.

Pour 609 € les 6 nuits, c’est un vrai luxe accessible. Un lieu où l’on peut cuisiner, travailler, se détendre, explorer. Le Wi-Fi 5G est d’une fluidité remarquable, les services sont discrets mais efficaces : ménage, sécurité, réception. Et surtout, l’emplacement est idéal. Ekkamai, avec ses cafés, ses marchés, ses supérettes ouvertes tard, ses restaurants japonais et ses boulangeries, nous offre tout ce qu’il faut pour vivre Bangkok à notre rythme. La station BTS est à deux pas, Gateway Ekamai aussi, et les moto-taxis nous mènent en quelques minutes vers Thonglor, Asoke ou EmQuartier.

THEA Private Suites est plus qu’un hébergement : c’est une base, un repère, un lieu de vie. On y revient chaque soir avec plaisir, on y travaille le matin avec efficacité, on y rêve la nuit avec calme. C’est le genre d’endroit qui rend le voyage plus doux, plus fluide, plus vrai.

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37 Soi Ekamai 10 (or 12), Sukhumvit 63, Klongton Nue, Wattana, Bangkok, 10110, Wattana, 10110 Bangkok, Thaïlande

🏨 Retour au Golden Foyer Suvarnabhumi : confort et praticité à deux pas de l’aéroport

Après notre croisière magique sur le Chao Phraya, nous reprenons la route vers notre hôtel pour la nuit, afin de profiter d’un séjour pratique et reposant à proximité de l’aéroport de Bangkok. Le trajet est court, ce qui nous permet de nous détendre après une soirée riche en émotions et en découvertes.

Nous arrivons au Golden Foyer Suvarnabhumi Airport Hotel, un établissement moderne conçu pour le confort des voyageurs. Dès notre entrée, nous sommes accueillis dans un hall lumineux et élégant, où le personnel souriant nous assiste pour l’enregistrement rapide. Notre chambre, spacieuse et bien équipée, offre un environnement calme, idéal pour récupérer avant un vol tôt le lendemain. Les lits sont moelleux, la literie impeccable et la climatisation parfaitement réglable pour garantir une nuit reposante.

L’hôtel propose également des services pratiques pour les voyageurs : navette gratuite vers l’aéroport, réception ouverte 24h/24, restauration légère et café, ainsi qu’un accès Wi-Fi rapide. La proximité immédiate de l’aéroport nous permet de planifier notre départ sans stress, tout en profitant du confort d’un hébergement moderne et sécurisé.

Pour ceux qui souhaitent se détendre après une journée de visites, le Golden Foyer offre un coin salon agréable et des espaces pour travailler ou se relaxer. C’est le choix parfait pour combiner praticité et confort, avec la tranquillité d’un établissement situé à quelques minutes seulement de Suvarnabhumi.

Cette nuit au Golden Foyer marque une parenthèse de repos entre l’effervescence de Bangkok et la poursuite de notre voyage, nous préparant à poursuivre notre aventure thaïlandaise en toute sérénité.

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METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025  

T° MINI MOY/MIN/MAX 26,37 22 29
T° MAX MOY/MIN/MAX 34,48 30 38
SOL MAX MOY/MIN/MAX 97% 52% 100%
NB JOURS <30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 77% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 11,87 5 26
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,28 0 4
% JOURS SS pluie />3 / >MOY 83% 2% 17%
MM/HPLUIE 0,26 0 4
HEURE MIN/MAX/ECT 6,46 18,13 11,802
METEO  17 et 18 mars
T° MINI MOY/MIN/MAX 28,30 27 30
T° MAX MOY/MIN/MAX 35,35 34 39
SOL MAX MOY/MIN/MAX 99% 84% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 80% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 19,70 12 28
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,50 0 2
% JOURS SS pluie / >3 / au max 65% 0% 35%
MM/HPLUIE 0,49 0 2
HEURE MIN/MAX/ECT 6,24 18,28 12,024

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

🍡 J1291 Premières douceurs thaïlandaises : mochi gluant et brochettes pimentées

🛒 J1291 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

🏙️ J 1291 Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai

🍜 J 1291 EBISU SHOTEN EKKAMAI : notre premier festin bangkokien

J 1292 – Le Prang du Wat Arun — Montagne de lumière

J 1292 Les chapelles du Wat Arun — Parenthèses sacrées au pied du géant

J 1292 Le marché sacré du Wat Arun — entre offrandes et souvenirs

J 1292 Le vihara du Wat Arun — Là où la lumière respire

J 1292 🐷 Wat Arun, Bangkok — Quand le cochon rôti monte les marches du temple

J 1292 Le Pavillon de L’empreinte du Bouddha — Silence sculpté au cœur du temple

J 1292 L’Ubosot — Le cœur doré du Wat Arun

J 1292 L’arche en forme de couronne — Seuil sacré et gardiens mythiques

J 1292 Pak Khlong Talat — Le marché qui parfume Bangkok

🥭 Mango Sticky Rice — le dessert qui te bénit à la première bouchée

🍛 Chom Arun – Déjeuner épicé avec vue sur le Wat Arun

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK – ENTREE Sous le regard des rois, vers le sacré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le cloître des fresques

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Phra Vihara Yod — Le sanctuaire couronné

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La Salle Phra Nak — Mémoire des rois et sanctuaire des cendres

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les géants du Ramakien — Gardiens du sacré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Phra Sri Rattana Chedi — La cloche d’or du Dharma

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais des reliques de Bodhi — La tour sacrée de l’illumination

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Ubosot & le Bouddha d’Émeraude — Cœur sacré du Siam

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais du Père Royal — Mémoire des rois

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Pavillon du Tripitaka doré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Salle Phra Khanthararat — La prière pour la pluie

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Clocher — La voix solennelle du royaume

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les Deux Pagodes dorées

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La réplique d’Angkor Wat — Héritage et dialogue royal

1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Sous les flammes et les dorures — Traversée d’un sanctuaire royal

j 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Trônes, talismans et éléphants — Au cœur des résidences royales

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais Chakri Maha Prasat — Dialogue des styles et mémoire des rois

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Dusit Maha Prasat — Le cœur solennel du Grand Palais

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Sous le regard des Bouddhas silencieux

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Phra Ubosot, le cœur doré du temple

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Chapelle principale et Phra Mondop

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK — Entre silence et agitation

🍲 ICONSIAM — Quand le déjeuner devient un voyage

J 1294 Chinatown — Là où les dragons veillent… et où le durian attaque !

J 1294 ✨ Wat Traimit — Le Bouddha d’or et son secret

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✨ J 1294 White Luxury — Bangkok en féerie sur le Chao Praya

💆‍♂️🐉 J 1295 Bangkok, chaleur tropicale + jambes en compote = direction Wat Pho !

✨J 1295 Wat Pho BANGKOK — La forêt minérale et ses jardins secrets

😄 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les Giants de Wat Pho — Les videurs en pierre

J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Rabiang — Panthéon de Bouddhas et gardiens de lumière

✨ J 1295 WAT PHO BANGKOK Southern Phra Vihara — Là où la parole s’élève

J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Ubosot — Le cœur sacré de Wat Pho

🪷 J 1295 WAT PHO BANGKOK La Sala Kamparien — Le pavillon secret de Wat Pho

🐊J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Crocodile Pond — Vestige aquatique de Wat Pho

🪷 J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Phra Mondop — La bibliothèque sacrée de Wat Pho

😄 J 1295 WAT PHO BANGKOK Autour du Phra Mondop,

😌 J 1295 — Wat Pho Bangkok : Sous le sourire éternel du Bouddha couché

👑 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les stupas des Quatre Rois Chakri — Wat Pho en majesté légère

🌙 J 1295 Dernière soirée à Bangkok — Train Night Market Srinagarindra

2010 CHINATOWN BANGKOK 

2010 CROISIERE CHAO PRAYA BANGKOK 

2010 GRAND PALAIS BANGKOK

2010 WAT ARUN BANGKOK 

2010 WAT MAHATHAT BANGKOK

2010 WAT PHO BANGKOK

2010 WAT PHRA KAEO BANGKOK

BALLADE SUR LES KHLONGS BANGKOK

DAMNOEN SADUAK

LES LIENS

1 a réfléchi à «Wat Pho, le temple des mille regards et du Bouddha couché Bangkok Thaïlande»

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