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Bangkok, la ville aux mille visages THAÏLANDE

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✈️ En route pour Bangkok à bord du géant A380 !

Décoller de Munich dans l’A380 de Lufthansa, c’est un peu comme s’installer dans un salon volant.
Dès que nous avons pris place, nous avons retrouvé ce confort doux et feutré qui rappelle l’A350 : cabine silencieuse, sièges agréables, ambiance lumineuse apaisante.
Le décollage s’est fait en douceur, presque sans qu’on s’en rende compte, et très vite nous étions portés au-dessus des Alpes comme dans une bulle.
Le service a été à la hauteur : repas savoureux, bien présentés, avec cette touche soignée typique de Lufthansa.
Nous avons profité du calme de la cabine, regardé un film, somnolé un peu… un vol long-courrier comme on les aime, simple, fluide, confortable.
À l’arrivée à Bangkok, nous avions l’impression d’avoir voyagé sans effort, prêts à plonger dans la chaleur thaïlandaise.

🚗💴 Premiers pas en Thaïlande : change, valises et notre bolide pour 60 jours

À peine sortis de l’avion, encore enveloppés par la douceur climatisée de Suvarnabhumi, nous filons récupérer nos valises. Tout se déroule étonnamment vite, et en quelques minutes nous voilà déjà dans le hall, happés par la chaleur moite de Bangkok et l’odeur familière du voyage qui commence vraiment.

Avant de rejoindre la route, nous faisons un premier retrait de bahts. Le taux officiel tourne autour de 0,0274 € pour 1 baht, mais ici, les bureaux de change affichent plutôt 0,0303 €, ce qui n’est clairement pas avantageux. Alors, sans hésiter, nous privilégions le retrait au distributeur et le paiement par carte, en attendant de tomber sur un meilleur taux dans les jours à venir. Les enfants observent les billets colorés, nous on sourit : ça y est, on y est.
Puis vient le moment de récupérer notre voiture chez Chic Car Rent. Et là, belle surprise : un 7 places automatique flambant neuf, parfait pour avaler les kilomètres thaïlandais en famille. Le tout pour 1377 € les 60 jours, un tarif presque irréel pour une location longue durée. On s’installe, on règle les sièges, on respire ce parfum de voiture neuve… et on réalise que cette fois, l’aventure commence vraiment sur quatre roues.
Bangkok nous attend, la route aussi, et on se sent prêts à tracer notre propre itinéraire à travers le royaume.

WAT ARUN

ITINERAIRE

Le lendemain matin, nous quittons notre cocon de THEA Private Suites dès potron‑minet, impatients de découvrir le Wat Arun, le “Temple de l’Aube”. Nous prenons un taxi pour rejoindre la station BTS Saphan Taksin (environ 180 B), puis embarquons à bord du Chao Phraya Express Boat (15 B) qui file à travers le fleuve, dévoilant sur ses rives les silhouettes fébriles des gratte‑ciel et les entrepôts d’autrefois. En quelques minutes, nous débarquons sur le quai de Wat Arun Pier, où se dresse déjà, majestueux, le prang central.

Au pied de ce géant de porcelaine, nous réglons nos 100 B d’entrée et laissons nos sacs au vestiaire.

Nous entamons l’ascension de ces escaliers vertigineux, les marches raides semblant vouloir nous décourager, mais c’est précisément ce défi qui rend l’instant si saisissant : à chaque pas, notre regard se perd dans l’éclat éclatant des mosaïques de porcelaine chinoise, brisées, ciselées et disposées en motifs floraux si minutieux qu’on dirait un tissu précieux. Le soleil matinal accroche ces tesselles et les fait miroiter d’un éclat presque surnaturel.

Au sommet, nous effleurons du bout des doigts l’un des innombrables tridents à sept branches de Shiva, étincelant sous le ciel bleu, symbole de la connaissance universelle. Quelques mètres plus bas, dans l’ombre d’une petite corniche, nous découvrons les Nayu, figures à la fois fières et discrètes : des divinités montées sur des chevaux ou des oiseaux fantastiques, gardiennes muettes de ce sanctuaire sacré.

🪷 Pak Khlong Talat — Le marché aux fleurs de Bangkok

À seulement un kilomètre du Wat Arun, de l’autre côté du fleuve Chao Phraya, se trouve Pak Khlong Talat, littéralement « le marché à l’embouchure du canal ». C’est le plus grand marché de fleurs de Bangkok, ouvert 24h/24, et l’un des plus vivants et colorés de la ville.

Ce marché historique, situé dans le quartier de Phra Nakhon, est un lieu de commerce florissant depuis l’époque de Rama I. À l’origine, il accueillait fruits et légumes, mais il est devenu au fil du temps le cœur battant du commerce floral de la capitale. On y trouve des orchidées thaïlandaises, des lotus pour les offrandes, des roses, jasmins, tournesols, chrysanthèmes, et des guirlandes de marigolds tressées à la main pour les temples et les cérémonies.

Les allées sont bordées de étals débordants de couleurs, où les vendeurs préparent des bouquets, des compositions, et des offrandes religieuses. Certains bouquets sont enveloppés dans du papier journal, d’autres dans des feuilles de bananier ou du plastique transparent. L’ambiance est à la fois fébrile et paisible, entre les livraisons nocturnes et les prières matinales.

Le marché est aussi un lieu de vie : on y croise des fleuristes, des moines, des photographes, des touristes, et des habitants venus acheter des fleurs pour les cérémonies ou simplement pour embellir leur maison. C’est un endroit idéal pour observer la culture thaïlandaise dans sa dimension quotidienne et spirituelle.

📍 Localisation : Wang Burapha Phirom, Phra Nakhon, Bangkok 🚶‍♂️ Accès : à pied depuis le Wat Arun via le ferry Tha Tien, ou par MRT Sanam Chai 🕐 Horaires : ouvert 24h/24, mais le pic d’activité se situe entre 2h et 6h du matin

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Sous les toits d’or du Siam : le Palais Royal de Bangkok et le Wat Phra Kaeo

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https://www.tresorsdumonde.fr/le-palais-royal-de-bangkok/

Le mercredi matin, nous embarquons à nouveau dans un taxi — 200 B depuis Ekkamai — et après un rapide trajet en bateau‑navette depuis Saphan Taksin, nous atteignons l’immense esplanade du Wat Phra Kaeo et du Grand Palais

À la billetterie, nos 500 B chacun sont réglés en un éclair : ce ticket, valable trois jours, nous donne aussi accès au palais Vimanmek et à l’exposition du textile de la reine Sirikit. Nous croisons déjà des guides armés de drapeaux colorés et traversons la foule impatiente pour pénétrer dans ce complexe bâti à partir de 1782 par Rama Iᵉʳ.

Dès que nous franchissons la porte d’or, une allée de statues grandeur nature des huit premiers rois Chakri nous salue ; chacune d’elles, taillée dans un marbre d’un blanc presque laiteux, se dresse en gardienne de l’histoire monarchique. Plus loin, la première réplique miniature d’Angkor Wat nous rappelle que, derrière ce faste siamois, se lisent aussi des influences khmères. Nous nous arrêtons un instant devant la bibliothèque Phra Mondop, couverte de mosaïques chinoises : ses boiseries sculptées renferment des manuscrits sacrés, posés sur des nattes d’argent, et sa forme octogonale semble veiller sur le cœur spirituel du palais.

En levant les yeux, nous apercevons la flèche dorée du Chedi Pra Si Ratana, édifié par Rama IV pour abriter des reliques de Bouddha. Les fresques du cloître voisin racontent le Ramakien, porté à la vie par des touches de rouge, de bleu et d’or — un véritable poème visuel. Nous saluons, dans un rituel respectueux, les immenses Yakças, ces géants gardiens au visage multicolore, avant de rejoindre la porte nord et d’apercevoir le joyau du site : le Wat Phra Kaeo, le Temple du Bouddha d’Émeraude.

WAT MAHATHAT — Le souffle du silence et la mémoire des siècles

À l’ombre protectrice des hauts toits dorés du Grand Palais, nous gravissons quelques marches et pénétrons dans l’enceinte feutrée de Wat Mahathat Yuwaratrangsarit, temple royal de première classe dont les origines remontent au XIVᵉ siècle, à l’époque d’Ayutthaya. Jadis connu sous le nom de Wat Salak, il fut réaménagé par Rama V pour devenir l’un des six sanctuaires les plus prestigieux du royaume.

Dès l’entrée, l’atmosphère change : ici, point de scintillement ostentatoire, mais une sobriété élégante qui invite à l’introspection. Les toits s’alignent en gradins harmonieux, les murs blancs sont ponctués d’arcades ouvertes sur une cour où les moines circulent silencieusement, drapés de leurs robes safran.

Nous nous laissons guider vers le Phra Ubosot, la salle d’ordination, où trône un Bouddha juché sur un autel de pierre gravée. On raconte que c’est ici qu’en 1889 fut fondée la Mahachulalongkornrajavidyalaya, première université bouddhiste de Thaïlande, dont les étudiants-moines étudient encore aujourd’hui philosophie et rituels anciens dans les bâtiments environnants.

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WAT PHO le temple des mille regards et du Bouddha couché

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https://www.tresorsdumonde.fr/wat-pho-le-temple-du-bouddha-couche/

Le jeudi matin, nous quittons notre appartement avec l’excitation de découvrir un autre pan fondamental de l’identité de Bangkok : le Wat Pho, le “Temple de l’Illumination” et sanctuaire du fameux Bouddha couché. Pour nous y rendre, nous prenons un taxi – environ 120 B depuis Ekkamai – jusqu’à la station BTS Saphan Taksin, puis traversons la ville en bateau‑navette sur le Chao Phraya jusqu’au Tha Tien Pier ; de là, un court trajet à pied nous mène à l’entrée, où nous réglons chacun 100 B (tarif étranger actualisé) pour franchir les portes de ce complexe exceptionnel, ouvert tous les jours de 8 h à 18 h 30.

Dès que nous pénétrons dans l’enceinte, nous sentons l’ampleur historique du lieu : c’est ici, en 1782, que le général Chakri s’autoproclama Rama Iᵉʳ, fondant la dynastie Chakri et faisant agrandir l’ancien sanctuaire. Autour de nous s’élèvent quatre Chedis monumentaux, chacun commandé par un roi Chakri : le prang vert (Rama I), le blanc (Rama II), le jaune (Rama III) et le bleu (Rama IV). Leurs flèches recouvertes de mosaïques de porcelaine s’élancent à près de 42 m de haut, et nous prenons plaisir à tenter de distinguer, dans le dallage, les fragments de porcelaine rapportés d’Angkor ou offerts par les marchands chinois du XIXᵉ siècle.

Bangkok secret — Au cœur des dragons de Chinatown 

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Mardi, nous nous aventurons dans le dédale de Chinatown, là où Yaowarat Road s’étire comme un ruban rouge et or, bordé de bâtiments aux façades fanées et aux enseignes en caractères chinois légèrement estompés par le temps. Dès nos premiers pas, nous sentons l’héritage des vagues d’immigrants venus de Fujian au XVIIIᵉ siècle établir ici leur petite patrie : les vieux shophouses à deux ou trois étages, aux balcons de fer forgé patinés par l’humidité, se pressent les uns contre les autres, abritant au rez‑de‑chaussée boutiques de médecine traditionnelle, maisons de thé et restaurants familials, tandis qu’à l’étage flottent encore les lampions rouges.

Nous commençons notre exploration du quartier de Sampheng, aujourd’hui recouvert par un toit métallique, où jadis transitaient épices, tissus et porcelaine en provenance de Chine. Les ruelles étroites semblent vouloir nous engloutir : chaque échoppe déborde de rouleaux de soie, d’épices multicolores et de lanternes en papier, et l’on entend le cliquetis des balances en laiton mesurant morceaux de gingembre ou racines de ginseng. Les anciens disent qu’ici, un dragon de pierre a été découvert sous les fondations d’un immeuble en rénovation ; on raconte que qui caresse sa tête en secret verra ses affaires prospérer.

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🌙 Dernière soirée à Bangkok — Train Night Market Srinagarindra

Le Train Night Market Srinagarindra, ou Talat Rot Fai, est une plongée dans l’âme nocturne de Bangkok. Né sur une ancienne voie ferrée, il conserve dans son nom et son atmosphère industrielle la mémoire de ce passé ferroviaire, tout en s’étant transformé en un espace de vie foisonnant. Dès l’entrée, les guirlandes lumineuses suspendues, les enseignes colorées et les musiques qui s’élèvent des bars et des scènes improvisées enveloppent le visiteur dans une ambiance festive. On ne vient pas ici seulement pour acheter ou pour manger, mais pour participer à une célébration populaire où la ville se raconte à travers ses saveurs, ses sons et ses objets.

Les sushis alignés à cinquante bahts, simples mais frais, traduisent l’accessibilité et l’inventivité de la cuisine thaïlandaise. Les gambas royales flambées, les coques et les huîtres servies sur glace rappellent la richesse des produits de la mer, tandis que les insectes grillés, présentés sur des feuilles de bananier, témoignent d’une tradition culinaire durable et protéinée que les Thaïlandais continuent de partager avec curiosité et fierté. Les étals de sashimis, les brochettes fumantes, les cornes de maïs garnies et les plats préparés forment un tableau vivant où chaque couleur, chaque odeur et chaque texture compose une mosaïque de sensations.

Mais le Train Night Market ne se limite pas à la gastronomie. Tes images d’antiquaires et de boutiques rétro révèlent une autre facette du lieu : celle d’un marché de mémoire, où les meubles anciens, les enseignes vintage et les objets de collection rappellent l’histoire urbaine de Bangkok et la volonté de préserver un charme du passé dans un cadre moderne. C’est cette dualité qui fait la force du marché : un espace où l’on peut à la fois savourer un plat de rue et flâner parmi des vestiges du temps.

Historiquement, Talat Rot Fai est né d’un mouvement populaire qui cherchait à redonner vie aux espaces ferroviaires abandonnés. Il est devenu un symbole de la Bangkok contemporaine, capable de transformer ses cicatrices industrielles en lieux de convivialité. Pour les habitants, c’est un lieu de sortie familiale, un rendez-vous entre amis, un espace où l’on rit, où l’on goûte, où l’on photographie. Pour les jeunes, c’est un spot branché, un lieu de rencontre qui incarne l’énergie de la ville. Et pour les voyageurs, c’est une immersion dans une culture où la gastronomie est un langage universel, inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

En quittant le marché, le cœur léger et les papilles comblées, on garde l’impression d’avoir touché quelque chose d’essentiel : la générosité de Bangkok, sa capacité à mêler tradition et audace, et cette joie simple qui naît d’un plat bien préparé, d’un sourire échangé, d’un soir qui s’étire sous les étoiles.

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🛳️ White Luxury — Une croisière nocturne sur le Chao Praya, entre gastronomie, spectacle et féerie urbaine

Embarquer sur le White Luxury, c’est accepter de se laisser emporter dans une soirée où tout est pensé pour séduire les sens. Ce bateau moderne, aux lignes élégantes et aux salons vitrés, se présente comme une véritable scène flottante. À bord, le programme est clair : dîner raffiné, animations variées et découverte de Bangkok illuminée.

Dès l’embarquement, le buffet attire irrésistiblement. Les convives se servent parfois avant même que le bateau ne quitte le quai, ce qui donne une impression de précipitation. Pourtant, une fois installé, on découvre une variété de plats généreuse et de qualité : sushis colorés, crevettes grillées, curry parfumé, nouilles sautées, salades fraîches et fruits tropicaux. La présentation est soignée, les réassorts réguliers, et chacun trouve de quoi se régaler. Les boissons sont incluses — bière, vins, jus de fruits, eau — un détail qui ajoute au confort de la soirée et évite les mauvaises surprises.

Le repas est accompagné d’un programme artistique qui reflète la diversité culturelle de Bangkok. Les danses traditionnelles thaïes ouvrent la soirée : gestes gracieux, costumes étincelants, chorégraphies lentes et précises qui rappellent l’élégance des arts du royaume. Puis vient le contraste : l’animation cabaret, avec plumes, paillettes et humour, transforme le bateau en scène festive. Les artistes jouent avec le public, les applaudissements fusent, et la croisière prend des airs de fête. La musique live, tantôt romantique, tantôt jazzy, accompagne le tout et crée une atmosphère conviviale.

Mais le véritable spectacle, c’est la ville elle-même. À mesure que le White Luxury glisse sur le Chao Praya, les rives s’embrasent de lumière. Wat Arun scintille comme un phare sacré, ses flèches se reflétant dans l’eau sombre. Le Grand Palais se découpe majestueusement dans la nuit, ses toits dorés illuminés. Les hôtels de luxe, les ponts suspendus et les tours modernes rivalisent d’éclats. Sur le pont supérieur, le vent est doux, les passagers se taisent un instant, hypnotisés par cette carte postale mouvante. Bangkok se révèle dans toute sa splendeur nocturne : à la fois traditionnelle et moderne, sacrée et festive.

L’ensemble de la prestation est proposé au tarif de 1780 bahts par personne, boissons incluses. Les billets peuvent être réservés en ligne ou directement sur les quais de l’ICONSIAM, au quai n°4. Le départ est fixé à 20h30, pour une croisière d’une durée de 2 heures.

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BALLADE SUR LES KHLONGS 

De retour à Bangkok, après les plages émeraude du Sud, nous retrouvons l’agitation joyeuse de la capitale thaïlandaise. Mais cette fois, plutôt que de replonger dans le tumulte des avenues embouteillées, nous choisissons une approche plus douce, plus ancienne : la découverte des khlongs, ces canaux qui sillonnent la ville comme des veines aquatiques.

Nous embarquons à bord d’un bateau à longue queue (long-tail boat), typique de la région, élancé et vibrant au rythme de son moteur bruyant. Le départ se fait depuis le quai de Tha Tien, près du Wat Pho, ou parfois depuis celui de Phra Arthit, selon les circuits. Très vite, nous quittons le fleuve Chao Phraya pour pénétrer dans un monde parallèle : les khlongs de Thonburi, ancien cœur de Bangkok, rive ouest du fleuve.

Le contraste est saisissant. L’agitation laisse place à la quiétude. Les gratte-ciel s’effacent derrière les palmiers et les banians, et nous glissons entre les maisons sur pilotis, les temples discrets et les petits ponts en bois. Des enfants nous saluent depuis les balcons, des moines traversent des passerelles étroites en robe safran, et ici ou là, des varans prennent le soleil sur les berges. Le temps semble suspendu.

Notre batelier ralentit parfois pour nous montrer une pagode cachée, un marché flottant (le week-end), ou une maison traditionnelle en teck. Certaines excursions prévoient une halte au Wat Paknam, connu pour son immense Bouddha blanc, ou une pause dans une ferme aux orchidées.

Ce voyage aquatique offre une lecture différente de Bangkok : plus intime, plus authentique. On y retrouve l’esprit du « Venise de l’Orient », surnom que portait jadis la ville, avant que les routes n’empiètent sur ses eaux.

💰 Tarif indicatif : entre 800 et 1500 THB pour une heure ou deux de balade privée (prix à négocier selon durée et itinéraire).

🕘 Meilleur moment : le matin tôt ou en fin d’après-midi, pour éviter la chaleur écrasante et profiter d’une belle lumière dorée sur les canaux.

Cette escapade en bateau, paisible et immersive, clôt magnifiquement notre périple thaïlandais, comme un dernier souffle venu d’un Bangkok que l’on n’imagine plus, mais qui continue de vivre, doucement, au fil de l’eau.

De Bangkok aux origines spirituelles du royaume

Le mardi matin, la journée commence tôt. À 8 h précises, nous chargeons les bagages dans la voiture de location devant le Thea Service Apartment, encore enveloppé par la torpeur matinale de Bangkok. La capitale s’éveille doucement, et la Phet Kasem Road (Route 4) nous permet de quitter la ville sans heurt. Feux tricolores, échangeurs, viaducs : tout s’enchaîne avec une fluidité presque irréelle pour Bangkok. Très vite, les tours de verre disparaissent derrière nous, laissant place à un paysage plus ouvert, ponctué de canaux, de zones agricoles et de villages étirés le long de la route.

Cette transition progressive marque l’entrée dans une autre Thaïlande, plus horizontale, plus calme, où le temps semble s’écouler différemment.

Phutthamonthon, la marche lente du Bouddha

Avant d’atteindre Nakhon Pathom, nous faisons halte à Phutthamonthon, vaste parc bouddhique conçu comme un espace de méditation à ciel ouvert.

Ici s’élève la plus grande statue de Bouddha marchant au monde, figée dans un pas éternel, symbole de la diffusion de l’enseignement bouddhique. Les allées sont larges, bordées d’arbres, ponctuées de pavillons en marbre et de représentations des grandes étapes de la vie du Bouddha.

Le silence n’est jamais total : quelques pas, le chant discret des oiseaux, le souffle du vent dans les feuilles.

Le lieu invite naturellement à ralentir. On marche sans but précis, porté par une sensation d’apaisement profond, comme une préparation intérieure avant d’aborder les fondations spirituelles du pays.

Nakhon Pathom, au seuil de l’histoire bouddhique

En approchant de Nakhon Pathom, une forme s’impose à l’horizon. Le Phra Pathom Chedi, gigantesque stūpa doré culminant à 127 mètres, domine la ville entière. Il agit comme un point d’attraction, visible bien avant d’entrer dans le centre. Cette présence monumentale rappelle immédiatement le rôle fondamental de la cité : Nakhon Pathom est considérée comme l’une des plus anciennes villes de Thaïlande, peut-être même le premier foyer du bouddhisme dans le royaume.

À l’intérieur de l’enceinte du chedi, l’atmosphère change. Des fidèles déposent fleurs, encens et feuilles d’or. Les galeries circulaires abritent des rangées de Bouddhas, des fresques et des statues qui témoignent d’une dévotion toujours active. Le lieu n’a rien de figé : il vit au rythme des prières, des pas feutrés et des murmures. Lorsque la lumière décline, le chedi s’illumine, diffusant une lueur chaude qui semble suspendre le temps.

Halte au marché flottant de DAMNOEN SADUAK

Sur la route du retour vers Bangkok, nous faisons halte à Damnoen Saduak, sans doute le plus emblématique des marchés flottants de Thaïlande. Situé à environ 100 kilomètres au sud-ouest de la capitale, dans la province de Ratchaburi, ce marché est une fenêtre vivante sur un mode de vie ancestral, où les échanges se font toujours à fleur d’eau.

À l’origine, Damnoen Saduak était un marché authentique, né au XIXᵉ siècle autour du canal creusé sous le règne de Rama IV pour relier Mae Klong au bassin du Chao Phraya. Les habitants y vendaient fruits, légumes, riz, poissons et produits artisanaux directement depuis leurs barques, dans un ballet quotidien où chaque rame racontait une histoire de commerce, de saison et de communauté. Les maisons sur pilotis, les embarcations chargées de mangoustans, de durians ou de fleurs de lotus formaient un tableau vivant, profondément ancré dans la vie locale.

Aujourd’hui, le décor existe toujours, mais la fonction a changé. Le marché est devenu une attraction touristique majeure, un lieu où les bateaux long-tail transportent plus de visiteurs que de vendeurs, où les étals flottants sont souvent mis en scène, et où l’authenticité se devine davantage qu’elle ne se vit. Le charme n’a pas totalement disparu, mais il s’est transformé : on y vient pour les couleurs, les odeurs, les scènes de vie recomposées, et pour comprendre comment une tradition peut évoluer sous la pression du tourisme.


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Ancient Siam – Voyage au cœur du vieux royaume de Siam

À quelques kilomètres au sud de Bangkok, dans la province de Samut Prakan, s’étend un lieu étonnant où l’histoire du royaume semble avoir été rassemblée dans un seul paysage. Derrière l’entrée apparaît l’immense parc culturel de Ancient Siam, également connu sous son nom thaï Muang Boran, « la cité ancienne ». Avec près d’une centaine d’hectares et plus d’une centaine de monuments, le site est souvent présenté comme le plus grand musée en plein air du monde.

Dès les premiers pas, nous entrons dans une véritable reconstitution du royaume de Siam. Le plan du parc lui-même reprend la silhouette de la Thaïlande. Les chemins serpentent entre étangs, canaux et jardins tropicaux, tandis que pavillons dorés et temples élancés surgissent au détour des allées. En parcourant les différentes zones du parc, c’est toute la géographie du pays qui semble se déployer, comme une carte vivante transformée en paysage.

L’origine de ce projet remonte aux années 1960 et à la vision d’un homme : Lek Viriyaphan. Industriel et mécène passionné par l’histoire et les traditions de son pays, il souhaitait préserver un patrimoine architectural menacé par l’urbanisation et l’oubli. Son idée initiale était modeste : créer un parcours de golf agrémenté de reproductions de monuments historiques. Très vite cependant, le projet change d’ampleur et devient un vaste parc culturel consacré à la mémoire architecturale et spirituelle du Siam.

Au fil des décennies, le site s’enrichit d’une collection exceptionnelle de bâtiments inspirés de toutes les régions du pays. Certaines constructions sont des reproductions fidèles réalisées à l’échelle réelle de monuments célèbres. D’autres reconstituent des édifices aujourd’hui disparus, dont les plans ont été retrouvés dans les chroniques anciennes ou les archives royales. Il arrive aussi que des bâtiments authentiques soient démontés dans leur province d’origine puis remontés ici afin d’être préservés.

La promenade révèle une grande diversité d’architectures. Des temples bouddhistes aux toits superposés se dressent au-dessus des jardins, leurs tuiles vernissées captant la lumière tropicale. Des pavillons royaux en bois reposent sur des pilotis au bord de l’eau, rappelant les résidences raffinées des anciennes capitales siamoises. Plus loin apparaissent des sanctuaires inspirés de l’architecture khmère, témoignant de l’influence qu’exerça autrefois l’empire d’Angkor sur certaines régions du territoire.

À certains endroits, le décor prend une dimension presque mythologique. Au centre d’un vaste bassin surgit une île artificielle dominée par un temple circulaire richement décoré. L’édifice semble flotter sur l’eau comme une vision sortie des récits cosmologiques de l’Asie bouddhique. Des escaliers gardés par des créatures fantastiques mènent vers les terrasses du sanctuaire, tandis que balustrades serpentines et statues dorées évoquent les représentations symboliques du mont Meru, centre mythique de l’univers dans la cosmologie hindou-bouddhique.

Plus loin apparaissent des constructions inspirées des grandes capitales historiques du royaume. Pavillons élancés, stupas effilés et sanctuaires finement décorés évoquent la splendeur de l’ancien royaume d’Ayutthaya, détruit au XVIIIᵉ siècle mais longtemps considéré comme l’une des cités les plus prospères d’Asie du Sud-Est. À travers ces reconstitutions, l’architecture de la capitale disparue retrouve une forme de présence dans le paysage.

Le parc ne se limite pas à des monuments isolés. Des villages traditionnels, des maisons en bois, des ponts et des espaces agricoles recréent des fragments de la vie quotidienne dans différentes régions du Siam. Certaines habitations sont élevées sur de hauts pilotis, rappelant les techniques traditionnelles utilisées pour se protéger des crues et de l’humidité tropicale. Les toits pentus, les galeries ouvertes et les structures en bois témoignent d’un savoir-faire architectural transmis de génération en génération.

Au fil du parcours, les influences culturelles qui ont façonné la Thaïlande apparaissent dans les formes des bâtiments et des décors. Les traditions môn, khmères, siamoises et chinoises se croisent dans les sculptures, les toitures et les ornements. Chaque édifice semble porter la mémoire d’une région, d’une époque ou d’une croyance.

Malgré l’ampleur du site, l’atmosphère demeure étonnamment paisible. Nous choisissons de parcourir les allées à pied, même si des vélos et des voiturettes électriques sont proposés à la location pour faciliter la visite. Les petites voitures électriques se louent environ 350 bahts pour la première heure puis 200 bahts par heure supplémentaire, permettant d’explorer rapidement les différentes zones du parc. La marche offre toutefois l’occasion de profiter pleinement des jardins, des étangs et des perspectives sur les pavillons dispersés dans le paysage.

L’entrée du parc est d’environ 800 bahts par adulte, un tarif qui donne accès à l’ensemble de ce vaste musée à ciel ouvert.

À la sortie de Ancient Siam, l’impression laissée par la visite est celle d’un immense panorama culturel. En un seul lieu se trouvent réunies les architectures, les mythes et les traditions qui ont façonné le vieux royaume de Siam. À proximité de Bangkok, ce parc reste aujourd’hui l’un des sites culturels les plus singuliers de Thaïlande, offrant un voyage à travers les siècles où temples, pavillons et paysages composent une véritable fresque vivante de l’histoire thaïlandaise.

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la Grande Salle du Vajra Dhamma

Notre parcours dans l’Ancient Siam commence par l’enceinte des Bouddhas de l’Univers sans substance, un espace où l’architecture et la spiritualité se rejoignent pour évoquer la cosmologie bouddhiste. Au cœur de cette enceinte se dresse la Grande Salle du Vajra Dhamma, inspirée par la splendeur de la dynastie Prasat Thong, lorsque le royaume d’Ayutthaya rayonnait sur l’Asie du Sud‑Est. Son extérieur monumental, marqué par des lignes qui rappellent le Mont Meru, traduit l’évolution de la culture siamoise et l’unité de l’humanité selon le traité cosmologique Tri‑Bhumi Katha.

Le pilier central de la salle incarne la fusion entre le pouvoir terrestre et le pouvoir du Bouddha, symbole de l’Empereur suprême des quatre continents. Il illustre la loi naturelle de tous les univers, ce « Vide du Cœur » qui est la vraie sérénité et l’unité avec l’Anatta, l’univers sans substance. En contemplant cette salle, nous ressentons la force du vajra, l’éclair qui perce les ténèbres de l’illusion et qui représente la sagesse surgissant dans l’esprit méditatif, menant à la cessation des cinq poisons : attachement, colère, illusion, arrogance et jalousie.

La Grande Salle du Vajra Dhamma devient ainsi un lieu d’enseignement vivant. Les Cinq Agrégats y trouvent leur expression : les formes visibles dans l’architecture (Rupa), les sensations agréables ou indifférentes que nous éprouvons (Vedana), les perceptions des emblèmes sacrés (Samjna), les formations mentales orientées vers la libération (Sankhara), et enfin la conscience transcendantale des pratiquants (Vijnana). Chaque élément se déploie dans l’espace comme une invitation à la méditation et à la compréhension du Dhamma.

Ce sanctuaire est considéré comme une offrande aux 28 Bouddhas et au futur Bouddha, mais aussi comme un lieu de pratique des méditations Samatha et Vipassana. Il incarne les étapes de la voie bouddhiste : moralité (Sila), concentration (Samadhi), sagesse (Panna), libération (Vimutti) et vision perspicace (Vimutti‑nanadassana). Les autres salles du complexe prolongent cette symbolique, chacune représentant un niveau de libération différent, transmis depuis le Bouddha à ses disciples et perpétué à travers les âges.

En parcourant l’enceinte des Bouddhas de l’Univers sans substance, nous ne visitons pas seulement un lieu architectural, nous entrons dans une cosmologie vivante où chaque pierre, chaque flèche, chaque symbole nous rappelle la quête de sérénité et d’unité avec l’univers.

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Notre visite se poursuit — entre palais et pavillons

Nous poursuivons notre exploration dans la zone proche de l’entrée, où s’ouvrent devant nous les reproductions des grands ensembles royaux et religieux qui ont marqué l’histoire du Siam. Le Palace Garden nous accueille comme une respiration verdoyante, un espace où l’eau, les pavillons et les sculptures dialoguent avec la mémoire des souverains. Puis nous pénétrons dans l’Audience Hall de Thon Buri, témoin de l’époque où la capitale s’était déplacée après la chute d’Ayutthaya, et où le pouvoir royal se réinventait dans une architecture sobre mais solennelle.

La Dvaravati House nous ramène encore plus loin, vers les origines de la culture siamoise, avec ses lignes qui évoquent les premiers royaumes indianisés et leur art sacré. Le Dusit Maha Prasat Palace, quant à lui, déploie ses toits superposés et ses flèches dorées, symbole de la monarchie de Bangkok et de la continuité dynastique. Nous avançons ensuite vers le Sanphet Prasat Palace d’Ayutthaya, reproduction saisissante du grand palais disparu, dont les murs et les prangs rappellent la puissance militaire et culturelle de ce royaume qui domina longtemps l’Asie du Sud‑Est.

Le Phra Kaew Pavillon nous plonge dans la sacralité, écho au Wat Phra Kaew de Bangkok, gardien du Bouddha d’émeraude et incarnation de la légitimité royale. Enfin, nous découvrons le Footprint of the Lord Buddha Saraburi, empreinte sacrée qui relie la terre au divin, rappelant que l’architecture et la foi se conjuguent pour inscrire le Bouddha dans le quotidien des fidèles.

Dans cette succession de palais et de sanctuaires, nous ressentons que l’Ancient Siam n’est pas seulement une reconstitution : c’est une fresque vivante, un voyage à travers les dynasties et les croyances, où chaque bâtiment devient une porte ouverte sur une époque et une vision du monde.

#AncientSiam #PalaceGarden #ThonBuriHall #DvaravatiHouse #DusitMahaPrasat #SanphetPrasat #PhraKaewPavilion #FootprintBuddha #VoyageCulturel #SiamHeritage

Zone ouest — entre montagnes sacrées et récits royaux

Au‑delà du Car Park 2, nous pénétrons dans la zone ouest, où l’Ancient Siam déploie une fresque encore plus spectaculaire. La Sumeru Mountain s’élève comme un axe cosmique, rappelant le centre de l’univers dans la cosmologie bouddhiste. Ses reliefs, ses sculptures et ses divinités nous enveloppent dans une atmosphère où le mythe devient paysage.

À proximité, le Mondop of Bodhisattva Avalokitesavara (Kuan Yin) nous accueille dans une aura de compassion. La figure de Kuan Yin, protectrice des êtres sensibles, incarne la miséricorde infinie et nous rappelle que la spiritualité siamoise s’est nourrie de multiples influences, chinoises et indiennes, pour donner naissance à une iconographie universelle.

Le Pavilion of the Enlightened nous transporte dans une autre dimension : ses lignes élégantes et ses reflets sur l’eau évoquent les 500 moines qui atteignirent l’illumination, chacun par une voie différente, mais tous réunis dans la même vérité. Nous ressentons que ce pavillon est une métaphore vivante de la diversité des chemins spirituels.

Puis nous découvrons la Royal Water‑Course Procession, où les barges royales sculptées avec une précision incroyable semblent flotter dans un éternel défilé. Ces embarcations, ornées de têtes de naga et de créatures mythiques, rappellent les cérémonies grandioses de Bangkok, lorsque le roi et sa cour descendaient le fleuve Chao Phraya dans une mise en scène qui liait pouvoir et sacré.

Enfin, la Sala of Ramayana nous plonge dans l’épopée hindoue adaptée au théâtre khon siamois. Les fresques et les statues racontent les exploits de Rama, de Hanuman et des armées divines, inscrivant la littérature et la danse dans l’architecture. Ici, nous comprenons que l’Ancient Siam n’est pas seulement un musée de pierres, mais une mémoire vivante des récits qui ont façonné l’imaginaire collectif.

Cette zone ouest devient ainsi un voyage total : montagne cosmique, compassion de Kuan Yin, illumination des moines, faste des barges royales et grandeur des épopées. Nous marchons dans un espace où chaque monument est une porte ouverte sur une dimension spirituelle, historique et artistique.

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Zone nord — entre marchés flottants et sanctuaires

Nous attaquons la zone nord, où l’Ancient Siam déploie une mosaïque de traditions et de symboles. Le floating market nous accueille dans une atmosphère vivante : maisons sur pilotis, passerelles de bois, échoppes colorées qui s’ouvrent sur l’eau. Les senteurs de fruits tropicaux, de poissons grillés et d’épices se mêlent aux reflets des toits vernissés, et nous ressentons que ce marché est autant un lieu de commerce qu’un espace de mémoire, recréant la vie quotidienne des villages fluviaux.

Un peu plus loin, le Wat Chong Kham de Lampang se dresse avec ses lignes élégantes, reproduction fidèle d’un temple du nord de la Thaïlande. Ses toits superposés et ses décorations raffinées nous rappellent l’importance des monastères comme centres spirituels et sociaux. Nous poursuivons vers la Lotus Bud Tower, dont la silhouette élancée évoque la pureté et l’élévation, symbole de l’éveil spirituel.

Le Lang Chan styled scripture repository and wihan nous plonge dans la tradition des bibliothèques sacrées, où les manuscrits bouddhistes étaient conservés à l’abri des eaux et des insectes. L’architecture, sobre mais subtile, traduit le respect pour la parole du Bouddha et la transmission du savoir. Enfin, le Prasat Phra Wihan, inspiré du sanctuaire khmer situé à la frontière du Cambodge, nous impressionne par sa monumentalité. Ses prangs et ses escaliers semblent relier la terre au ciel, rappelant la grandeur des civilisations qui ont marqué la région.

Dans cette zone nord, nous passons du quotidien des marchés flottants à la majesté des sanctuaires, du commerce vivant à la méditation silencieuse. Chaque édifice est une porte ouverte sur une époque, une culture, une vision du monde, et nous avançons comme dans une fresque où l’eau, la pierre et la foi se répondent.

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La Cuisine à Bangkok

Retrouvez toutes les informations sur la cuisine thaïlandaise !

🍜 EBISU SHOTEN EKKAMAI : un premier dîner maîtrisé à Bangkok

Pour notre première soirée à Bangkok, nous quittons notre appartement et partons à pied dans les rues d’Ekkamai, encore impressionnés par les tours illuminées qui nous entourent et l’intensité de la vie nocturne, même loin du centre. L’ambiance est chaleureuse, animée, presque hypnotique. Très vite, notre attention se porte sur EBISU SHOTEN EKKAMAI, un restaurant japonais visiblement apprécié : la salle est pleine, les conversations vont bon train, et les plats qui défilent donnent immédiatement envie de s’installer.

Une fois à l’intérieur, nous découvrons une carte aussi dense qu’un catalogue gastronomique : plus de 25 pages de propositions, toutes préparées à la demande. Le choix est difficile, mais nous optons pour une sélection de plats à partager afin de découvrir plusieurs saveurs.

Les Kimbi Yakisoba with pork arrivent en premier : des nouilles sautées, légèrement caramélisées, relevées par la tendreté du porc et une sauce parfaitement équilibrée. Le Seafood Yakisoba Salt offre une variante plus iodée, avec des notes marines délicates et une cuisson précise des fruits de mer. Les gyoza, dorés et croustillants à l’extérieur, fondants à l’intérieur, confirment le soin apporté à chaque préparation. Enfin, le gyu tataki se révèle être l’un des plats phares du repas : une viande finement tranchée, juste saisie, tendre et parfumée, servie avec une sauce qui en rehausse subtilement les arômes.

Avec une bière, un jus de fruits et de l’eau, l’addition s’élève à 1256 bahts, un tarif très raisonnable au vu de la qualité et de la fraîcheur des plats. Pour un premier dîner à Bangkok, c’est une réussite totale : un accueil chaleureux, une cuisine maîtrisée, et une belle introduction à la diversité culinaire du quartier.

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Déjeuner au Chom Arun — saveurs épicées face au Wat Arun

chicken withcoconut milk soup

Traverser le Chao Phraya en bateau pour rejoindre la rive opposée est déjà une expérience en soi. Le fleuve, large et vivant, offre une respiration dans le tumulte de Bangkok. En débarquant près du Wat Arun, le célèbre Temple de l’Aube, l’atmosphère change : plus calme, plus contemplative, presque suspendue. C’est dans ce décor que nous choisissons de déjeuner au restaurant Chom Arun, dont la terrasse surélevée offre une vue imprenable sur les prangs étincelants du temple.

Le lieu est paisible, baigné de lumière, avec une élégance discrète. La carte propose une sélection de plats thaïlandais classiques, et chacun fait son choix selon ses envies du jour. Nadège opte pour le curry vert au poulet, un plat à la fois parfumé et intense, où la pâte de curry se mêle au lait de coco pour envelopper la viande d’une chaleur végétale. Je choisis le Panang curry rouge au porc, plus dense, plus corsé, avec des notes de basilic et de piment qui viennent réveiller le palais. Margot préfère la soupe au poulet et lait de coco, le fameux Tom Kha Gai, dont la douceur lactée est relevée par le gingembre, la citronnelle et les feuilles de combava. Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï au poulet, sauté à la minute, équilibré, généreux.

Les plats arrivent rapidement, bien présentés, et les premières bouchées confirment la qualité de la cuisine. Les saveurs sont franches, les textures maîtrisées, et l’intensité des épices, bien que présente, reste harmonieuse. Le curry rouge pique, le curry vert caresse, la soupe apaise, et le Pad Thaï rassure. Chacun trouve son rythme, entre contemplation du temple et dégustation attentive.

Le repas, riche en sensations, se termine sur une note de satisfaction partagée. Le cadre, la qualité des plats, et la vue exceptionnelle sur le Wat Arun font de ce déjeuner un moment fort du séjour. L’addition, de 1812.58 bahts pour quatre personnes, semble presque secondaire face à l’expérience vécue.

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🍽️ Ama Restaurant, à deux pas du fleuve — une halte simple, chaleureuse et pleine de saveurs

Après la visite du Wat Pho, encore imprégnés de l’atmosphère paisible du temple et de la majesté du Bouddha couché, nous quittons l’enceinte sacrée pour rejoindre les petites rues qui mènent vers le fleuve. À quelques pas des quais, presque caché derrière une façade discrète, se trouve Ama Restaurant, un minuscule établissement où quelques tables seulement suffisent à créer une ambiance intime, presque familiale. Rien d’ostentatoire, rien de touristique : juste un lieu où l’on cuisine avec sincérité.

Dès que nous nous installons, la carte — courte, précise, sans fioritures — nous séduit. Ici, pas de débauche de choix : seulement des plats maîtrisés, préparés à la minute, servis avec une simplicité qui met en valeur l’essentiel. Les assiettes arrivent rapidement, encore fumantes, et l’on comprend tout de suite que la modestie du lieu n’a rien à voir avec la qualité de ce qui sort de la cuisine.

Nadège reçoit un pad thaï aux crevettes dont les couleurs éclatent : nouilles souples, pousses croquantes, gambas légèrement caramélisées, herbes fraîches qui parfument l’air. De mon côté, le pork shoulder croustillant est une merveille : une viande dorée, tendre à cœur, accompagnée d’une sauce relevée qui équilibre parfaitement le gras et le feu. Margot et Bastien découvrent des omelettes thaïes moelleuses, gonflées, parsemées de légumes et d’herbes, servies dans de petits bols en bois qui ajoutent une touche rustique et chaleureuse.

En accompagnement, les nouilles sautées — aux crevettes pour les uns, au poulet pour les autres — brillent sous la lumière, nappées d’une sauce légère qui enrobe chaque ingrédient sans jamais l’écraser. Et puis il y a ce riz frit bleu, délicatement coloré à la fleur de pois papillon : un bleu doux, presque pastel, qui surprend autant qu’il charme. Une touche florale, subtile, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise sait aussi jouer avec la poésie des couleurs.

Le repas est simple, généreux, parfaitement exécuté. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une cuisine honnête, pleine de fraîcheur et de maîtrise. Et lorsque l’addition arrive — 829 bahts, boissons comprises — on se regarde en souriant. Une halte comme on les aime : inattendue, chaleureuse, délicieuse, à deux pas du fleuve et du tumulte de la ville.

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Déjeuner flottant au bord du futur — escale à ICONSIAM

Après la visite du Palais Royal et du Wat Mahathat, nous traversons le fleuve pour rejoindre un lieu qui semble avoir été imaginé entre un rêve d’architecte et un hommage à la culture thaïlandaise. Sur les rives du Chao Phraya, deux tours immenses, drapées de verre et de métal doré, se dressent comme des voiles futuristes. Ce complexe, célébré à l’international pour son design et son intégration culturelle, a été récompensé comme l’un des centres commerciaux les mieux conçus au monde. Un symbole de la Thaïlande contemporaine, ambitieuse, créative, ouverte.

Mais ce jour-là, nous ne montons pas dans les étages où brillent les grandes maisons de luxe. Nous restons au rez-de-chaussée, là où la modernité s’efface pour laisser place à un décor presque théâtral : un immense marché flottant intérieur, reconstitué avec une précision étonnante. Le sol devient eau, les allées deviennent khlongs, et les cuisines prennent place dans de véritables bateaux en bois. On circule entre les embarcations, les paniers de fruits tropicaux, les étals débordants de couleurs, les vapeurs qui montent des woks et les parfums qui se mêlent.

Les stands se succèdent, chacun racontant une facette de la gastronomie thaïlandaise. Ici, des montagnes de papaye verte râpée, des tomates cerises, des piments rouges et des cacahuètes attendent d’être pilés dans un mortier pour devenir une salade de papaye fraîche et explosive. Plus loin, un cuisinier s’affaire derrière une plaque brûlante où s’entremêlent nouilles, œufs, crevettes et cacahuètes : un Pad Thaï fumant, préparé sous nos yeux, dans un nuage de vapeur et de sauce tamarinée.

Puis viennent les curiosités culinaires, celles qui attirent les regards et déclenchent les discussions. Sur un grill monumental repose un crocodile entier, doré, laqué, impressionnant, présenté comme une pièce maîtresse. Sa peau craquelée par la chaleur, sa chair exposée en longues bandes, il est découpé en brochettes servies à la demande. Une vision saisissante, presque irréelle, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise ne recule devant aucune audace.

À côté, des calamars farcis, gonflés et grillés, s’alignent comme des sculptures marines. Plus loin encore, des coques de crabes sont garnies d’une farce généreuse, orangée, crémeuse, prêtes à être dégustées à la cuillère. Les stands débordent de brochettes de toutes sortes : poulet, crevettes, légumes colorés, bacon enroulé autour de bouchées fondantes. Chaque plateau est une explosion de couleurs, de textures, de promesses.

Les desserts ne sont pas en reste. Des fruits tropicaux, entiers ou découpés, sont présentés comme des bijoux : mangues dorées, dragon fruits éclatants, mangoustans violets, longanes translucides. À côté, de petites douceurs miniatures, brillantes, façonnées comme des fruits miniatures, attirent les enfants comme les adultes.

L’ensemble est vivant, bruyant, chaleureux. Les vendeurs, coiffés de chapeaux traditionnels, préparent les plats sur des feuilles de bananier. Les visiteurs se pressent, hésitent, goûtent, photographient. On entend le crépitement des grillades, le choc des mortiers, les appels des marchands, les rires des familles. C’est un marché, un spectacle, un musée vivant de la cuisine thaïlandaise.

ICONSIAM réussit ici un pari rare : faire cohabiter le luxe international et l’âme des marchés flottants, offrir un espace où l’on peut à la fois acheter un sac de haute couture et déguster une brochette de crocodile grillé à 100 bahts. Un lieu où la tradition n’est pas figée, mais réinventée, mise en scène, célébrée.

Et nous, au milieu de cette effervescence, nous choisissons notre déjeuner comme on compose un voyage : un peu de grillades, un peu de fruits, un plat sauté, une salade pilée. Un repas flottant, partagé, qui raconte la Thaïlande d’aujourd’hui — fière de ses racines, audacieuse dans sa modernité, et toujours prête à accueillir ceux qui viennent la découvrir.

Fondue thaïlandaise du soir — le Hot Pot comme art de vivre

Le soir venu, nous décidons de tester un type de restaurant très populaire en Thaïlande : le Hot Pot, cette fondue locale où chacun compose son repas à sa manière. L’expérience est à la fois conviviale, interactive et étonnamment raffinée.

La table est équipée d’une soupière intégrée, divisée en compartiments. Nous choisissons trois bases de bouillon : une soupe épicée au beurre, puissante et légèrement anesthésiante, une soupe de tomates douce et acidulée, et une soupe de potiron parfumée, plus ronde en bouche. Chacun peut y plonger les ingrédients selon ses goûts, son rythme, ses envies.

Les plateaux arrivent, soigneusement dressés : – Des viandes fines comme le bœuf mariné à l’œuf, le bœuf Crystal Tender, le porc tranché, et même des intestins de canard frais, étonnamment tendres une fois cuits. – Des fruits de mer : crevettes décortiquées, grosses crevettes de haute mer, et des tranches de poisson. – Des légumes croquants, des nouilles instantanées, du riz blanc en petits bols. – Et pour les curieux, une salade froide de pieds de porc, relevée et savoureuse.

Le repas se construit au fil des cuissons. On observe, on goûte, on ajuste. Les saveurs se mêlent, les bouillons s’enrichissent, les conversations s’animent. C’est une cuisine du geste, du partage, du temps qui passe.

En dessert, nous choisissons des quartiers de banane croustillants, des rouleaux de printemps au taro sucré, et un smoothie à l’ananas fraîchement pressé. Pour accompagner le tout, une bière pression Chang bien fraîche, servie en verre standard.

Le tout pour 2291 bahts, taxes comprises. Un dîner généreux, vivant, et profondément thaïlandais — où le plaisir ne vient pas seulement de ce qu’on mange, mais de comment on le mange.

🥢 S&P Restaurant and Bakery — Ekkamai

CURRY ROUGE DE CANARD

Pour le déjeuner, avant de partir explorer Chinatown, nous nous installons au S&P Restaurant and Bakery, juste à côté du Big C d’Ekkamai. L’endroit est clair, animé, avec cette carte illustrée qui nous guide toujours dans nos choix et ce service rapide auquel nous commençons à nous habituer en Thaïlande.

Les plats arrivent presque aussitôt, soigneusement présentés. Le riz frit de Margot, parsemé de coriandre fraîche et accompagné de quartiers de citron vert et de concombres croquants, laisse apparaître de belles crevettes roses et des gambas tigrées encore brillantes. Mon curry rouge de canard, lui, est un véritable tableau : un bouillon rouge-orangé, dense et parfumé, où flottent tomates cerises, morceaux de courgette, feuilles de basilic thaï et lamelles de canard tendre.

Bastien découvre une assiette généreuse où une omelette dorée recouvre un mélange de crevettes, de légumes verts et de piments rouges, le tout nappé d’une sauce brillante, légèrement huileuse, qui promet autant de douceur que de feu. Quant à Nadège, sa picanha grillée repose sur un lit de nouilles baignées dans une sauce khao soi crémeuse, d’un jaune profond, rehaussée de quelques herbes fraîches et de nouilles croustillantes qui ajoutent un contraste de textures.

En boisson, nous goûtons au thé matcha glacé : un vert intense, presque opaque, surmonté d’une mousse légère. La première gorgée est un mélange de fraîcheur, d’amertume douce et de lait glacé — un équilibre parfait pour affronter la chaleur de Bangkok.

Comme souvent ici, l’addition nous surprend par sa modestie : 827 bahts pour quatre plats généreux et une boisson qui nous a conquis. Nos articles sont mis à jour quotidiennement, au fil de nos découvertes et de nos repas, pour partager cette cuisine thaïlandaise qui nous accompagne à chaque coin de rue.

Déjeuner à Ancient Siam — saveurs locales au cœur du royaume miniature

suki with pork – Ancient Siam – BKK

C’est au cœur même d’Ancient Siam, entourés de ces incroyables reconstitutions de palais, de wihan, de marchés flottants et de pavillons royaux, que nous faisons une pause pour le déjeuner. L’endroit est simple, local, sans prétention… mais c’est justement ce qui fait son charme. Ici, on mange comme les Thaïlandais : vite, bon, et pour un prix imbattable.

Le menu est court, efficace, et les assiettes arrivent presque aussi vite que les commandes. Pour 620 bahts à quatre boissons comprises, difficile de faire mieux dans un cadre aussi exceptionnel.

Bastien opte pour un Pad Thaï aux crevettes, un classique parfaitement exécuté : nouilles souples, crevettes charnues, cacahuètes croquantes et ce petit goût sucré-salé qui fait tout le charme du plat. Margot choisit un poulet grillé, la peau légèrement caramélisée, servi avec une sauce relevée qui réveille les papilles. Nadège se laisse tenter par un rice topped with chicken and basil, ce fameux “krapao” parfumé au basilic thaï, sauté à feu vif, relevé juste ce qu’il faut, et surmonté d’un œuf frit aux bords croustillants.

Quant à moi, je me tourne vers un Suki with pork, ce plat thaï souvent méconnu des voyageurs mais adoré des locaux. Un mélange généreux de porc tendre, de légumes croquants, de vermicelles translucides et d’une sauce sukiyaki légèrement fumée et pimentée. Le tout mijote dans un bouillon parfumé qui réchauffe autant qu’il rassasie. C’est un plat complet, équilibré, et étonnamment addictif.

Manger ici, au milieu des pavillons dorés et des reflets sur l’eau, c’est un peu comme faire une pause dans un décor de film historique… sauf que tout est vrai, vivant, et délicieusement authentique.

🍽️ Dernière soirée au Golden Foyer Suvarnabhumi : un dîner paisible le long des khlongs

SUKI YAKI WITH SEAFOOD GOLDEN FOYER BANGKOK

Pour notre dernière soirée en Thaïlande, nous avons choisi de rester sur place et de profiter du restaurant du Golden Foyer Suvarnabhumi, installé au calme, juste au bord des khlongs. Après plusieurs jours de route, de visites et de découvertes, ce cadre paisible était l’endroit idéal pour savourer un dernier repas avant notre retour.

L’atmosphère est douce, presque suspendue : quelques tables disposées face à l’eau, une lumière tamisée, le murmure du vent dans les arbres et le clapotis régulier du canal. Une parenthèse sereine, loin de l’agitation de Bangkok, qui donne à ce dîner une saveur particulière.

La carte, résolument traditionnelle, propose une variété de plats thaïlandais permettant à chacun de trouver facilement son bonheur. Les recettes sont simples, authentiques, et préparées avec cette générosité typique des petites cuisines locales.

Nadège choisit de terminer son séjour avec un Tom Kha Gai, l’une de ses spécialités thaïlandaises préférées. Ce bouillon au lait de coco, parfumé à la citronnelle et au galanga, reste un incontournable pour elle, un plat réconfortant qu’elle savoure à chaque voyage. Margot opte pour un stir‑fried chicken with cashew nuts, un classique de la cuisine thaïlandaise, mêlant douceur, croquant et saveurs légèrement caramélisées. Bastien, quant à lui, se laisse tenter par un fish and chips, une touche occidentale bienvenue après plusieurs semaines de cuisine locale. Pour ma part, je choisis un Suki Yaki with Seafood, un plat généreux et parfumé, parfait pour conclure notre séjour sur une note chaleureuse et typiquement thaïlandaise.

Ce dernier dîner au bord des khlongs marque la fin de notre parenthèse thaïlandaise. Un moment simple, authentique et apaisant, qui résume parfaitement l’esprit du voyage : des saveurs, du partage, et une atmosphère unique que l’on emporte avec soi bien après avoir quitté le pays.

Super et hypermarchés

🛒 Où s’approvisionner à Bangkok — marchés, supermarchés et hypermarchés pour tout budget

Résumé rapide : Bangkok offre un réseau complet pour s’approvisionner en nourriture — des marchés humides aux hypermarchés, en passant par les supérettes 24/7 et les enseignes spécialisées pour expatriés. Choisissez marchés locaux pour les produits frais et les prix bas, supermarchés pour la praticité et les produits importés, et hypermarchés/wholesale pour les achats en gros.

Considérez : fréquence d’achat (quotidien vs. hebdo), besoin de produits importés, stockage (frigo/congélo), et transport. Décidez si vous privilégiez prix (marchés, Makro), variété/import (Villa, Gourmet), ou praticité 24/7 (7‑Eleven, Foodland). Pour un panier bio ou spécialités occidentales, ciblez Gourmet Market ou Villa Market; pour tout‑venant économique, Big C et Lotus’s sont les plus répandus.

À Bangkok, Big C et Lotus’s (ex‑Tesco Lotus) sont les piliers pour les courses quotidiennes : grandes surfaces, promotions fréquentes et rayons importés basiques. Tops Market et Gourmet Market se positionnent plus haut de gamme, avec un bon choix de produits frais, bio et plats préparés, souvent situés dans les centres commerciaux. Foodland, apprécié des résidents et expatriés, est pratique 24h/24 et propose un rayon traiteur constant. Villa Market cible surtout les expatriés avec une large offre de produits occidentaux, à un prix plus élevé que les chaînes locales.

Les marchés humides (wet markets) comme Or Tor Kor, Khlong Toei Market ou les marchés de quartier restent incontournables pour viande, poissons, fruits de mer et légumes frais à très bon prix ; ils offrent aussi des produits saisonniers et des herbes locales introuvables en supermarché. Pour les achats en gros, Makro (vente en gros) est la solution économique pour restaurants et familles nombreuses.

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🛒 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

fruit du dragon

Avant même de poser nos valises dans l’appartement, nous faisons escale au Big C, cet hypermarché emblématique de Bangkok qui nous accueille avec ses allées larges, ses lumières vives et son ambiance effervescente. Dès l’entrée, nous sommes frappés par la grandeur du lieu : c’est un véritable temple de la consommation, mais sans excès ni agressivité. Juste de la variété, du choix, et une organisation étonnamment fluide.

Les enfants courent déjà vers les rayons colorés, pendant que nous nous concentrons sur l’essentiel : eau, boissons fraîches, encas et petit déjeuner. Les bouteilles d’eau sont empilées par centaines, les marques locales côtoient les internationales, et les prix affichés nous font sourire — ici, tout semble accessible, même en grande quantité.
Dans les rayons frais, nous découvrons des fruits tropicaux aux couleurs éclatantes : pitayas rose vif, mangoustans sombres et brillants, pomelos géants emmaillotés dans leur filet blanc. Les prix sont affichés en gros caractères : 69 bahts, 75 bahts le kilo, et tout donne envie de goûter. Les enfants s’arrêtent devant les mochis multicolores, alignés comme des bonbons sur gazon artificiel, avec des parfums aussi variés que taro, durian, Oreo, thé vert ou fraise — à 10 bahts pièce, c’est presque un jeu de les collectionner.
Un peu plus loin, nous tombons sur les stands de street food indoor : brochettes nappées de sauce rouge épicée, saucisses, boulettes, tout est prêt à être emporté ou dégusté sur place. Les vendeurs sourient, emballent, font goûter. L’ambiance est festive, presque comme un marché de nuit sous néons.
Côté petit déjeuner, nous repérons des croissants, brownies, daifuku, et même des plats préparés sous feuille de bananier. Les rayons de viande fraîche sont impressionnants : cuisses de poulet, ailes, abats, tout est bien présenté, avec des promotions affichées en grand : 85 bahts le kilo, parfois moins. Les slogans promettent fraîcheur et économies — et ils tiennent parole.
Enfin, nous passons devant les rayons textiles et électroniques, où l’on trouve des t-shirts à 50 bahts, des mobiles sous vitrine bleutée, et des stands de gadgets qui font briller les yeux des enfants. Le tout dans une atmosphère bon enfant, sans stress, avec une vraie sensation de plongée dans la vie locale.
Nous repartons les bras chargés, le sourire aux lèvres, et cette impression que le Big C est bien plus qu’un supermarché : c’est une porte d’entrée dans le quotidien thaïlandais, généreux, coloré, et toujours accueillant.

🍱 Don Don Donki Mall — Une virée gourmande au cœur de Bangkok

Si tu veux changer du Big C pour tes courses quotidiennes, le Don Don Donki Mall est une alternative aussi pratique que savoureuse. Ce temple du shopping japonais propose de tout — des produits du quotidien aux trouvailles plus inattendues — avec un rayon alimentaire particulièrement bien achalandé.

🥩 Le bœuf y est roi : wagyu, tranches fines pour le shabu-shabu, marinades prêtes à cuire… Le choix est vaste et souvent plus qualitatif que dans les supermarchés classiques. Les produits élaborés, comme les bentos, les sashimis ou les sauces japonaises, sont aussi au rendez-vous, parfaits pour varier les plaisirs sans passer des heures en cuisine.

🍵 Et la touche sucrée ? Impossible de passer à côté des fameux Kit Kat au matcha ! Ces petites barres vertes, au goût délicat de thé japonais, sont devenues une signature du Donki. On les trouve en plusieurs déclinaisons, parfois même en édition limitée.

🛍️ Ambiance : Le Don Don Donki, c’est aussi une expérience sensorielle — musiques japonaises, couleurs vives, rayons bien remplis et personnel enthousiaste. On y flâne, on découvre, on craque.

✨ Une virée au Donki, c’est un peu comme voyager sans quitter Bangkok.

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ICONSIAM — Luxe, lumière et vertige architectural au bord du fleuve

Après notre immersion dans les ruelles de Chinatown, nous rejoignons les rives du Chao Phraya pour embarquer sur une croisière nocturne. Le point de départ ? Le quai du centre commercial ICONSIAM, ce géant de verre et d’or qui s’élève comme un temple contemporain dédié au luxe et à la mise en scène urbaine.

Dans l’attente de l’embarquement, nous décidons de revisiter ce centre que nous avions déjà découvert pour son rez-de-chaussée métamorphosé en marché flottant. Ici, les barques décorées de fleurs et de cages à oiseaux glissent sur un canal intérieur bordé de stands de street food, dans une reconstitution spectaculaire de l’univers thaï traditionnel. Les odeurs de curry, de fruits tropicaux et de brochettes grillées se mêlent aux lumières tamisées et aux reflets des fontaines.

Mais c’est en montant d’un étage que l’éblouissement commence. L’architecture intérieure est une chorégraphie de volumes et de perspectives : les allées sont larges, aérées, bordées de vitrines aux enseignes prestigieuses — Louis Vuitton, Cartier, Hermès, Chanel, Dior, Saint Laurent, Gucci, Prada — toutes installées dans des écrins de verre et de marbre. Les escalators disséminés en diagonale permettent des vues plongeantes sur les niveaux inférieurs, révélant des compositions visuelles dignes d’un décor de cinéma.

Chaque étage semble avoir son identité propre. L’un mêle design contemporain et artisanat local, avec des installations artistiques, des sculptures monumentales et des boutiques comme ICONCRAFT, temple du savoir-faire thaï. Un autre étage s’ouvre sur des galeries de luxe, où les plafonds sont ornés de feuillages métalliques dorés, de chandeliers en étoiles, et de colonnes sculptées qui évoquent les temples bouddhistes dans une version futuriste.

Au sommet, une surprise nous attend : une fontaine suspendue, jaillissant du plafond dans un halo de lumières violettes et bleutées. L’eau descend en cascade dans un cylindre de verre, illuminée par des jeux de lumière qui transforment l’espace en sanctuaire aquatique. Autour, les promeneurs s’arrêtent, photographient, contemplent. C’est un moment suspendu, entre technologie et poésie.

À l’extérieur, le spectacle continue : arches lumineuses dorées, colonnes de lumière multicolores, arbres décorés de guirlandes violettes, reflets sur le fleuve, jeux de lumière sur les jets d’eau, et en toile de fond, les tours du Mandarin Oriental et du Royal Orchid Sheraton. ICONSIAM ne se contente pas d’être un centre commercial : c’est un théâtre urbain, un musée vivant, un palais de verre où Bangkok se réinvente chaque soir.

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DAB BANQUES A Bangkok

À Bangkok, vous trouverez de nombreux distributeurs automatiques de billets (ATM) accessibles 24h/24, notamment dans les centres commerciaux, les stations de métro, les 7-Eleven et les zones touristiques. Voici quelques banques bien implantées avec un vaste réseau de distributeurs :

  • Bangkok Bank : Très répandue, avec plus de 400 distributeurs dans la ville.
  • Kasikorn Bank (KBank) : Présente dans les supermarchés, centres commerciaux et quartiers résidentiels.
  • Krungsri (Bank of Ayudhya) : Facile à repérer avec ses guichets jaunes, mais attention à leurs frais plus élevés.
  • Siam Commercial Bank (SCB) : Une des plus anciennes banques du pays, avec des ATM violets très visibles.
  • TMBThanachart (ttb) : Présente dans les grandes zones urbaines, mais parfois avec des taux de change moins avantageux.
  • HSBC Thaïlande : Moins répandue, mais disponible dans certains quartiers d’affaires.

💡 Conseil : Tous les distributeurs en Thaïlande appliquent généralement des frais fixes d’environ 220 bahts (environ 6 €) pour les cartes étrangères. Il est souvent plus avantageux de retirer des montants plus importants en une seule fois pour limiter les frais.

 

LES LOGEMENTS  à Bangkok

🏙️ Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai

À notre arrivée à Bangkok, après le tumulte feutré du vol et la douce moiteur de Suvarnabhumi, nous rejoignons notre pied-à-terre : THEA Private Suites by TH District, niché dans une ruelle calme d’Ekkamai. Dès l’entrée, nous sommes saisis par l’espace, la lumière, la sensation immédiate d’un lieu pensé pour le repos, le travail, et les retrouvailles. Tout est vaste, épuré, fonctionnel. Les volumes respirent, les matériaux sont chaleureux, et chaque détail semble avoir été choisi pour nous accueillir avec douceur.

Dans le salon, les fauteuils et canapés se font face autour d’une table basse garnie de petites attentions : snacks, fruits, boissons, tout est là pour nous faire sentir attendus. La table à manger, dressée avec soin, invite déjà à partager un dîner tranquille. Les grandes baies vitrées laissent filtrer une lumière tamisée, et les rideaux légers dansent doucement dans la brise du soir. L’ambiance est feutrée, presque domestique, mais avec ce supplément d’élégance propre aux résidences bien pensées.

La chambre, elle, est un cocon. Draps blancs impeccables, coussins moelleux, éclairage doux, rangements discrets. On y retrouve cette sensation rare d’un lieu où l’on peut vraiment se poser, dormir sans bruit, se réveiller sans urgence. La salle de bain, elle aussi, joue la carte du confort : vasque en marbre, douche double, produits bien choisis, serviettes épaisses. Tout est propre, lumineux, apaisant.

Et puis il y a les surprises. Le bureau, discret mais complet, avec ses objets décoratifs, ses brochures, son ambiance studieuse. La terrasse, aménagée avec goût, offre un coin lecture ou contemplation, entre plantes et ombre légère. Et surtout, la piscine sur le toit, qui nous laisse sans voix. Le soir, elle s’illumine doucement, et la ville s’étend devant nous, scintillante, vibrante, presque irréelle. Les tours s’allument une à une, les reflets dans l’eau se mêlent aux lumières du ciel, et l’on se sent à la fois au cœur de Bangkok et hors du monde.

Pour 609 € les 6 nuits, c’est un vrai luxe accessible. Un lieu où l’on peut cuisiner, travailler, se détendre, explorer. Le Wi-Fi 5G est d’une fluidité remarquable, les services sont discrets mais efficaces : ménage, sécurité, réception. Et surtout, l’emplacement est idéal. Ekkamai, avec ses cafés, ses marchés, ses supérettes ouvertes tard, ses restaurants japonais et ses boulangeries, nous offre tout ce qu’il faut pour vivre Bangkok à notre rythme. La station BTS est à deux pas, Gateway Ekamai aussi, et les moto-taxis nous mènent en quelques minutes vers Thonglor, Asoke ou EmQuartier.

THEA Private Suites est plus qu’un hébergement : c’est une base, un repère, un lieu de vie. On y revient chaque soir avec plaisir, on y travaille le matin avec efficacité, on y rêve la nuit avec calme. C’est le genre d’endroit qui rend le voyage plus doux, plus fluide, plus vrai.

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37 Soi Ekamai 10 (or 12), Sukhumvit 63, Klongton Nue, Wattana, Bangkok, 10110, Wattana, 10110 Bangkok, Thaïlande

🏨  Golden Foyer Suvarnabhumi : Confort, calme et efficacité à deux pas de l’aéroport

Après notre retour d’Hua Hin et notre immersion dans l’Ancient Siam, nous avons choisi de passer la nuit au Golden Foyer Suvarnabhumi Airport Hotel, un établissement idéalement situé pour les voyageurs en transit ou en fin de séjour. Sa proximité immédiate avec l’aéroport de Bangkok en fait une halte stratégique, mais c’est surtout son confort et son atmosphère reposante qui nous ont séduits.

Pour 2 160 bahts seulement pour deux chambres, nous avons bénéficié d’un excellent rapport qualité‑prix, rare si près de Suvarnabhumi. Une solution parfaite pour se reposer avant un vol matinal, sans compromis sur le confort.

Dès notre arrivée, nous découvrons un hôtel lumineux, propre et bien organisé. Le personnel, souriant et efficace, assure un enregistrement rapide, ce qui est particulièrement appréciable après une journée riche en visites. L’ambiance générale est calme, presque feutrée, offrant une transition douce entre l’effervescence de Bangkok et la sérénité d’une soirée de repos.

Nos chambres se révèlent modernes, agréables et très bien entretenues. La literie est confortable, les oreillers moelleux, et la climatisation réglable permet de trouver facilement la température idéale. Les espaces sont pensés pour le voyageur : un bureau pour travailler ou trier ses photos, un plateau de courtoisie avec bouilloire, un mini‑frigo, une télévision murale et de nombreux rangements. Les salles de bain, propres et fonctionnelles, complètent cette impression de confort simple mais efficace.

Les grandes fenêtres laissent entrer une lumière douce, créant une atmosphère reposante. Les rideaux occultants garantissent quant à eux une nuit paisible, indispensable avant un vol.

Le Golden Foyer se distingue par sa praticité. L’hôtel propose une navette gratuite vers l’aéroport, disponible à toute heure, ce qui élimine totalement le stress du départ. La réception ouverte 24h/24, le Wi‑Fi rapide, les boissons chaudes disponibles dans la chambre et les espaces communs confortables facilitent la vie des voyageurs.

Pour ceux qui souhaitent se détendre, l’hôtel dispose également d’un espace piscine entouré de végétation tropicale, offrant une parenthèse rafraîchissante. L’ambiance y est détendue, idéale pour profiter des derniers instants en Thaïlande.

Cette nuit au Golden Foyer Suvarnabhumi a été une véritable parenthèse de calme entre nos découvertes culturelles et notre retour vers CDG. L’hôtel combine confort, efficacité et prix raisonnable, tout en offrant un environnement agréable et reposant. Une adresse que nous recommandons sans hésiter à tous ceux qui cherchent un hébergement pratique et confortable à proximité de l’aéroport.

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METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025  

T° MINI MOY/MIN/MAX 26,37 22 29
T° MAX MOY/MIN/MAX 34,48 30 38
SOL MAX MOY/MIN/MAX 97% 52% 100%
NB JOURS <30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 77% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 11,87 5 26
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,28 0 4
% JOURS SS pluie />3 / >MOY 83% 2% 17%
MM/HPLUIE 0,26 0 4
HEURE MIN/MAX/ECT 6,46 18,13 11,802
METEO  17 et 18 mars
T° MINI MOY/MIN/MAX 28,30 27 30
T° MAX MOY/MIN/MAX 35,35 34 39
SOL MAX MOY/MIN/MAX 99% 84% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 80% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 19,70 12 28
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,50 0 2
% JOURS SS pluie / >3 / au max 65% 0% 35%
MM/HPLUIE 0,49 0 2
HEURE MIN/MAX/ECT 6,24 18,28 12,024

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

🍡 J1291 Premières douceurs thaïlandaises : mochi gluant et brochettes pimentées

🛒 J1291 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

🏙️ J 1291 Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai

🍜 J 1291 EBISU SHOTEN EKKAMAI : notre premier festin bangkokien

J 1292 – Le Prang du Wat Arun — Montagne de lumière

J 1292 Les chapelles du Wat Arun — Parenthèses sacrées au pied du géant

J 1292 Le marché sacré du Wat Arun — entre offrandes et souvenirs

J 1292 Le vihara du Wat Arun — Là où la lumière respire

J 1292 🐷 Wat Arun, Bangkok — Quand le cochon rôti monte les marches du temple

J 1292 Le Pavillon de L’empreinte du Bouddha — Silence sculpté au cœur du temple

J 1292 L’Ubosot — Le cœur doré du Wat Arun

J 1292 L’arche en forme de couronne — Seuil sacré et gardiens mythiques

J 1292 Pak Khlong Talat — Le marché qui parfume Bangkok

🥭 Mango Sticky Rice — le dessert qui te bénit à la première bouchée

🍛 Chom Arun – Déjeuner épicé avec vue sur le Wat Arun

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK – ENTREE Sous le regard des rois, vers le sacré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le cloître des fresques

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Phra Vihara Yod — Le sanctuaire couronné

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La Salle Phra Nak — Mémoire des rois et sanctuaire des cendres

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les géants du Ramakien — Gardiens du sacré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Phra Sri Rattana Chedi — La cloche d’or du Dharma

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais des reliques de Bodhi — La tour sacrée de l’illumination

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Ubosot & le Bouddha d’Émeraude — Cœur sacré du Siam

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais du Père Royal — Mémoire des rois

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Pavillon du Tripitaka doré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Salle Phra Khanthararat — La prière pour la pluie

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Clocher — La voix solennelle du royaume

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les Deux Pagodes dorées

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La réplique d’Angkor Wat — Héritage et dialogue royal

1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Sous les flammes et les dorures — Traversée d’un sanctuaire royal

j 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Trônes, talismans et éléphants — Au cœur des résidences royales

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais Chakri Maha Prasat — Dialogue des styles et mémoire des rois

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Dusit Maha Prasat — Le cœur solennel du Grand Palais

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Sous le regard des Bouddhas silencieux

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Phra Ubosot, le cœur doré du temple

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Chapelle principale et Phra Mondop

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK — Entre silence et agitation

🍲 ICONSIAM — Quand le déjeuner devient un voyage

J 1294 Chinatown — Là où les dragons veillent… et où le durian attaque !

J 1294 ✨ Wat Traimit — Le Bouddha d’or et son secret

J 1294 ICONSIAM — Quand Bangkok devient féerie

✨ J 1294 White Luxury — Bangkok en féerie sur le Chao Praya

💆‍♂️🐉 J 1295 Bangkok, chaleur tropicale + jambes en compote = direction Wat Pho !

✨J 1295 Wat Pho BANGKOK — La forêt minérale et ses jardins secrets

😄 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les Giants de Wat Pho — Les videurs en pierre

J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Rabiang — Panthéon de Bouddhas et gardiens de lumière

✨ J 1295 WAT PHO BANGKOK Southern Phra Vihara — Là où la parole s’élève

J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Ubosot — Le cœur sacré de Wat Pho

🪷 J 1295 WAT PHO BANGKOK La Sala Kamparien — Le pavillon secret de Wat Pho

🐊J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Crocodile Pond — Vestige aquatique de Wat Pho

🪷 J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Phra Mondop — La bibliothèque sacrée de Wat Pho

😄 J 1295 WAT PHO BANGKOK Autour du Phra Mondop,

😌 J 1295 — Wat Pho Bangkok : Sous le sourire éternel du Bouddha couché

👑 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les stupas des Quatre Rois Chakri — Wat Pho en majesté légère

🌙 J 1295 Dernière soirée à Bangkok — Train Night Market Srinagarindra

🌿 J 1297 Phutthamonthon Thaïlande— Là où le Bouddha marche encore

J 1349 — Ancient Siam, la Thaïlande en miniature / Thailand in Miniature

2010 CHINATOWN BANGKOK 

2010 CROISIERE CHAO PRAYA BANGKOK 

2010 GRAND PALAIS BANGKOK

2010 WAT ARUN BANGKOK 

2010 WAT MAHATHAT BANGKOK

2010 WAT PHO BANGKOK

2010 WAT PHRA KAEO BANGKOK

BALLADE SUR LES KHLONGS BANGKOK

DAMNOEN SADUAK

LES LIENS

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