Hellfire Pass — Le passage de l’enfer Kanchanaburi Thaïlande
En quittant Sai Yok, nous faisons un dernier arrêt marquant : Hellfire Pass, situé à une vingtaine de kilomètres au nord du parc, accessible depuis la route 323 après une trentaine de minutes de voiture. Ce lieu, aujourd’hui paisible et silencieux, fut pourtant l’un des points les plus éprouvants du tristement célèbre chemin de fer de la mort, construit par les prisonniers de guerre alliés et des dizaines de milliers de travailleurs civils asiatiques enrôlés de force, les Romusha. Pour creuser cette tranchée rocheuse dans la montagne, les prisonniers travaillaient nuit et jour, à la lumière des torches et des feux de bambou. Les flammes vacillantes, les silhouettes épuisées et les coups de marteau résonnant dans la roche donnaient à la scène une atmosphère infernale. Les survivants l’ont baptisé « Hellfire Pass », le passage de l’enfer.
En 1942, les forces japonaises en Birmanie étaient isolées par des montagnes et une jungle épaisse. Le port de Rangoun était le seul point d’entrée pour les renforts et les approvisionnements, mais la menace des sous-marins et des avions alliés rendait la route maritime de plus en plus dangereuse. Les Japonais cherchèrent une alternative : une voie ferrée reliant Thanbyuzayat en Birmanie à Ban Pong en Thaïlande, soit plus de 400 kilomètres de jungle, de montagnes et de rivières.
Des géomètres britanniques avaient étudié cette possibilité au début du XXᵉ siècle, mais l’ampleur des obstacles — relief accidenté, traversées de rivières, maladies tropicales — les avait convaincus que le projet était irréalisable. Les Japonais, eux, disposaient en 1942 d’une main-d’œuvre servile pratiquement illimitée : plus de 60 000 prisonniers de guerre alliés et des centaines de milliers de Romusha. En juin, ils décidèrent de lancer la construction.
Le tracé fut divisé en sections, travaillées simultanément par des équipes encadrées par environ 12 000 soldats des régiments ferroviaires japonais. Les matériaux de pontage, les rails et le matériel roulant venaient du Japon, mais la plupart des ressources étaient locales. La construction commença en novembre 1942, avec un objectif initial d’achèvement en décembre 1943. Les craintes d’une contre-attaque britannique en Birmanie accélérèrent le calendrier : les Japonais exigèrent que la ligne soit terminée en août 1943. Finalement, elle fut achevée le 16 octobre 1943.
Les prisonniers furent transportés depuis Singapour dans des conditions effroyables. Ceux destinés à la Thaïlande endurèrent un voyage en train de cinq jours, entassés dans des wagons à riz en acier, suffocants le jour et glacials la nuit, avec peu d’arrêts pour se nourrir ou se reposer. Arrivés à Ban Pong, ils devaient marcher, souvent de nuit, jusqu’aux camps de travail. Ceux envoyés en Birmanie embarquaient dans des cales exiguës de navires, sans hygiène ni nourriture suffisante. Les Romusha, recrutés ou enrôlés de force dans toute l’Asie du Sud-Est, subirent les mêmes marches épuisantes.
Le traitement infligé par les Japonais était d’une brutalité constante. Les prisonniers étaient considérés comme des esclaves de l’Empereur, sans droits ni statut. Les passages à tabac étaient courants, parfois mortels. Les hommes malnutris devaient marcher des centaines de kilomètres d’un camp à l’autre. Ceux qui s’effondraient sous les charges étaient battus et forcés de continuer. Chaque soir, ils retournaient aux camps trempés, épuisés, sans espoir d’amélioration.
La période du « speedo », introduite en 1943 pour accélérer les travaux, fut la plus terrible. Les prisonniers travaillaient de longues heures jusque tard dans la nuit, éclairés par des lampes à huile et des feux de bambou. Le bruit du forage, les silhouettes faméliques et la lumière vacillante donnaient l’image même de l’enfer. Certains travaillèrent cent cinquante jours consécutifs, d’autres jusqu’à trente-trois heures sans repos. La faim était constante : chaque homme devait déplacer environ trois mètres cubes de roche par jour, avec pour seule ration 370 grammes de riz.
La survie était une lutte quotidienne. Une petite erreur pouvait entraîner un passage à tabac mortel. Une chute de pierres, l’effondrement d’un pont, le choléra ou une coupure infectée pouvaient tuer. Les ulcères tropicaux rongeaient chair et os, menant parfois à l’amputation. L’âge et la constitution physique jouaient un rôle : les hommes jeunes et légers résistaient parfois mieux, mais le hasard et la volonté restaient déterminants. Personne ne pouvait prédire qui survivrait.
Les maladies tropicales décimaient les rangs : paludisme, dysenterie, dengue, béribéri, pellagre. Les Romusha, sans encadrement ni soins, moururent par dizaines de milliers. Les prisonniers alliés purent compter sur quarante-quatre médecins australiens qui improvisèrent avec les moyens du bord. Le bambou devint un matériau vital : canules, attelles, béquilles, bols, bassins. Pour traiter les ulcères, certains utilisaient des onguents artisanaux, d’autres des feuilles de bananier ou des asticots. Les infirmiers, souvent sans formation, jouèrent un rôle essentiel, risquant leur vie pour soigner leurs compagnons.
Hellfire Pass, aussi appelé Konyu Cutting ou col de Khao Khat, est une tranchée de plus de 500 mètres de long et 25 mètres de profondeur, taillée dans une montagne calcaire de la chaîne Tenasserim. Ces « coupes » étaient essentielles pour permettre à la voie ferrée de conserver une pente régulière dans un terrain montagneux. La tâche était colossale, d’autant qu’elle fut réalisée sans équipement moderne.
La méthode la plus courante était celle du marteau et du taraud : un homme tenait le foret, un autre frappait avec un marteau de 3,6 à 4,5 kg, tandis qu’un troisième tournait le foret pour éviter qu’il ne se bloque. Trois tarauds de longueur croissante étaient utilisés à mesure que le trou s’approfondissait, puis de la dynamite était placée pour briser la roche. Les prisonniers, mal nourris et épuisés, répétaient ce geste des milliers de fois, dans une chaleur étouffante et une humidité tropicale.
En septembre et octobre 1945, près de 14 000 prisonniers australiens furent rapatriés. Les malades furent prioritaires, mais beaucoup attendirent des semaines dans des camps, anxieux de savoir ce qui les attendait. Les retrouvailles avec les familles furent marquées par la joie mais aussi par une distance douloureuse : les années de captivité avaient creusé des fractures difficiles à combler. Les survivants portaient des traumatismes physiques et psychologiques qui les empêchèrent souvent de reprendre leur emploi d’avant-guerre. La guerre ne s’était pas terminée avec eux : elle s’était prolongée dans leur corps et dans leur esprit.
Aujourd’hui, Hellfire Pass est un lieu de mémoire et de recueillement. Le centre commémoratif australien expose les témoignages, les objets et les photos, mais c’est la marche de mémoire qui bouleverse le plus. Elle rappelle non seulement l’histoire tragique du chemin de fer de la mort, mais aussi l’héritage humain, géologique et géographique d’une région où la nature et l’histoire se sont entremêlées dans la douleur. Hellfire Pass est un passage obligé pour comprendre la profondeur des cicatrices laissées par la guerre en Thaïlande et en Asie du Sud-Est, et pour mesurer le courage de ceux qui ont survécu à l’enfer.
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🦐 Volcano Prawn Restaurant, flamboyance marine au bord de la route
Après une matinée dense, entre temples bouddhistes et marchés flottants, nous quittons les berges pour rejoindre la route principale. Le soleil tape, les odeurs de friture et de citronnelle flottent dans l’air, et l’envie de s’arrêter devient irrésistible. Le Volcano Prawn Restaurant se présente comme une série d’échoppes alignées autour d’une placette, avec des tables dressées sous un toit de tôle ondulée. Rien de sophistiqué, mais une ambiance vivante, accueillante, presque festive.
La carte est immense, presque intimidante, mais elle tourne autour d’un axe clair : les fruits de mer et le poisson. Et au centre de tout, la spécialité maison : le Volcano. Des gambas tigrées, dressées en dôme, flambées à la minute, dans une mise en scène spectaculaire. Le feu saisit les carapaces, les parfums explosent, et l’assiette devient un petit théâtre de saveurs.
Autour de ce plat central, nous composons notre festin : une sour soup aux crevettes et lait de coco, douce et acidulée, où le gingembre et la citronnelle dansent avec le lait de coco ; un crabe mou frit à l’ail, croustillant, parfumé, presque confit ; des coques bouillies, simples, iodées, servies avec une sauce pimentée qui réveille ; et des fish cakes, dorés, moelleux, légèrement sucrés, parfaits pour compléter le tableau.
Le repas est généreux, varié, spectaculaire. Il nous coûte 2565 bahts, boissons comprises — un prix élevé pour la région, mais justifié par la qualité, la quantité, et l’expérience. Un souvenir flamboyant, à la fois visuel et gustatif, qui restera longtemps dans nos carnets.
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🌅 Dîner au Good Times Resort — saveurs thaïes et coucher de soleil sur la rivière Kwaï

Pour le dîner, nous décidons de rester au Good Times Resort, comme si la douceur du lieu nous retenait. La terrasse s’avance au-dessus de la rivière Kwaï, portée par des pilotis et entourée d’arbres illuminés. À mesure que le soleil descend, le ciel se teinte d’orange et de rose, et l’eau devient un miroir mouvant où se reflètent les guirlandes suspendues. Les conversations se font plus calmes, les silhouettes se découpent dans la lumière dorée, et l’air se charge de cette fraîcheur humide propre aux soirées tropicales. On a l’impression d’être dans une parenthèse, un moment suspendu entre nature et douceur humaine.
Le service est attentionné, discret, presque complice. Les plats arrivent les uns après les autres, chacun avec sa personnalité, ses parfums, son histoire. Les grenouilles frites à l’ail ouvrent le bal : croustillantes, dorées, parfumées, elles rappellent les traditions rurales du centre de la Thaïlande, où la grenouille est un mets apprécié pour sa chair fine et riche en protéines. L’ail frit, généreux, apporte chaleur et profondeur, tout en stimulant la digestion. C’est un plat terrien, franc, qui contraste avec la douceur de la rivière.

Le Tom Kha Kai suit, dans son bol blanc. Le lait de coco forme un voile crémeux où flottent galanga, citronnelle, champignons et morceaux de poulet. Originaire du centre de la Thaïlande, ce bouillon est un équilibre parfait entre acidité, douceur et chaleur. Le galanga apaise, la citronnelle rafraîchit, le lait de coco nourrit. C’est une soupe qui enveloppe, qui réconforte, qui soigne presque.
Le stir-fry morning glory, lui, apporte le croquant végétal. Les tiges vertes, sautées à l’ail et au piment, gardent leur fraîcheur et leur texture. Ce légume, typique des zones humides et des rizières, est riche en fibres, en fer, en vitamines. Il nettoie le palais, équilibre le repas, et rappelle la proximité de la nature qui nous entoure.

Le chicken schnitzel arrive ensuite, clin d’œil occidental dans un décor thaï. Panure dorée, frites croustillantes, salade fraîche : un plat simple, rassurant, qui fait sourire ceux qui ont envie d’une pause dans les saveurs épicées. C’est un plat sans prétention, mais généreux, et qui trouve sa place dans ce repas éclectique.
Le Pad Thai Chicken clôture l’ensemble avec ses nouilles sautées, ses cacahuètes, son citron vert, ses pousses de soja. Plat emblématique de Bangkok, né dans les années 1930 pour promouvoir la cuisine nationale, il reste aujourd’hui un symbole d’équilibre : protéines, glucides, légumes, herbes fraîches. Un plat complet, joyeux, qui rassemble.
Autour de nous, la nuit s’installe. Les lumières se reflètent sur la rivière, les conversations se mêlent au bruit de l’eau, et le repas prend une dimension presque cinématographique. L’addition — 1100 bahts pour quatre avec boissons — paraît dérisoire face à la beauté du lieu, à la qualité des plats, et à la douceur du moment.
C’est un dîner qui ne se résume pas à ce qu’il y avait dans les assiettes, mais à ce que l’on a ressenti : la chaleur du soir, la lumière sur l’eau, la générosité des plats, et cette impression d’être exactement à la bonne place, au bon moment.
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🍴 Déjeuner et dîner à Kanchanaburi — restaurants et marchés
À Kanchanaburi, nous avons le choix entre des restaurants installés au bord de la rivière Kwai et des marchés animés qui offrent une immersion dans la cuisine locale. Pour un déjeuner raffiné, Keeree Mantra Kanchanaburi et Keereetara Riverside proposent une cuisine thaïe moderne avec vue sur la rivière, dans une ambiance élégante. KAAN Riverkwai Restaurant et Keeree Tara sont également des adresses prisées pour savourer fruits de mer et currys, avec des prix autour de 400–600 ฿ par personne.
Pour une expérience plus conviviale et abordable, On’s Thai-Issan Vegan est une référence pour les plats végétariens et végétaliens, tandis que Good Times Restaurant et Kin Khao Lam Restaurant offrent une cuisine thaïe familiale à des prix très accessibles (100–200 ฿). Enfin, By De River combine atmosphère décontractée et plats thaïs classiques, idéal pour un dîner au fil de l’eau.
Le soir, les marchés deviennent incontournables. Le JJ Night Market Kanchanaburi et le Kanchanaburi Night Market sont parfaits pour goûter aux brochettes grillées, aux soupes de nouilles et aux desserts thaïs, dans une ambiance festive. Le Kaeng Sian Market et le Chukkadon Market offrent une atmosphère plus locale, avec des produits frais et des plats populaires à petits prix.
Pour une immersion totale, le Mueang Kanchanaburi Fresh Market est idéal le matin pour découvrir les ingrédients locaux, tandis que le Kanchanaburi Walking Street et le Songkwae Skywalk Walking Street Market proposent en soirée une expérience vivante entre stands de street food, artisanat et musique. Le Concentration Camp Market, plus insolite, mêle histoire et gastronomie dans un cadre unique.
👉 En résumé :
- Déjeuner raffiné : Keeree Mantra, Keereetara Riverside, Keeree Tara.
- Déjeuner convivial : On’s Thai-Issan Vegan, Good Times, Kin Khao Lam.
- Dîner au bord de l’eau : KAAN Riverkwai, By De River.
- Marchés animés : JJ Night Market, Kanchanaburi Night Market, Walking Street.
- Marchés locaux : Kaeng Sian, Chukkadon, Fresh Market.
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Snack au Hellfire Pass
Après la visite de Hellfire Pass et du parc de Sai Yok, la faim finit par nous rattraper. Il est déjà 13h30, la chaleur a pesé sur les épaules, les marches ont tiré sur les jambes, et l’appétit s’est creusé sans prévenir. Sur place, le choix est limité, presque minimaliste, mais parfois la simplicité fait parfaitement l’affaire. Ce sera donc hamburgers — poulet, bœuf ou poisson. Rien de thaïlandais, rien d’extraordinaire, juste de quoi remplir, rassasier, remettre un peu d’énergie dans le moteur avant de poursuivre la route. Et finalement, ça fonctionne. C’est simple, rapide, sans prétention… et surtout très abordable : 800 bahts boissons comprises. Un repas modeste, mais parfaitement synchronisé avec le moment, celui où l’on mange pour continuer l’aventure.
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🍴 Déjeuner près du Tiger Temple et du Wat Tham Mangkon Thong — saveurs locales au bord de la Kwai
Après la visite du Tiger Temple et du Wat Tham Mangkon Thong, l’expérience se poursuit autour de la rivière Kwai avec plusieurs haltes gourmandes. Pour un repas raffiné, les restaurants comme Keeree Mantra, Keeree Tara ou KAAN Riverkwai offrent une cuisine thaïe moderne et des fruits de mer grillés dans un cadre élégant, avec des tarifs qui oscillent entre 400 et 600 ฿ par personne. Ceux qui préfèrent une atmosphère plus conviviale peuvent s’installer chez On’s Thai‑Issan Vegan, où les currys parfumés et les plats végétariens se dégustent pour 100 à 200 ฿, ou encore chez Meals n’ Bites @ JP’s et Good Times Restaurant, où pad thaï, soupes de nouilles et currys maison sont proposés autour de 120 à 250 ฿. Pour une immersion familiale et authentique, Renu Restaurant ou ครัวไทย ไก่อบสมุนไพรเมืองกาญจน์ servent des plats traditionnels thaïs, riz parfumé et poulet aux herbes pour 80 à 200 ฿. Enfin, les marchés nocturnes de Kanchanaburi, comme le JJ Night Market ou la Walking Street, complètent l’expérience avec des brochettes grillées, des soupes de nouilles et des desserts thaïs, accessibles entre 30 et 100 ฿ la portion.
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🍴 Déjeuner près des chutes d’Erawan — entre nature et cuisine locale
Après la découverte des cascades spectaculaires du Parc national d’Erawan, plusieurs haltes gourmandes permettent de prolonger l’expérience. À l’entrée du parc, de petites cantines locales proposent des plats simples comme le pad thaï, le riz frit ou les soupes de nouilles, avec des prix très accessibles, généralement entre 60 et 120 ฿ par plat. C’est l’option la plus pratique pour un déjeuner rapide avant ou après la randonnée.
Pour un repas plus posé, le Erawan National Park Restaurant offre une cuisine thaïe classique avec currys parfumés, poisson grillé et plats de riz, dans une ambiance familiale. Les tarifs tournent autour de 120–200 ฿ par plat.
À quelques kilomètres, sur la route de Kanchanaburi, des restaurants comme Baantangrimkwae ou U Terrace Riverkwai Cafe & Cuisine permettent de déjeuner au bord de la rivière Kwai. On y trouve des plats plus variés — poisson grillé au tamarin, currys rouges, salades épicées — avec des prix allant de 200 à 400 ฿ par personne, dans un cadre rustique ou romantique.
👉 En résumé :
- Rapide et pratique : cantines locales à l’entrée du parc (60–120 ฿).
- Familial et authentique : Erawan National Park Restaurant (120–200 ฿).
- Rustique ou romantique au bord de la Kwai : Baantangrimkwae, U Terrace (200–400 ฿).
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Marchés et hypermarchés
Pour t’approvisionner à Kanchanaburi, privilégie les marchés locaux — Mueang/Kanchanaburi Fresh Market, Tha Muang, Night Market — pour les légumes, fruits, viandes et poissons frais. Complète ensuite par les supermarchés comme Big C, Tesco Lotus, ou Oasis’s, une alternative locale bien achalandée qui propose de tout : de l’alimentaire aux produits ménagers, en passant par l’électroménager, les boissons, les snacks et les produits importés. Arrive tôt le matin pour le meilleur choix, et pense à prendre de l’espèce pour les étals.
Où acheter — tableau synthétique
| Lieu | Produits principaux | Horaires usuels | Remarques |
|---|---|---|---|
| Mueang Kanchanaburi Fresh Market | Légumes, fruits, viandes, poissons frais | Matin tôt – fin matinée | Marché central, très vivant ; meilleur choix avant 9h |
| Kanchanaburi Night Market | Street food, snacks, épicerie locale, souvenirs | Soirée (17:00–22:00) | Idéal pour goûter les plats locaux et acheter des snacks |
| Tha Muang Market | Produits frais, herbes, petits commerces | Matin – après-midi | Marché de quartier, bon pour les prix locaux |
| River Kwai Market / Walking Street | Poissons d’eau douce, produits locaux, street food | Soirée / week‑end | Atmosphère touristique mais choix local intéressant |
| Big C / Tesco Lotus | Épicerie, produits importés, viandes emballées | 08:00–22:00 | Pratique pour les produits emballés et l’hygiène garantie |
| Oasis’s Supermarché | Produits frais, épicerie, boissons, électroménager | 08:00–22:00 | Large choix, ambiance locale, très pratique pour tout type d’achat |
| Étal de rue / vendeurs de rue | Légumes préparés, plats cuisinés | Toute la journée | Très pratique mais vérifier la propreté et la fraîcheur des produits |

Détails pratiques et conseils
Meilleur moment : tôt le matin (6h–9h) pour les légumes, poissons et viandes les plus frais ; les night markets s’animent après 17h pour la street food.
Poisson et viande : Kanchanaburi est loin de la mer mais propose poissons d’eau douce (rivière Kwaï) et viandes locales au marché central ; vérifie l’odeur et la couleur pour la fraîcheur.
Épicerie et produits importés : Big C, Tesco Lotus et Oasis’s offrent un large choix (riz, sauces, conserves, produits occidentaux) avec des caisses ouvertes tard le soir.
Hygiène et sécurité alimentaire : privilégie les étals avec beaucoup de rotation, demande si les produits ont été réfrigérés, et évite les aliments laissés longtemps au soleil.
Paiement : la plupart des marchés acceptent uniquement les espèces ; garde des petites coupures pour faciliter les achats.
Bargaining : possible sur les marchés locaux pour les quantités ou les produits non étiquetés, mais reste poli et raisonnable.
Spécialités locales à chercher : herbes fraîches thaïlandaises, piments, sauces de poisson (nam pla), fruits tropicaux de saison et snacks de rue (brochettes, currys, pad thai au night market).
Important : apporte un sac réfrigérant si tu prévois d’acheter du poisson ou de la viande, et vérifie les horaires saisonniers des marchés (certains ont des jours spécifiques).
DAB BANQUES A Kanchanaburi
À Kanchanaburi, tu peux retirer des bahts aux distributeurs bancaires (ATMs), changer des devises dans des bureau de change ou banques, ou encore effectuer un change manuel auprès d’agences locales et hôtels ; les ATMs restent l’option la plus pratique, mais attention aux frais fixes et aux limites par transaction.
Tableau comparatif rapide
| Option | Frais typiques | Limite par opération | Disponibilité | Avantage clé |
|---|---|---|---|---|
| ATM (banques locales) | Frais ATM thaï : ~220 THB + frais de ta banque | 20 000–30 000 THB selon la banque | Très répandu en ville | Rapide et sûr |
| Bureau de change (change) | Variable ; marge sur taux | Pas de limite stricte (selon montant et justificatifs) | Centre-ville, marchés, gares | Meilleur taux pour grosses sommes |
| Banque (guichet) | Frais de service possibles | Dépend de la banque ; souvent élevé pour retrait en espèces | Agences en ville | Sécurité et justificatifs officiels |
| Hôtel / réception | Taux souvent moins favorables | Petites sommes | Hôtels touristiques | Pratique en urgence |
| Change manuel (marché/privé) | Risque de taux défavorables ou arnaque | Variable | Parfois disponible | À éviter sauf confiance établie |
Détails pratiques et conseils
- Frais ATM : la plupart des distributeurs thaïlandais affichent un frais fixe d’environ 220 THB pour les cartes étrangères ; ta banque peut ajouter une commission internationale (pourcentage ou fixe).
- Limites : les retraits vont généralement de 10 000 à 30 000 THB par opération selon la banque (Krungsri permet souvent 30 000 THB) ; tu peux faire plusieurs opérations si nécessaire, mais multiplie alors les frais fixes.
- Cartes acceptées : Visa, Mastercard et UnionPay sont largement acceptées ; American Express moins fréquente.
- Bureaux de change : en centre-ville et près des attractions touristiques ; compare le taux affiché et demande s’il y a commission. Pour de grosses sommes, les banques ou bureaux officiels donnent souvent de meilleurs taux que les hôtels.
- Sécurité : évite les changeurs de rue non officiels ; vérifie les billets et demande un reçu. Retire de préférence en journée et près d’une agence bancaire ou d’un centre commercial.
- Astuce pour économiser : regroupe tes besoins en cash pour limiter le nombre de retraits (chaque retrait entraîne le frais fixe thaïlandais).
Risques et points d’attention
- Frais cumulés : frais ATM + frais de ta banque peuvent rendre les petits retraits coûteux.
- Taux de change : certains bureaux ou hôtels appliquent des marges élevées ; toujours comparer.
- Limites de carte : informe ta banque avant le voyage pour augmenter temporairement les plafonds et éviter blocages.
LES LOGEMENTS à Kanchanaburi
🌿 Good Times Resort — Kanchanaburi, le repos après l’histoire
Après la route et les visites, Kanchanaburi nous offre enfin une pause bienvenue. En arrivant au Good Times Resort, réservé sur Booking, nous avons immédiatement le sentiment d’avoir trouvé un refuge paisible, à l’écart de l’agitation mais parfaitement ancré dans l’atmosphère tropicale de la région. Dès l’entrée, le jardin luxuriant et les piscines bordées de verdure imposent un rythme plus lent, presque apaisant, comme une invitation à poser les valises et à respirer.
Nos chambres doubles standards, non-fumeurs, nous accueillent dans une fraîcheur bienvenue grâce à la climatisation. L’espace est simple mais confortable, pensé pour le repos après les journées d’exploration. Depuis le balcon privé, nous dominons à la fois le jardin et la piscine, observant les jeux de lumière sur l’eau en fin d’après-midi. La présentation de la chambre est soignée : peignoirs, tongs et chaussons sont disposés avec attention, les serviettes de piscine prêtes à l’usage, et chaque détail contribue à une atmosphère accueillante.
La salle de bains privative est bien équipée, avec une douche spacieuse, des serviettes propres, des peignoirs et des chaussons qui ajoutent une touche de confort appréciable. Seul bémol : l’eau chaude est intermittente et la pression assez faible. Tout est fonctionnel, sans ostentation, mais rien ne manque. Le petit réfrigérateur garde boissons et fruits au frais, la bouilloire électrique devient indispensable pour les thés du soir, et la télévision à écran plat reste discrète, presque secondaire face au calme environnant. Le coffre-fort rassure pour les documents et objets importants, tandis que les petits détails pratiques, comme l’étendoir ou le sèche-cheveux, rendent le séjour plus simple.
L’accueil à la réception est chaleureux et efficace. Un verre d’accueil bien glacé nous réconforte après la route. Chaque matin, le petit-déjeuner inclus devient un moment clé de la journée. Nous le prenons tranquillement, entourés de verdure, avant de partir explorer les environs de Kanchanaburi. Il est très complet : œufs ou omelette, plats de viande cuisinés, saucisses, jambon et charcuteries, légumes thaï ou haricots rouges, fruits de saison… C’est un temps suspendu, simple mais précieux, où l’on planifie la suite du voyage tout en savourant le calme matinal.
Le tarif de 326 € pour 4 nuits avec petit-déjeuner inclus pour deux chambres rend l’expérience encore plus appréciable, tant le rapport entre confort, atmosphère et prix est équilibré.
Au fil des jours, le Good Times Resort s’impose comme bien plus qu’un simple hébergement. C’est un lieu de transition, entre les visites chargées d’histoire de Kanchanaburi et les moments de repos indispensables au voyage. Un endroit où l’on ralentit, où l’on se retrouve, et qui porte finalement très bien son nom.
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KANCHANABURI PUNG WAAN RESORT
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J1298 — Sai Yok, l’aventure au rythme de la rivière et de la jungle (Thaïlande)
J 1298 🔥 Hellfire Pass — Le passage de l’enfer, Kanchanaburi (Thaïlande)
2010 PONT DE LA RIVIERE KWAI KANCHANABURI THAÏLANDE
2010 KANCHANABURI PUNG WAAN RESORT THAÏLANDE
2010 KANCHANABURI Wat Tham Mangkon Thong, THAÏLANDE
20100207 NAKHOM PATHON, THAÏLANDE
2010 Jungle, mémoire et cascades : à la découverte du parc national de Sai Yok
LES LIENS
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Nous arrivons à Kanchanaburi en fin d’après‑midi, la lumière déclinante posant un voile d’or sur la rivière Kwaï, et c’est au