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Castelnaud, bastion vivant du Périgord Noir France

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Dominant la vallée de la Dordogne depuis son éperon rocheux, le château de Castelnaud ne se contente pas d’offrir un décor spectaculaire : il incarne, pierre après pierre, l’histoire militaire du Moyen Âge. Fondé au XIIᵉ siècle puis largement reconstruit au XIIIᵉ pour renforcer son dispositif défensif, il s’impose rapidement comme une place stratégique majeure. Tour à tour impliqué dans les conflits religieux entre catholiques et protestants, puis au cœur de la guerre de Cent Ans, Castelnaud a vu s’affronter Français et Anglais pour le contrôle de la vallée. À près de 150 mètres au-dessus du fleuve, sa position dominante permettait de surveiller la navigation, les terres agricoles et les axes de circulation, tout en maintenant un dialogue visuel constant avec les forteresses voisines de Beynac, Marqueyssac ou Fayrac.

Lorsque nous avons commencé à gravir le sentier escarpé menant au château, chaque pas semblait nous rapprocher un peu plus du passé. Peu à peu, la silhouette massive de Castelnaud s’est détachée au-dessus de nous, accrochée à la roche comme une sentinelle immuable depuis huit siècles. Le vent, chargé des odeurs de pierre chauffée par le soleil et de végétation sèche, montait de la vallée et semblait déjà murmurer les récits de sièges, d’armes et de combats.

L’architecture du château se lit comme un véritable manuel de fortification médiévale à ciel ouvert. Tours circulaires, courtines épaisses, mâchicoulis, archères étroites, escaliers en colimaçon taillés dans la masse : chaque élément répond à une logique défensive précise. La tour d’artillerie, ajoutée au XVIᵉ siècle, marque une évolution décisive des techniques militaires. Ses canons en batterie, ses trappes et ses systèmes de cordages illustrent l’adaptation progressive des châteaux à l’ère de la poudre. À l’intérieur, les vastes salles voûtées accueillent une collection remarquable d’armes et d’armures, mise en valeur par des maquettes animées et des dispositifs immersifs, dont celle du siège de 1442, épisode clé où les troupes françaises de Charles VII reprirent définitivement le château aux Anglais.

Dès le franchissement du pont-levis, nous avons été happés par l’atmosphère médiévale du lieu. Les enfants, d’abord impressionnés par la hauteur des murailles et l’austérité des pierres, se sont rapidement laissé gagner par l’enthousiasme. Ici, tout semble pensé pour qu’ils deviennent, le temps d’une visite, chevaliers, arbalétriers ou stratèges en herbe. Nous les avons vus courir d’une salle à l’autre, les yeux brillants devant les armures étincelantes, les longues épées, les hallebardes et les arbalètes soigneusement exposées.

La visite, accessible toute l’année, se fait librement et s’enrichit de bornes interactives, de trompe-l’œil grandeur nature et de mises en scène qui redonnent vie aux espaces. Les enfants peuvent participer à une chasse au trésor, enfiler des costumes médiévaux ou plonger dans l’univers des chevaliers à travers une exposition Playmobil® renouvelée chaque saison. À l’extérieur, les machines de siège reconstituées — trébuchets, mangonneaux, bombardes — impressionnent par leur taille et leur ingénierie. Lors des démonstrations, elles sont mises en mouvement, faisant vibrer les remparts et résonner l’histoire dans toute la vallée. Un jardin médiéval complète le parcours, offrant une parenthèse plus calme, entre plantes médicinales et aromatiques utilisées au Moyen Âge.

Nous avons parcouru ensemble les salles du musée, chacune racontant un pan différent de l’histoire du château. Dans la salle des armures, nous nous sommes attardés devant les pièces du XVIᵉ siècle, finement gravées, où l’esthétique contraste avec la fonction guerrière. Dans la salle des armes d’hast, les enfants tentaient d’imaginer comment manier une vouge ou une hallebarde sans perdre l’équilibre. Puis, dans la salle de l’artillerie, nous avons découvert la veuglaire, ce canon du XVe siècle retrouvé dans la Dordogne, encore chargé de poudre noire : un fragment de guerre figé dans le temps, saisissant par sa simple présence.

La maquette animée du siège de 1442 a captivé toute la famille. Les enfants commentaient les déplacements des troupes, les tirs des machines de siège, les stratégies déployées de part et d’autre des remparts. Ensemble, nous avons ressenti la tension de ces semaines décisives où la forteresse, alors occupée par les Anglais, a fini par tomber aux mains des forces françaises.

À l’extérieur, les démonstrations ont donné chair à tout ce que nous venions d’apprendre. Le tir au trébuchet a marqué les esprits : le claquement sec des cordages, la trajectoire du projectile, l’écho répercuté par les falaises. Fascinés, les enfants ont multiplié les questions, auxquelles le médiateur répondait avec passion, dévoilant les secrets de ces machines colossales. Ils ont ensuite enfilé des costumes médiévaux, manié des arbalètes d’entraînement et participé à des ateliers pour apprendre à reconnaître les blasons et comprendre les codes de la chevalerie.

Seule la forge nous a laissés légèrement sur notre faim. Les enfants s’attendaient à voir naître une épée ou un fer de lance sous les coups du marteau, mais la démonstration se limitait à la fabrication de clous et de pointes de flèches. Un détail mineur dans une visite par ailleurs d’une grande richesse.

Depuis les hauteurs du château, la vue est saisissante. La Dordogne serpente en contrebas, bordée de collines boisées et de falaises calcaires aux strates bien visibles. Les villages en pierre blonde s’accrochent au relief, les champs dessinent un patchwork de verts et d’ocres, et l’on aperçoit parfois les canoës glissant silencieusement sur l’eau. Face à nous, les jardins de Marqueyssac ondulent sur la colline, tandis que la forteresse de Beynac se dresse à l’horizon, fière et silencieuse, comme un adversaire immuable.

Depuis les remparts, nous avons pris le temps de respirer. Le panorama embrassait toute l’âme du Périgord Noir : nature, histoire et architecture intimement mêlées. Nous avons quitté Castelnaud avec la sensation d’avoir vécu une journée hors du temps. Les enfants parlaient encore de chevaliers, de sièges et de machines de guerre en redescendant le sentier, tandis que nous avions le sentiment d’avoir partagé avec eux un fragment d’histoire vivante, incarnée, profondément humaine.

Le château est ouvert tous les jours, avec des horaires variables selon la saison. En janvier, il accueille les visiteurs de 14h à 17h, avec une dernière admission une heure avant la fermeture. Le tarif est de 13,60 € pour les adultes, 6,80 € pour les enfants de 10 à 17 ans, et gratuit pour les moins de 10 ans. Un billet jumelé avec les Jardins de Marqueyssac est proposé en hiver, pour prolonger l’expérience entre patrimoine et paysages.

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🧀🍷 Ti’Malo, escale gourmande au bord de la Dordogne

Sur la rive paisible de la Dordogne, entre Maleville et Beynac, la brasserie Ti’Malo nous a offert une parenthèse de fraîcheur et de générosité. Installés en terrasse, bercés par le clapotis de l’eau et le va-et-vient des canoës, nous avons savouré une cuisine simple, locale, et franchement réjouissante.

Le Camembert rôti au lait cru, servi dans sa petite terrine, fondait doucement, strié en croisillons, accompagné de jambon italien finement tranché, de frites dorées, et d’une salade croquante nappée de balsamique. Un plat rustique et fondant, parfait pour partager. Le tartare de bœuf au couteau, préparé maison, était relevé juste ce qu’il faut, avec ses condiments bien dosés et son jaune d’œuf brillant posé au sommet — un classique revisité avec soin. Et pour les plus jeunes, le croque-monsieur maison, gratiné à souhait, a fait l’unanimité : croustillant, généreux, servi avec frites et salade, il a été englouti avec enthousiasme.

L’ambiance est détendue, le service chaleureux, et le cadre… magique. Entre deux bouchées, on admire les falaises de Beynac, les reflets changeants de la rivière, et les hirondelles qui dansent au-dessus des toits. Une halte idéale après la visite du château ou une descente en canoë.

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