Édimbourg, capitale du whisky et des légendes Écosse
La Royal Mile, artère emblématique d’Édimbourg, nous plonge dans huit siècles d’histoire entre château, cathédrale, tavernes et passages secrets. Chaque pierre y raconte une légende, chaque façade une époque.
🏰 Royal Mile – la voie royale entre pierre et mémoire
Le lendemain, nous entamons notre exploration d’Édimbourg par son cœur battant : la Royal Mile, cette rue mythique qui relie le Château d’Édimbourg au Palais de Holyroodhouse sur près de 1,8 km, soit un mile écossais. Anciennement appelée Via Regis, elle fut dès le XIIe siècle le chemin des processions royales, des cortèges funèbres et des révoltes populaires.
La Royal Mile est une succession de tronçons : Castlehill, Lawnmarket, High Street, Canongate, et enfin Abbey Strand. On y retrouve une architecture médiévale et gothique, avec des bâtiments en pierre sombre, des passages voûtés comme Anchor Close, des enseignes suspendues sculptées, et des portes rouges qui contrastent avec les façades austères.
Les clochers, tourelles, et horloges suspendues (comme celle du Tolbooth) ponctuent la rue, tandis que les pubs, boutiques de tartan, et musées animent les rez-de-chaussée. On croise des double-deckers vintage, des cornemuses, et des passants venus du monde entier.
🏰 St Giles’ Cathedral – entre foi, feu et réformes
La cathédrale St Giles d’Édimbourg est bien plus qu’un édifice religieux : elle est le cœur battant de l’histoire spirituelle, politique et sociale de l’Écosse. Dressée sur le Royal Mile, elle accompagne la ville depuis près de neuf siècles, observant réformes, incendies, révoltes et renaissances, tout en conservant sa flèche en forme de couronne comme repère immuable dans le ciel de la capitale.
Fondée vers 1124, sous le règne de David Ier, St Giles est dédiée à saint Gilles, protecteur des estropiés et des lépreux, figure particulièrement vénérée au Moyen Âge. À l’origine simple église romane, elle connaît très tôt une histoire tourmentée. En 1385, un violent incendie la ravage presque entièrement, avant qu’elle ne soit reconstruite et élevée au rang d’église collégiale en 1466, sous l’autorité du pape Paul II. C’est à cette époque que s’impose sa silhouette gothique et que s’élève sa célèbre flèche couronnée, symbole à la fois de royauté, d’indépendance et de résistance spirituelle.
Le XVIᵉ siècle marque un tournant décisif. En 1559, en pleine Réforme écossaise, St Giles devient le théâtre des prêches enflammés de John Knox, figure centrale du protestantisme presbytérien. Ses sermons, austères et passionnés, façonnent durablement l’identité religieuse du pays. Knox prêche ici jusqu’à sa mort en 1572 ; il repose aujourd’hui non loin de là, sous les pavés d’un parking adjacent, humble contraste avec l’ampleur de son héritage.
L’église est aussi le théâtre de tensions politiques majeures. En 1637, une tentative d’imposer le culte anglican déclenche une émeute restée célèbre : une fidèle, Jenny Geddes, aurait lancé son tabouret en direction du prêtre, geste fondateur d’un mouvement de résistance qui mènera aux guerres des évêques. St Giles devient alors non seulement un lieu de foi, mais aussi un symbole de la défense des libertés religieuses écossaises.
À l’intérieur, l’architecture raconte cette histoire complexe. La lumière traverse des vitraux pour la plupart recréés au XIXᵉ siècle, dont certains rendent hommage à John Knox. Les piliers massifs et la nef rappellent que l’édifice a longtemps servi à des usages multiples : lieu de culte bien sûr, mais aussi espace civique, marché couvert, salle de réunion, voire prison temporaire. Jusqu’au XIXᵉ siècle, on pouvait encore apercevoir sur certaines pierres des traces de suie, vestiges de l’incendie médiéval.
Joyau discret mais somptueux, la chapelle du Chardon, ajoutée en 1911, offre un contraste saisissant. Dédiée à l’Ordre du Chardon, la plus haute distinction chevaleresque écossaise, elle se distingue par ses boiseries finement sculptées, peuplées d’anges, de saints, de symboles héraldiques et de détails facétieux. On y découvre notamment des licornes, emblème national de l’Écosse, dissimulées dans les ornements, rappelant que la solennité écossaise sait aussi se parer d’humour.
Bien que communément appelée cathédrale, St Giles n’en est pas une au sens épiscopal : l’Église d’Écosse est presbytérienne et ne reconnaît pas d’évêques. Elle n’en demeure pas moins l’église-mère du presbytérianisme, accueillant encore aujourd’hui offices religieux, concerts, cérémonies nationales et commémorations. Une statue en bronze de John Knox, installée côté nord en 1904, veille symboliquement sur ce lieu qui fut le théâtre de son combat spirituel.
Entrer à St Giles, c’est pénétrer dans un livre d’histoire à ciel voûté, où chaque pierre murmure les luttes de foi, les fractures politiques et les renaissances successives de l’Écosse. Entre austérité protestante et raffinement gothique, la cathédrale demeure l’un des témoignages les plus puissants de l’âme écossaise, indissociable d’Édimbourg et de son Royal Mile.
#StGilesCathedral #RoyalMileÉdimbourg #ChroniquesDeFoi #JohnKnox #RéformeÉcossaise #VoyageAvecNous #CompliceDesPierres #ThistleChapel #ArchitectureGothique #MémoireÉcossaise
🏛️ Canongate Kirk – simplicité et royauté au cœur du Mile
Au bas du Royal Mile, à quelques pas du palais de Holyroodhouse, la Canongate Kirk incarne une autre facette du sacré écossais : plus discrète, plus épurée, mais intimement liée au pouvoir et à l’histoire du royaume. Là où St Giles impressionne par sa grandeur et son tumulte, Canongate Kirk invite au silence et au recul, comme une respiration avant la fin du Mile.
Après la Réforme écossaise, les habitants du quartier de Canongate utilisaient encore l’abbaye de Holyrood pour leurs offices. Mais en 1672, le Conseil privé écossais interdit cette pratique afin de réserver l’abbaye à son rôle de Chapelle royale. Le roi James VII ordonna alors la construction d’une nouvelle église paroissiale. Les fonds provenaient d’un legs ancien laissé par Thomas Moodie, riche marchand d’Édimbourg, dont les armoiries ornent toujours la façade comme une signature discrète de gratitude et de mémoire civique.
Achevée en 1691, la Canongate Kirk devint le cœur spirituel de Canongate, alors ville indépendante, avant son rattachement officiel à Édimbourg en 1856. Cette autonomie passée se ressent encore dans l’identité du lieu, à la fois paroisse de quartier et église royale.
L’architecture reflète cette singularité. Conçue par James Smith, l’église se distingue par son fronton à pignon d’inspiration hollandaise, un style rare en Écosse qui rompt avec les codes gothiques dominants. Au sommet, un cerf surmonté d’une croix rappelle la légende fondatrice du roi David Ier, qui aurait vu apparaître un cerf miraculeux lors d’une chasse en 1128 — vision à l’origine de la fondation de Holyrood Abbey. Ce symbole relie Canongate Kirk à une continuité spirituelle bien plus ancienne que ses murs ne le laissent supposer.
À l’intérieur, tout est volontairement sobre et lumineux. Les murs blancs, les boiseries peintes en bleu doux et les larges fenêtres laissent entrer une lumière paisible, presque méditative. Ici, pas de surcharge décorative : l’espace privilégie la clarté et l’écoute, fidèle à l’esprit presbytérien. Cette simplicité tranche avec la richesse architecturale de St Giles et souligne la diversité des expressions religieuses au sein même du Royal Mile.
La Canongate Kirk appartient à l’Église d’Écosse et joue un rôle unique : elle est la paroisse officielle du palais de Holyroodhouse et du Parlement écossais, mais aussi — fait plus inattendu — celle du château d’Édimbourg, malgré la distance. Ce lien symbolique unit ainsi les trois pôles du pouvoir écossais : monarchique, législatif et historique.
La relation avec la famille royale est bien vivante. Elizabeth II assistait régulièrement aux offices lors de ses séjours à Holyrood, et un cerisier planté en 1952 dans l’enceinte de l’église commémore sa première visite en tant que souveraine. Plus récemment, en 2011, la Canongate Kirk a accueilli le mariage de Zara Phillips, petite-fille de la reine, avec le rugbyman Mike Tindall, rappelant que ce lieu discret reste profondément ancré dans la vie contemporaine de la monarchie.
Marquée par un incendie en 1863, puis par plusieurs campagnes de restauration, l’église a évolué sans perdre son âme. La suppression des galeries en 1950 a ouvert l’espace et renforcé la lumière naturelle, accentuant encore cette impression de calme maîtrisé.
La Canongate Kirk n’élève pas la voix. Elle murmure l’histoire d’une Écosse presbytérienne, royale et populaire à la fois, où la foi se vit sans ostentation. À l’extrémité du Royal Mile, elle apparaît comme un seuil : entre la ville et le palais, entre l’histoire et le présent, entre le pouvoir et l’intime.
#CanongateKirk #RoyalMileEdimbourg #VoyageAvecNous #ÉgliseDuSpeysideUrbain #ChroniquesDeFoi #CompliceDeLaVille #ArchitectureSobre #ÉcosseEtRoyauté
Les ruelles pavées, les lampadaires noirs, les passages étroits entre les immeubles, les marchés couverts sous verrière et les sculptures colorées au-dessus des portes donnent à la Royal Mile une ambiance de théâtre vivant. On y sent l’histoire sous les semelles, entre pluie fine, murmures de pierre, et reflets dorés sur les vitres.
Hashtags
#RoyalMileEdimbourg #VoyageAvecNous #ChroniquesDePierres #OldTownByNight #CompliceDeLaVille #ÉdimbourgGothique #CornemuseEtVitraux #FlânerieUrbaine #ArchitectureÉcossaise #PassagesSecrets
🏛️ Old Royal High School – savoir, pouvoir et héritage au sommet de Calton Hill
Dominant Édimbourg depuis les pentes de Calton Hill, l’Old Royal High School est l’un des bâtiments les plus emblématiques — et pourtant méconnus — de la capitale écossaise. Ancienne institution éducative parmi les plus prestigieuses du pays, elle incarne à la fois l’idéal humaniste des Lumières écossaises et les débats contemporains sur la mémoire, l’usage et la préservation du patrimoine.
Fondée au XVIᵉ siècle, la Royal High School of Edinburgh est l’une des plus anciennes écoles d’Écosse. Elle forma des générations d’intellectuels, de juristes et d’hommes politiques, dont Walter Scott, Henry Dundas ou encore Adam Ferguson, figures majeures de l’histoire intellectuelle britannique. L’école s’installe sur Calton Hill au début du XIXᵉ siècle, à une époque où Édimbourg se rêve en « Athènes du Nord ».
Le bâtiment actuel, achevé en 1829, est l’œuvre de l’architecte Thomas Hamilton, également auteur du Royal College of Surgeons. Inspirée de l’architecture grecque antique, l’Old Royal High School adopte un style néoclassique austère et monumental, avec son portique à colonnes doriques, son plan symétrique et sa pierre claire. L’édifice dialogue visuellement avec les autres monuments de Calton Hill — le National Monument, l’Observatory House ou le Nelson Monument — formant un ensemble civique et symbolique unique en Europe.
Au-delà de sa fonction éducative, le lieu revêt une dimension politique majeure. Entre 1979 et 2004, il abrite les salles de réunion de l’Assemblée écossaise, puis du premier Parlement écossais rétabli avant son transfert à Holyrood. C’est ici que se sont tenus les débats fondateurs de la dévolution, donnant au bâtiment un rôle clé dans la renaissance institutionnelle de l’Écosse moderne.
Depuis le départ du Parlement, l’Old Royal High School est au cœur de vifs débats. Projets de reconversion hôtelière, propositions de musée ou de centre civique, mobilisations citoyennes pour une réutilisation publique : le bâtiment cristallise les tensions entre valorisation économique et préservation du bien commun. Fermé au public, il demeure néanmoins un repère puissant dans le paysage urbain et la conscience collective.
Silencieuse mais imposante, l’Old Royal High School regarde la ville depuis sa colline comme un témoin attentif des cycles de l’histoire écossaise : le savoir, la gouvernance, puis l’attente d’un nouveau rôle. Un lieu suspendu, à la fois monument, mémoire et promesse.
Hashtags
#OldRoyalHighSchool #CaltonHill #Edimbourg #AthènesDuNord #ArchitectureNéoclassique #MémoireÉcossaise #ParlementÉcossais #PatrimoineEnDébat #VoyageAvecNous
🕰️ Canongate Tolbooth – justice, temps et pouvoir au bas du Royal Mile
Au cœur du Canongate, à l’extrémité orientale du Royal Mile, se dresse l’un des bâtiments civils les plus anciens et les plus expressifs d’Édimbourg : le Canongate Tolbooth. Avec sa tour élancée coiffée d’une horloge, il incarne la mémoire d’une ville autrefois indépendante, où se mêlaient justice, administration, châtiment public et vie quotidienne.
Édifié en 1591, le Tolbooth servait à la fois de mairie, de tribunal, de prison et de centre administratif du burgh de Canongate, alors distinct d’Édimbourg. Son rôle était central dans la gestion de la cité : on y rendait la justice, on y percevait les taxes, on y enfermait débiteurs, vagabonds et contrevenants aux lois locales. Le terme tolbooth vient de toll booth, le lieu où l’on collectait les droits de passage et d’échange.
L’architecture du bâtiment est typique du style vernaculaire écossais de la fin du XVIᵉ siècle. Les murs de pierre sombre, épais et irréguliers, traduisent une fonction défensive autant que symbolique. La tour horloge, ajoutée au début du XVIIᵉ siècle, rythmait la vie urbaine et rappelait à tous l’autorité municipale. Juste au-dessus de l’entrée, un cartouche sculpté porte les armoiries du burgh de Canongate et la devise biblique : “Sic itur ad astra” — « Ainsi s’élève-t-on vers les étoiles », formule ironique au regard du sort réservé à nombre de prisonniers.
À l’intérieur, les cellules étaient étroites, sombres et humides. Des figures historiques y furent détenues, parmi lesquelles des covenanters, opposants religieux au pouvoir royal au XVIIᵉ siècle. Les conditions de détention, souvent brutales, rappellent une époque où la justice était autant dissuasive que punitive, et où l’exposition publique de la peine faisait partie intégrante de l’ordre social.
Avec le rattachement de Canongate à Édimbourg au XIXᵉ siècle, le Tolbooth perdit progressivement sa fonction judiciaire. Il échappa toutefois à la démolition et fut intégré au tissu urbain moderne. Aujourd’hui, il fait partie du People’s Story Museum, consacré à l’histoire sociale des habitants d’Édimbourg, et abrite également le Tolbooth Tavern, lieu populaire où se croisent voyageurs et habitués, prolongeant autrement la vocation sociale du site.
Face au Parlement écossais et à quelques pas du palais de Holyrood, le Canongate Tolbooth demeure un repère temporel sur le Royal Mile : un bâtiment qui raconte, par sa seule silhouette, les liens étroits entre pouvoir, loi et quotidien dans l’histoire écossaise.
Hashtags
#CanongateTolbooth #RoyalMile #Edimbourg #HistoireÉcossaise #ArchitectureVernaculaire #JusticeEtPouvoir #PeopleStoryMuseum #CompliceDesPierres #VoyageAvecNous
⛪ St Columba’s Church – mémoire gaélique et spiritualité des Highlands à Édimbourg
À quelques pas du tumulte du Royal Mile, nichée dans le calme feutré de Upper Grayfriars, St Columba’s Church offre un visage différent d’Édimbourg : celui de la mémoire gaélique, de la foi presbytérienne et du lien profond entre la capitale et les Highlands. Discrète, presque cachée, cette église est pourtant l’un des lieux spirituels et culturels les plus singuliers de la ville.
Fondée en 1843, l’église naît dans le contexte du Disruption, la grande scission de l’Église d’Écosse qui voit la création de la Free Church. St Columba’s est alors conçue comme une paroisse dédiée aux locuteurs gaéliques, nombreux à Édimbourg à la suite des Highland Clearances et des migrations économiques. Elle devient rapidement un point d’ancrage pour les communautés venues des Hébrides, de Skye ou du nord-ouest de l’Écosse, préservant langue, chants et traditions dans un environnement urbain.
L’édifice actuel, construit à la fin du XIXᵉ siècle, adopte un style néo-gothique sobre, caractéristique des églises presbytériennes. Les lignes sont épurées, la pierre grise domine, et la verticalité invite au recueillement sans ostentation. À l’intérieur, la lumière naturelle joue un rôle central, mettant en valeur le bois clair, la simplicité du mobilier et l’acoustique remarquable, particulièrement adaptée au chant psalmique gaélique.
Dédiée à saint Columba (Colum Cille), moine irlandais du VIᵉ siècle et évangélisateur de l’Écosse depuis l’île d’Iona, l’église s’inscrit dans une filiation spirituelle forte. Columba symbolise la transmission, le passage entre les mondes — Irlande et Écosse, paganisme et christianisme, oralité et écriture — autant de thèmes qui résonnent avec l’histoire de cette paroisse urbaine mais profondément enracinée dans les Highlands.
Aujourd’hui encore, St Columba’s est l’une des rares églises d’Édimbourg où l’on célèbre des offices en gaélique écossais, accompagnés de psaumes chantés selon la tradition du precenting the line. Le lieu accueille également concerts, conférences et événements culturels liés à la langue et à l’identité gaéliques, faisant de l’église un espace vivant, à la croisée du sacré et du patrimoine immatériel.
Dans une ville souvent associée à la pierre, au pouvoir et à l’intellect, St Columba’s Church rappelle une autre Écosse : celle de la mémoire orale, des îles, du chant et de l’exil. Un lieu discret, mais profondément habité.
Hashtags
#StColumbasChurch #GaelicHeritage #Edimbourg #HighlandsInTheCity #MémoireGaélique #ÉglisePresbytérienne #CompliceDesPierres #VoyageAvecNous
🌙 Old Town by night – entre pierres, lumières et murmures
Avant de dîner, nous prenons le temps de flâner dans Old Town, là où Édimbourg révèle son âme nocturne. Les pavés brillent sous la pluie fine, les façades gothiques s’illuminent doucement, et les lampadaires victoriens projettent des ombres longues sur les murs de pierre. L’ambiance est feutrée, presque théâtrale — comme si la ville elle-même se préparait à jouer une pièce.
Les passants croisent des joueurs de cornemuse en tenue traditionnelle, postés devant les portes ornées de bâtiments historiques. Leurs notes résonnent dans les ruelles étroites, entre les pubs animés et les vitrines éclairées. On croise des silhouettes emmitouflées, des rires qui s’échappent des tavernes, et des reflets dorés dans les vitres embuées.
C’est une promenade complice, entre lumières tamisées, pierres anciennes, et effluves de malt. Old Town la nuit, c’est un décor vivant, un tableau mouvant où chaque pas ajoute une touche à la toile.
Et bientôt, nous descendrons dîner — mais pour l’instant, nous savourons la ville comme un prélude.
#OldTownByNight #ÉdimbourgNocturne #VoyageAvecNous #ChroniquesDePierres #CompliceDesLumières #CornemuseEtPavés #AmbianceÉcossaise #FlânerieUrbaine #AvantLeDîner
Une soirée écossaise au Royal Mile Tavern, entre pintes, musique et chaleur humaine
Notre journée s’achève dans les ruelles pavées d’Édimbourg, là où l’histoire se mêle aux rires des pubs. Sur la célèbre Royal Mile, nous poussons la porte du Royal Mile Tavern, un établissement typiquement écossais qui ne triche pas avec l’ambiance. Murs lambrissés, lumières tamisées, banquettes en cuir et effluves de malt : tout ici respire la convivialité et le goût du vrai.
Dès notre arrivée, l’accueil est chaleureux. Derrière le comptoir, plus de 100 whiskies nous attendent, du Speyside fruité au Highland tourbé, en passant par quelques raretés bien gardées. Les bières locales coulent à flot, avec des ales artisanales qui changent au fil des semaines. On hésite entre une pinte de Tennent’s bien fraîche ou une IPA plus audacieuse, avant de se laisser tenter par un dram de Glenfiddich 15 ans, histoire de prolonger le fil de notre journée.
Côté assiette, le pub grub est à l’honneur : haggis, neeps & tatties, burgers généreux, fish & chips croustillant, le tout préparé avec des produits locaux et une touche maison. C’est simple, copieux, et parfaitement adapté à l’ambiance. On mange, on trinque, on échange avec les habitués — certains viennent ici chaque soir, d’autres sont de passage comme nous, mais tous partagent ce goût pour l’authenticité.
Et puis, à partir de 22h, la musique s’installe. Un guitariste s’installe près du miroir gravé, entonne des airs folk et quelques classiques revisités. L’atmosphère devient électrique, les pintes s’entrechoquent, les sourires se multiplient. C’est une fin de soirée comme on les aime : spontanée, chaleureuse, écossaise dans l’âme.
👉 Pour revivre cette ambiance et découvrir notre carnet de route complet, rendez-vous sur nos vidéo & vidéo2
#RoyalMileTavern #EdinburghNights #WhiskyAndMusic #PubÉcossais #VoyageEnÉcosse #LiveMusicScotland #WhiskyLovers #VoyageAvecNous #SoiréeÉcossaise #RoyalMileVibes
🥃 Scotch Whisky Experience – un tourbillon malté au cœur d’Édimbourg
Juste au pied du château d’Édimbourg, là où la pierre volcanique domine la ville, la Scotch Whisky Experience propose une entrée ludique et sensorielle dans l’univers du whisky écossais. Plus qu’un musée, c’est une immersion pensée pour éveiller la curiosité, mêlant pédagogie, spectacle et dégustation, le tout dans un cadre résolument accessible.
La visite débute de façon inattendue : installés dans un petit tonneau motorisé, nous voilà embarqués dans un parcours immersif à travers les grandes étapes de la fabrication du whisky. De l’orge maltée aux alambics de cuivre, de la fermentation à la maturation en fûts de chêne, les images, les sons et les odeurs accompagnent le récit, rendant compréhensible un savoir-faire parfois complexe. Le ton est clair, presque narratif, sans jamais tomber dans la simplification excessive.
Vient ensuite le temps de la découverte sensorielle. Autour d’une grande table circulaire, les régions du whisky écossais se dessinent : Highlands, Lowlands, Speyside, Islay et Campbeltown. Chaque terroir est expliqué à travers ses paysages, son climat et ses profils aromatiques, permettant de comprendre pourquoi un whisky peut être floral, tourbé, fruité ou maritime. Même les néophytes s’y retrouvent, guidés dans l’art subtil de la dégustation.
Le point d’orgue de la visite se trouve dans la vault room, qui abrite l’une des plus grandes collections de whisky au monde, avec près de 3 500 bouteilles exposées. Alignées dans un décor spectaculaire, elles racontent à elles seules l’histoire, la diversité et la créativité du scotch whisky. Le lieu impressionne autant par sa scénographie que par ce qu’il représente : la mémoire liquide de l’Écosse.
La visite s’achève naturellement par une dégustation, incluse dans la plupart des formules, avec un verre souvenir gravé. Le whisky proposé varie selon le billet choisi, mais l’expérience reste conviviale, jamais élitiste. La boutique et le bar permettent de prolonger le plaisir, face à l’un des plus beaux panoramas de la ville.
La Scotch Whisky Experience est idéale pour une première approche, ou comme mise en perspective après la visite des distilleries du Speyside. Un lieu où l’on comprend que le whisky, en Écosse, est autant une culture qu’un breuvage.
Hashtags
#ScotchWhiskyExperience #Edimbourg #WhiskyÉcossais #CultureMaltée #RoyalMile #VoyageAvecNous #EspritÉcossais #Dégustation
🏰 Château d’Édimbourg – sentinelle de pierre au-dessus de l’Écosse
Nous gravissons l’esplanade balayée par le vent, et déjà le château d’Édimbourg s’impose à nous comme une forteresse hors du temps. Perché sur son rocher volcanique, vestige d’un ancien volcan éteint depuis plus de 300 millions d’années, il domine la ville avec une autorité presque silencieuse. Ici, chaque pas résonne d’histoire, et l’on comprend vite pourquoi ce lieu fut, pendant des siècles, le cœur militaire, politique et symbolique de l’Écosse.
En franchissant les portes, nous entrons dans l’un des sites les plus disputés d’Europe. Fortifications médiévales, remparts massifs, cours intérieures et bâtiments austères racontent une histoire faite de sièges, de trahisons et de résistances. Le château changea de mains à de nombreuses reprises durant les guerres d’indépendance, passant des Écossais aux Anglais puis revenant à la couronne d’Écosse, souvent au prix du sang. Les pierres que nous touchons ont vu défiler rois, soldats, prisonniers et conspirateurs.
Nous avançons vers le cœur du complexe, où se dressent les bâtiments royaux. Dans la Great Hall, aux poutres monumentales, nous imaginons les banquets et les conseils de guerre, tandis que les armes exposées rappellent que le pouvoir ici s’exerçait d’abord par la force. Un peu plus loin, la chapelle Sainte-Marguerite, minuscule et émouvante, semble résister au temps. Construite au début du XIIᵉ siècle, c’est le plus ancien édifice de la ville encore debout. Son silence contraste avec la rudesse des remparts, comme une respiration au cœur de la forteresse.
Les légendes s’invitent naturellement dans la visite. On murmure que les souterrains sont hantés par un joueur de cornemuse disparu lors d’une exploration jamais revenue à la surface. Et lorsque nous approchons des Joyaux de la Couronne écossaise, exposés avec solennité, nous ressentons presque le poids symbolique de cette monarchie farouchement attachée à son indépendance. Juste à côté repose la Stone of Destiny, pierre sacrée sur laquelle furent couronnés les rois d’Écosse, enlevée par les Anglais au XIIIᵉ siècle puis restituée en 1996, non sans débats et émotions.
À treize heures précises, le tonnerre du One O’Clock Gun fend l’air. Le coup de canon, tiré sans interruption (sauf en temps de guerre) depuis le XIXᵉ siècle, nous surprend autant qu’il amuse. Autrefois repère horaire pour les navires du Firth of Forth, il est aujourd’hui l’un des rituels les plus emblématiques de la ville.
Et puis il y a la vue. Depuis les remparts, Édimbourg se déploie sous nos yeux, entre toits de la vieille ville, lignes géorgiennes de la New Town et collines lointaines. Le vent, la lumière changeante et le cri des mouettes donnent à ce panorama une intensité presque sauvage. On ne regarde pas la ville d’en haut, on la contemple comme un royaume vivant.
L’entrée du château coûte environ 19 à 22 £ par adulte, selon la saison et l’heure de réservation, un prix largement justifié par la richesse du site et le temps qu’on y passe. En quittant la forteresse, nous avons le sentiment d’avoir traversé bien plus qu’un monument : un condensé d’Écosse, brut, fier et indomptable.
Hashtags
#ChâteauDEdimbourg #EdinburghCastle #Écosse #ChroniquesÉcossaises #CompliceDesPierres #VoyageAvecNous #HistoireVivante #ForteresseDuTemps
Princes Street, entre pierre et poésie Descente royale vers l’âme écossaise
Depuis les remparts du château, nous entamons notre marche vers la ville. La vue s’ouvre sur Princes Street Gardens, écrin de verdure où les passants flânent entre statues et écureuils, tandis que le Scott Monument dresse sa flèche gothique noire vers le ciel, hommage imposant à Sir Walter Scott. Un spectacle de rue improvisé attire notre attention
Scott Monument — la fusée gothique d’Édimbourg
Érigé en 1840 dans les Princes Street Gardens, le Scott Monument rend hommage à Sir Walter Scott, écrivain écossais majeur, auteur de Rob Roy et Ivanhoé. À sa mort en 1832, la ville voulut lui dédier un monument digne de son influence. Un concours architectural fut lancé, et c’est le projet de George Meikle Kemp, autodidacte passionné de gothique, qui fut retenu.
Le monument, surnommé parfois la “fusée gothique”, s’élève à 61 mètres de haut. Sa silhouette sombre et élancée, ornée de gargouilles et de pinacles, domine Princes Street et impressionne par son style néogothique. Beaucoup le prennent pour une église, tant son allure est religieuse. Au centre, une statue monumentale de Walter Scott, sculptée en marbre de Carrara, trône sous l’arche principale
À l’intérieur, un escalier en colimaçon de 287 marches mène à plusieurs plateformes d’observation. De là, la vue embrasse le château, Calton Hill, Arthur’s Seat et la New Town. C’est l’un des meilleurs points de vue sur Édimbourg, mais aussi une expérience physique : la montée est étroite et vertigineuse, renforçant le caractère spectaculaire du lieu.
Le Scott Monument est plus qu’un hommage : c’est un symbole de l’identité culturelle écossaise, rappelant que la littérature a façonné l’image du pays autant que ses paysages. Il incarne l’“Athènes du Nord”, ce rêve d’une capitale où l’art et l’histoire se mêlent.
Aujourd’hui, il reste un passage incontournable pour les visiteurs, un lieu où l’on ressent la grandeur romantique de l’Écosse et la puissance de ses récits.
#ScottMonument #WalterScott #EdinburghViews #PrincesStreet #AthensOfTheNorth #VoyageAvecNous #ÉcosseGothique #EdinburghHeritage
Les façades géorgiennes de la New Town, élégantes et régulières, bordent la rue de leurs pierres blondes, abritant boutiques et cafés animés.
Mais au-delà de Princes Street, nos regards se portent vers la colline qui domine l’horizon : Calton Hill.
Calton Hill est l’un des lieux les plus emblématiques d’Édimbourg, offrant à la fois un panorama spectaculaire sur la ville et une plongée dans son histoire monumentale.
Calton Hill — l’Acropole d’Édimbourg
Située à l’est de Princes Street, Calton Hill est une colline volcanique de 103 mètres d’altitude, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Accessible en quelques minutes à pied depuis le centre, elle est à la fois un parc, un belvédère et un musée à ciel ouvert. Dès l’Âge du bronze, elle fut occupée, puis utilisée comme terrain militaire et lieu de rassemblement public.
Au XIXᵉ siècle, Édimbourg se rêvait en « Athènes du Nord ». Calton Hill devint alors son Acropole, avec des monuments néoclassiques inspirés de l’Antiquité. Le plus célèbre est le National Monument, conçu comme une réplique du Parthénon d’Athènes, mais resté inachevé faute de financement. À ses côtés, le Nelson Monument, tour commémorant la victoire de Trafalgar, domine la skyline. Le Dugald Stewart Monument, petit temple circulaire dédié au philosophe écossais, est devenu l’une des images les plus photographiées de la ville.
Au sommet, la vue est saisissante : le château d’Édimbourg, Arthur’s Seat, la New Town géorgienne et la mer du Nord se dévoilent dans un même regard. C’est un lieu de contemplation, mais aussi de vie culturelle, avec le siège du gouvernement écossais installé sur son versant sud.
Calton Hill est donc bien plus qu’un point de vue : c’est un symbole de l’identité écossaise, entre héritage classique, mémoire nationale et beauté naturelle. Une halte incontournable pour comprendre Édimbourg et ressentir son souffle historique.
#CaltonHill #EdinburghViews #AthensOfTheNorth #ScottishHeritage #VoyageAvecNous #ÉcosseMystique #EdinburghMonuments
Véritable musée à ciel ouvert, elle rassemble les silhouettes du National Monument, inachevé mais majestueux, du Nelson Monument, tour commémorative élancée, et du Dugald Stewart Monument, petit temple circulaire devenu icône photographique. La colline est un belvédère, un lieu de mémoire et de contemplation, où l’on vient admirer le coucher de soleil sur Arthur’s Seat, le château et les toits d’Édimbourg.
La descente est un voyage en elle-même : entre les jardins paisibles, les monuments qui racontent l’histoire, et les scènes de rue vibrantes — musiciens, artistes, passants cosmopolites, trams et vitrines illuminées. Princes Street et Calton Hill se répondent, l’une vivante et urbaine, l’autre contemplative et monumentale. Ensemble, elles offrent un portrait saisissant d’Édimbourg, entre mouvement et éternité.
#PrincesStreet #CaltonHill #EdinburghWalk #ScottMonument #NationalMonument #NelsonMonument #DugaldStewartMonument #VoyageAvecNous #ÉcosseUrbaine #EdinburghHeritage
#PrincesStreet #EdinburghWalk #ScottMonument #NewTownElegance #ScottishNationalGallery #BalmoralHotel #VoyageAvecNous #ÉcosseUrbaine #ScènesDeRue #ArchitectureÉcossaise
Calton Hill, le cimetière de Calton et le Palais de Holyrood — entre mémoire et majesté
Le lendemain, nous quittons l’animation des pubs pour une promenade plus contemplative. La montée vers Calton Hill nous conduit au cœur de l’“Athènes du Nord”. Là-haut, les silhouettes du National Monument, du Nelson Monument et du Dugald Stewart Monument se dressent comme des témoins de l’histoire écossaise, offrant un panorama saisissant sur la ville, le château et la mer du Nord.
En redescendant de Calton Hill, encore imprégnés du vent et des panoramas ouverts sur le Firth of Forth, nous franchissons les grilles du Old Calton Burial Ground. Le contraste est saisissant : après l’ampleur du paysage, voici un espace clos, presque secret, où la ville semble soudain se taire. Le bruit des rues s’atténue, remplacé par le froissement des feuilles et le cri lointain des mouettes. Ici, Édimbourg se raconte autrement, par la pierre funéraire et la mémoire.
Les stèles penchées, patinées par deux siècles de pluie et de gel, donnent au lieu une mélancolie toute écossaise. Certaines sont simples, gravées de noms presque effacés ; d’autres prennent la forme de mausolées sculptés, véritables mini-architectures néoclassiques ou gothiques, témoins d’une époque où même la mort se devait d’afficher le rang social. En déambulant entre ces monuments, nous lisons l’histoire d’une ville intellectuelle, commerçante et politique, marquée par les Lumières autant que par les révoltes.
Non loin de l’entrée repose David Hume, philosophe majeur du XVIIIᵉ siècle et figure emblématique des Lumières écossaises. Son tombeau cylindrique, volontairement sobre, intrigue par sa forme antique et son inscription minimaliste. On raconte que Hume, sceptique jusqu’au bout, aurait choisi ce monument dépouillé pour défier les superstitions et rappeler que la raison devait l’emporter sur la crainte de l’au-delà. Aujourd’hui encore, son nom attire curieux et admirateurs, comme un dernier dialogue entre pensée et silence.

Un peu plus loin, l’atmosphère change lorsque nous découvrons l’obélisque dédié aux martyrs politiques. Érigé en mémoire des réformateurs radicaux du XVIIIᵉ siècle, exilés ou déportés pour avoir réclamé davantage de droits et de représentation, il rappelle que l’histoire écossaise ne s’est pas écrite sans luttes. Ce monument, tourné vers la ville moderne, agit comme un rappel discret mais ferme : les libertés d’aujourd’hui ont souvent germé dans la répression et l’injustice.
Le Old Calton Burial Ground n’est pas un simple cimetière. C’est un livre ouvert, où se croisent philosophie, politique, architecture et destin individuel. En ressortant, nous jetons un dernier regard aux pierres inclinées, baignées par une lumière changeante. Loin d’être lugubre, le lieu nous laisse une impression de continuité : ici, les morts dialoguent encore avec la ville vivante, et Édimbourg, fidèle à elle-même, mêle la réflexion, la mémoire et la poésie du temps qui passe.

Un peu plus loin, à l’ombre des dernières collines, se profile le Palais de Holyrood, résidence officielle des souverains britanniques lorsqu’ils séjournent en Écosse. Ses façades majestueuses, longues et symétriques, s’imposent avec sobriété au milieu des jardins parfaitement entretenus, où la verdure semble apaiser la rigueur de la pierre. En franchissant les portes, nous pénétrons dans un univers où l’histoire se fait palpable : les appartements royaux racontent les vies et intrigues des Stuart, de la fascinante Marie d’Écosse à la monarchie contemporaine. Chaque pièce, chaque tapisserie, chaque portrait évoque des alliances, des trahisons et des drames qui ont façonné le destin écossais.
Au fil de notre déambulation, nous sentons que le lieu mêle subtilement l’intime et le politique : les salons accueillent encore aujourd’hui des cérémonies officielles, tandis que les couloirs résonnent de siècles de murmures et de décisions historiques. La lumière filtrant par les grandes fenêtres met en relief la richesse des dorures et des boiseries, et l’on peut presque imaginer les pas de rois et reines d’antan, les secrets chuchotés et les stratégies ourdies.
Ainsi, cette journée écossaise nous entraîne de la grandeur panoramique et symbolique de Calton Hill, à la mémoire silencieuse et émouvante du Old Calton Burial Ground, pour s’achever dans la majesté et la solennité du Palais de Holyrood. Trois visages d’Édimbourg, trois façons de dialoguer avec le temps, entre pierre, souvenirs et histoires vivantes qui continuent de résonner dans la ville.
#CaltonHill #OldCaltonCemetery #HolyroodPalace #EdinburghHeritage #AthensOfTheNorth #VoyageAvecNous #ÉcosseMystique #MémoireEtMajesté
🌊 Portobello Beach – sable, vagues et paella pour clore Édimbourg
Pour clore notre journée à Édimbourg sur une note plus légère et iodée, nous nous dirigeons vers Portobello Beach, la plage emblématique de la ville. À quelques kilomètres du centre, cette étendue de sable fin bordée d’une promenade animée offre un contraste saisissant avec la pierre sombre et les ruelles médiévales de la vieille ville. Nous marchons pieds nus sur le sable encore tiède par le soleil d’après-midi, tandis que le vent de la mer du Nord chasse nos derniers soupirs citadins et emporte avec lui l’odeur saline des vagues. Le panorama sur le Firth of Forth est spectaculaire, ponctué de bateaux de pêche, de mouettes audacieuses et, plus loin, de l’ombre lointaine des collines.
La promenade est un lieu de vie locale autant que de détente touristique. Cyclistes, joggers, familles et artistes de rue se croisent, créant une ambiance conviviale et vibrante. Après quelques pas sur le sable, l’heure est à la pause gourmande. Nous nous installons dans l’un des petits restaurants qui longent la promenade, où l’on peut savourer des fruits de mer fraîchement pêchés, mais aussi une paella généreuse, parfumée au safran et aux épices, mijotée à la perfection. La cuisson lente, le riz encore moelleux et le mélange de calamars, crevettes et moules font écho à l’atmosphère chaleureuse et maritime du lieu.
Assis face à la mer, nous dégustons notre plat en contemplant le soleil se refléter sur l’eau, les couleurs changeantes du ciel se mêlant aux éclats dorés des coquillages et aux reflets des voiliers. L’expérience est un délicieux équilibre entre saveurs et sensations, qui conclut notre visite d’Édimbourg de façon douce et immersive. La ville nous a offert ses pierres, son histoire et ses légendes ; la mer nous offre maintenant le calme, le goût et la lumière d’une Écosse plus tendre et inattendue.
Hashtags
#PortobelloBeach #Edimbourg #PaellaEtMer #EscapadeÉcossaise #VoyageAvecNous #ÉcosseGourmande #FinDeJournée #EntreVilleEtPlage
Sur les routes du Speyside – entre pierres, rivières et esprits du malt
Dès le lendemain matin, Édimbourg disparaît dans le rétroviseur. La ville attendra. Nous quittons la plaine côtière encore engourdie par la brume pour gagner l’intérieur des terres, là où l’Écosse se révèle d’abord par ses paysages, son silence et la lenteur de ses routes. Très vite, la géographie s’impose : collines arrondies, roches sombres, vallées glaciaires aux profils adoucis. Sous nos roues, le socle ancien du pays affleure — schistes, grès rouges, basaltes et granites, témoins d’une histoire géologique vieille de plus de 400 millions d’années, sculptée par les âges et les glaciations.
Les routes serpentent entre les landes et les forêts, bordées de murets de pierre et de ponts moussus comme celui de Craigellachie, vestige du XIXe siècle, jeté au-dessus de la Spey comme une arche entre deux mondes.
Le paysage se resserre, devient plus intime : la rivière Spey, claire et vive, serpente dans une vallée verdoyante, bordée de pins sylvestres, de bouleaux argentés et de feuillages d’automne flamboyants. Les eaux, filtrées par les roches siliceuses, nourrissent les distilleries depuis des siècles. Ici, la géologie devient gustative.
FAUNE ET FLORE
VIDEOS
RUSHS SHORTS & PODCASTS
AUTRES ARTICLES :
Logements & Restauration
Le Bridge Inn : première soirée à Édimbourg
À Édimbourg, la première soirée prend des airs de fête. Installés au Bridge Inn, nous découvrons une table où l’Écosse se raconte dans l’assiette. Pas de menu figé, mais des plats qui jouent la carte du terroir et de la convivialité.
Le repas s’ouvre avec un hamburger typiquement anglais, généreux et audacieux, garni de bacon croustillant, d’un steak saignant, mais surtout relevé par une touche locale : du haggis ou du boudin noir qui donnent au burger une identité écossaise bien affirmée. C’est un plat qui ne se contente pas de nourrir, il raconte une histoire de traditions revisitées.
En plat principal, impossible de passer à côté du classique fish and chips. La panure dorée, les frites épaisses et les petits pois écrasés complètent ce tableau britannique. C’est simple, populaire, mais tellement réconfortant, surtout accompagné d’une bière locale qui fait pétiller la soirée.
Et pour clore ce dîner d’anniversaire, un gâteau au chocolat riche et fondant, servi avec une boule de glace et une bougie discrète. Le dessert devient symbole : un clin d’œil sucré à la célébration, une touche de douceur dans une atmosphère chaleureuse.
Le Bridge Inn aura donc marqué cette arrivée à Édimbourg par une soirée gourmande et complice, où chaque plat, du burger au fish and chips, jusqu’au gâteau, a participé à l’anniversaire et à l’accueil écossais.
#BridgeInnEdimbourg #AnniversaireEnVoyage #BurgerÉcossais #HaggisBurger #FishAndChips #GâteauAuChocolat #ChroniquesDÉcosse #VoyageAvecNous #SaveursÉcossaises #CompliceDuSoir
Sunninghill Hotel : l’art de la table écossaise
Envie d’un bon repas après une journée de visite dans le Speyside ? L’hôtel Sunninghill à Elgin vous accueille dans une ambiance chaleureuse et traditionnelle, avec une cuisine écossaise généreuse et bien présentée.
Le plat que nous avons dégusté — un assortiment de fruits de mer avec saumon fumé, hareng mariné, crevettes et salade fraîche — illustre parfaitement le soin apporté à chaque assiette. Produits locaux, dressage soigné, service attentionné : tout est réuni pour une pause gourmande entre deux distilleries.
Pour découvrir l’expérience complète et nos impressions sur le restaurant, rendez-vous sur notre article dédié.
Vous y trouverez aussi nos conseils pour associer les plats aux whiskies du Speyside.
#Elgin #SunninghillHotel #SpeysideFood #ScottishCuisine #VoyageEnÉcosse #WhiskyEtGastronomie #VoyageAvecNous
Le Mash Tun — halte gourmande au cœur du Speyside

Lors de notre périple à travers les distilleries du Speyside, une adresse s’est imposée comme une évidence pour prolonger l’expérience : The Mash Tun, à Aberlour. Niché dans une bâtisse de pierre datant de 1896, ce pub-restaurant au charme authentique incarne l’esprit chaleureux et gourmand de la région.
À peine franchie la porte, on est accueilli par une atmosphère boisée, des murs tapissés de bouteilles et une carte qui fait honneur aux produits locaux. Le bœuf Angus, tendre et savoureux, y est servi avec générosité, accompagné de légumes grillés et d’une sauce maison qui réveille les papilles. C’est un plat qui parle autant au palais qu’à l’âme du Speyside.
Côté boissons, le Mash Tun ne déçoit pas : plus de 150 whiskies à la carte, dont de nombreuses expressions rares de Glenfarclas, Macallan ou Glenlivet, soigneusement alignées dans une vitrine qui ferait rêver n’importe quel amateur. Les bières locales, blondes ou brunes, complètent l’offre avec fraîcheur et caractère.
Entre deux distilleries, c’est l’endroit idéal pour se poser, échanger, et savourer l’Écosse dans ce qu’elle a de plus généreux.
#MashTun #Aberlour #SpeysideWhisky #AngusBeef #PubÉcossais #WhiskyLovers #VoyageEnÉcosse #Glenfarclas #WhiskyEtGastronomie #VoyageAvecNous
🍽️ Pause gourmande au Highlander Inn – entre haggis, houblon et chaleur boisée
Pour le déjeuner, nous faisons halte au Highlander Inn, une adresse aussi chaleureuse que son nom le promet. Niché dans un village du Speyside, ce pub-restaurant à la façade blanche et aux fenêtres vertes nous accueille avec ses boiseries patinées, ses banquettes à carreaux et ses murs ornés de cadres et de souvenirs maltés. L’ambiance est feutrée, complice, presque familiale — on s’y sent bien dès les premiers pas.
À peine installés, les effluves de cuisine nous mettent en appétit. Et c’est le moment idéal pour goûter au fameux haggis, ce plat emblématique de la tradition écossaise. Ici, il est revisité avec élégance : une tour de tranches de boudin noir, de viande hachée parfumée, nappée d’une sauce brune généreuse, le tout parsemé de ciboulette fraîche. L’assiette est rustique mais raffinée, et chaque bouchée révèle une richesse d’épices, de céréales et de textures.
Autour, les assiettes se succèdent :
- Un plat de nuggets dorés, servis dans une coupe métallique, accompagnés de frites épaisses, d’une salade croquante et d’une sauce tartare.
- Une lasagne gratinée, surmontée d’un pain à l’ail croustillant, entourée de crudités fraîches et de frites dorées.
- Et bien sûr, les pintes de bière — ambrées, crémeuses, parfois coiffées d’une mousse dense — qui ponctuent le repas d’un clin d’œil houblonné.
Le bar, en bois massif, aligne ses bouteilles et ses verres suspendus, tandis que les arômes de malt et de cuisine se mêlent dans une atmosphère de détente. C’est une pause gourmande, simple et généreuse, où le haggis devient complice, et le Highlander Inn un souvenir à part entière.
#HighlanderInn #PauseGourmande #HaggisÉcossais #CompliceDuMidi #VoyageAvecNous #PubDuSpeyside #ChroniquesDuMalt #CuisineEtHoublon #DéjeunerRustique #SaveursÉcossaises
De retour à Édimbourg, nous posons nos valises au Macdonald Holyrood Hotel, une adresse élégante et bien située, idéale pour se ressourcer entre deux explorations urbaines.
🏨 Macdonald Holyrood Hotel – confort feutré au pied du Royal Mile
Après les routes du Speyside et les distilleries aux toits d’ardoise, retour à la capitale écossaise. Nous nous installons au Macdonald Holyrood Hotel, situé sur Holyrood Road, à deux pas du Palais royal, du Parlement écossais et du Royal Mile. L’emplacement est stratégique : entre histoire, institutions et balades vers Arthur’s Seat, le volcan endormi qui veille sur la ville.
L’hôtel propose des chambres spacieuses, calmes grâce à leurs fenêtres à triple vitrage, avec coin salon, climatisation, plateau de courtoisie, et salle de bains en marbre. L’atmosphère est feutrée, entre moquette épaisse et mobilier classique. On y trouve aussi des chambres accessibles, bien pensées pour tous les voyageurs.
Le restaurant Surf & Turf Holyrood met à l’honneur les produits locaux : viandes écossaises, poissons frais, desserts maison, et une carte des vins bien fournie. Le petit-déjeuner buffet est copieux, avec options continentales et écossaises. L’après-midi, le tea time devient un rituel, avec pâtisseries et infusions dans un cadre élégant.
Le Vital & Wellbeing Club propose une piscine intérieure chauffée, un sauna, une salle de sport équipée Life Fitness, et des soins Elemis : massages, manucures, pédicures, soins du visage. Un moment de pause bienvenu après les pavés d’Édimbourg.
- Wi-Fi gratuit, service de chambre, conciergerie, blanchisserie, salles de réunion.
- À 400 m du Palais de Holyroodhouse, 500 m de Calton Hill, 1 km du Royal Mile, 1,5 km du Château d’Édimbourg.
- Parking disponible, réception 24h/24, service de taxi sur demande.
#MacdonaldHolyroodHotel #RetourÀÉdimbourg #VoyageAvecNous #ConfortÉcossais #RoyalMileÀDeuxPas #SpaEtWhisky #ChroniquesDeSéjour #CompliceDuRepos #HolyroodRoad
🍴 Dîner au Royal Café – saveurs marines au cœur d’Old Town Edimbourg
La nuit écossaise nous conduit dans la salle animée du Royal Café, niché dans les ruelles d’Old Town. L’endroit est bondé : les rires fusent, les conversations s’entremêlent, et le bar ne désemplit pas. Les places assises sont rares, disputées comme des trésors, mais nous parvenons à nous installer, happés par l’ambiance chaleureuse et bruyante qui fait tout le charme de ces soirées urbaines.
Nous commandons un plateau de fruits de mer servi chaud, véritable festin iodé. Les assiettes arrivent fumantes, généreuses et colorées :
- Huîtres charnues, légèrement grillées, qui éclatent en bouche avec une pointe saline.
- Langoustines et gambas, rosées et parfumées, nappées d’un beurre à l’ail.
- Homard et langouste, découpés avec soin, offrant une chair tendre et sucrée.
- Saint-Jacques, dorées à la poêle, fondantes et relevées d’une touche de citron.
Le tout est servi sur un lit de légumes croquants et accompagné de sauces maison, entre beurre citronné et mayonnaise relevée. Chaque bouchée est une immersion dans l’Atlantique, une célébration des saveurs marines.
Autour de nous, les verres s’entrechoquent, les pintes de bière écossaise circulent, et les serveurs jonglent entre les tables serrées. Les murs de pierre, éclairés par des lumières tamisées, ajoutent une touche d’intimité à ce tumulte joyeux. On se sent à la fois spectateurs et acteurs d’une scène vivante, où la gastronomie se mêle à la convivialité.
#RoyalCaféEdimbourg #OldTownByNight #FruitsDeMerÉcossais #VoyageAvecNous #ChroniquesDeTable #CompliceDuDîner #SaveursMarines #ÉdimbourgGourmand
Dîner à The Last Drop — saveurs écossaises et murmures d’histoire
La nuit tombe sur le quartier du Grassmarket, et les pavés d’Édimbourg brillent sous les lampadaires. Nous poussons la porte de The Last Drop, pub emblématique au nom chargé de légendes. Ici, chaque mur semble raconter une histoire — celle des dernières pendaisons publiques qui avaient lieu juste devant, mais aussi celle des soirées animées, des rires partagés et des verres levés.
À l’intérieur, l’ambiance est chaleureuse : bois sombre, lumières tamisées, comptoir garni de whiskies aux reflets dorés. Les serveurs sont souriants, les habitués discutent à voix basse, et l’odeur du haggis fumant nous met en appétit. Nous commandons des plats typiquement écossais — haggis, neeps & tatties, fish & chips croustillant, ou encore une assiette de fruits de mer généreuse, accompagnée d’un verre de rouge ou d’une pinte bien fraîche.
Le temps ralentit. On savoure, on observe, on écoute les musiciens de rue qui jouent à l’extérieur. Le whisky coule doucement, et l’on se laisse porter par cette atmosphère unique, entre folklore et modernité. The Last Drop n’est pas qu’un pub : c’est une halte dans le cœur battant d’Édimbourg, un lieu où l’on dîne avec l’histoire et où chaque bouchée a le goût du voyage.
#TheLastDrop #GrassmarketVibes #DînerÉcossais #WhiskyAndTradition #EdinburghNights #VoyageAvecNous #PubAuthentique #SaveursDuNord #ÉcosseGourmande
LES LIENS VERS LES PHOTOS
Sur les routes du Speyside – entre pierres, rivières et esprits du malt
Le whisky selon Glenlivet : élégance, terroir et légende
Aberlour, douceur boisée et whisky fruité
Cardhu, douceur et élégance du Speyside
Glen Grant : un jardin, un malt, une légende Écosse
Le Mash Tun — halte gourmande au cœur du Speyside
Elgin, entre pierre sacrée et brume écossaise
Dans l’atelier des fûts — immersion à la Speyside Cooperage
Glenfiddich, l’esprit du Speyside
Strathisla – Le whisky dans son plus vieux manteau de pierre Écosse
Pause gourmande au Highlander Inn – entre haggis, houblon et chaleur boisée
Macdonald Holyrood Hotel – confort feutré au pied du Royal Mile
Edimbourg Old Town by night – entre pierres, lumières et murmures
Dîner au Royal Café – saveurs marines au cœur d’Old Town Edimbourg
Une soirée écossaise au Royal Mile Tavern, entre pintes, musique et chaleur humaine
Royal Mile – une journée à remonter le temps au cœur d’Édimbourg
Scotch Whisky Experience – quand Édimbourg nous met en tonneau
Château d’Édimbourg – sentinelle de pierre au-dessus de l’Écosse
Princes Street, entre pierre et poésie Descente royale vers l’âme écossaise
Dîner à The Last Drop — saveurs écossaises et murmures d’histoire
Calton Hill, le cimetière de Calton et le Palais de Holyrood — entre mémoire et majesté
Portobello Beach – sable, vagues et paella pour clore Édimbourg
LES LIENS
#tourdumonde #voyageenfamille #tourdumondeenfamille #raptor #Voyageavecnous #travelyourself #vivreautrement #backpacker #flashbackpacker
#traveladdict #voyagerautrement #slowtravel #slowtravelling #paysage #4×4 #4x4life #4x4adventure #travelphotography #roadtrip #ontheroad #overland #overlander #overlanding #traveladdict #toutestpossible #allispossible



1 a réfléchi à «Édimbourg, capitale du whisky et des légendes Écosse»