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Éphèse — voyage au cœur de l’Antiquité Turquie

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À quelques kilomètres de Kuşadası, nichée dans les collines de Selçuk, Éphèse (Efes) nous ouvre ses portes. Fondée au Xe siècle avant notre ère, cette cité gréco-romaine fut un centre religieux, commercial et culturel majeur, aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO

Nous sommes arrivés aux portes de l’antique cité d’Éphèse dès l’aube, profitant de l’ouverture à 8h en été (8h30 en hiver. Le soleil levant baigne déjà la voie des Courètes ; nous foulons la large artère pavée, jadis bordée de portiques et de statues honorant les prêtres appelés Curetes. Cette voie monumentale, qui conduisait autrefois de la Porte d’Hercule jusqu’à la bibliothèque de Celsus, servait de parcours processionnel vers le temple d’Artémis et avait pour vocation d’impressionner le visiteur. À l’approche du centre-ville antique, le marbre poli de la rue étincelle sous nos pas, tandis que l’odeur du pin et du romarin sauvage des collines avoisinantes chatouille nos narines.

Nous franchissons la Koressos Gate, l’une des deux entrées monumentales d’Éphèse, autrefois flanquée de tours et de statues, aujourd’hui bordée de pierres effondrées et de colonnes couchées. Ce portail occidental, qui reliait la ville au mont Koressos et à la route de Smyrne, marque le début d’un lent glissement dans le passé. À mesure que nous avançons, les pavés antiques nous guident entre les vestiges de boutiques, de thermes et de fontaines. Le murmure du vent semble réveiller les ombres des marchands, des pèlerins et des orateurs.

🎭 Le Grand Théâtre – Échos d’un tumulte antique

Puis, au détour d’un virage, le Grand Théâtre se dévoile. Taillé en demi-cercle à flanc de colline, il surgit comme une mer de gradins figés dans le temps. Construit à l’origine au IIIᵉ siècle av. J.-C. sous Lysimaque, général d’Alexandre le Grand, il fut agrandi sous les empereurs romains, notamment Claude, Néron et Trajan, pour atteindre sa forme actuelle au IIᵉ siècle. Avec ses 25 000 places, il surpassait tous les autres théâtres d’Asie Mineure, et n’était devancé que par le Colisée de Rome.

Nous grimpons les gradins de marbre poli, usés par les siècles et les foules. Là-haut, le regard embrasse toute la cité antique : la voie Arcadiane qui menait au port aujourd’hui ensablé, les colonnes de la bibliothèque de Celsus, les temples effondrés, les maisons en terrasse, et au loin, la vallée d’Ionie baignée de lumière.

Ce théâtre n’était pas seulement un lieu de spectacle. Il fut aussi le théâtre de tensions religieuses. Selon la tradition chrétienne, Saint Paul y aurait été jugé pour avoir blasphémé contre Artémis, déesse tutélaire d’Éphèse. Son prêche contre les idoles aurait provoqué la colère du peuple, menée par le forgeron Démétrios, dont les statuettes d’Artémis faisaient commerce. La foule se serait rassemblée ici, criant « Grande est Artémis des Éphésiens ! », dans une scène digne d’une tragédie antique. Pourtant, les historiens restent prudents : les textes bibliques évoquent un tumulte à Éphèse, mais ne citent pas explicitement le théâtre comme lieu du procès.

Aujourd’hui, seuls les échos subsistent. Le vent joue dans les gradins, les pas résonnent sur les dalles, et les pierres semblent écouter. On s’assoit un instant, comme des spectateurs d’un drame invisible, et l’on se laisse traverser par les humeurs des anciens.

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De Marble Road à la Bibliothèque de Celsus : le cœur battant d’Éphèse

Nous retrouvons la rue de Marbre, cette artère blanche et solennelle qui glisse doucement vers le sud, comme une coulée de lumière entre les pierres. Pavée de larges blocs de marbre poli, elle reliait jadis le Grand Théâtre à l’agora commerciale et à la voie des Courètes, véritable colonne vertébrale de la cité antique. Sous nos pas, les rainures des roues de char sont encore visibles, témoins du passage des cortèges, des marchands et des pèlerins.

Sur notre droite s’étend le Tetragonos Agora, vaste place carrée de 111 mètres de côté, jadis ceinturée de portiques à colonnes. C’est ici, selon la tradition biblique, que Saint Paul aurait exercé son métier de tanneur aux côtés de Priscille et Aquilas. Les ateliers s’alignaient sous les stoa, entre les échoppes de potiers et les étals de tissus. On raconte que Paul, en dénonçant le culte d’Artémis, provoqua la colère des orfèvres qui vivaient de la vente de statuettes de la déesse. Le tumulte fut tel qu’il fallut l’exfiltrer en hâte, sous les huées de la foule. Aujourd’hui, il ne reste que la base de la porte monumentale dédiée à Mazaeus et Mithridates, deux affranchis impériaux, dont les noms gravés dans la pierre rappellent l’ambition et la reconnaissance sociale dans l’Empire romain.

Nous gravissons quelques marches usées par le temps pour rejoindre l’agora supérieure, aussi appelée forum d’Éphèse ou place d’Eleutherie, la liberté. Ce péristyle de 160 mètres sur 73 était bordé de stoa sur trois côtés, dont les entrées étaient décorées de têtes de taureau sculptées et de chapiteaux ioniques et corinthiens. C’était le cœur civique de la cité, là où les magistrats rendaient justice, où les philosophes débattaient, et où les citoyens se réunissaient pour les affaires publiques. À l’angle nord-est, on distingue les gradins de l’Odéon, petite salle de concert et de réunion, et plus loin, les vestiges du Prytaneum.

À l’intérieur du Prytaneum, le sol conserve encore l’empreinte d’un grand foyer circulaire : le prytanique, consacré à Hestia, déesse du foyer. Ce feu sacré, entretenu jour et nuit par les prêtres Curetes — anciens serviteurs du temple d’Artémis — symbolisait l’unité et la continuité de la cité. Le bâtiment, autrefois orné d’une façade à six colonnes doriques et d’un fronton triangulaire, avait l’allure d’un temple. On imagine le sifflement de l’eau dans les bassins, le crépitement du feu, et les silhouettes des prêtres veillant sur la flamme comme sur l’âme d’Éphèse.

Et puis, au détour de la rue, elle surgit : la bibliothèque de Celsus.

Sa façade majestueuse, dressée comme un décor de théâtre, capte la lumière et l’admiration. Édifiée au IIᵉ siècle après J.-C. par Tiberius Julius Aquila en hommage à son père Celsus Polemaeanus, ancien gouverneur de la province, elle abritait près de 12 000 rouleaux de papyrus. Les niches de la façade accueillaient quatre statues allégoriques : Sagesse (Sophia), Vertu (Arete), Intelligence (Ennoia) et Science (Episteme), encadrées de colonnes corinthiennes finement sculptées.

Le bâtiment servait aussi de mausolée : Celsus y fut enterré dans une crypte sous le sol de la salle de lecture.

Mais en 262, un incendie ravagea le grand hall, provoquant l’effondrement du toit et la perte de la collection. Seule la façade subsista, comme un masque de pierre.

Dans les années 1970, les archéologues autrichiens entreprirent sa restauration, pierre par pierre, colonne par colonne, redonnant à ce joyau gréco-romain son éclat perdu.

Devant elle, le contraste entre les ruines environnantes et la façade reconstruite évoque à la fois la fragilité du savoir et la persistance de la mémoire.

On peut encore lire l’inscription grecque dédicatoire au-dessus de l’entrée, promesse silencieuse d’un temple du savoir disparu, mais jamais oublié.

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🏛️ Le temple d’Hadrien et les latrines d’Éphèse – entre culte impérial et confidences publiques

Non loin de la bibliothèque, notre regard est attiré par un petit édifice d’une élégance saisissante : le temple d’Hadrien, délicatement posé sur la voie des Courètes. Ce temple prostyle, avec ses deux colonnes engagées et deux colonnes détachées, date du IIᵉ siècle et fut dédié à l’empereur Hadrien, grand voyageur et bâtisseur.

Sa façade ajourée, finement sculptée, porte au sommet la figure de Tyche, déesse de la Fortune, coiffée d’un chapiteau d’acanthe aux volutes généreuses. Sous cette fresque de pierre, quatre colonnes corinthiennes soutiennent l’architrave où court une inscription latine dédicatoire, encore lisible malgré les siècles.

À l’intérieur du pronaos, les bas-reliefs racontent des épisodes fondateurs de la cité : on y voit des Amazones fuyant Dionysos, dans une scène mythologique pleine de mouvement, et plus loin, une cérémonie sacrée présidée par une divinité astrale, probablement Hélios ou Apollon, marquant la naissance légendaire d’Éphèse. Sur le linteau de la cella, l’effigie de Méduse, sculptée en haut-relief, veille encore sur le seuil, censée repousser les mauvais esprits. Ce temple, bien que modeste en taille, servait autant de monument commémoratif que de lieu de culte impérial, et sa finesse témoigne du raffinement artistique de l’époque antonine.

Sur le chemin du retour, une halte inattendue nous attend : les latrines publiques d’Éphèse. Ce lieu, souvent relégué dans les marges des visites, révèle pourtant une facette étonnante de la vie quotidienne antique. Le dispositif est simple : un grand bassin central recueillait l’eau de pluie, entouré de trois dalles de marbre percées de 48 trous, alignés sans cloison ni intimité. Les Éphésiens venaient ici côte à côte, protégés seulement par un toit de bois, pour satisfaire leurs besoins dans une ambiance conviviale.

Le sol, décoré de mosaïques géométriques, était chauffé par les canaux des thermes Scholastica, dont les vapeurs circulaient sous les dalles pour maintenir une température agréable en hiver. Ce système de chauffage par hypocauste, ingénieux et discret, montre à quel point hygiène et confort étaient pris au sérieux dans la cité. Mais plus encore, ces latrines étaient des lieux de sociabilité : on y échangeait des nouvelles, des plaisanteries, des ragots. Le poète Martial, au Ier siècle, évoque ces lieux comme des espaces de désinvolture et de conversation, où l’on parlait librement, entre deux ablutions.

Ainsi, entre le culte impérial et les confidences publiques, Éphèse nous offre un tableau complet de la vie antique, mêlant grandeur et quotidien, marbre et murmures.

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🏛️ Maisons en terrasse et gymnase de Vedius – Éphèse intime et athlétique

Nous poursuivons notre visite en direction de l’Upper Gate, traversant à nouveau la voie de marbre vers le nord-est. Là, à flanc de colline, s’étendent les maisons en terrasse, dernier témoignage de la vie domestique des riches citoyens d’Éphèse. Protégées aujourd’hui par une large halle métallique, ces demeures s’élèvent sur plusieurs niveaux, avec des pièces ouvertes sur la vallée et les collines environnantes. L’ensemble évoque une sorte de quartier aristocratique suspendu dans le temps.

À l’intérieur, le spectacle est saisissant. Les sols conservent une collection exceptionnelle de mosaïques, certaines géométriques, en galets noirs et blancs, d’autres figuratives, plus rares et précieuses. On y reconnaît Triton, des Néréides, des motifs floraux, et même une Méduse centrale, dont le regard pétrifié semble encore veiller sur les lieux. Les murs, eux, sont ornés de fresques polychromes : scènes mythologiques et instants du quotidien s’y mêlent dans une palette de pourpre, ocre et bleu. Nous croisons Héraclès et Ariane, des éros voltigeant parmi les oiseaux, et jusqu’à un Socrate assis, peint vers 450 ap. J.-C., aujourd’hui conservé au musée d’Éphèse.

Ces maisons, habitées du Ier au VIIᵉ siècle, étaient pourvues de cours à colonnade, de bassins, de bains privés avec baignoires en marbre, et de décors somptueux. Tout ici respire le raffinement, le goût, et la richesse d’une élite cultivée, qui vivait au rythme des saisons, des banquets et des lectures philosophiques.

Avant de quitter la zone principale, nous jetons un dernier regard vers les hauteurs nord-ouest du site. On devine les contours du stade antique, un U monumental de près de 250 mètres de long, creusé en contrebas des collines. Il accueillait les courses, les concours sportifs, et plus tard, les jeux de gladiateurs, dans une ambiance de ferveur et de tension.

De l’autre côté, les ruines et remblais signalent l’emplacement du gymnase de Vedius, édifié entre 147 et 149 ap. J.-C. sur un plan de 135 × 85 mètres. Nous franchissons la grande porte sud de ce complexe imposant, dédié à Antonin le Pieux et à la déesse Aphrodite. La palestra, vaste cour de lutte, était entourée de portiques et de vestiaires. Les bassins du frigidarium frôlaient la statue du dieu fleuve Kaistros, et les fourneaux souterrains alimentaient l’air chaud du caldarium par un système d’hypocaust. Bien que vidé de son marbre, ce gymnase-bains laisse entrevoir les séances de lutte, les bains royaux, et les rituels du corps qui rythmaient la vie physique et sociale des Éphésiens.

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🕯️ La grotte des Sept Dormants – entre légende, foi et interculturalité

Sur les hauteurs boisées de Selçuk, à quelques kilomètres des ruines d’Éphèse, se cache un lieu de mémoire et de mystère : la grotte des Sept Dormants. Loin des foules, ce site discret est enveloppé de silence, de végétation et de récits sacrés. On y accède par un sentier bordé de pins et de figuiers, qui mène à une antichambre de pierre creusée dans la roche, flanquée d’un petit oratoire en bois et d’un cimetière modeste, où reposent quelques tombes musulmanes.

Selon la tradition chrétienne, sept jeunes hommes d’Éphèse, chrétiens persécutés sous le règne de l’empereur Dèce (vers 250), se réfugièrent dans cette grotte pour prier. Miraculeusement, ils s’endormirent… et ne se réveillèrent que près de deux siècles plus tard, sous l’empereur Théodose II. Le miracle fut révélé lorsqu’un des jeunes, envoyé acheter du pain, paya avec une pièce antique, provoquant l’étonnement du marchand et la reconnaissance publique du prodige.

Dans le Coran (sourate 18, Al-Kahf), le récit est repris avec des variantes : les dormants sont appelés les Compagnons de la Caverne, leur nombre n’est pas précisé, et un chien fidèle veille à l’entrée. Le texte insiste sur le mystère du temps, la puissance divine, et la sagesse du silence. Ce récit est vénéré dans l’islam comme dans le christianisme, faisant de la grotte un lieu de convergence spirituelle.

La grotte elle-même est une niche creusée dans la roche, avec des murs irréguliers, des arches effondrées, et des vestiges de briques byzantines. À l’intérieur, on découvre neuf sarcophages alignés, dont l’un est percé pour laisser entrevoir des ossements humains, visibles à travers une grille. Des inscriptions arabisantes ornent les parois, témoignant de la vénération musulmane du site.

Le lieu est empreint de recueillement : les visiteurs murmurent des prières, accrochent des rubans blancs aux arbres comme vœux silencieux, et déposent des offrandes discrètes. Le contraste entre la pierre nue, les légendes millénaires, et les gestes contemporains crée une ambiance unique, à la fois sacrée et intime.

La grotte des Sept Dormants est l’un des rares lieux où mythe chrétien et récit coranique se rejoignent dans une topographie commune. Elle incarne une mémoire partagée, où l’histoire, la foi et la légende s’entrelacent. Elle est aujourd’hui reconnue comme lieu de pèlerinage par les deux traditions, et visitée par des croyants, des curieux, des historiens et des voyageurs en quête de sens

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Le château d’Ayasoluk – pierre, empire et mémoire sur la colline de Selçuk

Nous terminons la journée sur l’autre colline dominante de Selçuk : Ayasoluk. Depuis ce promontoire, la vue s’ouvre sur la plaine ionienne, les vestiges d’Éphèse en contrebas, et les contreforts bleutés du mont Mycale à l’horizon. La forteresse qui couronne ce sommet, Ayasoluk Kalesi, fut érigée à l’époque byzantine au VIᵉ siècle, mais ce que l’on voit aujourd’hui résulte surtout des renforcements opérés par les Seldjoukides, puis les Ottomans.

Les murailles épaisses, bâties en pierre brute, sont ponctuées de quinze tours massives qui encerclaient autrefois un palais royal, des citernes voûtées, et même une petite mosquée intégrée dans l’enceinte. Au pied de ces remparts, les archéologues ont récemment mis au jour les fondations d’un palais attribué au gouverneur Isa Bey, dont la mosquée voisine est encore debout.

En parcourant le chemin de ronde, on respire l’air frais et on embrasse du regard toute la plaine. On comprend alors que cette colline fut longtemps la vigie d’Éphèse, depuis l’Antiquité tardive jusqu’à l’Empire ottoman. Le mélange des styles architecturaux — modillons byzantins, briques seldjoukides, consoles ottomanes — raconte à lui seul la longue histoire interculturelle de la région. Chaque pierre semble porter la mémoire d’un empire, chaque tour une strate de civilisation.

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Conseils pratiques

En résumé, pour tirer le meilleur parti d’Éphèse, il faut arriver tôt et se préparer à marcher. Nous avons visité le site au printemps (avril), l’une des meilleures périodes : la météo y était clémente et les foules encore raisonnables. En été, on conseille le lever du soleil pour échapper à la chaleur et aux touristes. L’entrée ouvre à 8h (9h en basse saison) et ferme en fin d’après-midi (19h en juillet). Il faut compter environ deux heures pour parcourir les monuments principaux, sans compter les détours vers la maison de la Vierge ou le musée voisin. Nous avions chaussé des souliers confortables – indispensables sur les pavés glissants – et emporté de l’eau et un chapeau. On prend ainsi le temps de savourer chaque détail : des colonnes mutilées de la bibliothèque à l’ombre portée du théâtre, en passant par les fresques éclatantes des maisons en terrasse. Enfin, n’oubliez pas qu’Éphèse est un site archéologique protégé : il est interdit de s’asseoir aux latrines, de toucher les stèles épigraphiques ou de grimper sur les murailles. En respectant ces règles, la cité s’ouvre à nous avec tout son éclat historique, et c’est un voyage dans le temps absolument captivant.

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LA GASTRONOMIE DE LA TURQUIE +

 Tout connaitre sur la cuisine Turque !

Premier repas à Kuşadası — Tahiri Sür Kebap et retrouvailles avec le Raki

À peine installés, le soleil encore haut sur les collines égéennes, nous décidons de célébrer notre arrivée à Kuşadası par un premier repas typiquement turc. Le choix s’impose presque naturellement : le Tahiri Sür Kebap, spécialité locale généreuse et savoureuse, servie dans une ambiance conviviale.

Sur la table, le plat se présente comme une ode à la cuisine anatolienne : viande grillée et fondante, enveloppée dans un pain lavash légèrement toasté, accompagnée de bulgur pilav, de salades fraîches (chou rouge, tomates, oignons au sumac), et de légumes grillés. Le tout est relevé par une sauce rouge parfumée, à base de tomates et de piments doux, qui vient napper la viande avec justesse.

Mais ce repas est aussi l’occasion de retrouver une saveur emblématique : celle du Raki, l’“eau de vie” turque, blanche et anisée, qui se trouble au contact de l’eau. Servi bien frais, dans son verre typique, il accompagne le kebap avec élégance, ouvrant l’appétit et les conversations. Le Raki ne se boit pas à la hâte : il se savoure lentement, entre bouchées et éclats de rire, dans une ambiance de partage.

Ce premier dîner est plus qu’un repas : c’est une immersion. Une entrée en matière gourmande, où les arômes de grillades, les épices douces, et la fraîcheur des accompagnements nous plongent dans l’art de vivre turc. Le Tahiri Sür Kebap devient le symbole de notre arrivée, et le Raki, celui de notre complicité retrouvée avec les saveurs du voyage.

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🍕 Le Pide turc — entre tradition et modernité, bien plus qu’une pizza

Lors de notre déjeuner au Okumus Mercan Restaurant, nous découvrons l’un des plats les plus emblématiques de la cuisine turque : le pide, souvent surnommé “pizza turque”, mais qui possède une identité propre et des différences notables avec sa cousine italienne.

Le pide se présente sous la forme d’une pâte allongée, en forme de barque, dont les bords sont légèrement relevés pour retenir la garniture. Cuit au feu de bois, il offre une texture unique : croustillant sur les bords, moelleux au centre. Contrairement à la pizza italienne, qui repose sur une pâte ronde et fine, le pide met en avant une pâte plus épaisse et souple, conçue pour accueillir des garnitures généreuses.

Les variantes sont nombreuses et reflètent la richesse de la gastronomie anatolienne. Le kıymalı pide associe viande hachée et oignons relevés d’épices ; le kaşarlı pide met en avant le fromage turc fondu ; le sucuklu pide séduit par la saucisse épicée sucuk ; le sebzeli pide valorise les légumes grillés ; et certaines versions mixtes accueillent un œuf coulant au centre, qui se mêle à la garniture à la dégustation. Chaque recette est pensée pour équilibrer saveurs et textures, et se déguste souvent accompagnée d’un ayran frais ou d’un thé turc.

L’expérience du pide diffère aussi dans sa convivialité : il se partage volontiers, se commande en plusieurs variantes pour goûter à tout, et s’inscrit dans une tradition familiale et populaire. Là où la pizza italienne évoque la Méditerranée et la dolce vita, le pide raconte l’Anatolie, ses marchés, ses fours à bois et son hospitalité.

Au Okumus Mercan Restaurant, cette spécialité prend toute sa dimension : généreuse, authentique et servie dans une atmosphère chaleureuse. Ce premier repas à Kuşadası devient une immersion dans la culture culinaire turque, où le feu, la pâte et l’accueil se conjuguent pour offrir un moment mémorable.

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🍽️ Dîner au Saray Restaurant – entre braise, mezzés et convivialité

Après une journée de marche entre marbre et mémoire, nous nous installons pour le dîner au Saray Restaurant, une adresse chaleureuse où les parfums de braise et d’épices enveloppent les convives dès l’entrée. Sous les poutres de bois et les lumières tamisées, le service est complice, les plats généreux, et l’ambiance résolument familiale.

Sur la table, les claypots fumants arrivent sur des supports de métal ouvragé. L’un contient un tavuk güveç : morceaux de poulet mijotés avec poivrons rouges et verts, oignons fondants, tomates confites et une pointe de cumin. L’autre, plus corsé, révèle un et sote de bœuf tendre, nappé d’une sauce tomate légèrement relevée, où les légumes rôtis se mêlent aux sucs de cuisson. Le tout crépite encore, comme une promesse de chaleur et de réconfort.

Autour, les accompagnements s’alignent : riz blanc parfumé, frites dorées, et une petite pizza turque garnie de fromage fondu et de légumes grillés. En entrée, les mezzés ont déjà ouvert l’appétit : dolmas aux feuilles de vigne farcies, salade de tomates et persil finement hachés, yaourt à l’ail et au concombre, houmous citronné, et une salade de pois chiches et légumes croquants. Le tout est arrosé de rakı, servi dans des verres marqués « Tekirdağ », dont le nuage lacté accompagne les rires et les toasts.

Le pain chaud, saupoudré de graines de sésame et de nigelle, arrive tout juste sorti du four. Il est moelleux, légèrement grillé, parfait pour saucer les plats ou accompagner les mezzés. On partage, on goûte, on échange les bouchées comme les anecdotes de la journée.

Ce dîner au Saray Restaurant n’est pas qu’un repas : c’est une célébration des sens, une parenthèse de chaleur après les pierres antiques, un moment de complicité autour des saveurs de l’Anatolie.

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🍷 Déjeuner à l’Artemis Restaurant – saveurs égéennes et complicité villageoise

À Şirince, après les ruelles pavées et les échoppes de confitures, nous nous installons pour le déjeuner à l’Artemis Restaurant & Şarapevi, niché dans une ancienne bâtisse de pierre face aux collines. L’ambiance est à la fois rustique et raffinée, avec ses tables en bois sous les treilles, ses fontaines de pierre, et son panorama sur les toits rouges du village. Ici, le vin local coule doucement dans les verres, et les plats célèbrent la générosité de l’Anatolie égéenne.

Le repas commence par une farandole de mezzés : feuilles de vigne farcies au riz citronné, poivrons grillés, purée de pois chiches au tahini, yaourt à l’ail, salade de tomates concassées au sumac, et légumes frits servis tièdes. Les couleurs sont vives, les textures variées, et chaque bouchée évoque les potagers en terrasse et les recettes transmises entre générations.

En plat principal, nous choisissons le tavuk güveç, un ragoût de poulet mijoté dans une poterie brûlante, avec tomates, poivrons, oignons et épices douces. Le plat arrive encore fumant, posé sur son support de métal ouvragé, et libère un parfum de thym et de paprika. À côté, le et sote de bœuf, plus corsé, mêle viande tendre et légumes fondants dans une sauce tomate légèrement relevée. Le riz blanc, les frites dorées et une petite pizza turque au fromage complètent l’assiette, dans une abondance joyeuse.

Le pain chaud, saupoudré de graines de sésame et de nigelle, est servi dans un panier tressé. Il accompagne à merveille les mezzés et permet de saucer les plats avec gourmandise. En boisson, le rakı local, lacté et anisé, accompagne les toasts et les rires, tandis que le vin de Şirince, fruité et léger, rappelle les vignes en contrebas.

Le dessert, souvent offert, consiste en fruits confits, loukoums, ou parfois une part de revani, gâteau à la semoule imbibé de sirop de citron. Le café turc, préparé sur sable chaud, clôt le repas dans un rituel lent et parfumé.

Ce déjeuner à l’Artemis Restaurant est plus qu’un repas : c’est une parenthèse villageoise, un moment de partage entre les saveurs, les récits et les collines.

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LES LOGEMENTS +

Arrivée à Kuşadası — douceur balnéaire au Kusadasi Golf & Spa Resort

Après les routes sinueuses et les paysages côtiers, nous arrivons enfin à Kuşadası, perle de la mer Égée. Le soleil est déjà haut, les palmiers ondulent doucement, et l’air sent le sel et les pins. Notre halte se fait au Kusadasi Golf & Spa Resort, vaste complexe niché sur les hauteurs, entre collines verdoyantes et vues plongeantes sur la mer.

Nous nous installons dans un appartement spacieux, lumineux, avec balcon privé et vue sur les jardins ou les piscines. Le décor est paisible : bâtiments pastel, allées fleuries, terrasses ombragées. À quelques pas, les piscines scintillent sous le ciel bleu, bordées de transats et de ponts en bois. L’ambiance est à la détente, entre familles en vacances, couples en escapade et voyageurs en quête de sérénité.

Le complexe offre bien plus qu’un simple hébergement : spa, restaurant, activités sportives, et surtout un accès privilégié au golf, qui s’étend en contrebas comme un tapis vert entre les collines. Le soir, les lumières s’allument doucement, et l’on peut dîner en terrasse, bercé par les bruits discrets de la nature et les conversations feutrées.

Notre arrivée à Kuşadası marque le début d’un séjour entre mer et montagne, entre confort moderne et charme égéen. Le Kusadasi Golf & Spa Resort devient notre cocon, notre point de départ pour explorer les plages, les marchés, les ruines antiques et les couchers de soleil sur la mer.

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Commerces, marchés, supermarchés, hypermarcjés

🛒 Supermarchés et épiceries

  • CarrefourSA : plusieurs adresses en ville, idéal pour les produits du quotidien, boissons, épicerie internationale et locale.
  • M Migros et MMM Migros : chaînes turques réputées, très bien fournies en fruits, légumes, viandes, poissons et produits importés.
  • Pehlivanoglu : supermarché de proximité, pratique pour les courses rapides.
  • Kuşadası Market : petite épicerie locale, parfaite pour les achats de dernière minute ou les produits frais.
  • Metro Toptancı Market Aydın – Kuşadası : magasin de gros, utile pour des achats en volume (viandes, boissons, produits ménagers).

🥩 Viandes et poissons

  • Les supermarchés comme Migros et CarrefourSA disposent de rayons boucherie et poissonnerie.
  • Pour une expérience plus authentique, le marché aux poissons de Kuşadası est incontournable : vous y trouverez dorades, bars, maquereaux, crevettes et calamars directement des pêcheurs.

🍷 Boissons

  • Les grandes enseignes (CarrefourSA, Migros) proposent un large choix de vins turcs, bières locales (Efes, Bomonti) et boissons internationales.
  • Les magasins spécialisés et les rayons des supermarchés offrent aussi des whiskies et spiritueux importés.

💡 Conseils pratiques

  • Les supermarchés ferment généralement vers 22h, certains jusqu’à 23h.
  • Pour les produits frais (fruits, légumes, poissons), privilégiez les marchés locaux le matin.
  • Les prix sont souvent plus avantageux dans les enseignes turques (Migros, Pehlivanoglu) que dans les chaînes internationales.

Banques DAB & Change

À Kuşadası, vous trouverez plusieurs banques nationales et internationales, des distributeurs automatiques accessibles et des bureaux de change fiables pour vos opérations en espèces.

🏦 Banques présentes à Kuşadası

Kuşadası dispose de nombreuses agences bancaires, notamment :

  • Ziraat Bankası
  • İş Bankası (Türkiye İş Bankası)
  • Garanti BBVA
  • Yapı Kredi Bankası
  • Akbank
  • Halkbank
  • DenizBank
  • QNB Finansbank

Ces banques proposent des services classiques : retraits, dépôts, virements, et certaines disposent de personnel anglophone dans les zones touristiques.

💳 Distributeurs automatiques (ATM)

  • Les distributeurs sont nombreux dans le centre-ville, près du port, des centres commerciaux et des hôtels.
  • Ils acceptent généralement les cartes Visa, Mastercard, Maestro.
  • Les retraits en livres turques (TRY) sont immédiats, mais attention aux frais bancaires internationaux.
  • Certains distributeurs permettent aussi le retrait en euros ou dollars, mais avec des taux moins avantageux.

💱 Change manuel et bureaux de change

  • Le Kuşadası Exchange Office est l’un des bureaux les plus connus, situé en centre-ville.
  • Vous pouvez y échanger euros, dollars, livres sterling contre des livres turques, avec des taux compétitifs et actualisés.
  • Il est recommandé de comparer les taux entre plusieurs bureaux avant de changer de grosses sommes.
  • Les hôtels et certaines agences de voyage proposent aussi le change, mais souvent à des taux moins favorables.
  • Pour plus de flexibilité, des solutions numériques comme Wise peuvent être utilisées pour transférer et convertir de l’argent à moindre coût.

🔐 Conseils pratiques

  • Vérifiez que le bureau de change est autorisé et affiche clairement ses taux.
  • Évitez les changeurs informels dans la rue.
  • Gardez une petite réserve en espèces, surtout pour les marchés, taxis ou petits commerces.

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