Hiérapolis, la cité sacrée en pierres Turquie
La matinée est claire et le sol calcaire sous nos pieds : nous pénétrons sur le site antique de Hiérapolis, la « ville sacrée » de Phrygie. De cette colline de Pamukkale s’écoule encore une eau chaude, chargée de calcite, qui a bâti au fil des siècles les célèbres bassins en gradins d’un blanc irréel . Au sommet s’étendent les ruines d’une cité thermale fondée à la fin du IIᵉ siècle av. J.-C. par les rois attalides, où Grecs et Romains venaient soigner corps et esprit . Nous nous trouvons au milieu d’un paysage où se mêlent influences grecque, romaine et paléochrétienne : un portique dorique, une arcade monumentale brisée et les vestiges d’une basilique chrétienne forment ensemble un décor millénaire. On devine l’empreinte des anciens cultes païens et du baptême chrétien dans chaque pierre. Les études confirment que le site abrite de prestigieux vestiges – thermes, temples, nymphée, nécropole et théâtre – qui sont autant de témoins de son passé glorieux . Tandis que nous contemplons l’horizon, nos pas résonnent encore des récits de pèlerins martyrs et d’empereurs revêtus de la pourpre impériale.
En contournant les murailles, nous passons sous la porte byzantine du Sud. À droite, nous découvrons immédiatement les restes du gymnase antique : une rangée de colonnes massives d’ordre dorique s’y dresse encore, avec l’inscription « gymnase » gravée sur un bloc . Nous imaginons les jeunes hommes s’entraînant là autrefois, encadrés par leurs maîtres, avant de se diriger vers les bains. Quelques pas plus loin, sur notre gauche, se dresse l’imposant édifice des Grands Thermes romains. Les murs de cette salle de bains impériale ont été taillés dans le travertin local et leurs pièces chaudes étaient surmontées d’un ingénieux système de conduits d’hypocauste . Sur le sol de marbre et de mosaïque subsistent encore les emplacements des vastes bassins : on devine l’eau claire circulant jadis entre ces colonnes de marbre récupérées dans le temple d’Apollon Aujourd’hui, ce vaste bâtiment est converti en musée : statues et sarcophages y sont exposés à ciel ouvert, comme autant de spectateurs figés contemplant l’histoire.
Nous voilà à présent dans le quartier sacré d’Apollon. Devant l’emplacement du temple incendié, surgit le nymphée monumental – une fontaine en U du IIᵉ siècle apr. J.-C. qui décorait la cité et distribuait l’eau aux habitants par des canalisations ingénieuses . Autour de ce palais de marbre, sont éparpillés des fragments de colonnes grecques et d’autels effrités.
L’Apollon de Hiérapolis, incarnation hellénisée du dieu local Lairbenos, veille sur ces lieux. Mais derrière le sanctuaire, l’ombre d’un autre culte plane : le Plutonium, « porte de Pluton », s’ouvre dans la roche. C’est une petite caverne fatale, traversée d’un souffle de gaz carbonique toxique . Nous approchons prudemment : la légende dit que les prêtres castrés de l’oracle y descendaient indemnes tandis que les oiseaux jetés en offrande s’écroulaient sans vie au seuil de l’enfer . Cette épreuve chimérique, décrite par Strabon et Pline, nous rappelle que la science et la magie se confondaient ici, dans le sillage de Pan et d’Hadès.
Au pied de la colline, le théâtre romain déploie son immense gradin. Construit sous Septime Sévère au IIIᵉ siècle apr. J.-C., il repose sur les matériaux d’un plus ancien théâtre hellénistique qui avait sombré dans les tremblements de terre .
Nous gravissons ses rangées de pierre taillée dans la pente naturelle ; neuf étages de gradins pouvaient accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs, assis sur des bancs de marbre dont certains reposaient sur des pieds de lion sculptés . Le scaenae frons, jadis décoré de trois étages de colonnades et de statues d’Apollon et d’Artémis, se dresse encore en silhouette contre le ciel du soir. Les textes anciens rapportent qu’on reconstruisit l’orchestre pour pouvoir l’inonder et y simuler des batailles navales : nous sentons le souffle de la volonté romaine d’allier génie technique et spectacle grandiose . Assis là, nous aurions presque cru entendre les chœurs antiques résonner contre la colline.
Nous poursuivons notre ascension vers le sommet sacré, en suivant l’escalier monumental d’époque byzantine. L’église primitive de saint Philippe se dresse maintenant devant nous. Son sanctuaire a été bâti autour d’un petit tombeau de pierre que la tradition attribue à l’apôtre lui-même, crucifié à Hiérapolis vers l’an 80 apr. J.-C En pénétrant dans la basilique rupestre, nous distinguons le sarcophage au fond d’une chapelle latérale : sa façade est faite de blocs de travertin surmontés d’un tympan triangulaire, exactement comme dans les temples grecs et romains de jadis . Des inscriptions et des trous d’attache témoignent encore des ex-voto cloués là par les pèlerins fidèles. À quelques pas gisent deux bassins marbrés : on devine qu’ils servaient aux ablutions rituelles des néophytes et des malades venus implorer la guérison 
Un peu plus haut, nous découvrons les ruines du martyrium de saint Philippe, splendeur paléochrétienne du Ve siècle. L’architecte a conçu un plan octogonal central, d’où partent huit chapelles à voûtes croisées . Autour, un portique clos délimitait l’enceinte sacrée. Le choix de l’octogone n’est pas anodin : symbole de la résurrection, il rappelle la vie nouvelle promise par le baptême et la victoire du Christ sur la mort . Ici, dit-on, Philippe fut enseveli tête en bas, entouré de fidèles. Selon Eusèbe de Césarée, les pèlerins découvrirent sa sépulture par une apparition lumineuse; la tradition fait de ce lieu un centre de culte majeur de la chrétienté primitive . Debout sur la plateforme, nous avons l’impression que le ciel grec et la foi nouvelle sont chacun à portée de main.
Nous redescendons ensuite vers l’est, longeant l’ancienne Agora. Cette vaste place commerçante aurait mesuré 170 m sur 280 : aujourd’hui seuls subsistent des vestiges de portiques et de sols carrelés . Sur le côté oriental émerge un long portique à deux étages, autrefois décoré de colonnes ioniques qui se détachent encore contre le ciel. Des fragments de marbre réemployés en décoraient la façade : on peut y voir des têtes d’Érotes et de lions dévorant des taureaux – décorations fastueuses typiquement romaines, ici uniques en Anatoli .
De là, nous distinguons la grande porte de Domitien qui ouvrira sur le nord de la ville. Construit au Ier siècle apr. J.-C. en honneur de l’empereur, ce triple arc monumental flanqué de tours rondes marquait le seuil de la rue principale . C’est par là que nous pourrions rejoindre la nécropole septentrionale en suivant la colonnade de la voie de Frontin, qui traversait jadis la cité. Devant l’arc se tient aussi l’édifice des latrines publiques : long bâtiment couvert de travertin, son mur est rythmé par deux rangées de colonnes dorique surmontant les canaux d’eau claire et d’évacuation . Les Romains de Hiérapolis n’avaient pas oublié le confort : deux pistes parallèles courent au-dessus des égouts, de part et d’autre de sièges en pierre, pour l’hygiène journalière. Tout autour reposent d’autres petits monuments funéraires : par exemple le mausolée de Flavius Zeuxis, riche marchand de tissus, tout proche de la porte de Domitien, qui nous a surpris par sa pierre finement ciselée et son inscription relatant soixante-douze voyages maritimes.
Nous atteignons enfin les nécropoles antiques à l’extrémité nord et est. La lumière déclinante illumine les dizaines de tombeaux alignés : la petite nécropole orientale, plus modeste, contraste avec l’immense nécropole nord. Cette dernière s’étend sur environ deux kilomètres le long de l’ancienne route, avec plus de mille sépultures découvertes à ce jour . Sarcophages familiaux aux toits à double pente, tumulus circulaires, tombeaux pyramidaux : chaque monument reflète l’identité de son occupant, romain, grec ou syro-phrygien. Du haut des marches, nous dominons cette étendue de pierre et de marbre : c’est alors que nous comprenons toute l’ampleur du site. Comme l’écrivent les archéologues, la nécropole d’Hiérapolis « offre un vaste panorama des pratiques funéraires de l’époque gréco-romaine » . Nous quittons la colline avec le sentiment d’avoir frôlé les coutumes d’autrefois : dans le crépuscule, les reliefs et inscriptions gravées dans le marbre racontent encore de multiples légendes familiales et miracles anciens.
Au terme de notre exploration, nous sommes émerveillés par la cohabitation fluide des styles architecturaux. Chaque colonne dorique ou fronton triangulaire évoque l’Antiquité hellénistique, chaque arc de triomphe ou voûte signalant la main de Rome . Les restes romains se mêlent ici aux signes byzantins : nous remarquons par exemple, au-dessus de la porte nord de la cité, un lintel en plein cintre gravé d’une croix chrétienne – dernier rappel de l’ère paléochrétienne de l’édifice . Bercés par le souffle léger du vent, imprégnés de l’odeur du pin et de la terre brûlée, nous quittons Hiérapolis avec la conviction d’avoir touché du doigt le temps : les pierres racontent une histoire vivante, où passé sacré et présent se superposent dans l’air des collines.
Antik Pool de Hiérapolis – Nager dans une faille du temps
Nous entrons dans l’Antik Pool avec une sensation étrange : celle de ne pas seulement pénétrer dans une piscine, mais dans une fracture vivante de l’histoire, de la géologie et du corps humain. L’eau est tiède, presque maternelle, saturée de minéraux dissous, et sous sa surface translucide reposent des fragments de colonnes antiques, des chapiteaux brisés, des blocs de marbre polis par les siècles. Ici, à Hiérapolis, le temps ne s’est pas figé : il s’est effondré, littéralement, dans l’eau.
L’Antik Pool occupe une dépression naturelle située à l’intérieur même de la cité antique, à proximité du temple d’Apollon. Sa configuration actuelle est le résultat direct de l’activité tectonique intense de la région. Hiérapolis se trouve sur une zone de failles actives, à la jonction de plaques anatoliennes, ce qui explique à la fois la présence de sources thermales et les destructions répétées de la ville au fil des siècles. Un séisme majeur, probablement au VIIᵉ siècle de notre ère, provoqua l’effondrement partiel de bâtiments voisins — sans doute une colonnade ou un portique lié au sanctuaire — dont les éléments chutèrent dans le bassin thermal. Plutôt que d’être dégagée, la piscine fut conservée telle quelle, transformant l’accident géologique en archive archéologique immergée.
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Pamukkale, le château de coton – Marcher sur une cascade figée par le temps
Nous avançons lentement, presque à pas feutrés, comme si le sol lui-même exigeait le respect. Sous nos pieds nus, la roche est tiède, lisse par endroits, rugueuse ailleurs, modelée par des milliers d’années d’écoulement minéral. Devant nous s’étend Pamukkale, le « château de coton », vision presque irréelle surgissant au cœur de l’Anatolie intérieure. Ce n’est ni neige ni glace, mais de la pierre vivante, une architecture naturelle façonnée par l’eau, la chimie et le temps.
Pamukkale est avant tout une œuvre géologique. L’eau thermale qui jaillit des profondeurs de la faille anatolienne est chargée en bicarbonate de calcium. En remontant à la surface, sous l’effet de la baisse de pression et du dégazage du dioxyde de carbone, ce calcium précipite et se dépose sous forme de travertin, un calcaire poreux et d’un blanc éclatant. Chaque vasque, chaque rebord, chaque terrasse est le résultat de ce lent processus physico-chimique, répété goutte après goutte, siècle après siècle. Rien ici n’est figé : Pamukkale continue de croître, de s’éroder, de se transformer.
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Premier repas à Kuşadası — Tahiri Sür Kebap et retrouvailles avec le Raki
À peine installés, le soleil encore haut sur les collines égéennes, nous décidons de célébrer notre arrivée à Kuşadası par un premier repas typiquement turc. Le choix s’impose presque naturellement : le Tahiri Sür Kebap, spécialité locale généreuse et savoureuse, servie dans une ambiance conviviale.
Sur la table, le plat se présente comme une ode à la cuisine anatolienne : viande grillée et fondante, enveloppée dans un pain lavash légèrement toasté, accompagnée de bulgur pilav, de salades fraîches (chou rouge, tomates, oignons au sumac), et de légumes grillés. Le tout est relevé par une sauce rouge parfumée, à base de tomates et de piments doux, qui vient napper la viande avec justesse.
Mais ce repas est aussi l’occasion de retrouver une saveur emblématique : celle du Raki, l’“eau de vie” turque, blanche et anisée, qui se trouble au contact de l’eau. Servi bien frais, dans son verre typique, il accompagne le kebap avec élégance, ouvrant l’appétit et les conversations. Le Raki ne se boit pas à la hâte : il se savoure lentement, entre bouchées et éclats de rire, dans une ambiance de partage.
Ce premier dîner est plus qu’un repas : c’est une immersion. Une entrée en matière gourmande, où les arômes de grillades, les épices douces, et la fraîcheur des accompagnements nous plongent dans l’art de vivre turc. Le Tahiri Sür Kebap devient le symbole de notre arrivée, et le Raki, celui de notre complicité retrouvée avec les saveurs du voyage.
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🍕 Le Pide turc — entre tradition et modernité, bien plus qu’une pizza
Lors de notre déjeuner au Okumus Mercan Restaurant, nous découvrons l’un des plats les plus emblématiques de la cuisine turque : le pide, souvent surnommé “pizza turque”, mais qui possède une identité propre et des différences notables avec sa cousine italienne.
Le pide se présente sous la forme d’une pâte allongée, en forme de barque, dont les bords sont légèrement relevés pour retenir la garniture. Cuit au feu de bois, il offre une texture unique : croustillant sur les bords, moelleux au centre. Contrairement à la pizza italienne, qui repose sur une pâte ronde et fine, le pide met en avant une pâte plus épaisse et souple, conçue pour accueillir des garnitures généreuses.
Les variantes sont nombreuses et reflètent la richesse de la gastronomie anatolienne. Le kıymalı pide associe viande hachée et oignons relevés d’épices ; le kaşarlı pide met en avant le fromage turc fondu ; le sucuklu pide séduit par la saucisse épicée sucuk ; le sebzeli pide valorise les légumes grillés ; et certaines versions mixtes accueillent un œuf coulant au centre, qui se mêle à la garniture à la dégustation. Chaque recette est pensée pour équilibrer saveurs et textures, et se déguste souvent accompagnée d’un ayran frais ou d’un thé turc.
L’expérience du pide diffère aussi dans sa convivialité : il se partage volontiers, se commande en plusieurs variantes pour goûter à tout, et s’inscrit dans une tradition familiale et populaire. Là où la pizza italienne évoque la Méditerranée et la dolce vita, le pide raconte l’Anatolie, ses marchés, ses fours à bois et son hospitalité.
Au Okumus Mercan Restaurant, cette spécialité prend toute sa dimension : généreuse, authentique et servie dans une atmosphère chaleureuse. Ce premier repas à Kuşadası devient une immersion dans la culture culinaire turque, où le feu, la pâte et l’accueil se conjuguent pour offrir un moment mémorable.
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🍽️ Dîner au Saray Restaurant – entre braise, mezzés et convivialité
Après une journée de marche entre marbre et mémoire, nous nous installons pour le dîner au Saray Restaurant, une adresse chaleureuse où les parfums de braise et d’épices enveloppent les convives dès l’entrée. Sous les poutres de bois et les lumières tamisées, le service est complice, les plats généreux, et l’ambiance résolument familiale.
Sur la table, les claypots fumants arrivent sur des supports de métal ouvragé. L’un contient un tavuk güveç : morceaux de poulet mijotés avec poivrons rouges et verts, oignons fondants, tomates confites et une pointe de cumin. L’autre, plus corsé, révèle un et sote de bœuf tendre, nappé d’une sauce tomate légèrement relevée, où les légumes rôtis se mêlent aux sucs de cuisson. Le tout crépite encore, comme une promesse de chaleur et de réconfort.
Autour, les accompagnements s’alignent : riz blanc parfumé, frites dorées, et une petite pizza turque garnie de fromage fondu et de légumes grillés. En entrée, les mezzés ont déjà ouvert l’appétit : dolmas aux feuilles de vigne farcies, salade de tomates et persil finement hachés, yaourt à l’ail et au concombre, houmous citronné, et une salade de pois chiches et légumes croquants. Le tout est arrosé de rakı, servi dans des verres marqués « Tekirdağ », dont le nuage lacté accompagne les rires et les toasts.
Le pain chaud, saupoudré de graines de sésame et de nigelle, arrive tout juste sorti du four. Il est moelleux, légèrement grillé, parfait pour saucer les plats ou accompagner les mezzés. On partage, on goûte, on échange les bouchées comme les anecdotes de la journée.
Ce dîner au Saray Restaurant n’est pas qu’un repas : c’est une célébration des sens, une parenthèse de chaleur après les pierres antiques, un moment de complicité autour des saveurs de l’Anatolie.
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🍷 Déjeuner à l’Artemis Restaurant – saveurs égéennes et complicité villageoise
À Şirince, après les ruelles pavées et les échoppes de confitures, nous nous installons pour le déjeuner à l’Artemis Restaurant & Şarapevi, niché dans une ancienne bâtisse de pierre face aux collines. L’ambiance est à la fois rustique et raffinée, avec ses tables en bois sous les treilles, ses fontaines de pierre, et son panorama sur les toits rouges du village. Ici, le vin local coule doucement dans les verres, et les plats célèbrent la générosité de l’Anatolie égéenne.
Le repas commence par une farandole de mezzés : feuilles de vigne farcies au riz citronné, poivrons grillés, purée de pois chiches au tahini, yaourt à l’ail, salade de tomates concassées au sumac, et légumes frits servis tièdes. Les couleurs sont vives, les textures variées, et chaque bouchée évoque les potagers en terrasse et les recettes transmises entre générations.
En plat principal, nous choisissons le tavuk güveç, un ragoût de poulet mijoté dans une poterie brûlante, avec tomates, poivrons, oignons et épices douces. Le plat arrive encore fumant, posé sur son support de métal ouvragé, et libère un parfum de thym et de paprika. À côté, le et sote de bœuf, plus corsé, mêle viande tendre et légumes fondants dans une sauce tomate légèrement relevée. Le riz blanc, les frites dorées et une petite pizza turque au fromage complètent l’assiette, dans une abondance joyeuse.
Le pain chaud, saupoudré de graines de sésame et de nigelle, est servi dans un panier tressé. Il accompagne à merveille les mezzés et permet de saucer les plats avec gourmandise. En boisson, le rakı local, lacté et anisé, accompagne les toasts et les rires, tandis que le vin de Şirince, fruité et léger, rappelle les vignes en contrebas.
Le dessert, souvent offert, consiste en fruits confits, loukoums, ou parfois une part de revani, gâteau à la semoule imbibé de sirop de citron. Le café turc, préparé sur sable chaud, clôt le repas dans un rituel lent et parfumé.
Ce déjeuner à l’Artemis Restaurant est plus qu’un repas : c’est une parenthèse villageoise, un moment de partage entre les saveurs, les récits et les collines.
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Arrivée à Kuşadası — douceur balnéaire au Kusadasi Golf & Spa Resort
Après les routes sinueuses et les paysages côtiers, nous arrivons enfin à Kuşadası, perle de la mer Égée. Le soleil est déjà haut, les palmiers ondulent doucement, et l’air sent le sel et les pins. Notre halte se fait au Kusadasi Golf & Spa Resort, vaste complexe niché sur les hauteurs, entre collines verdoyantes et vues plongeantes sur la mer.
Nous nous installons dans un appartement spacieux, lumineux, avec balcon privé et vue sur les jardins ou les piscines. Le décor est paisible : bâtiments pastel, allées fleuries, terrasses ombragées. À quelques pas, les piscines scintillent sous le ciel bleu, bordées de transats et de ponts en bois. L’ambiance est à la détente, entre familles en vacances, couples en escapade et voyageurs en quête de sérénité.
Le complexe offre bien plus qu’un simple hébergement : spa, restaurant, activités sportives, et surtout un accès privilégié au golf, qui s’étend en contrebas comme un tapis vert entre les collines. Le soir, les lumières s’allument doucement, et l’on peut dîner en terrasse, bercé par les bruits discrets de la nature et les conversations feutrées.
Notre arrivée à Kuşadası marque le début d’un séjour entre mer et montagne, entre confort moderne et charme égéen. Le Kusadasi Golf & Spa Resort devient notre cocon, notre point de départ pour explorer les plages, les marchés, les ruines antiques et les couchers de soleil sur la mer.
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Commerces, marchés, supermarchés, hypermarcjés
🛒 Supermarchés et épiceries
- CarrefourSA : plusieurs adresses en ville, idéal pour les produits du quotidien, boissons, épicerie internationale et locale.
- M Migros et MMM Migros : chaînes turques réputées, très bien fournies en fruits, légumes, viandes, poissons et produits importés.
- Pehlivanoglu : supermarché de proximité, pratique pour les courses rapides.
- Kuşadası Market : petite épicerie locale, parfaite pour les achats de dernière minute ou les produits frais.
- Metro Toptancı Market Aydın – Kuşadası : magasin de gros, utile pour des achats en volume (viandes, boissons, produits ménagers).
🥩 Viandes et poissons
- Les supermarchés comme Migros et CarrefourSA disposent de rayons boucherie et poissonnerie.
- Pour une expérience plus authentique, le marché aux poissons de Kuşadası est incontournable : vous y trouverez dorades, bars, maquereaux, crevettes et calamars directement des pêcheurs.
🍷 Boissons
- Les grandes enseignes (CarrefourSA, Migros) proposent un large choix de vins turcs, bières locales (Efes, Bomonti) et boissons internationales.
- Les magasins spécialisés et les rayons des supermarchés offrent aussi des whiskies et spiritueux importés.
💡 Conseils pratiques
- Les supermarchés ferment généralement vers 22h, certains jusqu’à 23h.
- Pour les produits frais (fruits, légumes, poissons), privilégiez les marchés locaux le matin.
- Les prix sont souvent plus avantageux dans les enseignes turques (Migros, Pehlivanoglu) que dans les chaînes internationales.
Banques DAB & Change
À Kuşadası, vous trouverez plusieurs banques nationales et internationales, des distributeurs automatiques accessibles et des bureaux de change fiables pour vos opérations en espèces.
🏦 Banques présentes à Kuşadası
Kuşadası dispose de nombreuses agences bancaires, notamment :
- Ziraat Bankası
- İş Bankası (Türkiye İş Bankası)
- Garanti BBVA
- Yapı Kredi Bankası
- Akbank
- Halkbank
- DenizBank
- QNB Finansbank
Ces banques proposent des services classiques : retraits, dépôts, virements, et certaines disposent de personnel anglophone dans les zones touristiques.
💳 Distributeurs automatiques (ATM)
- Les distributeurs sont nombreux dans le centre-ville, près du port, des centres commerciaux et des hôtels.
- Ils acceptent généralement les cartes Visa, Mastercard, Maestro.
- Les retraits en livres turques (TRY) sont immédiats, mais attention aux frais bancaires internationaux.
- Certains distributeurs permettent aussi le retrait en euros ou dollars, mais avec des taux moins avantageux.
💱 Change manuel et bureaux de change
- Le Kuşadası Exchange Office est l’un des bureaux les plus connus, situé en centre-ville.
- Vous pouvez y échanger euros, dollars, livres sterling contre des livres turques, avec des taux compétitifs et actualisés.
- Il est recommandé de comparer les taux entre plusieurs bureaux avant de changer de grosses sommes.
- Les hôtels et certaines agences de voyage proposent aussi le change, mais souvent à des taux moins favorables.
- Pour plus de flexibilité, des solutions numériques comme Wise peuvent être utilisées pour transférer et convertir de l’argent à moindre coût.
🔐 Conseils pratiques
- Vérifiez que le bureau de change est autorisé et affiche clairement ses taux.
- Évitez les changeurs informels dans la rue.
- Gardez une petite réserve en espèces, surtout pour les marchés, taxis ou petits commerces.
LES LIENS VERS LES PHOTOS
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Dilek, l’alliance du sauvage et du bleu Turquie
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Şirince, le village suspendu entre vignes, pierres et mémoires d’Anatolie
Déjeuner à l’Artemis Restaurant – saveurs égéennes et complicité villageoise
Selçuk, carrefour des civilisations entre marbre antique, foi et collines d’Anatolie
LES LIENS
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