Wat Phanan Choeng – Le Bouddha aux larmes d’or Ayutthaya Thaïlande
En quittant notre hôtel, nous traversons la rivière Pa Sak dans cette lumière du matin qui adoucit tout, même les façades les plus ordinaires. De l’autre côté, Wat Phanan Choeng nous attend, immobile et pourtant vibrant, comme un vieil ami qui sait que sa simple présence suffit à imposer le silence. Fondé en 1324, bien avant que la ville d’Ayutthaya ne devienne capitale, le temple semble avoir toujours été là, enraciné dans la terre, dans la mémoire, dans les gestes répétés des fidèles. On entre comme on entre dans une histoire déjà commencée.
Dès les premiers pas, l’atmosphère nous enveloppe. L’encens flotte en volutes légères, les fidèles avancent pieds nus, les mains chargées de fleurs de lotus, et les chants rituels se mêlent au souffle de la rivière toute proche. On sent que ce lieu n’est pas seulement un temple : c’est un refuge, un espace où l’on vient chercher du réconfort, de la force, ou simplement un moment de paix. Les couleurs sont partout, éclatantes, profondes, presque vivantes. Le rouge des colonnes, le doré des statues, les reflets sur les sols polis, tout semble respirer.
Puis vient le choc visuel, presque physique : Phra Phanan Choeng, l’immense Bouddha assis, dix‑neuf mètres de hauteur, une présence qui remplit l’espace sans jamais l’écraser. La dorure capte la lumière comme une peau vivante. Le visage, d’une douceur infinie, semble regarder au‑delà de nous, vers quelque chose que nous ne pouvons qu’imaginer. La posture, la main effleurant la terre, raconte l’instant où Siddhartha affirma son éveil, un geste simple mais chargé de toute la force intérieure du monde. On comprend pourquoi les fidèles s’inclinent longuement, pourquoi certains restent immobiles, les yeux fermés, comme suspendus à un souffle.
La légende de la larme versée en 1767, lors du sac d’Ayutthaya, revient naturellement à l’esprit. On imagine la ville en flammes, les cris, la panique, et au milieu de tout cela, ce Bouddha immobile, témoin silencieux d’un royaume qui s’effondre. Que la larme soit historique ou symbolique importe peu : elle dit quelque chose de profond sur la relation entre les habitants et leur Bouddha, une relation faite de respect, de tendresse, presque d’intimité.
Wat Phanan Choeng porte aussi en lui une âme sino‑thaïe très forte. On la ressent dans les couleurs, dans les offrandes, dans les statues de gardiens aux visages féroces et aux armures éclatantes, dans les motifs qui semblent danser sur les murs. Un sanctuaire intérieur est dédié à la princesse Soi Dok Mak, figure tragique dont l’histoire se transmet comme un murmure. Venue de Chine pour épouser un roi thaï, elle aurait été abandonnée, puis se serait donné la mort, le cœur brisé. Le temple aurait été construit en son honneur, et aujourd’hui encore, des fidèles viennent déposer des fleurs, comme pour apaiser une douleur vieille de plusieurs siècles.
En avançant dans les pavillons, on découvre une succession d’espaces qui semblent chacun raconter une facette différente du temple. Des statues dorées qui scintillent sous la lumière, des corridors ornés de bois sculpté, des niches remplies de Bouddhas miniatures, des éléphants sacrés figés dans la pierre, des lotus posés sur l’eau, des halos dorés qui entourent les statues comme des flammes immobiles. Chaque salle a son ambiance, son rythme, sa respiration. On passe de la ferveur bruyante à un silence presque liquide, comme si le temple lui‑même modulait son énergie pour accompagner les visiteurs.
Les fidèles déposent des fleurs, allument des bougies, murmurent des prières, font flotter des offrandes sur l’eau. Certains touchent les pieds du Bouddha pour demander protection, d’autres ferment les yeux pour laisser monter une émotion qu’ils n’essaient même pas de cacher. Ici, la foi n’est pas un concept : c’est un geste, un parfum, une lumière, un souffle.
En ressortant, on garde en soi une impression étrange, douce et profonde à la fois. Wat Phanan Choeng n’est pas seulement un temple ancien : c’est un lieu où l’histoire, les légendes, la dévotion et la vie quotidienne se mêlent sans jamais se contredire. Un lieu où l’on sent que le passé n’est pas derrière nous, mais tout autour, encore vivant.
Entrée : 20 bahts
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FAUNE ET FLORE
chauves-souris à longues ailes (Taphozous longimanus)**
Martin triste (Acridotheres tristis)
écureuil de Finlayson (Callosciurus finlaysonii)
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Déjeuner à Ayutthaya – Le Sukunaya, ou l’art délicat de ne pas manger ensemble

Pour notre arrivée à Ayutthaya, nous cherchions simplement un endroit où déjeuner avant de poursuivre nos découvertes. Le Sukunaya, avec ses nombreuses tables occupées et son atmosphère animée, semblait être une valeur sûre. Ce genre d’adresse où l’on se dit que le flux de clients est le meilleur indicateur de fraîcheur et de qualité. Nous pensions avoir fait un bon choix.
Très vite pourtant, le service nous rappelle que les apparences peuvent être trompeuses. Les plats arrivent dans un ordre si aléatoire qu’il devient presque impossible de partager le repas. Je termine mon assiette de fruits de mer bien avant que Nadège et les enfants ne soient servis, comme si nous déjeunions chacun dans un fuseau horaire différent. Le contraste est d’autant plus surprenant que les plats commandés n’avaient rien de complexe : le Pad Thai de Bastien, enveloppé dans son omelette, ne demandait pas une longue préparation ; le fried chicken and cashew nuts de Margot est un classique des cuisines thaïes, rapide et maîtrisé partout ailleurs ; quant à la chicken in coconut soup with galangal de Nadège, elle aurait dû être l’un de ces plats parfumés et réconfortants que nous avions tant appréciés depuis le début du voyage.
Mais cette fois, la magie n’opère pas. La soupe manque de caractère, les morceaux de poulet arrivent avec os et peau, et l’ensemble n’a pas cette harmonie subtile que nous avions trouvée ailleurs. Rien de dramatique, simplement un plat qui ne raconte rien, qui ne transporte pas, qui ne laisse aucune trace.
Ce déjeuner nous rappelle une vérité simple du voyage : le nombre de personnes attablées n’est pas toujours un gage de qualité. Parfois, c’est juste un lieu pratique, une salle climatisée, un arrêt commode sur la route. Nous repartons sans amertume, mais avec cette petite note d’observation que l’on glisse mentalement dans le carnet : même dans les villes les plus riches d’histoire, les repas ne sont pas tous des révélations. Et c’est aussi cela, voyager — accepter les contrastes, les réussites, les déceptions, et continuer d’avancer avec curiosité.
Le restaurant du S3 Ayutthaya Hotel : une salle sans âme, une cuisine qui surprend
Le restaurant du S3 Ayutthaya Hotel ressemble exactement à l’image que l’on se fait de l’établissement lui‑même : une salle vide, des tables et des chaises strictement fonctionnelles, aucune décoration, aucune ambiance, rien qui raconte une histoire ou qui donne envie de s’attarder. On pourrait presque croire à une cantine d’entreprise un dimanche matin. Et pourtant, derrière cette austérité assumée, se cache un vrai savoir‑faire culinaire.
La carte, elle aussi, donne l’impression d’un menu minimaliste, presque scolaire. Mais dès les premiers plats, la surprise est totale. Le stir‑fried Thai basil and chicken est savoureux, parfaitement équilibré, relevé juste ce qu’il faut. Le stir‑fried pork garlic and pepper offre cette combinaison irrésistible de viande tendre et d’ail croustillant, un classique thaï exécuté avec précision. Le black Thai pepper chicken steak, lui, se révèle étonnamment délicieux, juteux, parfumé, bien plus abouti que ce que la salle impersonnelle laissait présager. Quant à Bastien, il a littéralement adoré sa creamy omelet with shrimp and rice, un plat simple mais parfaitement maîtrisé, généreux et réconfortant.
C’est toute la contradiction du lieu : un décor sans âme, un service minimaliste, mais une cuisine qui tient ses promesses et dépasse même les attentes. On entre sans conviction, on mange avec plaisir, et on repart en se disant que, parfois, les apparences sont trompeuses — surtout en Thaïlande.
Déjeuner près de l’eau – Radeau Krung Kao, Ayutthaya
Nous décidons de déjeuner à Ayutthaya, tout près de l’eau, dans ce quartier où les restaurants installés en bord de rivière ont bâti leur réputation depuis longtemps. L’air est plus frais, les bruits du fleuve accompagnent les conversations, et l’on profite de cette ambiance douce et légèrement flottante qui fait le charme d’Ayutthaya. Nous choisissons le Radeau Krung Kao, une adresse simple et chaleureuse, parfaitement située pour observer le passage des bateaux et sentir la vie du fleuve sans être directement sur l’eau.
Bastien commande un pad thaï, fidèle à ses classiques. Pour ma part, je me laisse tenter par un bar frit, servi avec une sauce poisson et une vinaigrette à la mangue absolument renversante : acidulée, parfumée, légèrement sucrée, elle enveloppe le poisson d’une fraîcheur inattendue. Margot se régale de côtes de porc à l’ail, des ribs fondants et caramélisés, tandis que Nadège choisit un Khao Pad Krapow Gai, ce riz sauté au poulet et au basilic sacré qui résume à lui seul l’énergie de la cuisine thaïlandaise.
Les assiettes arrivent fumantes, les parfums se mêlent à la brise, et le décor d’Ayutthaya — temples, arbres immenses, reflets du fleuve — compose un tableau parfait pour un déjeuner simple mais mémorable.
Total : 1080 THB pour 4 personnes, boissons comprises. Un rapport qualité‑prix remarquable, dans un cadre apaisant.
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Dîner chez Boran, ou comment finir la journée face aux temples avec un karaoké live et des assiettes bien relevées

Pour le dîner, nous optons pour le restaurant Boran, juste en face des temples du parc historique, comme posé entre la lumière des stupas et la douceur du soir. La terrasse en bois s’avance légèrement au‑dessus du jardin, avec cette ambiance un peu rétro, un peu romantique, où les lampes suspendues donnent l’impression que la nuit a décidé de se faire belle pour nous. Un musicien s’installe dans un coin, guitare en main, et commence à enchaîner des reprises en mode karaoké live, avec cette sincérité touchante qui fait sourire même quand la justesse prend quelques libertés. On sent qu’il y met du cœur, et finalement, c’est tout ce qu’on lui demande.
La carte, elle, ne plaisante pas. Les plats thaïlandais y sont assumés, généreux, parfumés, et surtout bien épicés, comme si la cuisine voulait rappeler que, même face aux temples millénaires, elle aussi a son mot à dire. Margot, encore fidèle aux sushis du marché de nuit, complète son repas avec un simple sandwich au thon, posé sur une feuille de bananier comme si le chef avait voulu lui offrir un petit hommage tropical. Nadège choisit un Thai green curry spaghetti au poulet, un plat qui mélange l’Italie et la Thaïlande avec un naturel déconcertant, comme si ces deux cuisines avaient toujours été destinées à se rencontrer. Bastien, lui, se laisse tenter par un pineapple fried rice servi dans son ananas évidé, un plat qui arrive à table comme une petite sculpture comestible, parfumée, colorée, presque festive. Quant à moi, je plonge sans hésiter dans une fried spicy seafood, un mélange de crevettes, de calamars et de moules sautés dans une sauce relevée, brillante, presque hypnotique, qui réveille chaque bouchée.
Le repas se déroule dans cette atmosphère douce où la musique, les parfums et les lumières des temples se répondent. On mange, on rit, on commente les plats, on se laisse porter par la soirée. Boran n’est pas seulement un restaurant : c’est une parenthèse entre deux mondes, un endroit où l’on dîne face à l’histoire tout en savourant le présent.
Et pour ne rien gâcher, l’addition reste d’une douceur inattendue : 1039 THB pour 4 personnes, boissons comprises. De quoi finir la journée avec le sourire, et l’impression d’avoir trouvé l’un de ces petits endroits qui savent transformer un simple dîner en souvenir.
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Déjeuner au Malakor – Saveurs d’Ayutthaya, entre ombre et effervescence

Pour le déjeuner, nous gagnons le Malakor, une grande maison en bois ouverte sur l’extérieur, posée juste en face du parc historique. Après la chaleur écrasante des temples, l’endroit a quelque chose d’un refuge : l’air circule librement, les ventilateurs brassent une brise légère, et la rue, déjà en effervescence avec les premières festivités du Nouvel An chinois, ajoute une énergie joyeuse à cette pause bienvenue. Entre les tambours, les costumes rouges et les dragons qui ondulent au loin, on a l’impression de déjeuner au cœur d’un décor vivant.
La carte du Malakor est variée, généreuse, et raconte à sa manière l’histoire culinaire de la région. Nadège et Margot choisissent un Plakapong Pad Preaw Waan, ici proposé soit avec du poisson Sea Bass, soit avec du poulet. Elles optent pour la version poulet, un choix qui met en valeur la texture tendre et juteuse de la viande, parfaitement enrobée d’une sauce aigre‑douce typiquement thaïlandaise. Cette sauce, héritière des influences chinoises, mêle le sucre de palme, le vinaigre, la tomate et parfois un soupçon d’ananas, créant un équilibre subtil entre douceur, acidité et une pointe de salinité. Le résultat est un plat lumineux, coloré, où chaque bouchée oscille entre croustillant et fondant.

Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï, ce monument national dont l’origine remonte aux années 1930, lorsque le gouvernement thaïlandais encouragea la consommation de nouilles de riz pour promouvoir une identité culinaire nationale. Celui du Malakor est parfaitement exécuté : nouilles souples mais fermes, œuf soyeux, cacahuètes concassées, pousses de soja croquantes, une légère note de tamarin qui apporte profondeur et fraîcheur. Un plat simple en apparence, mais qui demande une maîtrise du feu et du timing pour atteindre cet équilibre.
Quant à moi, je me laisse tenter par un Talay Pad Pong Garee, un curry jaune aux fruits de mer dont les origines se situent à la croisée des influences thaïes et chinoises. Le “pong garee” est un curry adouci par l’ajout d’œuf battu et parfois d’un peu de lait évaporé, ce qui lui donne une texture crémeuse, presque veloutée, sans jamais masquer les saveurs iodées des fruits de mer. Le mélange de curcuma, de poudre de curry, d’ail, de céleri thaï et de piment doux crée un parfum rond, chaleureux, enveloppant. Les crevettes et calamars y trouvent leur place naturellement, absorbant la sauce tout en conservant leur fermeté.
Les assiettes arrivent fumantes, colorées, généreuses, et l’ensemble forme un tableau de saveurs qui raconte la Thaïlande dans ce qu’elle a de plus accessible et de plus sincère. Le repas, boissons comprises, revient à 815 THB pour quatre, un prix presque dérisoire au regard de la qualité, de la fraîcheur et du plaisir partagé.
Autour de nous, la rue continue de vibrer au rythme des tambours et des danses du Nouvel An chinois. Entre deux bouchées, on observe les costumes rouges, les masques souriants, les dragons qui ondulent comme des rubans vivants. Le déjeuner devient alors plus qu’un simple repas : un moment suspendu, où la cuisine, la fête et le voyage se mêlent dans une harmonie simple et joyeuse.
La Pizzeria Company – Quand la jungle mène aux lasagnes
Après une journée dans le parc de Khao Yai, entre éléphants majestueux, cascades bruissantes et sentiers forestiers, nous avons choisi de mettre nos papilles à l’abri du feu du piment thaï. La halte s’est faite à la Pizzeria Company, une chaîne de restauration bien implantée en Thaïlande, qui propose un éventail de plats européens adaptés aux goûts locaux. Ici, les temples de la jungle cèdent la place aux temples du fromage fondu et des pâtes gratinées.
Les lasagnes au porc, dorées et fondantes, rappellent les saveurs italiennes dans une version généreuse et réconfortante. Le trio de pâtes, coloré et varié, rivalise avec la biodiversité du parc en offrant une palette de goûts et de textures. La côte de porc illustre l’adaptation aux préférences carnées des convives, tandis que le fried fish with Korean sauce and rice témoigne de l’ouverture de la chaîne à des influences asiatiques, créant un pont entre cultures culinaires.
L’intérêt de ces chaînes pour les Thaïlandais est double. D’une part, elles répondent à une curiosité croissante pour les saveurs européennes, qui séduisent une clientèle urbaine en quête de diversité et de modernité. D’autre part, elles offrent une alternative accessible et rassurante aux visiteurs étrangers, qui trouvent dans ces enseignes un repère familier au cœur d’un voyage exotique. La Pizzeria Company illustre ainsi une stratégie de restauration hybride : proposer des plats occidentaux adaptés aux palais asiatiques, tout en conservant une identité thaïlandaise dans l’accueil et la convivialité.
Ce modèle reflète une tendance plus large en Thaïlande : l’intégration de chaînes internationales ou inspirées de l’Occident dans le paysage culinaire local. Il s’agit moins d’un effacement des traditions que d’une diversification, où le pad thaï et le curry cohabitent avec les lasagnes et les pizzas. Pour les Thaïlandais, développer de telles chaînes, c’est affirmer une capacité à accueillir le monde, à séduire les touristes, mais aussi à offrir à la jeunesse urbaine des lieux de sociabilité modernes, où l’on partage un repas dans une ambiance internationale.
Ainsi, après les cris des gibbons et le bruissement des feuilles de Khao Yai, nous avons trouvé dans la Pizzeria Company une autre forme d’immersion : celle d’une Thaïlande qui sait marier nature et modernité, jungle et gratin, patrimoine et ouverture.
✨ #KhaoYai #PizzeriaCompany #CuisineThaïlandaise #VoyageAvecNous #FoodCulture #LasagnesEtÉléphants
RESTAURANT PHAE
Pour notre déjeuner à Ayutthaya, nous choisissons le Restaurant Phae, réputé pour ses grillades au brasero individuel et son atmosphère conviviale en bord de rivière. Installés sur une table en bois sombre, à l’ombre d’un auvent de bambou tressé, nous découvrons rapidement la star de la maison : le poisson frais—souvent du tilapia ou du bar du Mékong—mariné dans un mélange d’ail, de citronnelle, de galanga et de piment doux, posé entier sur une grille finement ouvragée.
Chaque convive dispose de son petit brasero personnel, alimenté au charbon de bois, que l’on allume sous la table à l’aide de pinces de bambou. Les morceaux de poisson sont alors délicatement placés sur la grille, la peau crépitant immédiatement sous l’effet de la chaleur. Derrière, le chef vient badigeonner la chair d’une sauce sucrée‑salée à base de tamarin et de sucre de palme, avant de couvrir quelques instants pour laisser la marinade infuser et le poisson cuire à cœur.
Le parfum qui se dégage — fumé, citronné, épicé juste ce qu’il faut — emplit l’air et titille nos papilles. Au bout de dix minutes, la peau se détache en fines lambeaux croustillants et la chair, moelleuse et juteuse, se sépare en flocons nacrés. Nous prélevons chaque bouchée à la fourchette et à la cuillère, accompagnant le poisson de riz gluant et d’une salade de papaye verte relevée d’échalotes, de cacahuètes et de quelques quartiers de lime.
Autour de nous, d’autres tables rient et discutent : des familles thaïlandaises, des voyageurs en quête d’authenticité, tous charmés par ce rituel simple et généreux. Le service est discret ; un serveur s’approche pour remplacer le charbon dès qu’il s’affaiblit, tandis qu’un autre propose un thé au jasmin glacé ou un jus de citron frais pour contrebalancer les notes épicées.
En terminant notre poisson grillé, la dernière bouchée nous offre un mélange de douceur, de fumé et de fraîcheur, rappelant combien la cuisine thaïlandaise sait sublimer les ingrédients les plus simples. Le Restaurant Phae, avec ses braseros individuels et son cadre paisible, nous a offert un déjeuner à la fois ludique et savoureux, parfaitement en accord avec l’esprit de la vieille capitale.
🍽️🌺 Dernière soirée à Ayutthaya — Dîner en cahute, cuisine thaïe authentique — Février 2026
Pour notre dernière soirée à Ayutthaya, nous choisissons un petit restaurant le long d’Ayutthaya Road, à deux pas de notre hôtel S3. Le lieu est un véritable petit havre : un jardin illuminé, des cahutes en paille disséminées comme des nids douillets, et cette atmosphère tranquille qui donne l’impression d’être loin de la ville alors qu’on y est en plein cœur. La carte comme le service sont entièrement en thaï, sans un mot d’anglais, mais on se débrouille — et même plutôt bien.
Nous commandons un riz sauté au porc, parfumé à l’ail et au poivre blanc, avec ce goût légèrement fumé que donne la cuisson au wok. Le riz sauté aux crevettes est tout aussi délicieux, les crevettes charnues se mêlant au riz doré, aux œufs et aux oignons nouveaux, le tout relevé par une petite sauce pimentée servie à part. Et puis arrive le bar aux trois saveurs, un classique thaï : croustillant à l’extérieur, tendre à l’intérieur, nappé d’une sauce mêlant sucré, salé et acidulé, avec des éclats de légumes et d’herbes fraîches qui apportent couleur et relief. Un vrai festival.
L’addition pour quatre, boissons comprises, s’élève à 1060 bahts — et on repart avec cette sensation douce d’avoir trouvé un endroit simple, authentique et parfait pour conclure notre séjour.
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Marchés et hypermarchés à Ayutthaya
En bref : pour l’ambiance et la street‑food, privilégiez le Krungsri Night Market / Walking Street ; pour les courses et produits importés, les grandes enseignes comme Tesco Lotus, Lotus’s, Big C et Makro couvrent l’essentiel.
Guide rapide pour choisir Avant de sortir, définissez si vous cherchez expérience locale (flâner, goûter des spécialités) ou praticité (faire des courses, acheter boissons et produits secs). Si vous voulez dîner en mode découverte, visez le marché nocturne en fin de journée ; si vous préparez un pique‑nique ou avez besoin d’articles ménagers, dirigez‑vous vers un hypermarché où l’on trouve aussi des food courts et des services pratiques.
Le Krungsri Night Market (aussi appelé Walking Street) reste la référence pour la street‑food et l’ambiance en soirée : allées d’étals près du Bueng Phraram, spectacles locaux et une grande variété de snacks et plats thaïs — il est surtout actif le vendredi, samedi et dimanche soir et constitue une sortie idéale après la visite des ruines historiques. En journée, des petits marchés et stands autour des sites touristiques proposent des portions rapides (brochettes, soupes, desserts) qui permettent de composer un déjeuner ou un goûter sans s’éloigner.
Pour les courses et les achats plus volumineux, les hypermarchés et supermarchés d’Ayutthaya couvrent bien le territoire : on trouve des implantations de Tesco Lotus / Lotus’s, Big C et des entrepôts comme Makro, ainsi que des centres commerciaux avec food courts et services (pharmacie, banque, parking) — pratiques si vous voyagez en voiture ou restez plusieurs jours. Ces enseignes offrent un bon choix de produits importés, boissons, snacks et articles pour la maison ; les food courts intégrés sont utiles pour un repas rapide et climatisé.
Conseils pratiques et logistique Prévoyez du liquide pour les petits stands du marché ; les food courts et hypermarchés acceptent généralement la carte. Les marchés nocturnes ont des jours d’ouverture variables selon la saison et les événements locaux, donc vérifiez les horaires si vous planifiez votre soirée. Pour des achats en grande quantité (boissons, glacière, produits pour pique‑nique), un passage par Tesco Lotus ou Makro est souvent plus économique que d’acheter au détail sur les marchés.
Risques, limites et actions recommandées Les marchés peuvent être très fréquentés le week‑end et certains stands n’affichent pas toujours les prix — demandez le tarif avant de commander et privilégiez les étals fréquentés par des locaux pour la fraîcheur. Évitez les ATM isolés près des marchés la nuit ; retirez de l’argent dans les banques ou centres commerciaux avant vos achats. Pour les produits périssables achetés au marché, consommez‑les rapidement ou conservez‑les au frais si possible.
DAB BANQUES A Ayutthaya
En bref : pour retirer de l’argent, privilégiez les distributeurs des grandes banques en centre‑ville (Bangkok Bank, Krung Thai, Government Savings) et les ATM situés dans les centres commerciaux ; pour changer des devises, les bureaux spécialisés en ville (agences en centre commercial et Ayutthaya City Park) offrent de meilleurs taux que l’aéroport.
Guide rapide pour choisir votre option
Avant d’agir, décidez si votre priorité est le meilleur taux (bureau de change spécialisé), la commodité (ATM dans un centre commercial ou banque) ou la sécurité (guichet de banque en journée). Si vous avez besoin d’un transfert ou d’un retrait urgent en dehors des heures bancaires, les services Western Union et kiosques de change dans les centres commerciaux peuvent dépanner, mais comparez toujours le taux affiché.
Où retirer et quelles banques privilégier
Les distributeurs les plus sûrs se trouvent dans les agences bancaires et les centres commerciaux plutôt que sur des machines isolées. À Ayutthaya, un groupe de succursales bancaires (Government Savings Bank, Bangkok Bank, Krung Thai Bank) est concentré près de Naresuan Road, à l’ouest du marché Chaoprom, ce qui en fait un point pratique pour retirer avant de visiter les ruines historiques. Les grandes banques comme Bangkok Bank et Krungthai ont des ATM répandus et sont habituées à traiter les cartes étrangères; utilisez de préférence ces machines pour réduire les risques de skimming et bénéficier d’un support en cas de problème
Bureaux de change et alternatives numériques
Pour obtenir un meilleur taux, cherchez les bureaux de change spécialisés situés dans les centres commerciaux (Ayutthaya City Park, Central Ayutthaya) et les agences listées localement — ces points proposent souvent des taux plus compétitifs que l’aéroport et certains kiosques de rue. Si vous utilisez des services de transfert ou de retrait alternatifs (Wise, Western Union), vérifiez les frais et la disponibilité locale ; plusieurs agences Western Union et kiosques de change opèrent à Ayutthaya, notamment dans les centres commerciaux et points de service bancaires
Risques, limites et conseils pratiques
Frais ATM : attendez‑vous à des frais fixes par retrait et à des limites de montant par opération ; retirez moins souvent mais des montants plus élevés pour réduire les frais cumulés. Sécurité : préférez les ATM situés à l’intérieur des banques ou des centres commerciaux et évitez les machines isolées la nuit. Taux de change : comparez le taux affiché au bureau de change et évitez les offres trop attractives non officielles. DCC (conversion dynamique) : refusez la conversion proposée par l’ATM (choisissez la facturation en THB) pour obtenir le taux de votre banque. Pour les transferts en espèces ou les retraits d’urgence, Western Union est disponible via des agences locales et banques partenaires.
En conclusion, retirer dans une grande banque en centre‑ville et changer dans un bureau spécialisé en centre commercial sont les deux approches complémentaires pour optimiser coût, sécurité et praticité à Ayutthaya.
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LES LOGEMENTS à Ayutthaya
Notre séjour au S3 Hotel Ayutthaya : propreté irréprochable, confort moderne… mais sans âme
À notre arrivée à Ayutthaya, nous nous installons au S3 Hotel, un établissement moderne situé juste en face du parc historique. Réservé pour quatre nuits, avec deux chambres pour toute la famille, il représente un excellent rapport qualité‑prix : 306 € pour l’ensemble du séjour, un tarif presque imbattable dans une ville aussi touristique. Mais dès les premières minutes, nous comprenons que le S3 appartient à cette catégorie d’hôtels où l’on privilégie l’efficacité à l’atmosphère.
Les chambres sont propres, impeccablement tenues, dotées d’une literie très confortable, d’une climatisation efficace et d’un Wi‑Fi rapide — des atouts précieux après plusieurs heures de route. La piscine, belle et bien entretenue, offre un vrai moment de fraîcheur en fin de journée. Pourtant, malgré ces qualités indéniables, l’hôtel manque de chaleur. Tout est fonctionnel, lisse, presque impersonnel. On sent que l’établissement vise la simplicité absolue, quitte à frôler le minimalisme.
Dans les chambres, pas de café ni de thé, pas de peignoirs, pas de chevets, et seulement le strict minimum en produits de toilette. Même les serviettes de piscine sont absentes, obligeant les voyageurs à improviser. Rien de dramatique, mais autant de petits détails qui rappellent que le S3 mise davantage sur le prix et la propreté que sur l’expérience hôtelière. On y dort très bien, mais on n’y vit pas vraiment.
La localisation, en revanche, est idéale : à deux pas des ruines, des temples majeurs et des pistes cyclables qui sillonnent la vieille ville. Sortir tôt le matin pour admirer les silhouettes des prangs dans la lumière douce de l’aube devient un plaisir quotidien. Le S3 est un point de chute pratique, efficace, parfaitement placé pour explorer Ayutthaya sans contrainte.
En soirée, nous retrouvons nos chambres avec satisfaction — la fraîcheur de la climatisation, le confort du lit, la tranquillité du lieu — mais sans ce petit supplément d’âme que certains hôtels savent offrir. Le S3 n’a pas vocation à charmer : il accompagne, il dépanne, il repose. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin entre deux journées d’exploration intense.
Un hôtel simple, propre, moderne, sans fioritures. Une base pratique pour découvrir Ayutthaya, mais pas un lieu qui marque la mémoire.

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AYUTTHAIA KANTARY HOTEL
LES LIENS VERS LES PHOTOS
🇹🇭✨ J1316 – Wat Tha Sung • Le Viharn d’Or, le sanctuaire où la lumière devient matière
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J1316 – Uthai Thani • Wat Tha Sung, le Temple de Cristal qui nous avale dans sa lumière
🇹🇭✨ J1316 – Wat Tha Sung • Quand l’architecture sacrée décide de mettre le paquet
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J1317 – Lopburi • Temples, fleurs… et presque plus de singes
🌟🇹🇭 J1317 – Ayutthaya, où l’on sort pour un night market… et où l’on tombe sur un festival XXL
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J1318 – Ayutthaya Wat Phanan Choeng, là où même les Bouddhas semblent avoir une histoire à raconter
🔥🌿 J1318 – Wat Mahathat, où même les pierres transpirent avec nous
Wat Chaiwatthanaram – La carte postale khmère
Wat Mahathat – Le cœur spirituel d’Ayutthaya
Wat Phra Si Sanphet – Le temple royal
Wat Thammikarat – Un joyau méconnu d’Ayutthaya
LOPBURI WAT PHRA SI RATTANA MAHATTHAT
LES LIENS
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Nous arrivons à Ayutthaya en fin de matinée, le ciel légèrement voilé nous offrant une fraîcheur bienvenue après la traversée par la rivière Chao Phraya. C’est au
Après une matinée riche en découvertes dans les temples d’Ayutthaya, nous prenons la route vers le
1 a réfléchi à «Wat Phanan Choeng – Le Bouddha aux larmes d’or Ayutthaya Thaïlande»