Faranah, la ville natale de Sékou Touré GUINEE+
Nous partons après le petit-déjeuner de Mamou, encore pleins de l’énergie douce de cette ville nichée entre les collines. Notre destination du jour : Faranah, aux portes de la Guinée forestière.
Très vite, la route nous rappelle que le voyage ne sera pas de tout repos. À peine sortis de Mamou, le bitume cède la place à une piste cabossée. Les ornières se multiplient, profondes et traîtresses, souvent dissimulées sous des nappes de boue laissées par les pluies récentes. Nous roulons avec précaution, le véhicule luttant parfois pour franchir les passages les plus humides, nos regards tendus scrutant les trajectoires possibles.
Mais si la route se complique, le paysage, lui, devient fascinant. Les collines herbeuses s’effacent peu à peu, remplacées par une forêt dense, profonde, presque envoûtante. La végétation explose de vie, les arbres immenses forment une voûte naturelle qui tamise la lumière et crée une atmosphère presque mystique. Des fougères géantes bordent la piste, des lianes s’enroulent autour des troncs, et le vert règne en maître absolu.
Sur cette route de terre rouge, nous croisons des camions bringuebalants, surchargés à l’extrême. Les chargements débordent au point de défier les lois de la gravité, tandis que des passagers, imperturbables, voyagent assis sur le toit, les jambes ballantes. Leur adresse à manœuvrer dans ce chaos boueux force le respect.
Nous traversons de nombreux villages où le temps semble s’écouler différemment. Des huttes rondes coiffées de chaume apparaissent au détour de chaque virage, souvent disposées en cercle autour d’une cour battue. Certaines possèdent une petite terrasse surélevée, où l’on devine des femmes pilant du mil ou des enfants jouant pieds nus. Les saluts pleuvent, chaleureux et spontanés. Des sourires, des gestes de la main, des regards curieux. L’accueil de ces visages inconnus suffit à effacer la fatigue du trajet.
Chaque kilomètre est une leçon de patience, mais aussi un émerveillement continu. Puis, enfin, après des heures de cahots, de secousses et de contemplation, nous atteignons Ouré Kaba. Petit village lové au creux d’une clairière, il semble posé là comme une parenthèse paisible au cœur de la forêt. L’air y est plus frais, la lumière plus douce. Un sentiment de sérénité nous enveloppe alors que nous garons le véhicule.
Nous savourons cette halte, conscients que le plus beau du voyage se niche souvent dans l’inattendu, entre les boues de la piste et les rires d’un village oublié.
OURE-KABA
Ouré-Kaba, une communauté rurale de développement située à 65 km de Mamou sur la nationale Mamou-Faranah et à 15 km du centre de Ouré-Kaba, abrite un parc naturel fascinant où nous pouvons observer une grande diversité d’animaux sauvages, notamment des singes patas, des babouins, des chimpanzés, ainsi que des éléphants de forêt qui viennent de la Sierra Leone jusqu’ici.
Nous avons du mal à trouver des informations sur ce parc. Sur le site de la ville de Mamou, il n’y a qu’une simple mention sans aucun détail sur les contacts ou les modalités de visite. En arrivant en ville, nous ne savons même pas où nous adresser. Aucune indication ne laisse penser que le parc existe, et même les habitants nous regardent avec des yeux ronds.
Heureusement, l’un d’entre eux nous indique la maison du projet de gestion de l’espace rural. Nous y sommes très bien accueillis, et le comité d’accueil se rassemble rapidement. Nous expliquons notre souhait de visiter le parc. Cependant, il nous faut une autorisation préalable de la préfecture de Mamou, à obtenir auprès du lieutenant Sow au 620928451.
Malheureusement, il nous est impossible de visiter ce parc cette fois-ci. Nous promettons de communiquer ces informations aux futurs visiteurs pour faciliter leur découverte de ce magnifique lieu.
Néanmoins nous avons pu observer un caméléon commun, posé sur un muret et nous observant attentivement !
FARANAH
Notre voyage à Faranah, une ville située dans la région forestière de la Guinée, fut une expérience mémorable et enrichissante. Connue pour sa beauté naturelle et son importance historique, Faranah nous a offert une aventure riche en découvertes culturelles et en paysages époustouflants.
Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par l’hospitalité chaleureuse des habitants de Faranah. La ville, bordée par le fleuve Niger, est entourée de collines verdoyantes et de forêts tropicales denses, créant une ambiance paisible et accueillante.Faranah se dresse entre ces deux modestes collines, bordée par le fleuve emblématique qui a façonné son histoire et son paysage. À l’entrée de la ville, un pont métallique à une voie en provenance de Mamou accueille les voyageurs, symbolisant le lien entre le passé et le présent de cette ville emblématique.
L’un des moments forts de notre visite fut la découverte des magnifiques paysages naturels autour de Faranah. Mais c’est surtout notre rencontre avec un des descendants de la famille Keyras qui restera gravé dans nos mémoires
Un autre moment mémorable fut notre visite aux marchés locaux de Faranah. Les marchés sont des lieux vibrants et colorés où les habitants vendent des produits frais, des épices, des tissus et de l’artisanat local. Nous avons dégusté des plats traditionnels guinéens, comme le riz sauce soupe à la viande, tout en découvrant l’art et la culture de la région à travers ses produits artisanaux.
Faranah, berceau de Sékou Touré, où l’histoire de la Guinée a trouvé ses racines les plus profondes. Sa maison natale , témoin silencieux de son passé se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville. Le point repéré sur Google Maps indique juste le début de la piste qui y mène. Mais son épouse a fait construire en plein centre ville un édifice de 3 étages qui se dresse fièrement
Jadis, cette ville a connu une époque de prospérité, fière de son passé et des privilèges accordés sous la 1re République. Aujourd’hui, cependant, elle semble avoir retrouvé son calme de petite préfecture, conservant encore quelques vestiges désuets de son glorieux passé.
VILLAGE de Tanbaya et Famille KEYRAS
L’une des motivations principales de notre voyage était de montrer à nos enfants les alternatives à l’Europe. Rien n’illustre mieux cette diversité qu’un séjour en Afrique. Ici, les enfants s’amusent autant avec un pneu et un bâton qu’ils le feraient avec une console de jeux chez nous. Ils savourent la vie en plein air plutôt que de rester enfermés dans une chambre. Les différences les plus marquantes se manifestent surtout dans les aspects traditionnels.
Dans le nord de Faranah, se trouve le village de Tamboya, réputé pour être le foyer de la grande famille Keyras, célèbre pour ses chasseurs de serpents (les Kala Moussa) et guérisseurs experts en cas de morsure (tous issus d’une seule famille la famille Keyras). Loin de dénigrer les résultats prouvés de notre médecine occidentale, il est fascinant de constater que des médecines alternatives obtiennent également des résultats probants.
Nous avions déjà été impressionnés par l’efficacité de l’Artemisia contre le paludisme, vantée par l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée. Ici, nous avons été émerveillés par les propriétés curatives des plantes utilisées par la famille Keyras.
La N25, qui nous emmène à Tanbaya, est parsemée de superbes villages traditionnels. Les cases rondes au toit de chaume, dont beaucoup sont décorées de peintures colorées, ajoutent une touche d’authenticité et de charme à ce paysage rural. Nous avons observé les activités quotidiennes des habitants : des femmes utilisant le pilon pour préparer les repas, des cultures et des arachides en train de sécher au soleil, et des enfants jouant joyeusement avec un vieux pneu.
La scène de la préparation des repas autour du feu, le linge séchant sur l’herbe, et les enfants portant des branchages sur leur tête sont autant de témoignages de la vie simple et harmonieuse de ces villages. En chemin, nous avons également traversé plusieurs ponts métalliques datant de l’ère coloniale, témoins silencieux d’une époque révolue.
La piste, bien que parsemée de nombreuses flaques d’eau, était agréable et nous offrait une vue magnifique sur ces villages pittoresques et leurs activités quotidiennes. Cette route vers Tanbaya nous a offert un aperçu enrichissant et authentique de la vie rurale en Guinée.
Nous avons profité de cette occasion pour distribuer des pansements, bandages, compresses et cotons, qui aideront le guérisseur dans sa pratique peu conventionnelle. Nous avons également pu ravir les nombreux enfants présents en leur offrant un ballon de football.
VIDEOS sur Faranah et ses environs
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RESTAURANT DE L’HOTEL DEL NIGER
Lors de notre séjour à Faranah, nous avons eu le plaisir de déguster des repas savoureux à l’Hôtel del Niger. Le choix est limité et même unique mais le chef cuistot nous laisse la possibilité de commander pour le lendemain le plat que nous souhaitons Pour notre premier dîner, nous avons opté pour les spaghetti à la provençale. Le plat était copieux, avec une généreuse portion de spaghetti et la possibilité de se resservir. Bien que la portion de sauce fût relativement faible, sa qualité compensait largement. La sauce, faite à base de légumes locaux comme les oignons et les tomates, était excellente, apportant des saveurs riches et authentiques.
Le lendemain matin, nous avons savouré un petit déjeuner traditionnel comprenant du café ou du thé, du pain et une omelette. Comme cela arrive souvent, nous avons dû apporter notre propre confiture et miel pour accompagner le pain. Ce petit déjeuner simple mais satisfaisant nous a bien préparés pour la journée à venir.
Pour le déjeuner, nous avons goûté à un plat local : le riz sauce soupe au bœuf. Ce plat était excellent et très copieux. Les morceaux de bœuf, bien que cuits à point et un peu caoutchouteux, s’intégraient bien à l’ensemble du plat. La combinaison de riz et de sauce était particulièrement savoureuse, offrant un véritable aperçu de la cuisine locale.
En somme, nos repas à l’Hôtel del Niger ont été une agréable surprise, alliant simplicité et saveurs locales. Les plats étaient copieux et bien préparés, nous permettant de découvrir et d’apprécier la cuisine guinéenne dans toute sa diversité. Ce fut une expérience culinaire mémorable qui a enrichi notre séjour à Faranah.
LE RIZ SAUCE SOUPE AU BOEUF – HOTEL DEL NIGER FARANAH GUINEE FORESTIERE
Lors de notre voyage en Guinée, à l’Hôtel Del Niger de Faranah, nous avons eu le privilège de découvrir un plat qui allie simplicité et explosion de saveurs : le riz avec sauce soupe au bœuf. Dans la salle de restaurant animée par les arômes envoûtants des épices locales, nous avons été séduits par la promesse d’une expérience gastronomique authentique.
La préparation a commencé avec la rencontre du riz, préparé avec soin pour atteindre une texture parfaite, moelleuse sous notre cuillère. À côté, la sauce soupe au bœuf mijotait lentement, emplissant l’air de l’odeur alléchante de viande et d’une symphonie de légumes frais.
Chaque bouchée était une révélation : des morceaux de bœuf hélas un peu trop croquants parfois , imprégnés de l’arôme subtil des oignons et des tomates, relevés par du chou.
Le tout était parfaitement équilibré par une touche de piment, ajoutant une note de chaleur sans éclipser les saveurs profondes du plat.
LES LOGEMENTS
HOTEL DEL NIGER
Nous séjournons à l’Hôtel del Niger à Faranah, tenu par un Espagnol, où l’accueil est vraiment chaleureux.
Les bungalows, disposés autour d’une piscine magnifique et bien entretenue, offrent un grand confort avec télévision, climatisation et eau chaude. L’électricité est disponible de 19h à 7h, ce qui contribue à une ambiance paisible et agréable.
Le gérant, très avisé, nous conseille pour visiter les environs.
Le restaurant de l’hôtel propose des repas délicieux, avec des plats proposés à environ 50 000 francs guinéens, les plats locaux à 30000 FG . Les repas sont excellents, avec des choix comme le riz à la sauce soupe à la viande, du poulet savoureux, des spaghettis napolitains, et du steak de bœuf avec frites. Chaque plat est servi à l’heure, chaud, et délicieux. Les bungalows sont à 300000 FG incluant le petit-déjeuner
La piscine est un véritable atout, offrant aux clients un lieu de détente et de rafraîchissement dans un cadre paisible à l’écart de l’agitation de la ville. L’hôtel est la propriété d’un propriétaire espagnol attentif aux besoins des clients, ce qui garantit un service attentionné et de qualité.
C’est à proximité de la piscine dans les jardins qui l’entourent que nous avons observé à nouveau des amarantes du Sénégal
LES LIENS VERS LES PHOTOS de Faranah et de ses environs
J 722 DE MAMOU A FARANAH PAR OURE-BAKA GUINEE FORESTIERE
J 723 FARANAH GUINEE FORESTIERE
J 723 HOTEL DEL NIGER FARANAH GUINEE FORESTIERE
J 723 NOS REPAS A L’HOTEL DEL NIGER FARANAH GUINEE FORESTIERE
J 723 les KALA MOUSSA et les guérisseurs de la famille KEYRAS – FARANAH GUINEE FORESTIERE
LES LIENS
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