Château des Milandes — Sur les pas de Joséphine Baker France
Après l’austérité minérale de Castelnaud, le château des Milandes apparaît comme une respiration lumineuse, presque théâtrale, au cœur du Périgord noir. Édifié en 1489 par François de Caumont, membre d’une puissante lignée locale, le château marque la transition entre la forteresse médiévale et la demeure de plaisance Renaissance. Ici, l’architecture s’allège : les tours deviennent élégantes, les façades s’ouvrent de larges fenêtres à meneaux, les toitures d’ardoise s’élancent avec grâce. Dès l’entrée, on perçoit cette volonté d’harmonie et de confort, pensée pour vivre, recevoir et contempler la vallée de la Dordogne plutôt que pour se défendre. Longtemps remanié, parfois délaissé, le château aurait pu sombrer dans l’oubli… jusqu’à ce qu’une femme hors norme lui offre une seconde vie.
À l’intérieur, la visite prend une dimension presque intime. Les salons restaurés révèlent plafonds peints, cheminées sculptées, parquets anciens et boiseries délicates, témoins du raffinement de la Renaissance tardive et des aménagements du XIXᵉ siècle. Mais très vite, le décor devient écrin. Les pièces sont habitées par la présence de Joséphine Baker, qui acquiert le domaine en 1947. Les vitrines dévoilent ses robes de scène scintillantes, ses coiffes extravagantes, des affiches de spectacles, des photographies de tournage et des extraits de films, rappelant l’icône du music-hall et du jazz des années folles. Les enfants s’arrêtent longuement devant ces costumes flamboyants, fascinés par cette artiste qui semblait vivre mille vies à la fois.
La visite prend une profondeur saisissante dans les espaces consacrés à son engagement pendant la Seconde Guerre mondiale. On y découvre une Joséphine Baker résistante, décorée de la Croix de guerre et de la Légion d’honneur, utilisant sa notoriété pour servir la France libre. Des documents expliquent comment elle dissimulait des messages codés dans ses partitions ou cousus dans ses robes, profitant de ses tournées pour transmettre des informations. Ce récit, à la fois clair et poignant, rend l’Histoire accessible aux enfants, qui comprennent que le courage peut prendre des formes inattendues et que l’art lui-même peut devenir une arme.
Le parcours évoque aussi son projet humaniste le plus audacieux : la “tribu arc-en-ciel”. Aux Milandes, Joséphine Baker élève douze enfants adoptés, venus de continents, de religions et de cultures différentes, dans l’espoir de démontrer que la fraternité universelle n’est pas une utopie. Les chambres, les photos de famille et les témoignages racontent cette aventure à la fois généreuse et exigeante, où le château devient un laboratoire vivant de tolérance et d’amour.
À l’extérieur, les jardins offrent un contrepoint apaisant à l’intensité des salons. Dessinés par Jules Vacherot, ancien jardinier en chef du parc du Luxembourg, ils mêlent rigueur à la française et douceur paysagère. Les parterres géométriques, les bassins miroitants, les statues et les fontaines accompagnent le regard jusqu’aux lisières boisées. Les enfants y trouvent un terrain de jeu infini, tandis que le spectacle de rapaces, inclus dans la visite, ajoute une dimension spectaculaire : faucons, hiboux, aigles et vautour frôlent les têtes dans un ballet aérien impressionnant, rappelant l’ancienne tradition de la fauconnerie seigneuriale.
La visite se déroule sans précipitation, portée par une ambiance musicale discrète où le jazz semble parfois affleurer. Dans la cour, une mélodie suffit à transformer l’instant : les enfants esquissent quelques pas, les adultes sourient, et l’on a presque l’impression que Joséphine Baker n’est jamais vraiment partie. Le château des Milandes ne se contente pas de raconter une histoire, il transmet une énergie, une joie de vivre, une foi indéfectible en l’humanité.
Côté pratique, le domaine se visite généralement de février à la mi-novembre, avec des horaires élargis en haute saison, souvent de 10h à 18h voire 19h en été. Le tarif d’entrée se situe autour de 13 à 15 euros pour les adultes, avec des réductions pour les enfants et des forfaits familiaux, le spectacle de rapaces étant compris dans le billet. Une visite complète, intérieure et extérieure, mérite aisément une demi-journée.
En quittant les Milandes, on emporte bien plus que des images : un message. Celui d’une femme libre, engagée, profondément moderne, qui a transformé un château Renaissance en manifeste vivant pour la fraternité, la culture et la joie.
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🦉🦅 Vol de légende aux Milandes — Quand les rapaces dansent avec le vent
Au sommet du domaine des Milandes, dans un amphithéâtre naturel ouvert sur la vallée de la Dordogne, nous avons assisté à l’un des moments les plus saisissants de notre périple : le spectacle de rapaces. Installés face aux jardins et aux toits du château, nous avons vu le ciel s’animer, les enfants se redresser, les regards se tendre. Puis, dans un souffle, le ballet a commencé.
Un faucon pèlerin a surgi, rapide et précis, frôlant les gradins dans un sifflement d’ailes. Les enfants ont crié de surprise, les adultes ont levé les yeux, et déjà un hibou grand-duc d’Europe s’élançait à son tour, immense, silencieux, les yeux orange fixés sur sa cible. Nous avons senti les battements d’ailes dans l’air, entendu les cris rauques, vu les serres se refermer sur les leurres en cuir. Le spectacle était à la fois sauvage et maîtrisé, une chorégraphie entre ciel et terre.
Une Buse de Harris, majestueuse, a plané au-dessus de nous, ses ailes déployées comme une voile antique. Puis ce fut au tour du caracara huppé, étrange et élégant, marchant sur le gravier avec son allure de petit général tropical. Les enfants ont adoré sa démarche, son bec crochu, son regard curieux. Un perroquet rosalbin, perché sur une branche, a apporté une touche exotique au tableau, tandis que les perruches ondulées gazouillaient dans leur volière, ajoutant une note de tendresse et de couleur.
Mais le moment le plus intense fut sans doute celui d’uune chouette effraie des clochers , lancé en vol bas vers le gant du fauconnier. Son visage en cœur, ses ailes blanches, sa trajectoire fluide ont suspendu le temps. Les enfants retenaient leur souffle, puis éclataient de joie quand l’oiseau se posait avec grâce. Nous avons aussi vu un grand-duc d’Amérique, puissant et concentré, traverser l’espace en rase-mottes, ses yeux jaunes fixés sur l’horizon.
Chaque espèce était présentée avec soin : origine, mode de vie, rôle écologique, techniques de chasse. Les fauconniers, passionnés et pédagogues, répondaient aux questions, racontaient anecdotes et secrets de vol. Les enfants ont participé, posé des questions, applaudi, mimé les gestes. C’était plus qu’un spectacle : une rencontre. Une immersion dans le monde des rapaces, dans leur puissance, leur grâce, leur mystère.
Et tout autour, les jardins, les haies taillées, les bassins, les statues, formaient un écrin vivant. Le château des Milandes, en arrière-plan, semblait veiller sur cette scène aérienne comme un décor de théâtre. Nous avons quitté l’amphithéâtre avec des étoiles dans les yeux, les enfants parlant encore du hibou effraie, du vautour fauve, du caracara, comme s’ils avaient rencontré des personnages de légende.
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🧀🍷 Ti’Malo, escale gourmande au bord de la Dordogne
Sur la rive paisible de la Dordogne, entre Maleville et Beynac, la brasserie Ti’Malo nous a offert une parenthèse de fraîcheur et de générosité. Installés en terrasse, bercés par le clapotis de l’eau et le va-et-vient des canoës, nous avons savouré une cuisine simple, locale, et franchement réjouissante.
Le Camembert rôti au lait cru, servi dans sa petite terrine, fondait doucement, strié en croisillons, accompagné de jambon italien finement tranché, de frites dorées, et d’une salade croquante nappée de balsamique. Un plat rustique et fondant, parfait pour partager. Le tartare de bœuf au couteau, préparé maison, était relevé juste ce qu’il faut, avec ses condiments bien dosés et son jaune d’œuf brillant posé au sommet — un classique revisité avec soin. Et pour les plus jeunes, le croque-monsieur maison, gratiné à souhait, a fait l’unanimité : croustillant, généreux, servi avec frites et salade, il a été englouti avec enthousiasme.
L’ambiance est détendue, le service chaleureux, et le cadre… magique. Entre deux bouchées, on admire les falaises de Beynac, les reflets changeants de la rivière, et les hirondelles qui dansent au-dessus des toits. Une halte idéale après la visite du château ou une descente en canoë.
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