Wat Phra That Doi Suthep — Au sommet sacré du Lanna Chiang Mai Thaïlande
Nous quittons notre villa alors que la brume matinale flotte encore au-dessus de Chiang Mai, comme un souffle hésitant qui peine à se dissiper. La route qui grimpe vers Doi Suthep s’enroule autour de la montagne, et nous avons l’impression de quitter peu à peu le monde ordinaire. À mesure que nous montons, la lumière se fait plus franche, les arbres se resserrent, et la ville disparaît derrière nous. Cette ascension n’est pas seulement géographique : elle prépare l’esprit, comme si la montagne elle-même nous invitait à ralentir.
Nous faisons halte au premier belvédère, où Chiang Mai se dévoile lentement, encore engourdie. Plus haut, la cascade de Huay Kaew murmure dans la fraîcheur du matin, oasis familière des familles locales. Puis la route reprend, sinueuse, jusqu’à l’esplanade du temple. Là, les premiers signes du sacré apparaissent : les stands colorés, les odeurs d’encens, les tissus safran, les petites clochettes qui tintent au vent. Le Wat Phra That Doi Suthep n’est pas encore visible, mais déjà, il se fait sentir.
Devant nous s’élève l’escalier monumental, gardé par deux nagas qui serpentent sur toute la longueur des 306 marches. Leurs corps ondulants, incrustés de mosaïques vertes et dorées, incarnent la voie spirituelle qui relie le monde terrestre au monde céleste. Dans la tradition bouddhique, le naga est un protecteur, un guide, un être liminal qui accompagne les pèlerins vers l’éveil. En gravissant les marches, nous avons l’impression de suivre un chemin initiatique, chaque pas nous rapprochant un peu plus du cœur sacré de la montagne.
Au sommet, nous pénétrons dans le premier cloître, vaste cour ouverte où les fidèles déposent des lotus, allument des bâtons d’encens et murmurent des prières. Les pavillons qui bordent cette cour — les sala, espaces de repos et de méditation — accueillent les visiteurs dans une atmosphère de douceur. Les toits superposés, les frontons sculptés, les colonnes laquées témoignent du style Lanna, où le bois, la lumière et la finesse des détails créent une harmonie subtile.
Un escalier plus discret nous conduit vers le cœur du sanctuaire, protégé par un baldaquin de bois sculpté. Là, derrière une porte richement décorée, s’ouvre le second cloître, espace sacré qui entoure le stupa. C’est ici que se trouve le Chedi principal, haut de vingt-quatre mètres, entièrement recouvert de feuilles d’or. Il brille comme un soleil terrestre, entouré d’ombrelles célestes qui rappellent les reliquaires royaux. Selon la tradition, ce chedi abrite une relique du Bouddha, apportée au XIVᵉ siècle par un moine venu de Sukhothaï. La légende raconte qu’un éléphant blanc, porteur de la relique, gravit la montagne, s’arrêta à cet endroit précis, poussa trois barrissements, puis s’effondra. Là où il mourut, le temple fut érigé. Cette histoire, profondément ancrée dans l’imaginaire Lanna, confère au lieu une aura de destin et de mystère.
Autour du chedi, les fidèles tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, lotus à la main. Ce rituel, appelé circumambulation, symbolise l’harmonisation du corps et de l’esprit avec l’enseignement du Bouddha. Les cloches alignées le long du cloître attendent d’être frappées ; leur son clair est censé attirer la chance, purifier l’esprit et rappeler la présence du Dharma. Les statues dorées, les fresques retraçant la vie du Bouddha, les petites niches où reposent des Bouddhas de styles variés composent un univers où la spiritualité Lanna se déploie pleinement.
À l’est du cloître, un pavillon abrite une réplique du Bouddha d’Émeraude, sculptée dans un verre vert profond. Elle rappelle que l’original, aujourd’hui conservé à Bangkok, fut autrefois vénéré dans le Nord. Le pavillon invite au silence, et nous nous y attardons, portés par la douceur du lieu. Plus loin, une salle de méditation accueille ceux qui souhaitent s’asseoir quelques instants, tandis que des statues de Ganesh, des divinités protectrices et des représentations de l’éléphant blanc complètent ce paysage spirituel.
En sortant du cloître, nous rejoignons la terrasse panoramique, vaste balcon suspendu au-dessus de la vallée. De là, Chiang Mai s’étend comme une mosaïque vivante, traversée par la rivière Ping qui scintille au loin. Le contraste entre la quiétude de la montagne et l’animation douce de la ville est saisissant. Nous restons longtemps, silencieux, à contempler ce paysage qui semble flotter entre ciel et terre. Il y a dans cette vue une forme d’équilibre, une respiration profonde, une invitation à la gratitude.
En redescendant, nous avons le sentiment d’avoir approché quelque chose de fondamental. Doi Suthep n’est pas seulement un temple : c’est un axe vertical, un lien entre le monde visible et l’invisible, un lieu où l’histoire, la légende et la spiritualité se rejoignent. Nous repartons apaisés, exaltés, comme si la montagne avait déposé en nous une part de sa lumière.
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Sanae Chai Man Premier déjeuner à Chiang Mai — au bord de l’eau
À notre arrivée à Chiang Mai, la ville nous enveloppe d’une douceur presque feutrée, avec ce mélange de montagnes proches, de lumière tamisée et de calme qui contraste avec l’agitation du Sud. Pour le déjeuner, nous choisissons le Sanae Chai Man Restaurant, un petit établissement posé au bord d’un étang où tournent des carpes et des poissons‑chats, glissant sous la surface comme des ombres tranquilles. Le décor respire la sérénité, un lieu où l’on sent immédiatement que le temps ralentit.
Nadège et moi commandons un Tom Yum Goong, ce bouillon emblématique de la Thaïlande centrale, né de l’alliance ancienne entre les herbes aromatiques locales et les crevettes des rivières. Son parfum est une signature : citronnelle fraîche, galanga, feuilles de combava, piment écrasé. La saveur oscille entre acidité vive, chaleur aromatique et profondeur saline. C’est un plat qui réveille tout le corps, qui stimule la digestion, qui ouvre l’appétit. Les herbes utilisées sont réputées pour leurs vertus anti‑inflammatoires et digestives, et le bouillon, léger mais puissant, laisse une sensation de clarté en bouche.
Pour accompagner, nous partageons un crab meat fried rice, un héritage direct de la cuisine chinoise, devenu un classique thaïlandais. Le riz sauté, cuit la veille comme le veut la tradition, se détache parfaitement, légèrement grillé par endroits. La chair de crabe apporte une douceur marine, presque sucrée, qui se mêle à l’œuf, à l’ail et à la sauce soja claire. C’est un plat simple, mais d’une finesse étonnante, nourrissant sans être lourd, riche en protéines légères et en minéraux issus du crabe.
Margot choisit un shrimp fried rice, plus vif, plus direct, où les crevettes roses apportent une note iodée qui contraste avec la chaleur douce du wok. Le riz absorbe les sucs, les parfums, les éclats d’ail et d’oignon. C’est un plat né du même héritage chinois, mais devenu profondément thaïlandais dans sa manière d’équilibrer le salé, le sucré discret et la fraîcheur du citron vert ajouté au dernier moment. Il nourrit, rassure, et reste étonnamment digeste.
Bastien, lui, se laisse tenter par un baked prawns with glass noodles, un plat qui raconte une autre histoire : celle des influences chinoises du Sud, où les nouilles de verre — faites de haricot mungo — ont été adoptées puis transformées par la cuisine thaïlandaise. Les nouilles, translucides, absorbent la sauce jusqu’à devenir brillantes, presque soyeuses. Elles portent les parfums d’ail, de poivre, de gingembre, parfois même une pointe de sauce d’huître. Les crevettes, cuites au four dans la même cocotte, libèrent leur jus, qui se mêle aux nouilles et crée une profondeur aromatique unique. C’est un plat réconfortant, riche en protéines, léger en matières grasses, et étonnamment parfumé.
Le repas se déroule dans une atmosphère suspendue. Les poissons glissent dans l’eau, les assiettes arrivent fumantes, et Chiang Mai semble nous accueillir avec une douceur presque cérémonielle. Pour quatre personnes, boissons comprises, l’addition s’élève à 1025 bahts, un prix modeste pour un moment aussi apaisant. Un premier déjeuner qui ressemble à une entrée en matière, un sas vers le Nord, où tout semble aller un peu plus lentement, un peu plus profondément, un peu plus calmement.
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Pause gourmande au bord des chutes : Huenhuaykaew et ses saveurs du Nord

Pour le déjeuner, nous nous installons au restaurant Huenhuaykaew, une petite maison tout en bois posée presque au bord du ruisseau. L’endroit semble avoir poussé là naturellement, entre les bambous et les rochers, avec le bruit de la cascade en fond sonore comme un accompagnement permanent.
Le pad thaï au poulet s’impose pour Nadège, Bastien et Margot. Ici, la recette prend une légère tournure sucrée, plus douce que dans les échoppes de rue, avec une présence généreuse de tofu qui absorbe la sauce au tamarin et apporte une texture moelleuse. Les nouilles brillent, souples et parfaitement enrobées, et le citron vert posé sur le côté réveille l’ensemble d’une pointe d’acidité. Un pad thaï de montagne, rond, réconfortant, presque enveloppant.
Pour ma part, je choisis les northern Thai sausage, les fameuses Sai Ua, emblématiques du Nord. Tranchées en rondelles épaisses, elles dévoilent un intérieur d’un vert‑orangé vibrant où l’on distingue les herbes hachées, la citronnelle, les feuilles de kaffir lime, le piment rouge et le curcuma. En bouche, c’est un petit feu d’artifice : fraîcheur de la citronnelle, chaleur progressive du piment, profondeur du galanga, rondeur du gras parfaitement équilibré. Une saucisse qui raconte la forêt, les jardins aromatiques, le soleil du Lanna. Et qui, en prime, regorge de bienfaits : antioxydants des herbes, propriétés digestives de la citronnelle, vertus anti‑inflammatoires du curcuma. Une bouchée vivante, tonique, presque médicinale.
Nous déjeunons ainsi, bercés par le bruit de l’eau et la lumière filtrée par les bambous, avec l’impression que la montagne continue de nous accompagner jusque dans l’assiette.
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Pause gourmande chez Tante Oi, sur la route du Doi Inthanon

Sur la route du retour, après les hauteurs fraîches du parc naturel de Doi Inthanon et un passage au Thai Hmong Community Market, nous faisons halte dans une petite adresse locale comme on les adore : “La cuisine de tante Oi”. Une cantine simple, colorée, authentique, où les tables en plastique, les drapeaux suspendus et les parfums de wok composent une ambiance chaleureuse et sans artifice.
Chacun choisit son plat comme on choisirait un souvenir de voyage.
Bastien se régale d’un Thai herb fried fish, un poisson frit aux herbes, croustillant et parfumé, relevé par la citronnelle et les feuilles de kaffir lime. Margot opte pour un fried chicken, doré et croquant, accompagné d’une sauce rouge légèrement sucrée. Nadège choisit un fried chicken with cashew nuts, un classique thaïlandais où le poulet sauté rencontre le croquant des noix de cajou, les oignons et les poivrons dans une sauce brillante et généreuse. Quant à moi, je savoure un steamed Thai fish lemon, un poisson vapeur au citron, vif, aromatique, tonique, où l’ail, le piment et le citron vert composent une partition fraîche et parfaitement équilibrée.
L’addition pour nous quatre — 1 170 bahts — confirme ce que l’on aime tant dans ces petites adresses de bord de route : une cuisine sincère, généreuse, accessible, servie avec le sourire et sans prétention. Une pause gourmande qui résume à elle seule l’esprit culinaire thaïlandais : simple, vivant, profondément ancré dans le quotidien.
Pour les curieux qui souhaitent plonger plus loin dans les traditions, les saveurs et les territoires culinaires de la Thaïlande, nous avons consacré un article très complet à ce sujet : 👉 https://voyageavecnous.com/lart-culinaire-thai-traditions-saveurs-et-territoires-thailande/
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Déjeuner au Look Bua — Là où le canard a droit au tapis rouge

Pour le déjeuner, nous quittons les rues animées de Chiang Mai pour revenir vers le centre‑ville, là où les parasols colorés, les lanternes suspendues et les parfums de cuisine flottent dans l’air comme une invitation permanente. Le Look Bua nous attend, un restaurant qui ne fait pas de bruit mais qui affiche clairement sa spécialité : ici, le canard n’est pas un simple plat, c’est une institution. Les murs décorés de motifs asiatiques, les ombrelles peintes et les touches de rouge porte‑bonheur donnent au lieu une atmosphère chaleureuse, presque festive, comme si chaque repas devait être célébré.
Je me laisse guider par leur recommandation maison : le Hong Kong Roast Duck. L’assiette arrive comme un clin d’œil gourmand. Le pain doré croustille sous la fourchette, le canard est tendre, juteux, enveloppé d’une peau légèrement caramélisée. Le tout dégage un parfum qui mêle douceur, grillé et un soupçon d’exotisme venu de Hong Kong. C’est un plat qui joue sur les contrastes, qui surprend sans jamais forcer, et qui laisse cette impression délicieuse d’avoir découvert quelque chose de vraiment singulier.
Nadège, elle, plonge sa cuillère dans une coconut soup with chicken qui semble sortir tout droit d’un livre de recettes familiales thaïlandaises. Le lait de coco forme un voile crémeux, parfumé à la citronnelle, au galanga et aux herbes fraîches. La vapeur qui s’en échappe transporte des notes douces et citronnées, presque apaisantes, comme si la soupe avait été pensée pour calmer le monde extérieur.
Bastien reste fidèle à son rituel : un pad thaï with chicken, simple en apparence mais parfaitement exécuté. Les nouilles brillent légèrement, les cacahuètes croquent, le poulet est tendre, et l’ensemble dégage cette harmonie typiquement thaïlandaise où rien ne domine, tout s’équilibre.
Margot, elle, choisit un deep fried chicken with orange sauce, un plat lumineux, presque solaire. Le poulet croustillant est nappé d’une sauce à l’orange brillante, douce et acidulée, qui apporte une fraîcheur inattendue. Les tranches d’orange posées sur le dessus ajoutent une touche presque poétique, comme si le plat avait été pensé pour être aussi beau que bon.
Le repas se déroule dans une ambiance tranquille, rythmée par les bruits de la cuisine ouverte où les woks s’entrechoquent et où les cuisiniers en uniforme violet s’activent avec précision. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une table accueillante, des plats sincères, et cette sensation agréable d’être exactement là où il faut, au cœur d’une Thaïlande gourmande, généreuse et profondément vivante.
RESTAURANT HOUN SONTAREE
Après une journée de découvertes au cœur de la vieille ville – entre le bois sacré du Wat Phan Tao et les vestiges puissants du Chedi Luang – nous quittons l’enceinte fortifiée de Chiang Mai pour rejoindre, au bord de la rivière Ping, l’un des lieux les plus authentiques et chaleureux pour savourer la cuisine du nord : le restaurant Huen Sorn Ta Ree (souvent écrit Houn Sontaree).
Le lieu a tout d’un secret bien gardé. Installé dans une maison traditionnelle en teck, entourée de jardins fleuris, le restaurant évoque un Chiang Mai d’autrefois, raffiné, paisible, ancré dans la culture Lanna. La terrasse ouverte offre une vue paisible sur la rivière, doucement éclairée à la tombée du jour. Un léger air de musique traditionnelle s’échappe parfois de la scène en plein air, car ici, le dîner est souvent accompagné de chants et danses folkloriques, parfois même interprétés par la propriétaire, Sornaree Ratchasima, ancienne chanteuse populaire très respectée en Thaïlande.
La carte est une ode à la gastronomie du nord, généreuse, épicée, et parfumée aux herbes locales. Nous goûtons au nam prik ong, une pâte de piment rouge accompagnée de légumes croquants, à l’incontournable khao soi, cette soupe de nouilles croustillantes au curry, et à un tendre laab de porc parfumé à la menthe. Le tout est servi avec un panier de riz gluant chaud, comme le veut la tradition.
Les plats sont copieux et les prix restent raisonnables pour une telle expérience : comptez environ 150 à 250 bahts par plat, avec des menus dégustation Lanna à partir de 400 bahts, selon la saison et les animations.
Dans ce cadre à la fois rustique et élégant, où les lanternes flottent entre les piliers de bois, on prend le temps. De manger, d’écouter, de regarder. C’est une soirée douce, pleine de charme, qui semble suspendue entre passé et présent.
RESTAURANT RATCHAMANKA
À notre arrivée à Chiang Mai, ville d’art et de temples nichée entre montagnes et rivières, l’atmosphère change immédiatement. Plus fraîche, plus spirituelle, plus feutrée. Après avoir posé nos valises, nous partons dîner à l’une des adresses les plus raffinées de la vieille ville : le Restaurant Rachamankha, niché dans l’enceinte du boutique-hôtel éponyme, à deux pas du Wat Phra Singh.
Le lieu est un enchantement. Dès l’entrée, l’élégance sobre du décor nous plonge dans une ambiance digne des anciennes résidences princières Lanna. Lanternes tamisées, boiseries sombres, nappes immaculées et musique douce : tout ici invite au recueillement des sens.
La carte met à l’honneur la cuisine traditionnelle du nord de la Thaïlande, dans une version subtile et soignée. Nous commençons par une salade de fleurs de bananier finement assaisonnée, suivie d’un kaeng hang le, le fameux curry birmano-thaï au porc caramélisé, riche et épicé à souhait. Le tout accompagné d’un riz gluant servi dans son panier en bambou, comme le veut la tradition du Lanna.
En dessert, une mangue parfaitement mûre accompagnée de riz gluant à la noix de coco conclut ce repas en douceur. Le service est impeccable, discret mais attentionné, et chaque plat nous est présenté avec une précision presque cérémonielle.
C’est une première soirée idéale pour s’imprégner de l’élégance tranquille de Chiang Mai, entre traditions raffinées et art de vivre apaisé.
Marchés et hypermarchés
Se repérer dans l’alimentation à Chiang Mai : marchés, supermarchés et trésors culinaires
Une fois installés dans la ville, il est naturel de chercher où trouver les ingrédients pour se nourrir, cuisiner ou simplement flâner parmi les produits locaux. Chiang Mai offre un équilibre entre marchés traditionnels colorés et supermarchés modernes, chacun révélant une facette différente de la vie quotidienne et culinaire de la Rose du Nord.
Pour les produits frais, les marchés locaux restent incontournables. Le Warorot Market, au cœur du quartier chinois, est le plus célèbre. Dès le matin, il s’anime avec des étals de légumes tropicaux, herbes aromatiques, poissons frais et viandes. Les odeurs de coriandre, citronnelle et basilic thaï se mêlent aux effluves de poisson et de viande grillée. On y trouve également des fruits exotiques peu connus ailleurs, comme le mangoustan, le longane ou la papaye verte, idéals pour préparer salades, currys ou smoothies. À proximité, de petites boutiques vendent riz, nouilles, pâtes de curry et sauces fermentées, indispensables à toute cuisine thaïlandaise. Les prix y sont très abordables : quelques dizaines de bahts pour un kilo de légumes ou de fruits, 60–120 B pour des filets de poisson local selon la taille.

Pour une expérience plus touristique et pratique, le Sunday Night Market sur Ratchadamnoen Road attire autant les visiteurs que les habitants. On y trouve un mélange d’aliments prêts à consommer et de produits frais, souvent plus chers que dans les marchés traditionnels, mais dans une ambiance festive et colorée. C’est également un endroit idéal pour goûter aux spécialités locales en petite quantité, comme les brochettes de porc grillé, les petits currys ou les desserts à base de riz gluant.
Pour l’approvisionnement régulier, Chiang Mai dispose de supermarchés et hypermarchés modernes. Les enseignes Big C et Tesco Lotus sont présentes à plusieurs endroits stratégiques de la ville. Ces magasins offrent un large choix : fruits et légumes importés ou locaux, viandes, poissons surgelés, produits laitiers et produits secs. Les prix sont généralement légèrement plus élevés que sur les marchés, mais la qualité et la disponibilité toute l’année justifient l’investissement. Pour les amateurs de produits bio ou spécialisés, Rimping Supermarket est une excellente option, avec un rayon épicerie internationale, poissons frais, viande et même des herbes cultivées localement.
Les habitants complètent souvent leur panier avec de petites épiceries de quartier, appelées “7-Eleven” ou “Tesco Express”, ouvertes presque 24 h/24. On y trouve des produits de base : riz, pâtes, sauces, snacks, lait et boissons. Idéal pour les urgences, ces magasins permettent également de se familiariser avec certaines marques locales.
Enfin, pour les amateurs de marchés bio ou plus écologiques, des initiatives comme le Saturday Organic Market ou le Kad Farang permettent de trouver légumes, fruits et herbes cultivés sans pesticides, directement auprès des producteurs de la région. Ces marchés sont parfaits pour découvrir des variétés rares et soutenir l’agriculture locale.
Ainsi, que l’on recherche l’authenticité des marchés traditionnels, la praticité des hypermarchés modernes ou le raffinement des produits bio, Chiang Mai offre toutes les options pour se nourrir sainement, goûter aux spécialités locales et s’immerger dans la vie quotidienne thaïlandaise.
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DAB BANQUES A Chiang Mai
Banques, distributeurs et change à Chiang Mai : conseils pratiques pour vos opérations financières
Se déplacer à Chiang Mai implique de gérer l’argent avec un minimum de tracas. La ville, très touristique mais aussi profondément locale, offre un réseau bancaire fiable, des distributeurs accessibles et plusieurs options pour le change, permettant de profiter pleinement du voyage sans inquiétude.
Pour retirer des bahts, les distributeurs automatiques (ATM) sont omniprésents, surtout dans le centre-ville et autour de la vieille ville. Les principales banques thaïlandaises, comme Bangkok Bank, Kasikorn Bank, Siam Commercial Bank (SCB) et Krung Thai, disposent de machines modernes, sécurisées et souvent multilingues. Elles acceptent la plupart des cartes internationales Visa, MasterCard et parfois American Express. Les frais de retrait pour les cartes étrangères sont généralement autour de 200 B par transaction, auxquels peuvent s’ajouter ceux de votre banque d’origine. Il est donc recommandé de retirer des montants plus conséquents plutôt que de multiplier les opérations.
Pour ceux qui préfèrent échanger des devises, plusieurs options existent. Les maisons de change dans le centre-ville offrent des taux souvent meilleurs que les hôtels, et certaines pratiquent le change sans commission. Par exemple, dans la zone de Nimmanhaemin ou autour de la vieille ville, il est courant de trouver des bureaux affichant les taux du jour pour USD, EUR, GBP et autres devises majeures. Le change officiel en banque est sûr et garanti, mais les files peuvent être plus longues. Il est toujours prudent de vérifier les taux et de compter les billets avant de partir.
Les banques elles-mêmes proposent également des services de change et d’opérations courantes : dépôt, retrait, transfert international et ouverture de compte temporaire pour les séjours longs. Les horaires classiques sont de 8h30 à 15h30 en semaine, certaines agences ouvrant aussi le samedi matin. Pour les besoins urgents, de nombreux distributeurs et bureaux de change restent accessibles jusqu’en soirée.
Pour plus de commodité, certains voyageurs combinent retraits aux ATM et paiements directs par carte dans les restaurants, hôtels et magasins modernes, car Chiang Mai accepte de plus en plus le paiement électronique. Cependant, il reste conseillé d’avoir un peu de liquide pour les marchés, les taxis, les songthaews ou les petites échoppes locales, où les cartes ne sont pas toujours acceptées.
En résumé, Chiang Mai est bien équipée pour gérer l’argent des voyageurs, avec un équilibre pratique entre sécurité, accessibilité et bonnes opportunités de change, permettant de profiter de la ville sans stress financier.
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LES LOGEMENTS à Chiang Mai
🌇 Notre arrivée à Chiang Mai — Astra Sky River
À notre arrivée à Chiang Mai, nous prenons possession de notre appartement au Astra Sky River, une résidence moderne qui s’élève au-dessus du quartier animé. Situé au 15ᵉ étage, l’appartement de trois chambres offre une vue panoramique sur les alentours : les toits de la vieille ville, les montagnes en arrière-plan, et le flot incessant de scooters qui serpentent dans les rues. Le sentiment d’être suspendus entre ciel et terre accompagne nos premiers instants dans la « Rose du Nord ».
Au 17ᵉ étage, une piscine à débordement s’étend face à l’horizon. L’eau se confond avec le ciel, et l’expérience est presque irréelle. Flotter là-haut, au-dessus de la ville, procure une impression de luxe discret, une pause bienvenue après les longues heures de route. Tout semble réuni pour rendre notre séjour de cinq nuits confortable et mémorable.
Pourtant, derrière cette première impression, quelques détails viennent ternir l’expérience. L’entretien de l’appartement laisse à désirer : une latte en bois cassée dans la cuisine nous oblige à rester attentifs à chacun de nos déplacements. Les matelas, d’une dureté implacable, nous rappellent chaque soir que le repos est précieux après nos longues marches de visite, et que nous l’aurions souhaité plus doux. À cela s’ajoutent des odeurs persistantes, que les déodorisants n’arrivent pas à masquer, donnant parfois au lieu une atmosphère moins accueillante.
Même la piscine, pourtant vaste et spectaculaire, révèle ses limites : les places autour du bassin sont trop peu nombreuses, et il devient difficile de s’installer en fin d’après-midi, lorsque les voyageurs cherchent à profiter de la lumière dorée du couchant.
Mais ces imperfections n’entament pas notre enthousiasme. L’appartement reste un point de chute pratique, une fenêtre ouverte sur Chiang Mai. Et surtout, notre soif de découverte est intacte. Les temples, les marchés, les ruelles animées et les montagnes environnantes nous appellent déjà. Le confort imparfait de notre logement devient secondaire face à l’excitation de plonger dans l’histoire, la spiritualité et la vie quotidienne de cette ville unique.
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GATE HOTEL CHIANG MAI
Après ce délicieux dîner au Restaurant Rachamankha, nous rejoignons notre hébergement pour les prochains jours : le Gate Hotel, idéalement situé aux abords de la vieille ville de Chiang Mai, à deux pas des remparts sud. L’accueil y est simple mais chaleureux, et les chambres offrent tout le confort nécessaire pour se reposer entre deux explorations de la ville.
Le quartier est vivant, ponctué de petits commerces, de salons de massage traditionnels et de ruelles bordées d’arbres. À quelques pas de l’hôtel, nous découvrons plusieurs ateliers de tailleurs sur mesure, spécialisés dans les costumes, vestes ou chemises en soie et en coton thaïlandais. Certains d’entre eux, réputés pour leur savoir-faire, proposent des créations en 24 à 48 heures, avec essayage express et un large choix de tissus.
En flânant dans le quartier, nous repérons aussi une échoppe de sacs et accessoires en cuir fait main, ainsi qu’une boutique de textiles artisanaux provenant des villages montagnards. Le soir, l’ambiance se fait plus feutrée : quelques lanternes s’allument, des rires montent d’un restaurant voisin, et l’odeur des fleurs de frangipanier se mêle à celle des épices dans l’air.
Nous nous endormons avec cette impression douce d’être à la croisée des mondes : entre ville et artisanat, tradition et modernité, temple et marché. Chiang Mai s’annonce comme une étape aussi sereine qu’inspirante.
METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025
| METEO 31 Janvier au 4 Février | |||
| T° MINI MOY/MIN/MAX | 16,60 | 13 | 21 |
| T° MAX MOY/MIN/MAX | 33,32 | 29 | 39 |
| SOL MAX MOY/MIN/MAX | 99% | 77% | 100% |
| NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% | 0% | 94% | 100% |
| VENT MAX MOY/MIN/MAX | 7,22 | 4 | 12 |
| PLUIE MAX MOY/MIN/MAX | 0,04 | 0 | 1 |
| % JOURS SS pluie / >3 / au max | 96% | 0% | 4% |
| MM/HPLUIE | 0,23 | 0 | 2,46667 |
| HEURE MIN/MAX/ECT6.57 | 6.57 | 18.19 | 11.77 |
LES LIENS VERS LES PHOTOS
🇫🇷 J 1304 Wat Phra That Lampang Luang — forteresse sacrée du Lanna Thaïlande
🇫🇷 J 1304 Chiang Mai — Plongée dans le Saturday Night Market Wua Lai
J 1305 Wat Chiang Man – Le joyau ancien de Chiang Mai
J 1305 Chiang Mai — Wat Phan Tao, le temple des mille fours
J 1305 Chiang Mai — Wat Chedi Luang, majesté blessée au cœur du royaume Lanna
J 1305 Chiang Mai — Wat Phra Singh, le joyau vivant du Lanna
J 1305 Chiang Mai — Wat Suan Dok, le temple qui a mis le blanc à la mode
J1306 — Wat Phra That Doi Suthep, le temple qui veille sur Chiang Mai
J1306 — Sous la peau de Doi Suthep : les eaux vivantes de Huay Kaew
J 1307 — Doi Inthanon, montagne-monde entre cascades, fraises et pagodes
J 1308 —Royal Park Rajapruek Chiang Mai, entre pavillon royal et jardins du monde
J 1308 Chiang Maï – Wat Phra That Doi Kham : au sommet, un sanctuaire suspendu entre ciel et lumière
RESTAURANT RATCHAMANKA CHIANGMAI
SUNDAY NIGHT MARKET CHIANG MAI MARCHE DU DIMANCHE SOIR Tha Phae (ou Tha Pae Walking Street)
RESTAURANT HOUN SONTAREE CHIANG MAI
CHIANG DAO ELEPHANT CAMP – À la rencontre des géants du nord
LES LIENS
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