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Chiang Mai : entre temples sacrés et montagnes mystiques THAÏLANDE

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Wat Phra that Lampang Luang : Une traversée du Nord thaïlandais entre mémoire, paysages et spiritualité 

À l’aube, nous quittons Sukhothaï alors que la lumière dorée effleure encore les chedis et les étangs immobiles de l’ancienne capitale. Les images de la veille nous accompagnent longtemps : briques chauffées par le soleil, bouddhas sereins, silence presque monastique. La route vers Chiang Mai, la « Rose du Nord », s’étire sur près de trois cents kilomètres, mais elle n’a rien d’un simple trajet. C’est une transition lente, progressive, presque initiatique, du cœur historique du royaume vers les montagnes du Nord.

Les premiers kilomètres traversent de larges plaines agricoles. Les rizières s’étendent à perte de vue, ponctuées de palmiers et de petits sanctuaires de bord de route. Par endroits, des paysans travaillent déjà dans les champs, silhouettes discrètes dans la brume matinale. Puis le relief commence à changer. La route se fait plus sinueuse, les collines se rapprochent, la végétation s’épaissit. Forêts de tecks, vallées verdoyantes, rivières tranquilles : l’air semble plus frais, la lumière plus douce. On sent que l’on monte vers un autre Nord, plus montagneux, plus secret.

C’est à proximité de Lampang que nous faisons halte, attirés par l’un des joyaux spirituels les plus anciens de Thaïlande : le Wat Phra That Lampang Luang. Le temple apparaît sur une légère éminence, ceinturé de murs anciens. Dès que nous franchissons la porte, le temps ralentit. Les structures en bois sombre, patinées par les siècles, contrastent avec le chedi doré qui domine la cour centrale. Fondé dès le XIIIᵉ siècle, le sanctuaire est un exemple majeur de l’architecture Lanna primitive, antérieure à l’influence birmane. Ici, pas de dorures excessives ni de décors surchargés : tout respire l’équilibre et la sobriété.

🌸 Chiang Mai — Première immersion au Saturday Night Market Wua Lai

Après Bangkok la grande et vibrante, Kanchanaburi et son histoire bouleversante, puis Sukhothaï et ses temples millénaires baignés de silence, notre road trip thaïlandais nous mène enfin à Chiang Mai, quatrième étape de notre voyage. À peine arrivés, la ville nous accueille avec son énergie douce, ses remparts anciens et son atmosphère créative.

Et pour entrer immédiatement dans l’âme de Chiang Mai, rien de mieux que de plonger dans l’un de ses rendez-vous les plus emblématiques : le Saturday Night Market Wua Lai Walking Street.

Dès la tombée de la nuit, la rue Wua Lai — ancien quartier des artisans de l’argent — se transforme en une longue promenade piétonne où se mêlent habitants et voyageurs. Les stands s’alignent à perte de vue, illuminés par des guirlandes et des lanternes colorées. On y trouve de tout : bijoux ciselés à la main, sacs brodés, sculptures sur bois, vêtements traditionnels, œuvres d’art locales. Chaque étal raconte une histoire, chaque artisan partage un savoir-faire transmis depuis des générations.

Les odeurs de cuisine de rue envahissent l’air : brochettes grillées, pad thaï fumant, currys parfumés, desserts colorés. Les cuisiniers s’affairent, les woks crépitent, les visiteurs goûtent, discutent, rient. La rue devient un véritable théâtre vivant où se croisent musiciens, danseurs, moines en promenade et familles venues flâner.

Ce marché n’est pas seulement un lieu de shopping : c’est une expérience sensorielle, une immersion dans la vie nocturne de Chiang Mai, un premier contact vibrant avec la culture Lanna. Entre les temples qui veillent dans la pénombre et les étals qui scintillent, on comprend immédiatement pourquoi la ville est surnommée la « Rose du Nord ».

Cette première soirée marque le début d’une nouvelle étape, riche en découvertes, en rencontres et en émerveillements.

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ITINERAIRE

Wat Chiang Man, aux sources sacrées de Chiang Mai et du royaume de Lanna

Nous commençons la journée dans cette heure fragile où Chiang Mai s’étire encore entre nuit et lumière. Les ruelles de la vieille ville s’éveillent lentement, les vélos glissent sans bruit, les échoppes lèvent leurs rideaux de métal. En marchant vers l’angle nord-est du carré historique, nous rejoignons un lieu fondateur, presque matriciel : le Wat Chiang Man (วัดเชียงมั่น), le plus ancien temple de la ville. C’est ici, en 1297, que le roi Mangrai, stratège et visionnaire, aurait établi son premier camp avant de faire de Chiang Mai la capitale du royaume de Lanna, un État puissant qui domina pendant des siècles le nord de la Thaïlande et contrôla les routes commerciales entre la Birmanie, le Laos et la Chine du Sud.

Dès l’entrée, une sensation de retrait nous enveloppe. Le temple n’impose rien, il se laisse approcher. Sous les frangipaniers, l’air est parfumé, presque humide. Les moines balaient lentement les allées de briques, geste immuable transmis de génération en génération, tandis que des chants bouddhiques diffusés à bas volume semblent se mêler au bruissement des feuilles. Ici, le temps n’est pas suspendu : il s’est simplement épaissi.

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Wat Phan Tao — Le sanctuaire de teck, mémoire vivante du royaume Lanna

Après le Wat Chiang Man, nous garons notre véhicule au Wat Phan Tao, point de départ idéal pour poursuivre notre exploration à pied du cœur historique de Chiang Mai. Quelques minutes plus tard, après avoir contemplé les ruines majestueuses du Wat Chedi Luang, nous revenons vers ce temple beaucoup plus intime, mais tout aussi fascinant : le Wat Phan Tao (วัดพันเตา), littéralement le « temple des mille fours ».

Un nom énigmatique, hérité d’une époque où le site abritait les fours destinés à la fabrication des offrandes royales et des objets rituels en céramique. Déjà, ce simple détail raconte un temple né du geste, du feu, de la matière transformée.

À peine quelques pas suffisent pour quitter l’effervescence du Chedi Luang et entrer dans un havre de bois et de silence. Le contraste est saisissant. Ici, pas de flèches dorées ni de stucs éclatants : le bois de teck règne en maître, dans un écrin de verdure et de lumière tamisée. Le viharn principal est l’un des derniers édifices religieux de Chiang Mai encore entièrement construit en teck massif, un matériau noble et sacré dans la culture Lanna, réputé pour sa résistance, son parfum et sa capacité à traverser les siècles.

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Wat Chedi Luang — Le souffle ancien de Chiang Mai

ITINERAIRE

https://www.tresorsdumonde.fr/wat-chedi-luang/

Quitter le Wat Panthao pour rejoindre le Wat Chedi Luang à pied, c’est traverser une frontière invisible. La vieille ville de Chiang Mai se déploie comme un tissu vivant : maisons en teck, cafés encore assoupis, drapeaux de prières qui frémissent au-dessus des ruelles, parfums de fleurs et d’encens portés par le vent. Cette marche lente prépare l’esprit. Elle ouvre un espace intérieur, une disponibilité, avant d’atteindre l’un des sanctuaires les plus puissants de la cité Lanna.

À mesure que l’on avance, la silhouette du grand stupa se révèle entre les toits dorés. D’abord une masse indistincte, puis une pyramide de briques, enfin un colosse blessé qui semble émerger de la terre elle‑même. Le contraste avec l’intimité du temple précédent est saisissant. Ici, tout est ample, vertical, monumental. Le Wat Chedi Luang ne se contente pas d’être vu : il s’impose, il enveloppe, il domine.

Dès que l’on franchit la porte, un silence naturel s’installe. Les frangipaniers projettent leur ombre douce, les cloches suspendues vibrent au moindre souffle, les moines en robe safran marchent lentement, presque en apesanteur. Les visiteurs parlent bas, comme si le lieu imposait de lui‑même une retenue respectueuse.

Wat Phra Singh, le joyau vivant du Lanna au cœur de Chiang Mai

En quittant la quiétude presque secrète du Wat Chiang Man, nous poursuivons notre marche à travers la vieille ville, portés par cette lumière douce qui glisse le long des remparts et des douves. Très vite, l’atmosphère change. Plus ouvert, plus fréquenté, le Wat Phra Singh s’impose comme un centre spirituel majeur, à la fois solennel et profondément vivant. Fondé en 1345 sous le règne du roi Pha Yu, cinquième souverain de la dynastie Mangrai, le temple fut conçu pour abriter les cendres royales de son père. Mais son destin bascula lorsque le sanctuaire reçut une statue exceptionnelle : le Phra Singh, le Bouddha Lion, devenu l’un des objets de vénération les plus importants du nord de la Thaïlande.

Dès que nous franchissons l’enceinte, nous sommes frappés par l’harmonie de l’ensemble. Le plan du temple respecte les principes classiques de l’architecture Lanna, avec une organisation fluide des espaces, où le sacré ne s’impose jamais brutalement mais se découvre pas à pas. Les toits superposés, aux lignes élégamment inclinées, sont typiques du Nord : ils protègent du soleil et des pluies tout en créant une sensation d’enveloppement. Les décors en stuc, finement travaillés, mêlent motifs floraux, créatures mythiques et symboles bouddhiques, tandis que les portes de bois sculpté racontent, en relief, des fragments de cosmologie et de légendes locales.

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Wat Suan Dok, entre mémoire royale, science monastique et silence blanc aux portes de Chiang Mai

Après la richesse décorative et la ferveur animée du Wat Phra Singh, nous quittons le cœur dense de la vieille ville pour rejoindre un lieu plus ouvert, presque respirant. À l’ouest des remparts, la circulation s’atténue, l’espace s’élargit, et le Wat Suan Dok apparaît comme une vaste clairière sacrée. Son nom signifie littéralement « le temple du jardin fleuri », rappelant qu’ici s’étendait autrefois un parc royal, offert au XIVᵉ siècle par le roi Kue Na, sixième souverain de la dynastie Mangrai, à un moine venu de Sukhothaï porteur d’une relique du Bouddha. Ce geste fondateur scelle un moment clé de l’histoire religieuse du Nord : l’ancrage définitif du bouddhisme theravāda à Chiang Mai.

Dès notre arrivée, le regard est happé par le grand chedi blanc, d’une pureté presque aveuglante sous le soleil. Contrairement aux chedis sombres en latérite ou richement dorés du centre-ville, celui-ci adopte une forme élancée, sobre, inspirée des modèles de Sukhothaï et du Sri Lanka. Sa blancheur n’est pas décorative : elle symbolise la pureté de l’enseignement bouddhique et la clarté de l’esprit éveillé. Selon la tradition, le chedi abriterait une relique sacrée du Bouddha, partagée autrefois avec le temple jumeau du Wat Phra That Doi Suthep, établi plus haut sur la montagne. La légende raconte qu’un éléphant blanc, porteur de la relique, fut lâché dans la forêt : il gravit la montagne, barrissant trois fois avant de mourir d’épuisement. Là où il s’effondra fut érigé Doi Suthep ; la partie de la relique restée en plaine fut confiée à Wat Suan Dok, liant à jamais ces deux sanctuaires.

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Tha Pae Walking Street — Le grand théâtre du dimanche soir à Chiang Mai

Chaque dimanche soir, lorsque le soleil disparaît derrière les toits dorés de Chiang Mai, la ville semble changer de rythme. Les ruelles se calment, les temples s’illuminent, et une énergie nouvelle se concentre autour de Tha Pae Gate, la grande porte de brique rouge héritée des anciens remparts. C’est ici que commence l’un des rituels hebdomadaires les plus attendus : la Tha Pae Walking Street, un marché nocturne qui transforme la vieille ville en un immense théâtre à ciel ouvert.

La Ratchadamnoen Road, habituellement paisible, devient une artère vibrante où se mêlent parfums, couleurs, musiques et conversations. Sur plusieurs centaines de mètres, les stands se succèdent sans interruption : artisanat, gastronomie, créations locales, performances artistiques, spiritualité… Tout Chiang Mai semble s’être donné rendez‑vous ici, dans une atmosphère à la fois festive et profondément humaine.

Nous avançons au rythme de la foule, happés par les étals de soieries éclatantes, les sacs brodés des tribus montagnardes, les lampes en papier suspendues comme des lucioles, les céramiques délicates façonnées par des mains patientes. Chaque objet raconte une histoire, chaque vendeur incarne une facette de l’âme thaïlandaise : douceur, précision, humour discret, fierté artisanale. Un peu plus loin, un artisan grave une amulette en argent sous nos yeux ; une peintre esquisse des paysages de jungle sur des éventails de bambou ; un musicien joue quelques notes de khim, attirant autour de lui un cercle de curieux.

Côté gastronomie, c’est un festival sensoriel. Les parfums de citronnelle, de cacahuète grillée et de lait de coco se mêlent à ceux du grill et du wok brûlant. On y trouve les classiques — pad thaï, brochettes satay, mangue sticky rice — mais aussi des curiosités locales qui surprennent autant qu’elles amusent : brochettes de scorpions, pommes de terre farcies flambées au chalumeau, mini‑crêpes aux œufs de caille préparées avec une précision chirurgicale, omelettes fourrées au pad thaï, ou encore des filets de wagyu prêts à être dégustés. Les stands s’alignent jusque devant les temples illuminés, créant un contraste saisissant entre spiritualité et gourmandise, entre recueillement et effervescence.

À mesure que nous avançons vers le cœur du marché, l’ambiance se densifie. Des groupes folkloriques improvisent une danse, des chanteurs traditionnels entonnent des mélodies anciennes, et les temples voisins — Wat Phan Tao, Wat Chedi Luang — se parent de lumière, ajoutant une dimension presque sacrée à cette promenade nocturne. Dans une ruelle latérale, une petite galerie d’art expose des œuvres locales ; un peu plus loin, des enfants récitent des mantras dans la cour d’un temple, tandis que les fidèles déposent des offrandes de fleurs et d’encens.

Il est presque 22 heures lorsque nous rebroussons chemin, les bras chargés de trouvailles, le cœur léger, les yeux encore brillants de tant de couleurs et de sourires. La Tha Pae Walking Street n’est pas un simple marché : c’est une célébration vivante de l’identité de Chiang Mai, un lieu où tradition, modernité, spiritualité et art de vivre se rencontrent dans une harmonie joyeuse. Un dimanche soir ici, c’est un morceau de vie thaïlandaise que l’on emporte avec soi.

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Wat Phra That Doi Suthep — Au sommet sacré du Lanna

Le lendemain matin, nous quittons notre villa alors que la brume matinale flotte encore au-dessus de Chiang Mai comme un voile hésitant. La ville semble retenir son souffle, et nous avec elle, tandis que nous prenons la route sinueuse qui grimpe vers Doi Suthep. Cette montagne n’est pas un simple relief : elle est un axe spirituel, un repère géographique et mythologique, un lieu où l’histoire du Lanna se mêle à la légende. À mesure que nous montons, la lumière se fait plus franche, les arbres se resserrent, et la ville disparaît derrière nous. Nous faisons halte au premier belvédère, où Chiang Mai se dévoile lentement, encore engourdie, puis à la cascade de Huay Kaew, dont le murmure frais accompagne les familles venues s’y rafraîchir. Cette montée, déjà, est une forme de préparation intérieure.

Nous faisons halte au premier belvédère, où Chiang Mai se dévoile lentement, encore engourdie. Plus haut, la cascade de Huay Kaew murmure dans la fraîcheur du matin, oasis familière des familles locales. Puis la route reprend, sinueuse, jusqu’à l’esplanade du temple.

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Sous la peau de Doi Suthep : les eaux vivantes de Huay Kaew

Après la montée au Wat Phra That Doi Suthep et la contemplation du panorama doré qui embrasse toute la vallée, nous poursuivons notre exploration des collines qui veillent sur Chiang Mai. Ici, la montagne n’est pas un simple relief : elle est un organisme ancien, un assemblage de roches métamorphiques, de forêts tropicales et de sources fraîches qui façonnent depuis des millénaires la vie de la vallée. Pour accéder à cette nature intime, nous réglons 300 bahts pour nous quatre — un droit d’entrée modeste qui ouvre la porte à un monde où l’eau, la pierre et la végétation dialoguent sans interruption.

La route qui mène aux chutes Huay Kaew suit les lignes naturelles du relief. Nous entrons dans les contreforts du massif de Thanon Thong Chai, dont les roches — schistes, gneiss, granites altérés — portent les traces d’un passé géologique marqué par la collision des plaques indienne et eurasienne. Ces montagnes, soulevées il y a des dizaines de millions d’années, ont été sculptées par l’érosion tropicale, donnant naissance à des vallées encaissées, des pentes abruptes et des lits de rivières qui serpentent entre les blocs de pierre.

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Doi Inthanon Au sommet de la Thaïlande, un monde en étages

Il est des montagnes qui ne se contentent pas de s’élever dans le ciel. Elles organisent le monde autour d’elles. Le Doi Inthanon, point culminant de la Thaïlande à 2 565 mètres d’altitude, fait partie de ces lieux rares où la géographie façonne les climats, les forêts, les cultures humaines et même la manière de se déplacer et de vivre. Plus qu’un sommet, c’est une succession de mondes superposés que nous traversons, de la vallée jusqu’aux forêts nuageuses.

Nous quittons Chiang Mai au petit matin, laissant derrière nous les toits de la vieille ville et les marchés encore endormis. Très vite, la route s’élève, les rizières cèdent la place aux vergers, puis aux bananiers et aux champs de légumes. Les plaines du bassin de la Ping, nourries par les alluvions et les moussons, témoignent d’une agriculture ancienne, patiente, adaptée aux rythmes du ciel et des sols.

À mesure que nous montons, la végétation change. Les feuillus tropicaux s’épaississent, les troncs se resserrent, l’humidité s’installe. Nous entrons dans le parc national du Doi Inthanon, créé en 1972 pour protéger ce massif granitique, vestige d’une collision tectonique entre les plaques indienne et eurasienne. Ce soulèvement ancien, lié à la formation de l’Himalaya, a donné naissance à une montagne qui ne domine pas seulement par sa hauteur (2 565 m), mais par son rôle de château d’eau et de refuge écologique.

Nous réglons les droits d’entrée de 300 Baths par adulte et 30 baths pour le véhicule

À notre arrivée aux cascades de Mae Klang, premier seuil naturel du parc, nous entrons dans un monde sculpté par l’eau, la roche et le temps.

🌸 Royal Park Rajapruek — Entre mémoire royale et jardins du monde

Pour notre dernière journée à Chiang Mai, nous décidons de commencer tôt le matin par la visite du Royal Park Rajapruek. L’entrée, fixée à 200 Baths par adulte, nous ouvre les portes d’un espace qui n’est pas seulement un jardin, mais un lieu de mémoire, de savoir et de découverte. Inauguré en 2006 pour célébrer le soixantième anniversaire du règne du roi Bhumibol Adulyadej le Grand, il reçut de Sa Majesté le nom de Rajapruek, en hommage à la fleur nationale de Thaïlande, éclatante de jaune, symbole de prospérité et de royauté. Ce baptême royal confère au parc une aura particulière : nous marchons dans un espace qui est à la fois hommage au monarque et laboratoire vivant de la biodiversité.

Au centre du parc, nous découvrons le Ho Kham Luang Royal Pavilion, véritable joyau architectural inspiré du style Lanna. Sa silhouette s’impose avec majesté : un toit à plusieurs étages, aux lignes élancées, recouvert de tuiles sombres qui contrastent avec les ornements dorés étincelants.

Les faîtages se terminent en nagas, serpents mythiques protecteurs, tandis que les frontons sculptés racontent des épisodes de la cosmologie bouddhiste et de l’histoire du royaume Lanna. À l’intérieur, les expositions retracent l’engagement du roi Bhumibol pour la préservation des forêts, la gestion de l’eau et le développement durable des hautes terres. Nous avons l’impression de pénétrer dans un sanctuaire où l’architecture devient récit, où chaque dorure, chaque sculpture est une leçon d’histoire et de culture. Autour du pavillon, les jardins géométriques prolongent cette expérience, rappelant l’ordre et la rigueur des projets royaux, tandis que les allées fleuries invitent à la contemplation.

Nous poursuivons notre promenade vers les jardins internationaux, qui nous transportent d’un continent à l’autre. Chaque pays participant a conçu un espace qui reflète sa culture et ses plantes emblématiques. Nous passons devant un jardin japonais où les pierres et les érables miniatures composent une scène de méditation, puis nous découvrons un jardin chinois aux pavillons rouges et aux bambous graciles. Plus loin, les compositions tropicales du Laos et du Cambodge éclatent de couleurs, tandis que l’Inde déploie ses lotus et ses bougainvilliers dans une mise en scène presque sacrée. L’Europe n’est pas en reste : nous reconnaissons des roses, des lavandes et des oliviers qui évoquent la Méditerranée. Chaque espace est une ambassade végétale, une invitation au voyage à travers les cultures et les climats, et nous nous laissons surprendre par la diversité des espèces et la manière dont chaque nation a choisi de se représenter à travers ses plantes et son esthétique paysagère.

Silhouette noire, regard vif, et cette queue improbable terminée par deux raquettes qui semblent défier les lois de l’aérodynamique… Le Drongo à raquettes ne passe jamais inaperçu. Observé au Royal Park Rajapruek, il nous a offert l’un de ces moments suspendus où l’on oublie le décor pour ne suivre que le mouvement.
Maître de l’imitation, redoutable chasseur d’insectes, sentinelle bruyante de la canopée, ce drongo est bien plus qu’un bel oiseau : c’est un acteur clé des écosystèmes forestiers d’Asie du Sud-Est, et un fascinant héritier des forêts tropicales anciennes.

Plus loin, les zones consacrées aux plantes médicinales et botaniques nous plongent dans un dialogue entre science et tradition. Les panneaux expliquent les usages thérapeutiques de la citronnelle, du galanga ou du basilic sacré, tandis que les serres abritent des variétés rares et des expérimentations horticoles. Nous avançons comme dans un musée vivant, où chaque plante est à la fois objet d’étude et témoin d’un savoir ancestral. L’odeur des herbes nous enveloppe, et nous comprenons que ce lieu est autant un espace de contemplation qu’un centre de recherche appliquée.

Nous nous arrêtons devant le jardin des orchidées, véritable explosion de couleurs et de formes. Les fleurs, délicates et sophistiquées, révèlent la richesse florale de la Thaïlande, pays reconnu pour ses hybridations et ses variétés uniques. Nous observons les pétales aux motifs complexes, les colonnes centrales qui semblent sculptées, et nous nous émerveillons devant cette diversité qui incarne la beauté tropicale dans toute sa subtilité.

Le parc se présente aussi comme une salle de classe à ciel ouvert. Dans le Parc d’apprentissage de la nature, nous voyons des groupes d’élèves participer à des ateliers, observer les plantes, comprendre les cycles de l’eau et du sol. L’approche est immersive : apprendre en pratiquant, réfléchir en expérimentant.

Nous percevons la volonté de transmettre aux jeunes générations le respect de l’environnement, et nous remarquons les campagnes écologiques menées sur place : réduction du plastique, tri des déchets, promotion des sacs en tissu. Tout cela fait du parc un laboratoire social autant qu’un espace de loisirs.

Pour parcourir ce vaste domaine sans fatigue, nous profitons des navettes qui circulent toutes les quinze minutes entre les différents points d’intérêt. Elles nous permettent de rejoindre aisément les jardins internationaux, les serres d’orchidées ou les zones éducatives, et de savourer chaque étape à notre rythme.

En quittant le parc, nous avons le sentiment d’avoir traversé un monde où l’architecture, la science, la mémoire royale et la nature se conjuguent pour offrir une expérience complète. Le Royal Park Rajapruek est à la fois hommage, musée vivant et jardin planétaire, un espace où l’on apprend autant qu’on contemple, et où chaque pas nous rapproche de l’idée que la préservation de la nature est une œuvre collective et universelle.

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Wat Phra That Doi Kham, le sanctuaire doré perché sur la colline de Mae Hia

Après la sérénité contemplative du Wat Suan Dok, nous poursuivons notre exploration vers les hauteurs, gravissant la colline Mae Hia pour rejoindre le Wat Phra That Doi Kham, l’un des temples les plus emblématiques de la périphérie de Chiang Mai. Perché à plus de 300 mètres d’altitude, il offre un panorama exceptionnel sur la ville et les vallées environnantes, tandis que son chedi doré, resplendissant sous le soleil, semble veiller sur Chiang Mai depuis des siècles.

L’histoire du temple remonte au XIVᵉ siècle, sous le règne du roi Mangrai, qui aurait ordonné sa construction pour honorer une relique sacrée de Bouddha transportée depuis Sukhothaï.

Selon la légende locale, un éléphant royal, porteur de la relique, s’arrêta sur cette colline, signe que l’endroit était choisi par les esprits protecteurs. Ainsi, le site est chargé à la fois de symbolisme royal et de sacralité cosmique, reliant le royaume de Lanna à la spiritualité du nord thaïlandais.

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CHIANG DAO ELEPHANT CAMP – À la rencontre des géants du nord  

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À peine le soleil a-t-il pointé sur Chiang Mai que nous prenons la route vers le nord, laissant la ville moderne derrière nous pour rejoindre, après environ une heure et demie de voyage, la vallée de Chiang Dao. La rivière Ping sculpte ici un écrin de végétation tropicale au pied de falaises karstiques vertigineuses – un décor parfait pour le Chiang Dao Elephant Camp, l’un des tout premiers camps d’éléphants ouvert au tourisme dans le nord de la Thaïlande.

Les Grottes : Dans les entrailles de Chiang Dao : voyage au cœur de la montagne sacrée

Après la rencontre émouvante avec les éléphants du Chiang Dao Elephant Camp, nous poursuivons notre journée en direction des grottes de Chiang Dao, à quelques kilomètres seulement. Nichées au pied du majestueux Doi Chiang Dao – troisième plus haut sommet de Thaïlande culminant à 2 175 mètres – ces grottes millénaires s’enfoncent dans les entrailles de la montagne, comme un sanctuaire caché au cœur du calcaire.

L’entrée est discrète, presque modeste, précédée d’un petit marché d’artisanat local tenu par des femmes des tribus montagnardes venues vendre des paniers en osier, des feuilles médicinales, ou des colliers d’amulettes protectrices. Après avoir acquitté un droit d’entrée symbolique de 40 bahts, nous franchissons un porche ombragé, gardé par une statue dorée de Bouddha, les pieds baignés par un mince filet d’eau sacrée. L’air, soudainement plus frais, nous invite à plonger dans la pénombre.

À l’intérieur, le silence est habité. Des stalactites suintent goutte à goutte, des parois de latérite polies par les siècles nous entourent. Certaines salles sont vaguement éclairées par des ampoules fixées à la roche, révélant ici une statue de Bouddha drapée d’étoffe safran, là une offrande de fleurs fraîches à moitié fanées. Mais pour accéder aux parties les plus profondes du réseau – un enchevêtrement de plus de 12 kilomètres de galeries connues – il nous faut la compagnie d’un guide local. Une vieille femme à la voix douce s’approche, une lampe à pétrole à la main. Pour une centaine de bahts, elle nous propose de nous mener dans les grottes « vivantes », celles qui ne sont éclairées que par la flamme vacillante de sa lanterne.

Chiang Dao, mosaïque des ethnies du Nord Lisu Akha et Lahu

Ce matin, nous quittons le tumulte tranquille de Chiang Mai pour nous enfoncer dans les collines du nord, là où les rizières en terrasse laissent peu à peu place à des forêts denses et des chemins de terre rouge. Nous partons à la découverte de trois des principales ethnies montagnardes de Thaïlande, chacune avec son histoire, sa langue et ses traditions : les Lisu, les Akha, et les Lahu. Un voyage qui n’est pas seulement géographique, mais profondément humain et culturel.

De Chiang Mai à Chiang Rai, entre sources chaudes et collines fleuries

Nous quittons Chiang Mai au petit matin, la route s’étirant vers le nord en direction de Chiang Rai. Ce trajet de trois à quatre heures n’est pas une simple transition entre deux villes : il devient une immersion dans la nature et la culture du Nord, ponctuée de haltes qui transforment le voyage en une succession de découvertes sensorielles. Les montagnes se dessinent à l’horizon, les vallées s’ouvrent sur des paysages de rizières et de vergers, et chaque détour semble cacher une surprise.

Doi Saket Hot Spring

Notre première pause se fait au Doi Saket Hot Spring, un sanctuaire naturel où l’eau jaillit des entrailles volcaniques de la terre. Nous pénétrons dans un espace enveloppé de verdure, où les bassins de pierre laissent s’échapper des volutes de vapeur. L’air est chargé d’humidité et de parfums végétaux, et nous nous laissons gagner par une atmosphère presque mystique. La chaleur de l’eau détend nos muscles fatigués, comme si la montagne elle-même nous offrait un soin bienveillant. Autour de nous, les oiseaux chantent, les arbres bruissent, et les vapeurs se mêlent à la lumière du matin pour créer une scène irréelle.

Ce lieu n’est pas seulement une halte de confort : il incarne une tradition ancienne du Nord de la Thaïlande, où les sources chaudes sont perçues comme des dons de la nature, des espaces de purification et de régénération. Les habitants viennent y chercher détente et santé, convaincus des vertus thérapeutiques de ces eaux minérales. Nous nous inscrivons dans ce rituel séculaire, conscients de participer à une pratique qui relie l’homme à la terre.

Mae Kachan Hot Spring

En reprenant la route, nous traversons des collines où les arbres se parent de fleurs jaunes éclatantes. L’entrée d’un village se signale par une fontaine décorative et un portique aux lignes traditionnelles, rappelant que chaque district du Nord revendique son identité culturelle. Les buissons fleuris, les toits de tuiles et les collines boisées composent un décor harmonieux, où l’homme et la nature semblent dialoguer.

Plus loin, d’autres sources chaudes apparaissent, bordées de pavillons aux colonnes blanches et de jardins soigneusement entretenus. Les bassins circulaires, les hammacs suspendus et les espaces de repos invitent à prolonger la halte. Nous observons les visiteurs qui s’installent, certains pour tremper leurs pieds, d’autres pour profiter d’un bain complet. Ici, la source n’est pas seulement un lieu de détente : elle est un espace social, un moment partagé où les voyageurs et les habitants se rencontrent dans la vapeur et la lumière.

Sur la route, nous croisons aussi des silhouettes familières : un moine en robe safran marche pieds nus, portant sur son dos un sac volumineux et une natte roulée. Sa démarche lente et régulière rappelle que le voyage est aussi spirituel, que la route elle-même peut devenir un chemin de méditation. Cette image, simple et puissante, nous relie à la dimension religieuse du Nord, où la vie quotidienne reste imprégnée de bouddhisme et de pratiques ancestrales.

Plus loin, nous faisons halte à la Mae Kachan Hot Spring, plus confidentielle, nichée dans un cadre paisible. Ici, pas de tarif d’entrée ni de mise en scène touristique : seulement la chaleur de la terre et la vie quotidienne des habitants. Nous observons les locaux plonger des paniers remplis d’œufs directement dans les bassins brûlants. Quelques minutes suffisent pour que la source transforme ces œufs en repas, et nous assistons avec fascination à ce rituel simple mais profondément enraciné dans la culture du Nord. Les marchés voisins proposent des paniers d’œufs de poule ou de caille, prêts à être plongés dans l’eau, et l’on repart souvent avec le souvenir d’un repas préparé par la montagne elle-même.

Mae Kachan Hot Spring

Autour des bassins, l’ambiance est conviviale. Les familles discutent, rient, surveillent la cuisson de leurs œufs, tandis que les voyageurs curieux se mêlent à cette tradition. Les pavillons, les jardins et les marchés créent un espace social où détente et partage se conjuguent. Nous croisons même la silhouette d’un moine en robe safran, marchant pieds nus avec son sac et sa natte roulée : image simple et puissante qui nous rappelle que la route est aussi un chemin spirituel.

En poursuivant notre route vers Chiang Rai, nous découvrons le Pong Pu Fueng Hot Spring, un site qui se distingue par son ambiance rustique et son cadre naturel préservé. Ici, la montagne semble nous offrir un moment de répit : les bassins aménagés s’inscrivent harmonieusement dans le paysage, et nous nous installons pour profiter de la chaleur bienfaisante de l’eau tout en admirant les collines environnantes. La vapeur s’élève doucement, se mêlant au souffle du vent et au chant des oiseaux, créant une atmosphère apaisante où le temps paraît suspendu.

Les installations restent simples, loin des aménagements sophistiqués des stations thermales plus fréquentées. Quelques bassins de pierre, des espaces de repos, des sentiers bordés de végétation : tout ici invite à une expérience authentique, où l’essentiel est de se reconnecter à la nature. Nous ressentons la force de cette simplicité, qui nous rappelle que le bien-être ne réside pas dans le luxe, mais dans l’harmonie entre l’homme et son environnement.

Ainsi, le trajet entre Chiang Mai et Chiang Rai se transforme en un véritable chapitre de voyage. Les sources chaudes nous offrent la douceur de l’eau, les collines fleuries nous rappellent la vitalité de la nature, les villages dévoilent leur identité, et les habitants nous invitent à partager leurs traditions. Nous arrivons à Chiang Rai apaisés, enrichis par ces haltes qui ont fait de la route une expérience à part entière.

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FAUNE ET FLORE

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La Cuisine à Chiang Mai

Retrouvez toutes les informations sur la cuisine thaïlandaise !

Sanae Chai Man Premier déjeuner à Chiang Mai — au bord de l’eau

À notre arrivée à Chiang Mai, la ville nous enveloppe d’une douceur presque feutrée, avec ce mélange de montagnes proches, de lumière tamisée et de calme qui contraste avec l’agitation du Sud. Pour le déjeuner, nous choisissons le Sanae Chai Man Restaurant, un petit établissement posé au bord d’un étang où tournent des carpes et des poissons‑chats, glissant sous la surface comme des ombres tranquilles. Le décor respire la sérénité, un lieu où l’on sent immédiatement que le temps ralentit.

Nadège et moi commandons un Tom Yum Goong, ce bouillon emblématique de la Thaïlande centrale, né de l’alliance ancienne entre les herbes aromatiques locales et les crevettes des rivières. Son parfum est une signature : citronnelle fraîche, galanga, feuilles de combava, piment écrasé. La saveur oscille entre acidité vive, chaleur aromatique et profondeur saline. C’est un plat qui réveille tout le corps, qui stimule la digestion, qui ouvre l’appétit. Les herbes utilisées sont réputées pour leurs vertus anti‑inflammatoires et digestives, et le bouillon, léger mais puissant, laisse une sensation de clarté en bouche.

Pour accompagner, nous partageons un crab meat fried rice, un héritage direct de la cuisine chinoise, devenu un classique thaïlandais. Le riz sauté, cuit la veille comme le veut la tradition, se détache parfaitement, légèrement grillé par endroits. La chair de crabe apporte une douceur marine, presque sucrée, qui se mêle à l’œuf, à l’ail et à la sauce soja claire. C’est un plat simple, mais d’une finesse étonnante, nourrissant sans être lourd, riche en protéines légères et en minéraux issus du crabe.

Margot choisit un shrimp fried rice, plus vif, plus direct, où les crevettes roses apportent une note iodée qui contraste avec la chaleur douce du wok. Le riz absorbe les sucs, les parfums, les éclats d’ail et d’oignon. C’est un plat né du même héritage chinois, mais devenu profondément thaïlandais dans sa manière d’équilibrer le salé, le sucré discret et la fraîcheur du citron vert ajouté au dernier moment. Il nourrit, rassure, et reste étonnamment digeste.

Bastien, lui, se laisse tenter par un baked prawns with glass noodles, un plat qui raconte une autre histoire : celle des influences chinoises du Sud, où les nouilles de verre — faites de haricot mungo — ont été adoptées puis transformées par la cuisine thaïlandaise. Les nouilles, translucides, absorbent la sauce jusqu’à devenir brillantes, presque soyeuses. Elles portent les parfums d’ail, de poivre, de gingembre, parfois même une pointe de sauce d’huître. Les crevettes, cuites au four dans la même cocotte, libèrent leur jus, qui se mêle aux nouilles et crée une profondeur aromatique unique. C’est un plat réconfortant, riche en protéines, léger en matières grasses, et étonnamment parfumé.

Le repas se déroule dans une atmosphère suspendue. Les poissons glissent dans l’eau, les assiettes arrivent fumantes, et Chiang Mai semble nous accueillir avec une douceur presque cérémonielle. Pour quatre personnes, boissons comprises, l’addition s’élève à 1025 bahts, un prix modeste pour un moment aussi apaisant. Un premier déjeuner qui ressemble à une entrée en matière, un sas vers le Nord, où tout semble aller un peu plus lentement, un peu plus profondément, un peu plus calmement.

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Pause gourmande au bord des chutes : Huenhuaykaew et ses saveurs du Nord

NORTHERN THAÏ SAUSAGE SAI UA

Pour le déjeuner, nous nous installons au restaurant Huenhuaykaew, une petite maison tout en bois posée presque au bord du ruisseau. L’endroit semble avoir poussé là naturellement, entre les bambous et les rochers, avec le bruit de la cascade en fond sonore comme un accompagnement permanent.

Le pad thaï au poulet s’impose pour Nadège, Bastien et Margot. Ici, la recette prend une légère tournure sucrée, plus douce que dans les échoppes de rue, avec une présence généreuse de tofu qui absorbe la sauce au tamarin et apporte une texture moelleuse. Les nouilles brillent, souples et parfaitement enrobées, et le citron vert posé sur le côté réveille l’ensemble d’une pointe d’acidité. Un pad thaï de montagne, rond, réconfortant, presque enveloppant.

Pour ma part, je choisis les northern Thai sausage, les fameuses Sai Ua, emblématiques du Nord. Tranchées en rondelles épaisses, elles dévoilent un intérieur d’un vert‑orangé vibrant où l’on distingue les herbes hachées, la citronnelle, les feuilles de kaffir lime, le piment rouge et le curcuma. En bouche, c’est un petit feu d’artifice : fraîcheur de la citronnelle, chaleur progressive du piment, profondeur du galanga, rondeur du gras parfaitement équilibré. Une saucisse qui raconte la forêt, les jardins aromatiques, le soleil du Lanna. Et qui, en prime, regorge de bienfaits : antioxydants des herbes, propriétés digestives de la citronnelle, vertus anti‑inflammatoires du curcuma. Une bouchée vivante, tonique, presque médicinale.

Nous déjeunons ainsi, bercés par le bruit de l’eau et la lumière filtrée par les bambous, avec l’impression que la montagne continue de nous accompagner jusque dans l’assiette.

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Pause gourmande chez Tante Oi, sur la route du Doi Inthanon

steamed Thai fish lemon – Chez Tante Oi – DOI INTHANON

Sur la route du retour, après les hauteurs fraîches du parc naturel de Doi Inthanon et un passage au Thai Hmong Community Market, nous faisons halte dans une petite adresse locale comme on les adore : “La cuisine de tante Oi”. Une cantine simple, colorée, authentique, où les tables en plastique, les drapeaux suspendus et les parfums de wok composent une ambiance chaleureuse et sans artifice.

Chacun choisit son plat comme on choisirait un souvenir de voyage.

Bastien se régale d’un Thai herb fried fish, un poisson frit aux herbes, croustillant et parfumé, relevé par la citronnelle et les feuilles de kaffir lime. Margot opte pour un fried chicken, doré et croquant, accompagné d’une sauce rouge légèrement sucrée. Nadège choisit un fried chicken with cashew nuts, un classique thaïlandais où le poulet sauté rencontre le croquant des noix de cajou, les oignons et les poivrons dans une sauce brillante et généreuse. Quant à moi, je savoure un steamed Thai fish lemon, un poisson vapeur au citron, vif, aromatique, tonique, où l’ail, le piment et le citron vert composent une partition fraîche et parfaitement équilibrée.

L’addition pour nous quatre — 1 170 bahts — confirme ce que l’on aime tant dans ces petites adresses de bord de route : une cuisine sincère, généreuse, accessible, servie avec le sourire et sans prétention. Une pause gourmande qui résume à elle seule l’esprit culinaire thaïlandais : simple, vivant, profondément ancré dans le quotidien.

Pour les curieux qui souhaitent plonger plus loin dans les traditions, les saveurs et les territoires culinaires de la Thaïlande, nous avons consacré un article très complet à ce sujet : 👉 https://voyageavecnous.com/lart-culinaire-thai-traditions-saveurs-et-territoires-thailande/

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Déjeuner au Look Bua — Là où le canard a droit au tapis rouge

Hong Kong Roast Duck Look bua Chiang Mai

Pour le déjeuner, nous quittons les rues animées de Chiang Mai pour revenir vers le centre‑ville, là où les parasols colorés, les lanternes suspendues et les parfums de cuisine flottent dans l’air comme une invitation permanente. Le Look Bua nous attend, un restaurant qui ne fait pas de bruit mais qui affiche clairement sa spécialité : ici, le canard n’est pas un simple plat, c’est une institution. Les murs décorés de motifs asiatiques, les ombrelles peintes et les touches de rouge porte‑bonheur donnent au lieu une atmosphère chaleureuse, presque festive, comme si chaque repas devait être célébré.

Je me laisse guider par leur recommandation maison : le Hong Kong Roast Duck. L’assiette arrive comme un clin d’œil gourmand. Le pain doré croustille sous la fourchette, le canard est tendre, juteux, enveloppé d’une peau légèrement caramélisée. Le tout dégage un parfum qui mêle douceur, grillé et un soupçon d’exotisme venu de Hong Kong. C’est un plat qui joue sur les contrastes, qui surprend sans jamais forcer, et qui laisse cette impression délicieuse d’avoir découvert quelque chose de vraiment singulier.

Nadège, elle, plonge sa cuillère dans une coconut soup with chicken qui semble sortir tout droit d’un livre de recettes familiales thaïlandaises. Le lait de coco forme un voile crémeux, parfumé à la citronnelle, au galanga et aux herbes fraîches. La vapeur qui s’en échappe transporte des notes douces et citronnées, presque apaisantes, comme si la soupe avait été pensée pour calmer le monde extérieur.

Bastien reste fidèle à son rituel : un pad thaï with chicken, simple en apparence mais parfaitement exécuté. Les nouilles brillent légèrement, les cacahuètes croquent, le poulet est tendre, et l’ensemble dégage cette harmonie typiquement thaïlandaise où rien ne domine, tout s’équilibre.

Margot, elle, choisit un deep fried chicken with orange sauce, un plat lumineux, presque solaire. Le poulet croustillant est nappé d’une sauce à l’orange brillante, douce et acidulée, qui apporte une fraîcheur inattendue. Les tranches d’orange posées sur le dessus ajoutent une touche presque poétique, comme si le plat avait été pensé pour être aussi beau que bon.

Le repas se déroule dans une ambiance tranquille, rythmée par les bruits de la cuisine ouverte où les woks s’entrechoquent et où les cuisiniers en uniforme violet s’activent avec précision. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une table accueillante, des plats sincères, et cette sensation agréable d’être exactement là où il faut, au cœur d’une Thaïlande gourmande, généreuse et profondément vivante.

RESTAURANT HOUN SONTAREE

Après une journée de découvertes au cœur de la vieille ville – entre le bois sacré du Wat Phan Tao et les vestiges puissants du Chedi Luang – nous quittons l’enceinte fortifiée de Chiang Mai pour rejoindre, au bord de la rivière Ping, l’un des lieux les plus authentiques et chaleureux pour savourer la cuisine du nord : le restaurant Huen Sorn Ta Ree (souvent écrit Houn Sontaree).

Le lieu a tout d’un secret bien gardé. Installé dans une maison traditionnelle en teck, entourée de jardins fleuris, le restaurant évoque un Chiang Mai d’autrefois, raffiné, paisible, ancré dans la culture Lanna. La terrasse ouverte offre une vue paisible sur la rivière, doucement éclairée à la tombée du jour. Un léger air de musique traditionnelle s’échappe parfois de la scène en plein air, car ici, le dîner est souvent accompagné de chants et danses folkloriques, parfois même interprétés par la propriétaire, Sornaree Ratchasima, ancienne chanteuse populaire très respectée en Thaïlande.

La carte est une ode à la gastronomie du nord, généreuse, épicée, et parfumée aux herbes locales. Nous goûtons au nam prik ong, une pâte de piment rouge accompagnée de légumes croquants, à l’incontournable khao soi, cette soupe de nouilles croustillantes au curry, et à un tendre laab de porc parfumé à la menthe. Le tout est servi avec un panier de riz gluant chaud, comme le veut la tradition.

Les plats sont copieux et les prix restent raisonnables pour une telle expérience : comptez environ 150 à 250 bahts par plat, avec des menus dégustation Lanna à partir de 400 bahts, selon la saison et les animations.

Dans ce cadre à la fois rustique et élégant, où les lanternes flottent entre les piliers de bois, on prend le temps. De manger, d’écouter, de regarder. C’est une soirée douce, pleine de charme, qui semble suspendue entre passé et présent.

RESTAURANT RATCHAMANKA

À notre arrivée à Chiang Mai, ville d’art et de temples nichée entre montagnes et rivières, l’atmosphère change immédiatement. Plus fraîche, plus spirituelle, plus feutrée. Après avoir posé nos valises, nous partons dîner à l’une des adresses les plus raffinées de la vieille ville : le Restaurant Rachamankha, niché dans l’enceinte du boutique-hôtel éponyme, à deux pas du Wat Phra Singh.

Le lieu est un enchantement. Dès l’entrée, l’élégance sobre du décor nous plonge dans une ambiance digne des anciennes résidences princières Lanna. Lanternes tamisées, boiseries sombres, nappes immaculées et musique douce : tout ici invite au recueillement des sens.

La carte met à l’honneur la cuisine traditionnelle du nord de la Thaïlande, dans une version subtile et soignée. Nous commençons par une salade de fleurs de bananier finement assaisonnée, suivie d’un kaeng hang le, le fameux curry birmano-thaï au porc caramélisé, riche et épicé à souhait. Le tout accompagné d’un riz gluant servi dans son panier en bambou, comme le veut la tradition du Lanna.

En dessert, une mangue parfaitement mûre accompagnée de riz gluant à la noix de coco conclut ce repas en douceur. Le service est impeccable, discret mais attentionné, et chaque plat nous est présenté avec une précision presque cérémonielle.

C’est une première soirée idéale pour s’imprégner de l’élégance tranquille de Chiang Mai, entre traditions raffinées et art de vivre apaisé.

Marchés et hypermarchés

Se repérer dans l’alimentation à Chiang Mai : marchés, supermarchés et trésors culinaires

Une fois installés dans la ville, il est naturel de chercher où trouver les ingrédients pour se nourrir, cuisiner ou simplement flâner parmi les produits locaux. Chiang Mai offre un équilibre entre marchés traditionnels colorés et supermarchés modernes, chacun révélant une facette différente de la vie quotidienne et culinaire de la Rose du Nord.

Pour les produits frais, les marchés locaux restent incontournables. Le Warorot Market, au cœur du quartier chinois, est le plus célèbre. Dès le matin, il s’anime avec des étals de légumes tropicaux, herbes aromatiques, poissons frais et viandes. Les odeurs de coriandre, citronnelle et basilic thaï se mêlent aux effluves de poisson et de viande grillée. On y trouve également des fruits exotiques peu connus ailleurs, comme le mangoustan, le longane ou la papaye verte, idéals pour préparer salades, currys ou smoothies. À proximité, de petites boutiques vendent riz, nouilles, pâtes de curry et sauces fermentées, indispensables à toute cuisine thaïlandaise. Les prix y sont très abordables : quelques dizaines de bahts pour un kilo de légumes ou de fruits, 60–120 B pour des filets de poisson local selon la taille.

RIMPING SUPERMARKET

Pour une expérience plus touristique et pratique, le Sunday Night Market sur Ratchadamnoen Road attire autant les visiteurs que les habitants. On y trouve un mélange d’aliments prêts à consommer et de produits frais, souvent plus chers que dans les marchés traditionnels, mais dans une ambiance festive et colorée. C’est également un endroit idéal pour goûter aux spécialités locales en petite quantité, comme les brochettes de porc grillé, les petits currys ou les desserts à base de riz gluant.

Pour l’approvisionnement régulier, Chiang Mai dispose de supermarchés et hypermarchés modernes. Les enseignes Big C et Tesco Lotus sont présentes à plusieurs endroits stratégiques de la ville. Ces magasins offrent un large choix : fruits et légumes importés ou locaux, viandes, poissons surgelés, produits laitiers et produits secs. Les prix sont généralement légèrement plus élevés que sur les marchés, mais la qualité et la disponibilité toute l’année justifient l’investissement. Pour les amateurs de produits bio ou spécialisés, Rimping Supermarket est une excellente option, avec un rayon épicerie internationale, poissons frais, viande et même des herbes cultivées localement.

Les habitants complètent souvent leur panier avec de petites épiceries de quartier, appelées “7-Eleven” ou “Tesco Express”, ouvertes presque 24 h/24. On y trouve des produits de base : riz, pâtes, sauces, snacks, lait et boissons. Idéal pour les urgences, ces magasins permettent également de se familiariser avec certaines marques locales.

Enfin, pour les amateurs de marchés bio ou plus écologiques, des initiatives comme le Saturday Organic Market ou le Kad Farang permettent de trouver légumes, fruits et herbes cultivés sans pesticides, directement auprès des producteurs de la région. Ces marchés sont parfaits pour découvrir des variétés rares et soutenir l’agriculture locale.

Ainsi, que l’on recherche l’authenticité des marchés traditionnels, la praticité des hypermarchés modernes ou le raffinement des produits bio, Chiang Mai offre toutes les options pour se nourrir sainement, goûter aux spécialités locales et s’immerger dans la vie quotidienne thaïlandaise.

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DAB BANQUES A Chiang Mai

Banques, distributeurs et change à Chiang Mai : conseils pratiques pour vos opérations financières

Se déplacer à Chiang Mai implique de gérer l’argent avec un minimum de tracas. La ville, très touristique mais aussi profondément locale, offre un réseau bancaire fiable, des distributeurs accessibles et plusieurs options pour le change, permettant de profiter pleinement du voyage sans inquiétude.

Pour retirer des bahts, les distributeurs automatiques (ATM) sont omniprésents, surtout dans le centre-ville et autour de la vieille ville. Les principales banques thaïlandaises, comme Bangkok Bank, Kasikorn Bank, Siam Commercial Bank (SCB) et Krung Thai, disposent de machines modernes, sécurisées et souvent multilingues. Elles acceptent la plupart des cartes internationales Visa, MasterCard et parfois American Express. Les frais de retrait pour les cartes étrangères sont généralement autour de 200 B par transaction, auxquels peuvent s’ajouter ceux de votre banque d’origine. Il est donc recommandé de retirer des montants plus conséquents plutôt que de multiplier les opérations.

Pour ceux qui préfèrent échanger des devises, plusieurs options existent. Les maisons de change dans le centre-ville offrent des taux souvent meilleurs que les hôtels, et certaines pratiquent le change sans commission. Par exemple, dans la zone de Nimmanhaemin ou autour de la vieille ville, il est courant de trouver des bureaux affichant les taux du jour pour USD, EUR, GBP et autres devises majeures. Le change officiel en banque est sûr et garanti, mais les files peuvent être plus longues. Il est toujours prudent de vérifier les taux et de compter les billets avant de partir.

Les banques elles-mêmes proposent également des services de change et d’opérations courantes : dépôt, retrait, transfert international et ouverture de compte temporaire pour les séjours longs. Les horaires classiques sont de 8h30 à 15h30 en semaine, certaines agences ouvrant aussi le samedi matin. Pour les besoins urgents, de nombreux distributeurs et bureaux de change restent accessibles jusqu’en soirée.

Pour plus de commodité, certains voyageurs combinent retraits aux ATM et paiements directs par carte dans les restaurants, hôtels et magasins modernes, car Chiang Mai accepte de plus en plus le paiement électronique. Cependant, il reste conseillé d’avoir un peu de liquide pour les marchés, les taxis, les songthaews ou les petites échoppes locales, où les cartes ne sont pas toujours acceptées.

En résumé, Chiang Mai est bien équipée pour gérer l’argent des voyageurs, avec un équilibre pratique entre sécurité, accessibilité et bonnes opportunités de change, permettant de profiter de la ville sans stress financier.

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LES LOGEMENTS  à Chiang Mai

🌇 Notre arrivée à Chiang Mai — Astra  Sky River

À notre arrivée à Chiang Mai, nous prenons possession de notre appartement au Astra Sky River, une résidence moderne qui s’élève au-dessus du quartier animé. Situé au 15ᵉ étage, l’appartement de trois chambres offre une vue panoramique sur les alentours : les toits de la vieille ville, les montagnes en arrière-plan, et le flot incessant de scooters qui serpentent dans les rues. Le sentiment d’être suspendus entre ciel et terre accompagne nos premiers instants dans la « Rose du Nord ».

Au 17ᵉ étage, une piscine à débordement s’étend face à l’horizon. L’eau se confond avec le ciel, et l’expérience est presque irréelle. Flotter là-haut, au-dessus de la ville, procure une impression de luxe discret, une pause bienvenue après les longues heures de route. Tout semble réuni pour rendre notre séjour de cinq nuits confortable et mémorable.

Pourtant, derrière cette première impression, quelques détails viennent ternir l’expérience. L’entretien de l’appartement laisse à désirer : une latte en bois cassée dans la cuisine nous oblige à rester attentifs à chacun de nos déplacements. Les matelas, d’une dureté implacable, nous rappellent chaque soir que le repos est précieux après nos longues marches de visite, et que nous l’aurions souhaité plus doux. À cela s’ajoutent des odeurs persistantes, que les déodorisants n’arrivent pas à masquer, donnant parfois au lieu une atmosphère moins accueillante.

Même la piscine, pourtant vaste et spectaculaire, révèle ses limites : les places autour du bassin sont trop peu nombreuses, et il devient difficile de s’installer en fin d’après-midi, lorsque les voyageurs cherchent à profiter de la lumière dorée du couchant.

Mais ces imperfections n’entament pas notre enthousiasme. L’appartement reste un point de chute pratique, une fenêtre ouverte sur Chiang Mai. Et surtout, notre soif de découverte est intacte. Les temples, les marchés, les ruelles animées et les montagnes environnantes nous appellent déjà. Le confort imparfait de notre logement devient secondaire face à l’excitation de plonger dans l’histoire, la spiritualité et la vie quotidienne de cette ville unique.

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GATE HOTEL CHIANG MAI

Après ce délicieux dîner au Restaurant Rachamankha, nous rejoignons notre hébergement pour les prochains jours : le Gate Hotel, idéalement situé aux abords de la vieille ville de Chiang Mai, à deux pas des remparts sud. L’accueil y est simple mais chaleureux, et les chambres offrent tout le confort nécessaire pour se reposer entre deux explorations de la ville.

Le quartier est vivant, ponctué de petits commerces, de salons de massage traditionnels et de ruelles bordées d’arbres. À quelques pas de l’hôtel, nous découvrons plusieurs ateliers de tailleurs sur mesure, spécialisés dans les costumes, vestes ou chemises en soie et en coton thaïlandais. Certains d’entre eux, réputés pour leur savoir-faire, proposent des créations en 24 à 48 heures, avec essayage express et un large choix de tissus.

En flânant dans le quartier, nous repérons aussi une échoppe de sacs et accessoires en cuir fait main, ainsi qu’une boutique de textiles artisanaux provenant des villages montagnards. Le soir, l’ambiance se fait plus feutrée : quelques lanternes s’allument, des rires montent d’un restaurant voisin, et l’odeur des fleurs de frangipanier se mêle à celle des épices dans l’air.

Nous nous endormons avec cette impression douce d’être à la croisée des mondes : entre ville et artisanat, tradition et modernité, temple et marché. Chiang Mai s’annonce comme une étape aussi sereine qu’inspirante.

METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025

METEO 31 Janvier au 4 Février
T° MINI MOY/MIN/MAX 16,60 13 21
T° MAX MOY/MIN/MAX 33,32 29 39
SOL MAX MOY/MIN/MAX 99% 77% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 94% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 7,22 4 12
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,04 0 1
% JOURS SS pluie / >3 / au max 96% 0% 4%
MM/HPLUIE 0,23 0 2,46667
HEURE MIN/MAX/ECT6.57 6.57 18.19 11.77

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

🇫🇷 J 1304 Wat Phra That Lampang Luang — forteresse sacrée du Lanna Thaïlande

🇫🇷 J 1304 Chiang Mai — Plongée dans le Saturday Night Market Wua Lai

🌸 J 1305 Wat Chiang Man – Le joyau ancien de Chiang Mai

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Phan Tao, le temple des mille fours

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Chedi Luang, majesté blessée au cœur du royaume Lanna

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Phra Singh, le joyau vivant du Lanna

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Suan Dok, le temple qui a mis le blanc à la mode  

🇫🇷 J1305 — Chiang Mai : Tha Pae Walking Street, le marché où tu viens pour “juste regarder”… et tu repars avec 12 sacs

J1306 — Wat Phra That Doi Suthep, le temple qui veille sur Chiang Mai

J1306 — Sous la peau de Doi Suthep : les eaux vivantes de Huay Kaew

J 1307 — Doi Inthanon, montagne-monde entre cascades, fraises et pagodes

J 1308 —Royal Park Rajapruek Chiang Mai, entre pavillon royal et jardins du monde

J 1308 Chiang Maï – Wat Phra That Doi Kham : au sommet, un sanctuaire suspendu entre ciel et lumière

RESTAURANT RATCHAMANKA CHIANGMAI

GATE HOTEL CHIANG MAI

WAT CHEDI LUANG CHIANG MAI

Wat Phra Singh CHIANG MAI

CHIANG MAI NIGHT BAZAAR

SUNDAY NIGHT MARKET CHIANG MAI MARCHE  DU DIMANCHE SOIR Tha Phae (ou Tha Pae Walking Street) 

Wat Chiang Man

Wat Phan tao

RESTAURANT HOUN SONTAREE CHIANG MAI

CHIANG DAO ELEPHANT CAMP – À la rencontre des géants du nord

CHIANG DAO les grottes

CHIANG DAO les ethnies

LES LIENS