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Ayutthaya : voyage au cœur du royaume disparu THAÏLANDE

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De Sukhothaï à Ayutthaya

ITINERAIRE

Ce matin, nous quittons les majestueuses ruines de Sukhothaï en direction d’Ayutthaya notre prochaine étape, emportant avec nous le parfum du temps suspendu, pour rejoindre Ayutthaya, ancienne capitale légendaire du Siam. La route qui nous attend s’étire sur environ 350 kilomètres, soit cinq heures de trajet, mais nous choisissons de ne pas la parcourir d’un trait. Les paysages changeants, alternant plaines agricoles, collines boisées et villages vibrants de vie, invitent à la découverte et à la contemplation. C’est ainsi que nous décidons de faire halte à Uthai Thani, une province paisible, discrète, presque secrète, où se cache l’un des temples les plus étonnants de Thaïlande : Wat Tha Sung, célèbre pour son incroyable Temple de Cristal.

Wat Tha Sung (Uthai Thani) – Le Temple de Cristal, entre lumière, foi et vision mystique

À mesure que nous approchons du complexe, nous sentons que nous pénétrons dans un lieu à part. Le temple ne se dévoile pas d’un seul coup : il s’étend, vaste, composé de multiples bâtiments, de cours, de jardins, de salles de prière, de statues dorées et de couloirs interminables où se mêlent silence, ferveur et éclats de lumière. Wat Tha Sung surgit comme une apparition, posé près de la rivière Sakae Krang, dans une atmosphère presque irréelle. Rien ici ne ressemble aux temples que nous avons visités jusqu’à présent. L’ensemble semble à la fois ancien et moderne, traditionnel et visionnaire, comme si plusieurs époques coexistaient dans un même souffle.

Le développement spectaculaire du temple est indissociable d’une figure majeure du bouddhisme thaïlandais du XXᵉ siècle : Luang Phor Ruesi Lingdam. Ce moine charismatique, né en 1916, fut un maître de méditation respecté, réputé pour ses capacités spirituelles et ses visions mystiques. Son enseignement, profondément ancré dans la tradition Theravada, insistait sur la moralité, la générosité et la discipline mentale, mais il y ajoutait une dimension ésotérique rare, faite de récits de plans célestes, de rencontres avec des êtres spirituels et de descriptions détaillées des royaumes bouddhiques. Sous son impulsion, Wat Tha Sung devint un centre spirituel majeur, attirant des milliers de fidèles venus chercher guidance, paix intérieure et inspiration. Le temple que nous découvrons aujourd’hui est le fruit de cette vision, de cette foi inébranlable et de cette volonté de créer un lieu capable d’élever l’esprit.

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Lopburi – Entre royaumes, dieux et singes

ITINERAIRE

Le lendemain matin, encore enveloppés par l’effervescence d’Ayutthaya, Lopburi cette ville‑musée où chaque pierre semble respirer, nous reprenons la route vers Lopburi.

Une heure de trajet suffit pour changer de monde.

Les rizières s’étirent comme des nappes d’eau verte, les villages se succèdent, les temples isolés ponctuent le paysage comme des balises spirituelles. Tout annonce une étape singulière, à la fois historique, sauvage et profondément vivante.

Lopburi n’est pas une ville comme les autres. C’est un palimpseste où se superposent les influences khmères, siamoises, hindoues et bouddhiques.

Une cité qui fut capitale secondaire du royaume d’Ayutthaya, mais aussi un bastion khmer dès le Xe siècle. Ici, les dieux et les rois ont laissé leurs empreintes, et les singes ont pris le relais, maîtres incontestés des lieux.

Le Grand Festival of Ayutthaya World Heritage – Première soirée

Nous sortons ce soir avec l’idée simple d’aller flâner au night market, mais à peine arrivés près du parc historique, nous comprenons que quelque chose de plus vaste, de plus vibrant, est en train de commencer. Les premières arches lumineuses, les lanternes suspendues dans les arbres, les allées soudain animées d’une foule dense nous mettent sur la voie : nous tombons par hasard sur l’ouverture du Grand Festival of Ayutthaya World Heritage, l’un des grands rendez‑vous culturels de la province, célébré cette année du 13 au 22 février 2026 .

Le festival s’étire sur plusieurs centaines de mètres, une véritable coulée de stands couverts qui semblent former un long ruban lumineux autour des temples. On avance sous des tunnels de lumière, des voûtes dorées qui transforment la nuit en décor de fête. Les arbres sont enveloppés de guirlandes blanches, les pelouses sont ponctuées de sculptures lumineuses représentant oiseaux, poissons, fleurs, comme si la nature elle‑même participait à la célébration. Plus loin, des pavillons entiers sont construits en structures de néons colorés, dessinant des maisons, des portiques, des silhouettes architecturales qui se reflètent dans les bassins et les canaux.

Les temples, eux, deviennent des acteurs silencieux du spectacle. Leurs briques anciennes sont baignées de lumières roses, violettes, dorées. Les stupas semblent flotter dans la nuit, comme si le passé se laissait approcher, presque toucher. Des équipes de tournage s’installent, des photographes cherchent l’angle parfait, et la foule se déplace lentement, fascinée par cette mise en scène qui mêle patrimoine et modernité.

Les stands se succèdent sans fin : artisanat, cuisine, démonstrations, ateliers, dégustations. L’ensemble forme une promenade continue, presque un village éphémère, où l’on peut passer des heures à déambuler. Les parfums de grillades, de fruits tropicaux, de desserts sucrés se mêlent à la musique traditionnelle et aux rires des familles. On sent que la ville entière s’est donnée rendez‑vous ici.

Dans les douves tranquilles du parc historique d’Ayutthaya, entre les reflets des temples et les feuilles qui dérivent doucement, une tête sombre fend soudain la surface. Un varan malais avance avec la lenteur majestueuse d’un reptile qui n’a rien à prouver. Seuls ses yeux et ses narines dépassent, comme un petit sous‑marin préhistorique en patrouille autour des ruines royales.

Mais au milieu de cette effervescence, une image nous surprend, presque nous attriste : les éléphants sont encore utilisés pour les festivités. Parés de tissus dorés, guidés par leurs cornacs, ils avancent lentement au milieu de la foule, comme une attraction parmi d’autres. La scène est belle, presque irréelle sous les guirlandes lumineuses, mais elle laisse un goût d’ambivalence. On comprend la force symbolique de l’animal dans l’histoire du royaume, mais on ne peut s’empêcher de penser que cette tradition mériterait d’évoluer.

La soirée se poursuit pourtant dans une atmosphère douce, presque magique. Les temples illuminés, les reflets dans l’eau, les installations lumineuses, les stands interminables, les costumes traditionnels, les danses, les odeurs de cuisine… tout compose un tableau vivant, un hommage à Ayutthaya, à son histoire, à sa capacité à célébrer le passé tout en se réinventant.

Nous étions partis pour un simple night market. Nous avons trouvé un festival qui embrasse toute la ville.

Le Grand Festival of Ayutthaya World Heritage – La seconde soirée autour de Wat Si Sanphet

La veille, Ayutthaya nous avait déjà offert une soirée vibrante, animée par l’effervescence du night market. Les stands de restauration s’alignaient sous les lampions, les parfums de grillades et de plats sautés se mêlaient à la musique, et l’on déambulait entre les étals comme dans un grand marché populaire où chaque sourire, chaque odeur, chaque lumière racontait quelque chose de la ville. C’était une fête chaleureuse, gourmande, profondément vivante.

Mais le lendemain, nous y retournons, irrésistiblement attirés par l’atmosphère encore plus électrique qui s’empare de la cité. Cette fois, c’est autour de Wat Si Sanphet que la magie opère. Le cœur historique d’Ayutthaya se transforme en un immense décor nocturne où la lumière semble avoir pris le pouvoir. Les jardins se couvrent de fleurs lumineuses qui scintillent comme un champ féerique, les arbres se parent de palmiers de lumière, et des arches colorées dessinent des passages presque irréels. Au détour d’un chemin, un éléphant blanc monumental, auréolé de trois stupas dorés, se dresse comme une apparition mythologique. Plus loin, les installations estampillées UNESCO rappellent la fierté patrimoniale du site, tandis que les visiteurs déambulent entre les structures illuminées, émerveillés par cette mise en scène qui transforme le temple en théâtre à ciel ouvert.

Les familles s’installent sur l’herbe pour partager un repas improvisé, les enfants courent entre les décorations, et les stands de nourriture diffusent des parfums irrésistibles de saucisses fermentées, de brochettes grillées et de douceurs locales. La musique se mêle aux conversations, les rires se perdent dans la nuit, et l’ensemble compose une atmosphère joyeuse, populaire, profondément humaine.

Un peu plus loin, un temple blanc illuminé de bleu et d’or attire les visiteurs comme un phare. Des guerriers en armure traditionnelle posent pour les photos, rappelant les grandes heures du royaume et ajoutant une touche théâtrale à la soirée. Puis, soudain, le ciel s’embrase : des feux d’artifice éclatent au‑dessus des arbres, leurs reflets dans l’eau amplifiant encore la magie du moment. Ayutthaya célèbre, respire, vibre.

Cette seconde soirée n’a rien à voir avec la première. La veille, la ville nous avait offert une fête gourmande, chaleureuse, centrée sur les saveurs et la convivialité du night market. Cette fois, c’est une Ayutthaya lumineuse, spectaculaire, presque féerique, qui se dévoile. Deux visages d’une même cité, deux façons d’aimer ce lieu, deux émotions qui se complètent et se répondent.

Les temples d’Ayutthaya

ITINERAIRE

Tôt le matin, nous quittons notre hébergement pour explorer l’ancienne capitale du royaume de Siam, Ayutthaya, fondée en 1350 par le roi U-Thong. Située à la confluence de trois rivières, la ville fut pendant plus de quatre siècles un centre florissant de culture, de commerce et de diplomatie, jusqu’à sa destruction par les Birmans en 1767. Aujourd’hui, ses vestiges majestueux, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, témoignent de sa splendeur passée.

Wat Mahathat – Le cœur spirituel d’Ayutthaya

Dès que nous franchissons l’entrée du Wat Mahathat, nous sommes enveloppés par une atmosphère où le temps semble s’être arrêté. Fondé vers 1374 sous le règne du roi Borommaracha I, ce temple servait non seulement de centre religieux majeur mais également de siège du patriarcat suprême d’Ayutthaya, incarnant le lien intime entre le pouvoir royal et le bouddhisme theravāda.

La pierre et la terre portent encore la mémoire de siècles d’histoire, de rituels et de cérémonies, chaque fragment de stuc ou de brique racontant l’ascension et la chute de l’une des plus grandes cités du Siam.

Le prang central, aujourd’hui en ruines, devait atteindre autrefois plus de 40 mètres, émergeant comme un symbole vertical de l’univers bouddhiste, un axis mundi reliant la terre au ciel. Son architecture s’inspire des influences khmères, visibles dans les motifs sculptés et la composition pyramidale de la structure, qui évoque les monts mythiques du mont Meru.

Autour de lui, une constellation de chedis secondaires et de galeries anciennes abritait jadis des statues de Bouddha en stuc, aujourd’hui largement décapitées par les guerres et les pillages, mais dont la sérénité transparaît encore dans les formes effacées par le temps.

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Wat Ratchaburana – Le prang aux trésors

À quelques pas de Wat Mahathat, le Wat Ratchaburana s’impose comme un témoignage poignant de l’histoire royale et de la rivalité fratricide qui marqua le XVe siècle. Fondé par le roi Borommaracha II en mémoire de ses deux frères, morts tragiquement dans un duel pour le trône, ce temple incarne à la fois le deuil et la dévotion. En approchant, on est frappés par la verticalité du prang central, typiquement khmer, dont les façades sont décorées de stucs finement sculptés, témoignant d’un savoir-faire raffiné et d’une esthétique inspirée des temples d’Angkor. Les motifs géométriques, floraux et narratifs racontent des épisodes de la vie du Bouddha, mais aussi l’histoire tragique de la dynastie d’Ayutthaya, mêlant art et mémoire.

Ce qui rend le lieu particulièrement fascinant, ce sont les cryptes souterraines, accessibles par des escaliers étroits et raides, dont on ressent l’austérité et le mystère à chaque marche. À l’origine, ces chambres servaient à abriter des trésors royaux, bijoux précieux, amulettes sacrées et reliques bouddhistes, destinés à protéger le royaume et à renforcer la légitimité du souverain. Aujourd’hui, la plupart de ces objets sont exposés au Musée National d’Ayutthaya, mais l’atmosphère des cryptes reste intacte, comme si le murmure des anciens rituels et des prières des moines passés flottait encore dans l’air.

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Wat Phra Si Sanphet – Le temple royal et l’éclat de la dynastie d’Ayutthaya

Au cœur de l’ancien palais royal d’Ayutthaya, le Wat Phra Si sanphet se dresse comme un témoignage éclatant de la grandeur et de la spiritualité des souverains du Siam. Contrairement aux autres temples, il n’accueillait jamais de moines ; il était exclusivement réservé aux rois et à leurs cérémonies royales, servant de sanctuaire personnel et de lieu de culte officiel pour la famille royale. Dès que nous pénétrons dans l’enceinte, l’absence de présence monastique rend l’atmosphère solennelle et presque immobile, comme si le temps respectait encore le protocole ancien.

Le site est immédiatement identifiable grâce à ses trois chedis majestueux, alignés avec une précision symbolique, renfermant les cendres de rois d’Ayutthaya. Ces stūpas, hauts et élancés, sont l’expression même de l’architecture siamoise classique : pureté des lignes, équilibre des proportions et harmonie avec l’espace environnant. La brique rouge et le stuc recouvrent les structures, parfois fissurées par le temps, mais conservant une impression de majesté et de sacré. Chaque chedi raconte la puissance et la mémoire des souverains, rappelant combien la religion et le pouvoir étaient intimement liés dans l’histoire d’Ayutthaya.

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L’ancien palais royal d’Ayutthaya

À quelques pas du Wat Phra Si Sanphet, nous pénétrons dans l’espace le plus symbolique de l’ancienne capitale du Siam : l’ancien palais royal d’Ayutthaya. Ici, le silence a remplacé le tumulte de la cour, mais chaque brique semble encore chargée de pouvoir, de rituels et de décisions qui ont façonné l’histoire du royaume.

Nous avançons sur ce qui fut autrefois un vaste complexe administratif et résidentiel, protégé par des murs épais et organisé selon une rigoureuse hiérarchie spatiale. Le palais n’était pas un simple lieu de vie : il était le cœur politique et sacré du royaume. Les rois d’Ayutthaya y gouvernaient, rendaient justice, recevaient les ambassadeurs venus de Chine, du Japon, de Perse ou d’Europe, et y célébraient les grandes cérémonies qui affirmaient leur rôle de monarques-dieux.

Les structures ont disparu, victimes des incendies et de la destruction de 1767, mais le plan du site reste lisible. On devine l’emplacement des salles d’audience, des résidences royales, des pavillons cérémoniels et des cours intérieures reliées entre elles par des axes soigneusement pensés. Tout ici était conçu pour rappeler l’ordre cosmique bouddhique, avec le roi placé au centre d’un monde parfaitement organisé.

Le Wat Phra Si Sanphet, temple royal par excellence, faisait partie intégrante de cet ensemble. Réservé exclusivement à la famille royale, il n’abritait pas de moines permanents : il était le sanctuaire spirituel du palais, son prolongement sacré. Ensemble, le temple et le palais formaient un couple indissociable, symbole de l’union entre pouvoir politique et religion.

En marchant sur ces fondations nues, nous ressentons une étrange proximité avec l’histoire. L’herbe reprend ses droits, quelques oiseaux arpentent tranquillement les anciens espaces de pouvoir, et le temps semble suspendu. L’ancien palais d’Ayutthaya ne s’impose pas par la grandeur de ses ruines, mais par ce qu’il suggère : la mémoire d’un royaume brillant, cosmopolite et profondément spirituel, aujourd’hui englouti mais jamais oublié.

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Wat Phra Ram et l’ancien palais royal : le pouvoir, l’eau et le sacré

Au centre de l’île historique d’Ayutthaya, là où les rivières dessinent une forteresse naturelle, le Wat Phra Ram et les vestiges de l’ancien palais royal racontent une histoire plus subtile que celle des ruines : celle d’un royaume où le pouvoir politique, le sacré et l’ordre cosmique formaient un tout indissociable.

Fondée en 1350 par le roi Ramathibodi Ier, Ayutthaya n’est pas pensée comme une simple capitale administrative. Son implantation même relève d’une logique à la fois stratégique et cosmologique.

Les fleuves Chao Phraya, Lopburi et Pa Sak encerclent la cité, la protégeant des invasions tout en l’inscrivant symboliquement dans une géographie sacrée : l’eau, en Asie du Sud-Est, est à la fois source de vie, voie commerciale et frontière spirituelle.

Wat Chaiwatthanaram – la splendeur khmère au bord de la rivière

Alors que la lumière du jour décline, nous traversons la rivière Chao Phraya pour rejoindre le Wat Chaiwatthanaram, l’un des temples les plus photogéniques et emblématiques d’Ayutthaya. Édifié en 1630 par le roi Prasat Thong, ce site symbolise la puissance et la grandeur d’une période où le royaume cherchait à affirmer sa suprématie tout en s’inspirant des modèles architecturaux khmers. Le prang central, haut de 35 mètres, s’élève avec majesté, entouré de huit chedis plus petits et d’une galerie cloîtrée, formant un plan symétrique et harmonieux qui rappelle les temples d’Angkor.

La position au bord de l’eau contribue à la magie du lieu : au coucher du soleil, le reflet des chedis dans la rivière crée une atmosphère presque mystique, renforcée par la végétation qui borde le site et par le léger bruissement des feuilles. On comprend immédiatement pourquoi cette vue est devenue l’icône photographique de l’Ayutthaya historique. L’architecture du temple révèle un mélange subtil de tradition khmère et de style siamois, avec des niches pour les statues de Bouddha, des bas-reliefs racontant des épisodes de la vie du Bouddha, et des motifs floraux stylisés sur les stucs qui ornent les galeries.

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WAT PHANAN CHOENG – Le Bouddha aux larmes d’or  et le souffle des siècles

En quittant le cœur historique de l’île d’Ayutthaya, nous traversons la rivière Pa Sak pour atteindre Wat Phanan Choeng, un des temples les plus anciens et les plus vénérés du royaume. Fondé en 1324, soit vingt-six ans avant la fondation officielle d’Ayutthaya, le site incarne à la fois l’histoire religieuse, les légendes locales et les influences sino-thaïes. Dès notre arrivée, l’atmosphère est immédiatement saisissante : le parfum de l’encens flotte dans l’air, les fidèles déambulent pieds nus, et les chants rituels se mêlent au bruissement de la rivière proche.

Le point focal du temple est Phra Phanan Choeng, l’imposante statue de Bouddha assis, haute de 19 mètres, entièrement dorée et surnommée Luang Pho To, ou Sam Po Kong par la communauté chinoise. La figure représente le Bouddha dans la posture de la soumission de Mâra, aussi appelée « prise de la Terre à témoin », symbole de victoire spirituelle et de maîtrise sur les forces de l’illusion. Selon la légende, cette statue aurait versé une larme lors du sac d’Ayutthaya par les Birmans en 1767, un événement qui traumatisa profondément la population et scella l’image du Bouddha comme témoin silencieux de l’histoire tragique de la cité.

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Wat Thammikarat – Un joyau méconnu d’Ayutthaya

À l’écart des grandes artères touristiques, Wat Thammikarat (วัดธรรมิกราช) se dévoile comme un joyau discret, à la fois humble et majestueux. En franchissant son portail, nous sommes immédiatement enveloppés par le parfum de l’encens, le chant des moines et le murmure de l’histoire. Datant vraisemblablement du XIVᵉ siècle, le temple aurait été érigé avant la fondation officielle d’Ayutthaya en 1350. Certains historiens l’attribuent au règne du roi Thammikarat, tandis que d’autres pensent à un hommage postérieur, mais tous s’accordent sur la portée religieuse et morale du site : son nom évoque la notion de « roi vertueux », symbolisant l’idéal spirituel et royal.

Le chedi aux lions est sans doute l’emblème le plus fascinant du temple. Cette structure circulaire à base octogonale est entourée de 52 lions de pierre, appelés « Singha », gardiens mythologiques à la fois protecteurs et symboles de force divine. Le temps a érodé certains museaux, mais la prestance de ces créatures reste intacte. Selon la tradition, les lions veillaient sur la relique sacrée enfouie dans le stūpa, et lors des grandes cérémonies, les fidèles disposaient des lanternes à huile autour du chedi, créant une atmosphère magique où les statues semblaient presque animées par la lumière vacillante.

Un autre élément singulier qui attire le regard est la légion de coqs : des centaines de statues en terre cuite, bois ou ciment, colorées de rouge, noir et or. Elles commémorent le légendaire roi Naresuan le Grand, qui aurait élevé un coq de combat invincible dans sa jeunesse et offrait chaque coq au temple avant les batailles. Aujourd’hui, les pèlerins continuent cette tradition, déposant figurines et prières, un rituel qui mêle courage, protection et mémoire historique.

À l’abri des regards, dans un viharn partiellement en ruine, repose un Bouddha couché de 12 mètres, souvent ignoré des visiteurs. Sa posture paisible de parinirvana évoque le passage vers le nirvana, et les fidèles viennent y déposer feuilles d’or et offrandes, implorant sérénité et libération des souffrances. Restauré au début du XXᵉ siècle sous le règne du roi Rama VI, il surprend par sa fraîcheur et sa majesté au milieu des ruines anciennes.

Dans le sanctuaire principal récemment rénové (ubosot), trône Luang Po Khao, un Bouddha blanc imposant, expression douce et presque souriante. Les chants des moines et les volutes d’encens créent une ambiance méditative unique, offrant un espace de contemplation intense où passé et présent se confondent. À l’entrée nord, une réplique d’une tête de Bouddha en bronze rappelle la richesse artistique du lieu, l’original étant conservé au Musée Chao Sam Phraya. Ce fragment témoigne de la finesse de l’art ayutthayais avant les destructions du sac birman de 1767.

Visiter Wat Thammikarat, c’est entrer dans un temple vivant, où l’histoire, la légende et la spiritualité se superposent. Les lions et coqs, les Bouddhas endormis et éveillés, chaque détail raconte une histoire imbriquée sur plusieurs siècles, offrant un regard authentique sur la culture et la dévotion ayutthayaise, loin des foules et du tourisme de masse.

📍 Infos pratiques : Adresse : Soi Udom Porn, Ayutthaya, Thaïlande | Horaires : 6h00 à 18h00 | Entrée : 20 THB (~0,50 €) | Accès : à pied, vélo ou tuk-tuk depuis le centre historique

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KHAO YAI immersion dans la nature sauvage de Thaïlande

Dès les premières lueurs, nous glissons dans notre Toyota pour rejoindre le parc national de Khao Yai, situé à environ 200 km au nord-est de Bangkok.

À notre arrivée au poste de Chao Por Khao Yai, nous achetons nos billets sur place à l’entrée du parc: 400 B par personne pour les étrangers, plus 30 B pour la voiture.

En franchissant les barrières, nous pénétrons dans un univers où la végétation impose sa densité et sa luxuriance.

Les bosquets de bambous s’étirent à perte de vue, alternant avec des forêts sempervirentes, vestiges d’un climat plus frais en altitude et refuge de multiples espèces.

La géologie du parc, composée de collines calcaires anciennes, de plateaux et de vallées, explique cette mosaïque de micro-habitats, où chaque ravin abrite sa flore particulière et ses espèces animales.

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🚗🌴 D’Ayutthaya à Hua Hin : des terres royales aux rivages du golfe

Quitter Ayutthaya en milieu de matinée, c’est laisser derrière soi les silhouettes de briques rouges, les chedis penchés et les vestiges d’un royaume qui semble encore respirer sous la brume. La route vers Hua Hin s’ouvre comme un long fil tendu entre l’intérieur des terres et la mer, environ deux cents kilomètres d’une transition douce, presque pédagogique, où le paysage raconte l’histoire du Siam mieux que n’importe quel manuel.

Les premiers kilomètres traversent la vaste plaine centrale, le bassin du Chao Phraya, ce grenier à riz qui a nourri des générations et soutenu la puissance des royaumes siamois. Le paysage est horizontal, presque géométrique, rythmé par les canaux d’irrigation et les rizières quadrillées. Les marchés improvisés au bord de la route, où s’empilent mangues, bananes et pastèques, rappellent la fertilité exceptionnelle de ces sols alluviaux. Ici, tout semble organisé autour de l’eau, de la terre et du travail patient des agriculteurs.

En avançant vers le sud, la plaine s’efface peu à peu. Les rizières laissent place à des cultures mixtes, puis aux premières plantations d’ananas. La lumière change, plus vive, plus sèche, presque saline. À l’approche de Phetchaburi, les collines calcaires apparaissent, annonçant la transition vers la péninsule malaise. Cette région, autrefois carrefour entre la cour royale et le littoral, est connue pour ses temples anciens, ses grottes sacrées et une tradition culinaire raffinée qui mêle douceur, sel et fermentation.

C’est dans cette zone de transition que se trouve l’un des lieux les plus célèbres — et les plus ambivalents — de Thaïlande : le Floating Market de Damnoen Saduak.

FAUNE ET FLORE

chauves-souris à longues ailes (Taphozous longimanus)**

Bec‑ouvert d’Asie

macaque crabier

Martin triste (Acridotheres tristis)

écureuil de Finlayson (Callosciurus finlaysonii)

vanneau indien (Vanellus indicus)

varan malais

macaque à queue de cochon du Sud

sambars (Rusa unicolor)

éléphant d’Asie (Elephas maximus

Cyclosia midamia • Spotted Blue Crow Moth Mimic

VIDEOS 

RUSHS SHORTS REELS PODCATS

AUTRES ARTICLES SUR la Thaïlande à DISPOSITION :

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La Cuisine à Ayutthaya

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Déjeuner à Ayutthaya – Le Sukunaya, ou l’art délicat de ne pas manger ensemble

THA-LE-LUAK-CHIM / Sukunaya / Ayutthaya

Pour notre arrivée à Ayutthaya, nous cherchions simplement un endroit où déjeuner avant de poursuivre nos découvertes. Le Sukunaya, avec ses nombreuses tables occupées et son atmosphère animée, semblait être une valeur sûre. Ce genre d’adresse où l’on se dit que le flux de clients est le meilleur indicateur de fraîcheur et de qualité. Nous pensions avoir fait un bon choix.

Très vite pourtant, le service nous rappelle que les apparences peuvent être trompeuses. Les plats arrivent dans un ordre si aléatoire qu’il devient presque impossible de partager le repas. Je termine mon assiette de fruits de mer bien avant que Nadège et les enfants ne soient servis, comme si nous déjeunions chacun dans un fuseau horaire différent. Le contraste est d’autant plus surprenant que les plats commandés n’avaient rien de complexe : le Pad Thai de Bastien, enveloppé dans son omelette, ne demandait pas une longue préparation ; le fried chicken and cashew nuts de Margot est un classique des cuisines thaïes, rapide et maîtrisé partout ailleurs ; quant à la chicken in coconut soup with galangal de Nadège, elle aurait dû être l’un de ces plats parfumés et réconfortants que nous avions tant appréciés depuis le début du voyage.

Mais cette fois, la magie n’opère pas. La soupe manque de caractère, les morceaux de poulet arrivent avec os et peau, et l’ensemble n’a pas cette harmonie subtile que nous avions trouvée ailleurs. Rien de dramatique, simplement un plat qui ne raconte rien, qui ne transporte pas, qui ne laisse aucune trace.

Ce déjeuner nous rappelle une vérité simple du voyage : le nombre de personnes attablées n’est pas toujours un gage de qualité. Parfois, c’est juste un lieu pratique, une salle climatisée, un arrêt commode sur la route. Nous repartons sans amertume, mais avec cette petite note d’observation que l’on glisse mentalement dans le carnet : même dans les villes les plus riches d’histoire, les repas ne sont pas tous des révélations. Et c’est aussi cela, voyager — accepter les contrastes, les réussites, les déceptions, et continuer d’avancer avec curiosité.

Le restaurant du S3 Ayutthaya Hotel : une salle sans âme, une cuisine qui surprend

Le restaurant du S3 Ayutthaya Hotel ressemble exactement à l’image que l’on se fait de l’établissement lui‑même : une salle vide, des tables et des chaises strictement fonctionnelles, aucune décoration, aucune ambiance, rien qui raconte une histoire ou qui donne envie de s’attarder. On pourrait presque croire à une cantine d’entreprise un dimanche matin. Et pourtant, derrière cette austérité assumée, se cache un vrai savoir‑faire culinaire.

La carte, elle aussi, donne l’impression d’un menu minimaliste, presque scolaire. Mais dès les premiers plats, la surprise est totale. Le stir‑fried Thai basil and chicken est savoureux, parfaitement équilibré, relevé juste ce qu’il faut. Le stir‑fried pork garlic and pepper offre cette combinaison irrésistible de viande tendre et d’ail croustillant, un classique thaï exécuté avec précision. Le black Thai pepper chicken steak, lui, se révèle étonnamment délicieux, juteux, parfumé, bien plus abouti que ce que la salle impersonnelle laissait présager. Quant à Bastien, il a littéralement adoré sa creamy omelet with shrimp and rice, un plat simple mais parfaitement maîtrisé, généreux et réconfortant.

C’est toute la contradiction du lieu : un décor sans âme, un service minimaliste, mais une cuisine qui tient ses promesses et dépasse même les attentes. On entre sans conviction, on mange avec plaisir, et on repart en se disant que, parfois, les apparences sont trompeuses — surtout en Thaïlande.

Déjeuner près de l’eau – Radeau Krung Kao, Ayutthaya

Nous décidons de déjeuner à Ayutthaya, tout près de l’eau, dans ce quartier où les restaurants installés en bord de rivière ont bâti leur réputation depuis longtemps. L’air est plus frais, les bruits du fleuve accompagnent les conversations, et l’on profite de cette ambiance douce et légèrement flottante qui fait le charme d’Ayutthaya. Nous choisissons le Radeau Krung Kao, une adresse simple et chaleureuse, parfaitement située pour observer le passage des bateaux et sentir la vie du fleuve sans être directement sur l’eau.

Bastien commande un pad thaï, fidèle à ses classiques. Pour ma part, je me laisse tenter par un bar frit, servi avec une sauce poisson et une vinaigrette à la mangue absolument renversante : acidulée, parfumée, légèrement sucrée, elle enveloppe le poisson d’une fraîcheur inattendue. Margot se régale de côtes de porc à l’ail, des ribs fondants et caramélisés, tandis que Nadège choisit un Khao Pad Krapow Gai, ce riz sauté au poulet et au basilic sacré qui résume à lui seul l’énergie de la cuisine thaïlandaise.

Les assiettes arrivent fumantes, les parfums se mêlent à la brise, et le décor d’Ayutthaya — temples, arbres immenses, reflets du fleuve — compose un tableau parfait pour un déjeuner simple mais mémorable.

Total : 1080 THB pour 4 personnes, boissons comprises. Un rapport qualité‑prix remarquable, dans un cadre apaisant.

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Dîner chez Boran, ou comment finir la journée face aux temples avec un karaoké live et des assiettes bien relevées

fried spicy seafood – Chez Boran Ayutthaya

Pour le dîner, nous optons pour le restaurant Boran, juste en face des temples du parc historique, comme posé entre la lumière des stupas et la douceur du soir. La terrasse en bois s’avance légèrement au‑dessus du jardin, avec cette ambiance un peu rétro, un peu romantique, où les lampes suspendues donnent l’impression que la nuit a décidé de se faire belle pour nous. Un musicien s’installe dans un coin, guitare en main, et commence à enchaîner des reprises en mode karaoké live, avec cette sincérité touchante qui fait sourire même quand la justesse prend quelques libertés. On sent qu’il y met du cœur, et finalement, c’est tout ce qu’on lui demande.

La carte, elle, ne plaisante pas. Les plats thaïlandais y sont assumés, généreux, parfumés, et surtout bien épicés, comme si la cuisine voulait rappeler que, même face aux temples millénaires, elle aussi a son mot à dire. Margot, encore fidèle aux sushis du marché de nuit, complète son repas avec un simple sandwich au thon, posé sur une feuille de bananier comme si le chef avait voulu lui offrir un petit hommage tropical. Nadège choisit un Thai green curry spaghetti au poulet, un plat qui mélange l’Italie et la Thaïlande avec un naturel déconcertant, comme si ces deux cuisines avaient toujours été destinées à se rencontrer. Bastien, lui, se laisse tenter par un pineapple fried rice servi dans son ananas évidé, un plat qui arrive à table comme une petite sculpture comestible, parfumée, colorée, presque festive. Quant à moi, je plonge sans hésiter dans une fried spicy seafood, un mélange de crevettes, de calamars et de moules sautés dans une sauce relevée, brillante, presque hypnotique, qui réveille chaque bouchée.

Le repas se déroule dans cette atmosphère douce où la musique, les parfums et les lumières des temples se répondent. On mange, on rit, on commente les plats, on se laisse porter par la soirée. Boran n’est pas seulement un restaurant : c’est une parenthèse entre deux mondes, un endroit où l’on dîne face à l’histoire tout en savourant le présent.

Et pour ne rien gâcher, l’addition reste d’une douceur inattendue : 1039 THB pour 4 personnes, boissons comprises. De quoi finir la journée avec le sourire, et l’impression d’avoir trouvé l’un de ces petits endroits qui savent transformer un simple dîner en souvenir.

#Ayutthaya #Thailand #BoranRestaurant #VoyageAvecNous #ThaiFood #TravelThailand #DinnerWithAView #J1318

Déjeuner au Malakor – Saveurs d’Ayutthaya, entre ombre et effervescence

Plakapong Pad Preaw Waan version poulet, – Malakor – ayutthaya

Pour le déjeuner, nous gagnons le Malakor, une grande maison en bois ouverte sur l’extérieur, posée juste en face du parc historique. Après la chaleur écrasante des temples, l’endroit a quelque chose d’un refuge : l’air circule librement, les ventilateurs brassent une brise légère, et la rue, déjà en effervescence avec les premières festivités du Nouvel An chinois, ajoute une énergie joyeuse à cette pause bienvenue. Entre les tambours, les costumes rouges et les dragons qui ondulent au loin, on a l’impression de déjeuner au cœur d’un décor vivant.

La carte du Malakor est variée, généreuse, et raconte à sa manière l’histoire culinaire de la région. Nadège et Margot choisissent un Plakapong Pad Preaw Waan, ici proposé soit avec du poisson Sea Bass, soit avec du poulet. Elles optent pour la version poulet, un choix qui met en valeur la texture tendre et juteuse de la viande, parfaitement enrobée d’une sauce aigre‑douce typiquement thaïlandaise. Cette sauce, héritière des influences chinoises, mêle le sucre de palme, le vinaigre, la tomate et parfois un soupçon d’ananas, créant un équilibre subtil entre douceur, acidité et une pointe de salinité. Le résultat est un plat lumineux, coloré, où chaque bouchée oscille entre croustillant et fondant.

Talay Pad Pong Garee – Malakor – ayutthaya

Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï, ce monument national dont l’origine remonte aux années 1930, lorsque le gouvernement thaïlandais encouragea la consommation de nouilles de riz pour promouvoir une identité culinaire nationale. Celui du Malakor est parfaitement exécuté : nouilles souples mais fermes, œuf soyeux, cacahuètes concassées, pousses de soja croquantes, une légère note de tamarin qui apporte profondeur et fraîcheur. Un plat simple en apparence, mais qui demande une maîtrise du feu et du timing pour atteindre cet équilibre.

Quant à moi, je me laisse tenter par un Talay Pad Pong Garee, un curry jaune aux fruits de mer dont les origines se situent à la croisée des influences thaïes et chinoises. Le “pong garee” est un curry adouci par l’ajout d’œuf battu et parfois d’un peu de lait évaporé, ce qui lui donne une texture crémeuse, presque veloutée, sans jamais masquer les saveurs iodées des fruits de mer. Le mélange de curcuma, de poudre de curry, d’ail, de céleri thaï et de piment doux crée un parfum rond, chaleureux, enveloppant. Les crevettes et calamars y trouvent leur place naturellement, absorbant la sauce tout en conservant leur fermeté.

Les assiettes arrivent fumantes, colorées, généreuses, et l’ensemble forme un tableau de saveurs qui raconte la Thaïlande dans ce qu’elle a de plus accessible et de plus sincère. Le repas, boissons comprises, revient à 815 THB pour quatre, un prix presque dérisoire au regard de la qualité, de la fraîcheur et du plaisir partagé.

Autour de nous, la rue continue de vibrer au rythme des tambours et des danses du Nouvel An chinois. Entre deux bouchées, on observe les costumes rouges, les masques souriants, les dragons qui ondulent comme des rubans vivants. Le déjeuner devient alors plus qu’un simple repas : un moment suspendu, où la cuisine, la fête et le voyage se mêlent dans une harmonie simple et joyeuse.

La Pizzeria Company – Quand la jungle mène aux lasagnes

Après une journée dans le parc de Khao Yai, entre éléphants majestueux, cascades bruissantes et sentiers forestiers, nous avons choisi de mettre nos papilles à l’abri du feu du piment thaï. La halte s’est faite à la Pizzeria Company, une chaîne de restauration bien implantée en Thaïlande, qui propose un éventail de plats européens adaptés aux goûts locaux. Ici, les temples de la jungle cèdent la place aux temples du fromage fondu et des pâtes gratinées.

Les lasagnes au porc, dorées et fondantes, rappellent les saveurs italiennes dans une version généreuse et réconfortante. Le trio de pâtes, coloré et varié, rivalise avec la biodiversité du parc en offrant une palette de goûts et de textures. La côte de porc illustre l’adaptation aux préférences carnées des convives, tandis que le fried fish with Korean sauce and rice témoigne de l’ouverture de la chaîne à des influences asiatiques, créant un pont entre cultures culinaires.

L’intérêt de ces chaînes pour les Thaïlandais est double. D’une part, elles répondent à une curiosité croissante pour les saveurs européennes, qui séduisent une clientèle urbaine en quête de diversité et de modernité. D’autre part, elles offrent une alternative accessible et rassurante aux visiteurs étrangers, qui trouvent dans ces enseignes un repère familier au cœur d’un voyage exotique. La Pizzeria Company illustre ainsi une stratégie de restauration hybride : proposer des plats occidentaux adaptés aux palais asiatiques, tout en conservant une identité thaïlandaise dans l’accueil et la convivialité.

Ce modèle reflète une tendance plus large en Thaïlande : l’intégration de chaînes internationales ou inspirées de l’Occident dans le paysage culinaire local. Il s’agit moins d’un effacement des traditions que d’une diversification, où le pad thaï et le curry cohabitent avec les lasagnes et les pizzas. Pour les Thaïlandais, développer de telles chaînes, c’est affirmer une capacité à accueillir le monde, à séduire les touristes, mais aussi à offrir à la jeunesse urbaine des lieux de sociabilité modernes, où l’on partage un repas dans une ambiance internationale.

Ainsi, après les cris des gibbons et le bruissement des feuilles de Khao Yai, nous avons trouvé dans la Pizzeria Company une autre forme d’immersion : celle d’une Thaïlande qui sait marier nature et modernité, jungle et gratin, patrimoine et ouverture.

✨ #KhaoYai #PizzeriaCompany #CuisineThaïlandaise #VoyageAvecNous #FoodCulture #LasagnesEtÉléphants

RESTAURANT PHAE

Pour notre déjeuner à Ayutthaya, nous choisissons le Restaurant Phae, réputé pour ses grillades au brasero individuel et son atmosphère conviviale en bord de rivière. Installés sur une table en bois sombre, à l’ombre d’un auvent de bambou tressé, nous découvrons rapidement la star de la maison : le poisson frais—souvent du tilapia ou du bar du Mékong—mariné dans un mélange d’ail, de citronnelle, de galanga et de piment doux, posé entier sur une grille finement ouvragée.

Chaque convive dispose de son petit brasero personnel, alimenté au charbon de bois, que l’on allume sous la table à l’aide de pinces de bambou. Les morceaux de poisson sont alors délicatement placés sur la grille, la peau crépitant immédiatement sous l’effet de la chaleur. Derrière, le chef vient badigeonner la chair d’une sauce sucrée‑salée à base de tamarin et de sucre de palme, avant de couvrir quelques instants pour laisser la marinade infuser et le poisson cuire à cœur.

Le parfum qui se dégage — fumé, citronné, épicé juste ce qu’il faut — emplit l’air et titille nos papilles. Au bout de dix minutes, la peau se détache en fines lambeaux croustillants et la chair, moelleuse et juteuse, se sépare en flocons nacrés. Nous prélevons chaque bouchée à la fourchette et à la cuillère, accompagnant le poisson de riz gluant et d’une salade de papaye verte relevée d’échalotes, de cacahuètes et de quelques quartiers de lime.

Autour de nous, d’autres tables rient et discutent : des familles thaïlandaises, des voyageurs en quête d’authenticité, tous charmés par ce rituel simple et généreux. Le service est discret ; un serveur s’approche pour remplacer le charbon dès qu’il s’affaiblit, tandis qu’un autre propose un thé au jasmin glacé ou un jus de citron frais pour contrebalancer les notes épicées.

En terminant notre poisson grillé, la dernière bouchée nous offre un mélange de douceur, de fumé et de fraîcheur, rappelant combien la cuisine thaïlandaise sait sublimer les ingrédients les plus simples. Le Restaurant Phae, avec ses braseros individuels et son cadre paisible, nous a offert un déjeuner à la fois ludique et savoureux, parfaitement en accord avec l’esprit de la vieille capitale.

🍽️🌺 Dernière soirée à Ayutthaya — Dîner en cahute, cuisine thaïe authentique — Février 2026

Pour notre dernière soirée à Ayutthaya, nous choisissons un petit restaurant le long d’Ayutthaya Road, à deux pas de notre hôtel S3. Le lieu est un véritable petit havre : un jardin illuminé, des cahutes en paille disséminées comme des nids douillets, et cette atmosphère tranquille qui donne l’impression d’être loin de la ville alors qu’on y est en plein cœur. La carte comme le service sont entièrement en thaï, sans un mot d’anglais, mais on se débrouille — et même plutôt bien.

Nous commandons un riz sauté au porc, parfumé à l’ail et au poivre blanc, avec ce goût légèrement fumé que donne la cuisson au wok. Le riz sauté aux crevettes est tout aussi délicieux, les crevettes charnues se mêlant au riz doré, aux œufs et aux oignons nouveaux, le tout relevé par une petite sauce pimentée servie à part. Et puis arrive le bar aux trois saveurs, un classique thaï : croustillant à l’extérieur, tendre à l’intérieur, nappé d’une sauce mêlant sucré, salé et acidulé, avec des éclats de légumes et d’herbes fraîches qui apportent couleur et relief. Un vrai festival.

L’addition pour quatre, boissons comprises, s’élève à 1060 bahts — et on repart avec cette sensation douce d’avoir trouvé un endroit simple, authentique et parfait pour conclure notre séjour.

#Ayutthaya #Thaïlande #CuisineThaïlandaise #StreetFoodThailand #VoyageAvecNous #J1318 #FoodTravel #ThaiFoodLove

Marchés et hypermarchés à Ayutthaya

En bref : pour l’ambiance et la street‑food, privilégiez le Krungsri Night Market / Walking Street ; pour les courses et produits importés, les grandes enseignes comme Tesco Lotus, Lotus’s, Big C et Makro couvrent l’essentiel.

Guide rapide pour choisir Avant de sortir, définissez si vous cherchez expérience locale (flâner, goûter des spécialités) ou praticité (faire des courses, acheter boissons et produits secs). Si vous voulez dîner en mode découverte, visez le marché nocturne en fin de journée ; si vous préparez un pique‑nique ou avez besoin d’articles ménagers, dirigez‑vous vers un hypermarché où l’on trouve aussi des food courts et des services pratiques.

Le Krungsri Night Market (aussi appelé Walking Street) reste la référence pour la street‑food et l’ambiance en soirée : allées d’étals près du Bueng Phraram, spectacles locaux et une grande variété de snacks et plats thaïs — il est surtout actif le vendredi, samedi et dimanche soir et constitue une sortie idéale après la visite des ruines historiques. En journée, des petits marchés et stands autour des sites touristiques proposent des portions rapides (brochettes, soupes, desserts) qui permettent de composer un déjeuner ou un goûter sans s’éloigner.

Pour les courses et les achats plus volumineux, les hypermarchés et supermarchés d’Ayutthaya couvrent bien le territoire : on trouve des implantations de Tesco Lotus / Lotus’s, Big C et des entrepôts comme Makro, ainsi que des centres commerciaux avec food courts et services (pharmacie, banque, parking) — pratiques si vous voyagez en voiture ou restez plusieurs jours. Ces enseignes offrent un bon choix de produits importés, boissons, snacks et articles pour la maison ; les food courts intégrés sont utiles pour un repas rapide et climatisé.

Conseils pratiques et logistique Prévoyez du liquide pour les petits stands du marché ; les food courts et hypermarchés acceptent généralement la carte. Les marchés nocturnes ont des jours d’ouverture variables selon la saison et les événements locaux, donc vérifiez les horaires si vous planifiez votre soirée. Pour des achats en grande quantité (boissons, glacière, produits pour pique‑nique), un passage par Tesco Lotus ou Makro est souvent plus économique que d’acheter au détail sur les marchés.

Risques, limites et actions recommandées Les marchés peuvent être très fréquentés le week‑end et certains stands n’affichent pas toujours les prix — demandez le tarif avant de commander et privilégiez les étals fréquentés par des locaux pour la fraîcheur. Évitez les ATM isolés près des marchés la nuit ; retirez de l’argent dans les banques ou centres commerciaux avant vos achats. Pour les produits périssables achetés au marché, consommez‑les rapidement ou conservez‑les au frais si possible.

 

DAB BANQUES A Ayutthaya

En bref : pour retirer de l’argent, privilégiez les distributeurs des grandes banques en centre‑ville (Bangkok Bank, Krung Thai, Government Savings) et les ATM situés dans les centres commerciaux ; pour changer des devises, les bureaux spécialisés en ville (agences en centre commercial et Ayutthaya City Park) offrent de meilleurs taux que l’aéroport.

Guide rapide pour choisir votre option

Avant d’agir, décidez si votre priorité est le meilleur taux (bureau de change spécialisé), la commodité (ATM dans un centre commercial ou banque) ou la sécurité (guichet de banque en journée). Si vous avez besoin d’un transfert ou d’un retrait urgent en dehors des heures bancaires, les services Western Union et kiosques de change dans les centres commerciaux peuvent dépanner, mais comparez toujours le taux affiché.

Où retirer et quelles banques privilégier

Les distributeurs les plus sûrs se trouvent dans les agences bancaires et les centres commerciaux plutôt que sur des machines isolées. À Ayutthaya, un groupe de succursales bancaires (Government Savings Bank, Bangkok Bank, Krung Thai Bank) est concentré près de Naresuan Road, à l’ouest du marché Chaoprom, ce qui en fait un point pratique pour retirer avant de visiter les ruines historiques. Les grandes banques comme Bangkok Bank et Krungthai ont des ATM répandus et sont habituées à traiter les cartes étrangères; utilisez de préférence ces machines pour réduire les risques de skimming et bénéficier d’un support en cas de problème

Bureaux de change et alternatives numériques

Pour obtenir un meilleur taux, cherchez les bureaux de change spécialisés situés dans les centres commerciaux (Ayutthaya City Park, Central Ayutthaya) et les agences listées localement — ces points proposent souvent des taux plus compétitifs que l’aéroport et certains kiosques de rue. Si vous utilisez des services de transfert ou de retrait alternatifs (Wise, Western Union), vérifiez les frais et la disponibilité locale ; plusieurs agences Western Union et kiosques de change opèrent à Ayutthaya, notamment dans les centres commerciaux et points de service bancaires 

Risques, limites et conseils pratiques

Frais ATM : attendez‑vous à des frais fixes par retrait et à des limites de montant par opération ; retirez moins souvent mais des montants plus élevés pour réduire les frais cumulés. Sécurité : préférez les ATM situés à l’intérieur des banques ou des centres commerciaux et évitez les machines isolées la nuit. Taux de change : comparez le taux affiché au bureau de change et évitez les offres trop attractives non officielles. DCC (conversion dynamique) : refusez la conversion proposée par l’ATM (choisissez la facturation en THB) pour obtenir le taux de votre banque. Pour les transferts en espèces ou les retraits d’urgence, Western Union est disponible via des agences locales et banques partenaires.

En conclusion, retirer dans une grande banque en centre‑ville et changer dans un bureau spécialisé en centre commercial sont les deux approches complémentaires pour optimiser coût, sécurité et praticité à Ayutthaya.

#Ayutthaya #ATM #Banque #Change #WesternUnion

 

LES LOGEMENTS  à Ayutthaya

Notre séjour au S3 Hotel Ayutthaya : propreté irréprochable, confort moderne… mais sans âme

À notre arrivée à Ayutthaya, nous nous installons au S3 Hotel, un établissement moderne situé juste en face du parc historique. Réservé pour quatre nuits, avec deux chambres pour toute la famille, il représente un excellent rapport qualité‑prix : 306 € pour l’ensemble du séjour, un tarif presque imbattable dans une ville aussi touristique. Mais dès les premières minutes, nous comprenons que le S3 appartient à cette catégorie d’hôtels où l’on privilégie l’efficacité à l’atmosphère.

Les chambres sont propres, impeccablement tenues, dotées d’une literie très confortable, d’une climatisation efficace et d’un Wi‑Fi rapide — des atouts précieux après plusieurs heures de route. La piscine, belle et bien entretenue, offre un vrai moment de fraîcheur en fin de journée. Pourtant, malgré ces qualités indéniables, l’hôtel manque de chaleur. Tout est fonctionnel, lisse, presque impersonnel. On sent que l’établissement vise la simplicité absolue, quitte à frôler le minimalisme.

Dans les chambres, pas de café ni de thé, pas de peignoirs, pas de chevets, et seulement le strict minimum en produits de toilette. Même les serviettes de piscine sont absentes, obligeant les voyageurs à improviser. Rien de dramatique, mais autant de petits détails qui rappellent que le S3 mise davantage sur le prix et la propreté que sur l’expérience hôtelière. On y dort très bien, mais on n’y vit pas vraiment.

La localisation, en revanche, est idéale : à deux pas des ruines, des temples majeurs et des pistes cyclables qui sillonnent la vieille ville. Sortir tôt le matin pour admirer les silhouettes des prangs dans la lumière douce de l’aube devient un plaisir quotidien. Le S3 est un point de chute pratique, efficace, parfaitement placé pour explorer Ayutthaya sans contrainte.

En soirée, nous retrouvons nos chambres avec satisfaction — la fraîcheur de la climatisation, le confort du lit, la tranquillité du lieu — mais sans ce petit supplément d’âme que certains hôtels savent offrir. Le S3 n’a pas vocation à charmer : il accompagne, il dépanne, il repose. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin entre deux journées d’exploration intense.

Un hôtel simple, propre, moderne, sans fioritures. Une base pratique pour découvrir Ayutthaya, mais pas un lieu qui marque la mémoire.

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AYUTTHAIA KANTARY HOTEL

Nous arrivons à Ayutthaya en fin de matinée, le ciel légèrement voilé nous offrant une fraîcheur bienvenue après la traversée par la rivière Chao Phraya. C’est au Kantary Hotel Ayutthaya, situé à quelques pas du centre historique et à l’ombre des ruines sacrées, que nous prenons possession de notre chambre.

Le lobby, baigné de lumière naturelle grâce à sa verrière centrale, mêle avec élégance bois clair et touches de teck laqué, ponctuées de grands vases de lotus frais. Un personnel souriant nous accueille avec un verre de jus de fruit au galanga et une serviette parfumée au jasmin, évocation discrète de la tradition thaïlandaise de l’hospitalité.

Notre chambre, spacieuse et climatisée, s’ouvre sur un balcon privé offrant une vue imprenable sur le fleuve. Le lit king‑size, drapé de coton blanc immaculé, invite à la détente, tandis que la petite kitchenette — équipée d’un réfrigérateur, d’un micro‑ondes et d’une machine à café — promet confort et autonomie. La salle de bains, toute en marbre clair, dispose d’une large douche à effet pluie et de produits de toilette parfumés à l’huile de coco.

Après avoir déposé nos bagages, nous explorons les installations de l’hôtel : une piscine semi‑olympique dont l’un des bords semble se jeter dans la rivière, un centre de fitness ultramoderne, et un spa proposant massages traditionnels thaïlandais ou soins à base d’herbes locales. Le calme ambiant, ponctué du clapotis de l’eau et du chant lointain des oiseaux, nous met immédiatement en phase avec le rythme serein de la ville.

Pour le déjeuner, le riverside restaurant nous attend : un buffet généreux où se côtoient pad thai, curry massaman et salades de papaye épicée, le tout servi face à un panorama où les maisons-terrasses en bois se reflètent dans le courant paresseux du fleuve. Nous goûtons également aux pâtisseries locales, notamment un flan à la noix de coco, fondant et délicatement parfumé.

Installés au Kantary Hotel Ayutthaya, nous avons l’impression d’être à la fois au cœur de l’histoire et dans un écrin de modernité : demain, nous explorerons les temples ancestraux de la vieille capitale — Wat Mahathat, Wat Chaiwatthanaram et Wat Phra Si Sanphet — mais ce soir, nous savourons déjà la douce transition entre passé millénaire et confort contemporain.

LOPBURI INN RESORT

Après une matinée riche en découvertes dans les temples d’Ayutthaya, nous prenons la route vers le Lopburi Inn Resort pour nous installer confortablement. Niché à quelques minutes hors du centre-ville de Lopburi, l’établissement nous accueille dans un écrin verdoyant, bordé de frangipaniers en fleurs et de longues allées ombragées qui invitent à la détente.

Dès notre arrivée, nous sommes guidés jusqu’à notre bungalow traditionnel en bois, habilement surélevé sur pilotis, avec terrasse privative – le lieu idéal pour siroter un jus de fruit glacé en contemplant les oiseaux locaux. L’accueil, chaleureux et professionnel, nous propose une collation à base de fruits tropicaux frais, tandis qu’un léger souffle caressant les hautes palmes ajoute une note de fraîcheur à l’atmosphère.

Chaque chalet, à l’architecture typiquement thaïlandaise, est décoré de touches raffinées : tissages artisanaux, lampes en papier de riz, et voiles diaphanes qui filtrent la lumière du jour. La salle de bain, ouverte sur un petit jardin zen, offre une douche tropicale à ciel ouvert – un vrai moment de communion avec la nature. Le wifi est accessible depuis la terrasse, mais l’ambiance paisible incite plutôt à la déconnexion, bercée par le chant des cigales et le bruissement des feuilles.

Après avoir pris possession de notre espace, nous profitons de la piscine en forme de lotus, au cœur d’un bassin bordé de bougainvilliers. La transparence de l’eau invite aux longueurs tranquilles, tandis que quelques transats accueillent les vacanciers en quête de lecture, de bronzage ou d’une sieste réparatrice.

En fin de journée, avant le dîner, une halte s’impose sur la vieille terrasse en bois face au coucher du soleil. Une boisson locale à la main, nous admirons le ciel se teinter d’or et de pourpre, puis regagnons notre habitat privé, un doux mélange de calme et d’élégance.

Alors que le soir s’installe, les lanternes extérieures s’allument, projetant une lumière douce et intime. Le dîner-buffet thaï, servi dans la salle principale du resort, propose des spécialités locales : curry vert parfumé, brochettes de poulet satay, salade de papaye pimentée et riz gluant à la noix de coco. Entre les conversations feutrées et les saveurs épicées, notre première nuit au Lopburi Inn Resort s’annonce sous le signe de la sérénité et du confort… parfait prélude à la suite de notre aventure en terres thaïlandaises.

METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025

METEO 12 au 15 fevrier
T° MINI MOY/MIN/MAX 23,88 20 28
T° MAX MOY/MIN/MAX 35,50 31 41
SOL MAX MOY/MIN/MAX 95% 27% 100%
NB JOURS <30% / PLEIN SOLEIL/>70% 3% 83% 93%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 13,48 4 21
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,50 0 5
% JOURS SS pluie / >3 / >MOY 83% 8% 18%
MM/HPLUIE 0,33 0 4
HEURE MIN/MAX/ECT 6,43 18,21 11,868

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

🇹🇭 J1316 – Wat Tha Sung • Le Viharn d’Or, le sanctuaire où la lumière devient matière

🇹🇭✨ J1316 – Uthai Thani • Wat Tha Sung, le Temple de Cristal qui nous avale dans sa lumière

🇹🇭 J1316 – Wat Tha Sung • Quand l’architecture sacrée décide de mettre le paquet

🌸🐒 J1317 – Lopburi • Temples, fleurs… et presque plus de singes

🌟🇹🇭 J1317 – Ayutthaya, où l’on sort pour un night market… et où l’on tombe sur un festival XXL

🌟🙏 J1318 – Ayutthaya Wat Phanan Choeng, là où même les Bouddhas semblent avoir une histoire à raconter

🔥🌿 J1318 – Wat Mahathat, où même les pierres transpirent avec nous

AYUTTHAIA KANTARY HOTEL

AYUTTHAIA RESTAURANT PHAE

Wat Chaiwatthanaram – La carte postale khmère 

Wat Phanan Choeng

Wat Mahathat – Le cœur spirituel d’Ayutthaya

Wat Phra Si Sanphet – Le temple royal

Wat Thammikarat – Un joyau méconnu d’Ayutthaya

LOPBURI WAT PHRA SI RATTANA MAHATTHAT

LOPBURI INN RESORT

Ayutthaya

MARCHE CENTRAL DE LOPBURI

LOPBURI Prat Narai Ratchaniwet,

LOPBURI Phra Prang Sam Yot

LES LIENS

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