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Chiang Rai, entre temples flamboyants et montagnes brumeuses THAÏLANDE

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De Chiang Mai à Chiang Rai, entre sources chaudes et collines fleuries

Nous quittons Chiang Mai au petit matin, la route s’étirant vers le nord en direction de Chiang Rai. Ce trajet de trois à quatre heures n’est pas une simple transition entre deux villes : il devient une immersion dans la nature et la culture du Nord, ponctuée de haltes qui transforment le voyage en une succession de découvertes sensorielles. Les montagnes se dessinent à l’horizon, les vallées s’ouvrent sur des paysages de rizières et de vergers, et chaque détour semble cacher une surprise.

Doi Saket Hot Spring

Notre première pause se fait au Doi Saket Hot Spring, un sanctuaire naturel où l’eau jaillit des entrailles volcaniques de la terre. Nous pénétrons dans un espace enveloppé de verdure, où les bassins de pierre laissent s’échapper des volutes de vapeur. L’air est chargé d’humidité et de parfums végétaux, et nous nous laissons gagner par une atmosphère presque mystique. La chaleur de l’eau détend nos muscles fatigués, comme si la montagne elle-même nous offrait un soin bienveillant. Autour de nous, les oiseaux chantent, les arbres bruissent, et les vapeurs se mêlent à la lumière du matin pour créer une scène irréelle.

Ce lieu n’est pas seulement une halte de confort : il incarne une tradition ancienne du Nord de la Thaïlande, où les sources chaudes sont perçues comme des dons de la nature, des espaces de purification et de régénération. Les habitants viennent y chercher détente et santé, convaincus des vertus thérapeutiques de ces eaux minérales. Nous nous inscrivons dans ce rituel séculaire, conscients de participer à une pratique qui relie l’homme à la terre.

Mae Kachan Hot Spring

En reprenant la route, nous traversons des collines où les arbres se parent de fleurs jaunes éclatantes. L’entrée d’un village se signale par une fontaine décorative et un portique aux lignes traditionnelles, rappelant que chaque district du Nord revendique son identité culturelle. Les buissons fleuris, les toits de tuiles et les collines boisées composent un décor harmonieux, où l’homme et la nature semblent dialoguer.

Plus loin, d’autres sources chaudes apparaissent, bordées de pavillons aux colonnes blanches et de jardins soigneusement entretenus. Les bassins circulaires, les hammacs suspendus et les espaces de repos invitent à prolonger la halte. Nous observons les visiteurs qui s’installent, certains pour tremper leurs pieds, d’autres pour profiter d’un bain complet. Ici, la source n’est pas seulement un lieu de détente : elle est un espace social, un moment partagé où les voyageurs et les habitants se rencontrent dans la vapeur et la lumière.

Sur la route, nous croisons aussi des silhouettes familières : un moine en robe safran marche pieds nus, portant sur son dos un sac volumineux et une natte roulée. Sa démarche lente et régulière rappelle que le voyage est aussi spirituel, que la route elle-même peut devenir un chemin de méditation. Cette image, simple et puissante, nous relie à la dimension religieuse du Nord, où la vie quotidienne reste imprégnée de bouddhisme et de pratiques ancestrales.

Plus loin, nous faisons halte à la Mae Kachan Hot Spring, plus confidentielle, nichée dans un cadre paisible. Ici, pas de tarif d’entrée ni de mise en scène touristique : seulement la chaleur de la terre et la vie quotidienne des habitants. Nous observons les locaux plonger des paniers remplis d’œufs directement dans les bassins brûlants. Quelques minutes suffisent pour que la source transforme ces œufs en repas, et nous assistons avec fascination à ce rituel simple mais profondément enraciné dans la culture du Nord. Les marchés voisins proposent des paniers d’œufs de poule ou de caille, prêts à être plongés dans l’eau, et l’on repart souvent avec le souvenir d’un repas préparé par la montagne elle-même.

Mae Kachan Hot Spring

Autour des bassins, l’ambiance est conviviale. Les familles discutent, rient, surveillent la cuisson de leurs œufs, tandis que les voyageurs curieux se mêlent à cette tradition. Les pavillons, les jardins et les marchés créent un espace social où détente et partage se conjuguent. Nous croisons même la silhouette d’un moine en robe safran, marchant pieds nus avec son sac et sa natte roulée : image simple et puissante qui nous rappelle que la route est aussi un chemin spirituel.

En poursuivant notre route vers Chiang Rai, nous découvrons le Pong Pu Fueng Hot Spring, un site qui se distingue par son ambiance rustique et son cadre naturel préservé. Ici, la montagne semble nous offrir un moment de répit : les bassins aménagés s’inscrivent harmonieusement dans le paysage, et nous nous installons pour profiter de la chaleur bienfaisante de l’eau tout en admirant les collines environnantes. La vapeur s’élève doucement, se mêlant au souffle du vent et au chant des oiseaux, créant une atmosphère apaisante où le temps paraît suspendu.

Les installations restent simples, loin des aménagements sophistiqués des stations thermales plus fréquentées. Quelques bassins de pierre, des espaces de repos, des sentiers bordés de végétation : tout ici invite à une expérience authentique, où l’essentiel est de se reconnecter à la nature. Nous ressentons la force de cette simplicité, qui nous rappelle que le bien-être ne réside pas dans le luxe, mais dans l’harmonie entre l’homme et son environnement.

Ainsi, le trajet entre Chiang Mai et Chiang Rai se transforme en un véritable chapitre de voyage. Les sources chaudes nous offrent la douceur de l’eau, les collines fleuries nous rappellent la vitalité de la nature, les villages dévoilent leur identité, et les habitants nous invitent à partager leurs traditions. Nous arrivons à Chiang Rai apaisés, enrichis par ces haltes qui ont fait de la route une expérience à part entière.

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À la découverte des sanctuaires fondateurs de Chiang Rai

ITINERAIRE

Le lendemain matin, la ville s’éveille dans une brume légère qui flotte encore au-dessus des collines. Chiang Rai, plus discrète que Chiang Mai, porte pourtant en elle une densité spirituelle rare, héritée du royaume Lanna et des légendes qui ont façonné la région. Notre parcours commence par l’un des sites les plus impressionnants de la province.

🕊️ Wat Huay Pla Kang – La déesse qui veille sur la vallée

À environ six kilomètres du centre de Chiang Rai, nous avons l’impression de quitter progressivement la ville pour entrer dans un autre monde. La route s’élève doucement, et soudain, le Wat Huay Pla Kang apparaît devant nous comme un mirage. La statue géante de Guan Yin surgit au-dessus de la vallée, immense, presque irréelle, haute comme un immeuble de vingt étages. Nous levons instinctivement les yeux vers son visage d’une blancheur éclatante, d’une sérénité absolue, et nous ressentons immédiatement cette impression troublante d’être observés, protégés, enveloppés par son regard. Autour de nous, les villages semblent minuscules, comme blottis sous cette présence silencieuse. Lorsque nous entrons dans l’ascenseur qui nous mène jusqu’à sa tête, l’élévation est rapide, presque suspendue hors du temps. À l’arrivée, le souffle se coupe : devant nous, les montagnes se superposent en dégradés bleutés, noyées dans la brume, et la vallée de Chiang Rai s’étire à perte de vue, calme et immense.

En redescendant, nous prenons le temps de parcourir l’ensemble du complexe, et nous sentons combien le Wat Huay Pla Kang est un lieu de rencontre entre les cultures. Sous nos pas, les influences thaïes, chinoises et birmanes se répondent sans jamais se contredire. Le grand temple blanc capte la lumière et la renvoie presque violemment, tandis que ses dragons sinueux semblent onduler le long des escaliers, comme s’ils étaient vivants. Un peu plus loin, la pagode à neuf niveaux s’élève, verticale et puissante, protégée par des créatures mythologiques qui montent la garde. En circulant entre ces bâtiments, nous ressentons physiquement ce dialogue entre le bouddhisme Theravada et le Mahayana, entre sagesse méditative et compassion universelle. Ici, la spiritualité ne se vit pas à plat : elle se vit en hauteur. Nous montons, nous nous arrêtons, nous respirons, nous observons, comme si chaque pas nous rapprochait un peu plus du ciel.

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🌄 Wat Phra That Doi Chom Thong – Le sanctuaire des origines

Après la visite du temple précédent, plus spectaculaire et immédiatement saisissant, nous choisissons de changer de rythme. Nous quittons l’exubérance des formes et des couleurs pour remonter vers un lieu plus ancien, plus discret, mais fondamental pour comprendre Chiang Rai. La route nous mène sur les hauteurs de la ville, là où l’histoire précède le décor.

Nous gravissons lentement la colline de Doi Chom Thong, laissant progressivement derrière nous l’agitation urbaine. À mesure que nous montons, le silence s’installe. Au sommet, le Wat Phra That Doi Chom Thong apparaît sans ostentation, presque effacé, mais porteur d’un poids historique considérable. Ici, rien de monumental au sens moderne du terme : le lieu impose le respect par son ancienneté et sa profondeur symbolique.

Selon les chroniques locales et la tradition orale, le temple existait déjà avant 1262, soit avant même la fondation officielle de Chiang Rai par le roi Mengrai. Ce point est essentiel. Le site ne s’inscrit pas dans l’histoire de la ville : il la précède. C’est ici que le souverain du royaume Lanna serait venu méditer afin de déterminer l’emplacement de sa future capitale. Dans la conception politique et religieuse de l’époque, fonder une ville sans l’aval des forces spirituelles du lieu était inconcevable.

🏞️ Wat Doi Ngam Muang – Le tombeau du roi fondateur

Après avoir quitté le Wat Phra That Doi Chom Thong, berceau spirituel de Chiang Rai, nous poursuivons naturellement notre chemin à pied. Quelques dizaines de mètres à peine suffisent pour changer de registre : ici, la spiritualité se fait mémoire, et l’histoire prend un visage. Celui du roi Mengrai, fondateur de Chiang Rai et figure centrale du royaume Lanna.

Le Wat Doi Ngam Muangn’est pas un temple spectaculaire au sens esthétique du terme. Il est autre chose : un lieu d’ancrage, presque intime, où repose l’homme à l’origine de toute cette ville. Selon la tradition historique, c’est ici que le roi Mengrai fut incinéré après sa mort en 1317, et que ses cendres furent conservées. Le sanctuaire marque donc un point fondamental : non pas la naissance spirituelle de Chiang Rai, mais sa continuité politique et symbolique.

Au centre du site, une statue du roi Mengrai, représenté assis dans une posture solennelle, capte immédiatement l’attention. Son regard est tourné vers la vallée, celle-là même qu’il avait choisie comme emplacement de sa capitale après de longues méditations sur les hauteurs voisines. Cette orientation n’est pas anodine : elle rappelle le lien direct entre le souverain, le territoire et la responsabilité de gouverner. Mengrai n’est pas seulement honoré comme un roi conquérant, mais comme un fondateur visionnaire, stratège et protecteur.

Architecturalement, le Wat Doi Ngam Muang se distingue par sa sobriété volontaire. Ici, pas de chedi étincelant ni de décor exubérant. Les structures sont simples, presque austères, mettant l’accent sur la fonction mémorielle plutôt que sur la démonstration esthétique. Cette retenue renforce l’émotion : tout invite au recueillement, à la contemplation silencieuse du passé.

Autour du sanctuaire, les arbres anciens jouent un rôle essentiel. Ils enveloppent le site d’une atmosphère feutrée, filtrant la lumière et les bruits de la ville. On a le sentiment que la forêt elle-même participe à la conservation de la mémoire, comme si elle protégeait les racines de Chiang Rai. Le contraste avec l’agitation urbaine toute proche est saisissant : ici, le temps ralentit, presque suspendu.

Les habitants viennent régulièrement rendre hommage au roi Mengrai. Ils déposent des offrandes, allument des bâtons d’encens, murmurent quelques prières. Dans la culture thaïlandaise, et plus particulièrement dans l’héritage Lanna, les grands souverains fondateurs sont perçus comme des esprits protecteurs, garants de l’équilibre et de la prospérité de la cité. Le Wat Doi Ngam Muang n’est donc pas un simple site historique : il reste un lieu vivant, profondément intégré au quotidien spirituel de Chiang Rai.

En reliant le Wat Phra That Doi Chom Thong, lieu de méditation et de décision, au Wat Doi Ngam Muang, lieu de mémoire et de repos éternel, nous parcourons en réalité tout le cycle fondateur de la ville. De la réflexion à l’action, de la naissance à la transmission. Cette proximité géographique n’est pas un hasard : elle matérialise le lien indissociable entre spiritualité, pouvoir et territoire dans l’histoire du royaume Lanna.

En quittant les lieux, une impression s’impose : Chiang Rai ne s’est pas construite par accumulation, mais par intention. Chaque colline, chaque temple, chaque orientation raconte une histoire cohérente. Et au cœur de cette histoire, le roi Mengrai demeure, silencieux mais toujours présent, veillant sur la ville qu’il a fait naître.

💎 Wat Phra Kaew – Le temple du Bouddha d’Émeraude

De retour dans le centre, notre première halte se fait au Wat Phra Kaew, l’un des temples les plus sacrés de Chiang Rai.

 

C’est ici qu’en 1434 fut découvert le célèbre Bouddha d’Émeraude, dissimulé dans un stûpa pour échapper aux invasions birmanes. Lorsque la foudre frappa le stûpa, la statue apparut, révélant sa couleur verte sous une couche de plâtre.

 

L’original se trouve aujourd’hui à Bangkok, mais une reproduction fidèle trône dans le viharn principal.

Contrairement à la capitale, les visiteurs peuvent s’approcher, prier ou photographier la statue librement. Le temple, paisible et ombragé, abrite également un petit musée rempli d’objets religieux anciens, témoins de la richesse culturelle du Lanna.

Du Wat Phra Kaew au Ngam Muang Market, le fil vivant de Chiang Rai

Nous quittons l’enceinte paisible du Wat Phra Kaew, encore enveloppés par la sérénité de ce lieu fondateur de Chiang Rai. Les pavillons élégants, les nagas protecteurs et l’histoire du Bouddha d’Émeraude semblent nous accompagner tandis que nous redescendons doucement vers la ville. À peine quelques pas suffisent pour que l’atmosphère change, presque sans prévenir.

Adossé au temple Ngam Muang, le marché du même nom surgit comme un prolongement naturel du sanctuaire. Ici, la spiritualité ne disparaît pas : elle se transforme. Le murmure des prières laisse place au brouhaha des conversations, aux appels des vendeurs et au vrombissement discret des scooters qui se glissent entre les étals. Le sacré et le quotidien se frôlent, se répondent, s’entremêlent.

Sous les bâches colorées, la vie s’organise. Les étals débordent de fruits tropicaux, de légumes fraîchement lavés, d’herbes aromatiques aux parfums puissants. La lumière, filtrée par les toiles et les néons, donne aux couleurs une intensité presque irréelle. Tout semble en mouvement, mais rien ne paraît désordonné. Chacun connaît sa place, son rythme, son rôle.

Dans le marché couvert, l’ambiance se fait plus dense encore. Les sons se mélangent, les odeurs se superposent, et les gestes répétés racontent une routine bien huilée. Les vendeuses comptent la monnaie avec précision, discutent entre elles, échangent un sourire avec un client fidèle. Certains arrivent directement du Wat Phra Kaew, fleurs ou bâtonnets d’encens à la main, comme s’ils prolongeaient la prière par les gestes simples de la vie quotidienne.

Le contraste est frappant, mais jamais brutal. À quelques mètres d’un temple emblématique de l’histoire thaïlandaise, le Ngam Muang Market révèle une autre facette de Chiang Rai, plus brute, plus immédiate, profondément humaine. Ce passage du calme sacré à l’effervescence du marché ne ressemble pas à une rupture, mais à une continuité.

En avançant entre les étals, nous laissons derrière nous les dorures et les récits anciens pour nous imprégner de cette énergie vivante, celle d’une ville qui respire à travers ses habitants. Entre le Wat Phra Kaew et le marché, Chiang Rai se raconte sans discours, simplement par le mouvement, les regards et les gestes du quotidien.

🏯 Wat Klang Wiang – Le cœur fondateur de Chiang Rai

Au centre de Chiang Rai, le Wat Klang Wiang s’impose comme un sanctuaire vibrant, où l’histoire et la spiritualité se rencontrent. Ses toits rouges et or scintillent sous le soleil, ses frontons dorés s’élancent vers le ciel, et les nagas protecteurs serpentent le long des escaliers, comme s’ils veillaient sur chaque pas. L’agitation de la ville s’efface dès que l’on franchit l’enceinte : les bruits des marchés et des klaxons se dissipent, remplacés par une atmosphère de recueillement.

Au cœur du temple se dresse le Lak Muang, le pilier fondateur de Chiang Rai. Dans la tradition thaïe, ce pilier est l’âme protectrice de la cité. Autour de lui, les habitants viennent prier pour la prospérité, la fertilité et la stabilité, perpétuant un rituel qui relie la communauté à ses origines. Le pilier n’est pas une relique figée : il est une présence vivante, un lien entre les générations, un symbole qui continue de nourrir l’identité de la ville.

L’architecture Lanna enveloppe l’ensemble d’une élégance intemporelle. Le bois sculpté, les dorures qui captent la lumière, les colonnes finement décorées, tout semble raconter une histoire où l’art et la foi se confondent. Chaque relief, chaque statue, chaque motif floral est porteur de sens : les cycles de la vie, les enseignements du Bouddha, les légendes locales. Le temple devient un récit visuel, une mémoire sculptée dans la pierre et le bois.

Le contraste entre l’extérieur et l’intérieur est saisissant. En quelques pas, on passe du tumulte des rues à un silence habité, presque sacré. Le Wat Klang Wiang n’est pas seulement un lieu de culte : il est le cœur symbolique de Chiang Rai, le point d’ancrage de la ville, un sanctuaire qui rappelle que la cité s’est construite autour de ce pilier fondateur et que son âme continue de vibrer au rythme des prières quotidiennes.

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🕍 Wat Phra Singha – Héritage du XIVᵉ siècle

Le Wat Phra Singha, niché dans le tissu urbain de Chiang Rai, est bien plus qu’un simple temple : il est un témoin de la longue histoire religieuse et artistique du Nord de la Thaïlande. Fondé au XIVᵉ siècle, à une époque où le royaume Lanna rayonnait sur la région, il incarne la permanence du bouddhisme dans une cité qui n’a cessé de se transformer.

L’histoire du temple est marquée par les vicissitudes du temps : destructions, reconstructions, restaurations parfois hâtives. Pourtant, malgré ces épreuves, il conserve une beauté indéniable. Ses toitures en cascade, typiques de l’architecture Lanna, semblent se déployer comme des ailes protectrices. Le bois sculpté, patiné par les siècles, raconte des récits de dévotion et de légendes, tandis que les frontons dorés captent la lumière et transforment l’édifice en un sanctuaire vibrant.

Le Wat Phra Singha abritait autrefois la célèbre statue du Bouddha Phra Sing, l’une des plus vénérées du royaume. Cette statue, aujourd’hui conservée à Chiang Mai, était considérée comme un symbole de légitimité et de protection pour la cité. Son absence n’a pas vidé le temple de son sens : au contraire, elle rappelle la circulation des reliques et des objets sacrés entre les grandes villes du Nord, témoignant des liens spirituels et politiques qui unissaient les cités Lanna.

Spirituellement, le temple reste un lieu de dévotion quotidien. Les fidèles viennent y prier, déposer des offrandes et participer aux cérémonies qui rythment l’année bouddhiste. L’atmosphère qui s’en dégage est celle d’une continuité : malgré les siècles, malgré les restaurations, le Wat Phra Singha demeure un espace où la foi se vit dans la simplicité des gestes et la beauté des formes.

Architecturalement, il illustre l’art religieux du Nord : les toitures superposées, les colonnes sculptées, les motifs floraux et mythologiques qui ornent les façades. Chaque détail est porteur de sens, chaque sculpture est une leçon silencieuse. Le temple devient un livre ouvert sur l’histoire de Chiang Rai, un récit visuel où l’on lit à la fois la grandeur passée du royaume Lanna et la ferveur toujours présente des habitants.

Le Wat Phra Singha n’est pas seulement un vestige du XIVᵉ siècle : il est un héritage vivant, un sanctuaire qui rappelle que la spiritualité bouddhiste a façonné la ville et continue de l’accompagner. Dans ses murs, le temps se superpose : celui des rois et des moines, celui des fidèles d’hier et d’aujourd’hui, celui des voyageurs qui découvrent un lieu où l’histoire et la foi se confondent.

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🏯 Wat Ming Muang – Le temple des origines de Chiang Rai

En poursuivant notre marche vers le centre de Chiang Rai, nous tombons sur le Wat Ming Muang, un sanctuaire qui semble porter en lui la mémoire fondatrice de la ville. Ici, l’histoire, la spiritualité et l’architecture s’entrelacent pour créer une atmosphère à la fois majestueuse et intime.

Ce temple fut érigé en 1262 par la reine Usa Payako, épouse du roi Mangrai, fondateur du royaume Lanna. Il est donc contemporain de la naissance de Chiang Rai elle‑même. Dans son stupa seraient conservées les reliques de la mère du roi, Ua Ming Chom Muang, ce qui confère au lieu une dimension profondément dynastique : le Wat Ming Muang est autant un sanctuaire religieux qu’un monument à la mémoire des ancêtres royaux. On comprend alors pourquoi il est considéré comme l’un des piliers spirituels de la cité.

La légende locale lui donne aussi le nom de Wat Chang Moop, le “temple des éléphants accroupis”. À l’époque de sa fondation, la région était une zone marécageuse où vivaient de nombreux éléphants sauvages. Ces animaux, sacrés et associés à la royauté, sont devenus les gardiens symboliques du temple. Leur présence sculptée dans l’architecture rappelle la puissance protectrice qu’ils incarnent pour la communauté.

Spirituellement, le Wat Ming Muang est un lieu de continuité. Les habitants viennent y prier pour la prospérité, la fertilité et la stabilité, perpétuant un rituel qui relie la ville à ses origines. Longtemps associé aux populations Tai Yai, qui l’appelaient Wat Ngiao, il reste un espace de rassemblement où la mémoire des ancêtres royaux se mêle à la ferveur populaire. En 1970, il a reçu le statut officiel de Wisung Khama Sima, permettant la construction d’un ordination hall et confirmant son rôle central dans la vie religieuse de Chiang Rai.

Architecturalement, le temple est un joyau de l’art Lanna. Ses toitures superposées se déploient comme des ailes protectrices, ses colonnes sculptées et ses façades ornées de motifs floraux et mythologiques racontent une histoire où l’art et la foi se confondent. Les éléphants, omniprésents dans la symbolique du site, apparaissent dans les décorations, rappelant la puissance protectrice et la noblesse de ces animaux. L’ensemble dégage une atmosphère où la majesté se mêle à la simplicité des gestes de dévotion.

L’expérience est immersive : en quelques pas, nous quittons le tumulte des rues pour entrer dans un espace sacré où le temps semble suspendu. Le Wat Ming Muang n’est pas seulement un vestige du passé : il est un héritage vivant, un sanctuaire qui rappelle que Chiang Rai s’est construite autour de ses racines royales et spirituelles. Ici, l’histoire du royaume Lanna continue de vibrer, portée par les prières quotidiennes et la beauté intemporelle de l’architecture.

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⏱️ La Tour de l’Horloge – Le joyau lumineux de Chiang Rai

Au centre de Chiang Rai, là où les rues se croisent comme des veines animées, la Tour de l’Horloge surgit avec cette assurance tranquille des monuments qui savent qu’ils appartiennent à la ville autant que la ville leur appartient. On la voit d’abord comme une flamme figée, une fleur d’or qui aurait poussé au milieu du trafic, mais dès qu’on s’en approche, elle révèle une histoire plus profonde, presque intime.

Elle est née de l’imagination de Chalermchai Kositpipat, l’artiste visionnaire du Temple Blanc, qui a voulu offrir à sa ville natale un repère à la fois utile et spirituel. La municipalité lui avait demandé une horloge, il a répondu par une sculpture. Une sculpture qui raconte le bouddhisme du Nord, l’héritage Lanna, et cette manière qu’ont les Thaïlandais de mêler le sacré au quotidien sans jamais forcer le trait. On sent dans ses courbes l’influence des nagas qui ondulent dans les légendes, dans ses pointes l’élan des chedi qui cherchent le ciel, et dans son cœur, ce cadran paisible qui rappelle que le temps passe, mais qu’il peut aussi se contempler.

De près, la tour semble presque vivante. Les dorures accrochent la lumière comme une peau irisée, les motifs s’enroulent les uns autour des autres avec une précision presque organique, et l’ensemble donne l’impression d’un végétal fantastique qui aurait choisi de pousser ici, au milieu des scooters, des tuk-tuks et des conversations de trottoir. Les façades colorées des boutiques se reflètent dans ses surfaces, les enseignes clignotent autour d’elle, et pourtant elle reste immobile, souveraine, comme si elle observait la ville depuis toujours.

Puis vient le soir, et tout bascule. La lumière naturelle se retire doucement, les premières teintes électriques apparaissent, et la tour s’éveille. Les couleurs glissent sur l’or, passent du rouge profond au bleu nuit, du violet au blanc éclatant, comme si la sculpture respirait. Les habitants connaissent ce moment ; ils ralentissent, lèvent la tête, laissent le spectacle les envelopper quelques instants. Les voyageurs, eux, s’arrêtent net, surpris de se retrouver au milieu d’une scène qui ressemble à un rituel urbain. Même le trafic semble hésiter, comme si les moteurs eux-mêmes voulaient profiter du spectacle.

Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la beauté de l’objet, mais la manière dont il s’inscrit dans la vie quotidienne. La Tour de l’Horloge est un point de rendez-vous, un repère mental, un souffle dans le rythme de la ville. Elle marque l’heure, mais elle marque surtout un moment : celui où Chiang Rai se rassemble autour d’un éclat de lumière. Elle incarne cette alliance si thaïlandaise entre tradition et modernité, entre l’art et la rue, entre le sacré et le mouvement.

Et quand on s’éloigne, la tour reste dans le regard comme une braise. On se retourne une dernière fois, et elle est toujours là, immobile et pourtant vibrante, comme un cœur doré au milieu de la ville.

Puis nous déambulons à la tombée de la nuit dans le Chiang Rai Night Bazaar

À mesure que le jour s’efface, Chiang Rai change de peau. La lumière se fait plus douce, les enseignes s’allument une à une, et la ville semble soudain se souvenir qu’elle a un talent particulier pour la mise en scène. Nous glissons alors vers le Night Bazaar, attirés comme tout le monde par ce mélange de parfums, de voix et de couleurs qui s’échappe des allées avant même qu’on y mette un pied.

Le marché s’ouvre comme un petit théâtre en plein air. Les stands brillent sous les ampoules suspendues, les grillades crépitent, les marmites frémissent, et les vendeurs, toujours prêts à plaisanter, vous accueillent avec cette chaleur tranquille qui fait la réputation du Nord. On avance lentement, happés par les odeurs de soupe épicée, de fruits fraîchement coupés, de brochettes qui dorent sur les braises. Les conversations se mêlent au cliquetis des ustensiles, les rires se perdent dans la fumée des barbecues, et l’on se surprend à sourire sans raison, simplement parce que tout le monde semble passer une bonne soirée.

Il y a des moments où l’on s’arrête, non pas pour acheter, mais pour regarder. Une famille qui partage un plat brûlant, un cuisinier qui jongle avec ses ingrédients, un musicien qui installe son micro comme s’il s’apprêtait à jouer pour des amis. Le Night Bazaar n’est pas seulement un marché : c’est un lieu où la ville respire, où les voyageurs se mêlent aux habitants, où l’on vient pour manger mais où l’on reste pour l’atmosphère, pour cette impression délicieuse que la nuit appartient à ceux qui prennent le temps de la vivre.

En avançant, on se dit que Chiang Rai a ce don rare : celui de transformer une simple promenade en une petite aventure. Rien d’extraordinaire, rien de spectaculaire, juste une succession de scènes simples, humaines, chaleureuses, qui donnent envie de s’attarder encore un peu avant de rentrer.

Aux confins du royaume : des collines ethniques au Mékong souverain

ITINERAIRE

Le lendemain matin, nous quittons Chiang Rai avec cette énergie particulière qui accompagne les départs vers l’inconnu. La ville s’efface derrière nous, avalée par les ondulations des collines, et déjà la province se déploie comme un grand livre ouvert où se mêlent migrations anciennes, frontières mouvantes et cultures entremêlées.

Ici, l’histoire n’est jamais immobile : elle circule comme les rivières, se transforme comme les brumes du matin, se transmet de génération en génération. Nous avançons vers les contreforts du Triangle d’Or, guidés par ce désir de comprendre ce qui relie les peuples à leurs montagnes, leurs légendes, leurs langues, leurs refuges. #ChiangRai #TriangleDOr

À peine quelques kilomètres après la sortie de la ville, le village de Ban Tong Kok apparaît, posé au bord de la route, sans rupture brutale avec le paysage. Sur Google Maps, il est indiqué sous le nom de Long Neck Karen Village, une appellation qui résume en un clin d’œil l’imaginaire touristique associé aux femmes kayan portant des colliers de laiton. Mais la réalité, comme souvent, est plus complexe, plus nuancée, plus humaine. #LongNeckKaren #Kayan

Nous pénétrons dans un espace où cohabitent plusieurs groupes montagnards, chacun avec ses récits, ses croyances, ses gestes quotidiens. Les Kayan, d’abord, reconnaissables à leurs maisons sur pilotis, à leurs métiers à tisser, à leurs étoffes aux motifs géométriques. Leur histoire est marquée par l’exil : originaires des hautes terres birmanes, ils ont fui les conflits du XXᵉ siècle pour trouver refuge en Thaïlande. Leur présence ici est le fruit d’un compromis fragile entre sécurité, préservation culturelle et survie économique. Tôt le matin, avant l’arrivée des visiteurs, le village respire encore son rythme propre : les enfants jouent, les femmes tissent, les hommes préparent le bois. #Exil #Tissage

Une mosaïque d’ethnies, de langues et de légendes

VILLAGE LAHU

À quelques pas, d’autres communautés vivent dans une proximité qui n’efface pas leurs différences. Les Lahu, parfois appelés Lohu, sont réputés pour leur sens de la fête et leur convivialité. Leur culture accorde une place importante aux moments partagés, aux boissons fermentées, aux célébrations qui rythment les saisons. On les surnomme parfois, avec un sourire, la « tribu buveuse de bière », non par caricature, mais parce que la bière de riz accompagne chez eux les rituels, les alliances, les retrouvailles. #Lahu #BièreDeRiz

Plus loin, les Kayaw, proches des Kayan mais dotés de traditions distinctes, perpétuent des pratiques artisanales et musicales qui racontent leur lien à la forêt. Eux aussi ont connu l’exil, les déplacements forcés, les frontières qui se ferment et se rouvrent au gré des conflits. #Kayaw

Et puis il y a les Akhas, dont les villages perchés en altitude servaient autrefois de refuges naturels face aux tensions entre peuples Shan et Kayoh. Leur nom, Atha, renvoie à l’arbre, symbole de vie et d’enracinement. Les Thaïlandais les appellent parfois Duw ou Lega. Ils sont environ 65 000 dans le nord du pays, principalement à Chiang Rai, Chiang Mai, Phayao et Lampang. Leur culture est riche de rituels agricoles, de fêtes du Nouvel An, de coiffes ornées d’argent, de récits où les ancêtres dialoguent avec les esprits de la montagne. #Akha #Montagnes

Les villages yao se reconnaissent immédiatement. Ils se nichent dans des clairières entourées de bambous, avec des maisons en bois ou en bambou, parfois coiffées de toits de chaume, parfois de tôles ondulées ajoutées au fil des années. Les structures sont simples, mais ingénieuses : plateformes en hauteur pour sécher les récoltes, paniers tressés suspendus sous les toits, foyers en terre battue où mijotent des soupes parfumées.

Enfin, les « démons », comme les appelaient autrefois certains explorateurs occidentaux fascinés par leurs parures et leurs traditions, forment un groupe composite issu de migrations multiples. La légende raconte que leurs ancêtres venaient de régions lointaines, parlant des langues variées, pratiquant des religions différentes. Aujourd’hui, leurs descendants sont bouddhistes ou chrétiens, mais leurs récits fondateurs continuent de circuler dans les villages. Originaires du Myanmar, ils se sont réfugiés en Thaïlande à la fin des années 1990, lorsque les conflits se sont intensifiés. #Légendes #Myanmar

Entre polémique et réalité : tourisme, éco‑tourisme, ou simple rencontre humaine ?

ETHNIE KAYAN

Ces villages, souvent regroupés sous des appellations touristiques simplificatrices, sont au cœur d’un débat qui ne cesse de revenir. Certains dénoncent une forme de mise en scène, une folklorisation destinée à satisfaire la curiosité des visiteurs. D’autres y voient une forme d’éco‑tourisme contrôlé, une manière pour des communautés fragilisées de vivre dignement, de préserver leurs savoir-faire, de rester ensemble dans un environnement semi‑protégé.

La vérité, comme souvent, se situe quelque part entre les deux. Oui, ces villages vivent en partie du tourisme. Oui, certaines pratiques sont présentées de manière plus visible qu’elles ne le seraient dans un village isolé. Mais il faut aussi reconnaître que ces espaces offrent une alternative respectueuse à la visite intrusive de hameaux ruraux où les habitants n’ont ni l’habitude ni le désir d’être observés. Ici, les familles ont choisi — ou accepté — de s’organiser autour de l’accueil des visiteurs. Elles y trouvent une source de revenus, une stabilité, une possibilité de transmettre leurs traditions à leurs enfants. #Ethnotourisme #Rencontres

Et pour le voyageur, c’est une porte d’entrée accessible vers des cultures montagnardes qui, autrement, nécessiteraient des treks de plusieurs heures sur des pistes escarpées. Une manière de découvrir, d’écouter, de comprendre, sans déranger ceux qui n’ont pas choisi d’être visités. #VoyagerAutrement

Chiang Saen, mémoire de pierre du royaume de Lanna

Après notre immersion dans les villages des ethnies montagnardes, la route s’adoucit et s’ouvre soudain sur un paysage qui semble figé hors du temps. Chiang Saen apparaît alors, posée au bord du Mékong comme une vieille reine qui aurait déposé ses armes mais conservé sa dignité. Ici, tout respire l’histoire : les remparts éventrés, les douves asséchées, les stupas moussus, les arbres centenaires qui enlacent les ruines comme pour les protéger du monde moderne.

Fondée au VIIᵉ siècle selon certaines chroniques, mais véritablement florissante à partir du XIIIᵉ siècle, Chiang Saen fut l’une des capitales du royaume de Lanna, ce royaume du « million de rizières » qui domina le Nord de la Thaïlande pendant plusieurs siècles. Carrefour stratégique entre les mondes thaï, lao et birman, la cité fut tour à tour prospère, assiégée, abandonnée, puis renaissante. Ses murs portent encore les cicatrices des guerres birmanes du XVIIIᵉ siècle, lorsque la ville fut vidée de ses habitants et laissée à l’abandon pendant près d’un siècle.

Aujourd’hui, Chiang Saen se parcourt avec une facilité déconcertante. La ville est plate, ouverte, presque silencieuse. Les ruines surgissent entre les arbres, comme des fantômes de briques rouges. L’architecture religieuse y est profondément marquée par l’esthétique Lanna : des stupas élancés, des bases circulaires symbolisant le cosmos, des chedis en forme de cloche hérités du Sri Lanka, des lions gardiens, des nagas ondulants, des frontons sculptés où se mêlent mythologie et géométrie sacrée.

Le Triangle d’Or, entre mémoire et recomposition

À l’approche du Triangle d’Or, la charge symbolique devient palpable.

Ici se rencontrent la Thaïlande, le Laos et la Birmanie, dans une géographie où les frontières politiques semblent presque artificielles face à la continuité du paysage.

Le Golden Triangle Viewpoint offre une lecture immédiate de cet espace trinational, où le Mékong et la rivière Ruak dessinent des lignes naturelles bien plus anciennes que les États modernes.

Non loin de là, le musée de l’Opium rappelle une autre facette de cette région.

À travers une muséographie pédagogique, il retrace la culture, la transformation et le commerce de l’opium, tout en soulignant les conséquences sociales, sanitaires et environnementales de cette économie. Ce lieu donne des clés essentielles pour comprendre les fractures contemporaines et les efforts de reconversion entrepris depuis plusieurs décennies.

Wat Rong Suea Ten – Le Temple Bleu : l’azur comme porte vers le sacré

ITINERAIRE

Le premier arrêt de la journée nous conduit au Wat Rong Suea Ten, littéralement « le temple du tigre dansant ». Le nom intrigue, presque irréel, et pourtant il plonge ses racines dans une histoire profondément locale, transmise par la mémoire orale bien avant d’être inscrite sur les cartes. Bien avant l’actuel sanctuaire, le site abritait un ancien temple abandonné, dont les ruines antiques ont longtemps dormi sous la végétation. Des fragments de structures, des traces de fondations et des vestiges rituels témoignaient déjà d’une occupation spirituelle ancienne, aujourd’hui réactivée plutôt que créée.

Il y a environ quatre-vingts à cent ans, racontent les anciens du village, la zone était presque déserte d’habitations humaines. La forêt dominait, dense, humide, animée par une faune abondante. Les tigres, omniprésents, fréquentaient les cours d’eau et semblaient jouer avec le paysage. Ils bondissaient au-dessus des rivières, traversaient les clairières à la tombée du jour, et leurs mouvements souples donnaient l’illusion d’une danse. Peu à peu, les villageois ont nommé cet endroit Rong Suea Ten — littéralement « l’endroit où les tigres dansent ». Le nom s’est imposé, au point de devenir celui du village lui-même : le village de Rong Suea Ten.

Wat Rong Khun – Le Temple Blanc : la pureté sculptée dans la lumière

Après avoir quitté les profondeurs azur du Temple Bleu, nous prenons la route vers un autre univers, radicalement différent, presque irréel. À mesure que nous approchons du Wat Rong Khun, le blanc commence à dominer l’horizon, à un uinzaine de kilomètres de Chiang Rai.

Un blanc éclatant, presque aveuglant, qui tranche avec la végétation et annonce que nous n’allons pas visiter un temple comme les autres, mais entrer dans une vision.

Dès les premiers pas, nous comprenons que le Temple Blanc n’est pas un simple lieu de culte.

C’est une œuvre totale, un manifeste spirituel et artistique imaginé par Ajarn Chalermchai Kositpipat, l’un des plus grands artistes contemporains thaïlandais.

Commencé en 1997, le projet n’est toujours pas achevé, et ne le sera sans doute que bien après la disparition de son créateur.

Chalermchai l’a voulu ainsi : un temple vivant, évolutif, un héritage qui le dépasse, destiné à traverser le temps.

🌿 Singha Park : après l’éblouissement du Temple Blanc, le retour au calme

Après l’intensité presque irréelle du Wat Rong Khun, le Temple Blanc, on quitte peu à peu l’univers du sacré pour changer complètement de respiration. Les yeux encore saturés de blanc éclatant, de miroirs et de symboles, la route qui mène à Singha Park agit comme un sas de décompression. Quelques kilomètres suffisent pour passer du choc visuel à l’apaisement.

Singha Park s’ouvre alors comme une grande parenthèse verte aux portes de Chiang Rai. Ici, pas de statues monumentales ni de discours spirituel. Le décor est plus simple, plus doux, mais tout aussi marquant. De larges collines ondulent sous le ciel du nord de la Thaïlande, les plantations de thé dessinent des lignes parfaites et les arbres espacés laissent respirer le paysage. On ralentit naturellement, presque sans s’en rendre compte.

Le parc est avant tout une immense exploitation agricole, pensée comme une vitrine du savoir-faire thaïlandais. Thé, café, fruits et cultures diverses s’étendent à perte de vue, parfaitement entretenus. Rien n’est figé ni artificiel : Singha Park vit, produit et évolue au rythme des saisons. Selon la période de visite, les couleurs changent, les fleurs apparaissent, les champs se transforment, offrant à chaque passage une ambiance différente.

La visite se fait tranquillement, en prenant le temps d’observer, de s’arrêter, de contempler. Les chemins serpentent entre collines et points d’eau, et certains panoramas donnent l’étrange impression d’être seul au monde, loin de l’agitation touristique pourtant toute proche. C’est un lieu qui ne cherche pas à impressionner, mais qui séduit par sa cohérence et son calme.

Une pause s’impose naturellement dans l’un des cafés du domaine. Thé ou café produits sur place, cuisine simple, vue ouverte sur la campagne environnante : tout invite à prolonger le moment. Après l’exubérance artistique du Temple Blanc, Singha Park offre un équilibre parfait, comme un retour à l’essentiel.

Cette étape complète idéalement une journée à Chiang Rai. Après avoir nourri l’esprit au Wat Rong Khun, Singha Park apaise les sens. Un lieu sans excès, mais profondément agréable, où l’on comprend que le voyage, parfois, c’est aussi savoir lever le pied.

Le Parc Forestier de Khun Korn – La jungle au rythme des cascades

ITINERAIRE

Après cette visite envoûtante du Temple Bleu, bercés par la quiétude des lieux et l’éclat presque irréel de ses fresques azur, nous quittons peu à peu le tumulte urbain de Chiang Rai.

La route s’étire vers l’extérieur de la ville, et très vite, les immeubles laissent place aux collines boisées, aux rizières et aux forêts tropicales épaisses. Cap sur les chutes d’eau de la région, véritables oasis de fraîcheur nichées dans les contreforts montagneux du nord de la Thaïlande.

Nous quittons Chiang Rai et ses temples flamboyants pour nous enfoncer dans la forêt.

Très vite, la route se resserre, les collines se rapprochent, et nous voilà happés par l’univers du parc forestier de Khun Korn, un sanctuaire naturel où l’eau et la pierre dialoguent depuis des millénaires. Ici, torrents et ruisseaux descendent des reliefs volcaniques et granitiques, sculptés par l’érosion et les pluies de mousson, pour donner naissance à des cascades qui sont autant de haltes de fraîcheur que de lieux de spiritualité.

Retour à Sukkothaï depuis Chiang Rai

Le dimanche matin, nous quittons Chiang Rai à l’aube pour une nouvelle étape de notre périple vers le sud : cap sur Sukhothaï, l’ancienne capitale du premier royaume siamois, que nous atteindrons en fin de journée.

La route est longue (environ 6 à 7 heures de trajet, près de 420 km), mais elle traverse des paysages enchanteurs entre montagnes, vallées brumeuses, forêts profondes et villages traditionnels. Le Nord de la Thaïlande se révèle ici dans toute sa diversité géographique et culturelle.

Il est des villes que l’on ne traverse pas par hasard. Phrae fait partie de celles que l’on découvre en ralentissant, presque par accident, et que l’on n’oublie plus. Loin des grandes routes touristiques du Nord thaïlandais, cette ancienne cité du royaume Lanna cultive une élégance discrète, faite de maisons en teck patinées par le temps, de temples paisibles et de collines enveloppées de brume matinale.

Ici, le voyage prend une autre cadence : on observe, on écoute, on prend le temps. Phrae ne cherche pas à séduire, elle se laisse apprivoiser — doucement, sincèrement.

FAUNE ET FLORE

comte gris

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RUSHS SHORT ET REELS

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La Cuisine à Chiang Rai

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Déjeuner au Chivit Thamma Da — Une parenthèse coloniale au bord de la rivière Kok

Northern Thai style Khao Soi, with Angus Beef Shank Chivit Thamma Da Chiang Rai

À notre arrivée à Chiang Rai, nous prenons la direction du Chivit Thamma Da, une superbe demeure coloniale blanche posée au bord de la rivière Kok. L’endroit ressemble à une carte postale : jardin luxuriant, fontaine moussue, terrasses ombragées, mobilier en fer forgé, et cette atmosphère douce, presque suspendue, qui donne l’impression d’être accueilli dans une maison de famille plutôt que dans un restaurant. Le service est impeccable, attentionné sans être envahissant, et la carte, légèrement plus élevée qu’ailleurs, annonce d’emblée une cuisine soignée.

Margot ouvre le bal avec un Blue Mussels with white wine garlic sauce (1 kg). Une cocotte généreuse, débordante de moules charnues, nappées d’un bouillon au vin blanc et à l’ail qui embaume la table. Le parfum est irrésistible, la sauce brillante, et chaque coquille semble avoir capté un peu de la douceur du lieu. C’est un plat qui pourrait venir d’une brasserie européenne, mais qui trouve ici une élégance toute thaïlandaise dans la présentation et la fraîcheur des produits.

Nadège, Bastien et moi optons pour une spécialité du Nord : le Northern Thai style Khao Soi, servi avec un poulet frit pour eux, et un Angus Beef Shank pour moi. Le plat arrive dans un bol profond, où la couleur chaude du curry au lait de coco contraste avec les nouilles croustillantes posées en nid sur le dessus. Le parfum est puissant, mêlant curry, citronnelle, oignon frit et cette pointe de piment qui réchauffe sans jamais écraser.

Le Khao Soi au poulet est un classique du Nord, mais ici, il prend une dimension presque raffinée : le poulet est croustillant à l’extérieur, tendre à l’intérieur, et s’imprègne parfaitement du bouillon. Quant à mon Khao Soi à l’Angus Beef Shank, c’est une révélation. La viande, mijotée longuement, se détache en fibres fondantes, presque soyeuses, et apporte une profondeur inattendue au plat. Le curry enveloppe tout, riche mais équilibré, relevé mais jamais agressif. C’est un plat qui raconte la région, sa générosité, ses épices, et cette manière unique de mêler douceur et intensité.

Le repas se déroule dans une ambiance paisible, bercée par le bruit de la rivière et les conversations feutrées des autres tables. Rien ne presse, tout semble couler avec la même lenteur que l’eau qui passe.

L’addition, boissons comprises, s’élève à 1690 bahts, un prix étonnamment raisonnable pour un cadre aussi enchanteur et une cuisine d’une telle qualité.

Le Chivit Thamma Da n’est pas seulement un restaurant : c’est une halte, une respiration, un moment suspendu qui donne le ton de notre séjour à Chiang Rai.

Rimkhong Restaurant — Déjeuner au bord du Mékong

Après la visite du Triangle d’Or, on avait tous besoin de souffler un peu, et rien ne vaut une halte au bord du Mékong pour reprendre son souffle. Le Rimkhong Restaurant nous accueille avec son petit bassin où tournent des carpes colorées, ses plantes qui débordent de partout, et le fleuve juste derrière, large et calme, comme s’il veillait sur la frontière invisible entre Thaïlande, Laos et Myanmar.

Mekong Fish curry. Mekong Fish Curry – Rimkhong – Chiang Saen

J’opte pour la spécialité de la maison, le Tom Yam Mekong Fish. Ici, le poisson vient directement du fleuve : une chair tendre, légèrement douce, qui absorbe à merveille le bouillon citronné. Le Tom Yam, né dans les campagnes thaïlandaises, est un équilibre fascinant entre acidité, chaleur et fraîcheur. La citronnelle ouvre le nez, le galanga apporte cette note presque camphrée, les tomates adoucissent, et le piment réveille tout le monde. C’est un plat réputé pour « nettoyer » le corps : il dégage, réchauffe, stimule la digestion, et laisse une sensation de légèreté malgré son intensité.

Nadège choisit l’autre grande fierté du lieu, le Mekong Fish curry. Une sauce rouge, dense, parfumée aux feuilles de kaffir et au lait de coco, qui enveloppe le poisson sans l’écraser. Ce type de curry, inspiré des traditions du centre de la Thaïlande, est connu pour son côté réconfortant : riche en herbes, en antioxydants, en parfums qui apaisent autant qu’ils stimulent. On y retrouve cette chaleur douce qui reste longtemps en bouche, comme une conversation qui ne veut pas finir.

Tom Yam Mekong Fish Rimkhong – Chiang Saen

Margot, elle, se laisse tenter par le chicken fried with lemon salad, une sorte de cake de poulet croustillant posé sur un lit de légumes croquants. Le citron apporte une fraîcheur vive, presque pétillante, qui contraste avec le croustillant du poulet. C’est un plat typique des régions du nord, où l’on aime jouer sur les textures et les contrastes. Léger, acidulé, joyeux — un plat qui met de bonne humeur.

Bastien, fidèle à son style, enchaîne une fried eggs noodle brillante et parfumée, suivie d’une omelette thaïe dorée sur les bords. Les nouilles sautées, nées des influences chinoises, sont un classique du nord : rapides, généreuses, nourrissantes, parfaites pour les voyageurs affamés. L’omelette, elle, est un petit bijou de simplicité : battue avec un peu de sauce de poisson, frite dans beaucoup d’huile pour obtenir ces bords croustillants que tout le monde adore. Un plat humble, mais qui raconte la cuisine du quotidien, celle qui réconforte sans faire de bruit.

Chacun son assiette, chacun son humeur, et le Mékong qui coule juste à côté, imperturbable, comme un vieux compagnon de route qui nous regarde déjeuner.

#MekongVibes #RimkhongRestaurant #GoldenTriangle #ThaiCuisine #MekongFish #TomYam #ThaiCurry #TravelWithFamily #ChiangRaiFood #FlavorsOfTheRiver

Le Saturday Night Market de Chiang Rai — La rue qui devient un monde

Le samedi soir, Chiang Rai change de rythme. La ville, d’ordinaire tranquille, se transforme en une longue coulée lumineuse où se mêlent parfums, musiques, couleurs et conversations. Le Saturday Night Market, qui s’étire sur plus d’un kilomètre, n’est pas seulement un marché : c’est un rituel hebdomadaire, un moment où les familles, les voyageurs, les étudiants et les anciens se retrouvent dans une atmosphère qui oscille entre fête de village et scène urbaine.

Ce marché est relativement récent à l’échelle de la ville, mais il s’inscrit dans une tradition thaïlandaise bien plus ancienne : celle des walking streets, ces rues piétonnes temporaires où l’on vient autant pour manger que pour flâner, écouter, observer, se laisser porter. En Thaïlande, le marché n’est pas un lieu de consommation : c’est un espace social, un prolongement de la maison, un endroit où l’on prend le temps. On y vient pour discuter, pour goûter, pour regarder les artistes de rue, pour laisser les enfants courir entre les stands, pour sentir que la ville respire ensemble.

Dès l’entrée, l’ambiance est électrique. Les stands s’alignent comme une procession infinie : bijoux artisanaux, vêtements colorés, objets sculptés, jouets en bois, savons parfumés, peintures locales… et surtout, partout, la nourriture. La rue devient une cuisine à ciel ouvert. Les odeurs se superposent : grillades, curry, citronnelle, pâte de riz, sucre caramélisé, fruits tropicaux. On avance comme dans un nuage de parfums.

Ce soir-là, nous décidons de nous laisser porter par l’humeur du marché. On commence par des kimbap, ces rouleaux de riz coréens vendus à 39 bahts, préparés avec une précision presque chorégraphique. Puis viennent les steamed dumplings, fourrés au porc ou au haricot rouge, à 10 bahts l’unité. Leur pâte lisse et brillante, leurs couleurs douces, leur vapeur qui s’échappe à chaque ouverture du panier en bambou… tout donne envie de tendre la main.

Un peu plus loin, des sushis à 10 bahts s’alignent comme de petites œuvres d’art, soigneusement décorés. À côté, un stand prépare des crêpes pour enfants, décorées avec une minutie incroyable : couleurs vives, formes amusantes, presque trop jolies pour être mangées. Bastien, fidèle à son style, craque pour un nouveau pad thaï, sauté à la minute, fumant, brillant. Moi, je me laisse tenter par des brochettes de bœuf à 10 bahts pièce, grillées juste ce qu’il faut, avec cette pointe de marinade sucrée-salée typique du nord. Nadège, elle, picore des saucisses thaïes, légèrement fermentées, puis finit par s’offrir une part de pizza, preuve que le marché accueille toutes les envies, toutes les influences.

Mais ce qui rend le Saturday Night Market unique, ce n’est pas seulement ce que l’on mange. C’est ce que l’on entend, ce que l’on voit, ce que l’on ressent. Des musiciens jouent des airs traditionnels ou modernes, des chanteurs improvisent, des acrobates attirent les foules avec des numéros qui semblent surgir de nulle part. On avance au rythme des spectacles, des rires, des applaudissements. Le marché devient un théâtre vivant, un espace où chacun joue un rôle, même sans le savoir.

Ce soir-là, on ne se contente pas de dîner. On participe à un moment de vie thaïlandaise, à cette manière si particulière qu’ont les habitants de transformer une rue en fête, un repas en voyage, une promenade en souvenir. Le Saturday Night Market n’est pas seulement un marché : c’est une célébration, une respiration, un morceau de ville qui bat plus fort que le reste.

Heaven Burger — Une parenthèse américaine au cœur de Chiang Rai

Après la visite des temples de Chiang Rai, avec leurs dorures éclatantes et leurs silhouettes élancées, nous ressentions ce besoin très humain de revenir à quelque chose de plus terrestre, de plus simple, presque régressif. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés près de la Tour de l’Horloge, attirés par un nom qui ne laisse aucune place au doute : Heaven Burger. Une promesse de réconfort, de générosité, et peut‑être même d’un peu d’excès.

Le lieu, moderne et chaleureux, affiche d’emblée son identité : ici, on célèbre le burger comme un art à part entière. Le principe est ludique, presque participatif. On commence par choisir son pain, comme on choisirait la base d’une architecture gourmande : brioche moelleuse, white sesame classique, onion cheese parfumé, wholewheat blue flower pour les curieux, ou encore charcoal bun pour ceux qui aiment les contrastes visuels. Vient ensuite l’accompagnement, qui n’est pas un simple détail mais une véritable extension du plat : frites taillées à la main, onion rings croustillants, salade mixte ou seasoned french fries légèrement épicées.

Puis on ouvre la carte. Et là, on comprend que Heaven Burger porte bien son nom. Plusieurs pages de créations, de variations, de combinaisons, comme un catalogue de tentations où chacun peut trouver son bonheur. Nadège se laisse séduire par un classic cheeseburger, un retour aux fondamentaux, parfaitement exécuté. Margot choisit le blue cheese burger, un burger au caractère affirmé, où le fromage apporte une profondeur aromatique qui se marie à merveille avec la viande. Pour ma part, je me tourne vers le grilled pork with BBQ sauce, un burger généreux, légèrement fumé, dont la viande grillée s’accorde avec une sauce sucrée-salée qui rappelle les barbecues d’été. Bastien, dans un élan de légèreté après les heures passées à arpenter les temples, opte pour une salade César, fraîche, croquante, parfaitement équilibrée.

Le repas est simple, franc, sans prétention, mais terriblement satisfaisant. Les burgers sont bien construits, les saveurs nettes, les textures maîtrisées. C’est une pause bienvenue, un moment où l’on se laisse porter par la gourmandise après la contemplation. L’addition, boissons comprises, s’élève à 1136 bahts, un prix raisonnable pour un déjeuner copieux et réconfortant.

Heaven Burger n’a rien d’un restaurant traditionnel thaïlandais, et c’est précisément ce qui en fait une halte intéressante. C’est un clin d’œil à l’ailleurs, une parenthèse américaine au cœur de Chiang Rai, un endroit où l’on se pose, où l’on respire, où l’on savoure. Une étape inattendue mais parfaitement à sa place dans le fil de notre voyage.

Bhu Bhirom – Un déjeuner suspendu au-dessus des collines du Singha Park

Pork Hung Lay curry – Bhu Bhirom – Chiang Rai

Au Singha Park, nous nous installons pour déjeuner au Bhu Bhirom, idéalement perché sur un petit sommet qui domine les collines parfaitement dessinées du domaine. Le lieu respire la tranquillité, avec ses jardins impeccables, ses allées fleuries et cette impression d’être suspendus entre campagne et élégance. C’est le genre d’endroit où l’on s’assoit sans se presser, simplement pour profiter du paysage avant même de penser au repas.

Bastien, fidèle à ses classiques, choisit un Pad Thaï — mais pas n’importe lequel : un Pad Thaï aux river prawns, ces grosses crevettes d’eau douce qui donnent au plat une ampleur nouvelle, presque festive. Le parfum sucré-salé des nouilles sautées se mêle à celui des crevettes grillées, et le tout semble parfaitement à sa place dans ce décor de carte postale.

De mon côté, je me laisse tenter par un Pork Hung Lay curry, ce plat du Nord aux accents birmans, riche, profond, légèrement sucré, où le porc mijote longuement jusqu’à devenir fondant. Le curry, sombre et parfumé, raconte à lui seul l’histoire des échanges culturels du Lanna. C’est un plat qui réchauffe, qui enveloppe, qui s’impose sans jamais écraser.

rice noodle with minced beef sauce and onsen egg – Bhu Bhirom – Chiang Rai

Nadège opte pour un rice noodle with minced beef sauce and onsen egg, un plat plus délicat, presque soyeux, où les nouilles se mêlent à une sauce de bœuf parfumée et où l’œuf onsen apporte cette texture crémeuse qui lie tout en douceur. C’est un plat simple en apparence, mais d’une précision remarquable.

Margot, enfin, choisit un rice topped with grilled chicken and pumpkin sauce, une assiette lumineuse où la douceur de la courge rencontre le grillé du poulet. Le résultat est étonnant, équilibré, presque réconfortant, comme une parenthèse douce au milieu de la journée.

Dans ce cadre paisible, chaque plat semble trouver sa place naturellement, comme si la cuisine du Bhu Bhirom avait été pensée pour accompagner le paysage plutôt que pour le concurrencer. Le déjeuner devient alors un moment suspendu, une manière de goûter le Singha Park autant que de l’admirer.

Total 1288 Baths avec boissons pour 4

#SinghaPark #BhuBhirom #ChiangRai #ThaiCuisine #TravelFood #NorthernThailand #VoyageAvecNous

 

Dernier jour à Chiang Rai — Retour au Chivit Thamma Da

pineapple fried rice with battered prawns – Chivit Thamma Da – chiang rai

Pour notre dernier jour à Chiang Rai, nous avons choisi de revenir au Chivit Thamma Da, ce petit havre au bord de la rivière Kok où nous avions déjeuné en arrivant, et qui nous avait immédiatement séduits. Il y a des adresses qui s’imposent d’elles‑mêmes, non pas par effet de mode, mais parce qu’elles dégagent une atmosphère rare : un mélange de douceur, de raffinement et de simplicité. Le Chivit Thamma Da fait partie de celles‑là.

C’était donc l’occasion parfaite de goûter une dernière fois aux spécialités du Nord, dans ce décor de maison blanche, de véranda fleurie et de lumière douce filtrant à travers les arbres.

Nadège, fidèle à son coup de cœur, a repris le Northern Thai style Khao Soi, servi ici avec un poulet frit croustillant. Le bouillon, riche et parfumé, enveloppait les nouilles avec cette onctuosité typique du Nord, tandis que le poulet apportait une texture plus franche, presque festive. Un plat qui résume à lui seul l’âme culinaire de Chiang Rai.

De mon côté, j’ai tenté le Northern Thai style pork curry with fried brown rice, un curry profond, sombre, légèrement sucré, où le porc mijote longuement jusqu’à devenir fondant. Le riz brun sauté, parfumé et légèrement croquant, apportait un contrepoint parfait. C’est un plat qui raconte la lenteur, la patience, la cuisine du Lanna dans ce qu’elle a de plus généreux.

Margot, elle, a joué la sécurité avec un plat européen : une pork chop with pan‑fried potatoes, parfaitement grillée, nappée d’un beurre aux herbes, accompagnée d’une salade fraîche. Une assiette simple, rassurante, qui rappelle que le Chivit Thamma Da maîtrise aussi bien les classiques occidentaux que les recettes locales.

Bastien, enfin, s’est laissé tenter par un pineapple fried rice with battered prawns, servi dans une coque d’ananas. Un plat lumineux, joyeux, où le sucré du fruit rencontre le salé du riz sauté et le croustillant des crevettes frites. Une assiette qui respire la Thaïlande du Nord, entre fantaisie et tradition.

Ce dernier repas à Chiang Rai avait un goût particulier : celui de la fin d’un chapitre, mais aussi celui d’une cuisine qui nous aura accompagnés tout au long du voyage, avec sa douceur, ses contrastes et son sens du détail. Quitter le Chivit Thamma Da, c’était un peu quitter Chiang Rai elle‑même.

Marchés et hypermarchés à Chiang Rai

En bref : Chiang Rai propose un mélange de marchés nocturnes animés pour la street‑food et les souvenirs, des supérettes pratiques en centre‑ville et quelques grandes enseignes (Tesco Lotus, etc.) pour les courses et les produits importés.

Avant de choisir où faire vos achats, pensez à trois critères : rapidité vs expérience (voulez‑vous flâner et goûter des spécialités ou faire des courses rapides ?), budget (petits achats en liquide au marché ou achats en plus grande quantité en hypermarché) et logistique (horaires d’ouverture, accessibilité en tuk‑tuk ou voiture). Le Night Bazaar et la Walking Street sont les lieux incontournables pour manger et acheter de l’artisanat en soirée ; ils ouvrent tôt le soir et offrent une grande variété de stands alimentaires et d’animations, ce qui en fait une sortie à part entière pour dîner et chiner. Pour un repas sur le pouce, comptez des portions de 20–150 THB selon le plat et le stand, et privilégiez les allées les plus fréquentées pour la fraîcheur.

Pour les courses quotidiennes et les produits importés, les grandes enseignes nationales sont présentes à Chiang Rai : Tesco Lotus (et ses formats Lotus’s) est implanté dans la province et constitue une option pratique pour acheter boissons, produits secs, produits frais et articles ménagers, avec des horaires larges et des parkings adaptés. Ces hypermarchés sont utiles si vous voyagez en famille, louez un logement avec cuisine ou avez besoin de produits spécifiques introuvables sur les marchés. Entre le marché pour l’expérience locale et l’hypermarché pour la praticité, il est courant de combiner les deux : acheter des produits frais et des snacks au marché pour le repas du soir, puis compléter avec des produits secs et boissons au supermarché.

Côté services, les food courts des centres commerciaux offrent un compromis confortable : places assises, toilettes et paiement par carte, avec des plats autour de 40–150 THB, ce qui est pratique en cas de pluie ou pour les groupes. Les marchés nocturnes restent cependant la meilleure option pour l’ambiance, les spectacles et les spécialités locales, tandis que les hypermarchés garantissent la disponibilité et la variété des produits toute la journée.

Risques et conseils pratiques : évitez de laisser des objets de valeur sans surveillance dans les marchés bondés, préférez les ATM situés dans les centres commerciaux avant de faire de petits achats et refusez la conversion dynamique (DCC) si un terminal vous la propose. Pour obtenir les meilleurs prix sur les changes et les gros achats, comparez les tarifs et privilégiez les grandes surfaces pour les produits importés et les marchés pour les produits frais et l’artisanat local.

#ChiangRai #NightBazaar #Supermarché #TescoLotus #WalkingStreet #StreetFood #VoyageGourmand

DAB BANQUES A Chiang Rai

En bref : les retraits aux distributeurs en Thaïlande entraînent généralement des frais fixes par opération (souvent autour de 150–220 THB selon l’ATM), les banques locales (Bangkok Bank, Krungthai, SCB, Kasikorn) et les bureaux de change comme SuperRich ou Vasu sont les solutions les plus pratiques en ville.

Avant de choisir, définissez votre priorité : minimiser les frais (retirer moins souvent mais plus), obtenir le meilleur taux (changer en bureau spécialisé) ou privilégier la commodité (ATM à l’aéroport ou en centre commercial). Vérifiez aussi si votre banque prélève des frais à l’étranger et si votre carte est compatible Visa/Mastercard — la plupart des distributeurs thaïlandais les acceptent.

Les distributeurs automatiques appliquent aujourd’hui des frais fixes par retrait : AEON est souvent cité comme l’un des moins chers (≈ 150 THB), tandis que la plupart des grandes banques facturent ≈ 220 THB par opération; certains guichets limitent aussi le montant maximal par retrait, ce qui peut vous obliger à retirer plusieurs fois si vous avez besoin de beaucoup de liquide. Pour réduire le coût global, préférez retirer des montants plus élevés et moins fréquents et refusez la conversion dynamique proposée par l’ATM (choisissez la conversion par votre banque).

À Chiang Rai, les grandes enseignes bancaires disposent de succursales et d’ATM répandus : Siam Commercial Bank (SCB) et Bangkok Bank ont plusieurs guichets en centre‑ville et dans les centres commerciaux, ce qui facilite les retraits en journée et offre parfois des plafonds de retrait plus élevés que les petites machines.

Pour changer des devises, les bureaux spécialisés en centre‑ville offrent souvent de meilleurs taux que l’aéroport. SuperRich possède une agence à Chiang Rai et est régulièrement recommandé pour ses taux compétitifs sans commission; d’autres bureaux locaux (Vasu, Simply Exchange) sont aussi présents près du Night Bazaar et des zones touristiques. L’aéroport propose des bureaux de change pratiques mais aux taux moins favorables — utile uniquement pour un petit montant d’arrivée.

Risques, limites et conseils pratiques

  • Frais cumulés : les frais ATM s’additionnent vite si vous retirez souvent ; calculez le coût par mois et adaptez la fréquence des retraits.
  • Conversion dynamique (DCC) : refusez‑la systématiquement pour obtenir le taux de votre banque, pas celui de l’ATM.
  • Sécurité : utilisez les ATM situés dans les banques ou centres commerciaux, évitez les machines isolées la nuit.
  • Liquidité : ayez toujours un peu de liquide pour marchés et tuk‑tuks ; les petits commerces n’acceptent pas toujours la carte.
  • Comparer les taux : pour de gros montants, comparez SuperRich, Vasu et les banques — les différences peuvent représenter plusieurs pourcents sur la somme échangée.

En résumé, retirer dans une grande banque en ville ou changer dans un bureau spécialisé vous coûtera moins cher qu’à l’aéroport ; planifiez vos retraits, refusez la DCC et privilégiez les bureaux réputés pour optimiser vos frais et votre taux.

 

LES LOGEMENTS  à Chiang Rai

🏡 Notre villa de rêve à Chiang Rai : détente, confort et immersion tropicale

À notre arrivée à Chiang Rai, après avoir traversé les paysages luxuriants du nord de la Thaïlande, nous découvrons notre havre de paix : la villa ChillTime เวลาชิลล์ 0, nichée dans le quartier paisible de Ban Du. Dès que nous franchissons le portail, le contraste avec l’agitation de la route disparaît. Ici, tout respire la tranquillité, l’intimité et la douceur de vivre.

La villa, entièrement indépendante et située de plain-pied, est plutôt petite, mais parfaitement agencée. Elle offre deux chambres confortables, climatisées et décorées avec soin. La literie est impeccable, les rangements suffisants, et l’ensemble dégage une atmosphère chaleureuse et reposante. La salle de bains principale, pensée pour le bien-être, propose au choix une baignoire ou une douche, avec peignoirs, serviettes moelleuses, articles de toilette et sèche-cheveux. Une seconde salle d’eau et des toilettes supplémentaires apportent un vrai confort au quotidien. Les sols en carrelage et marbre ajoutent une touche de fraîcheur élégante.

Les espaces de vie communs sont compacts mais très agréables. Le salon, cosy et moderne, invite à la détente avec son canapé confortable, sa télévision à écran plat, Netflix et même un karaoké pour les soirées plus festives. La cuisine, petite mais très bien équipée, permet de préparer un repas ou un petit-déjeuner sans manquer de rien : réfrigérateur, micro-ondes, plaque de cuisson, grille-pain, bouilloire, vaisselle et ustensiles. La table à manger est modeste, mais largement compensée par l’espace extérieur, qui devient rapidement notre lieu de vie principal.

Car c’est dehors que la magie opère vraiment. La villa s’ouvre sur une terrasse donnant sur une piscine privée bleu turquoise, entourée de verdure et parfaitement protégée des regards. L’endroit est idéal pour se rafraîchir après une journée de visites, lire à l’ombre du parasol, ou savourer un moment suspendu dans l’eau tiède en observant le ciel tropical. Le mobilier extérieur, le coin repas et le barbecue invitent à profiter pleinement de ces instants de calme absolu.

Chaque détail semble pensé pour le confort et la sécurité : détecteur de monoxyde de carbone, gel hydroalcoolique, linge de maison fourni, entretien impeccable. On se sent immédiatement chez soi, dans un lieu où la modernité (Wi-Fi, climatisation, télévision, mini-bar) se marie harmonieusement avec la nature environnante.

Les hôtes, d’une gentillesse remarquable, ajoutent encore au charme du séjour. Il manquait quelques couteaux et une passoire à notre arrivée : ils nous les ont apportés dans l’heure, avec le sourire. Une attention simple, mais qui change tout.

Le soir venu, assis sur la terrasse ou flottant dans la piscine sous les étoiles, la villa prend une autre dimension. Elle devient un refuge, un cocon, un point d’ancrage idéal pour explorer Chiang Rai, ses temples, ses marchés et ses collines. Un lieu où l’on revient chaque soir avec le sentiment de retrouver un espace pensé pour notre bien-être, notre repos et notre plaisir.

#ChiangRai #VillaChillTime #PiscinePrivée #ConfortEtDétente #VoyageNordThaïlande #SlowTravel #HavreDePaix #VoyageEnFamille #ImmersionTropicale #BienÊtre

METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025

METEO DU 5 AU 9/2
T° MINI MOY/MIN/MAX 15,70 10 20
T° MAX MOY/MIN/MAX 32,34 22 38
SOL MAX MOY/MIN/MAX 94% 13% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 2% 78% 92%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 7,12 3 14
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 1,22 0 42
% JOURS SS pluie / >3 / au max 82% 6% 10%
MM/HPLUIE 0,33 0 6
HEURE MIN/MAX/ECT 6,55 18,14 11,754

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