Cheetah Conservation Fund CCF : rencontre avec les guépards Namibie
đ Rencontre avec les guĂ©pards du CCF : une immersion unique au cĆur de la savane namibienne
Nous quittons Otjiwarongo dĂšs lâaube, lorsque la lumiĂšre dorĂ©e enveloppe encore la savane dâun voile doux. La piste, Ă peine sortie de la ville, file entre les acacias et les touffes dâherbes blondes avant de rĂ©vĂ©ler une enclave dĂ©diĂ©e Ă lâun des fĂ©lins les plus emblĂ©matiques dâAfrique : le Cheetah Conservation Fund. FondĂ© en 1990 par la biologiste amĂ©ricaine Dr Laurie Marker, le centre est aujourdâhui une rĂ©fĂ©rence internationale en matiĂšre de protection du guĂ©pard d’Afrique australe, un lieu oĂč se mĂȘlent recherche scientifique, Ă©ducation, rĂ©habilitation et coopĂ©ration avec les communautĂ©s locales.

En route vers le Cheetah Conservation Fund, la piste est poussiĂ©reuse, les buissons clairsemĂ©s, et le soleil joue Ă cache-cache avec les nuages. Et soudain, trois phacochĂšres namibiens surgissent du dĂ©cor comme sâils avaient rendez-vous avec nous. Pas pressĂ©s, pas stressĂ©s â juste lĂ , dans lâherbe, Ă nous regarder passer avec leur air de vieux sages du bush.
Ils sont bien campĂ©s, museau fouisseur, criniĂšre discrĂšte, pelage brun-gris typique de la sous-espĂšce sundevallii. On dirait quâils posent pour la photo, version âNamibian Vogue â Ă©dition sablonneuseâ. Le plus petit hĂ©site, les deux autres gardent la pose. On ralentit, on sourit, on savoure.
Câest ça, la Namibie : des rencontres imprĂ©vues, des animaux qui surgissent sans prĂ©venir, et des moments suspendus entre deux virages. Le CCF peut attendre â les phacochĂšres, eux, ont dĂ©jĂ volĂ© la vedette.
DĂšs que nous passons le portail, une atmosphĂšre paisible mais studieuse nous enveloppe.
Pendant que les guĂ©pards de la CCF se prĂ©paraient Ă leur activitĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e ; le cheetah run, , un autre rĂ©sident local sâactivait au sol, inspectant les feuilles mortes avec la rigueur dâun agent de sĂ©curitĂ© en tournĂ©e. Le calao Ă bec jaune du Sud, Tockus leucomelas, nâa pas besoin de badge ni de talkie-walkie : son bec jaune incurvĂ© fait office de signature, et ses cris nasillards suffisent Ă signaler sa prĂ©sence.
Avec son plumage noir et blanc, sa peau rouge autour de lâĆil et sa dĂ©marche lĂ©gĂšrement penchĂ©e, il donne lâimpression dâun vieux majordome un peu grognon, mais terriblement efficace. Il fouille, il glousse, il commente. Rien ne lui Ă©chappe : ni les insectes cachĂ©s sous les brindilles, ni les miettes oubliĂ©es par les visiteurs.
Soudain un cri nasillard fendit lâair sec : un âgo-away!â sonore, rĂ©pĂ©tĂ© comme une consigne. En levant les yeux, nous avons dĂ©couvert le Touraco concolore, perchĂ© sur une branche nue, silhouette grise Ă©lĂ©gante et huppe dressĂ©e.
Sobre dans ses couleurs, mais flamboyant dans son caractĂšre, il semblait jouer les gardiens du bush. Son plumage gris dĂ©licatement nuancĂ© se fondait dans le dĂ©cor, mais son cri théùtral le rendait impossible Ă ignorer. Entre deux appels, il nous observait avec curiositĂ©, comme sâil commentait notre prĂ©sence : âVous ĂȘtes là ⊠mais je vous surveille !â
Puis nous gagnons la zone d’accueil. On comprend immĂ©diatement que lâobjectif ici nâest pas le divertissement, mais la connaissance, la sensibilisation et lâaction concrĂšte. La visite commence au centre dâinterprĂ©tation, oĂč les guides nous plongent dans la biologie complexe du guĂ©pard d’Afrique australe. Ils dĂ©crivent son corps fuselĂ©, conçu pour la vitesse, sa colonne vertĂ©brale incroyablement flexible, ses longues pattes qui lui permettent de bondir avec une prĂ©cision spectaculaire, et sa queue, vĂ©ritable gouvernail en pleine course. Le guĂ©pard d’Afrique australe est un sprinteur nĂ©, capable dâatteindre â et parfois de dĂ©passer â les 100 km/h en quelques secondes seulement. Mais cette vitesse exceptionnelle ne suffit pas Ă le protĂ©ger des menaces modernes : fragmentation de son habitat, conflits avec les Ă©leveurs, concurrence fĂ©roce avec les lions, hyĂšnes ou lĂ©opards et, surtout, une mortalitĂ© juvĂ©nile extrĂȘmement Ă©levĂ©e. On apprend que la gestation dure environ 93 jours et que les portĂ©es comptent souvent entre six et huit petits, dont seulement une faible proportion survit Ă lâĂ©tat sauvage. Tout cela donne une autre dimension au travail menĂ© ici.
Le moment fort de la matinĂ©e reste le Cheetah Run, auquel il faut impĂ©rativement arriver avant 7h30. Sur un terrain spĂ©cialement amĂ©nagĂ©, les soigneurs nous invitent Ă observer ces fĂ©lins dans une dĂ©monstration de vitesse contrĂŽlĂ©e. La scĂšne se dĂ©roule en une demi-heure qui passe Ă la vitesse dâun Ă©clair : le guĂ©pard d’Afrique australe, dâabord immobile, tend ses muscles, son regard se fixe sur la cible⊠puis il sâĂ©lance, presque trop rapidement pour que lâĆil humain puisse suivre le mouvement. On entend le souffle du vent, la course effleurant la poussiĂšre, les muscles roulant sous la peau tachetĂ©e. Câest une vision grisante, presque irrĂ©elle, que seuls les visiteurs de plus de 16 ans peuvent vivre. Un peu plus tard, la Cheetah Drive nous emmĂšne Ă bord dâun vĂ©hicule vers les diffĂ©rents enclos, permettant de voir de prĂšs les pensionnaires du centre dans un cadre calme et maĂźtrisĂ©, tout en Ă©coutant les guides raconter lâhistoire individuelle de chaque guĂ©pard d’Afrique australe.
Les informations pratiques sont expliquĂ©es avec prĂ©cision : pour lâannĂ©e 2025, la visite standard, appelĂ©e CCF Tour, coĂ»te environ N$ 290 par adulte, tandis que la Cheetah Run et la Cheetah Drive sont proposĂ©es autour de N$ 800 par personne, ces deux activitĂ©s incluant la visite classique. Les enfants bĂ©nĂ©ficient de rĂ©ductions pouvant atteindre 50 %, bien que le Cheetah Run demeure rĂ©servĂ© aux plus de 16 ans. Le centre est ouvert toute lâannĂ©e, gĂ©nĂ©ralement de 08h00 Ă 17h00, et il est vivement recommandĂ© de rĂ©server Ă lâavance, surtout pour les activitĂ©s Ă capacitĂ© limitĂ©e.
Mais le CCF ne se rĂ©sume pas Ă ces expĂ©riences uniques. Sa vĂ©ritable force rĂ©side dans le travail de fond quâil mĂšne depuis des dĂ©cennies. Nous dĂ©couvrons le fameux programme de chiens de protection du bĂ©tail, qui Ă©lĂšve principalement des bergers dâAnatolie destinĂ©s Ă ĂȘtre placĂ©s auprĂšs des fermiers. Ces chiens, impressionnants de loyautĂ©, protĂšgent les troupeaux et rĂ©duisent considĂ©rablement la prĂ©dation, Ă©vitant ainsi les reprĂ©sailles dont les guĂ©pards d’Afrique australeĂ©taient souvent victimes. Le centre mĂšne aussi des projets de recherche pointus dans ses laboratoires : gĂ©nĂ©tique, santĂ©, comportement, suivi GPS des guĂ©pards d’Afrique australerelĂąchĂ©s, Ă©tudes sur la coexistence avec les populations locales. Chaque donnĂ©e rĂ©coltĂ©e nourrit des solutions rĂ©alistes et adaptĂ©es Ă la rĂ©gion, permettant de sâattaquer non seulement aux symptĂŽmes du conflit humain-faune, mais aussi Ă ses causes profondes.
Lâaspect Ă©ducatif est omniprĂ©sent. Le musĂ©e et le visitor centre permettent de mieux comprendre les enjeux de conservation, tandis que le Cheetah CafĂ© et la boutique contribuent au financement des programmes. Nous y dĂ©gustons une salade fraĂźche accompagnĂ©e dâun jus de marula et prenons le temps de feuilleter les ouvrages proposĂ©s, conscients que chaque achat soutient directement la mission du centre. Ceux qui souhaitent prolonger lâimmersion peuvent mĂȘme passer la nuit dans les hĂ©bergements du CCF â le Cheetah Ecolodge ou les chalets â une expĂ©rience qui permet de vivre la savane autrement, au rythme du travail des Ă©quipes.
Lorsque nous reprenons la route, un sentiment trĂšs particulier nous habite : celui dâavoir assistĂ© non seulement Ă un moment spectaculaire â voir un guĂ©pard d’Afrique australe courir est une Ă©motion qui ne sâoublie pas â mais aussi dâavoir dĂ©couvert un Ă©cosystĂšme dâinitiatives concrĂštes et bien pensĂ©es, mĂȘlant science, terrain et collaboration humaine. Le CCF dĂ©montre quâune conservation efficace ne repose pas uniquement sur lâĂ©merveillement, mais sur une combinaison exigeante dâĂ©tudes, de pĂ©dagogie, dâinnovations et de partenariat avec les communautĂ©s locales.
Avant de partir, un dernier conseil : emportez de lâeau, une casquette, votre appareil photo bien chargĂ© et pensez Ă rĂ©server votre visite Ă lâavance. Le centre se trouve Ă environ 44 km Ă lâest dâOtjiwarongo, facilement accessible en voiture, ce qui en fait une Ă©tape incontournable pour tout voyageur souhaitant comprendre la Namibie au-delĂ des paysages.
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FAUNE ET FLORE
Phymateus baccatus, le criquet toxique du Mopane,
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Toutes les informations, par région sur la gastronomie namibienne en suivant ce lien : La Cuisine namibienne
đœïž Restaurants Ă Otjiwarongo et fourchettes de prix
| Restaurant | Type de cuisine / ambiance | Fourchette de prix (NAD) | Notes |
|---|---|---|---|
| Casa Forno Restaurant & Hotel | Cuisine internationale, grillades, pizzas | 180 â 350 NAD | Adresse rĂ©putĂ©e, portions gĂ©nĂ©reuses, cadre agrĂ©able |
| Câest Si Bon Hotel Restaurant | Cuisine africaine & internationale | 160 â 300 NAD | Bonne variĂ©tĂ©, plats locaux et europĂ©ens |
| Memoirs Bar & Restaurant | Steakhouse, pizzas, plats simples | 120 â 220 NAD | Ambiance conviviale, bon rapport qualitĂ©-prix |
| Rustic Spoon Urban Eatery | Cuisine moderne, influences italiennes & amĂ©ricaines | 150 â 280 NAD | Plats crĂ©atifs, cadre dĂ©contractĂ© |
| Crocodile Ranch Restaurant | SpĂ©cialitĂ© crocodile + plats classiques | 200 â 350 NAD | ExpĂ©rience originale, dĂ©gustation de crocodile possible |
| Etemba Beerhouse | Bar-restaurant, plats simples | 100 â 200 NAD | IdĂ©al pour une halte avec biĂšre locale |
| Bean Tree CafĂ© | CafĂ©, petit-dĂ©jeuner, pĂątisseries | 80 â 150 NAD | Parfait pour un brunch ou un cafĂ© gourmand |
| Village Boutique Hotel Restaurant | Cuisine africaine et internationale | 180 â 320 NAD | Cadre Ă©lĂ©gant, adaptĂ© aux repas plus formels |
| Out of Africa Restaurant | Steakhouse, cuisine allemande | 180 â 300 NAD | Bonne viande, ambiance lodge |
| Karis Restaurant & Pizza Parlour | Pizzas, plats simples | 120 â 200 NAD | Option abordable, sans prĂ©tention |
đ§ RepĂšres gĂ©nĂ©raux
- Repas simple (plat unique, boisson) : 100 â 150 NAD
- Plat principal standard : 160 â 250 NAD
- Menu complet ou spĂ©cialitĂ© : 250 â 350 NAD
- Fast-food (Wimpy, Hungry Lion) : 80 â 120 NAD
Câest si bon Hotel â Chronique dâun sĂ©jour savoureux

Il y a des noms qui ne mentent pas. Câest si Bon Hotel, nichĂ© dans la douceur namibienne, ne se contente pas dâannoncer la couleur â il la sert sur assiette, avec gĂ©nĂ©rositĂ© et panache.
DĂšs le premier soir, la table devient théùtre. Margot ouvre le bal avec un carpaccio dâoryx, fin comme une caresse, relevĂ© juste ce quâil faut. Bastien, fidĂšle Ă son appĂ©tit de jeune explorateur, sâattaque Ă une salade Caesar copieuse, presque militaire dans sa discipline croutonnĂ©e. NadĂšge, elle, plonge dans les penne aux moules, nappĂ©es dâune sauce tomate iodĂ©e qui Ă©voque les embruns dâun rivage imaginaire. Et toi, Philippe, tu choisis le duo gagnant : filet de poisson panĂ© et anneaux de calamars, croustillants comme des souvenirs dâenfance.
Le lendemain, la sagesse tente une percĂ©e. AprĂšs une semaine de petits dĂ©jeuners roboratifs, de dĂ©jeuners gĂ©nĂ©reux et de dĂźners sans retenue, lâheure est Ă la modĂ©ration⊠toute relative. NadĂšge et toi optez pour une salade grecque, fraĂźche et croquante, comme un clin dâĆil Ă la MĂ©diterranĂ©e. Bastien, lui, reste fidĂšle Ă son style : ailes de poulet caramĂ©lisĂ©es en braai, dorĂ©es, fumĂ©es, et dĂ©licieusement assumĂ©es. Margot, toujours en quĂȘte de rĂ©confort, choisit les lasagnes, fondantes et rassurantes.
Mais le soir venu, la lĂ©gĂšretĂ© sâĂ©vapore comme le beurre dans la poĂȘle. Escargots Ă lâail, servis dans leur bain aromatique, ouvrent le bal. Puis viennent les escalopes schnitzel, croustillantes et dorĂ©es, et enfin le steak dans le filet pour Bastien, qui clĂŽt la journĂ©e comme un gourmet en mission.
Entre les repas, lâhĂŽtel offre son calme, ses sourires, et cette ambiance feutrĂ©e oĂč lâon se sent chez soi sans y ĂȘtre. Les serveurs connaissent vos prĂ©noms, les plats arrivent avec le bon tempo, et mĂȘme les silences ont le goĂ»t du repos.
đ§ Câest si bon Hotel, câest plus quâun nom : câest une promesse tenue. Un lieu oĂč les papilles voyagent, oĂč les repas deviennent rĂ©cits, et oĂč chaque bouchĂ©e raconte un peu de vous.
đ Crocodile Ranch â Otjiwarongo Quand le prĂ©dateur devient plat du jour

Il va sans dire â et pourtant on va le dire quand mĂȘme â quâaprĂšs avoir saluĂ© les crocodiles dâOtjiwarongo, il Ă©tait impensable de ne pas les saluer aussi⊠en cuisine. Câest donc dans le dĂ©cor somptueux du Crocodile Ranch , entre verdure, bassins et ambiance de lodge chic, que nous avons pris place, le regard encore chargĂ© dâĂ©cailles et de mĂąchoires puissantes.
Bastien, courageux mais prudent, jette son dĂ©volu sur un Croc Wrap. LâintitulĂ© âtwist in the tailâ ne le rassure quâĂ moitiĂ©. Il scrute la sauce, interroge la salade, et finit par croquer⊠avec dignitĂ©. Verdict : âCâest bon, mais le crocodile a un goĂ»t de poulet qui a fait de la muscu.â
Margot, plus timide, prĂ©fĂšre la voie de la sagesse : un Hawaiian Pork garni dâananas, bacon croustillant et fromage fondant. Elle sourit, elle savoure, elle ne regrette rien. Le crocodile attendra. Le porc, lui, est Ă la fĂȘte.
Nad et moi, vĂ©tĂ©rans du reptile, entrons en scĂšne avec assurance. Nous avons dĂ©jĂ cuisinĂ© du crocodile en France, donc pas de surprise. Nous optons sans trembler pour le Crocodile Steak Supreme, servi avec sauce champignon, ananas grillĂ©, rösti et salade grecque. Une assiette qui a du panache, de la texture, et un petit cĂŽtĂ© âsafari gastronomiqueâ.
Le crocodile ? Ferme, savoureux, un peu sauvage mais bien Ă©levĂ©. Il ne mord plus, il fond. Et dans nos assiettes, il devient symbole dâune Namibie qui se dĂ©guste autant quâelle se contemple.
đż Note de terrain culinaire collective âCrocodile dĂ©gustĂ© â texture musclĂ©e â goĂ»t entre poulet et poisson â sauce champignon validĂ©e â ambiance reptilienne assumĂ©e.â
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Derniers festins Ă Otjiwarongo â entre guĂ©pards et oryx grillĂ©
AprĂšs une matinĂ©e palpitante Ă la CCF, oĂč les guĂ©pards nous ont offert leur Ă©lĂ©gance fĂ©line et leurs regards perçants, nous rentrons au Câest Si Bon HĂŽtel pour un dĂ©jeuner bien mĂ©ritĂ©. Lâexcitation retombe doucement, les ventres commencent Ă grogner, et chacun choisit son camp culinaire.
Bastien, fidĂšle Ă ses classiques, opte pour une salade Caesar â croquante, fraĂźche, rassurante, avec juste ce quâil faut de parmesan pour se sentir en sĂ©curitĂ©. Margot, elle, plonge dans les lasagnes comme dans un roman italien : couches gĂ©nĂ©reuses, sauce fondante, fromage qui file â un vrai chapitre de rĂ©confort. NadĂšge choisit le poisson, discret mais savoureux, accompagnĂ© de lĂ©gumes colorĂ©s et dâun filet de citron qui fait danser les papilles. Et moi, en clin dâĆil Ă la mer lointaine, je commande des penne aux moules â sauce tomate, coquillages bien ouverts, parfum iodĂ© dans lâassiette. Un plat qui fait voyager sans quitter la terrasse.
Le soir, lâappĂ©tit revient avec le coucher du soleil. On laisse les pĂątes et les salades derriĂšre nous et on passe en mode Game. Pour les grands, ce sera oryx grillĂ©, tendre, parfumĂ©, parfaitement saisi â un vrai seigneur du bush dans lâassiette, sans la course. Les enfants, eux, restent en terrain connu : T-bone pour les amateurs de croquant, filet de bĆuf pour les plus sages â chacun trouve son bonheur sans risque ni surprise.
Le service est chaleureux, les assiettes bien garnies, et lâambiance dĂ©tendue. On savoure, on raconte les guĂ©pards, on anticipe la route du lendemain. Et dans ce dernier dĂźner Ă Otjiwarongo, on goĂ»te un peu Ă la Namibie, version sauce brune et frites dorĂ©es.
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Les Marchés, supermarchés et Hypermarchés
Ă Otjiwarongo, tu trouveras plusieurs options pour tâapprovisionner en viande, poisson et produits alimentaires :
- Des marchĂ©s locaux (souvent en plein air) oĂč lâon trouve fruits, lĂ©gumes, cĂ©rĂ©ales, ainsi que de la viande fraĂźche vendue par les bouchers.
- Des supermarchés de taille moyenne (Shoprite, Woermann Brock, Spar) qui proposent un large choix de produits alimentaires, viandes emballées, produits laitiers et surgelés.
- Quelques Ă©piceries spĂ©cialisĂ©es et boucheries locales pour la viande de bĆuf, de gibier ou de volaille.
- Pour le poisson, lâoffre est plus limitĂ©e (Otjiwarongo Ă©tant une ville intĂ©rieure), mais on en trouve dans les rayons surgelĂ©s des supermarchĂ©s et parfois sur les marchĂ©s hebdomadaires.
đ Les supermarchĂ©s comme Shoprite et Woermann Brock sont les plus fiables pour un choix complet, tandis que les marchĂ©s locaux offrent une expĂ©rience plus authentique et souvent des prix plus abordables.
Les Banques
đŠ Banques prĂ©sentes Ă Otjiwarongo
- FNB Namibia (First National Bank)
- Agence centrale en ville, avec distributeurs accessibles.
- Horaires : lundiâvendredi 9h00â16h30, samedi matin 9h00â11h30.
- Bank Windhoek
- Plusieurs distributeurs (ATM) en ville, notamment prĂšs de Tuin Road.
- Banque fiable pour retraits et opérations courantes.
- Nedbank Namibia
- Présente avec agence et distributeurs.
- Bonne option pour retraits avec cartes internationales.
- Standard Bank Namibia
- Agence et distributeurs disponibles.
- Acceptent la plupart des cartes Visa et Mastercard.
đł Distributeurs automatiques (ATM)
- Répartis dans le centre-ville, souvent proches des supermarchés (Shoprite, Woermann Brock, Spar).
- Les cartes Visa et Mastercard sont largement acceptées.
- Les retraits se font en dollars namibiens (NAD), mais certaines machines acceptent aussi les cartes sud-africaines (ZAR).
đ§ Conseils pratiques
- Les distributeurs sont fiables, mais il est préférable de retirer dans les ATM attenants aux banques plutÎt que dans des lieux isolés.
- Les frais varient selon ta banque dâorigine : compte environ 50 Ă 80 NAD de frais fixes par retrait si ta banque nâa pas de partenariat.
- Les banques sud-africaines (FNB, Standard Bank) étant présentes en Namibie, il peut y avoir des frais réduits si tu utilises une carte liée à ces réseaux.
Les Stations services
Voici les principales stations-service Ă Otjiwarongo :
- Caltex Otjiwarongo Service Station â station bien situĂ©e, services classiques.
- Midway Convenience Shell â Shell avec boutique de proximitĂ©.
- Engen Jakaranda Service Station â station Engen avec services de base.
- Shell â station sur Hage Geingob Street, carburants et boutique.
- Engen Truckport â adaptĂ©e aux poids lourds et longs trajets.
- Puma Energy Otjiwarongo â station Puma sur la B1, carburants et commoditĂ©s.
đ Ces stations offrent toutes essence et diesel, certaines disposent de petites boutiques, toilettes et services annexes.
LES LOGEMENTSÂ Â
đïž Otjiwarongo : escale tropicale au âCâest Si Bon HĂŽtelâ đŽ OĂč la savane rencontre les cocktails et les serviettes roulĂ©es
AprĂšs plusieurs heures de route Ă travers les paysages arides du centre-nord de la Namibie â oĂč mĂȘme les acacias semblent transpirer â nous atteignons enfin Otjiwarongo. Ville-carrefour, ville agricole, ville oĂč lâon peut enfin dire : âOn sâarrĂȘte lĂ , on pose les sacs, et on se jette dans la piscine.â
Le soleil dĂ©cline doucement derriĂšre les collines, dorant les rues bordĂ©es dâacacias et les maisons aux couleurs pastel. On traverse la ville au rythme des passants nonchalants et des pick-ups poussiĂ©reux, avant dâarriver Ă notre halte du soir : le Câest Si Bon HĂŽtel. Rien que le nom donne envie de commander un jus de baobab et de fredonner du Charles Trenet.
DĂšs le portail franchi, câest une surprise : un jardin luxuriant, des palmiers, des bougainvillĂ©es, des bananiers et mĂȘme un arbre Ă tronc sculptural digne dâun cours de botanique. On se croirait dans une oasis version lodge africain. Les allĂ©es de pierre serpentent entre les massifs fleuris, les chaises en bois invitent Ă la sieste, et les petits panneaux âToiletâ ou âReceptionâ nous rappellent quâon est bien dans un hĂŽtel⊠mais avec du style.
Au centre, la piscine brille comme un saphir sous les projecteurs nocturnes. De jour comme de nuit, elle est irrĂ©sistible : bordĂ©e de pierres, entourĂ©e de gazon, avec ses palmiers stratĂ©giquement placĂ©s pour les selfies. Le soir, lâĂ©clairage bleu donne des airs de spa tropical, et les rires des convives autour des tables ajoutent Ă lâambiance dĂ©tendue.

Nous pensions simplement profiter du moment sur la terrasse, un verre Ă la main, les pieds en Ă©ventail et le cerveau officiellement passĂ© en mode « pause namibienne ». Un de ces instants oĂč lâon contemple les arbres sans rien attendre⊠et surtout sans imaginer que lâarbre nous rendra le regard.
Et pourtant.
LĂ , sur le tronc, entiĂšrement immobile comme une Ćuvre dâart en rĂ©sidence, se tenait LUI. Vert fluo, taches noires, boutons rouges, antennes bleu Ă©lectrique⊠à mi-chemin entre un PokĂ©mon du dĂ©sert et une figurine de vitrine. Un criquet, oui â mais pas nâimporte lequel : Phymateus baccatus, le criquet toxique du Mopane, version haute couture.
Ă quelques mĂštres de notre terrasse, il semblait avoir sĂ©lectionnĂ© son hĂŽtel avec le mĂȘme soin que nous : calme, soleil garanti, absence de prĂ©dateurs bruyants. Un client discret mais extraordinairement sĂ»r de lui. Pas un battement dâailes, pas une antenne de travers. Comme sâil savait parfaitement quâici, personne nâavait lâintention de discuter avec quelquâun affichant un tel look.
Dans le monde animal, quand on arbore des couleurs aussi criantes, deux options existent : soit on est totalement inconscient, soit on est extrĂȘmement toxique. Et notre ami avait clairement cochĂ© la bonne case. Ce criquet est une pancarte vivante indiquant « Ne pas toucher â organisme dangereusement stylĂ© ». Son apparence nâest pas un caprice de la nature, mais un avertissement fluorescent.
AprĂšs cette rencontre inattendue, on nous conduit Ă notre chambre : simple, efficace, accueillante. Deux lits impeccables, des serviettes roulĂ©es façon sushi, du mobilier en bois sombre et, miracle suprĂȘme, une clim qui fonctionne parfaitement. Ce dĂ©tail seul mĂ©rite la moitiĂ© des Ă©toiles de lâhĂŽtel. Le parquet craque gentiment sous les pas, juste assez pour rappeler quâon est dans un lodge, pas dans un centre commercial climatisĂ©.
Le Câest Si Bon HĂŽtel porte dĂ©finitivement bien son nom. Pas de luxe tapageur ici, mais le confort juste, le calme mĂ©ritĂ© et cette atmosphĂšre chaleureuse qui fait oublier en dix minutes les pistes poussiĂ©reuses. On y croise des voyageurs en route vers le CCF, Twyfelfontein ou Swakopmund, tous visiblement soulagĂ©s dâavoir trouvĂ© ce petit coin de fraĂźcheur et de verdure entre deux aventures.
Alors si vos roues vous mĂšnent un jour Ă Otjiwarongo, inutile de chercher plus loin : le Câest Si Bon HĂŽtel vous attend avec ses palmiers, sa piscine, ses serviettes roulĂ©es au millimĂštre prĂšs et, peut-ĂȘtre, son criquet toxique rĂ©sident. Et honnĂȘtement⊠câest si bon.
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1 rĂ©flexion sur “Cheetah Conservation Fund CCF : rencontre avec les guĂ©pards Namibie”