Phrae, entre maisons en teck, montagnes et mémoire du royaume Lanna Thaïlande
Il est des villes que l’on ne traverse pas par hasard. Phrae fait partie de celles que l’on découvre en ralentissant, presque par accident, et que l’on n’oublie plus. Loin des grandes routes touristiques du Nord thaïlandais, cette ancienne cité du royaume Lanna cultive une élégance discrète, faite de maisons en teck patinées par le temps, de temples paisibles et de collines enveloppées de brume matinale. Ici, le voyage prend une autre cadence : on observe, on écoute, on prend le temps. Phrae ne cherche pas à séduire, elle se laisse apprivoiser — doucement, sincèrement.
Vongburi House — Mémoire rose de Phrae
De retour de Chiang Rai vers Sukhothaï, nous avons fait halte à Phrae, petite ville discrète mais riche d’un patrimoine unique. Parmi ses trésors, la Vongburi House s’impose comme un passage incontournable. Ouverte au public pour 40 THB, elle offre bien plus qu’une simple visite : c’est une plongée dans l’histoire intime d’une lignée, dans l’élégance d’une époque où le royaume de Phrae entretenait encore ses propres codes, ses propres souverains, sa propre identité.
Construite en 1897, la demeure fut la résidence de Chao Phromsunanta Wongburi, héritier d’un ancien souverain local. À une époque où les influences européennes commençaient à se diffuser dans les villes du Nord, la famille adopta un style architectural nouveau, audacieux, qui mêlait modernité occidentale et savoir‑faire thaï. Le résultat est cette grande maison à deux étages, bâtie en briques et stuc, coiffée d’un toit à quatre pans, et ornée d’un travail du bois d’une finesse remarquable.
En pénétrant dans la villa, on ressent immédiatement la force de la transmission. Chaque pièce semble avoir été préservée comme un fragment de vie : les meubles, les objets décoratifs, les porcelaines, les tissus, tout est d’origine. Rien n’a été reconstitué, rien n’a été modernisé. On a l’impression que les habitants viennent tout juste de quitter la pièce, laissant derrière eux une atmosphère suspendue, presque solennelle.
Les espaces intérieurs témoignent d’un mode de vie raffiné, où l’on recevait, où l’on partageait, où l’on célébrait. Les grandes salles en bois poli, les salons ornés de motifs délicats, les objets du quotidien soigneusement disposés racontent une époque où l’élégance n’était pas ostentatoire, mais naturelle. On y perçoit aussi l’influence des échanges culturels : le mobilier occidental côtoie les traditions locales, les photographies anciennes dialoguent avec les sculptures, les couleurs douces enveloppent les pièces d’une lumière presque nostalgique.
À l’extérieur, la maison se dresse dans un écrin de verdure. Les jardins, entretenus avec soin, prolongent l’harmonie de la villa. On y retrouve cette esthétique propre aux grandes demeures du Nord : une alliance de rigueur et de douceur, de symétrie et de poésie. L’ensemble respire la tranquillité, comme si le temps avait ralenti pour laisser place à la contemplation.
La Vongburi House n’est pas seulement un monument : c’est une mémoire vivante, celle d’une famille dont l’histoire se confond avec celle de Phrae. Une lignée transmise de génération en génération, qui a choisi d’ouvrir ses portes pour partager un héritage précieux. On en ressort avec l’impression d’avoir traversé un siècle en quelques pas, d’avoir touché du regard une époque où l’élégance se vivait au quotidien.
Une étape douce, inattendue, qui donne à Phrae une profondeur nouvelle. Et qui rappelle que, sur les routes du Nord, les plus belles découvertes ne sont pas toujours les plus bruyantes.
Wat Phra That Cho Hae — Le sanctuaire du Nord qui veille sur Phrae
Nous poursuivons la visite de Phrae en nous dirigeant vers le temple situé tout au nord de la ville, légèrement en retrait, comme posé sur une hauteur pour mieux veiller sur la région. Le Wat Phra That Cho Hae n’est pas seulement un temple : c’est un lieu de pèlerinage majeur, profondément ancré dans la mémoire religieuse du Lanna. Dès l’approche, on ressent cette aura particulière que seuls les sanctuaires anciens possèdent, une impression de remonter le temps en même temps que l’on gravit les marches.
L’histoire du temple remonte à plus de sept siècles. Selon la tradition, il abriterait une relique du Bouddha, un fragment de son crâne, apporté ici à l’époque où Phrae entretenait encore des liens étroits avec les royaumes voisins du Laos et du Myanmar. Le nom Cho Hae renvoie à un tissu précieux utilisé pour envelopper les reliques, un textile sacré qui symbolise la protection, la pureté et la continuité de la foi. Ce sanctuaire est également associé au signe zodiacal du Tigre, ce qui en fait un lieu de pèlerinage privilégié pour tous ceux qui sont nés sous ce signe et viennent y chercher force, clarté et protection.
L’architecture du temple est un hommage éclatant à l’art lanna. Le chedi principal, élancé et recouvert d’or, capte la lumière comme un phare spirituel. Autour de lui, les portiques sculptés, les sanctuaires secondaires, les statues de Bouddha debout ou assis, les motifs floraux et mythologiques, tout semble avoir été pensé pour créer une harmonie entre la terre et le ciel. Les couleurs vives, les dorures, les formes élancées et les détails minutieux racontent une histoire où chaque élément a une signification, où rien n’est décoratif sans être symbolique.
Le temple est vivant, animé par les rites quotidiens des fidèles. On y voit des personnes faire tourner les clochettes pour attirer la chance, déposer des feuilles d’or sur les statues pour accumuler du mérite, allumer des cierges et de l’encens pour honorer les ancêtres, ou encore marcher lentement autour du chedi, trois fois, dans le sens des aiguilles d’une montre, pour purifier l’esprit. Lors des grandes fêtes, le temple se transforme : lanternes suspendues, bannières colorées, tissus sacrés, processions qui montent les escaliers en portant des offrandes, chants qui résonnent sous les toits sculptés. C’est un lieu où la foi n’est pas seulement visible, elle est palpable.
Les anecdotes locales ajoutent encore à la magie du lieu. Certains habitants racontent que le chedi aurait été construit à l’endroit même où les tigres venaient autrefois se reposer, d’où l’association avec le signe zodiacal. D’autres affirment que les reliques auraient été transportées par un éléphant blanc, animal sacré, qui se serait arrêté ici pour indiquer l’emplacement du futur temple. On dit aussi que prier au Wat Phra That Cho Hae “clarifie l’esprit”, comme si le sanctuaire avait le pouvoir de remettre les pensées en ordre, de calmer ce qui agite, de recentrer ce qui s’éparpille.
Visiter le Wat Phra That Cho Hae, c’est entrer dans un espace où le temps semble se superposer : le passé du Lanna, la foi contemporaine, les légendes, les gestes immuables des fidèles. C’est un temple qui ne cherche pas à impressionner par sa taille, mais par sa présence. Un temple qui raconte la spiritualité du Nord dans ce qu’elle a de plus profond : une foi douce, lumineuse, patiente, enracinée dans la terre autant que tournée vers le ciel.
Un lieu qui marque, discrètement mais durablement.
La Gate Door
En quittant Phrae par la porte sud, en direction de Sukhothaï, il est impossible de manquer la Gate Door, cette entrée monumentale qui marque la transition entre la ville et la route. On a l’impression de franchir un seuil, comme si Phrae tenait à saluer une dernière fois ceux qui la quittent. Cette porte n’est pas seulement un élément décoratif : elle raconte l’identité de la ville, son histoire, sa fierté et sa manière d’accueillir — ou de raccompagner — les voyageurs.
Phrae a longtemps été une cité fortifiée, protégée par des remparts de briques et des portes qui régulaient les échanges. La Gate Door moderne s’inscrit dans cette tradition, mais avec une esthétique contemporaine qui rend hommage au passé sans chercher à le copier. Elle reprend les codes architecturaux des anciennes murailles tout en les adaptant à une mise en scène plus ouverte, plus lumineuse, presque cérémonielle. C’est une porte qui ne défend plus : elle accueille, elle annonce, elle raconte.
Le symbole le plus frappant est sans doute la présence de créatures mythologiques et de figures protectrices, rappelant que les portes, dans la culture thaïlandaise, ne sont jamais de simples passages. Elles sont des seuils sacrés, des zones de transition où l’on invoque la protection, la chance et la prospérité. La Gate Door de Phrae joue ce rôle à merveille : elle marque la frontière entre la ville et l’extérieur, entre le quotidien et le voyage, entre ce que l’on quitte et ce que l’on s’apprête à découvrir.
Autour de la porte, l’aménagement paysager renforce cette impression de mise en scène. Les fleurs, les arbres, les couleurs vives créent une atmosphère presque festive, comme si la ville voulait offrir un dernier sourire avant le départ. C’est un lieu qui respire la fierté locale, un message visuel qui dit : “Phrae est une ville où il fait bon vivre, et vous êtes les bienvenus pour revenir.”
Cette porte sud est aussi un rappel de l’importance des routes dans l’histoire du Lanna. Phrae était autrefois un carrefour commercial, un point de passage entre les montagnes, les vallées et les royaumes voisins. Aujourd’hui encore, la Gate Door symbolise ce rôle : elle ouvre la voie vers Sukhothaï, vers les plaines centrales, vers d’autres récits. Elle est à la fois une fin et un début, un adieu et une invitation.
En passant sous cette porte, on ressent cette douce mélancolie des départs, mais aussi l’excitation de la route qui s’ouvre. Phrae nous accompagne encore un instant, comme pour s’assurer que nous emportons avec nous un peu de son histoire, de sa douceur et de son élégance discrète.
Doi Daeng Viewpoint — La respiration sauvage du Nord
Une vingtaine de kilomètres après avoir quitté Phrae, la route commence à s’élever doucement, comme si elle voulait nous préparer à ce qui nous attend. Au sommet de cette montée tranquille se trouve le Doi Daeng Viewpoint, un promontoire naturel perché à près de 800 mètres d’altitude. Ici, le paysage s’ouvre d’un seul coup : des collines ondulantes, des forêts profondes, quelques hameaux isolés, et, lorsque le ciel est clair, la silhouette lointaine des montagnes qui marquent la frontière de la province de Nan. C’est un lieu encore peu fréquenté, presque secret, où l’on a l’impression que le Nord se dévoile sans témoin.
Le silence y est particulier, un silence habité, traversé par le vent et les cris d’oiseaux. On s’y arrête naturellement, sans réfléchir, simplement pour respirer. Quelques vendeurs ambulants proposent des fruits frais, du sticky rice au lait de coco ou des brochettes grillées pour moins de 30 THB, de quoi prolonger la pause sans rompre la magie du lieu. Assis face à l’horizon, on comprend pourquoi ces points de vue sont si importants dans la culture thaïlandaise : ils rappellent que le voyage n’est pas seulement un déplacement, mais une manière de regarder le monde.
La route vers Sukhothaï reprend ensuite, plus directe, traversant des terres agricoles où alternent rizières, temples isolés et buffles ruminant à l’ombre. Le paysage se fait plus doux, plus horizontal, comme une transition naturelle vers l’ancienne capitale. Et lorsque les premières ruines apparaissent à l’horizon, baignées par la lumière de fin d’après‑midi, on sent que l’on change de dimension : après les montagnes et les forêts, voici venir l’Histoire, majestueuse et silencieuse.
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Départ de Kanchanaburi et escale à Kamphaeng Phet — Baan Rim Nam

Nous quittons Kanchanaburi à 7h45, laissant derrière nous le calme du Good Time Resort, la rivière encore enveloppée de brume et les premiers chants d’oiseaux qui montent des jardins. Le ciel est pâle, la lumière encore douce, et la route s’étire devant nous comme un long ruban clair, traversant une Thaïlande rurale qui s’éveille lentement.
Les rizières brillent sous la rosée, les marchés s’installent, les scooters croisent les buffles. Le paysage défile sans heurt, ponctué de villages, de temples et de palmiers solitaires. Nous roulons vers le nord, vers Sukhothaï, mais avant cela, une halte s’impose à Kamphaeng Phet, la ville aux « murailles de diamant ».
La ville semble taillée dans une matière ancienne, solide, presque minérale. Ses vestiges, ses briques rouges et ses arbres centenaires lui donnent une présence tranquille, presque intemporelle. Pour le déjeuner, nous choisissons un endroit paisible au bord de l’eau : le Baan Rim Nam River View Restaurant. Une maison thaïe ouverte sur la rivière, où l’air circule lentement et où la cuisine locale se prépare dans un calme presque méditatif.
Nadège commande un garlic and pepper pork with rice, relevé et parfumé, accompagné de concombres frais. Les enfants optent pour un stir fried shrimp with basil, généreux, légèrement épicé, servi avec du riz vapeur. Pour ma part, je me laisse tenter par une spicy seafood soup with coconut milk, vive et crémeuse, où les crevettes, les calamars et les herbes fraîches se mêlent dans un bouillon au lait de coco relevé de citronnelle et de piment.
Le repas se déroule dans une atmosphère douce, ponctuée de regards vers la rivière, de bruits de vaisselle et de conversations légères. Une pause parfaite avant de reprendre la route vers Sukhothaï, avec Kamphaeng Phet comme trait d’union entre les brumes du matin et les temples du soir.
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Dîner au Chorpaka — lampions, verrière et parfums thaïlandais

Le soir venu, nous quittons l’hôtel à pied pour rejoindre le Chorpaka, un restaurant posé entre modernité et douceur tropicale. Le jardin est illuminé de lampions suspendus, mais nous choisissons de nous installer sous la grande verrière, un espace lumineux et entièrement vitré, où l’on profite à la fois de la fraîcheur de la climatisation et de la vue sur les arbres éclairés. L’endroit respire la tranquillité, avec ses lignes épurées, ses tables espacées et cette atmosphère feutrée qui accompagne les débuts de soirée en Thaïlande.
Les plats arrivent les uns après les autres, chacun présenté avec un soin particulier. Devant Nadège, un Tom Kha Gai, un bol fumant au parfum de citronnelle et de galanga, où la douceur du lait de coco se mêle à des morceaux de poulet tendres et à quelques herbes fraîches qui flottent à la surface. Margot découvre un pineapple fried rice, une assiette éclatante de couleurs : un riz doré, légèrement sucré par des morceaux d’ananas juteux, parsemé de noix croquantes et servi dans une coque de fruit qui évoque immédiatement les marchés tropicaux. Bastien se plonge dans un Pad Thaï with chicken, un plat de nouilles souples mêlées à des lamelles de poulet, des herbes fraîches, des cacahuètes concassées et un quartier de citron vert prêt à être pressé pour réveiller l’ensemble. Pour ma part, on m’apporte un spicy coconut curry with mini river snails, un curry d’un orange profond, riche et parfumé, où de petits escargots de rivière se nichent dans une sauce épaisse au lait de coco, relevée juste ce qu’il faut par le piment et adoucie par quelques feuilles vertes.
Le repas se déroule dans une atmosphère paisible, entre rires, échanges de bouchées et regards vers les lampions qui oscillent doucement dehors. Une soirée élégante, gourmande, qui clôture la journée avec justesse et délicatesse.
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Marchés et hypermarchés
À Sukhothai, nous trouvons un réseau complet pour nous approvisionner : marchés locaux vivants pour produits frais, supermarchés et hypermarchés pour la praticité et les produits importés, et des épiceries de quartier pour les urgences — au total, la province compte environ 81 supermarchés répertoriés en 2025.**
Avant de choisir où faire nos courses, pensons à trois critères : frais vs. pratique (marché vs. hypermarché), besoin d’importés (Villa, Gourmet) et stockage/transport (achats en gros nécessitent glacière ou frigo). Décidons si nous voulons cuisiner sur place, acheter pour un pique‑nique ou simplement grignoter en visitant les sites historiques.
Sukhothai offre un mélange d’options urbaines et rurales : marchés traditionnels pour fruits, légumes, poissons et herbes locales ; food courts et petites cantines pour manger sur le pouce ; et chaînes nationales (Big C, Lotus’s, Makro) pour les courses plus complètes et les achats en gros. Les grandes enseignes locales et internationales sont présentes dans les districts principaux, facilitant l’approvisionnement quel que soit notre hébergement
Pour la fraîcheur et l’immersion, nous privilégions les marchés comme Trairat Market et les marchés de quartier où l’on trouve produits saisonniers, brochettes, desserts et snacks à petits prix. Ces lieux sont parfaits pour acheter fruits tropicaux, riz gluant, herbes fraîches et poissons vendus le matin. Les épiceries de quartier (minimarts) restent pratiques pour boissons, snacks et produits de première nécessité, ouvertes souvent tard le soir.
Quand nous avons besoin de variété, produits importés ou d’articles en grande quantité, nous nous rendons aux Big C, Lotus’s go fresh, ou Makro (vente en gros) présents dans la province — ces enseignes offrent aussi des food courts, des produits emballés et des services pratiques comme la livraison ou le retrait en magasin. La présence de chaînes nationales garantit des produits standards et des marques internationales si nous recherchons des ingrédients occidentaux
Les marchés offrent meilleur rapport qualité‑prix mais moins de traçabilité : privilégions les étals fréquentés et achetons tôt le matin pour la fraîcheur. Les hypermarchés sont plus chers pour certains produits importés mais plus sûrs en termes d’hygiène. Méfions‑nous des prix non affichés dans les zones touristiques et demandons le tarif avant de commander. Pour achats volumineux, vérifions le stockage (glacière, frigo) et comparez le coût total (transport + conservation) avant d’acheter en gros.
En bref, nous mixons marchés pour la fraîcheur, minimarts pour l’urgent et supermarchés/hypermarchés pour la variété et les achats en gros. Avec 81 points de vente répertoriés, Sukhothai est bien équipée pour répondre à tous nos besoins alimentaires, du snack de rue au panier complet pour cuisiner sur place
DAB BANQUES A Sukhothaï
Sukhothai dispose d’un réseau bancaire fonctionnel (banques locales, guichets automatiques et bureaux de change), mais nous privilégions les guichets situés en agence ou dans les centres commerciaux, comparons les taux avant d’échanger et limitons les retraits aux montants nécessaires pour éviter les frais élevés.
Guide rapide — points à décider avant d’échanger ou retirer
Avant de partir, demandons‑nous : combien de liquide nous voulons avoir pour 24–48 h, avons‑nous des cartes Visa/Mastercard compatibles, et préférons‑nous la sécurité d’un retrait en agence ou la commodité d’un ATM 24/7 ? Ces choix déterminent si nous utilisons banque, DAB (ATM) ou bureau de change.
Réseau bancaire et DAB à Sukhothai
Sukhothai est desservie par plusieurs banques nationales : Krungthai et Siam Commercial figurent parmi les implantations locales, avec plusieurs agences et guichets dans la province. Les grandes banques commerciales (Bangkok Bank, Kasikorn, etc.) disposent d’ATMs souvent placés dans les hypermarchés et centres commerciaux — par exemple, des distributeurs Bangkok Bank se trouvent au Big C local, pratique pour retirer en journée ou en soirée. Important : les guichets en agence (ou ceux situés à l’intérieur d’un centre commercial) sont généralement plus sûrs et mieux entretenus que les DAB isolés.
Des bureaux de change locaux existent en ville et près des zones touristiques ; les taux peuvent varier sensiblement d’un établissement à l’autre. Les plateformes de comparaison en ligne montrent des fluctuations régulières et permettent d’identifier les meilleurs taux avant de changer de l’argent. Astuce pratique : n’échangeons qu’un petit montant à l’arrivée pour les dépenses immédiates et comparons les taux si nous devons convertir des sommes plus importantes.
Les cartes étrangères subissent souvent frais de retrait (frais fixes + commission) et des limites journalières imposées par la banque émettrice. Pour réduire les coûts, nous retirons des montants plus élevés mais raisonnables (éviter plusieurs petits retraits) et utilisons des DAB d’agences bancaires ou de grands magasins. Refusons systématiquement la conversion dynamique (DCC) proposée par certains DAB/terminaux — toujours choisir la facturation en bahts pour obtenir le meilleur taux réel. Gardons nos reçus et vérifions les opérations sur l’application bancaire.
Les risques principaux sont le skimming, les frais cachés et les taux défavorables. Pour nous protéger : utilisons de préférence les DAB situés à l’intérieur des banques ou des centres commerciaux, couvrons le clavier lors de la saisie du code, vérifions que le lecteur n’a pas d’éléments suspects, et comparons les taux avant d’échanger. En cas de doute, préférons l’échange en banque plutôt qu’un bureau de change de rue.
Sukhothai offre des options fiables pour retirer et échanger : agences bancaires locales (Krungthai, Siam Commercial), ATMs dans les hypermarchés (Bangkok Bank au Big C) et bureaux de change en ville. Retirer en agence/centre commercial, comparer les taux et éviter le DCC sont nos règles d’or pour limiter frais et risques.
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LES LOGEMENTS à Sukhothaï
Thai Thai Sukhothai Resort — Une parenthèse thaïlandaise hors du temps
À notre arrivée à Sukhothaï, nous posons nos valises au Thai Thai Sukhothai Resort, et dès les premiers pas, le lieu impose son atmosphère. Plus qu’un simple hébergement, c’est une véritable maison thaïlandaise éclatée en pavillons de bois, reliés par des allées discrètes et ombragées. Ici, tout est pensé pour ralentir le rythme, inviter au calme et à la contemplation.
Les bâtiments, entièrement habillés de bois sombre, mêlent inspirations traditionnelles et élégance feutrée. Dans les couloirs et les espaces communs, les murs sont ponctués de cadres délicats, de soieries, de lampes aux abat-jour ouvragés et d’objets décoratifs qui racontent la culture thaïlandaise sans jamais tomber dans l’excès. Les teintes chaudes — rouges profonds, verts patinés, ocres — créent une ambiance presque muséale, intime et enveloppante.
Nos chambres prolongent cette sensation. Le mobilier en bois massif, les panneaux sculptés derrière le lit, les tissus aux motifs traditionnels et la lumière tamisée composent un cocon élégant et reposant. Rien n’est clinquant : chaque détail semble choisi pour dialoguer avec l’histoire et l’artisanat local. La literie est confortable, l’espace généreux, et les larges fenêtres laissent entrer une lumière douce filtrée par la végétation extérieure.
Autour des bungalows, le jardin tropical joue un rôle central. Palmiers, frangipaniers, plantes luxuriantes et bassins créent une sensation de fraîcheur permanente. On circule pieds presque nus, porté par le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles. La piscine, discrètement intégrée au cœur du resort, devient un refuge bienvenu après les heures passées à explorer les vestiges de l’ancienne capitale.
Les espaces communs, ouverts sur le jardin, renforcent cette impression de maison vivante. On s’y installe pour lire, discuter ou simplement observer la lumière changer au fil de la journée. Le petit-déjeuner se prend dans une atmosphère paisible, entre fruits frais, plats simples et spécialités locales, tandis que la journée se dessine doucement, carte du parc historique en tête.
Perché fièrement sur une fleur flamboyante, l’Étourneau pie d’Asie (Gracupica contra) nous a clairement regardés avec son smoking noir et blanc impeccable, son bec rouge vif (coordonné aux fleurs, s’il vous plaît) et son air sûr de lui, ce passereau est un habitué des sites historiques, des rizières et des arbres en fleurs de Thaïlande. Opportuniste, sociable, malin… un vrai citadin avant l’heure, mais version ailée 🐦
Ce que le Thai Thai Sukhothai Resort réussit avec justesse, c’est cet équilibre rare entre authenticité et confort. À quelques minutes seulement du parc historique classé à l’UNESCO, il offre un refuge calme, presque confidentiel, qui prolonge naturellement l’esprit de Sukhothaï. Le soir venu, lorsque les lampes s’allument le long des allées et que le bois sombre se pare de reflets dorés, on regagne sa chambre avec le sentiment d’habiter, le temps d’une nuit, une Thaïlande intime et intemporelle.
Tarif 184 € pour 2 chambres avec petit déjeuenr, 3 nuits
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S’installer au vert : notre arrivée au Foresto Sukhothai Guesthome
Après plusieurs heures de route à travers la campagne thaïlandaise, nous quittons enfin l’asphalte principal pour nous enfoncer dans une petite voie bordée d’arbres et de jardins. Le bruit de la circulation s’estompe presque instantanément. Devant nous s’ouvre le Foresto Sukhothai Guesthome, un lieu qui porte parfaitement son nom : ici, tout semble pensé pour renouer avec le calme, la nature et une certaine douceur de vivre propre à l’ancienne capitale du royaume.
Dès l’accueil, le contraste avec les hôtels urbains est frappant. Pas de hall impersonnel ni de comptoir pressé, mais un sourire sincère, quelques mots échangés tranquillement et cette sensation immédiate d’être attendu. Le jardin s’étend autour de nous comme une oasis verdoyante : arbres tropicaux, massifs fleuris, pelouses impeccablement entretenues et le chant discret des oiseaux en toile de fond. On devine déjà que le temps va ralentir.
Nous rejoignons nos deux studios avec vue sur le jardin, disséminés dans de petits bâtiments à taille humaine, parfaitement intégrés dans la végétation. Les constructions, simples et élégantes, mêlent lignes contemporaines et touches locales, avec des matériaux clairs qui reflètent la lumière sans jamais agresser le regard. De larges baies vitrées s’ouvrent sur le vert environnant, effaçant presque la frontière entre l’intérieur et l’extérieur.
À l’intérieur, l’espace est à la fois fonctionnel et chaleureux. Les studios sont lumineux, bien ventilés, décorés avec sobriété. Le mobilier en bois clair, les sols faciles à vivre et les textiles neutres créent une atmosphère apaisante, idéale après une journée passée à explorer les temples. Les lits sont confortables, invitant immédiatement au repos, et chaque détail semble pensé pour le séjour : coin salon, bureau discret, salle de bain moderne et parfaitement entretenue. Rien de superflu, mais tout ce qu’il faut pour se sentir bien.
Ce qui nous frappe surtout, c’est la vue sur le jardin. Depuis la terrasse ou simplement depuis la chambre, notre regard se perd dans la végétation. Le matin, la lumière filtre à travers les feuilles, accompagnée du chant des oiseaux et parfois du passage furtif d’un gecko sur un mur. Le soir, l’éclairage doux du jardin crée une ambiance presque méditative, propice à la lecture ou à une conversation tranquille.
Le Foresto Sukhothai Guesthome offre aussi un équilibre rare entre isolement et accessibilité. Nous sommes suffisamment à l’écart pour profiter du silence et de la fraîcheur végétale, mais assez proches du parc historique de Sukhothai pour s’y rendre facilement à vélo ou en quelques minutes de route. C’est un point de chute idéal pour explorer les ruines classées à l’UNESCO tout en retrouvant, chaque soir, un refuge paisible.
En posant nos sacs et en nous installant définitivement, nous ressentons cette impression précieuse d’avoir choisi le bon endroit. Ici, pas de luxe ostentatoire, mais une harmonie simple entre architecture, nature et accueil. Le Foresto Sukhothai Guesthome n’est pas seulement un hébergement : c’est une parenthèse de sérénité, un lieu où l’on vit Sukhothai autrement, au rythme du jardin et du temps qui passe lentement.

SUKKHOTHAI ORCHID HIBISCUS GUEST HOUSE HOTEL
Après cette traversée des routes du nord ponctuée de vestiges et de nature, nous arrivons enfin à Sukhothaï, berceau du premier royaume thaïlandais, enveloppé de sérénité et de souvenirs d’un âge d’or.
C’est à l’Orchid Hibiscus Guest House Hotel que nous posons nos sacs, nichée dans une végétation luxuriante, à seulement quelques minutes en vélo du parc historique. Dès notre arrivée, l’ambiance nous enveloppe : bougainvillées en fleurs, petits bassins où flottent des nénuphars, et le chant discret des oiseaux au crépuscule.
Les chambres sont simples mais pleines de charme, disséminées dans un jardin tropical. Chacune possède sa petite terrasse, parfaite pour lire ou savourer un jus frais en fin d’après-midi. Une piscine entourée de palmiers offre un vrai moment de détente après les longues heures de route.
L’accueil est chaleureux, presque familial, et l’on nous remet aussitôt une carte avec les pistes cyclables et les conseils de visite du parc historique. Ici, tout semble conçu pour faire de notre séjour une parenthèse paisible et immersive, au plus près du Sukhothaï ancien et de la douceur de vivre du nord thaïlandais.
LES LIENS VERS LES PHOTOS
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J1314 – Phrae • La Vongburi House, mémoire rose du Nord
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J1314 – Phrae • Wat Phra That Cho Hae, le sanctuaire qui veille sur la ville
LES LIENS
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