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Rhodes, le carnet de voyage des chevaliers Grece

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Depuis notre arrivée, nous plongeons dans le passé de Rhodes, une île façonnée par la légende et l’histoire. La mythologie grecque veut que Zeus fit naître Rhodes des flots pour l’offrir à Hélios, le dieu du Soleil, et que les trois frères Hélios et la nymphe Rhoda fondèrent Ialysos, Kameiros et Lindos . En réalité, les colons doriennes ont bâti ces cités vers 1100 av. J.-C. Sous l’Antiquité classique, Rhodes croît en puissance maritime. C’est Hippodamos de Milet qui, vers 408 av. J.-C., dessine la nouvelle cité de Rhodes, joyau urbain hellénistique . Alliée d’Égypte, elle résiste aux Perses et assiège Demétrios Poliorcète en 305 av. J.-C. ; ce dernier meurt devant ses murailles, mais ses engins de siège sont revendus pour ériger le Colosse, l’une des Sept Merveilles antiques . Le baptême du temps conduit Rhodes dans l’Empire romain puis byzantin, avant que les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean n’arrivent en 1309. Ce sont eux qui façonnent la ville médiévale : ils dressent d’imposants remparts, font bâtir le Palais des Grands Maîtres et l’hôpital fortifié  #Histoire #Antiquité

Peu après, en 1522, nous ressentons l’empreinte ottomane lorsque Soliman le Magnifique conquiert l’île après six mois de siège  Durant quatre siècles, Rhodes vibre au rythme turc – mosquées, hammams et place du Kadi témoignent de cette influence. En 1912, la page ottomane se tourne au profit des Italiens, puis des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, avant que les Britanniques ne la gèrent jusqu’en 1948. Enfin, l’union à la Grèce moderne acheva ce long pèlerinage historique  Au fil de nos pas, nous ressentons combien chaque civilisation a laissé sa marque, des mosaïques chrétiennes médiévales aux édifices Art nouveau italiens.

#Ottoman #Modernité

Le port de Rhodes, entre mythe, puissance maritime et vie contemporaine

Avant même de franchir les remparts de la vieille ville, c’est par la mer que Rhodes se révèle à nous. Comme depuis l’Antiquité, notre découverte commence naturellement par le port, seuil historique et symbolique de l’île.

Nous arrivons au port de Rhodes, et immédiatement, nous comprenons que ce lieu est bien plus qu’un simple point d’arrivée. C’est ici que l’île a affirmé, depuis l’Antiquité, sa vocation maritime et son rôle de carrefour entre la mer Égée, l’Anatolie et le Levant. Le port se déploie en réalité en plusieurs bassins naturels, protégés par des digues et des caps rocheux, qui ont fait de Rhodes l’un des mouillages les plus sûrs de la Méditerranée orientale dès l’époque grecque.

Selon la tradition antique, c’est à l’entrée du port antique de Mandraki que se dressait le Colosse de Rhodes, gigantesque statue de bronze du dieu Hélios, érigée vers 280 av. J.-C. pour célébrer la victoire de la cité contre Démétrios Poliorcète. Haut d’environ trente mètres, il comptait parmi les Sept Merveilles du monde antique. Même si son emplacement exact reste débattu, l’idée qu’il ait pu symboliquement garder l’entrée du port nourrit encore l’imaginaire collectif. Aujourd’hui, deux cerfs de bronze, le mâle Elafos et la femelle Elafina, marquent cette entrée et rappellent à la fois l’animal emblématique de l’île et la légende du Colosse.

Autour du bassin de Mandraki, nous observons les traces de toutes les époques. Sur la jetée se dressent encore les moulins à vent médiévaux, utilisés par les chevaliers de Saint-Jean pour moudre le grain débarqué par les navires marchands. À l’extrémité, le fort Saint-Nicolas, construit au XVe siècle, protégeait l’accès au port contre les flottes ottomanes ; aujourd’hui transformé en phare, il reste un repère visuel fort, surtout au coucher du soleil. Derrière lui, les eaux calmes reflètent les façades italiennes du début du XXe siècle, lorsque Rhodes était sous domination italienne.

Le port n’est pas qu’un décor historique : il est un espace vivant, en perpétuelle activité. Ferries en partance pour le Dodécanèse, bateaux de pêche aux coques colorées, yachts modernes et voiliers se côtoient dans un ballet constant. Le matin, nous croisons les pêcheurs réparant leurs filets, tandis que les cafés s’animent peu à peu. Le soir, les quais deviennent un lieu de promenade, où l’on s’attarde face à la mer, entre lumière dorée et brise saline. Nous nous arrêtons parfois dans une taverne pour goûter un mezze ou un verre d’ouzo, observant les enfants jouer sur les quais et les familles flâner dans la douceur du soir.

Plus au sud s’étend le port commercial, distinct du port historique, où accostent les grands ferries et les navires de croisière. Cette séparation illustre bien l’organisation portuaire héritée de l’Antiquité : Rhodes a toujours su distinguer espaces militaires, commerciaux et civils. Depuis la mer, l’approche du port offre une lecture spectaculaire de la ville : les remparts médiévaux, le palais des Grands Maîtres et les minarets ottomans se superposent dans une silhouette unique, où chaque époque a laissé sa marque.

En restant un moment sur les quais, nous prenons conscience que le port de Rhodes n’est pas seulement un lieu de transit. C’est un point de convergence, où se lisent la puissance maritime antique, la ferveur religieuse liée à Hélios, la stratégie militaire médiévale et la douceur de vivre contemporaine. Ici, la ville dialogue sans cesse avec la mer, fidèle à son identité profonde d’île-carrefour.

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La vieille ville de Rhodes

Notre découverte de la cité médiévale commence par la Porte de la Vierge, plus discrète que l’imposante Porte d’Amboise, mais tout aussi chargée de symboles. En franchissant son arc de pierre, nous quittons le tumulte du port et des rues modernes pour pénétrer dans un espace clos, protégé par les remparts crénelés du XVe siècle. La transition est immédiate : le bruit des moteurs s’atténue, les pavés résonnent sous nos pas, et l’air semble s’alourdir de mémoire.

À l’intérieur, le labyrinthe de ruelles pavées nous enveloppe. Les façades gothiques des Chevaliers dominent, austères et majestueuses, ponctuées de blasons sculptés en marbre qui rappellent les différentes langues de l’Ordre de Saint‑Jean. La célèbre rue des Chevaliers (Odos Ippoton) déroule ses logis alignés, chacun marqué par son identité : Provence, Auvergne, Angleterre, Italie, Allemagne. Chaque pierre raconte une appartenance, chaque emblème une histoire de croisades et de diplomatie.

Les jardins fleuris, les palmiers et les cours intérieures adossées aux murailles ajoutent une douceur inattendue à cette architecture militaire. Entre les arcs en ogive et les fenêtres étroites, nous percevons la vie quotidienne d’une cité qui fut à la fois bastion et carrefour. La Porte de la Vierge, par sa sobriété, nous rappelle que Rhodes médiévale n’est pas seulement un décor monumental : c’est une ville habitée, traversée par les siècles, où le passé et le présent coexistent sans heurt.

#Rhodes #CitéMédiévale #UNESCO #PorteDeLaVierge #Chevaliers #OdosIppoton #ArchitectureGothique #Voyage #Patrimoine #Grèce

Entre arches médiévales et petites placettes animées, nous croisons églises fortifiées, hôpital des chevaliers devenu Musée archéologique et bien sûr le Palais des Grands Maîtres lui-même . Cette grande bâtisse gothique, reconstruite en 1940 sur les plans médiévaux, nous transporte à l’époque des Croisades. #VieilleVille #Patrimoine

En pénétrant dans l’enceinte monumentale du Palais des Grands Maîtres, nous avons la sensation de franchir un seuil hors du temps. Cette forteresse massive, dressée au point culminant de la vieille ville, occupe l’emplacement même de l’antique acropole hellénistique, rappelant la continuité stratégique du site depuis plus de deux millénaires. Le palais fut édifié au XIVᵉ siècle par les Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, alors maîtres de Rhodes, non seulement comme résidence officielle du Grand Maître, mais aussi comme ultime bastion défensif en cas de siège. Dès l’approche, l’architecture impose le respect : murailles crénelées, tours angulaires, portes fortifiées et courtines épaisses traduisent une conception militaire rigoureuse, pensée pour résister aux canons ottomans et aux assauts répétés.

À l’intérieur, le contraste est saisissant. Les salles vastes et austères s’ouvrent sur une cour centrale harmonieuse, pavée de galets noirs et blancs formant des motifs géométriques d’inspiration antique, récupérés lors de fouilles sur l’île. Ces mosaïques, déplacées ici sous l’occupation italienne, racontent à leur manière la superposition des époques. Les escaliers monumentaux, les plafonds à caissons, les cheminées sculptées et les blasons des différentes “langues” de l’Ordre – France, Aragon, Italie, Allemagne, Angleterre – évoquent un pouvoir multinational, discipliné et profondément hiérarchisé. Détruit en grande partie par une explosion en 1856, le palais fut reconstruit dans les années 1930 par les autorités italiennes, sous Mussolini, qui voulurent en faire une vitrine idéalisée du passé chevaleresque méditerranéen. Cette restauration, parfois critiquée pour son caractère interprétatif, n’en demeure pas moins spectaculaire et contribue à l’impression de grandeur solennelle qui règne encore aujourd’hui. En parcourant les salles silencieuses, où résonnent à peine nos pas, nous percevons toute la charge symbolique du lieu : celle d’un ordre religieux et militaire qui fit de Rhodes l’un des derniers remparts chrétiens face à l’Empire ottoman, jusqu’au siège décisif de 1522. Depuis les terrasses, le regard plonge vers la mer Égée, rappelant que ce palais n’était pas seulement un centre de pouvoir, mais aussi un poste d’observation permanent sur les routes maritimes. Ici, plus qu’ailleurs, Rhodes se révèle comme une île-frontière, à la croisée des mondes latin, grec et oriental.

En poursuivant notre flânerie à travers les ruelles animées de la vieille ville, nous prenons peu à peu conscience de la stratification religieuse et culturelle qui façonne l’identité de Rhodes. La rue Sokratous, artère vivante et bruyante, déroule son ruban pavé entre échoppes, ateliers d’artisans, parfums d’épices et éclats de voix. Elle suit en réalité un tracé ancien, probablement hérité des axes commerciaux médiévaux, et relie symboliquement l’univers des chevaliers latins à celui de la cité ottomane. À mesure que nous avançons, l’architecture change subtilement : les façades de pierre se parent de balcons en bois, les arcs se font plus orientaux, et les cours intérieures se dissimulent derrière de lourdes portes cloutées.

Au débouché de la rue, la mosquée de Soliman s’impose par son élégance discrète. Édifiée en 1522, immédiatement après la prise de Rhodes par Soliman le Magnifique, elle marque l’entrée de l’île dans le monde ottoman et symbolise la victoire de l’Empire sur les Chevaliers de Saint-Jean. Contrairement aux églises-forteresses latines, la mosquée privilégie l’harmonie et la légèreté : murs enduits de teinte rosée, coupole centrale reposant sur un tambour octogonal, et surtout un minaret élancé, restauré au XXᵉ siècle, qui ponctue la silhouette urbaine de la vieille ville. Le lieu n’est pas seulement un édifice de culte, mais un manifeste politique : il affirme la présence de l’islam dans une cité longtemps dominée par le christianisme militaire.

À proximité immédiate se trouve la madrasa, école coranique destinée à l’enseignement religieux et juridique. Cet ensemble éducatif rappelle que la ville ottomane n’était pas uniquement tournée vers l’administration ou la défense, mais aussi vers la transmission du savoir. Dans ces salles autrefois animées par les récitations et les débats théologiques, on enseignait le Coran, la langue arabe, mais aussi le droit islamique et la philosophie. L’organisation spatiale, centrée autour d’une cour intérieure, favorise la méditation et l’étude, dans un cadre volontairement sobre.

En nous attardant sur la place, nous réalisons combien cette cohabitation architecturale est exceptionnelle : à quelques dizaines de mètres seulement, églises byzantines, chapelles latines, mosquées ottomanes et anciennes synagogues racontent une histoire de coexistence, parfois tendue, souvent pragmatique, entre communautés chrétiennes, musulmanes et juives. Rhodes n’a jamais été une ville figée dans une seule identité ; elle s’est construite par couches successives, chacune laissant une empreinte visible. Marcher ici, c’est traverser les siècles en quelques pas, sentir que la ville ne se contente pas de conserver son passé, mais qu’elle l’expose, presque sans filtre, dans la pierre, l’espace et la lumière.

Non loin, la Tour de l’Horloge nous offre un spectacle mécanique ancien et un point de vue sur les toits de la cité.

En quittant la rue Sokratous, nos pas débouchent naturellement sur la place Hippocrate, véritable cœur battant de la ville médiévale. L’espace s’ouvre soudain, presque théâtralement, après l’enchevêtrement des ruelles étroites. Ici, la ville respire. Depuis des siècles, cette place constitue un point de rencontre essentiel, un lieu de commerce, d’échanges et de sociabilité, fidèle à la tradition des places méditerranéennes où se mêlent vie quotidienne et histoire monumentale.

La place porte le nom d’Hippocrate de Cos, père de la médecine, dont l’influence rayonnait dans tout le Dodécanèse antique. Même si le médecin n’a jamais exercé à Rhodes, son nom incarne l’héritage scientifique et humaniste grec que l’île revendique. Autrefois, cet espace accueillait marchés, proclamations publiques et rassemblements civiques. Aujourd’hui encore, son animation constante prolonge cette vocation ancienne : terrasses, cafés et boutiques occupent les arcades, tandis que le va-et-vient des visiteurs rappelle que Rhodes fut, et demeure, un carrefour.

L’élément le plus marquant de la place est sans conteste la fontaine ottomane située en son centre. Édifiée au XVIIIᵉ siècle, elle se distingue par sa coupole hémisphérique soutenue par des colonnes de marbre, sous laquelle l’eau s’écoulait librement.

Dans la tradition islamique, la fontaine publique est à la fois un acte de charité et un équipement essentiel à la vie urbaine. Elle servait aux ablutions rituelles, mais aussi à l’approvisionnement des habitants et des voyageurs. Son décor sobre, presque ascétique, contraste avec la richesse architecturale des bâtiments environnants et rappelle le rôle central de l’eau dans une île soumise à la sécheresse estivale.

Autour de la place s’élèvent plusieurs édifices emblématiques. Le Kastellania, ancien tribunal des chevaliers, témoigne de l’organisation administrative et judiciaire de l’Ordre de Saint-Jean. Ses arcades gothiques, robustes et fonctionnelles, évoquent une époque où la justice était rendue au nom de la foi et de la discipline militaire. À quelques mètres de là, les façades aux influences vénitiennes et ottomanes racontent la succession des pouvoirs, chacun adaptant les bâtiments existants à ses propres usages plutôt que de les effacer.

En nous attardant sur la place, nous ressentons cette superposition unique de temporalités. La place Hippocrate n’est ni un simple décor touristique ni un vestige figé : elle demeure un espace vivant, où les habitants se retrouvent, où l’on discute à l’ombre des arcades, où les enfants jouent autour de la fontaine. Elle incarne à elle seule l’esprit de Rhodes, cette capacité rare à conjuguer héritage antique, Moyen Âge chevaleresque et monde ottoman dans un même lieu, sans rupture visible.

Ici, plus qu’ailleurs, nous comprenons que la vieille ville n’est pas un musée à ciel ouvert, mais une cité habitée, façonnée par les siècles et toujours en mouvement.

Lindos et son acropole

À deux heures de route, nous gravissons les marches serpentines de Lindos, ce village blanc au charme cycladique. Un sentier en pente raide mène à l’Acropole, perché à 116 mètres d’altitude. Là-haut, le sanctuaire d’Athéna Lindia trône sur un éperon calcaire. Nous apercevons les bases du temple archaïque fondé au IXe siècle av. J.-C., entouré d’un péribole et accessible par un large escalier .

L’architecture hellénistique, mise en place après un incendie de 392 av. J.-C., est grandiose : propylées massifs et portique allongé lui confèrent un « aspect théâtral » typique de l’époque .

Les mosaïques fragmentées et les colonnes restées debout racontent la splendeur d’antan. Au sommet, les murs d’enceinte et le château des Hospitaliers achevés aux XIVe-XVe siècles nous rappellent que, comme à Rhodes-ville, Lindos devint refuge médiéval . Du parvis, nous embrassons du regard la baie de sable doré, éblouis par la lumière égéenne et les mythes qui planent sur ce site sacré.

#Lindos #Acropole

Vallée des Papillons (Petaloudes) Rhodes Grece

Après tant de pierre, nous cherchons la fraîcheur des espaces naturels. Dans la Vallée des Papillons (Petaloudes), le sentier boisé longe un ruisseau chantant. Sous les frondaisons, des milliers de papillons jaunes (Callimorpha quadripunctaria) s’accrochent aux troncs de sycomores, attirés par la sève des arbres endémiques.

L’air y est plus humide, presque frais, et l’ambiance champêtre, ponctuée d’étangs et de petites cascades, invite à la lenteur et au silence. Plus loin, les Sept Sources (Epta Piges) nous accueillent dans un cirque forestier resserré.

L’eau y surgit en rigoles limpides : elle alimente un petit lac retenu par un barrage, cascade entre les rochers et s’engouffre dans une galerie souterraine longue de 186 mètres. Nous choisissons d’emprunter le sentier aérien plutôt que de ramper dans le tunnel sombre, mais la fraîcheur constante rappelle combien l’eau structure profondément les paysages de Rhodes. #Papillons #Sources

Kalithéa, là où l’eau soigne la pierre et le corps

En quittant ces reliefs verdoyants, nous nous rapprochons de la côte orientale, où la nature se mêle plus étroitement à l’histoire humaine jusqu’à Kalithéa, à quelques kilomètres au sud de Rhodes-ville. Le paysage s’ouvre alors sur une succession de criques rocheuses baignées par une mer d’un bleu presque irréel. C’est dans ce cadre lumineux que se trouvent les thermes de Kalithéa, lieu où la nature, la science et l’architecture se rejoignent harmonieusement. Connues depuis l’Antiquité pour leurs sources thermales riches en minéraux, ces eaux étaient déjà réputées à l’époque hellénistique et romaine pour leurs vertus thérapeutiques, notamment dans le traitement des affections digestives, dermatologiques et rhumatismales. Leur nom même, Kalithéa, signifie « belle vue », rappelant combien le site associe soin du corps et contemplation du paysage.

Le complexe tel que nous le découvrons aujourd’hui date principalement de la période italienne, lorsque le Dodécanèse était sous administration italienne entre 1912 et 1943. Inaugurés en 1929, les thermes furent conçus par l’architecte Pietro Lombardi, dans un style éclectique mêlant Art déco, orientalisme et références classiques méditerranéennes. Dès l’entrée, l’architecture surprend par son élégance géométrique : coupoles blanches, colonnades, arcs outrepassés et pavillons circulaires s’organisent autour d’une vaste rotonde centrale. Les mosaïques de galets noirs et blancs dessinent des motifs abstraits et marins, rappelant à la fois les thermes romains antiques et les bains orientaux.

Nous avançons lentement sous les pergolas, sensibles à la fraîcheur qui émane des pierres claires et au parfum salin porté par le vent. Autrefois, les visiteurs suivaient un parcours thérapeutique précis : bains, douches, inhalations et repos à l’ombre des jardins. L’eau, captée directement à la source, était distribuée dans différents bassins selon ses propriétés chimiques. Aujourd’hui, si les thermes ne sont plus utilisés à des fins médicales, le site conserve une atmosphère singulière, presque hors du temps, renforcée par la proximité immédiate de la mer Égée.

Sur le plan géologique, les sources de Kalithéa sont liées à l’activité tectonique de la région, située à la jonction de plusieurs plaques. Les eaux souterraines, chauffées et enrichies en sels minéraux au contact des roches profondes, remontent naturellement vers la surface. Cette dynamique rappelle que Rhodes est une île vivante, façonnée par des forces internes aussi puissantes que les événements historiques qui l’ont traversée.

Kalithéa est aussi un lieu de mémoire culturelle. Abandonné après la Seconde Guerre mondiale, le complexe fut restauré à partir des années 2000, révélant peu à peu son raffinement originel. Il est aujourd’hui utilisé pour des expositions, des événements culturels et des tournages cinématographiques, prolongeant sa vocation de lieu de rencontre et de bien-être. En nous installant face à la mer, nous comprenons pourquoi ce site a traversé les siècles : ici, le soin du corps s’inscrit naturellement dans un dialogue apaisé avec la lumière, la pierre et l’eau.

#Kalithea #SourcesThermales

Le monastère de Filerimos : un promontoire sacré entre géologie, foi et paysage

Dominant la côte nord-ouest de Rhodes, sur la colline de Filerimos près d’Ialyssos, le monastère éponyme occupe un éperon calcaire stratégique, modelé par l’érosion et les mouvements tectoniques qui ont façonné l’île.

Ce relief modéré, culminant à un peu plus de 260 mètres d’altitude, offre un point de vue exceptionnel sur la mer Égée, la plaine littorale et, par temps clair, jusqu’aux côtes d’Asie Mineure.

Le site est occupé depuis l’Antiquité : il abritait l’acropole de l’ancienne cité d’Ialyssos, l’une des trois grandes cités doriennes de Rhodes avec Lindos et Camiros.

Les vestiges antiques — fondations, blocs taillés, traces de sanctuaires dédiés à Zeus Polieus et à Athéna — témoignent d’une continuité cultuelle remarquable, où les lieux de pouvoir politique et religieux se superposent.

#Filerimos #Rhodes #GéographieSacrée #PaysageMéditerranéen #OrdreDeSaintJean #HistoireAntique #Monastères

Le Waterpark de Rhodes

Le Waterpark de Rhodes, installé à Faliraki, est considéré comme le plus grand parc aquatique de Grèce et l’un des plus vastes d’Europe. C’est un lieu pensé pour tous les publics, où l’on passe sans effort d’une rivière lente à des toboggans vertigineux, d’une piscine à vagues à des espaces réservés aux enfants. Les familles trouvent des bassins peu profonds et des jeux interactifs, tandis que les amateurs de sensations fortes se lancent dans les descentes du Kamikaze ou du Free Fall. La journée se déroule au rythme des glissades, des baignades et des pauses sur les transats, avec la mer Égée en toile de fond.

Les tarifs restent accessibles : environ trente euros pour les adultes, une vingtaine pour les enfants, et la gratuité pour les plus petits. Le billet inclut l’accès à toutes les attractions, les transats, les parasols, les bouées et le parking. Le parc ouvre généralement de 10h à 18h, avec une extension jusqu’à 19h en plein été. Il est conseillé d’arriver tôt pour profiter des grands toboggans sans file d’attente, et des navettes gratuites relient le site à Rhodes Town et à plusieurs points de l’île.

Le Waterpark est ainsi une parenthèse rafraîchissante au cœur des vacances rhodiennes, un mélange de détente et d’adrénaline où chacun trouve son rythme, entre éclats de rire, éclaboussures et moments de repos au soleil.

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Afantou Bay et Kolimbia  

Sur la côte orientale de Rhodes, entre Faliraki et Lindos, Afantou Bay et Kolimbia dessinent un long arc littoral ouvert sur la mer Égée. Moins spectaculaires que certaines criques encaissées de l’île, ces sites offrent néanmoins une lecture particulièrement claire de la dynamique côtière, de la géologie sédimentaire et de l’occupation humaine progressive des rivages rhodiens.

Afantou Bay s’étend au pied de reliefs calcaires modérés issus des formations mésozoïques qui constituent l’ossature de Rhodes. Ici, la côte est ouverte et rectiligne, exposée aux vents dominants du nord et du nord-ouest (meltem), ce qui explique la nature du rivage : une plage de galets et de graviers calcaires, parfois mêlés de sable grossier.

Cette granulométrie résulte de l’érosion mécanique des falaises et des apports fluviaux intermittents provenant des petits oueds saisonniers. Contrairement aux plages sableuses des baies fermées, Afantou illustre un littoral à forte énergie, où les vagues empêchent l’accumulation de sédiments fins.

Kolimbia, située un peu plus au sud, marque une transition géographique : la côte s’y fragmente en petites anses et plateformes rocheuses, alternant avec des plages partiellement aménagées. Cette diversité morphologique favorise une mosaïque d’habitats marins et côtiers.

Les arrière-plages d’Afantou et de Kolimbia sont bordées par une végétation méditerranéenne typique : garrigue à lentisque, phrygana, cistes et genévriers, ponctuée de pins d’Alep dans les zones légèrement surélevées. Ces milieux secs sont adaptés à la salinité, au vent et à la rareté de l’eau, illustrant les stratégies de résistance du vivant en contexte insulaire.

Sous la surface, les fonds marins présentent une alternance de substrats rocheux et de prairies de Posidonia oceanica, plante marine endémique de Méditerranée et indicateur majeur de la qualité écologique des eaux. Ces herbiers jouent un rôle fondamental dans la stabilisation des fonds, l’oxygénation de l’eau et l’accueil de nombreuses espèces de poissons et d’invertébrés.

Les zones rocheuses peu profondes autour de Kolimbia sont particulièrement propices à l’observation de la faune marine : sars, oblades, girelles et oursins y trouvent refuge.

Le village d’Afantou, légèrement en retrait du rivage, est l’un des plus anciens établissements de l’île. Son implantation à distance de la mer répond à des logiques historiques de protection contre les raids pirates et les tempêtes. La baie, quant à elle, fut longtemps utilisée comme zone de pêche et de mouillage temporaire plutôt que comme port structuré.

Kolimbia, en revanche, constitue un développement plus récent, amorcé au XXᵉ siècle, avec une vocation touristique assumée. La large avenue bordée d’eucalyptus qui mène à la mer constitue une signature paysagère forte, contrastant avec la garrigue environnante. Malgré l’urbanisation, le site conserve une lecture claire de la structure géographique originelle.

Depuis le rivage, Afantou Bay offre une vue panoramique ouverte, où le regard glisse le long de la courbe littorale jusqu’aux reliefs de la côte est. L’absence de falaises abruptes crée un sentiment d’espace et de continuité, renforcé par la luminosité intense de l’Égée.

À Kolimbia, le paysage devient plus découpé : petites collines calcaires, promontoires rocheux et plages alternent, créant des perspectives variées. Les contrastes entre le bleu profond de la mer, les tons clairs des galets et le vert sombre des pins soulignent la diversité chromatique propre aux paysages côtiers rhodiens.

Afantou Bay et Kolimbia ne sont pas des sites spectaculaires au sens monumental, mais ils constituent des laboratoires naturels à ciel ouvert, où se lisent clairement les relations entre géologie, climat, mer et activités humaines. Ils rappellent que Rhodes est aussi une île de longues plages battues par le vent, de paysages ouverts et de milieux fragiles, où l’équilibre entre développement touristique et préservation écologique demeure un enjeu majeur.

#AfantouBay #Kolimbia #Rhodes #GéographieCôtière #Posidonia #PaysagesMéditerranéens #GéologieLittorale

Eglise Saint-Nicolas Foundoukli

Au cœur des collines verdoyantes de Rhodes, loin des plages et des fortifications médiévales, se cache une petite église en pierre, entourée de cyprès et de pins. On y accède par une route sinueuse qui traverse les forêts du mont Profitis Ilias, et l’arrivée sur place évoque une halte monastique oubliée. L’église de Saint-Nicolas Foundoukli, construite au XVe siècle, est un exemple rare d’architecture byzantine rurale encore intacte.

Son plan est simple, presque modeste : une nef unique surmontée d’une coupole, des murs épais en pierre locale, un clocher discret, et une porte en bois qui grince doucement sous la main. Mais une fois à l’intérieur, le regard est happé par les fresques murales qui recouvrent la coupole et les parois. Malgré les siècles, elles conservent une puissance expressive étonnante : le Christ Pantocrator domine la voûte, entouré d’anges et de saints, tandis que les murs racontent des scènes bibliques dans un style naïf mais vibrant.

Les couleurs, bien que patinées par le temps, révèlent encore des rouges profonds, des ocres et des verts sombres. Les visages sont stylisés, les gestes solennels, et l’ensemble dégage une impression de recueillement silencieux. Sous la lumière naturelle qui filtre par les petites fenêtres, les fresques semblent respirer, comme si elles continuaient à veiller sur les visiteurs.

À l’extérieur, un petit parvis en pierre accueille les marcheurs, les curieux et les pèlerins. L’endroit est calme, presque immobile, et les seuls sons sont ceux du vent dans les pins et du chant des oiseaux. C’est un lieu qui invite à la pause, à la contemplation, et à une forme de dialogue intime avec l’histoire.

L’église de Saint-Nicolas Foundoukli est aussi liée à une légende locale : elle aurait été construite par une famille noble en mémoire de leurs enfants disparus, ce qui expliquerait la présence de portraits inhabituels dans les fresques. Ce détail ajoute une dimension humaine et poignante à la visite, renforçant le lien entre spiritualité et mémoire.

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FAUNE ET FLORE

Callimorpha quadripunctaria (souvent appelée écaille chinée),

crabe d’eau douce de Rhodes (Potamon rhodium)

VIDEOS 

RUSHS ET SHORTS

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Mezze en vieille ville : un festin chez Vasilis

Déjeuner à Rhodes, dans le dédale minéral de la vieille ville, chez Vasilis, c’est accepter de ralentir. À peine franchi le seuil, le tumulte des ruelles pavées s’estompe. Nous nous installons dans une cour intérieure, protégée par les remparts médiévaux, où la lumière se filtre à travers les feuillages et se pose doucement sur les nappes à carreaux. Le lieu respire la simplicité et l’authenticité, comme une maison ouverte aux voyageurs de passage.

Le plateau de mezze arrive sans hâte, posé au centre de la table comme une promesse de partage. Les plats se succèdent, se répondent, s’équilibrent. Les légumes farcis exhalent des parfums d’herbes et d’huile d’olive, leur chair fondante contrastant avec l’acidité légère de la tomate. Les viandes grillées, encore chaudes, dévoilent une cuisson maîtrisée, tendre et juteuse, marquée par la braise. À côté, un tzatziki frais et délicatement relevé apporte une respiration, un contrepoint vif qui nettoie le palais et appelle la bouchée suivante.

Au milieu de la table trône une petite marmite fumante, humble et intrigante. Elle concentre l’âme de la cuisine grecque : lente, généreuse, réconfortante. À chaque cuillerée, on devine les heures de mijotage, le savoir-faire transmis sans recette écrite, simplement par le geste et l’habitude. Le pain, tiède et moelleux, circule de main en main, servant à la fois d’accompagnement et de lien entre les plats, entre nous.

Les verres tintent doucement, le vin ou l’ouzo accompagne la conversation, et le temps s’étire sans contrainte. Autour de nous, les voix se mêlent au bruissement des feuilles, créant une atmosphère feutrée malgré l’épaisseur de l’histoire qui entoure ces murs. Ici, dans cette vieille ville classée, la cuisine ne se contente pas de nourrir : elle rassemble.

Chez Vasilis, on ne vient pas pour cocher une adresse, mais pour vivre un moment. Le déjeuner devient un espace de partage, un instant suspendu entre passé et présent. Lorsque nous quittons la table, repus et apaisés, ce n’est pas seulement le goût des mezze qui nous accompagne, mais la sensation d’avoir touché quelque chose d’essentiel : l’hospitalité grecque, simple et sincère, qui transforme un repas en souvenir durable.

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Island Rodi – dîner en musique au cœur de la vieille ville

Dans la vieille ville de Rhodes, les soirées prennent une saveur particulière au restaurant Island Rodi, une adresse qui conjugue convivialité, gastronomie et ambiance musicale. Niché dans une ruelle animée, ce lieu mêle le charme des vieilles pierres à une atmosphère chaleureuse : tables dressées sous les voûtes ou en terrasse, éclairage tamisé, décor simple mais accueillant. Dès l’entrée, on est saisi par l’énergie des chanteurs qui accompagnent le repas, transformant le dîner en véritable spectacle vivant.

À table, les assiettes racontent la Méditerranée. La poche de calamar farci, tendre et parfumée, évoque la mer toute proche ; les penne au pesto, fraîches et aromatiques, apportent une touche italienne familière ; les brochettes d’agneau, servies avec un tzatziki crémeux, célèbrent la générosité de la cuisine grecque. Chaque plat est servi avec simplicité mais soin, dans une ambiance où la musique et les saveurs se répondent.

Le restaurant attire autant les voyageurs curieux que les habitués locaux, séduits par cette combinaison rare : un lieu où l’on dîne, où l’on chante, où l’on partage. Entre les notes qui s’élèvent et les conversations qui s’entrecroisent, la soirée devient une expérience complète, un moment où Rhodes se raconte à la fois par ses mets et par ses mélodies.

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Elia Olive – dîner au rythme du soleil et des cordes

Dans la nouvelle ville de Rhodes, notre soirée au restaurant Elia Olive s’est transformée en véritable tableau méditerranéen. Installés sur la place, nous avons savouré notre repas tandis que le coucher de soleil enveloppait les façades d’une lumière dorée, adoucissant l’atmosphère et ralentissant le temps. La terrasse, élégante et conviviale, offrait un cadre idéal pour profiter de ce moment suspendu.

En arrière-plan, les notes d’une guitare accompagnaient doucement le dîner, créant une ambiance intime et chaleureuse. Chaque accord semblait dialoguer avec les saveurs de la table : plats grecs revisités, produits locaux sublimés, assiettes généreuses qui racontaient l’île à travers ses parfums et ses textures. Entre musique et gastronomie, la soirée devenait une expérience complète, où l’on goûtait autant la cuisine que l’instant lui-même.

Ce dîner à Elia Olive n’était pas seulement un repas, mais une immersion dans l’art de vivre rhodien : partager, écouter, contempler. La place s’animait autour de nous, mais nous restions absorbés par ce mélange rare de convivialité, de saveurs et de mélodies.

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Déjeuner face aux ruines : saveurs grecques à Ancient Kamiros

À l’heure du déjeuner, nous faisons halte à proximité d’Ancient Kamiros, l’un des sites antiques les plus émouvants de Rhodes. Sous le soleil déjà haut, les terrasses discrètes qui bordent la route offrent une parenthèse bienvenue, à l’ombre de quelques arbres et avec, en toile de fond, la mer Égée qui scintille au loin. Après la visite des ruines, la faim se fait plus précise, presque impatiente, et l’appel des cuisines se mêle encore à celui des pierres antiques.

L’assiette arrive et ancre immédiatement le moment. Les gambas en sauce, nappées d’un jus rouge profond, mêlant tomate, ail et herbes, dégagent un parfum chaud et marin. La chair est ferme, parfaitement cuite, imprégnée de cette sauce que l’on ne peut s’empêcher de saucer jusqu’à la dernière goutte. Le pain pita, encore tiède, devient indispensable : on le trempe, on le replie, on partage, comme le veut la tradition grecque.

À côté, la daurade grillée est présentée entière, simplement marquée par les flammes. La peau est croustillante, légèrement salée, tandis que la chair se détache en larges pétales nacrés. Un filet de citron suffit à révéler toute sa fraîcheur. Rien de superflu : le goût pur du poisson, la maîtrise du grill, et cette sensation d’évidence propre aux bonnes tables grecques.

Le repas s’étire doucement. Le temps semble suspendu entre les vestiges de Kamiros, témoins silencieux de l’Antiquité dorienne, et cette cuisine intemporelle qui, elle aussi, traverse les siècles sans perdre son âme. Autour de la table, les conversations se calment, le regard se perd vers l’horizon, et l’on mesure combien cette pause est plus qu’un simple déjeuner : c’est une respiration, un ancrage, un instant de Rhodes vécu pleinement, entre histoire millénaire et saveurs marines.

Dîner iodé à Kamiros Skala – chez Althemenis, la mer dans l’assiette

PLATEAU MIXTE – chez Althemenis Kamiros Skala

Pour le dîner, nous retournons à Kamiros Skala, petit port tranquille de la côte ouest de Rhodes, où les barques somnolent et les filets sèchent au soleil. L’ambiance y est simple, presque hors du temps, et c’est là, au bord du quai, que se trouve Althemenis Fish Taverna, une adresse sans prétention mais pleine de caractère. On y est accueilli comme chez des amis : nappes à carreaux bleu et blanc, terrasse ouverte sur les flots, quelques chats en maraude, et l’odeur du grill qui flotte dans l’air. Le cadre est rustique, le service direct, et l’atmosphère délicieusement locale.

Ce soir-là, nous commandons le fameux mixed fish platter, un plateau généreux qui célèbre la pêche du jour. Il arrive fumant, posé sur un grand plat métallique, débordant de poissons grillés à la peau croustillante, de crevettes juteuses, de moules ouvertes à la vapeur, de calamars frits dorés à souhait, et de pommes de terre bouillies nappées d’huile d’olive. Chaque bouchée raconte la mer toute proche, sans artifice ni détour. C’est une cuisine franche, familiale, où la fraîcheur des produits fait tout le travail. Le vin blanc local accompagne le repas avec légèreté, et l’on savoure autant les saveurs que le moment.

Autour de nous, le port s’endort doucement. Les conversations s’étirent, les enfants jouent entre les tables, et la lumière décline sur les coques colorées. Le dîner devient un instant suspendu, une immersion dans le quotidien rhodien, où le goût de la mer se mêle à celui du partage. Chez Althemenis, on ne vient pas pour être impressionné, mais pour être rassasié, accueilli, et pour repartir avec le souvenir d’un repas simple et vrai, au rythme des vagues.

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LES LOGEMENTS 

Marietta Hotel & Apartments Pastida

Le Marietta Hotel & Apartments à Pastida est un petit établissement familial au cœur de Rhodes, apprécié pour son atmosphère conviviale, son rapport qualité-prix et sa proximité avec les sites culturels de l’île.

Situé dans le village de Pastida, à quelques kilomètres de l’aéroport et non loin de la ville de Rhodes, le Marietta Hotel & Apartments est tenu depuis plus de vingt ans par la famille Michalakis, qui accueille les voyageurs avec chaleur et simplicité. Classé parmi les meilleurs hébergements de la région, il se distingue par son ambiance calme et son style authentique, loin des grands complexes touristiques

L’hôtel propose des chambres et appartements équipés : climatisation, kitchenette, réfrigérateur, literie confortable. Les espaces sont pensés pour les familles comme pour les couples en quête de tranquillité. La propreté et la convivialité sont régulièrement saluées par les visiteurs.

Le Marietta dispose d’une piscine extérieure entourée de transats, idéale pour se détendre après une journée de visites. Un bar et un salon complètent l’offre, permettant de partager un verre ou un repas dans une atmosphère décontractée. Le restaurant sur place propose une cuisine grecque simple et généreuse, avec des spécialités locales comme les gyros ou les plats mijotés.

Au fil des années, le Marietta est devenu un secret bien gardé de Rhodes : de nombreux voyageurs y reviennent régulièrement, séduits par l’accueil familial et la simplicité des lieux. L’hôtel incarne une certaine idée du voyage : celle où l’on se sent « chez soi », tout en découvrant une île riche en histoire et en paysages.

Le Marietta Hotel & Apartments est une adresse idéale pour ceux qui recherchent une expérience authentique à Rhodes : un cadre familial, une atmosphère paisible, et une situation parfaite pour explorer l’île sans se ruiner. Plus qu’un hôtel, c’est une porte d’entrée vers la vie locale de Pastida, entre convivialité et découverte culturelle.

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LES LIENS VERS LES PHOTOS  

Marietta Hotel & Apartments Pastida

Le port de Rhodes, entre mythe, puissance maritime et vie contemporaine

La vieille ville de Rhodes…

Island Rodi – dîner en musique au cœur de la vieille ville

Kalithéa, là où l’eau soigne la pierre et le corps

Elia Olive – dîner au rythme du soleil et des cordes

Lindos, entre criques turquoise et mémoire antique

L’Acropole de Lindos : un sommet chargé d’histoire et de mythes

Saint Paul’s Bay – Le joyau caché de Lindos

Déjeuner face aux ruines : saveurs grecques à Ancient Kamiros

Vallée des Papillons (Petaloudes) Rhodes Grece

Dîner iodé à Kamiros Skala – chez Althemenis, la mer dans l’assiette

Filerimos – la colline où les paons font la loi

Le Waterpark de Rhodes

Afantou Bay et Kolimbia

Eglise Saint-Nicolas Foundoukli

LES LIENS