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Salvador de Bahia, carrefour des mémoires et des rythmes Brésil

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Cap sur Salvador de Bahia — dernière étape brésilienne

Nous quittons Barreirinhas au petit matin, le cœur encore plein de dunes et de lagunes, pour rejoindre Salvador de Bahia — dernière escale d’un itinéraire qui mêle désert d’eau et culture vibrante. Après la lenteur du Rio Preguiças et la douceur des hamacs, Salvador nous accueille avec ses façades coloniales colorées, ses ruelles du Pelourinho, ses rythmes de samba et d’axé, et une cuisine où les saveurs africaines et brésiliennes se répondent dans chaque assiette. Prévoyez un temps pour flâner dans les marchés, écouter de la musique live, goûter l’acarajé et vous perdre dans les panoramas sur la baie de Todos os Santos — ici, l’énergie urbaine contraste délicieusement avec la quiétude des Lençóis. Embarquez vos souvenirs, laissez la poussière des dunes derrière vous et préparez‑vous à finir le voyage en beauté, entre histoire, gastronomie et fêtes au coucher du soleil.

Rua Direita de Santo Antônio — Aux portes bohèmes de Salvador

Dès notre arrivée à Salvador de Bahia, nous reprenons naturellement le fil de la ville par son épaisseur la plus ancienne. Nos pas nous mènent vers la Rua Direita de Santo Antônio, artère fondatrice du quartier de Santo Antônio Além do Carmo, dont le nom porte déjà la mémoire d’une frontière urbaine aujourd’hui effacée. Ici, Salvador ne s’offre pas dans l’éclat monumental du Pelourinho, mais dans une continuité plus intime, plus résidentielle, où l’histoire se lit à hauteur d’homme, dans l’alignement régulier des façades et la patine des murs.

Cette rue figure parmi les plus anciennes de la ville haute. À l’époque coloniale, elle s’étirait au-delà de la porte fortifiée du Carmo, marquant la limite orientale du noyau urbain protégé. Sortir « além do Carmo » signifiait quitter l’espace directement défendu de la cité pour pénétrer une zone plus ouverte, réservée à l’habitat des élites coloniales, loin du tumulte administratif et portuaire. Cette situation périphérique, paradoxalement prestigieuse, a façonné l’identité résidentielle et élégante du quartier dès le XVIIᵉ siècle.

 

L’architecture de la Rua Direita de Santo Antônio impose immédiatement un rythme visuel très lisible. Les maisons, étroites et alignées sans interruption, suivent le modèle lusitanien adapté au contexte tropical : rez-de-chaussée fonctionnel, étage noble, parfois surmonté d’un grenier discret. Les façades, peintes de tons pastel — bleu céladon, rose fané, ocre chaud, jaune lumineux — forment une palette continue, accentuée par les encadrements blancs des ouvertures. Les balcons en fer forgé, finement travaillés, témoignent d’un savoir-faire importé du Portugal mais enrichi localement, servant à la fois d’ornement, de ventilation et d’interface sociale entre l’espace privé et la rue.

Au fil de la promenade, nous percevons la dimension spirituelle profondément ancrée dans ce quartier. Placé sous la protection de Saint Antoine, figure majeure de la dévotion populaire bahianaise, Santo Antônio Além do Carmo conserve un lien fort avec les pratiques religieuses, mêlant catholicisme hérité de la colonisation et croyances syncrétiques propres à Salvador. Saint Antoine, invoqué pour retrouver les objets perdus et favoriser les unions, incarne ici une présence tutélaire, presque domestique, en résonance avec le caractère résidentiel de la rue.

L’histoire du lieu se devine également dans son toponyme. La porte du Carmo, aujourd’hui disparue, constituait autrefois un élément stratégique du système défensif de Salvador. Elle contrôlait l’accès à la ville haute et protégeait le cœur politique et religieux contre les attaques maritimes et terrestres. Lorsque la ville s’est étendue, la fonction militaire a disparu, mais la frontière symbolique est restée inscrite dans le nom du quartier, rappelant que cette rue fut longtemps un seuil, un espace de transition entre le dedans et le dehors.

Aujourd’hui, la Rua Direita de Santo Antônio conserve cette identité liminaire, devenue bohème. Anciennes demeures aristocratiques reconverties en ateliers, cafés ou maisons d’hôtes, circulation apaisée, vie de quartier encore très présente : la rue incarne une Salvador plus confidentielle, où l’histoire coloniale, l’architecture urbaine et les usages contemporains se superposent sans s’effacer. En la parcourant, nous entrons dans la ville par une porte invisible, mais toujours chargée de mémoire.

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Convento et Igreja da Ordem Terceira do Carmo — Puissance spirituelle et pierre baroque

Nous poursuivons notre visite en descendant tranquillement la rue, laissant derrière nous l’atmosphère bohème de Santo Antônio Além do Carmo pour approcher une présence monumentale qui domine la colline. Peu à peu, le Convento et l’Igreja da Ordem Terceira do Carmo s’imposent dans le paysage urbain, non pas comme un simple édifice religieux, mais comme un véritable marqueur de pouvoir, de foi et d’histoire coloniale. Ici, la topographie de Salvador se met au service du sacré : le complexe surplombe la ville basse et affirme, par sa position même, l’autorité spirituelle et sociale de l’Ordre du Carmel.

L’ensemble architectural témoigne d’une stratification stylistique typique des grands établissements religieux brésiliens. La façade de l’église, richement ornée, s’inscrit pleinement dans le baroque bahianais, avec ses volumes puissants, son décor sculpté et son jeu d’ombres accentué par la lumière tropicale. Rien n’y est laissé au hasard : chaque détail vise à susciter l’émotion, à impressionner le fidèle, à traduire dans la pierre la grandeur divine. En contraste, le couvent déploie une organisation plus sobre mais tout aussi imposante. Son cloître, l’un des plus vastes du Brésil, révèle une architecture pensée pour la vie communautaire, la méditation et la discipline, tout en offrant une respiration monumentale au cœur de la ville.

En parcourant les espaces du couvent, dont une partie a aujourd’hui été reconvertie en hôtel de luxe, nous percevons clairement cette continuité entre passé et présent. Les galeries, les cours intérieures et les volumes anciens ont conservé leur solennité, rappelant que ces murs furent longtemps le centre d’un ordre religieux parmi les plus influents de la colonie. L’Ordre du Carmel ne se limitait pas à une mission spirituelle : il détenait terres, richesses et réseaux de pouvoir, jouant un rôle majeur dans l’organisation sociale et économique de Salvador à l’époque coloniale.

À l’intérieur de l’église, la dimension symbolique atteint son apogée avec la statue du Cristo na Coluna, le Christ aux liens. Cette figure, profondément vénérée, frappe autant par son intensité expressive que par la légende qui l’entoure. Le corps du Christ, marqué par la souffrance, est parsemé de milliers de rubis incrustés, censés figurer les gouttes de sang coulant lors de la flagellation. La tradition orale raconte qu’un esclave aurait sculpté cette œuvre exceptionnelle dans l’espoir de racheter sa liberté, inscrivant ainsi dans le bois et la pierre une histoire de douleur, de foi et d’émancipation rêvée.

Face à cette statue, nous ressentons toute la complexité de l’héritage bahianais. Le baroque n’est pas seulement un style artistique ; il devient ici un langage chargé de tensions, où la splendeur religieuse côtoie la mémoire de l’esclavage et des hiérarchies coloniales. Le Convento et l’Igreja do Carmo ne se contentent pas de dominer la colline : ils dominent aussi le récit historique, rappelant combien la foi, l’art et le pouvoir furent étroitement liés dans la construction de Salvador.

En quittant les lieux, nous emportons avec nous cette impression de densité historique, comme si chaque pierre conservait l’écho des prières, des silences et des vies qui s’y sont croisées pendant des siècles.

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Igreja do Santíssimo Sacramento do Passo — Le seuil sacré de la Ladeira do Carmo

Nous poursuivons notre découverte du cœur historique de Salvador en nous engageant sur la Ladeira do Carmo, cette pente ancienne qui relie la ville haute à ses niveaux inférieurs. Le relief se fait plus sensible sous nos pas, et l’espace urbain change de rythme. C’est là, adossée à la déclivité, que se dresse l’Igreja do Santíssimo Sacramento do Passo, comme un point d’ancrage spirituel posé entre ciel et ville, à la fois lieu de passage et de rassemblement.

L’église s’impose d’abord par son immense escalier de pierre, composé de soixante-dix marches régulières, qui structure tout le rapport au bâtiment. Cette montée n’est pas seulement fonctionnelle : elle prépare le corps et l’esprit. À Salvador, où la topographie conditionne l’urbanisme, l’escalier devient un véritable dispositif architectural et symbolique, transformant la pente naturelle en parcours rituel. Depuis les marches, le regard embrasse la Ladeira, et l’église apparaît comme une pause solennelle dans le flux descendant vers le centre.

Architecturalement, le contraste est frappant avec les fastes baroques des édifices voisins. L’intérieur de l’Igreja do Passo adopte un langage néoclassique plus dépouillé, où les lignes sont claires, les volumes équilibrés, et la décoration volontairement contenue. Cette sobriété renforce la fonction liturgique du lieu, recentrée sur l’essentiel : le Saint-Sacrement. La lumière, filtrée avec mesure, accentue cette atmosphère de recueillement, loin de la surcharge décorative caractéristique de nombreuses églises coloniales de Bahia.

La dédicace au Santíssimo Sacramento confère à l’église un rôle central dans la vie religieuse de Salvador.

Nous comprenons rapidement que ce n’est pas seulement un édifice que l’on visite, mais un point nodal du calendrier liturgique.

Les processions y font halte ou s’y organisent, et l’escalier devient alors une scène à part entière, investie par les fidèles, les confréries et les symboles, transformant l’espace urbain en prolongement du sacré.

Ce lieu porte également une mémoire plus contemporaine, inscrite dans l’histoire culturelle du Brésil.

L’escalier de l’Igreja do Passo est entré dans l’imaginaire collectif grâce au film O Pagador de Promessas, tourné ici au début des années 1960. Cette œuvre, profondément ancrée dans les réalités sociales et religieuses du pays, a marqué l’histoire du cinéma en devenant le seul film brésilien à remporter la Palme d’Or au Festival de Cannes en 1962. En gravissant ou en descendant ces marches, nous marchons aussi dans les traces d’un récit cinématographique qui a donné à Salvador une visibilité mondiale.

Ainsi, l’Igreja do Santíssimo Sacramento do Passo se révèle comme un seuil, au sens plein du terme : seuil topographique entre les niveaux de la ville, seuil spirituel dans les parcours religieux, et seuil symbolique entre patrimoine local et reconnaissance internationale. Un lieu où se croisent foi, architecture, cinéma et mémoire collective, au cœur même de la pente qui relie Salvador à elle-même.

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Ladeira do Carmo — La pente fondatrice de Salvador

Nous nous engageons sur la Ladeira do Carmo comme on suit une ligne de force de Salvador. Cette rue en pente n’est pas un simple axe de circulation : elle est une articulation urbaine majeure, un trait d’union historique et topographique entre la ville haute et les niveaux inférieurs. Sous nos pas, la déclivité se fait sentir, rappelant que Salvador s’est construite en dialogue constant avec son relief, transformant la contrainte géographique en structure urbaine.

La Ladeira do Carmo est l’une des voies les plus anciennes de la cité. Dès la période coloniale, elle constituait un passage stratégique reliant le cœur administratif et religieux de la ville haute aux zones portuaires et commerciales. Cette fonction de liaison a façonné son identité : une rue de transit, mais aussi de seuil, où se croisent habitants, religieux, marchands et pèlerins. Aujourd’hui encore, la pente conserve cette vocation, guidant naturellement le mouvement des corps et des regards.

Architecturalement, la rue déroule un alignement de maisons coloniales aux façades continues, étroites et verticales, adaptées à la topographie. Les volumes s’ajustent à la pente, les niveaux se décalent, et les ouvertures semblent parfois suspendues au-dessus du vide. Les murs colorés, patinés par le temps et l’humidité, portent les traces de transformations successives, révélant une architecture vécue, remodelée, jamais figée. Ici, l’urbanisme n’impose pas une symétrie rigide, mais épouse la courbe du terrain et la logique du passage.

La présence religieuse structure profondément la Ladeira do Carmo. Dominée par le vaste ensemble du Carmo, elle est jalonnée d’édifices et de symboles spirituels qui rappellent le rôle central des ordres religieux dans la formation de Salvador. La pente devient alors un espace rituel, investi lors des processions, où la marche acquiert une dimension sacrée. Descendre ou remonter la Ladeira, c’est rejouer un geste ancien, répété depuis des siècles, reliant lieux de culte, quartiers et communautés.

Mais la Ladeira do Carmo n’est pas figée dans le passé. Elle porte aussi une mémoire culturelle contemporaine, nourrie par le cinéma, la littérature et la vie quotidienne. Les marches, les trottoirs irréguliers, les perspectives ouvertes sur la ville basse ont servi de décor à des récits qui ont projeté Salvador au-delà de ses frontières. En avançant, nous percevons cette superposition de temporalités : le temps colonial, le temps des rituels, et le temps présent, celui des habitants et des visiteurs.

La Ladeira do Carmo se révèle ainsi comme un paysage urbain à part entière, où géographie, histoire et usages s’entrelacent. Plus qu’une rue, elle est une expérience de la ville en mouvement, une pente qui raconte Salvador par l’effort de la marche, la densité de la pierre et la continuité des vies qui l’ont parcourue.

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Ribeira dos Santos et Centro Espiritualista Conceição — Le seuil du sacré métissé

En poursuivant notre descente vers le Largo do Pelourinho, nous traversons la Ribeira dos Santos, un espace de transition où la ville semble changer de registre. L’atmosphère se densifie, les couleurs se multiplient, et les vitrines débordent d’objets chargés de symboles. Ici, l’artisanat religieux ne relève pas du folklore : il s’inscrit dans le quotidien, dans la continuité des gestes et des croyances. Santons catholiques, statuettes d’Orishas, colliers rituels, bougies et poudres sacrées cohabitent sans hiérarchie apparente, révélant une spiritualité vécue, incarnée, profondément ancrée dans la rue.

La Ribeira dos Santos apparaît alors comme un véritable laboratoire du syncrétisme bahianais. Nous percevons comment, au fil des siècles, les traditions africaines apportées par les populations réduites en esclavage ont dialogué, résisté et se sont transformées au contact du catholicisme imposé par la colonisation. À Salvador, cette rencontre ne s’est pas faite par effacement, mais par superposition. Les figures chrétiennes et les divinités africaines se répondent, se confondent parfois, dans un langage symbolique commun où chaque croyant trouve ses propres correspondances.

Au cœur de cet espace spirituel se dresse le Centro Espiritualista Conceição, discret mais essentiel.

Ce lieu témoigne de la présence du spiritisme kardéciste, introduit au Brésil au XIXᵉ siècle et largement adopté à Bahia. Ici, la doctrine d’Allan Kardec, fondée sur la communication avec les esprits et la progression morale de l’âme, s’entrelace avec des pratiques héritées des religions afro-brésiliennes. Cette cohabitation n’est pas théorique : elle se vit dans les consultations, les rituels et les gestes de soin spirituel.

Nous comprenons rapidement que l’on ne vient pas seulement observer, mais chercher. Protection, apaisement, rééquilibrage : la fameuse limpeza, ce nettoyage spirituel destiné à dissiper les énergies négatives, fait partie des pratiques les plus courantes. Ces rituels, souvent simples en apparence, s’inscrivent dans une conception du monde où le corps, l’esprit et l’environnement sont indissociables. La spiritualité déborde ainsi des lieux clos pour imprégner l’espace urbain tout entier.

En traversant la Ribeira dos Santos, nous ressentons combien le sacré à Salvador est multiple, fluide, et profondément inclusif. Loin des oppositions rigides, ce quartier révèle une ville où les croyances s’additionnent plus qu’elles ne s’excluent, où la foi se décline au pluriel, dans une continuité héritée de l’histoire et toujours réinventée. C’est ici, à l’approche du Pelourinho, que Salvador donne peut-être l’une de ses expressions les plus justes : celle d’un territoire où le spirituel est partout, visible, vivant, et indissociable de l’identité bahianaise.

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Largo do Pelourinho — Le cœur des douleurs et de la joie

Nous débouchons sur le Largo do Pelourinho comme on entre dans un lieu chargé d’une densité presque palpable. La place s’ouvre devant nous dans sa forme triangulaire si reconnaissable, cœur battant de Salvador historique, espace à la fois lumineux et lourd de mémoire. Ici, la ville ne se contente pas de se montrer : elle se raconte, dans toute la complexité de son passé et de son présent.

Le nom même de Pelourinho agit comme un rappel brutal. Il signifie « pilori », et renvoie à une réalité historique douloureuse. C’est sur cette place, jusqu’au XIXᵉ siècle, que les esclaves étaient punis publiquement, exposés à la violence et à l’humiliation, sous le regard de la société coloniale.

En foulant les pavés, nous mesurons combien l’espace urbain peut être porteur de souffrance, mais aussi de mémoire. Le Pelourinho n’efface rien : il conserve les traces de l’oppression tout en les confrontant à la vitalité contemporaine de la ville.

L’architecture qui nous entoure est d’une cohérence et d’une richesse exceptionnelles. Les façades baroques coloniales, aux couleurs vives et contrastées, dessinent un ensemble unique au monde. Les maisons étroites, élevées sur plusieurs niveaux, épousent les pentes naturelles du terrain et créent un jeu permanent de perspectives. Les rues pavées de pierres polies, appelées « tête de nègre », accentuent la déclivité et rappellent, par leur nom même, l’histoire raciale et sociale profondément inscrite dans le sol de Salvador. Chaque détail architectural, du balcon en fer forgé aux encadrements de portes, participe à une mise en scène urbaine où la beauté formelle côtoie la gravité historique.

Pourtant, le Largo do Pelourinho n’est pas figé dans la douleur. Il est aussi un lieu de renaissance culturelle, de musique et de fierté afro-brésilienne. Cette tension entre passé et présent se manifeste avec force lorsque nous pensons à l’année 1996, lorsque Michael Jackson choisit cette place pour tourner le clip They Don’t Care About Us. Ce choix n’est pas anodin : en donnant une visibilité mondiale au Pelourinho, il met en lumière le groupe de percussions Olodum, profondément enraciné ici. Les rythmes puissants des tambours, porteurs de résistance et d’identité, résonnent encore dans l’imaginaire collectif et continuent d’animer la place au quotidien.

Aujourd’hui, le Largo do Pelourinho est un espace paradoxal, où la joie n’efface pas la souffrance mais lui répond. Les couleurs, la musique, les voix et les pas des visiteurs se superposent aux silences du passé. En nous tenant au centre de la place, nous comprenons que le Pelourinho est bien plus qu’un décor emblématique : c’est un lieu de confrontation, de mémoire et de transformation, où Salvador affirme son histoire tout en la réinventant.

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Largo do Cruzeiro — Le belvédère symbolique du Pelourinho

Nous avançons jusqu’au Largo do Cruzeiro comme on atteint un point d’équilibre dans le cœur historique de Salvador. Plus discret que le Largo do Pelourinho, ce petit espace ouvert n’en est pas moins essentiel. Il agit comme une respiration urbaine, un lieu de pause et de transition, où la ville semble suspendue entre mémoire religieuse, vie quotidienne et contemplation.

Le nom du lieu renvoie à la croix — le cruzeiro — symbole central du christianisme, longtemps érigée sur les places et aux carrefours comme repère spirituel et protecteur. Ici, cette dimension religieuse s’inscrit naturellement dans le tissu du Pelourinho, rappelant le rôle structurant de la foi catholique dans l’organisation de la ville coloniale. Le Largo do Cruzeiro marque ainsi un seuil symbolique, un espace où le sacré se manifeste sans monumentalité excessive, par la simple présence d’un signe.

Architecturalement, la place est encadrée par les façades colorées et verticales typiques du centre historique. Les maisons, étroites et alignées, prolongent l’esthétique baroque coloniale du Pelourinho, tandis que le sol pavé suit les irrégularités du relief. La topographie reste lisible : nous sommes toujours sur une ligne de crête et de pente, et le Largo du Cruzeiro se vit autant comme un point de passage que comme un lieu d’arrêt. De là, les perspectives s’ouvrent vers les ruelles adjacentes, révélant la complexité du tissu urbain ancien.

Le Largo do Cruzeiro possède aussi une forte dimension sociale. C’est un espace où les habitants se croisent, discutent, observent le flux des visiteurs. La musique, parfois spontanée, s’y invite naturellement, rappelant que le Pelourinho est autant un lieu de vie qu’un site patrimonial. Ici, l’histoire ne se donne pas sous la forme d’un récit figé, mais à travers des usages quotidiens, des gestes simples, des présences.

En nous arrêtant quelques instants sur le Largo do Cruzeiro, nous ressentons cette continuité si particulière à Salvador : celle d’une ville où les symboles religieux, l’architecture coloniale et la vie contemporaine coexistent sans rupture. Moins spectaculaire que d’autres places voisines, le Largo do Cruzeiro n’en est pas moins un point d’ancrage précieux, un espace de liaison qui participe pleinement à l’identité profonde du Pelourinho.

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Église et Couvent de São Francisco — L’or, la foi et le paradoxe

Nous arrivons devant l’église et le couvent de São Francisco avec le sentiment d’approcher un sommet, presque un point d’orgue dans la découverte du cœur historique de Salvador. Dès le seuil franchi, toute notion de mesure semble disparaître. Souvent qualifiée d’« Église d’Or », elle ne vole pas son nom : elle s’impose comme le joyau absolu de la ville, un manifeste éclatant du baroque portugais transplanté sous les tropiques.

L’architecture intérieure nous submerge immédiatement. Les murs, les retables, les colonnes, les chapiteaux, les arcs : tout est recouvert de feuilles d’or, plus de huit cents kilos appliqués avec une minutie presque obsessionnelle. L’or ne sert pas seulement à décorer ; il capte la lumière, la diffuse, la multiplie, transformant l’espace en une vision presque irréelle. Les plafonds en trompe-l’œil achèvent de troubler les repères. Peints avec une maîtrise vertigineuse, ils ouvrent des ciels imaginaires au-dessus de nos têtes, où anges, nuées et architectures fictives prolongent l’église au-delà de ses limites matérielles.

Ce déploiement de richesse frappe d’autant plus qu’il émane d’un ordre religieux fondé sur l’idéal de pauvreté. Les Franciscains prônaient l’humilité, le dépouillement et la proximité avec les plus démunis. Et pourtant, ici, la foi s’exprime par l’excès, par la splendeur, par une profusion presque déroutante. Ce paradoxe n’est qu’apparent : dans le contexte colonial, l’opulence de l’église visait à glorifier Dieu, à impressionner les fidèles et à affirmer la puissance spirituelle de l’ordre dans une société profondément hiérarchisée. La richesse matérielle devenait un langage sacré, un outil de persuasion et d’émotion.

En pénétrant dans le cloître du couvent, le registre change, sans perdre en profondeur symbolique. Les galeries s’organisent autour d’un vaste espace central, décoré d’azulejos d’une finesse remarquable. Ces carreaux de faïence bleus et blancs racontent des scènes morales, des allégories, des récits édifiants destinés à instruire autant qu’à embellir. À mesure que nous les observons, une autre lecture se révèle, plus discrète, presque subversive. La tradition orale raconte que certains visages auraient été volontairement déformés par les esclaves chargés de la pose, comme un geste de protestation silencieuse, imperceptible au premier regard mais chargé de sens.

Cette légende, qu’elle soit avérée ou non, résonne profondément dans un lieu aussi emblématique. Elle rappelle que derrière l’or, derrière la splendeur baroque, se cache une histoire faite de domination, de travail forcé et de résistances muettes. L’église de São Francisco devient alors un espace de superposition extrême : celle d’une foi prêchant l’humilité, d’une architecture célébrant la richesse, et de mains anonymes qui ont laissé, peut-être, leur trace de révolte dans les détails.

En quittant São Francisco, nous emportons une impression durable. Plus qu’un monument, ce lieu est une expérience sensorielle et intellectuelle, où la beauté fascine autant qu’elle interroge. Ici, Salvador se révèle dans toute sa complexité : éclatante, contradictoire, profondément marquée par l’histoire, et capable de transformer l’or lui-même en miroir de ses tensions.

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Igreja da Ordem Terceira Secular de São Francisco — La pierre révélée

À peine sortis de l’opulence dorée de São Francisco, nous faisons quelques pas et changeons brusquement de registre. Juste à côté, l’Igreja da Ordem Terceira Secular de São Francisco s’impose sans éclat intérieur, mais avec une façade qui retient immédiatement le regard. Ici, ce n’est plus l’or qui parle, mais la pierre, travaillée avec une finesse presque inattendue dans le paysage architectural brésilien.

La façade est un cas unique au Brésil. Elle adopte le style plateresque, un langage décoratif issu de la Renaissance espagnole, dont le nom évoque le travail minutieux des orfèvres. La pierre est sculptée comme un métal précieux : colonnes torsadées, niches, volutes, motifs végétaux et figures symboliques s’enchevêtrent dans une composition dense et savamment équilibrée. Contrairement aux façades baroques plus massives et théâtrales de Salvador, celle-ci privilégie le détail, l’ornement ciselé, invitant à une lecture lente, presque tactile.

Cette singularité architecturale s’explique par le rôle même de l’Ordre tiers séculier. Composé de laïcs engagés dans la spiritualité franciscaine sans appartenir à la vie monastique, l’ordre se situait à la croisée du monde religieux et du monde civil. La façade devient alors une interface, une vitrine de piété et de statut social, affirmant une identité distincte, plus humaniste, héritée de la Renaissance ibérique.

L’histoire de cette église ajoute une couche supplémentaire de fascination. Pendant des décennies, voire des siècles, la façade sculptée est restée invisible, entièrement recouverte de plâtre. Ce masque architectural, volontaire ou pratique, a effacé la richesse de la pierre et banalisé l’édifice dans le paysage urbain. Ce n’est qu’au XXᵉ siècle, lors de travaux de restauration, que la surprise a été révélée : sous le revêtement, la façade plateresque est réapparue, intacte, comme un palimpseste architectural soudain remis au jour.

En la contemplant aujourd’hui, nous ne voyons pas seulement une prouesse esthétique, mais aussi une métaphore du centre historique de Salvador lui-même. Une ville faite de couches successives, où la beauté n’est pas toujours immédiatement visible, mais attend parfois d’être redécouverte. L’Igreja da Ordem Terceira Secular de São Francisco se lit ainsi comme un monument de la révélation, où la pierre, longtemps dissimulée, raconte à nouveau son histoire et affirme son caractère unique dans le patrimoine brésilien.

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Largo do Terreiro de Jesus — La place de convergence spirituelle et urbaine

Nous débouchons sur le Largo do Terreiro de Jesus, un espace ouvert qui s’impose comme l’un des points centraux du Salvador colonial et contemporain. Cette vaste esplanade agit à la fois comme un lieu de passage, un lieu de rassemblement et un observatoire naturel sur l’histoire religieuse de la ville. Ici, la topographie urbaine se déploie autour des principaux édifices sacrés, offrant une lecture claire de la façon dont la foi et le pouvoir ont façonné le centre historique.

La place est dominée par la Catedral Basílica, l’édifice jésuite majeur, et entourée par d’autres constructions importantes comme l’Igreja de São Pedro dos Clérigos et l’Igreja da Ordem Terceira de São Domingos de Osma. Cette concentration d’églises traduit un véritable cœur religieux, où le clergé régulier et séculier structurait la vie sociale et spirituelle. Chaque édifice dialogue avec l’espace : les perspectives, les escaliers, les pavés et la déclivité naturelle soulignent l’articulation entre architecture et topographie.

L’histoire de la place est profondément liée à l’éducation et à la formation religieuse. Le collège des Jésuites, aujourd’hui intégré à la cathédrale, et les confréries dominicaines ou cléricales, ont façonné le rôle du Terreiro de Jesus comme lieu de rassemblement, de prédication et de cérémonies. Les pierres et le sol pavé portent la mémoire des siècles : chaque pas résonne comme une empreinte de l’autorité coloniale, mais aussi comme l’écho des pratiques religieuses populaires qui s’y sont succédé.

Malgré la rigueur des façades et l’austérité maniériste de la cathédrale, la place vit au rythme des habitants et des traditions locales. Les cercles de capoeira, les musiques spontanées et les activités quotidiennes créent une tension harmonieuse entre la discipline architecturale et l’énergie culturelle afro-brésilienne. Le Terreiro de Jesus devient alors un lieu vivant, où le sacré et le profane coexistent, et où la mémoire religieuse dialogue avec la vitalité populaire.

Ainsi, cette esplanade n’est pas seulement un espace urbain : elle est un palimpseste historique, un théâtre où la spiritualité, l’urbanisme et la vie quotidienne s’entrelacent, révélant toute la complexité et la richesse du Salvador historique.

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Terreiro de Jesus — Où le pouvoir religieux rencontre le rythme de la vie

En avançant vers le Terreiro de Jesus, nous découvrons une vaste esplanade où l’histoire religieuse et l’urbanisme se superposent avec une clarté impressionnante. Ici, le centre spirituel de Salvador s’ouvre dans un espace presque solennel, dominé par des volumes monumentaux qui témoignent du rôle structurant de l’Église catholique dans la ville coloniale. L’ombre des façades impose le respect, mais la vie continue de battre au rythme des habitants et des visiteurs, créant un dialogue fascinant entre gravité et mouvement.

La Catedral Basílica, joyau central de la place, est entièrement construite en pierre de Lioz importée du Portugal, matériau noble qui affirme immédiatement l’autorité et la permanence du pouvoir jésuite. L’intérieur, d’un maniérisme rigoureux, contraste avec l’exubérance baroque que nous avons rencontrée ailleurs dans le centre historique. Les lignes droites, les proportions strictes et l’austérité calculée du décor servent un objectif clair : canaliser l’esprit du fidèle vers la contemplation et la discipline, une lecture presque architecturale de la foi.

À côté, l’église de São Pedro dos Clérigos complète l’ensemble, ajoutant une intensité verticale et un rythme architectural qui structure la place. Le Terreiro de Jesus, conçu à l’origine comme le lieu central du collège des Jésuites, était un espace de formation, de prédication et de contrôle spirituel, où l’ordre et l’instruction façonnaient à la fois la société et la ville. Chaque pierre semble raconter la puissance et la stratégie de l’Église, soulignant comment la religion s’inscrivait dans le tissu urbain et dans les hiérarchies coloniales.

Et pourtant, la rigidité des pierres et la discipline des façades ne parviennent jamais à museler la vitalité populaire. Le Terreiro de Jesus reste un espace vivant : c’est ici que les cercles de Capoeira se forment spontanément, où l’âme africaine trouve sa voix et défie les lignes austères de l’architecture jésuite. Les mouvements circulaires, les rythmes de percussion et les chants s’entrelacent avec l’histoire, rappelant que la spiritualité à Salvador ne se limite pas aux édifices mais s’incarne dans le corps et la culture des habitants.

Ainsi, le Terreiro de Jesus est bien plus qu’une esplanade : c’est un lieu de tension harmonieuse entre autorité religieuse et expression populaire, un espace où le maniérisme portugais rencontre la force vitale africaine, et où le sacré dialogue avec le quotidien dans un spectacle permanent.

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Igreja de São Domingos — L’histoire religieuse inscrite dans la pierre

En poursuivant notre exploration du centre historique, nous découvrons l’Igreja de São Domingos, nichée dans une des ruelles qui descendent vers la ville basse. Moins monumentale que les grandes églises du Pelourinho, elle se distingue pourtant par son rôle historique et spirituel, incarnant la présence de l’ordre des Dominicains à Salvador et le lien profond entre architecture et vie religieuse.

La façade, sobre mais élégante, laisse deviner une construction pensée pour durer et pour inspirer le recueillement. Les volumes simples, les lignes épurées et l’équilibre des proportions reflètent une esthétique classique, presque méditative, loin de l’exubérance baroque qui domine ailleurs. À l’intérieur, les décorations sont mesurées, privilégiant la sobriété et la lumière naturelle, créant un espace propice à la prière et à la réflexion, fidèle à la spiritualité dominicaine.

Historiquement, l’église a joué un rôle central dans la vie de la communauté. Les Dominicains, actifs dans l’éducation et l’accompagnement des fidèles, ont contribué à structurer la ville autour de valeurs religieuses et intellectuelles. Les pierres, les arcs et les chapelles racontent cette présence ancienne et témoignent d’un engagement durable dans le paysage urbain et spirituel de Salvador.

Malgré sa sobriété, São Domingos n’est pas un lieu silencieux. Le quartier qui l’entoure vibre d’activités quotidiennes et d’échos culturels, mêlant traditions religieuses et expressions populaires. En pénétrant dans l’église, nous sentons combien elle a été et reste un point de convergence, où la foi, l’histoire et la vie locale se rencontrent avec finesse et discrétion.

L’Igreja de São Domingos rappelle que le cœur spirituel de Salvador ne se résume pas aux grandes places et aux édifices les plus spectaculaires : il s’exprime aussi dans ces sanctuaires plus modestes, porteurs d’une mémoire religieuse vivante et profondément ancrée dans le tissu urbain.

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Igreja de São Pedro dos Clérigos — Foi criada par l’Église et le clergé séculier au cœur de Salvador

L’Igreja de São Pedro dos Clérigos est une église catholique historique située sur le Terreiro de Jesus, dans le centre historique de Salvador de Bahia, tout près de la Catedral Basílica et des autres églises coloniales majeures.

Cette église est l’expression d’une confrérie religieuse distincte : la Irmandade de São Pedro dos Clérigos, fondée dès la fin du XVIᵉ siècle par des membres du clergé séculier — c’est‑à‑dire des prêtres non réguliers, organisés pour soutenir la vie religieuse, l’entraide et la formation spirituelle au sein de la communauté catholique locale.

Le bâtiment que nous voyons aujourd’hui remonte principalement aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles : les travaux de reconstruction ont commencé après des destructions et réparations successives, avec une nouvelle église édifiée à partir de 1802 sur l’emplacement du Terreiro de Jesus, avec des ajouts ultérieurs comme la sacristie et la façade achevée vers la fin du siècle.

Architecturalement, l’édifice montre un mélange de styles :

  • Sa façade est décorée dans un style rococo tardif, qui tranche par sa richesse ornementale ;

  • L’intérieur combine une décoration rococo et néoclassique, notamment autour de l’autel‑morph et des chapelles latérales, caractéristique des églises bahianaises du début du XVIIIᵉ siècle adaptés plus tardivement

Le retable principal s’inspire de modèles gravés de l’artiste jésuite Andrea Pozzo, et l’église abrite plusieurs images sacrées, dont celle de Saint Pierre en tenue papale, ainsi que des représentations de saints tels que Saint Paul, Notre‑Dame de la Conception, Sainte Lucie, Saint Éloi et d’autres figures vénérées.

Classée comme bien historique par l’IPHAN en 1941, l’église intègre pleinement le patrimoine culturel du Centre Historique de Salvador, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO

Ce lieu n’est donc pas seulement un témoin de l’architecture religieuse coloniale au Brésil, mais aussi de l’organisation sociale et spirituelle de la communauté catholique de Salvador à travers les siècles, où une confrérie cléricale spécifique a façonné un espace de prière, de cohésion et de représentation religieuse dans la ville historique.

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Praça Tomé de Souza & Elevador Lacerda — Le pont entre la Ville Haute et la Ville Basse

En quittant le Terreiro de Jesus, nous descendons vers la Praça Tomé de Souza, un lieu où l’histoire de Salvador se lit dans la topographie autant que dans les pierres. La place marque la frontière naturelle entre la Cidade Alta et la Cidade Baixa, entre le Salvador colonial des édifices administratifs et religieux, et le port animé qui a fait la richesse et la puissance de la ville.

Nommée en hommage à Tomé de Souza, premier gouverneur du Brésil, la place conserve l’empreinte des premiers bâtiments administratifs coloniaux. On peut presque imaginer les premiers actes officiels, les ordres donnés et les cérémonies officielles qui ponctuaient le quotidien de la capitale coloniale. Les façades sobres et les pavés irréguliers témoignent de siècles d’histoire et du rôle stratégique de cet espace comme cœur décisionnel de la cité.

Mais la Praça Tomé de Souza ne serait pas ce qu’elle est sans son emblème le plus reconnaissable : l’Elevador Lacerda. Cet ascenseur Art Déco de 72 mètres relie la Ville Haute à la Ville Basse et symbolise parfaitement la dualité de Salvador, verticale et portuaire. À son inauguration en 1873, il était l’ascenseur le plus haut du monde et fonctionnait à la vapeur, une prouesse technique qui fascinait déjà les habitants et les visiteurs. Aujourd’hui, il continue de transporter quotidiennement des milliers de personnes, reliant l’urbanité historique à la vie portuaire, tout en offrant des vues spectaculaires sur la baie de Tous les Saints.

En traversant la place, nous ressentons cette tension entre monumentalité et quotidien : la Praça Tomé de Souza n’est pas seulement un point de passage, mais un lieu de mémoire, un observatoire sur l’évolution de Salvador, et un symbole de son adaptation continue entre histoire, technologie et vie urbaine.

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Ladeira da Misericórdia et Mercado Modelo — La descente vers le port et l’histoire vivante

En continuant notre parcours depuis la Praça Tomé de Souza, nous empruntons la Ladeira da Misericórdia, une pente qui nous conduit lentement vers la Cidade Baixa, vers le port et la baie animée de Salvador. La descente est autant physique que symbolique : nous quittons les hauteurs historiques et administratives de la ville pour rejoindre le cœur économique et populaire, là où les flux de marchandises et d’hommes ont façonné la mémoire de la ville.

Au bas de la rue, le Mercado Modelo s’impose comme un repère incontournable. Ancien bâtiment des douanes construit dans un style néoclassique sobre mais imposant, il s’est transformé en le plus grand marché artisanal de Salvador. Les façades claires et régulières encadrent un intérieur vibrant de couleurs et de sons, où l’artisanat, les textiles, les instruments de musique et les souvenirs côtoient l’effervescence quotidienne. Le marché est aujourd’hui un lieu de commerce mais aussi de rencontre, un espace vivant où les traditions populaires se mêlent au tourisme moderne.

Pourtant, sous cette effervescence se cache une mémoire plus sombre. Les sous-sols du Mercado Modelo, qui servaient autrefois à stocker des marchandises, sont également associés à la traite et à la détention des esclaves fraîchement arrivés selon la tradition orale. Les histoires racontent que certains esprits restent attachés à ces lieux, et que, à la nuit tombée, on pourrait encore entendre le cliquetis des chaînes et des murmures du passé. Cette légende confère au marché une dimension presque sacrée, un rappel discret mais poignant que chaque espace de Salvador porte en lui des traces de l’histoire coloniale et de la violence qui l’a façonnée.

En arpentant la Ladeira da Misericórdia et le Mercado Modelo, nous ressentons pleinement cette superposition du passé et du présent : la ville commerciale et populaire qui s’agite sous nos yeux est indissociable des histoires humaines — parfois lumineuses, parfois tragiques — qui l’ont construite. La descente vers le port devient ainsi un voyage à travers le temps, où architecture, commerce et mémoire se répondent dans chaque pierre et chaque étal.

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Palais des Arts de Graça — matinée entre lumière et musique

Nous montons les marches et la ville s’ouvre sous nos pas : le Palais des Arts de Graça nous accueille comme une promesse de calme et d’éclat. À l’intérieur, les salles respirent l’histoire et la création — hauts plafonds, murs qui racontent des siècles, et des expositions où les couleurs semblent dialoguer avec la baie. Nous nous laissons porter d’une salle à l’autre, attirés par une installation sonore qui mêle percussions et voix, comme si la musique de Salvador avait trouvé ici un écrin plus intime.

Sur la terrasse, la vue nous arrête. La baie s’étend, tachetée de barques, et la lumière joue sur l’eau ; en contrebas, les ruelles de Graça descendent en mosaïque vers le port. Nous restons un long moment à regarder, à noter des détails — un balcon ouvragé, une façade patinée, un groupe de musiciens qui répète au loin — et à sentir que la ville nous parle à voix basse. Le café servi dans la cour a ce goût de sucre et d’épices qui colle aux souvenirs, et nous partageons nos impressions comme on échange des cartes postales vivantes.

Nous repartons ensuite, les pas plus légers, avec l’envie de retrouver les sons de la rue et les marchés colorés. Le Palais nous a donné une respiration, un temps pour écouter la ville autrement, et nous emportons avec nous ces images : la lumière sur les toits, la résonance d’un tambour, la douceur d’un après‑midi passé à regarder la mer.

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Paroquia Nossa Senhora da Vitória : La victoire suspendue au-dessus de la baie  

Nous poussons la lourde porte et la fraîcheur nous saisit comme une respiration profonde : la lumière filtrée par les vitraux découpe des motifs colorés sur les dalles usées, et tout de suite nous sentons que ce lieu porte des siècles. Fondée au XVIᵉ siècle, la Paroquia nossa Senhora da Vitoria s’élève sur le Largo da Vitória comme un repère historique de Salvador, un point de rencontre entre foi, mer et mémoire coloniale. En traversant la nef, nos pas résonnent sur un sol qui a vu défiler générations et processions ; les azulejos racontent des scènes de dévotion et de navigation, les retables baroques, dorés et finement sculptés par les ateliers bahianais du XVIIIᵉ siècle, attirent notre regard par leur densité d’ornement et leur patine du temps.

Nous nous arrêtons devant les boiseries et les bancs, marqués par l’usage, et lisons, presque en silence, les inscriptions tumulaires qui relient le présent aux vies passées. Le mobilier liturgique, les autels et les images témoignent d’une ferveur ancienne qui s’est transmise et transformée : ici, l’art sacré sert la prière, et la prière façonne l’art. La façade, remaniée aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, mêle aujourd’hui des accents néoclassiques — fronton triangulaire, lignes plus sobres — à la noblesse baroque de l’intérieur, offrant un dialogue architectural qui raconte les strates de l’histoire urbaine.

Assis un instant, nous laissons monter les chants et les parfums d’encens ; la paroisse n’est pas seulement un monument figé, elle vit : offices réguliers, fêtes patronales, actions sociales et accueil des communautés locales. Depuis le parvis, la vue embrasse la baie et le Corredor da Vitória, et nous comprenons pourquoi ce lieu a toujours occupé une place symbolique dans la ville : il regarde la mer et protège la cité. Classée et protégée par les instances patrimoniales, la Paroquia conserve des traces de restauration qui racontent autant de soins apportés à sa survie qu’à sa beauté.

En sortant, le soleil nous renvoie la blancheur de la façade et le bruissement des ruelles nous rappelle que la ville continue de vivre autour de ce sanctuaire. Nous emportons avec nous l’image des cierges vacillants, la résonance d’un tambour lointain et la certitude d’avoir traversé un lieu où l’architecture, l’histoire et la foi se répondent avec une intensité discrète mais profonde.

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La garde blanche de la baie — Igreja de Santo Antônio da Barra

Perchée sur la pointe de la ville, la Igreja de Santo Antônio da Barra nous arrête par sa silhouette blanche et sa vue sur le Farol da Barra ; elle est un témoin vivant des XVIIᵉ–XIXᵉ siècles et un lieu protégé pour son patrimoine religieux et militaire. Regardez-la comme un observatoire de l’histoire maritime de Salvador et comme un sanctuaire où l’architecture raconte la ville.

Nous gravissons la pente qui mène à la Barra et la façade simple, au fronton triangulaire, se détache contre le ciel : la pierre et le blanc semblent avoir été choisis pour dialoguer avec la mer. La nef unique s’ouvre sur un espace où la lumière filtre par de petites fenêtres et où le coro et les salles latérales révèlent des usages anciens. La construction remonte aux derniers ans du XVIIᵉ siècle, et l’église a traversé les siècles en se transformant au gré des besoins de la communauté et des restaurations qui ont suivi les épisodes de conflit et d’occupation.

Du parvis, la vue est une leçon de géographie historique : le regard glisse du promontoire sur lequel nous sommes jusqu’au Fort de Santo Antônio et au Farol da Barra, ce phare devenu icône nationale, qui guide la baie depuis des siècles et fait du site un point stratégique et symbolique pour Salvador. La proximité du fort explique la double vocation du lieu : spirituelle et défensive, et l’ensemble a été reconnu et protégé pour sa valeur patrimoniale dès 1938, ce qui atteste de son importance dans la mémoire urbaine et maritime.

À l’intérieur, notre attention se porte sur la talha et les retables : dorures, sculptures et boiseries témoignent d’ateliers locaux et d’un goût baroque adapté au climat et aux matériaux de la région. Les tours sineiras et les toitures pyramidales encadrent la façade, tandis que l’escalier extérieur menant à l’étage rappelle des solutions constructives propres aux premières églises bahianaises. Les interventions successives — du maniérisme au baroque, puis à des touches néoclassiques — se lisent comme des couches d’histoire, chacune ajoutant sa voix au récit du lieu.

En traversant la porte, nous entendons encore l’écho des processions et des fêtes de Santo Antônio : la liturgie, les cierges, les chants et la vie paroissiale continuent d’animer l’église, qui n’est pas un musée figé mais un centre communautaire vivant. Avant de partir, nous prenons un dernier regard vers la baie : la Barra nous a offert un fragment d’histoire où architecture, mer et mémoire se répondent, et où chaque pierre garde la trace d’un temps partagé.

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La Praia do Porto da Barra, juste à côté de l’Igreja de Santo Antônio da Barra, est une plage urbaine emblématique de Salvador — orientée plein ouest, protégée par trois forts et idéale pour admirer le coucher de soleil et la baignade en eaux calmes.

Porto da Barra — la plage qui regarde le large

Nous descendons du parvis de l’église et, en quelques pas, la langue de sable s’ouvre devant nous : Porto da Barra s’étire sur environ 300 mètres à l’entrée de la Baía de Todos os Santos, un rivage où l’histoire et la vie quotidienne se mêlent sans effort. Le sable est fréquenté par des familles, des sportifs et des habitants qui viennent applaudir le soleil ; la mer, protégée par la baie, offre des eaux calmes et peu profondes, parfaites pour le bain et les activités nautiques légères comme le paddle ou le kayak.

Autour de nous, les fortifications racontent la mémoire coloniale : trois forts portugais du XVIIᵉ siècle — dont le Fort Santo Antônio da Barra, qui abrite le célèbre Farol da Barra et le Musée Nautique — ponctuent l’horizon et rappellent la vocation défensive et maritime du lieu. C’est ici, sur ce rivage, que la fondation officielle de Salvador a été célébrée au XVIᵉ siècle ; un marqueur commémoratif signale la naissance de la ville et donne au site une densité historique palpable.

Sur le sable, la vie se déploie en scènes : enfants qui barbotent, groupes qui pratiquent la gym matinale, vendeurs ambulants qui proposent jus et snacks. Porto da Barra est l’un des rares points de la côte brésilienne où l’on peut admirer le coucher de soleil sur l’océan, et chaque fin d’après‑midi la foule se rassemble pour saluer l’horizon — un rituel simple et collectif qui transforme la plage en agora urbaine. Les eaux forment parfois des piscines naturelles autour d’un brise‑lames, offrant des bassins tranquilles pour la baignade familiale

Sur un rocher chauffé par le soleil, un petit oiseau vif a attiré notre regard : ventre jaune éclatant, gorge claire, tête sombre soulignée d’un sourcil blanc net et dos gris‑olive — la signature du sucrier à ventre jaune, Coereba flaveola chloropyga. Il picorait ici et là, curieux, alternant prélèvements de nectar et petites captures d’insectes, comme s’il connaissait chaque recoin du rivage. Sa silhouette compacte et son bec fin, légèrement courbé, trahissaient son habitude de butiner fleurs et fruits urbains. En quelques instants, il est redevenu invisible parmi les buissons, laissant derrière lui l’éclat d’un jaune qui a prolongé le souvenir du paysage marin.

Accès facile depuis la Barra : la plage est immédiatement accessible depuis l’église et le fort ; prévoyez d’arriver tôt en haute saison pour trouver un emplacement.

 

Surveillance environnementale : la plage souffre parfois de pollution liée aux infrastructures d’assainissement de la ville — renseignez‑vous sur la qualité de l’eau avant de vous baigner si vous êtes sensible. Enfin, respectez les espaces patrimoniaux autour des forts et du phare, qui sont protégés et souvent visités.

Regardez vers le large, écoutez les vagues et laissez la vue sur le Farol da Barra vous rappeler que Porto da Barra est à la fois un lieu de loisir et un témoin vivant de l’histoire de Salvador.

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Le Bonfim suspendu entre mer et croyances

Nous gravissons la colline et l’église se révèle, blanche et sereine, comme un point d’ancrage posé sur la ville : la Igreja do Bonfim, sanctuaire né au XVIIIᵉ siècle après l’arrivée d’une image rapportée du Portugal en 1745, est devenue le cœur battant d’un syncrétisme où catholicisme et traditions afro‑brésiliennes se répondent. À l’intérieur, la sobriété néoclassique laisse place à la chaleur des ex‑votos de la Sala dos Milagres, tapissée de photographies, de messages et de petites effigies en cire qui racontent des vies et des grâces reçues ; chaque offrande est une histoire, chaque image un témoignage de foi partagée.

Le rituel de la Lavagem do Bonfim transforme les marches en scène vivante : des femmes en costumes traditionnels aspergent l’escalier d’eau parfumée dans une célébration à la fois festive et profondément symbolique, tandis que les rubans colorés — les fitas — s’attachent aux poignets et aux grilles, trois nœuds pour trois vœux, promesses silencieuses que l’on porte comme des talismans. Depuis le parvis, la vue embrasse la baie et la péninsule d’Itapagipe, et l’on comprend que le lieu n’est pas seulement spirituel mais aussi géographique : il veille sur la ville et dialogue avec la mer.

Pour qui visite, l’église offre des moments de recueillement et d’émerveillement : assister à une messe matinale ou venir tôt permet d’éviter la foule et de sentir la respiration du lieu, tandis que la montée jusqu’au sanctuaire réclame des chaussures confortables et de l’eau sous le soleil. La Lavagem, spectacle majeur début janvier, attire une foule dense et joyeuse ; il convient alors de garder ses affaires proches et d’observer avec respect les fidèles et les rituels. Photographier se fait discrètement, sans déranger, et toucher les ex‑votos est à proscrire par égard pour les dévotions.

En quittant le Bonfim, on emporte l’image d’un sanctuaire vivant, où l’histoire coloniale, la ferveur populaire et les pratiques ancestrales se mêlent en une même respiration, et où chaque ruban, chaque offrande et chaque regard posé vers la baie racontent la manière dont une ville prie, célèbre et se souvient.

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Capoeira à Salvador : quand le corps raconte l’histoire du Brésil

L’après‑midi se poursuit sous le soleil de Salvador, et après les langoustes du Portal do Mar, nous changeons totalement d’univers : direction une école de Capoeira, l’une de ces académies où résonnent les berimbaus, où les corps virevoltent, et où l’âme afro‑brésilienne bat à plein rythme.

Dès l’entrée, l’atmosphère nous enveloppe : un mélange de sueur, de rires, de concentration et de musique. Les élèves — enfants, adolescents, adultes — forment un cercle, la roda, cet espace sacré où la Capoeira devient à la fois danse, combat, jeu et dialogue. Le maître, le mestre, frappe le rythme sur son berimbau. Une note longue, presque hypnotique, qui semble ouvrir une porte invisible. Puis les pandeiros s’ajoutent, les chants montent, et la salle entière se met à vibrer.

Les capoeiristes entrent dans la roda deux par deux. Ils se saluent, se regardent, se jaugent… puis commencent à jouer. Leurs mouvements sont fluides, félins, parfois explosifs, parfois suspendus. On y lit l’histoire du Brésil : la résistance des esclaves, la ruse, la liberté conquise par le corps quand les mots étaient interdits. C’est beau, puissant, presque chorégraphique — et pourtant, tout est improvisé, comme une conversation sans paroles.

Nous observons, fascinés. Les enfants rient en tentant leurs premières acrobaties, les plus anciens montrent une souplesse insolente, et chacun trouve sa place dans cette grande famille où l’on apprend autant la discipline que la joie de bouger ensemble.

Salvador, une fois encore, nous rappelle que voyager, c’est entrer dans la culture des autres, écouter leurs rythmes, comprendre leurs gestes, et se laisser toucher par ce qui les fait vibrer.

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Praia do Rio Vermelho – Salvador, entre mer, musique et âme bahianaise

Praia do Rio Vermelho n’est pas une plage comme les autres. Ici, on ne vient pas vraiment pour se baigner, mais pour sentir battre le cœur bohème de Salvador. La mer y roule avec une énergie brute, les rochers sombres découpent l’horizon, et les barques des pêcheurs oscillent doucement comme si elles racontaient encore les histoires de la nuit passée. Tout autour, le quartier vit, respire, chante. On entend les conversations qui s’échappent des terrasses, les rires des enfants, les odeurs d’acarajé qui s’élèvent des stands comme une invitation irrésistible.

En marchant le long de la plage, on comprend vite que Rio Vermelho est un lieu où l’on observe plus qu’on ne s’installe. Les habitants s’y retrouvent pour discuter, regarder la mer, saluer les pêcheurs qui rentrent, ou simplement profiter de la lumière dorée qui enveloppe tout en fin d’après‑midi. Le soleil descend lentement derrière les façades colorées, et la plage se transforme en scène ouverte où chacun joue son rôle : les musiciens qui accordent leurs instruments, les vendeuses qui préparent leurs beignets brûlants, les passants qui s’arrêtent juste pour contempler.

C’est une plage vivante, vibrante, profondément ancrée dans l’identité afro‑bahianaise. On y ressent la culture, la spiritualité, la force des traditions. On y goûte la ville autant qu’on la regarde. Et même si l’eau n’est pas toujours propice à la baignade, l’atmosphère, elle, est irrésistible. Praia do Rio Vermelho n’est pas un décor : c’est une expérience, un moment suspendu, un fragment de Salvador qui s’offre sans artifice.

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Colônia de Pesca – Praia do Rio Vermelho, Salvador

À Praia do Rio Vermelho, la mer n’est pas seulement un horizon : c’est une partenaire de travail, une mémoire vivante, un souffle qui rythme la journée. Au cœur de cette plage bohème se trouve la Colônia de Pesca, l’une des plus anciennes communautés de pêcheurs de Salvador. Ici, tout semble se dérouler comme dans un film dont le scénario se réécrit chaque matin, au retour des barques colorées qui glissent sur les vagues encore bleutées de l’aube.

Les pêcheurs arrivent en silence, concentrés, le visage marqué par la nuit passée en mer. Leurs gestes sont précis, presque chorégraphiés, comme s’ils répétaient depuis toujours la même danse avec l’océan. Les filets s’ouvrent, se referment, se secouent, et la plage s’anime soudain de mouvements rapides, de cris d’oiseaux, de rires, de discussions en portugais bahianais qui roulent comme la houle. On sent la fierté, la fatigue, la solidarité. On sent surtout que cette colonie n’est pas un décor : c’est une communauté, une histoire, une tradition qui résiste au temps.

Autour d’eux, la vie du quartier continue. Les vendeuses d’acarajé installent leurs stands, les habitants s’arrêtent pour saluer un pêcheur, acheter un poisson encore frétillant, échanger quelques mots. Les touristes observent, fascinés, mais toujours à distance, comme s’ils comprenaient instinctivement qu’ici, on entre dans un espace intime, presque sacré. La mer, les hommes, les barques et les filets forment un ensemble indissociable, un tableau vivant qui raconte Salvador mieux que n’importe quel guide.

À Rio Vermelho, la Colônia de Pesca est un cœur battant. Elle rappelle que la ville, malgré ses couleurs, sa musique et son agitation, repose encore sur des gestes simples, ancestraux, transmis de génération en génération. Regarder ces pêcheurs travailler, c’est toucher du doigt l’âme de Bahia, cette alliance unique entre la mer, la culture afro‑brésilienne et la force tranquille de ceux qui vivent au rythme des marées.

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Red River Fish Market – L’âme salée de Rio Vermelho

Au cœur de Praia do Rio Vermelho, juste là où les barques colorées viennent s’échouer après une nuit de pêche, se trouve le Red River Fish Market, un marché qui sent la mer avant même qu’on en aperçoive les étals. C’est un lieu vivant, brut, authentique, où l’on comprend immédiatement que la pêche n’est pas seulement un métier, mais une identité, une fierté, presque une langue à part entière.

Dès l’aube, les pêcheurs débarquent leurs prises encore frémissantes. Les poissons brillent sous la lumière du matin, les couteaux claquent, les voix s’entremêlent, et l’air se remplit de cette odeur iodée qui raconte la nuit passée au large. Les habitants arrivent tôt, saluent les pêcheurs par leur prénom, choisissent un poisson comme on choisit un souvenir, avec un mélange de confiance et de gourmandise. Le marché n’a rien de touristique : il est profondément local, profondément vrai.

En observant la scène, on a l’impression d’assister à un rituel immuable. Les gestes sont précis, rapides, presque chorégraphiés. Les pêcheurs plaisantent, négocient, racontent la mer, tandis que les mouettes tournent au‑dessus comme des spectatrices impatientes. Le marché vit, respire, pulse. On y sent la force de la communauté, la solidarité, la fatigue aussi, mais surtout cette relation intime entre les hommes et l’océan.

Le Red River Fish Market n’est pas un simple marché : c’est un morceau de Salvador à l’état brut, un lieu où l’on touche du doigt la vraie Bahia, celle qui se lève tôt, qui travaille dur, qui rit fort et qui ne triche jamais. En quittant les étals, on emporte avec soi bien plus que l’odeur du poisson : on emporte une part de cette énergie, de cette humanité, de cette mer qui façonne tout ici.

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Soirée‑spectacle au O Coliseu – Salvador en pleine lumière

La nuit tombe sur Salvador et, avec elle, cette énergie électrique qui transforme la ville en scène ouverte. Ce soir, nous prenons la direction du O Coliseu, un lieu où la culture bahianaise se donne en spectacle avec une intensité qui ne laisse personne indifférent. Dès l’entrée, on sent que la soirée ne sera pas ordinaire : les tambours résonnent déjà, les danseurs s’échauffent, les costumes scintillent, et l’air semble vibrer d’une promesse de fête.

Quand les lumières s’éteignent, le silence se fait une seconde, juste assez pour que la magie prenne. Puis tout explose : les percussions, les chants, les couleurs, les corps qui s’élancent. Le spectacle raconte Bahia comme seuls les Bahianais savent le faire, avec une force brute, une sensualité assumée et une joie qui déborde de la scène. On y voit la capoeira, la samba de roda, les danses afro, les orixás qui prennent vie dans des chorégraphies puissantes, presque mystiques. Chaque tableau est un voyage, chaque mouvement une histoire, chaque rythme un battement de cœur.

Le public, lui, ne reste jamais longtemps spectateur. On rit, on chante, on tape des mains, on se laisse emporter. O Coliseu n’est pas un théâtre classique : c’est un carrefour où la tradition rencontre la fête, où la spiritualité se mêle à la danse, où l’on comprend que Salvador ne se visite pas seulement… elle se vit. Et ce soir, elle se vit intensément.

En sortant, la nuit est encore chaude, les tambours résonnent dans la tête, et on a cette sensation délicieuse d’avoir touché du doigt l’âme de Bahia. Une soirée qui ne s’oublie pas, une immersion totale, un moment où l’on se dit que voyager, c’est aussi laisser la musique des autres entrer en soi.

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Porto de Salvador – Là où la ville rencontre la mer

Le Porto de Salvador s’étend au pied de la Cidade Baixa, juste là où la ville semble glisser vers la Baía de Todos os Santos. C’est un port ancien, chargé d’histoire, inauguré au début du XIXᵉ siècle, mais dont les racines plongent bien plus loin, jusqu’aux premiers temps de la colonisation portugaise. En le longeant, on sent immédiatement que ce lieu n’a jamais été un simple quai : c’est une porte d’entrée, un carrefour, un témoin silencieux de tout ce que Salvador a vu passer depuis cinq siècles.

La baie est vaste, lumineuse, presque théâtrale. Les cargos modernes côtoient les bateaux de croisière qui débarquent leurs passagers curieux, tandis que les entrepôts et les docks rappellent que le port reste aujourd’hui un acteur majeur du commerce extérieur brésilien, notamment pour les conteneurs, le blé, la cellulose et les exportations de fruits. On imagine sans peine les navires d’autrefois, chargés de sucre, de tabac, et de tant d’autres marchandises qui ont façonné l’histoire du Brésil. Le port a été l’un des centres névralgiques du commerce colonial, y compris du commerce transatlantique des esclaves, un chapitre sombre mais essentiel à comprendre pour saisir l’âme de Salvador 

En marchant le long des quais, on voit la ville se refléter dans l’eau : les façades anciennes, les silhouettes des églises, les couleurs du centre historique tout proche. Le port n’est pas isolé ; il est littéralement collé à la ville, comme si Salvador refusait de tourner le dos à la mer. La vie y circule sans cesse : dockers, marins, touristes, habitants qui traversent la zone pour rejoindre les marchés ou les bus. C’est un lieu où l’on sent la pulsation de la ville, brute, authentique, sans fard.

Le soir, quand la lumière décline sur la baie, le Porto de Salvador prend une autre dimension. Les navires s’illuminent, les reflets s’étirent sur l’eau, et la ville semble respirer plus lentement. On comprend alors pourquoi ce port, au-delà de son rôle économique, est un symbole : celui d’une Salvador ouverte sur le monde, forgée par les échanges, les rencontres, les douleurs et les métissages. Un lieu où l’histoire n’est jamais très loin, où chaque pierre semble avoir quelque chose à raconter.

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Faune et la Flore

sucrier à ventre jaune, Coereba flaveola chloropyga

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LA GASTRONOMIE  Saveurs et gastronomie locale

Dîner au Cuco Restaurant — Une immersion gourmande dans Salvador

Après une journée riche en découvertes historiques et architecturales, nous nous dirigeons vers le Cuco Restaurant, véritable invitation à goûter aux saveurs contemporaines et traditionnelles de Salvador. Situé dans un quartier vivant, l’établissement allie ambiance chaleureuse, décor soigné et touches locales qui nous plongent immédiatement dans l’atmosphère bahianaise.

La carte reflète la richesse culinaire de la région : poissons et fruits de mer frais issus de la baie, accompagnés d’ingrédients typiques comme l’huile d’argan brésilienne, la coco local et les épices qui donnent aux plats leur identité singulière. Les préparations respectent les saveurs d’origine tout en offrant des compositions modernes et créatives, où chaque assiette raconte une histoire, un terroir, un savoir-faire.

Au Cuco, dîner ne se limite pas à nourrir le corps. C’est une expérience sensorielle complète : le parfum des herbes fraîches, la présentation colorée des plats, la lumière tamisée qui caresse les murs décorés avec goût, et les sons de la ville qui filtrent à travers les fenêtres. Nous partageons les plats, découvrons les textures et les alliances inédites, et goûtons à la gastronomie bahianaise dans sa dimension la plus vivante et contemporaine.

Terminer la soirée ici, après avoir parcouru le cœur historique et les places emblématiques de Salvador, nous permet de lier culture et gastronomie, d’allier histoire et modernité dans un même souffle. Le Cuco Restaurant devient ainsi le prolongement gourmand de notre immersion dans la ville, un lieu où les sens continuent de voyager bien après le coucher du soleil.

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Portal do Mar – Salvador de Bahia : Langoustes, soleil et bonheur simple au bord de l’Atlantique

Pour le déjeuner, nous faisons halte au Portal do Mar, un petit restaurant posé face à l’océan, à Salvador de Bahia. Ici, tout respire la mer : l’air salin, les embruns, les rires qui montent des tables voisines, et cette lumière bahianaise qui transforme chaque repas en moment suspendu.

À peine installés, le parfum des grillades nous enveloppe. Impossible de résister : nous commandons un plat de langoustes, fraîchement pêchées, encore luisantes de mer, servies avec cette générosité typiquement bahianaise qui vous donne l’impression d’être accueilli comme un ami de longue date. Les langoustes arrivent, dorées, fumantes, accompagnées de citron vert, de beurre parfumé et de ce petit goût de charbon qui raconte déjà une histoire. Une bouchée, et tout Salvador semble danser dans l’assiette : le soleil, la mer, la musique, la douceur de vivre.

Autour de nous, les vagues rythment le repas, les bateaux glissent au loin, et le temps ralentit. C’est un déjeuner simple, mais de ceux qui restent longtemps dans la mémoire — un instant où l’on savoure autant le plat que le lieu, autant la cuisine que l’atmosphère.

Voyager, c’est aussi ça : s’arrêter, goûter, respirer, et se dire que parfois, le bonheur tient dans une langouste grillée face à l’Atlantique.

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Maria Mata Mouro – Une oasis gourmande au cœur du Pelourinho

Au détour des ruelles colorées du Pelourinho, alors que la musique s’échappe des fenêtres et que les pavés résonnent sous nos pas, une porte discrète s’ouvre sur un autre monde : Maria Mata Mouro. Le contraste est saisissant. Dehors, Salvador danse. Dedans, tout se calme. Le restaurant est une véritable oasis, installé dans une maison ancienne aux murs épais, avec un patio intime où les plantes grimpent comme si elles voulaient protéger ce refuge des tumultes du quartier.

La réputation du lieu n’est pas usurpée : les guides le décrivent comme l’une des meilleures tables du centre historique, un mélange subtil de cuisine brésilienne inventive et de traditions bahianaises revisitées. On y trouve des plats de poissons, de fruits de mer, des viandes parfaitement travaillées, des pâtes maison, et même un chariot de desserts qui ferait vaciller les plus déterminés. Le menu, soigneusement élaboré, reflète cette volonté de proposer une cuisine généreuse, élégante, sans jamais perdre l’âme locale.

Assis dans le patio, on entend encore un peu la ville au loin, comme un murmure. Les assiettes arrivent, colorées, parfumées, presque sculptées. Le service est attentif, chaleureux, sans jamais être pesant. On se sent bien, tout simplement. Le temps ralentit. Salvador peut attendre : ici, on savoure.

Maria Mata Mouro n’est pas seulement un restaurant. C’est un moment suspendu, un havre de fraîcheur au cœur du Pelourinho, un endroit où l’on comprend que la gastronomie bahianaise peut être à la fois authentique, créative et profondément accueillante. Un lieu où l’on revient, ou que l’on regrette déjà en le quittant.

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LES LOGEMENTS

Séjour à l’Aram Yamí Hotel — Entre charme colonial et vue sur la baie

Dès notre arrivée à l’Aram Yamí Hotel, nous ressentons l’atmosphère unique de ce boutique‑hôtel niché au cœur de Santo Antônio Além do Carmo. Derrière sa façade coloniale restaurée, chaque détail raconte l’histoire de Salvador : les murs aux couleurs chaudes, le bois patiné des balcons et des escaliers, et les cours intérieures qui captent la lumière tropicale avec douceur. Nous sentons immédiatement que ce lieu n’est pas seulement un hébergement, mais un prolongement de la ville elle-même, un point de départ pour explorer ses ruelles et ses trésors.

Les chambres sont un refuge intime après nos journées de visite : confortables, décorées avec goût, certaines offrant une vue plongeante sur la baie de Tous les Saints où les reflets du soleil créent des jeux de lumière qui changent chaque heure. La piscine et les espaces de détente deviennent nos escales pour nous ressourcer, tandis que le parfum des fleurs tropicales et le murmure de la ville nous rappellent que nous sommes au cœur d’un Salvador vivant et vibrant.

Le matin, le petit-déjeuner est une expérience sensorielle : fruits frais aux couleurs éclatantes, pâtisseries locales, cafés et jus tropicaux. Chaque bouchée est un lien avec le terroir bahianais, et nous préparons ainsi nos journées d’exploration avec énergie et gourmandise. L’hôtel, avec son personnel attentif et ses espaces chaleureux, devient notre refuge au rythme de la ville, où le passé colonial se mêle au présent animé des habitants et des visiteurs.

Séjourner à l’Aram Yamí, c’est s’imprégner de l’âme de Salvador, marcher dans ses rues historiques à quelques pas, entendre les sons de la capoeira dans les ruelles voisines, et contempler le coucher de soleil sur la baie depuis un balcon privé. C’est une expérience où architecture, histoire et vie locale se rencontrent, nous permettant de vivre la ville de l’intérieur, en immersion totale.

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LES LIENS VERS LES PHOTOS  

Rua Direita de Santo Antônio — Aux portes bohèmes de Salvador

Convento et Igreja da Ordem Terceira do Carmo — Puissance spirituelle et pierre baroque

Igreja do Santíssimo Sacramento do Passo — Le seuil sacré de la Ladeira do Carmo

Ladeira do Carmo — La pente fondatrice de Salvador

Ribeira dos Santos et Centro Espiritualista Conceição — Le seuil du sacré métissé

Largo do Pelourinho — Le cœur des douleurs et de la joie

Largo do Cruzeiro — Le belvédère symbolique du Pelourinho

Église et Couvent de São Francisco — L’or, la foi et le paradoxe

Igreja da Ordem Terceira Secular de São Francisco — La pierre révélée

Terreiro de Jesus — Où le pouvoir religieux rencontre le rythme de la vie

Igreja de São Domingos — L’histoire religieuse inscrite dans la pierre

largo do Terreiro de Jesus — La place de convergence spirituelle et urbaine

Praça Tomé de Souza & Elevador Lacerda — Le pont entre la Ville Haute et la Ville Basse

Ladeira da Misericórdia et Mercado Modelo — La descente vers le port et l’histoire vivante

Dîner au Cuco Restaurant — Une immersion gourmande dans Salvador

Paroquia Nossa Senhora da Vitória : La victoire suspendue au-dessus de la baie

La garde blanche de la baie — Igreja de Santo Antônio da Barra

Porto da Barra — la plage qui regarde le large

Portal do Mar – Salvador de Bahia : Langoustes, soleil et bonheur simple au bord de l’Atlantique

Le Bonfim suspendu entre mer et croyances

Capoeira à Salvador : quand le corps raconte l’histoire du Brésil

Praia do Rio Vermelho – Salvador, entre mer, musique et âme bahianaise

Colônia de Pesca – Praia do Rio Vermelho, Salvador

Red River Fish Market – L’âme salée de Rio Vermelho

Soirée‑spectacle au O Coliseu – Salvador en pleine lumière

Porto de Salvador – Là où la ville rencontre la mer

Maria Mata Mouro – Une oasis gourmande au cœur du Pelourinho

LES LIENS

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2 réflexions sur «Salvador de Bahia, carrefour des mémoires et des rythmes Brésil»

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