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Wat Mahathat — Le temple des grandes reliques Bangkok Thaïlande

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En franchissant les portes de Wat Mahathat Yuwaratrangsarit, nous sommes immédiatement saisis par une atmosphère de calme et de solennité. Le tumulte de Bangkok s’efface derrière nous, remplacé par le silence des galeries qui s’étendent autour de la cour intérieure.

Les murs blancs, ponctués d’arcades ouvertes, laissent entrer une lumière douce qui glisse sur les visages dorés des statues de Bouddha. Elles sont des centaines, des milliers peut-être, alignées avec une rigueur apaisante. Chacune semble semblable et pourtant différente, comme si chaque effigie portait une nuance propre, une respiration singulière. Certaines sont drapées de tissus safran, d’autres simplement dorées, toutes posées sur des piédestaux richement décorés de motifs rouges et or. Leurs yeux mi-clos nous enveloppent d’une sérénité silencieuse, invitant à ralentir le pas et à nous laisser porter par la paix du lieu.

Sous les plafonds rouges ornés de ventilateurs, la répétition des statues crée une impression d’infini, une procession immobile qui nous accompagne dans notre marche. L’or des corps, le rouge des plafonds, le blanc des murs composent une harmonie visuelle qui apaise l’esprit.

À l’extérieur, dans les jardins, des stupas blancs s’élancent vers le ciel, leurs bases sculptées ornées de niches où apparaissent des Bouddhas dorés. Autour, des bonsaïs taillés avec soin, des arbres en pot et des statues animales — cerfs, buffles, chevaux — ponctuent le paysage, rappelant la coexistence entre nature et sacré.

Nous avançons lentement, portés par cette atmosphère où chaque détail, chaque statue, chaque souffle de vent semble participer à une même méditation. L’impression générale est celle d’un sanctuaire vivant, où le temps s’est ralenti, où l’or et le silence composent une mémoire partagée.

 

Wat Mahathat — Le Phra Ubosot, cœur doré du silence

Nous poursuivons notre chemin à l’ombre des toits dorés, et le sanctuaire s’ouvre devant nous vers le Phra Ubosot, la salle d’ordination, véritable cœur battant du temple. L’impression est saisissante : l’espace se déploie comme une nef sacrée, vaste et solennelle, où chaque détail semble conçu pour élever l’esprit.

Édifiée en 1783 par le vice-roi Maha Sura Singhanat, cette salle est la plus grande de Bangkok : près de cinquante mètres de long, vingt-quatre de large, capable d’accueillir jusqu’à mille moines. Sa monumentalité n’est pas seulement fonctionnelle : elle incarne la puissance spirituelle du royaume, un lieu où se sont tenues les grandes cérémonies, dont la révision du Tripitaka en 1788, moment fondateur pour le bouddhisme thaïlandais.

Les murs blancs, sobres et puissants, sont ponctués de semas, ces bornes sacrées qui délimitent l’espace rituel. Contrairement à la tradition qui les place autour du bâtiment, ici elles sont fixées directement aux murs : une singularité propre à l’école d’artisans du Palais de l’Avant. Les semas d’angle représentent Garuda tenant Naga, symbole de la victoire du ciel sur les forces du chaos. Celles du milieu montrent Vishnu chevauchant Garuda, fusion subtile entre cosmologie hindoue et bouddhiste, rappelant que la royauté siamoise s’est toujours inscrite dans une continuité entre les traditions indiennes et les croyances locales.

Au centre, l’image principale du Bouddha, dorée et majestueuse, incarne la posture « appelant la terre à témoin ». Cette posture, où la main droite touche le sol, rappelle l’instant où le Bouddha, menacé par les armées de Mara, invoqua la Terre comme témoin de son éveil. Ici, elle devient une affirmation de vérité et de légitimité, une proclamation silencieuse de la victoire de la sagesse sur l’illusion.

Autour de lui, huit statues d’arahants, disciples illustres, se tiennent dans une gravité immobile. Leurs noms sont gravés à la base : Kaundinya, Mahākāśyapa, Šāriputra, Upāli, Ananda, Gavārnpati, Maudgalyāyana et Rāhula. Chacun incarne une vertu particulière, une facette de la transmission du Dharma. Leur présence autour du Bouddha central crée une mandala vivante, une constellation de sagesse qui enveloppe l’espace.

À l’avant, deux sculptures intriguent : un éléphant et un cheval, objets royaux utilisés par le vice-roi Singhanat pour l’aumône. Offerts au Bouddha en signe de dévotion, ils rappellent que même les symboles du pouvoir terrestre peuvent se mettre au service du sacré. Ces animaux, associés à la force et à la vitesse, deviennent ici des vecteurs d’offrande, des médiateurs entre le monde royal et le monde spirituel.

Le sol rouge, les colonnes blanches, les dorures qui scintillent sous la lumière naturelle composent une harmonie visuelle qui enveloppe le visiteur. Le silence est dense, presque palpable. Il ne s’agit pas d’un vide, mais d’une présence : chaque dorure, chaque figure, chaque pierre semble porter la mémoire d’un royaume et la paix d’un millénaire.

Dans ce lieu, nous ressentons que l’architecture n’est pas seulement un décor : elle est un langage. Les proportions, les couleurs, les symboles racontent une histoire de continuité, de foi et de pouvoir. Le Phra Ubosot n’est pas seulement une salle d’ordination : il est le cœur doré du temple, un espace où le sacré et le politique se rejoignent, où la mémoire des rois et la sagesse des moines s’entrelacent dans une même respiration.

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Wat Mahathat — Vers la bibliothèque, la chapelle principale et le Phra Mondop

Nous poursuivons notre visite vers le bâtiment opposé, quittant l’ombre dense du Phra Ubosot pour longer une cour où le silence se fait encore plus profond. À proximité, une bibliothèque aux boiseries patinées nous attire par son aura discrète. Derrière ses portes, des manuscrits anciens reposent sur des feuilles de palmier, soigneusement conservés depuis des générations. L’air y est imprégné d’un parfum subtil d’encens et de papier ancien, comme si chaque page portait encore la mémoire des siècles. Dans ce lieu, le savoir est sacré : c’est ici que fut fondée en 1889 la Mahachulalongkornrajavidyalaya, première université bouddhiste de Thaïlande. Les étudiants-moines y poursuivent encore aujourd’hui l’étude de la philosophie, du Pali et des rituels anciens, perpétuant une tradition intellectuelle qui fait de Wat Mahathat un centre spirituel autant qu’un foyer de connaissance.

Le sanctuaire se déploie ensuite vers la chapelle principale, construite en 1783 par le vice-roi Maha Sura Singhanat, en même temps que l’ordination hall et le Phra Mondop. Restaurée sous Rama V, elle arbore un fronton orné du coronet princier, symbole éclatant du patronage royal. En franchissant son seuil, nous découvrons un espace où l’or et la pierre dialoguent. Cinq grandes statues de Bouddha se dressent, représentant les quatre Bouddhas passés et le Bouddha futur. Le principal, au centre, fut façonné en briques et mortier par Phraya Devarangsan, artisan du Palais de l’Avant sous Rama I.

Sa présence est imposante, presque magnétique. À sa gauche, Luang Pho Hin, statue de grès rouge datant de l’époque d’Ayutthaya, porte en elle une histoire de survie et de foi : le vice-roi Singhanat, fuyant les armées birmanes, s’arrêta devant cette image pour prier et demander protection. Les trois autres statues, issues de la période Sukhothai, furent rapportées du nord par Rama I, restaurées, puis offertes au Wat Mahathat, comme un geste de continuité entre les royaumes disparus et la nouvelle capitale.

Enfin, le chemin nous conduit vers le Phra Mondop, construit lui aussi en 1783. Ce sanctuaire carré à toit pointu abrite le stupa doré de Si Rattana Mahathat, chef-d’œuvre du début de l’ère Rattanakosin. Sa silhouette à douze angles dentelés s’élève avec une élégance solennelle. Dans sa partie supérieure reposent les reliques du Bouddha, tandis que sa base conserve les cendres du vice-roi Singhanat et de son père. Inspiré du Wat Phra Si Sanphet d’Ayutthaya, il perpétue la tradition des stupas royaux, lieux de mémoire où se rejoignent l’histoire dynastique et la ferveur religieuse.

Autour du stupa, vingt-huit statues de Bouddha s’alignent, rassemblées par Rama I depuis des temples abandonnés de Sukhothai, Lopburi et Ayutthaya. Elles symbolisent les vingt-huit Bouddhas qui, selon la tradition Theravāda, sont apparus dans ce monde. Leur présence confère au Phra Mondop une dimension cosmologique : chaque statue est un jalon dans la longue chaîne des éveils, une incarnation de la continuité spirituelle qui traverse les âges.

Dans cet enchaînement de lieux — bibliothèque, chapelle, stupa — nous ressentons que Wat Mahathat n’est pas seulement un temple : c’est une mémoire vivante, un sanctuaire où se tissent les fils de l’histoire royale, de la sagesse monastique et de la foi populaire. Chaque bâtiment, chaque statue, chaque manuscrit est une voix qui raconte la permanence d’un royaume et la profondeur d’une tradition.

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Wat Mahathat — Le souffle du silence et la mémoire des siècles

Mais l’âme véritable du lieu se révèle lorsque nous pénétrons dans le centre de méditation Vipassana. Ici, le temps semble suspendu. Nous nous asseyons face à un bassin où flottent quelques lotus solitaires, leurs pétales ouverts comme des offrandes silencieuses. Le calme est absolu : seul le clapotis de l’eau et le bruissement du vent dans les arbres viennent ponctuer la respiration collective. Dans cette atmosphère, chaque geste, chaque souffle prend une dimension sacrée.

Ce lieu n’est pas seulement un espace de pratique contemporaine : il est chargé d’une mémoire royale. On raconte qu’autrefois, les rois y tenaient leurs funérailles, et que, dans la nuit, certains fidèles entendent encore le chant léger des prêtres qui accompagnait l’esprit royal vers son dernier voyage. La méditation devient alors un pont entre les vivants et les ancêtres, entre la paix intérieure et la mémoire dynastique.

En franchissant une porte discrète, nous passons brusquement du silence sacré des cérémonies royales à l’agitation du marché aux amulettes voisin. Les étals débordent de petites effigies, de pendentifs protecteurs, de reliques miniatures que les fidèles achètent pour porter la bénédiction dans leur quotidien. Le contraste est saisissant : d’un côté, la méditation immobile et intemporelle ; de l’autre, le commerce animé, les voix qui s’élèvent, les mains qui échangent. Pourtant, les deux mondes se rejoignent : le sacré et le quotidien se côtoient à quelques pas, unis par la foi et la mémoire des siècles.

Wat Mahathat apparaît ainsi comme un sanctuaire total. Ici se mêlent l’histoire royale, la mémoire des artisans, la ferveur des moines et la méditation des fidèles. L’architecture devient récit : chaque statue, chaque relique, chaque manuscrit est une voix qui raconte la continuité d’un royaume. En regagnant la ville, le cœur encore imprégné de cette paix dense, nous mesurons combien ce temple est bien plus qu’un monument : il est le cœur battant d’une nation, un espace où politique, religion et art se fondent dans un écrin de pierre et de mythes.

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La Cuisine à Bangkok

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🍜 EBISU SHOTEN EKKAMAI : un premier dîner maîtrisé à Bangkok

Pour notre première soirée à Bangkok, nous quittons notre appartement et partons à pied dans les rues d’Ekkamai, encore impressionnés par les tours illuminées qui nous entourent et l’intensité de la vie nocturne, même loin du centre. L’ambiance est chaleureuse, animée, presque hypnotique. Très vite, notre attention se porte sur EBISU SHOTEN EKKAMAI, un restaurant japonais visiblement apprécié : la salle est pleine, les conversations vont bon train, et les plats qui défilent donnent immédiatement envie de s’installer.

Une fois à l’intérieur, nous découvrons une carte aussi dense qu’un catalogue gastronomique : plus de 25 pages de propositions, toutes préparées à la demande. Le choix est difficile, mais nous optons pour une sélection de plats à partager afin de découvrir plusieurs saveurs.

Les Kimbi Yakisoba with pork arrivent en premier : des nouilles sautées, légèrement caramélisées, relevées par la tendreté du porc et une sauce parfaitement équilibrée. Le Seafood Yakisoba Salt offre une variante plus iodée, avec des notes marines délicates et une cuisson précise des fruits de mer. Les gyoza, dorés et croustillants à l’extérieur, fondants à l’intérieur, confirment le soin apporté à chaque préparation. Enfin, le gyu tataki se révèle être l’un des plats phares du repas : une viande finement tranchée, juste saisie, tendre et parfumée, servie avec une sauce qui en rehausse subtilement les arômes.

Avec une bière, un jus de fruits et de l’eau, l’addition s’élève à 1256 bahts, un tarif très raisonnable au vu de la qualité et de la fraîcheur des plats. Pour un premier dîner à Bangkok, c’est une réussite totale : un accueil chaleureux, une cuisine maîtrisée, et une belle introduction à la diversité culinaire du quartier.

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Déjeuner au Chom Arun — saveurs épicées face au Wat Arun

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Traverser le Chao Phraya en bateau pour rejoindre la rive opposée est déjà une expérience en soi. Le fleuve, large et vivant, offre une respiration dans le tumulte de Bangkok. En débarquant près du Wat Arun, le célèbre Temple de l’Aube, l’atmosphère change : plus calme, plus contemplative, presque suspendue. C’est dans ce décor que nous choisissons de déjeuner au restaurant Chom Arun, dont la terrasse surélevée offre une vue imprenable sur les prangs étincelants du temple.

Le lieu est paisible, baigné de lumière, avec une élégance discrète. La carte propose une sélection de plats thaïlandais classiques, et chacun fait son choix selon ses envies du jour. Nadège opte pour le curry vert au poulet, un plat à la fois parfumé et intense, où la pâte de curry se mêle au lait de coco pour envelopper la viande d’une chaleur végétale. Je choisis le Panang curry rouge au porc, plus dense, plus corsé, avec des notes de basilic et de piment qui viennent réveiller le palais. Margot préfère la soupe au poulet et lait de coco, le fameux Tom Kha Gai, dont la douceur lactée est relevée par le gingembre, la citronnelle et les feuilles de combava. Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï au poulet, sauté à la minute, équilibré, généreux.

Les plats arrivent rapidement, bien présentés, et les premières bouchées confirment la qualité de la cuisine. Les saveurs sont franches, les textures maîtrisées, et l’intensité des épices, bien que présente, reste harmonieuse. Le curry rouge pique, le curry vert caresse, la soupe apaise, et le Pad Thaï rassure. Chacun trouve son rythme, entre contemplation du temple et dégustation attentive.

Le repas, riche en sensations, se termine sur une note de satisfaction partagée. Le cadre, la qualité des plats, et la vue exceptionnelle sur le Wat Arun font de ce déjeuner un moment fort du séjour. L’addition, de 1812.58 bahts pour quatre personnes, semble presque secondaire face à l’expérience vécue.

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🍽️ Ama Restaurant, à deux pas du fleuve — une halte simple, chaleureuse et pleine de saveurs

Après la visite du Wat Pho, encore imprégnés de l’atmosphère paisible du temple et de la majesté du Bouddha couché, nous quittons l’enceinte sacrée pour rejoindre les petites rues qui mènent vers le fleuve. À quelques pas des quais, presque caché derrière une façade discrète, se trouve Ama Restaurant, un minuscule établissement où quelques tables seulement suffisent à créer une ambiance intime, presque familiale. Rien d’ostentatoire, rien de touristique : juste un lieu où l’on cuisine avec sincérité.

Dès que nous nous installons, la carte — courte, précise, sans fioritures — nous séduit. Ici, pas de débauche de choix : seulement des plats maîtrisés, préparés à la minute, servis avec une simplicité qui met en valeur l’essentiel. Les assiettes arrivent rapidement, encore fumantes, et l’on comprend tout de suite que la modestie du lieu n’a rien à voir avec la qualité de ce qui sort de la cuisine.

Nadège reçoit un pad thaï aux crevettes dont les couleurs éclatent : nouilles souples, pousses croquantes, gambas légèrement caramélisées, herbes fraîches qui parfument l’air. De mon côté, le pork shoulder croustillant est une merveille : une viande dorée, tendre à cœur, accompagnée d’une sauce relevée qui équilibre parfaitement le gras et le feu. Margot et Bastien découvrent des omelettes thaïes moelleuses, gonflées, parsemées de légumes et d’herbes, servies dans de petits bols en bois qui ajoutent une touche rustique et chaleureuse.

En accompagnement, les nouilles sautées — aux crevettes pour les uns, au poulet pour les autres — brillent sous la lumière, nappées d’une sauce légère qui enrobe chaque ingrédient sans jamais l’écraser. Et puis il y a ce riz frit bleu, délicatement coloré à la fleur de pois papillon : un bleu doux, presque pastel, qui surprend autant qu’il charme. Une touche florale, subtile, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise sait aussi jouer avec la poésie des couleurs.

Le repas est simple, généreux, parfaitement exécuté. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une cuisine honnête, pleine de fraîcheur et de maîtrise. Et lorsque l’addition arrive — 829 bahts, boissons comprises — on se regarde en souriant. Une halte comme on les aime : inattendue, chaleureuse, délicieuse, à deux pas du fleuve et du tumulte de la ville.

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Déjeuner flottant au bord du futur — escale à ICONSIAM

Après la visite du Palais Royal et du Wat Mahathat, nous traversons le fleuve pour rejoindre un lieu qui semble avoir été imaginé entre un rêve d’architecte et un hommage à la culture thaïlandaise. Sur les rives du Chao Phraya, deux tours immenses, drapées de verre et de métal doré, se dressent comme des voiles futuristes. Ce complexe, célébré à l’international pour son design et son intégration culturelle, a été récompensé comme l’un des centres commerciaux les mieux conçus au monde. Un symbole de la Thaïlande contemporaine, ambitieuse, créative, ouverte.

Mais ce jour-là, nous ne montons pas dans les étages où brillent les grandes maisons de luxe. Nous restons au rez-de-chaussée, là où la modernité s’efface pour laisser place à un décor presque théâtral : un immense marché flottant intérieur, reconstitué avec une précision étonnante. Le sol devient eau, les allées deviennent khlongs, et les cuisines prennent place dans de véritables bateaux en bois. On circule entre les embarcations, les paniers de fruits tropicaux, les étals débordants de couleurs, les vapeurs qui montent des woks et les parfums qui se mêlent.

Les stands se succèdent, chacun racontant une facette de la gastronomie thaïlandaise. Ici, des montagnes de papaye verte râpée, des tomates cerises, des piments rouges et des cacahuètes attendent d’être pilés dans un mortier pour devenir une salade de papaye fraîche et explosive. Plus loin, un cuisinier s’affaire derrière une plaque brûlante où s’entremêlent nouilles, œufs, crevettes et cacahuètes : un Pad Thaï fumant, préparé sous nos yeux, dans un nuage de vapeur et de sauce tamarinée.

Puis viennent les curiosités culinaires, celles qui attirent les regards et déclenchent les discussions. Sur un grill monumental repose un crocodile entier, doré, laqué, impressionnant, présenté comme une pièce maîtresse. Sa peau craquelée par la chaleur, sa chair exposée en longues bandes, il est découpé en brochettes servies à la demande. Une vision saisissante, presque irréelle, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise ne recule devant aucune audace.

À côté, des calamars farcis, gonflés et grillés, s’alignent comme des sculptures marines. Plus loin encore, des coques de crabes sont garnies d’une farce généreuse, orangée, crémeuse, prêtes à être dégustées à la cuillère. Les stands débordent de brochettes de toutes sortes : poulet, crevettes, légumes colorés, bacon enroulé autour de bouchées fondantes. Chaque plateau est une explosion de couleurs, de textures, de promesses.

Les desserts ne sont pas en reste. Des fruits tropicaux, entiers ou découpés, sont présentés comme des bijoux : mangues dorées, dragon fruits éclatants, mangoustans violets, longanes translucides. À côté, de petites douceurs miniatures, brillantes, façonnées comme des fruits miniatures, attirent les enfants comme les adultes.

L’ensemble est vivant, bruyant, chaleureux. Les vendeurs, coiffés de chapeaux traditionnels, préparent les plats sur des feuilles de bananier. Les visiteurs se pressent, hésitent, goûtent, photographient. On entend le crépitement des grillades, le choc des mortiers, les appels des marchands, les rires des familles. C’est un marché, un spectacle, un musée vivant de la cuisine thaïlandaise.

ICONSIAM réussit ici un pari rare : faire cohabiter le luxe international et l’âme des marchés flottants, offrir un espace où l’on peut à la fois acheter un sac de haute couture et déguster une brochette de crocodile grillé à 100 bahts. Un lieu où la tradition n’est pas figée, mais réinventée, mise en scène, célébrée.

Et nous, au milieu de cette effervescence, nous choisissons notre déjeuner comme on compose un voyage : un peu de grillades, un peu de fruits, un plat sauté, une salade pilée. Un repas flottant, partagé, qui raconte la Thaïlande d’aujourd’hui — fière de ses racines, audacieuse dans sa modernité, et toujours prête à accueillir ceux qui viennent la découvrir.

Fondue thaïlandaise du soir — le Hot Pot comme art de vivre

Le soir venu, nous décidons de tester un type de restaurant très populaire en Thaïlande : le Hot Pot, cette fondue locale où chacun compose son repas à sa manière. L’expérience est à la fois conviviale, interactive et étonnamment raffinée.

La table est équipée d’une soupière intégrée, divisée en compartiments. Nous choisissons trois bases de bouillon : une soupe épicée au beurre, puissante et légèrement anesthésiante, une soupe de tomates douce et acidulée, et une soupe de potiron parfumée, plus ronde en bouche. Chacun peut y plonger les ingrédients selon ses goûts, son rythme, ses envies.

Les plateaux arrivent, soigneusement dressés : – Des viandes fines comme le bœuf mariné à l’œuf, le bœuf Crystal Tender, le porc tranché, et même des intestins de canard frais, étonnamment tendres une fois cuits. – Des fruits de mer : crevettes décortiquées, grosses crevettes de haute mer, et des tranches de poisson. – Des légumes croquants, des nouilles instantanées, du riz blanc en petits bols. – Et pour les curieux, une salade froide de pieds de porc, relevée et savoureuse.

Le repas se construit au fil des cuissons. On observe, on goûte, on ajuste. Les saveurs se mêlent, les bouillons s’enrichissent, les conversations s’animent. C’est une cuisine du geste, du partage, du temps qui passe.

En dessert, nous choisissons des quartiers de banane croustillants, des rouleaux de printemps au taro sucré, et un smoothie à l’ananas fraîchement pressé. Pour accompagner le tout, une bière pression Chang bien fraîche, servie en verre standard.

Le tout pour 2291 bahts, taxes comprises. Un dîner généreux, vivant, et profondément thaïlandais — où le plaisir ne vient pas seulement de ce qu’on mange, mais de comment on le mange.

🥢 S&P Restaurant and Bakery — Ekkamai

CURRY ROUGE DE CANARD

Pour le déjeuner, avant de partir explorer Chinatown, nous nous installons au S&P Restaurant and Bakery, juste à côté du Big C d’Ekkamai. L’endroit est clair, animé, avec cette carte illustrée qui nous guide toujours dans nos choix et ce service rapide auquel nous commençons à nous habituer en Thaïlande.

Les plats arrivent presque aussitôt, soigneusement présentés. Le riz frit de Margot, parsemé de coriandre fraîche et accompagné de quartiers de citron vert et de concombres croquants, laisse apparaître de belles crevettes roses et des gambas tigrées encore brillantes. Mon curry rouge de canard, lui, est un véritable tableau : un bouillon rouge-orangé, dense et parfumé, où flottent tomates cerises, morceaux de courgette, feuilles de basilic thaï et lamelles de canard tendre.

Bastien découvre une assiette généreuse où une omelette dorée recouvre un mélange de crevettes, de légumes verts et de piments rouges, le tout nappé d’une sauce brillante, légèrement huileuse, qui promet autant de douceur que de feu. Quant à Nadège, sa picanha grillée repose sur un lit de nouilles baignées dans une sauce khao soi crémeuse, d’un jaune profond, rehaussée de quelques herbes fraîches et de nouilles croustillantes qui ajoutent un contraste de textures.

En boisson, nous goûtons au thé matcha glacé : un vert intense, presque opaque, surmonté d’une mousse légère. La première gorgée est un mélange de fraîcheur, d’amertume douce et de lait glacé — un équilibre parfait pour affronter la chaleur de Bangkok.

Comme souvent ici, l’addition nous surprend par sa modestie : 827 bahts pour quatre plats généreux et une boisson qui nous a conquis. Nos articles sont mis à jour quotidiennement, au fil de nos découvertes et de nos repas, pour partager cette cuisine thaïlandaise qui nous accompagne à chaque coin de rue.

 

🍴 Déjeuner à Damnoen Saduak — entre canaux et saveurs locales

Après la visite du célèbre marché flottant de Damnoen Saduak, l’heure du déjeuner est une véritable immersion dans la cuisine thaïe populaire. Les barques qui sillonnent les canaux ne transportent pas seulement des fruits et des souvenirs : elles servent aussi des plats préparés à la minute, directement depuis le bateau.

Nous nous installons au bord de l’eau pour déguster un khao pad (riz sauté aux légumes et au poulet), ou un pad thaï fumant servi dans une assiette en feuille de bananier. Les vendeuses proposent aussi des brochettes de porc grillé (moo ping), des soupes de nouilles parfumées et des salades de papaye épicées (som tam). Les prix sont très accessibles, souvent entre 50 et 150 ฿ par plat.

Pour une expérience plus posée, plusieurs petits restaurants autour du marché offrent des menus complets avec curry vert, poisson grillé et jus de coco frais. Certains établissements proposent même des buffets thaïs pour environ 250–400 ฿, permettant de goûter à une variété de plats en une seule assiette.

Et pour finir sur une note sucrée, impossible de résister au mango sticky rice ou aux kanom krok (petites crêpes de coco croustillantes), vendus par les grand‑mères sur leurs barques.

👉 En résumé :

  • Street food flottante : pad thaï, brochettes, soupes de nouilles (50–150 ฿).
  • Restaurants locaux : menus complets ou buffets (250–400 ฿).
  • Desserts traditionnels : mango sticky rice, kanom krok (30–60 ฿).

#DamnoenSaduak #MarchéFlottant #Thaïlande #StreetFood #VoyageGourmand #CarnetDeVoyage

🍴 Déjeuner autour d’une balade sur les khlongs

Naviguer sur les khlongs, ces canaux qui serpentent à travers Bangkok, c’est plonger dans une autre dimension de la ville : plus calme, plus intime, où les maisons sur pilotis côtoient les temples cachés et les marchés flottants. Et au fil de l’eau, les haltes gourmandes rythment la balade.

Nous nous arrêtons d’abord auprès des barques‑cuisines, véritables restaurants flottants où les vendeuses préparent à la minute des pad thaï fumants, des soupes de nouilles parfumées, ou encore des brochettes de porc grillé (moo ping). Les prix sont très accessibles, souvent entre 50 et 150 ฿, et l’expérience est unique : manger directement depuis une embarcation, au milieu des canaux.

Dans certains embarcadères, de petites terrasses en bois accueillent les voyageurs pour un déjeuner plus posé. On y déguste des currys verts, du poisson grillé au citronnelle, ou des salades de papaye épicées (som tam), servis avec du riz gluant. Les menus complets tournent autour de 250–400 ฿, et l’ambiance est familiale, avec vue sur les khlongs.

Pour une touche sucrée, nous ne résistons pas aux kanom krok (crêpes de coco croustillantes) ou au mango sticky rice, vendus par les grand‑mères sur leurs barques. Ces desserts traditionnels, entre 30 et 60 ฿, complètent parfaitement le repas.

👉 En résumé :

  • Street food flottante : pad thaï, nouilles, brochettes (50–150 ฿).
  • Petits restaurants au bord des khlongs : currys, poisson grillé, som tam (250–400 ฿).
  • Desserts traditionnels : kanom krok, mango sticky rice (30–60 ฿).

Un déjeuner sur les khlongs, c’est autant une expérience culinaire qu’un voyage dans le temps : la Thaïlande des canaux, vivante et savoureuse.

#Bangkok #Khlongs #StreetFood #Thaïlande #VoyageGourmand #CarnetDeVoyage

Super et hypermarchés

🛒 Où s’approvisionner à Bangkok — marchés, supermarchés et hypermarchés pour tout budget

Résumé rapide : Bangkok offre un réseau complet pour s’approvisionner en nourriture — des marchés humides aux hypermarchés, en passant par les supérettes 24/7 et les enseignes spécialisées pour expatriés. Choisissez marchés locaux pour les produits frais et les prix bas, supermarchés pour la praticité et les produits importés, et hypermarchés/wholesale pour les achats en gros.

Considérez : fréquence d’achat (quotidien vs. hebdo), besoin de produits importés, stockage (frigo/congélo), et transport. Décidez si vous privilégiez prix (marchés, Makro), variété/import (Villa, Gourmet), ou praticité 24/7 (7‑Eleven, Foodland). Pour un panier bio ou spécialités occidentales, ciblez Gourmet Market ou Villa Market; pour tout‑venant économique, Big C et Lotus’s sont les plus répandus.

À Bangkok, Big C et Lotus’s (ex‑Tesco Lotus) sont les piliers pour les courses quotidiennes : grandes surfaces, promotions fréquentes et rayons importés basiques. Tops Market et Gourmet Market se positionnent plus haut de gamme, avec un bon choix de produits frais, bio et plats préparés, souvent situés dans les centres commerciaux. Foodland, apprécié des résidents et expatriés, est pratique 24h/24 et propose un rayon traiteur constant. Villa Market cible surtout les expatriés avec une large offre de produits occidentaux, à un prix plus élevé que les chaînes locales.

Les marchés humides (wet markets) comme Or Tor Kor, Khlong Toei Market ou les marchés de quartier restent incontournables pour viande, poissons, fruits de mer et légumes frais à très bon prix ; ils offrent aussi des produits saisonniers et des herbes locales introuvables en supermarché. Pour les achats en gros, Makro (vente en gros) est la solution économique pour restaurants et familles nombreuses.

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🛒 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

fruit du dragon

Avant même de poser nos valises dans l’appartement, nous faisons escale au Big C, cet hypermarché emblématique de Bangkok qui nous accueille avec ses allées larges, ses lumières vives et son ambiance effervescente. Dès l’entrée, nous sommes frappés par la grandeur du lieu : c’est un véritable temple de la consommation, mais sans excès ni agressivité. Juste de la variété, du choix, et une organisation étonnamment fluide.

Les enfants courent déjà vers les rayons colorés, pendant que nous nous concentrons sur l’essentiel : eau, boissons fraîches, encas et petit déjeuner. Les bouteilles d’eau sont empilées par centaines, les marques locales côtoient les internationales, et les prix affichés nous font sourire — ici, tout semble accessible, même en grande quantité.
Dans les rayons frais, nous découvrons des fruits tropicaux aux couleurs éclatantes : pitayas rose vif, mangoustans sombres et brillants, pomelos géants emmaillotés dans leur filet blanc. Les prix sont affichés en gros caractères : 69 bahts, 75 bahts le kilo, et tout donne envie de goûter. Les enfants s’arrêtent devant les mochis multicolores, alignés comme des bonbons sur gazon artificiel, avec des parfums aussi variés que taro, durian, Oreo, thé vert ou fraise — à 10 bahts pièce, c’est presque un jeu de les collectionner.
Un peu plus loin, nous tombons sur les stands de street food indoor : brochettes nappées de sauce rouge épicée, saucisses, boulettes, tout est prêt à être emporté ou dégusté sur place. Les vendeurs sourient, emballent, font goûter. L’ambiance est festive, presque comme un marché de nuit sous néons.
Côté petit déjeuner, nous repérons des croissants, brownies, daifuku, et même des plats préparés sous feuille de bananier. Les rayons de viande fraîche sont impressionnants : cuisses de poulet, ailes, abats, tout est bien présenté, avec des promotions affichées en grand : 85 bahts le kilo, parfois moins. Les slogans promettent fraîcheur et économies — et ils tiennent parole.
Enfin, nous passons devant les rayons textiles et électroniques, où l’on trouve des t-shirts à 50 bahts, des mobiles sous vitrine bleutée, et des stands de gadgets qui font briller les yeux des enfants. Le tout dans une atmosphère bon enfant, sans stress, avec une vraie sensation de plongée dans la vie locale.
Nous repartons les bras chargés, le sourire aux lèvres, et cette impression que le Big C est bien plus qu’un supermarché : c’est une porte d’entrée dans le quotidien thaïlandais, généreux, coloré, et toujours accueillant.

🍱 Don Don Donki Mall — Une virée gourmande au cœur de Bangkok

Si tu veux changer du Big C pour tes courses quotidiennes, le Don Don Donki Mall est une alternative aussi pratique que savoureuse. Ce temple du shopping japonais propose de tout — des produits du quotidien aux trouvailles plus inattendues — avec un rayon alimentaire particulièrement bien achalandé.

🥩 Le bœuf y est roi : wagyu, tranches fines pour le shabu-shabu, marinades prêtes à cuire… Le choix est vaste et souvent plus qualitatif que dans les supermarchés classiques. Les produits élaborés, comme les bentos, les sashimis ou les sauces japonaises, sont aussi au rendez-vous, parfaits pour varier les plaisirs sans passer des heures en cuisine.

🍵 Et la touche sucrée ? Impossible de passer à côté des fameux Kit Kat au matcha ! Ces petites barres vertes, au goût délicat de thé japonais, sont devenues une signature du Donki. On les trouve en plusieurs déclinaisons, parfois même en édition limitée.

🛍️ Ambiance : Le Don Don Donki, c’est aussi une expérience sensorielle — musiques japonaises, couleurs vives, rayons bien remplis et personnel enthousiaste. On y flâne, on découvre, on craque.

✨ Une virée au Donki, c’est un peu comme voyager sans quitter Bangkok.

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ICONSIAM — Luxe, lumière et vertige architectural au bord du fleuve

Après notre immersion dans les ruelles de Chinatown, nous rejoignons les rives du Chao Phraya pour embarquer sur une croisière nocturne. Le point de départ ? Le quai du centre commercial ICONSIAM, ce géant de verre et d’or qui s’élève comme un temple contemporain dédié au luxe et à la mise en scène urbaine.

Dans l’attente de l’embarquement, nous décidons de revisiter ce centre que nous avions déjà découvert pour son rez-de-chaussée métamorphosé en marché flottant. Ici, les barques décorées de fleurs et de cages à oiseaux glissent sur un canal intérieur bordé de stands de street food, dans une reconstitution spectaculaire de l’univers thaï traditionnel. Les odeurs de curry, de fruits tropicaux et de brochettes grillées se mêlent aux lumières tamisées et aux reflets des fontaines.

Mais c’est en montant d’un étage que l’éblouissement commence. L’architecture intérieure est une chorégraphie de volumes et de perspectives : les allées sont larges, aérées, bordées de vitrines aux enseignes prestigieuses — Louis Vuitton, Cartier, Hermès, Chanel, Dior, Saint Laurent, Gucci, Prada — toutes installées dans des écrins de verre et de marbre. Les escalators disséminés en diagonale permettent des vues plongeantes sur les niveaux inférieurs, révélant des compositions visuelles dignes d’un décor de cinéma.

Chaque étage semble avoir son identité propre. L’un mêle design contemporain et artisanat local, avec des installations artistiques, des sculptures monumentales et des boutiques comme ICONCRAFT, temple du savoir-faire thaï. Un autre étage s’ouvre sur des galeries de luxe, où les plafonds sont ornés de feuillages métalliques dorés, de chandeliers en étoiles, et de colonnes sculptées qui évoquent les temples bouddhistes dans une version futuriste.

Au sommet, une surprise nous attend : une fontaine suspendue, jaillissant du plafond dans un halo de lumières violettes et bleutées. L’eau descend en cascade dans un cylindre de verre, illuminée par des jeux de lumière qui transforment l’espace en sanctuaire aquatique. Autour, les promeneurs s’arrêtent, photographient, contemplent. C’est un moment suspendu, entre technologie et poésie.

À l’extérieur, le spectacle continue : arches lumineuses dorées, colonnes de lumière multicolores, arbres décorés de guirlandes violettes, reflets sur le fleuve, jeux de lumière sur les jets d’eau, et en toile de fond, les tours du Mandarin Oriental et du Royal Orchid Sheraton. ICONSIAM ne se contente pas d’être un centre commercial : c’est un théâtre urbain, un musée vivant, un palais de verre où Bangkok se réinvente chaque soir.

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DAB BANQUES A Bangkok

À Bangkok, vous trouverez de nombreux distributeurs automatiques de billets (ATM) accessibles 24h/24, notamment dans les centres commerciaux, les stations de métro, les 7-Eleven et les zones touristiques. Voici quelques banques bien implantées avec un vaste réseau de distributeurs :

  • Bangkok Bank : Très répandue, avec plus de 400 distributeurs dans la ville.
  • Kasikorn Bank (KBank) : Présente dans les supermarchés, centres commerciaux et quartiers résidentiels.
  • Krungsri (Bank of Ayudhya) : Facile à repérer avec ses guichets jaunes, mais attention à leurs frais plus élevés.
  • Siam Commercial Bank (SCB) : Une des plus anciennes banques du pays, avec des ATM violets très visibles.
  • TMBThanachart (ttb) : Présente dans les grandes zones urbaines, mais parfois avec des taux de change moins avantageux.
  • HSBC Thaïlande : Moins répandue, mais disponible dans certains quartiers d’affaires.

💡 Conseil : Tous les distributeurs en Thaïlande appliquent généralement des frais fixes d’environ 220 bahts (environ 6 €) pour les cartes étrangères. Il est souvent plus avantageux de retirer des montants plus importants en une seule fois pour limiter les frais.

 

LES LOGEMENTS  à Bangkok

🏙️ Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai

À notre arrivée à Bangkok, après le tumulte feutré du vol et la douce moiteur de Suvarnabhumi, nous rejoignons notre pied-à-terre : THEA Private Suites by TH District, niché dans une ruelle calme d’Ekkamai. Dès l’entrée, nous sommes saisis par l’espace, la lumière, la sensation immédiate d’un lieu pensé pour le repos, le travail, et les retrouvailles. Tout est vaste, épuré, fonctionnel. Les volumes respirent, les matériaux sont chaleureux, et chaque détail semble avoir été choisi pour nous accueillir avec douceur.

Dans le salon, les fauteuils et canapés se font face autour d’une table basse garnie de petites attentions : snacks, fruits, boissons, tout est là pour nous faire sentir attendus. La table à manger, dressée avec soin, invite déjà à partager un dîner tranquille. Les grandes baies vitrées laissent filtrer une lumière tamisée, et les rideaux légers dansent doucement dans la brise du soir. L’ambiance est feutrée, presque domestique, mais avec ce supplément d’élégance propre aux résidences bien pensées.

La chambre, elle, est un cocon. Draps blancs impeccables, coussins moelleux, éclairage doux, rangements discrets. On y retrouve cette sensation rare d’un lieu où l’on peut vraiment se poser, dormir sans bruit, se réveiller sans urgence. La salle de bain, elle aussi, joue la carte du confort : vasque en marbre, douche double, produits bien choisis, serviettes épaisses. Tout est propre, lumineux, apaisant.

Et puis il y a les surprises. Le bureau, discret mais complet, avec ses objets décoratifs, ses brochures, son ambiance studieuse. La terrasse, aménagée avec goût, offre un coin lecture ou contemplation, entre plantes et ombre légère. Et surtout, la piscine sur le toit, qui nous laisse sans voix. Le soir, elle s’illumine doucement, et la ville s’étend devant nous, scintillante, vibrante, presque irréelle. Les tours s’allument une à une, les reflets dans l’eau se mêlent aux lumières du ciel, et l’on se sent à la fois au cœur de Bangkok et hors du monde.

Pour 609 € les 6 nuits, c’est un vrai luxe accessible. Un lieu où l’on peut cuisiner, travailler, se détendre, explorer. Le Wi-Fi 5G est d’une fluidité remarquable, les services sont discrets mais efficaces : ménage, sécurité, réception. Et surtout, l’emplacement est idéal. Ekkamai, avec ses cafés, ses marchés, ses supérettes ouvertes tard, ses restaurants japonais et ses boulangeries, nous offre tout ce qu’il faut pour vivre Bangkok à notre rythme. La station BTS est à deux pas, Gateway Ekamai aussi, et les moto-taxis nous mènent en quelques minutes vers Thonglor, Asoke ou EmQuartier.

THEA Private Suites est plus qu’un hébergement : c’est une base, un repère, un lieu de vie. On y revient chaque soir avec plaisir, on y travaille le matin avec efficacité, on y rêve la nuit avec calme. C’est le genre d’endroit qui rend le voyage plus doux, plus fluide, plus vrai.

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37 Soi Ekamai 10 (or 12), Sukhumvit 63, Klongton Nue, Wattana, Bangkok, 10110, Wattana, 10110 Bangkok, Thaïlande

🏨 Retour au Golden Foyer Suvarnabhumi : confort et praticité à deux pas de l’aéroport

Après notre croisière magique sur le Chao Phraya, nous reprenons la route vers notre hôtel pour la nuit, afin de profiter d’un séjour pratique et reposant à proximité de l’aéroport de Bangkok. Le trajet est court, ce qui nous permet de nous détendre après une soirée riche en émotions et en découvertes.

Nous arrivons au Golden Foyer Suvarnabhumi Airport Hotel, un établissement moderne conçu pour le confort des voyageurs. Dès notre entrée, nous sommes accueillis dans un hall lumineux et élégant, où le personnel souriant nous assiste pour l’enregistrement rapide. Notre chambre, spacieuse et bien équipée, offre un environnement calme, idéal pour récupérer avant un vol tôt le lendemain. Les lits sont moelleux, la literie impeccable et la climatisation parfaitement réglable pour garantir une nuit reposante.

L’hôtel propose également des services pratiques pour les voyageurs : navette gratuite vers l’aéroport, réception ouverte 24h/24, restauration légère et café, ainsi qu’un accès Wi-Fi rapide. La proximité immédiate de l’aéroport nous permet de planifier notre départ sans stress, tout en profitant du confort d’un hébergement moderne et sécurisé.

Pour ceux qui souhaitent se détendre après une journée de visites, le Golden Foyer offre un coin salon agréable et des espaces pour travailler ou se relaxer. C’est le choix parfait pour combiner praticité et confort, avec la tranquillité d’un établissement situé à quelques minutes seulement de Suvarnabhumi.

Cette nuit au Golden Foyer marque une parenthèse de repos entre l’effervescence de Bangkok et la poursuite de notre voyage, nous préparant à poursuivre notre aventure thaïlandaise en toute sérénité.

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METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025  

T° MINI MOY/MIN/MAX 26,37 22 29
T° MAX MOY/MIN/MAX 34,48 30 38
SOL MAX MOY/MIN/MAX 97% 52% 100%
NB JOURS <30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 77% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 11,87 5 26
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,28 0 4
% JOURS SS pluie />3 / >MOY 83% 2% 17%
MM/HPLUIE 0,26 0 4
HEURE MIN/MAX/ECT 6,46 18,13 11,802
METEO  17 et 18 mars
T° MINI MOY/MIN/MAX 28,30 27 30
T° MAX MOY/MIN/MAX 35,35 34 39
SOL MAX MOY/MIN/MAX 99% 84% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 80% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 19,70 12 28
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,50 0 2
% JOURS SS pluie / >3 / au max 65% 0% 35%
MM/HPLUIE 0,49 0 2
HEURE MIN/MAX/ECT 6,24 18,28 12,024

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

🍡 J1291 Premières douceurs thaïlandaises : mochi gluant et brochettes pimentées

🛒 J1291 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

🏙️ J 1291 Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai

🍜 J 1291 EBISU SHOTEN EKKAMAI : notre premier festin bangkokien

J 1292 – Le Prang du Wat Arun — Montagne de lumière

J 1292 Les chapelles du Wat Arun — Parenthèses sacrées au pied du géant

J 1292 Le marché sacré du Wat Arun — entre offrandes et souvenirs

J 1292 Le vihara du Wat Arun — Là où la lumière respire

J 1292 🐷 Wat Arun, Bangkok — Quand le cochon rôti monte les marches du temple

J 1292 Le Pavillon de L’empreinte du Bouddha — Silence sculpté au cœur du temple

J 1292 L’Ubosot — Le cœur doré du Wat Arun

J 1292 L’arche en forme de couronne — Seuil sacré et gardiens mythiques

J 1292 Pak Khlong Talat — Le marché qui parfume Bangkok

🥭 Mango Sticky Rice — le dessert qui te bénit à la première bouchée

🍛 Chom Arun – Déjeuner épicé avec vue sur le Wat Arun

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK – ENTREE Sous le regard des rois, vers le sacré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le cloître des fresques

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Phra Vihara Yod — Le sanctuaire couronné

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La Salle Phra Nak — Mémoire des rois et sanctuaire des cendres

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les géants du Ramakien — Gardiens du sacré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Phra Sri Rattana Chedi — La cloche d’or du Dharma

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais des reliques de Bodhi — La tour sacrée de l’illumination

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Ubosot & le Bouddha d’Émeraude — Cœur sacré du Siam

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais du Père Royal — Mémoire des rois

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Pavillon du Tripitaka doré

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Salle Phra Khanthararat — La prière pour la pluie

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Clocher — La voix solennelle du royaume

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les Deux Pagodes dorées

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La réplique d’Angkor Wat — Héritage et dialogue royal

1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Sous les flammes et les dorures — Traversée d’un sanctuaire royal

j 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Trônes, talismans et éléphants — Au cœur des résidences royales

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais Chakri Maha Prasat — Dialogue des styles et mémoire des rois

J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Dusit Maha Prasat — Le cœur solennel du Grand Palais

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Sous le regard des Bouddhas silencieux

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Phra Ubosot, le cœur doré du temple

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Chapelle principale et Phra Mondop

J 1293 Wat Mahathat BANGKOK — Entre silence et agitation

🍲 ICONSIAM — Quand le déjeuner devient un voyage

J 1294 Chinatown — Là où les dragons veillent… et où le durian attaque !

J 1294 ✨ Wat Traimit — Le Bouddha d’or et son secret

J 1294 ICONSIAM — Quand Bangkok devient féerie

✨ J 1294 White Luxury — Bangkok en féerie sur le Chao Praya

💆‍♂️🐉 J 1295 Bangkok, chaleur tropicale + jambes en compote = direction Wat Pho !

✨J 1295 Wat Pho BANGKOK — La forêt minérale et ses jardins secrets

😄 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les Giants de Wat Pho — Les videurs en pierre

J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Rabiang — Panthéon de Bouddhas et gardiens de lumière

✨ J 1295 WAT PHO BANGKOK Southern Phra Vihara — Là où la parole s’élève

J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Ubosot — Le cœur sacré de Wat Pho

🪷 J 1295 WAT PHO BANGKOK La Sala Kamparien — Le pavillon secret de Wat Pho

🐊J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Crocodile Pond — Vestige aquatique de Wat Pho

🪷 J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Phra Mondop — La bibliothèque sacrée de Wat Pho

😄 J 1295 WAT PHO BANGKOK Autour du Phra Mondop,

😌 J 1295 — Wat Pho Bangkok : Sous le sourire éternel du Bouddha couché

👑 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les stupas des Quatre Rois Chakri — Wat Pho en majesté légère

🌙 J 1295 Dernière soirée à Bangkok — Train Night Market Srinagarindra

2010 CHINATOWN BANGKOK 

2010 CROISIERE CHAO PRAYA BANGKOK 

2010 GRAND PALAIS BANGKOK

2010 WAT ARUN BANGKOK 

2010 WAT MAHATHAT BANGKOK

2010 WAT PHO BANGKOK

2010 WAT PHRA KAEO BANGKOK

BALLADE SUR LES KHLONGS BANGKOK

DAMNOEN SADUAK

LES LIENS

1 a réfléchi à «Wat Mahathat — Le temple des grandes reliques Bangkok Thaïlande»

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