Wat Mahathat Yuwaratrangsarit : Le Souffle du Silence et la Mémoire des Rois à Bangkok Thaïlande
Entre galeries aux mille Bouddhas, sanctuaires sacrés de l’ère Rattanakosin et berceau du bouddhisme Theravāda

En franchissant les portes de Wat Mahathat Yuwaratrangsarit, nous sommes immédiatement saisis par une atmosphère de calme et de solennité. Devant l’enceinte, l’imposant bâtiment historique Thawon Watthana attire immédiatement le regard avec sa façade monumentale peinte d’un rouge terracotta éclatant, rehaussée de grandes fenêtres et de portes voûtées à claire-voie vertes. Le tumulte de Bangkok s’efface derrière nous, remplacé par le silence des galeries qui s’étendent autour de la cour intérieure. Margot, ravissante dans son haut bordeaux avec son sac blanc, et Enzo, t-shirt noir et regard posé, profitent d’une pause complice assis sur un banc d’un blanc éclatant rehaussé de dorures, juste devant une charrette traditionnelle en bois à grandes roues à rayons et de sombres statues de buffles d’eau (Bubalus bubalis).
Les murs blancs, ponctués d’arcades ouvertes, laissent entrer une lumière douce qui glisse sur les visages dorés des statues de Bouddha. En pénétrant dans la longue galerie au plafond de bois rouge vif rythmé par des ventilateurs à pales blanches et des lanternes suspendues, l’alignement des statues dorées crée une perspective vertigineuse. Elles sont des centaines, des milliers peut-être, alignées avec une rigueur apaisante. Chaque effigie semble semblable et pourtant différente, comme si chaque figure portait une nuance propre, une respiration singulière. Certaines sont drapées de tissus safran, d’autres simplement dorées, toutes posées sur des piédestaux richement décorés de motifs rouges et or.

Chaque statue de Bouddha repose sur un socle altier à degrés, d’une richesse ornementale exceptionnelle, sculpté, doré à la feuille et incrusté de mosaïques de verre bleu et rouge miroitantes. Au premier plan du cloître, de petits autels laqués de rouge et d’or accueillent des vases garnis de boutons de lotus sacrés (Nelumbo nucifera) d’un rose éclatant, à côté de tapis de prière méticuleusement enroulés.

Leurs yeux mi-clos nous enveloppent d’une sérénité silencieuse, invitant à ralentir le pas et à nous laisser porter par la paix du lieu. Sous les plafonds rouges ornés de ventilateurs, la répétition des statues crée une impression d’infini, une procession immobile qui nous accompagne dans notre marche. L’or des corps, le rouge des plafonds, le blanc des murs composent une harmonie visuelle qui apaise l’esprit.
À l’extérieur, dans les jardins, des stupas blancs s’élancent vers le ciel, leurs bases sculptées ornées de niches où apparaissent des Bouddhas dorés. Au cœur des jardins, l’allée pavée mène vers le sanctuaire aux toits de tuiles vernissées ocre sous le couvert de bonsaïs soigneusement taillés, bordée de figures de cerfs en bronze, de rochers blancs et de grandes jarres en terre cuite. Autour, des bonsaïs taillés avec soin, des arbres en pot et des statues animales — cerfs, buffles, chevaux — ponctuent le paysage, rappelant la coexistence entre nature et sacré. Nous avançons lentement, portés par cette atmosphère où chaque détail, chaque statue, chaque souffle de vent semble participer à une même méditation. L’impression générale est celle d’un sanctuaire vivant, où le temps s’est ralenti, où l’or et le silence composent une mémoire partagée.
Wat Mahathat — Le Phra Ubosot, cœur doré du silence
Nous poursuivons notre chemin à l’ombre des toits à degrés dorés, et le sanctuaire s’ouvre devant nous vers le Phra Ubosot, la salle d’ordination, véritable cœur battant et spirituel du temple. Avant même de pénétrer à l’intérieur, l’allée extérieure pavée de marbre, encadrée par les façades blanches immaculées du bâtiment et bordée d’alignements de bonsaïs et d’arbustes taillés en pot, guide nos pas vers les pignons richement sculptés du sanctuaire sous le ciel bleu de Bangkok. L’impression est saisissante : l’espace se déploie comme une nef sacrée, vaste et solennelle, où chaque détail semble conçu pour élever l’esprit. Édifiée en 1783 sous le règne de Rama Ier par son frère, le vice-roi Maha Sura Singhanat (maître du Palais de l’Avant, le Wang Na), cette salle d’ordination est la plus vaste de Bangkok : près de cinquante mètres de long sur vingt-quatre mètres de large, capable d’accueillir jusqu’à mille moines lors des assemblées rituelles.

Les murs blancs, sobres et puissants, sont ponctués de semas, ces bornes sacrées qui délimitent l’espace rituel. Contrairement à la tradition qui les place autour du bâtiment, ici elles sont fixées directe
Sa monumentalité n’est pas seulement fonctionnelle : elle incarne la puissance spirituelle et politique du royaume de Siam naissant, un lieu hautement symbolique où se tinrent les grandes cérémonies d’État, dont la révision historique du canon bouddhique (le Tripitaka) en 1788, événement fondateur pour le bouddhisme Theravāda thaïlandais.
Sous le haut plafond peint d’un rouge majestueux et parsemé de rosaces dorées, de grands lustres en cristal et des lampes suspendues éclairent le sanctuaire. Les murs blancs, sobres et puissants, sont ponctués de semas, ces bornes sacrées qui délimitent l’espace rituel. Contrairement à la tradition qui les place autour du bâtiment, ici elles sont fixées directement aux murs : une singularité propre à l’école d’artisans du Palais de l’Avant. Les semas d’angle représentent Garuda tenant Naga, symbole de la victoire du ciel sur les forces du chaos. Celles du milieu montrent Vishnu chevauchant Garuda, fusion subtile entre cosmologie hindoue et bouddhiste, rappelant que la royauté siamoise s’est toujours inscrite dans une continuité entre les traditions indiennes et les croyances locales.

Au centre de la nef, le colossal Bouddha principal en bronze doré domine l’espace du haut de son trône à degrés magnifiquement ciselé, incrusté de verre et rehaussé de motifs floraux. Il incarne la posture « appelant la terre à témoin » (Bhumisparsha Mudra). Cette posture, où la main droite touche le sol, rappelle l’instant où le Bouddha, menacé par les armées de Mara, invoqua la Terre comme témoin de son éveil. Ici, elle devient une affirmation de vérité et de légitimité, une proclamation silencieuse de la victoire de la sagesse sur l’illusion. Sur le sol recouvert d’un immense tapis rouge éclatant, des moines drapés de leurs robes safran s’assoient en cercle pour réciter les textes sacrés ou conduire la cérémonie d’ordination d’un adepte vêtu de blanc, sous la conduite des vénérables du temple.
Autour de lui, huit statues d’arahants, disciples illustres, se tiennent dans une gravité immobile. Sculptées dans une teinte dorée étincelante, elles sont représentées agenouillées, les mains jointes en signe de respect (anjali mudra), le regard tourné vers l’image centrale. Leurs noms sont gravés à la base : Kaundinya, Mahākāśyapa, Šāriputra, Upāli, Ananda, Gavāmpati, Maudgalyāyana et Rāhula. Chacun incarne une vertu particulière, une facette de la transmission du Dharma. Leur présence autour du Bouddha central crée une mandala vivante, une constellation de sagesse qui enveloppe l’espace.
Devant le piédestal monumental, la statue en bronze d’un haut personnage de la cour, vêtue du costume traditionnel thaï rehaussé d’une écharpe jaune et portant horizontalement un bâton cérémoniel à deux mains, atteste de la dévotion royale ; son corps est recouvert de milliers de minuscules feuilles d’or déposées par les fidèles. À l’avant, deux sculptures intriguent : un éléphant et un cheval, objets royaux utilisés par le vice-roi Singhanat pour l’aumône. Offerts au Bouddha en signe de dévotion, ils rappellent que même les symboles du pouvoir terrestre peuvent se mettre au service du sacré. Ces animaux, associés à la force et à la vitesse, deviennent ici des vecteurs d’offrande, des médiateurs entre le monde royal et le monde spirituel.
À proximité de l’autel repose également un trône de prédication monastique richement sculpté et doré à la feuille sur fond de laque rouge, muni d’un coussin pourpre frappé du sceau du temple, destiné aux enseignements des grands maîtres. Dans une niche cintrée à la structure ajourée de motifs dorés et de verres bleus, la statue sombre d’un ancien abbé en méditation, elle aussi constellée de pépites d’or, veille sur le silence des prières. Le sol rouge, les colonnes blanches, les dorures qui scintillent sous la lumière naturelle composent une harmonie visuelle qui enveloppe le visiteur. Le silence est dense, presque palpable. Il ne s’agit pas d’un vide, mais d’une présence : chaque dorure, chaque figure, chaque pierre semble porter la mémoire d’un royaume et la paix d’un millénaire.
Dans ce lieu, nous ressentons que l’architecture n’est pas seulement un décor : elle est un langage. Les proportions, les couleurs, les symboles racontent une histoire de continuité, de foi et de pouvoir. Le Phra Ubosot n’est pas seulement une salle d’ordination : il est le cœur doré du temple, un espace où le sacré et le politique se rejoignent, où la mémoire des rois et la sagesse des moines s’entrelacent dans une même respiration.
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Wat Mahathat — Vers la bibliothèque, la chapelle principale et le Phra Mondop
Nous quittons l’ombre majestueuse du Phra Ubosot pour longer la cour opposée vers le Phra Mondop et la bibliothèque sacrée (Ho Trai). À proximité, le bâtiment de la bibliothèque aux boiseries de teck patinées nous attire par son aura discrète. Derrière ses portes sculptées reposent des manuscrits anciens écrits sur feuilles de palmier (bai lan), préservés depuis des générations de l’humidité du fleuve Chao Phraya tout proche. Dans les vitrines d’exposition, des liasses de feuilles de palmier gravées en caractères anciens (Pali) sont présentées avec minutie, numérotées et disposées aux côtés de leurs précieux étuis en tissu brodé de motifs traditionnels (pha ho phra thamma), utilisés pour protéger ces textes sacrés de l’épreuve du temps. L’air y est imprégné d’un parfum subtil d’encens et de papier ancien, comme si chaque page portait encore la mémoire des siècles. Dans ce lieu, le savoir est sacré : c’est ici que fut fondée en 1889 par le roi Chulalongkorn (Rama V) la Mahachulalongkornrajavidyalaya, première université bouddhiste de Thaïlande. Les étudiants-moines y poursuivent encore aujourd’hui l’étude de la philosophie, du Pali et des rituels anciens, perpétuant une tradition intellectuelle qui fait de Wat Mahathat un centre spirituel autant qu’un foyer de connaissance.

Le sanctuaire se déploie ensuite vers la chapelle principale, (Viharn), construite conjointement en 1783 par le vice-roi Singhanat. Restaurée avec soin sous le règne de Rama V, elle arbore sur son fronton les armes et le coronet princier, marque éclatante du patronage de la couronne. En franchissant son seuil, nous découvrons un alignement remarquable de cinq grandes statues de Bouddha représentant les quatre Bouddhas des âges passés et le Bouddha du futur (Maitreya). L’effigie principale, au centre, fut façonnée en briques et mortier par Phraya Devarangsan, maître maçon du Palais de l’Avant sous Rama Ier. À sa gauche, Luang Pho Hin, une statue sacrée en grès rouge datant de l’époque d’Ayutthaya, porte en elle une histoire poignante de foi et de survie : le vice-roi Singhanat, fuyant les armées birmanes lors de la chute de l’ancienne capitale, s’était arrêté devant cette image pour prier et sceller son destin. Les trois autres statues, façonnées dans le style fluide et élégant de Sukhothai, furent rapportées des provinces du Nord par Rama Ier afin d’être restaurées et enchâssées au Wat Mahathat, tissant un lien spirituel entre les royaumes médiévaux disparus et la nouvelle capitale de Bangkok.
Enfin, le chemin nous conduit vers le Phra Mondop, construit lui aussi en 1783. En pénétrant dans le Phra Mondop, la perspective est saisissante : un large tapis rouge éclatant s’étire au centre d’un sol dallé de carreaux géométriques, guidant le regard sous de précieux lustres en cristal vers l’autel principal. Ce sanctuaire carré à toit pointu abrite le stupa doré de Si Rattana Mahathat, chef-d’œuvre du début de l’ère Rattanakosin. Sous une haute lanterne octogonale entièrement recouverte d’un réseau de miroirs précieux qui démultiplient la lumière dorée jusqu’au plafond, le stupa étincelle de mille feux.
Sa silhouette à douze angles dentelés s’élève avec une élégance solennelle, encadrée de hauts parasols royaux dorés à plusieurs étages (chatra) et de compositions florales colorées. Dans sa partie supérieure reposent les reliques du Bouddha, tandis que sa base conserve les cendres du vice-roi Singhanat et de son père. Inspiré du Wat Phra Si Sanphet d’Ayutthaya, il perpétue la tradition des stupas royaux, lieux de mémoire où se rejoignent l’histoire dynastique et la ferveur religieuse.
À l’entrée de l’enceinte sacrée, deux figurines de gardiens célestes (Yaksha), teintées de vert et entièrement recouvertes de pépites d’or appliquées par les fidèles, veillent devant une petite niche sacrée laquée de rouge et d’or. Sur l’autel majestueux, au pied du colossal Bouddha doré en posture d’invocation de la Terre, se dresse une statue de Bouddha debout en posture d’apaisement (Abhaya Mudra), la main droite levée. Une saisissante composition sculpturale retient notre attention : une effigie dorée du Bouddha debout émerge au-dessus d’une fleur de lotus rose, dominant une scène poignante du royaume des enfers (Naraka) où des êtres suppliciés et squelettiques (pretas) émergent des flammes rouges et jaunes, les mains tendues dans une imploration silencieuse vers le salut.
Juste devant elle trône une réplique sacrée du Bouddha d’Émeraude (Phra Kaew) façonnée dans une pierre verte translucide, revêtue de ses ornements royaux en or ciselé et entourée de vases en porcelaine garnis de fleurs de lotus roses. L’autel abrite également d’autres précieux trésors de cristal vert, superposés sur des socles d’or richement travaillés.
Non loin, protégée sous verre devant une draperie dorée au motif pra kran, se dresse la statue en bronze doré du vice-roi Maha Sura Singhanat en tenue d’apparat, tenant horizontalement son sabre royal à deux mains dans une attitude de respect et de protection. À ses côtés, son sabre de commandement d’origine, à la lame courbe bordée de têtes de Naga dorées ciselées aux extrémités, repose sur un présentoir en bois doré devant une pièce de soie rouge brodée de motifs sacrés.
Dans une niche latérale sur fond rouge éclatant repose la statue dorée et joviale de Phra Sangkachai (Phra Kaccayana), symbole d’abondance et de sagesse, les mains délicatement posées sur son ventre arrondi. Non loin, une effigie dorée du Bouddha abrité sous le capuchon d’un Naga à sept têtes (Phra Naga Prok) captive le regard, les yeux des serpents étant incrustés de pierres rouges brillantes. Un bloc de pierre antique gravé d’inscriptions anciennes en caractères pâlis et de diagrammes cosmologiques sacrés (yantra) est précieusement conservé à proximité, témoignant de l’héritage intellectuel et mystique du monastère.
Autour du stupa, vingt-huit statues de Bouddha s’alignent, rassemblées par Rama Ier depuis des temples abandonnés de Sukhothai, Lopburi et Ayutthaya. Elles symbolisent les vingt-huit Bouddhas qui, selon la tradition Theravāda, sont apparus dans ce monde. Leur présence confère au Phra Mondop une dimension cosmologique : chaque statue est un jalon dans la longue chaîne des éveils, une incarnation de la continuité spirituelle qui traverse les âges.
Dans cet enchaînement de lieux — bibliothèque, chapelle, stupa — nous ressentons que Wat Mahathat n’est pas seulement un temple : c’est une mémoire vivante, un sanctuaire où se tissent les fils de l’histoire royale, de la sagesse monastique et de la foi populaire. Chaque bâtiment, chaque statue, chaque manuscrit est une voix qui raconte la permanence d’un royaume et la profondeur d’une tradition.
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Wat Mahathat — Le souffle du silence et la mémoire des siècles
Mais l’âme contemporaine du lieu se révèle lorsque nous pénétrons dans les cours ombragées du centre d’initiation et de méditation Vipassana.Dès le seuil, le pavillon d’entrée de la section Vipassana nous accueille dans un cadre verdoyant où s’épanouissent de majestueux palmiers (Arecaceae) et des fleurs de canna aux éclats jaunes et rouges, sous un pignon en bois sculpté doré et des tuiles ocre baignées de soleil. Ici, le temps semble suspendu. Nous nous asseyons face à un bassin où flottent quelques lotus solitaires, leurs pétales ouverts comme des offrandes silencieuses. Le calme est absolu : seul le clapotis de l’eau et le bruissement du vent dans les arbres viennent ponctuer la respiration collective. Dans cette atmosphère, chaque geste, chaque souffle prend une dimension sacrée.
En pénétrant dans la salle de méditation contemporaine, une grande sérénité s’en dégage : sous la lumière douce d’un lustre en cristal suspendu, une majestueuse statue de Bouddha en bronze doré, drapée d’un manteau scintillant à motifs dorés, trône sur un autel surélevé paré de compositions florales roses et blanches et de pyramides de lotus traditionnelles.

Ce lieu n’est pas seulement un espace de pratique contemporaine : il est chargé d’une mémoire royale. On raconte qu’autrefois, les rois y tenaient leurs funérailles, et que, dans la nuit, certains fidèles entendent encore le chant léger des prêtres qui accompagnait l’esprit royal vers son dernier voyage. La méditation devient alors un pont entre les vivants et les ancêtres, entre la paix intérieure et la mémoire dynastique.
En franchissant une porte discrète, nous passons brusquement du silence sacré des cérémonies royales à l’agitation du marché aux amulettes de Tha Phra Chan voisin. Les étals débordent de petites effigies, de pendentifs protecteurs, de reliques miniatures que les fidèles achètent pour porter la bénédiction dans leur quotidien. Le contraste est saisissant : d’un côté, la méditation immobile et intemporelle ; de l’autre, le commerce animé, les voix qui s’élèvent, les mains qui échangent. Pourtant, les deux mondes se rejoignent : le sacré et le quotidien se côtoient à quelques pas, unis par la foi et la mémoire des siècles.
Wat Mahathat apparaît ainsi comme un sanctuaire total. Ici se mêlent l’histoire royale, la mémoire des artisans, la ferveur des moines et la méditation des fidèles. L’architecture devient récit : chaque statue, chaque relique, chaque manuscrit est une voix qui raconte la continuité d’un royaume. En regagnant la ville, le cœur encore imprégné de cette paix dense, nous mesurons combien ce temple est bien plus qu’un monument : il est le cœur battant d’une nation, un espace où politique, religion et art se fondent dans un écrin de pierre et de mythes.
Informations Pratiques & Carnet de Visite
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Établissement & Nom officiel : Wat Mahathat Yuwaratrangsarit Rajaworamahavihara (วัดมหาธาตุยุวราชรังสฤษฎิ์ราชวรมหาวิหาร).
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Localisation & Coordonnées GPS : Na Phra That Road, Quartier de Phra Nakhon (près du Grand Palais et de l’Université Thammasat), Bangkok, Thaïlande (GPS : 13.7553° N, 100.4907° E).
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Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 7 h 30 à 17 h 00 (les cours du centre de méditation et la bibliothèque peuvent appliquer des horaires spécifiques).
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Tarifs d’entrée : L’accès aux cours intérieures et aux sanctuaires est généralement gratuit pour tous les visiteurs (une contribution volontaire de 50 THB est appréciée pour l’entretien des bâtiments historiques et des œuvres d’art). Une tenue correcte est exigée (épaules et genoux couverts).
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Renseignements officiels & Ressources : Pour en savoir plus sur l’université bouddhique et la vie du temple, vous pouvez consulter le portail de l’établissement sur https://www.mcu.ac.th/ ou retrouver l’ensemble de nos carnets de voyage détaillés sur la Thaïlande sur notre site Voyage Avec Nous.
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Voyage gourmand au cœur de Bangkok : Les trésors de la cuisine thaïlandaise
Des étals crépitants de Yaowarat aux douceurs parfumées du Mango Sticky Rice : notre immersion culinaire dans la capitale du Siam
Au cœur de la frénésie urbaine de Bangkok, la cuisine n’est pas simplement un repas, c’est un véritable art de vivre qui s’exprime à chaque coin de rue, du matin jusqu’au milieu de la nuit. Dès que nous arpentons les ruelles animées du quartier chinois de Yaowarat ou les allées bordant la rivière Chao Phraya, nos sens sont immédiatement éveillés par le concert des woks ardents, la fumée odorante des brochettes grillées et le parfum envoûtant de la citronnelle, du galanga et des feuilles de combava. La gastronomie thaïlandaise repose sur un équilibre subtil et maîtrisé entre cinq saveurs fondamentales : le sucré, le salé, l’acide, l’amer et le piquant. Cette harmonie parfaite s’illustre aussi bien dans les échoppes de rue populaires que dans les cantines familiales où l’on se presse sur de petits tabourets en plastique pour déguster des plats cuisinés à la minute sous nos yeux.
Parmi les incontournables qui rythment nos journées gourmandes, le célèbre Pad Thaï s’impose avec ses nouilles de riz sautées au wok, accompagnées de crevettes fraîches, de tofu, d’œufs, de germes de soja et d’une poignée de cacahuètes pilées. Pour les amateurs de sensations relevées, le Tom Yum Goong propose une soupe pimentée et acidulée aux crevettes géantes relevée de piment et de basilic thaï . Nous succombons également au Som Tam, une salade de papaye verte pilée au mortier mêlant ail, jus de lime, sauce poisson et piments frais, ainsi qu’au savoureux Massaman Curry, un mijoté d’influence arabo-persane aux pommes de terre, cacahuètes et épices douces. Pour clore ce voyage gustatif sur une note d’une douceur absolue, impossible de manquer le Khao Niao Mamuang, le légendaire riz gluant au lait de coco servi avec des tranches fondantes de mangue fraîche.
L’un des plus grands plaisirs d’un séjour culinaire à Bangkok réside dans son incroyable accessibilité financière. Sur les marchés de nuit emblématiques comme Jodd Fairs, le marché de Huai Khwang ou le marché du week-end de Chatuchak, un plat de street food généreux coûte généralement entre 50 THB et 120 THB (soit environ 1,30 € à 3,20 €), permettant de multiplier les découvertes tout au long de la soirée sans se ruiner. Pour un repas complet assis dans un restaurant traditionnel ou une petite cantine locale, prévoyez entre 180 THB et 400 THB par personne (environ 5 € à 10 €), tandis que les tables d’exception ou les rooftops panoramiques surplombant la skyline proposent des menus raffinés à partir de 1 200 THB à 2 500 THB (30 € à 65 €). Pour boire en toute sécurité, nous privilégions toujours l’eau en bouteille capsulée et profitons des jus de fruits frais pressés à la demande.
Pour préparer vos découvertes culinaires, retrouver la carte des meilleurs marchés de nuit et organiser votre séjour à Bangkok, vous pouvez consulter le portail officiel de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org) ainsi que notre article sur la cuisine thaïlandaise !
🍜 Escapade gourmande à Ekkamai : Un premier dîner sous les lampions japonais d’Ebisu Shoten
Entre effervescence nocturne, saveurs izakaya et convivialité familiale : notre immersion culinaire au cœur de Sukhumvit
Pour notre toute première soirée à Bangkok, nous quittons notre havre d’Ekkamai et partons à pied explorer les ruelles animées du quartier (point GPS : 13.7285, 100.5852). Sous la moiteur tropicale de la nuit capiteuse, la ligne de gratte-ciels illuminés s’élève au-dessus de nous tandis que la vie nocturne bat son plein le long de Sukhumvit 63. Cette portion de la ville abrite une importante communauté japonaise installée depuis plusieurs décennies, apportant une empreinte sociologique et culturelle fascinante avec ses comptoirs traditionnels et ses enseignes rétro. Notre attention est immédiatement captée par la devanture lumineuse d’ EBISU SHOTEN EKKAMAI, unun izakaya populaire habillé de lampions jaunes et blancs, de tentures noren imprimées de caractères kanji et d’affiches vintage. L’ambiance y est joyeuse, bruyante et chaleureuse, où effluves de gril et rires des convives nous invitent irrésistiblement à franchir le seuil.

Une fois installés au milieu des décors étincelants et des cartes foisonnantes de plus de 25 pages, nous optons pour un festin généreux de spécialités populaires nippones préparées à la demande. Sous nos yeux, les assiettes défilent et éveillent les papilles de toute la tribu : Margot pose fièrement avec son plat de Seafood Yakisoba Salt, une généreuse portion de nouilles sautées garnies de légumes croquants, de calamars et de deux belles crevettes amoureusement disposées en forme de cœur au centre de l’assiette. De son côté, Bastien se réjouit devant ses Kimbi Yakisoba au porc caramélisé, recouvertes d’une pluie de flocons de bonite séchée (katsuobushi) qui semblent danser sous la chaleur du plat. Nous partageons une poêle d’authentiques gyoza dorés à souhait, croustillants à l’extérieur et fondants à cœur, rehaussés d’un filet d’huile pimentée la-yu, ainsi qu’un exceptionnel gyu tataki. Ce bœuf finement tranché, à peine saisi en surface et fondant en bouche, se dresse sous une montagne de daikon râpé, de ciboule fraîche et de jus de ponzu acidulé. Dans une atmosphère complice et détendue, Nadège s’amuse à saisir une frite croustillante avec ses baguettes sous le regard rieur de la tablée, tandis que nous trinquons à cette belle entrée en matière avec une chope glacée de bière Asahi fraîchement tirée et un jus de fruit servi dans un mug givré.
Ce premier dîner s’impose comme une réussite absolue, mariant une fraîcheur irréprochable des ingrédients, un soin minutieux dans les cuissons et la générosité d’une cuisine populaire maîtrisée sur le bout des doigts. Côté budget, l’ensemble de ce festin à partager pour quatre personnes, accompagné des boissons, s’élève à 1 256 bahts (soit environ 32 €), offrant un rapport qualité-prix exceptionnel pour le quartier moderne de Sukhumvit. Pour découvrir l’adresse, consulter les menus et retrouver notre dossier complet sur les traditions gastronomiques du pays, vous pouvez directement consulter notre article (https://voyageavecnous.com/lart-culinaire-thai-traditions-saveurs-et-territoires-thailande/).
🔗 Pour consulter la page officielle d’Ebisu Shoten Ekkamai : https://www.facebook.com/ebisushoten.ekkamai
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Le Chom Arun : L’Éclat du Wat Arun au Fil du Chao Phraya
Une Halte Gastronomique et Contemplative Face au Temple de l’Aube

Nous traversons l’artère fluviale du Chao Phraya en bateau pour rejoindre la rive occidentale de Bangkok, où les alluvions de cette vaste plaine deltaïque portent les fondations de l’ancienne capitale de Thonburi. Au sortir de l’embarcadère, l’agitation urbaine cède la place à la sérénité du quartier historique de Phra Nakhon, dominé par la silhouette majestueuse du Wat Arun, le Temple de l’Aube, dont les prangs élancés recouverts de mosaïques en porcelaine chinoise réemployée témoignent du raffinement architectural de l’époque Rattanakosin sous le règne du roi Rama III. C’est en face de ce sanctuaire sacré que nous nous installons au restaurant Chom Arun, dont les hautes baies vitrées baignent la salle de lumière naturelle et offrent une perspective remarquable sur le fleuve et ses navettes incessantes.

L’atmosphère intérieure, à la fois moderne et teintée de touches artisanales avec ses tables en bois soignées, invite à une dégustation attentive des grands classiques de la gastronomie thaïlandaise, reconnue pour son équilibre subtil entre les cinq saveurs fondamentales. Sous nos yeux, les plats arrivent joliment dressés dans des bols en céramique décorés. Nadège opte pour le curry vert au poulet, une préparation onctueuse où le lait de coco adoucit la puissance de la pâte de curry et des feuilles fraîches de basilic thaï. De mon côté, je savoure le Panang curry rouge au porc, arborant une sauce crémeuse et relevée d’une teinte ocre chaleureuse, sublimée par la fraîcheur épicée du piment et les sommités anisées du basilic.

Margot se laisse tenter par la douceur lactée du Tom Kha Gai, une soupe au poulet et lait de coco surmontée de piments séchés, de petits champignons et garnie de feuilles de combava et de galanga. Bastien choisit quant à lui l’incontournable Pad Thaï au poulet, sauté à la minute au wok avec ses nouilles de riz et ses germes de soja croustillants, servi avec un quartier de citron vert mûr à souhait à presser sur l’ensemble. Les préparations offrent une expérience culinaire intense où la vivacité des épices dialogue avec la douceur des bouillons. Ce repas mémorable, partagé dans une ambiance chaleureuse pour un montant total de 1 812,58 bahts (environ 48 €) pour quatre personnes, s’impose comme une halte incontournable lors de l’exploration des sanctuaires de la capitale. L’établissement est ouvert tous les jours de 11 h 00 à 21 h 30. Pour réserver ou consulter les actualités de l’établissement, vous pouvez visiter leur page Facebook officielle : https://www.facebook.com/chomarun. Accès et géolocalisation : 472, 474 Soi Pratu Nok Yung, Maharat Road, Phra Nakhon, Bangkok (GPS : 13.7438° N, 100.4889° E).
🍽️ Escale gourmande chez Ama : Halte authentique et poésie des saveurs au cœur de Phra Nakhon
Arômes traditionnels, alchimie florale du riz bleu et convivialité familiale à deux pas du Wat Pho
Après l’enchantement contemplatif du Wat Pho et la sérénité du grand Bouddha couché, nous quittons la quiétude des galeries sacrées pour nous perdre dans la trame vivante du quartier historique de Phra Nakhon. En direction des quais de la Chao Phraya, dissimulé derrière une devanture discrète bordant la ruelle, Le Ama Restaurant nous ouvre ses portes. L’atmosphère intérieure dévoile un décor rustique et chaleureux où le bois brut, les tons pastel et les toiles peintes composent une ambiance intimiste, presque domestique. Installés autour d’une table conviviale, nous laissons le charme opérer : Bastien, arborant fièrement son maillot jaune de l’équipe du Brésil, parcourt la carte aux côtés de Nadège, tandis que Margot partage un moment de complicité sous le regard bienveillant de la salle animée. Ici, la cuisine s’affranchit des artifices touristiques pour célébrer l’authenticité de la gastronomie siamoise populaire.
Les premiers plats sautés au wok arrivent à table dans une vapeur odorante qui éveille instantanément l’appétit. Le pork shoulder croustillant se révèle être une pièce maîtresse de la cuisine de rue thaïe : des lamelles d’échine de porc marinées puis frites à la perfection, offrant une chair juteuse à cœur enveloppée d’une croûte dorée, accompagnée de tranches de concombre frais et d’une sauce Nam Jim Jaew acidulée et pimentée, relevée de poudre de riz grillé. À côté, les omelettes thaïes (Kai Jeow) se distinguent par leur consistance alvéolée et leur dorure aérienne, frites à feu vif dans un bain d’huile pour obtenir des bords croustillants et un cœur moelleux garni d’herbes aromatiques. Les nouilles riz sautées au wok (Pad See Ew) brillent d’un éclat appétissant : taillées larges, souples et légèrement saisies par le feu, elles se déclinent avec tendreté autour de suprêmes de poulet ou de grosses crevettes d’eau douce croquantes parsemées de coriandre fraîche et de pousses de soja.
L’expérience culinaire atteint son apogée visuelle avec le Pad Thaï aux crevettes, somptueusement dressé au centre d’une dentelle croustillante d’œuf frit en forme de nacelle. Entouré de pousses de soja croquantes, de ciboulette asiatique, d’un quartier de citron vert et de cacahuètes concassées, le plat marie la douceur du tamarin à la vivacité des épices. Mais la poésie de la table s’exprime pleinement à travers le dôme de riz jasmin bleu pastel, délicatement couronné d’une fleur fraîche de pois papillon. Cette coloration naturelle ancestrale découle de l’infusion des pétales d’Anchan, riches en anthocyanines — des pigments naturels aux vertus antioxydantes qui teintent les grains sans en altérer la saveur douce. Dans son grand verre haut, Margot déguste un nectar glacé infusé à cette même fleur, paré d’un dégradé indigo et magenta où l’acidité d’une pointe de citron fait virer la teinte du bleu vers un violet profond sous l’effet du changement de pH. Pour la modique somme de 829 bahts (environ 22 €) boissons comprises pour nous quatre, ce repas honnête, généreux et savoureux scelle une pause gastronomique mémorable à quelques mètres des eaux du fleuve.
Le restaurant Ama est idéalement situé au 270-272 Maha Rat Road, Phra Borom Maha Ratchawang, Phra Nakhon, Bangkok (coordonnées GPS : 13°44’43″N, 100°29 me’32″E), à moins de trois minutes à pied de la sortie sud du temple du Wat Pho et de l’embarcadère Tha Tien. L’établissement est ouvert tous les jours (sauf fermeture hebdomadaire le lundi) de 10 h 30 à 17 h 30. Les tarifs des plats oscillent entre 80 et 180 THB (soit environ 2 à 5 € l’assiette), offrant un rapport qualité-prix exceptionnel pour le centre historique.
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Déjeuner flottant au Bord du Futur : Escale Culinaires à ICONSIAM
Quand l’Âme des Marchés de Khlongs Rencontre l’Audace Gastronomique de la Cité des Anges
Après la visite du Palais Royal et du Wat Mahathat, nous traversons le fleuve pour rejoindre un lieu qui semble avoir été imaginé entre un rêve d’architecte et un hommage vibrant à la culture thaïlandaise. Sur les rives du Chao Phraya, deux tours immenses aux structures dorées s’élancent verticalement vers le ciel au-dessus du complexe de verre, se dressant comme des voiles futuristes. Ce complexe, célébré à l’international pour son design et son intégration culturelle remarquable, a été récompensé comme l’un des centres commerciaux les mieux conçus au monde.
À l’extérieur, l’aventure commence sur la vaste esplanade du River Park en dalles sombres, devant les imposantes colonnes dorées et les façades vitrées où stationnent de rutilants tuk-tuks allongés aux sièges rayés multicolores. Avant de franchir le seuil, nous admirons les lettres géantes métalliques formant le nom ICONSIAM posées dans un miroir d’eau à l’ombre d’arbres tropicaux touffus ainsi que la spectaculaire arche monumentale dorée et ajourée en forme de voûte pointue thaïlandaise qui marque l’entrée du site.
Mais ce jour-là, nous ne montons pas immédiatement dans les étages où brillent les grandes maisons de luxe : nous restons au rez-de-chaussée, au cœur de l’espace SookSiam, là où la modernité s’efface pour laisser place à un décor théâtral d’un immense marché flottant intérieur, reconstitué avec une précision étonnante.
Dès l’entrée, nous sommes accueillis par une imposante statue d’éléphant « Sirinnakara » coiffée d’une parure royale dorée et entourée d’une marée de tournesols ainsi que par une majestueuse statue blanche du serpent mythologique Naga ceinturée d’un ruban arc-en-ciel, se dressant devant les balustrades en bois d’une maison traditionnelle. Le sol devient eau, les allées deviennent khlongs, et les cuisines prennent place dans de véritables bateaux en bois.
Nous déambulons au milieu des bassins où flotte une embarcation traditionnelle en bois peinte ‘Sook Sueb Sarn’ chargée de fleurs orange vif et coiffée de nasses tressées, bordant une pirogue colorée débordante de tournesols jaunes, tout en observant un vaste pilier peint de fresques traditionnelles dominant les canaux intérieurs. On circule entre les embarcations, croisant une cuisinière en chapeau de paille conique installée sur une barque amarrée, préparant des bouchées de Miang Kham enveloppées dans des feuilles de bétel fraîches sur des plateaux de bambou tressé, baignée par la lumière dorée d’alignements de suspensions en osier. Nous arpentons la zone de street food à travers des allées bordées d’échoppes en bois sous un plafond à lattes chaleureux, où l’on découvre des échoppes d’artisanat traditionnel exposant des lampions multicolores suspendus, des nénuphars artificiels colorés, des sculptures sur bois et des ustensiles en bambou.
Les stands se succèdent : ici, des paniers tressés débordant de piments rouges rutilants, d’œufs salés blancs et de papaye effilée jouxtent un étal de crevettes et crabes crus présentés sur un lit de glace pilée sous un panneau annonçant des formules ‘Happy Meal Set’ à 190 bahts, où la salade de papaye est pilée à la minute dans un grand mortier. Plus loin, un stand dédié au Pad Thaï aligne ses réceptacles remplis d’oignons rouges hachés, de ciboulette, de germes de soja, de cacahuètes pilées, de piments séchés et de quartiers de citron vert à côté des woks fumants où s’affaire le cuisinier (150 bahts).
À côté, les amateurs de friture se pressent devant des étals gourmands proposant des encornets géants panés croustillants présentés sur brochettes pour 200 bahts, des anneaux de calamars friture à 100 bahts et des beignets de crevettes dressés sur des feuilles de bananier. On découvre également des rangées de brochettes généreuses où s’alignent crevettes entières, morceaux de poulet marinés et rouleaux de bacon croustillants intercalés de poivrons colorés, ainsi que des montagnes de coques de crabes farcies dorées empilées à côté de brochettes de petites crevettes croustillantes, servies par un cuisinier en tablier violet remplissant généreusement des gobelets de dégustation.
Puis viennent les curiosités culinaires qui attirent les regards : sur un grill monumental repose un crocodile entier rôti à la broche au-dessus d’un foyer à l’effet de braises rougeoyantes, laqué et doré, la gueule béante, découpé en brochettes que Nadège s’empresse de déguster avec gourmandise juste devant la broche. À côté, nous admirons des plateaux d’acier garnis de calamars entiers farcis et grillés, dorés à souhait et traversés de piques en bambou, que Bastien s’empresse de choisir avec fierté, posant tout sourire avec son assiette garnie de rondelles de calamar arrosées d’une sauce pimentée verte aux herbes fraîches. L’audace culinaire atteint son sommet devant un étal saisissant de spécialités d’insectes friture exposant des brochettes de scorpions noirs dressées verticalement à 100 bahts, des araignées géantes, des criquets croustillants, des larves et des blattes disposés dans des bacs inox.
Nous nous installons ensuite à une table en bois où Margot et Nadège partagent un moment de complicité attablées devant leur assiette de Pad Thaï fumant servi sur feuille de bananier, garni d’une omelette fondante et d’un quartier de citron vert qu’elles dégustent joyeusement avec des baguettes.
Les desserts ne sont pas en reste, révélant des alignements de pots en terre cuite garnis de jellies colorées, de sifrops aromatiques et de maïs sous de grands abat-jours tressés en forme de cloche, ainsi que des barquettes transparentes de luk chup estampillées ‘Best Seller’ à 80 bahts, dévoilant leurs précieux bonbons à la pâte de haricot mungo sculptés en minuscules fruits luisants ainsi que des étals étincelants de fruits frais où des corbeilles remplies de pitayas rose vif, mangoustans sombres, longanes en grappes et mangues dorées surplombent des barquettes soigneusement présentées alignant tranches de pamplemousse, goyave et mangue maintenues au frais sur un lit de glace. Les vendeurs coiffés de chapeaux traditionnels préparent les mets sur des feuilles de bananier dans une ambiance vivante et chaleureuse. 
Avant de quitter les quais, nous observons un bateau navette rapide aux couleurs vert et rouge floqué Poy-Sian fendant les eaux du Chao Phraya près du ponton d’embarquement, sous le regard du portrait du Roi de Thaïlande. ICONSIAM réussit le pari de faire cohabiter le luxe et l’âme des marchés flottants. Un repas flottant partagé qui raconte une Thaïlande fière de ses racines et audacieuse dans sa modernité. L’accès à SookSiam est entièrement libre et gratuit, tous les jours de 10 h 00 à 22 h 00. Site officiel : https://www.iconsiam.com. Coordonnées GPS : 13.7267° N, 100.5108° E.
Fondue thaïlandaise du soir — Le Hot Pot comme art de vivre à Bangkok
Au cœur de la capitale siamoise, immersion gourmande et conviviale autour d’une soupière tricolore bouillonnante
Lorsque la nuit tombe sur la métropole effervescente de Bangkok, la culture culinaire urbaine prend une dimension particulièrement sociale et festive. Nous poussons les portes du restaurant CQK Mala Hotpot, dont la façade rose éclatante gardée par de joyeuses statues d’ours au look contemporain donne immédiatement le ton d’une expérience dynamique et branchée. En Thaïlande, l’engouement pour le hot pot — héritage des fondues chinoises du Sichuan adapté aux habitudes locales — relève d’une véritable sociologie du repas partagé où la table devient un théâtre d’interactions gourmandes. Dans une salle lumineuse aux teintes fuchsia et dorées, nous enfilons nos tabliers bruns siglés CQK Hotpot pour protéger nos vêtements, puis nous parcourons le menu numérique sur tablette tactile aux côtés de Nadège et Margot, tandis que Bastien prend place face à la soupière encastrée au centre de la table en marbre.
Le rituel commence par le choix d’une marmite à trois compartiments, véritable trinité de saveurs où cohabitent une soupe pimentée au beurre aromatisée au poivre du Sichuan à l’effet légèrement anesthésiant, un bouillon de tomates douces à l’acidité fraîche et rafraîchissante, et une préparation crémeuse au potiron d’une grande rondeur en bouche. Très vite, la table se garnit d’une profusion de plateaux présentés avec soin. Nous plongeons à notre rythme dans les sucs frémissants de fines lamelles de bœuf mariné à l’œuf, du bœuf fondant Crystal Tender, du porc délicatement tranché et des morceaux d’intestins de canard domestique, révélant une texture remarquablement tendre après une brève cuisson. Les trésors de la mer s’invitent au festin avec de belles crevettes de haute mer, des crevettes décortiquées et des tranches de poisson, accompagnés de légumes croquants, de nouilles instantanées, de bols de riz blanc et d’une salade froide de pieds de porc relevée aux épices, agrémentée de tranches de pastèque fraîche. Au fil du repas, les bouillons s’enrichissent, les effluves s’entremêlent et les conversations s’animent. Pour conclure ce moment de partage, nous savourons des quartiers de banane croustillants, des rouleaux de printemps dorés au taro sucré et un smoothie à l’ananas fraîchement pressé, le tout accompagné d’une bière Chang bien fraîche servie en verre standard.
Pour en Savoir Plus : Accès, Tarifs et Infos Pratiques
Le restaurant CQK Mala Hotpot se situe dans le quartier animé de Huai Khwang à Bangkok (coordonnées GPS : 13°46’35″N, 100°34’25″E). L’établissement accueille les convives tous les jours de 11 h 30 jusqu’au milieu de la nuit. L’ensemble de ce dîner complet pour quatre personnes, incluant les trois bases de bouillons, la sélection de viandes, fruits de mer, accompagnements, desserts et boissons, s’est élevé à 2 291 bahts, taxes et service compris (soit environ 60 €). Le restaurant met à disposition des tablettes tactiles pour commander facilement en image et propose un buffet de sauces à composer soi-même selon ses envies.
🥢 Pause gourmande à Ekkamai : l’art culinaire contemporain de Bangkok chez S&P
Entre curry rouge réconfortant, khao soi revisité et thés glacés au pied des tours modernes de Sukhumvit
Avant de partir explorer l’agitation séculaire et les ruelles animées de Chinatown, nous faisons halte le long de la grande artère d’Ekkamai, dans le district de Watthana. Niché au rez-de-chaussée de la galerie commerciale jouxtant le supermarché Big C, l’établissement S&P Restaurant and Bakery nous accueille dans un espace vaste, clair et chaleureux, représentatif de la sociologie urbaine de la capitale thaïlandaise.

Née au début des années 1970 sous la forme d’une modeste échoppe de quartier, cette enseigne devenue une véritable institution à travers le Royaume incarne la modernisation de la restauration familiale, sachant marier rapidité de service, propreté rigoureuse et fidélité aux saveurs traditionnelles du Siam. Sous de larges baies vitrées donnant sur la végétation tropicale de Sukhumvit Soi 63, nous nous installons confortablement alors que le service s’organise avec une efficacité remarquable.
Nos assiettes arrivent presque aussitôt sur la table, composant une fresque gourmande hautement colorée. Devant nos yeux, le riz frit de Margot se dresse avec élégance, parsemé de coriandre fraîche, de tranches de concombre croquant et de quartiers de citron vert, laissant apparaître de belles pièces de Crevette géante tigrée à la chair ferme et rosée. Mon curry rouge de canard domestique constitue un magnifique tableau gustatif : dans un bouillon rouge-orangé dense et frémissant à la crème de coco, des lamelles de volaille particulièrement tendres côtoient des tomates cerises fondantes, des morceaux de courgette et des feuilles fraîches de Basilic thaï .
Bastien découvre quant à lui une généreuse omelette dorée drapant un sauté de crevettes, de légumes verts et de piments rouges nappés d’une sauce brillante et épicée. Pour Nadège, la picanha de bœuf grillée à cœur repose sur un lit de nouilles baignées dans une sauce crémeuse de khao soi d’un jaune profond, rehaussée de nouilles frites croustillantes qui apportent un contraste de textures saisissant. Pour affronter la chaleur moite de Bangkok, nous accompagnons ce repas d’un grand verre de Thé Matcha arborant un vert intense presque opaque surmonté d’une mousse légère et offrant un équilibre parfait entre fraîcheur végétale et amertume douce.
Pour en Savoir Plus : Accès, Tarifs et Infos Pratiques
Le S&P Restaurant and Bakery d’Ekkamai est idéalement situé au 78 Sukhumvit Soi 63 (Ekkamai Road), à côté du complexe Big C Ekkamai, dans le district de Watthana à Bangkok (coordonnées GPS : 13°43’30″N, 100°35’08″E). Le site est aisément accessible en transports en commun via la station de BTS Skytrain Ekkamai (ligne Sukhumvit) située à une dizaine de minutes de marche ou à deux minutes en moto-taxi. L’établissement est ouvert tous les jours de la semaine en continu de 8 h 00 à 21 h 00. L’addition totale pour notre groupe de quatre personnes, incluant les quatre plats cuisinés riches en crustacés et viandes ainsi que la boisson glacée au matcha, s’est élevée à seulement 827 bahts, taxes et service compris (soit environ 22 €). Pour consulter la carte illustrée et découvrir les autres adresses du groupe en Thaïlande, vous pouvez visiter leur site officiel sur snpfood.com.
Déjeuner à Ancient Siam — saveurs locales au cœur du royaume miniature

C’est au cœur même d’Ancient Siam, entourés de ces incroyables reconstitutions de palais, de wihan, de marchés flottants et de pavillons royaux, que nous faisons une pause pour le déjeuner. L’endroit est simple, local, sans prétention… mais c’est justement ce qui fait son charme. Ici, on mange comme les Thaïlandais : vite, bon, et pour un prix imbattable.
Le menu est court, efficace, et les assiettes arrivent presque aussi vite que les commandes. Pour 620 bahts à quatre boissons comprises, difficile de faire mieux dans un cadre aussi exceptionnel.
Bastien opte pour un Pad Thaï aux crevettes, un classique parfaitement exécuté : nouilles souples, crevettes charnues, cacahuètes croquantes et ce petit goût sucré-salé qui fait tout le charme du plat. Margot choisit un poulet grillé, la peau légèrement caramélisée, servi avec une sauce relevée qui réveille les papilles. Nadège se laisse tenter par un rice topped with chicken and basil, ce fameux “krapao” parfumé au basilic thaï, sauté à feu vif, relevé juste ce qu’il faut, et surmonté d’un œuf frit aux bords croustillants.
Quant à moi, je me tourne vers un Suki with pork, ce plat thaï souvent méconnu des voyageurs mais adoré des locaux. Un mélange généreux de porc tendre, de légumes croquants, de vermicelles translucides et d’une sauce sukiyaki légèrement fumée et pimentée. Le tout mijote dans un bouillon parfumé qui réchauffe autant qu’il rassasie. C’est un plat complet, équilibré, et étonnamment addictif.
Manger ici, au milieu des pavillons dorés et des reflets sur l’eau, c’est un peu comme faire une pause dans un décor de film historique… sauf que tout est vrai, vivant, et délicieusement authentique.
🍽️ Dernière soirée au Golden Foyer Suvarnabhumi : un dîner paisible le long des khlongs

Pour notre dernière soirée en Thaïlande, nous avons choisi de rester sur place et de profiter du restaurant du Golden Foyer Suvarnabhumi, installé au calme, juste au bord des khlongs. Après plusieurs jours de route, de visites et de découvertes, ce cadre paisible était l’endroit idéal pour savourer un dernier repas avant notre retour.
L’atmosphère est douce, presque suspendue : quelques tables disposées face à l’eau, une lumière tamisée, le murmure du vent dans les arbres et le clapotis régulier du canal. Une parenthèse sereine, loin de l’agitation de Bangkok, qui donne à ce dîner une saveur particulière.
La carte, résolument traditionnelle, propose une variété de plats thaïlandais permettant à chacun de trouver facilement son bonheur. Les recettes sont simples, authentiques, et préparées avec cette générosité typique des petites cuisines locales.
Nadège choisit de terminer son séjour avec un Tom Kha Gai, l’une de ses spécialités thaïlandaises préférées. Ce bouillon au lait de coco, parfumé à la citronnelle et au galanga, reste un incontournable pour elle, un plat réconfortant qu’elle savoure à chaque voyage. Margot opte pour un stir‑fried chicken with cashew nuts, un classique de la cuisine thaïlandaise, mêlant douceur, croquant et saveurs légèrement caramélisées. Bastien, quant à lui, se laisse tenter par un fish and chips, une touche occidentale bienvenue après plusieurs semaines de cuisine locale. Pour ma part, je choisis un Suki Yaki with Seafood, un plat généreux et parfumé, parfait pour conclure notre séjour sur une note chaleureuse et typiquement thaïlandaise.
Ce dernier dîner au bord des khlongs marque la fin de notre parenthèse thaïlandaise. Un moment simple, authentique et apaisant, qui résume parfaitement l’esprit du voyage : des saveurs, du partage, et une atmosphère unique que l’on emporte avec soi bien après avoir quitté le pays.
Se ravitailler à Bangkok : Guide pratique pour un séjour réussi en Thaïlande
🛒 Où s’approvisionner à Bangkok — marchés, supermarchés et hypermarchés pour tout budget
Résumé rapide : Bangkok offre un réseau complet pour s’approvisionner en nourriture — des marchés humides aux hypermarchés, en passant par les supérettes 24/7 et les enseignes spécialisées pour expatriés. Choisissez marchés locaux pour les produits frais et les prix bas, supermarchés pour la praticité et les produits importés, et hypermarchés/wholesale pour les achats en gros.
Considérez : fréquence d’achat (quotidien vs. hebdo), besoin de produits importés, stockage (frigo/congélo), et transport. Décidez si vous privilégiez prix (marchés, Makro), variété/import (Villa, Gourmet), ou praticité 24/7 (7‑Eleven, Foodland). Pour un panier bio ou spécialités occidentales, ciblez Gourmet Market ou Villa Market; pour tout‑venant économique, Big C et Lotus’s sont les plus répandus.
À Bangkok, Big C et Lotus’s (ex‑Tesco Lotus) sont les piliers pour les courses quotidiennes : grandes surfaces, promotions fréquentes et rayons importés basiques. Tops Market et Gourmet Market se positionnent plus haut de gamme, avec un bon choix de produits frais, bio et plats préparés, souvent situés dans les centres commerciaux. Foodland, apprécié des résidents et expatriés, est pratique 24h/24 et propose un rayon traiteur constant. Villa Market cible surtout les expatriés avec une large offre de produits occidentaux, à un prix plus élevé que les chaînes locales.
Les marchés humides (wet markets) comme Or Tor Kor, Khlong Toei Market ou les marchés de quartier restent incontournables pour viande, poissons, fruits de mer et légumes frais à très bon prix ; ils offrent aussi des produits saisonniers et des herbes locales introuvables en supermarché. Pour les achats en gros, Makro (vente en gros) est la solution économique pour restaurants et familles nombreuses.
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Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

Avant même de poser nos valises dans l’appartement, nous faisons escale au Big C, cet hypermarché emblématique de Bangkok qui nous accueille avec ses allées larges, ses lumières vives et son ambiance effervescente. Dès l’entrée, nous sommes frappés par la grandeur du lieu : c’est un véritable temple de la consommation, mais sans excès ni agressivité. Juste de la variété, du choix, et une organisation étonnamment fluide.
🍱 Don Don Donki Mall — Une virée gourmande au cœur de Bangkok
Si tu veux changer du Big C pour tes courses quotidiennes, le Don Don Donki Mall est une alternative aussi pratique que savoureuse. Ce temple du shopping japonais propose de tout — des produits du quotidien aux trouvailles plus inattendues — avec un rayon alimentaire particulièrement bien achalandé.
🥩 Le bœuf y est roi : wagyu, tranches fines pour le shabu-shabu, marinades prêtes à cuire… Le choix est vaste et souvent plus qualitatif que dans les supermarchés classiques. Les produits élaborés, comme les bentos, les sashimis ou les sauces japonaises, sont aussi au rendez-vous, parfaits pour varier les plaisirs sans passer des heures en cuisine.
🍵 Et la touche sucrée ? Impossible de passer à côté des fameux Kit Kat au matcha ! Ces petites barres vertes, au goût délicat de thé japonais, sont devenues une signature du Donki. On les trouve en plusieurs déclinaisons, parfois même en édition limitée.
🛍️ Ambiance : Le Don Don Donki, c’est aussi une expérience sensorielle — musiques japonaises, couleurs vives, rayons bien remplis et personnel enthousiaste. On y flâne, on découvre, on craque.
✨ Une virée au Donki, c’est un peu comme voyager sans quitter Bangkok.
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ICONSIAM — Luxe, lumière et vertige architectural au bord du fleuve
Du Théâtre Moderne des Élégances aux Panoramas de la Terrasse Napalai Avant la Croisière
Après notre immersion dans les ruelles animées de Chinatown, nous rejoignons les rives du Chao Phraya pour embarquer sur une croisière nocturne. Le point de départ idéal s’impose au quai du centre commercial ICONSIAM, ce géant de verre et d’or qui s’élève comme un temple contemporain dédié au luxe et à la mise en scène urbaine.
En approchant depuis le fleuve, nous admirons la façade monumentale d’ICONSIAM révélant au crépuscule ses structures en biseau doré, ses façades vitrées scintillantes comme Hermès et Louis Vuitton, et ses terrasses vertes étagées.
Dans l’attente de l’embarquement, nous redécouvrons ce complexe d’exception. En abordant le parvis du River Park, notre regard est capté par l’arche monumentale dorée et ajourée en forme de voûte thaïlandaise, les lettres argentées géantes d’ICONSIAM se reflétant dans les miroirs d’eau sous les arbres et les deux tours résidentielles géantes dorées s’élançant vers les nuages.
Si le rez-de-chaussée émerveille par son marché flottant de SookSiam où une embarcation en bois ‘Sook Sueb Sarn’ chargée de fleurs orange et nasses tressées navigue près d’une pirogue de tournesols, où une majestueuse statue blanche du serpent Naga arbore ses étoffes multicolores et où les boutiques d’artisanat exposent leurs lampions suspendus et nénuphars artificiels, c’est en prenant de la hauteur que l’éblouissement architectural commence.
L’intérieur est une chorégraphie de volumes et de perspectives : les allées en marbre noir d’un poli parfait reflètent comme un miroir liquide les devantures dorées sous d’imposants lustres majestueux composés de dizaines d’étoiles étincelantes suspendues à un plafond d’or, tandis que les escalators s’entrecroisent en diagonale à travers un vertige de passerelles blanches aux biais dorés reliant les différents niveaux où se côtoient des enseignes comme Alo, Fendi ou Dyson.
Chaque étage dévoile son identité : depuis les balustrades supérieures, la vue plongeante révèle une rotonde où trône une sculpture contemporaine monumentale représentant un corps humain accroupi aux nuances bleutées devant les galeries d’Urban Revivo et COS, tandis qu’au détour d’une galerie Nadège s’amuse à poser en complice contre une statue grandeur nature du mythique Predator et que nous admirons une impressionnante sculpture contemporaine grise représentant de profil une tête géante dont le crâne ouvert abrite un entrelacement de ruines et d’escaliers antiques. Plus loin, nous découvrons l’écrin feutré du restaurant Blue par Alain Ducasse, sublimé en son centre par un majestueux arbre sculpté s’épanouissant en une floraison féerique de glycines et d’hortensias bleus, violacés et blancs au-dessus d’un parquet en marqueterie.

Au cœur de l’espace ICONCRAFT, le savoir-faire thaïlandais est mis à l’honneur autour d’un monumental pilier central en bois tressé s’évasant comme un arbre totémique géant, surplombant des allées garnies de mobilier en bois massif, de coussins ethniques colorés, de vanneries affinées et d’une fresque géante en noir et blanc rendant hommage aux mains des artisans.
Au sommet, dans la zone gastronomique d’Alangkarn, les tables des restaurants se nichent sous une immense nasse de pêche traditionnelle en bambou tressé surmontée d’une spectaculaire composition florale rouge et dorée, côtoyant un ciel de nasses tressées et de grands poissons rouges et dorés en vannerie suspendus au-dessus des tables. C’est ici que jaillit la célèbre fontaine suspendue : sous un plafond d’or peint comme un ciel crépusculaire d’où l’eau s’écoule tantôt en voiles cuivrés et ambrés au-dessus d’allées courbes bordées d’arbres et de parterres d’arums, le spectacle s’illumine. Depuis les balustrades des étages supérieurs, le regard plonge dans un gouffre architectural vertigineux où le rideau d’eau translucide illuminé de violet traverse les niveaux en surplombant la structure alvéolée en bambou de Ramen Ippudo, les escalators croisés et le bassin étincelant près de Ginger Farm Kitchen.
En gagnant la terrasse extérieure de la Napalai Terrace au septième étage, Margot et Bastien prennent la pose tout sourire au balcon face au panorama spectaculaire embrassant le ciel violacé du crépuscule, les méandres du Chao Phraya et la skyline éclairée de la ville, moment précieux que nous immortalisons ensemble à travers un selfie de groupe réunissant toute notre tribu devant le paysage nocturne étincelant, où glissent les navires de fête, notamment un somptueux bateau de croisière à plusieurs ponts bordé de néons violet intense glissant sur les eaux sombres du fleuve, son pont supérieur noir de monde sous les feux des buffets.
À l’extérieur, la promenade extérieure de la terrasse s’anime de colonnes de verre illuminées de dégradés cyan et magenta dressées près de puits de lumière vitrés et d’arbres drapés de guirlandes violettes, cadre idéal où nous faisons une pause complice avec Nadège au milieu de ces totems de lumière scintillants.
Le clou du spectacle nous attend à l’extérieur, sur le parvis du River Park, où une foule nombreuse franchit une arche monumentale dorée entièrement tissée de puces de lumière sous laquelle se découpe en lettres d’or le nom d’ICONSIAM pour assister au ballet d’eau et de lumière. La féerie est totale : des arbres touffus sont drapés de milliers de guirlandes violettes et magenta, de douces arches lumineuses roses s’alignent le long d’un canal d’eau, tandis que dans un bassin voisin de spectaculaires arches dorées concentriques tressées de guirlandes étincelantes se reflètent avec éclat dans le miroir d’eau sombre devant la façade d’ICONLUXE. Devant les silhouettes éclairées du Mandarin Oriental et du Royal Orchid Sheraton sur l’autre rive, d’imposants jets d’eau verticaux s’élancent dans la brume nocturne sous des illuminations rose magenta et dorées, transpercés par le rayon vert étincelant d’un laser balayant le voile d’eau et les gratte-ciel de Bangkok. ICONSIAM n’est pas seulement un centre commercial : c’est un théâtre urbain, un musée vivant et un palais de verre où Bangkok se réinvente chaque soir. L’accès aux étages, terrasses et spectacles est entièrement libre et gratuit, tous les jours de 10 h 00 à 22 h 00. Site officiel : https://www.iconsiam.com. Coordonnées GPS : 13.7267° N, 100.5108° E.
Où se loger à Bangkok : Quartiers, hôtels et conseils pour choisir votre point de chute
Du charme historique des rives de la Chao Phraya au dynamisme connecté de Sukhumvit : notre guide pour bien choisir votre hébergement
Trouver l’hébergement idéal à Bangkok conditionne une grande partie de la réussite du séjour, tant la capitale thaïlandaise est vaste et contrastée. Lorsque nous planifions nos étapes au cœur de cette mégapole bouillonnante, le choix du quartier s’avère primordial pour optimiser nos déplacements. Les voyageurs en quête de romantisme et d’histoire privilégient les bords du fleuve Chao Phraya ou le quartier historique de Rattanakosin, idéal pour rayonner à pied vers le Grand Palais et le Wat Pho. Pour ceux qui recherchent une immersion hyperconnectée, les artères modernes de Sukhumvit, Silom ou Siam offrent un accès direct au métro aérien (BTS) et souterrain (MRT), au milieu des gratte-ciels, des centres commerciaux géants et des marchés de nuit animés. Enfin, les adeptes de convivialité et de petit budget trouvent leur bonheur du côté de Banglamphu et autour de la mythique Khao San Road.
L’offre hôtelière de Bangkok impressionne par sa diversité et la qualité remarquable de ses prestations, quel que soit le standing recherché. Une piscine sur le toit (rooftop pool) pour se rafraîchir après une journée d’exploration sous la chaleur tropicale et une climatisation performante constituent deux équipements incontournables que nous recommandons vivement. Dans le secteur moderne de Sukhumvit, des appart-hôtels spacieux avec cuisine équipée s’avèrent parfaits pour les séjours en famille ou en autonomie, tandis que les petites ruelles (sois) abritent de charmants hôtels-boutiques installés dans d’anciennes demeures siamoises rénovées avec goût.
Côté budget, Bangkok offre un rapport qualité-prix parmi les plus compétitifs d’Asie. Pour les voyageurs à budget modéré, une chambre double propre en guesthouse ou une nuitée en hôtel familial se déniche entre 500 THB et 1 000 THB (soit environ 13 € à 26 €). Pour un hôtel 3 ou 4 étoiles très confortable avec piscine et petit-déjeuner inclus dans un quartier bien desservi par les transports en commun, prévoyez une enveloppe moyenne de 1 400 THB à 3 200 THB la nuit (environ 35 € à 82 €). Enfin, s’offrir une nuit de rêve dans un palace 5 étoiles surplombant le fleuve varie de 4 500 THB à plus de 12 000 THB (115 € à 300 €). Notre conseil d’expert de terrain : privilégiez systématiquement un logement situé à moins de 5 à 10 minutes à pied d’une station de BTS ou de MRT afin d’échapper sereinement aux légendaires embouteillages de la ville.
Pour préparer vos réservations, comparer les secteurs résidentiels et organiser votre itinéraire en Thaïlande, vous pouvez consulter le site officiel de l’office du tourisme (https://www.tatnews.org)
🏙️ Notre havre d’exception à Bangkok : Élégance et sérénité au THEA Private Suites d’Ekkamai
Du charme feutré de nos pièces de vie à la féerie nocturne de la piscine sur le toit : notre immersion au cœur de Sukhumvit
Après la douce moiteur à la sortie de l’aéroport international de Suvarnabhumi, nous prenons la direction du quartier résidentiel d’Ekkamai (point GPS : 13.7292, 100.5914) pour rejoindre notre havre d’exception : THEA Private Suites by TH District, situé au 37 Soi Ekamai 10. Dès l’entrée, l’atmosphère chaleureuse et feutrée nous enveloppe immédiatement. Nous découvrons un coin salon d’une élégance rare, où un canapé capitonné invite au repos sous la lumière dorée d’un lampadaire en laiton, aux côtés d’une cave à vin vitrée et d’un vase garni de tournesols éclatants devant de grandes baies vitrées à croisillons sombres. En franchissant la porte de notre suite, nous sommes saisis par la générosité des volumes, la clarté des pièces et la noblesse du parquet en bois massif posé à bâtons rompus.
La pièce de vie s’organise autour d’un grand salon baigné d’une clarté apaisante et d’une salle à manger au charme classique raffiné. La grande table en bois, soigneusement dressée avec des bols en porcelaine, de délicates coupes à vin et un soliflore abritant une fleur rouge, prend place sous un chandelier cuivré à plusieurs branches, devant un imposant tableau encadré immortalisant le fleuve Chao Phraya aux teintes incandescentes du soleil couchant. Pour prolonger la journée, un long bureau en bois blond sur mesure surmonté de céramiques décoratives et d’une figurine d’oiseau doré offre un espace de travail parfaitement agencé, complété par une connexion Wi-Fi 5G d’une fluidité remarquable. Dans les chambres, de somptueux lits king-size au linge blanc impeccable et aux têtes de lit capitonnées nous garantissent des nuits paisibles, tandis que les salles de bain révèlent des plans de travail en marbre clair, une baignoire profonde pour se détendre et une douche à l’italienne dotée d’un ciel de pluie magistral.
C’est sur le toit-terrasse que l’expérience atteint son sommet, se muant en un sanctuaire paisible suspendu au-dessus du tumulte de la métropole. Au milieu d’un jardin paysagé où une charmante fontaine en pierre s’épanouit au cœur de buissons taillés avec soin, nous profitons de grands lits de repos sous des pergolas à claire-voie. Le soir venu, la piscine sur le toit au dallage en damier vert et blanc s’illumine d’un éclat féerique sous l’eau. Depuis le bassin ou la terrasse, le spectacle est grandiose : la ligne d’horizon s’embrase sous les lumières des gratte-ciels et des tours emblématiques de Sukhumvit qui scintillent à 360° dans la nuit capiteuse de Bangkok.
Pour un tarif de 609 € les 6 nuits, ce lieu offre une formule luxueuse et accessible à la fois, combinant l’autonomie d’un grand appartement de standing avec des prestations hôtelières irréprochables (service de ménage, sécurité 24h/24 et réception). L’emplacement au cœur d’Ekkamai est idéal pour vivre la capitale à son rythme, entouré de cafés tendances, d’échoppes de quartier, de supermarchés ouverts tard et de restaurants variés, tout en restant à proximité immédiate de la station de BTS Ekkamai, du centre commercial Gateway Ekamai et du quartier animé de Thonglor.
🔗 Pour réserver directement votre séjour au THEA Private Suites : https://www.booking.com/Share-nxt83v
37 Soi Ekamai 10 (or 12), Sukhumvit 63, Klongton Nue, Wattana, Bangkok, 10110, Wattana, 10110 Bangkok, Thaïlande
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🏨 Golden Foyer Suvarnabhumi : Confort, calme et efficacité à deux pas de l’aéroport
Après notre retour d’Hua Hin et notre immersion dans l’Ancient Siam, nous avons choisi de passer la nuit au Golden Foyer Suvarnabhumi Airport Hotel, un établissement idéalement situé pour les voyageurs en transit ou en fin de séjour. Sa proximité immédiate avec l’aéroport de Bangkok en fait une halte stratégique, mais c’est surtout son confort et son atmosphère reposante qui nous ont séduits.
Pour 2 160 bahts seulement pour deux chambres, nous avons bénéficié d’un excellent rapport qualité‑prix, rare si près de Suvarnabhumi. Une solution parfaite pour se reposer avant un vol matinal, sans compromis sur le confort.
Dès notre arrivée, nous découvrons un hôtel lumineux, propre et bien organisé. Le personnel, souriant et efficace, assure un enregistrement rapide, ce qui est particulièrement appréciable après une journée riche en visites. L’ambiance générale est calme, presque feutrée, offrant une transition douce entre l’effervescence de Bangkok et la sérénité d’une soirée de repos.
Nos chambres se révèlent modernes, agréables et très bien entretenues. La literie est confortable, les oreillers moelleux, et la climatisation réglable permet de trouver facilement la température idéale. Les espaces sont pensés pour le voyageur : un bureau pour travailler ou trier ses photos, un plateau de courtoisie avec bouilloire, un mini‑frigo, une télévision murale et de nombreux rangements. Les salles de bain, propres et fonctionnelles, complètent cette impression de confort simple mais efficace.
Les grandes fenêtres laissent entrer une lumière douce, créant une atmosphère reposante. Les rideaux occultants garantissent quant à eux une nuit paisible, indispensable avant un vol.
Le Golden Foyer se distingue par sa praticité. L’hôtel propose une navette gratuite vers l’aéroport, disponible à toute heure, ce qui élimine totalement le stress du départ. La réception ouverte 24h/24, le Wi‑Fi rapide, les boissons chaudes disponibles dans la chambre et les espaces communs confortables facilitent la vie des voyageurs.
Pour ceux qui souhaitent se détendre, l’hôtel dispose également d’un espace piscine entouré de végétation tropicale, offrant une parenthèse rafraîchissante. L’ambiance y est détendue, idéale pour profiter des derniers instants en Thaïlande.
Cette nuit au Golden Foyer Suvarnabhumi a été une véritable parenthèse de calme entre nos découvertes culturelles et notre retour vers CDG. L’hôtel combine confort, efficacité et prix raisonnable, tout en offrant un environnement agréable et reposant. Une adresse que nous recommandons sans hésiter à tous ceux qui cherchent un hébergement pratique et confortable à proximité de l’aéroport.
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Quand partir à Bangkok : Climat, saisons et période idéale en Thaïlande
De la saison fraîche aux fêtes rafraîchissantes de Songkran : notre analyse pour choisir le moment parfait pour votre séjour
Lorsque nous planifions notre voyage vers la capitale siamoise, la période s’étendant de novembre à février s’impose indiscutablement comme la saison idéale pour explorer la ville dans les meilleures conditions. Durant ces mois correspondant à la saison dite fraîche et sèche, les températures oscillent généralement entre 25 °C et 32 °C sous un ciel dégagé et un ensoleillement généreux, accompagnés d’un taux d’humidité nettement plus supportable. C’est le moment parfait pour arpenter les ruelles historiques de Rattanakosin, visiter le Grand Palais et le Wat Pho sans souffrir d’une chaleur étouffante, ou flâner sur les marchés de nuit. C’est toutefois la haute saison touristique, marquée par une fréquentation importante et des tarifs d’hébergement au plus haut, exigeant de réserver ses nuitées bien à l’avance.
À partir de mars et jusqu’en mai, Bangkok bascule dans sa saison la plus chaude, où le thermomètre franchit quotidiennement la barre des 35 °C à 40 °C sous une humidité écrasante. L’atmosphère urbaine devient lourde et moite, rendant les déplacements à pied plus éprouvants aux heures les plus chaudes de la journée, que nous privilégions alors pour visiter les musées ou les grands complexes climatisés. Néanmoins, le milieu du mois d’avril réserve une expérience culturelle inoubliable avec la célébration de Songkran, le nouvel an traditionnel thaïlandais : la ville entière se transforme pendant trois jours en une gigantesque fête joyeuse où habitants et voyageurs s’arrosent d’eau dans les rues pour se purifier et se rafraîchir.
Enfin, de juin à octobre, la mousson du sud-ouest s’installe sur la plaine centrale, apportant son lot d’averses tropicales soudaines et diluviennes, particulièrement intenses durant les mois de septembre et octobre. Loin d’être un frein absolu au voyage, ces pluies prennent le plus souvent la forme de courts orages spectaculaires en fin d’après-midi qui rafraîchissent l’air et laissent rapidement place à des éclaircies. Cette période offre l’avantage d’une fréquentation touristique très modérée, de paysages luxuriants et de tarifs particulièrement avantageux sur les billets d’avion comme sur les hôtels de charme. En adaptant son rythme et en gardant un petit parapluie à portée de main, Bangkok se révèle alors sous un visage plus paisible et authentique.
Pour consulter les prévisions météorologiques en temps réel, suivre le calendrier des fêtes traditionnelles et préparer votre itinéraire en Thaïlande, vous pouvez consulter le site officiel de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
-relevés 2016-2025
| T° MINI MOY/MIN/MAX | 26,37 | 22 | 29 |
| T° MAX MOY/MIN/MAX | 34,48 | 30 | 38 |
| SOL MAX MOY/MIN/MAX | 97% | 52% | 100% |
| NB JOURS <30 / PLEIN SOLEIL/>70% | 0% | 77% | 100% |
| VENT MAX MOY/MIN/MAX | 11,87 | 5 | 26 |
| PLUIE MAX MOY/MIN/MAX | 0,28 | 0 | 4 |
| % JOURS SS pluie />3 / >MOY | 83% | 2% | 17% |
| MM/HPLUIE | 0,26 | 0 | 4 |
| HEURE MIN/MAX/ECT | 6,46 | 18,13 | 11,802 |
| METEO 17 et 18 mars | |||
| T° MINI MOY/MIN/MAX | 28,30 | 27 | 30 |
| T° MAX MOY/MIN/MAX | 35,35 | 34 | 39 |
| SOL MAX MOY/MIN/MAX | 99% | 84% | 100% |
| NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% | 0% | 80% | 100% |
| VENT MAX MOY/MIN/MAX | 19,70 | 12 | 28 |
| PLUIE MAX MOY/MIN/MAX | 0,50 | 0 | 2 |
| % JOURS SS pluie / >3 / au max | 65% | 0% | 35% |
| MM/HPLUIE | 0,49 | 0 | 2 |
| HEURE MIN/MAX/ECT | 6,24 | 18,28 | 12,024 |
Rejoindre Bangkok depuis Paris ou Bruxelles : Vols, escales et astuces d’arrivée
Des pistes d’envol de Roissy et Zaventem jusqu’aux portes du Siam : notre guide logistique pour planifier votre voyage vers la Thaïlande
Pour nous envoler vers la capitale thaïlandaise au départ de la France ou de la Belgique, la voie aérienne constitue l’unique option raisonnable pour franchir les quelque 9 000 kilomètres qui séparent l’Europe de l’Asie du Sud-Est. Au départ de Paris-Charles de Gaulle (CDG), des liaisons quotidiennes directes sont assurées par des compagnies régulières de premier plan comme Air France et Thai Airways. Ce vol sans escale d’une durée moyenne de 11h30 à 12h00 permet de poser le pied sur le sol asiatique en toute simplicité. Les tarifs pour un vol aller-retour direct oscillent généralement entre 650 € et 1 100 € selon la saisonnalité et l’anticipation de la réservation. Pour bénéficier de prix plus avantageux compris entre 500 € et 850 €, nous privilégions très souvent les vols avec une courte escale au Moyen-Orient (via les Émirats arabes unis, le Qatar ou Oman avec des compagnies telles qu’Emirates, Qatar Airways, Etihad ou Oman Air) ou en Europe du Nord, ce qui porte le temps de trajet total à environ 14h00 à 17h00.
Au départ de Bruxelles-National (BRU), des vols directs ou saisonniers vers Bangkok sont également proposés, notamment par Thai Airways, effectuant la traversée en 11h45 environ. De nombreuses options avec escale restent accessibles depuis Bruxelles grâce aux compagnies du Golfe ou asiatiques, pour des tarifs moyens aller-retour compris entre 550 € et 1 000 €. Pour les voyageurs résidant dans le Nord de la France ou dans la métropole lilloise, une alternative très fluide consiste à emprunter le train TGV direct reliant la gare de Lille-Europe à l’aéroport de Paris-CDG en seulement 50 minutes, ou à rejoindre l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol via le réseau ferroviaire pour multiplier les opportunités de liaisons directes.
À l’arrivée, la grande majorité des vols internationaux atterrissent à l’aéroport international de Suvarnabhumi (BKK), joyau architectural situé à environ 30 kilomètres au sud-est du centre-ville de Bangkok. Pour rejoindre notre hébergement rapidement sans subir les embouteillages de la métropole, nous empruntons l’Airport Rail Link (ARL), un train express moderne qui rallie la station de Phaya Thai au cœur de Bangkok en seulement 26 minutes pour 45 THB (environ 1,20 €). Si nous voyageons avec plusieurs bagages ou en famille, nous opterons pour les metered taxis officiels positionnés au niveau 1 de l’aérogare : comptez entre 350 THB et 500 THB (environ 9 € à 13 €) incluant la course au compteur, la taxe d’aéroport et les péages d’autoroute. Si vous prévoyez des correspondances intérieures à bas coût vers le nord ou les îles thaïlandaises, sachez que certaines compagnies low-cost opèrent depuis le second aéroport de la ville, Don Mueang (DMK), relié à Suvarnabhumi par des navettes de bus gratuites sur présentation de votre billet.
Pour préparer vos billets d’avion, suivre les conditions d’entrée réactualisées et planifier votre itinéraire en Asie du Sud-Est, vous pouvez consulter le portail officiel de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
Téléphonie, carte SIM et connexion Data à Bangkok : Restez connecté en Thaïlande
Réseaux 4G/5G, offre Free Mobile à l’étranger et cartes SIM locales : notre guide pratique pour garder le contact au Siam
Lors de notre arrivée dans la capitale thaïlandaise, disposer d’une connexion internet fluide s’avère indispensable pour nous orienter dans les ruelles de Bangkok, commander un transport via les applications locales (Grab ou Bolt) ou partager nos découvertes en temps réel. Pour les abonnés français, l’opérateur Free Mobile propose un avantage considérable avec son Forfait Free à 19,99 € par mois (ou 15,99 € pour les abonnés Freebox) : celui-ci intègre une enveloppe généreuse de 35 Go par mois de data utilisables en 4G depuis la Thaïlande, sans surcoût. Dès notre descente de l’avion aux aéroports de Suvarnabhumi ou Don Mueang, le téléphone se connecte automatiquement aux réseaux des partenaires locaux (principalement AIS ou TrueMove H). Cette enveloppe de 35 Go est amplement suffisante pour gérer la navigation GPS, la consultation de cartes et la messagerie instantanée tout au long du séjour. Attention toutefois aux appels passés ou reçus et aux SMS/MMS depuis l’Asie, qui restent facturés hors-forfait selon le tarif en vigueur ; nous privilégions donc l’utilisation exclusive de la Data via des applications comme WhatsApp ou Skype pour nos communications vocales.
Dans le cas où vous ne posséderiez pas le forfait Free adéquat, si vous prévoyez une consommation de données plus intensive ou si vous souhaitez disposer d’un numéro de téléphone thaïlandais local, l’achat d’une carte SIM locale (Tourist SIM) s’effectue en quelques minutes. Les principaux opérateurs thaïlandais que sont AIS (réputé pour sa meilleure couverture dans tout le pays), dtac et TrueMove H disposent de comptoirs dédiés ouverts 24h/24 dans le hall des arrivées des aéroports, ainsi que dans la quasi-totalité des magasins 7-Eleven et centres commerciaux de la ville. Pour un tarif oscillant entre 300 THB et 600 THB (soit environ 8 € à 16 €), vous bénéficiez d’un pass touristique valide de 8 à 30 jours incluant une connexion Data 4G/5G illimitée (ou avec un quota à haut débit très élevé) et un petit crédit d’appels locaux. Il convient de présenter obligatoirement votre passeport original lors de l’achat pour l’enregistrement légal de la ligne. Enfin, pour les smartphones compatibles avec la technologie eSIM, l’achat préalable d’un forfait virtuel auprès d’acteurs internationaux comme Airalo ou Maya Mobile permet d’activer un forfait Data thaïlandais en quelques clics dès le tarmac, pour un coût moyen de 5 € à 15 € selon le volume désiré.
Pour vérifier l’ensemble des conditions de roaming à l’étranger de votre opérateur, consulter les offres mobiles et préparer votre itinéraire en Thaïlande, vous pouvez visiter le site officiel de Free (https://mobile.free.fr), le portail de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
DAB, banques et change de devises à Bangkok : Retirer et gérer son budget en Thaïlande
Frais fixes, réseau bancaire et astuces de terrain : nos conseils pour régler vos dépenses sans stress dans la capitale siamoise
Lors de nos pérégrinations à Bangkok, la gestion de l’argent liquide s’avère rapidement indispensable, car si la carte bancaire est acceptée dans les grands centres commerciaux et hôtels, le comptant reste roi pour savourer la street food, emprunter les tuk-tuks ou faire ses achats sur les marchés de nuit. La capitale thaïlandaise dispose d’un réseau exceptionnel de distributeurs automatiques de billets (ATM) accessibles 24h/24 à chaque coin de rue, nichés devant les incontournables enseignes 7-Eleven, dans les stations de métro aérien (BTS) et souterrain (MRT) ainsi que dans les galeries marchandes. Nous repérons très facilement les appareils des grandes institutions bancaires du pays grâce à leurs couleurs vives : les guichets violets de la Siam Commercial Bank (SCB), l’une des plus anciennes banques du royaume, côtoient les bornes vertes de la Kasikorn Bank (KBank), omniprésente dans les supermarchés, ainsi que le vaste réseau de la Bangkok Bank et ses plus de 400 guichets répartis en ville. Nous croisons également les distributeurs jaunes de Krungsri (Bank of Ayudhya), ceux de la TMBThanachart (ttb) ou encore la présence plus discrète d’établissements internationaux comme HSBC dans les quartiers d’affaires.
Sur le plan financier, la totalité des distributeurs automatiques en Thaïlande applique systématiquement des frais fixes de guichet s’élevant à 220 THB (soit environ 6 €) pour chaque retrait effectué avec une carte bancaire étrangère, indépendamment du montant retiré et des commissions prélevées par votre propre banque. Pour optimiser nos frais et ne pas multiplier ces pénalités fixes, nous privilégions le retrait du plafond maximal autorisé par la borne en une seule transaction (généralement entre 20 000 THB et 30 000 THB selon les établissements), tout en refusant toujours la conversion dynamique de devises (DCC) proposée à l’écran afin de bénéficier du taux interbancaire réel. Pour ceux qui préfèrent voyager avec des espèces à convertir sur place, nous évitons les guichets de change des aéroports pour nous rendre dans les comptoirs spécialisés réputés comme SuperRich (aux devantures orange ou vertes), situés dans le quartier de Siam ou dans les principales stations de métro, qui offrent les taux de change les plus compétitifs de la ville sans commission cachée.
Pour suivre le cours officiel du baht thaïlandais, vérifier les conseils pratiques de voyage et préparer votre itinéraire en Asie du Sud-Est, vous pouvez consulter le site officiel de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
Visas et formalités et douanes pour la Thaïlande : Préparer son entrée à Bangkok
Passeport, exemption de visa, règles douanières et conseils pratiques : tout ce qu’il faut savoir avant de poser le pied au Siam
Lorsque nous franchissons les postes de contrôle d’immigration aux aéroports de Suvarnabhumi ou Don Mueang à Bangkok, les démarches d’entrée sur le territoire thaïlandais s’avèrent très simples pour les ressortissants européens. Pour les citoyens français, belges ou suisses voyageant à des fins touristiques, l’accès au royaume bénéficie du régime d’exemption de visa (Visa Exemption). Ce dispositif permet d’obtenir gratuitement un tampon d’entrée autorisant un séjour touristique jusqu’à 60 jours directement à l’arrivée. Pour franchir la frontière sans la moindre difficulté, nous veillons à présenter un passeport original en parfait état, valide au minimum 6 mois à compter de la date d’entrée en Thaïlande et comportant au moins deux pages vierges consécutives. Si le séjour doit se prolonger au-delà de la durée initiale, il est tout à fait possible de solliciter une extension de 30 jours supplémentaires auprès d’un bureau d’immigration local (notamment celui de Chaeng Watthana à Bangkok) moyennant 1 900 THB (environ 50 €), ou d’effectuer au préalable une demande d’E-Visa (visa touristique TR de 60 jours) sur le portail officiel du gouvernement thaïlandais avant le départ.
Au-delà du passeport, les autorités d’immigration et les compagnies aériennes au départ d’Europe vérifient scrupuleusement certains documents justificatifs. Nous conservons systématiquement la preuve d’un billet de retour ou de continuation de voyage dans le délai imparti des 60 jours, condition indispensable exigée par les compagnies avant l’embarquement. Sur le plan financier, la réglementation thaïlandaise prévoit que chaque voyageur doive être en mesure de prouver qu’il dispose de ressources suffisantes pour son séjour, fixées à 20 000 THB en espèces (ou l’équivalent en devises étrangères, soit environ 500 €) par personne ou 40 000 THB par famille. Bien que ce contrôle financier soit occasionnel, il convient de garder une réserve d’espèces à portée de main. Même si l’assurance santé internationale n’est plus obligatoire pour les séjours touristiques classiques, nous recommandons très fortement d’en souscrire une couvrant les frais médicaux et le rapatriement à hauteur minimale de 50 000 €, les soins dans les hôpitaux privés de Bangkok étant particulièrement onéreux.
Lors du passage au contrôle douanier, la Thaïlande applique des règles extrêmement strictes qu’il convient d’anticiper pour éviter de lourdes amendes. La franchise douanière autorise l’importation de 200 cigarettes (soit une cartouche exacte) ou 250 grammes de tabac par adulte, ainsi qu’un litre de boissons alcoolisées. Attention : les contrôles sont très fréquents et tout dépassement du quota de tabac entraîne des pénalités financières immédiates et très élevées. Une mise en garde capitale concerne la cigarette électronique (vape, e-cigarette et recharges) : son importation, sa possession et son utilisation sont strictement interdites par la loi thaïlandaise sous peine de confiscation, d’une lourde amende pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, voire d’une peine de détention. Enfin, si vous voyagez avec des traitements médicaux particuliers à base de psychotropes ou d’antidouleurs puissants (notamment la codéine), veillez à conserver les boîtes d’origine accompagnées de l’ordonnance médicale traduite en anglais.
Pour effectuer votre demande de visa en ligne, vérifier les conditions d’entrée réactualisées et préparer votre itinéraire en Asie du Sud-Est, vous pouvez consulter le site officiel de l’E-Visa thaïlandais (https://thaievisa.go.th), le portail de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
Budget prévisionnel pour une semaine à 4 à Bangkok : Estimer ses dépenses sur place
Vols, hébergement, street food et visites : notre guide complet pour maîtriser le coût d’un séjour en famille ou entre amis au Siam
Lorsque nous préparons une escapade de sept jours pour quatre personnes au cœur de la capitale thaïlandaise, la réussite du voyage repose sur une estimation réaliste des différents postes de dépense. Pour relier l’Europe à l’Asie du Sud-Est au départ de Paris ou Bruxelles, les billets d’avion internationaux représentent le principal investissement du séjour. En réservant quelques mois à l’avance, nous comptons une enveloppe moyenne de 600 € à 900 € par personne pour un vol aller-retour régulier (direct ou avec une courte escale au Moyen-Orient), soit un budget global de 2 400 € à 3 600 € pour notre groupe de quatre voyageurs. Une fois arrivés sur le sol asiatique, le coût de la vie locale particulièrement attractif permet de profiter pleinement des charmes de la ville avec un confort remarquable. Pour loger notre tribu durant sept nuitées, la réservation de deux chambres doubles communicantes dans un hôtel trois ou quatre étoiles avec piscine sur le toit, ou la location d’un spacieux appartement deux chambres dans une résidence moderne à Sukhumvit, revient globalement entre 18 000 THB et 32 000 THB (soit environ 460 € à 820 € au total).
Sur le plan de la restauration et des plaisirs gourmands, Bangkok s’avère être un véritable paradis économique. En combinant les petits-déjeuners à l’hôtel ou en boulangerie, les déjeuners sur le pouce dans les marchés de nuit populaires comme Jodd Fairs ou Yaowarat, et des dîners plus posés dans des cantines traditionnelles le long du fleuve Chao Phraya, notre budget repas s’élève en moyenne à 1 800 THB à 3 000 THB par jour pour l’ensemble des quatre personnes. Sur la totalité des sept jours, ce poste gourmand oscille ainsi entre 12 600 THB et 21 000 THB (environ 320 € à 540 € pour quatre). Côté déplacements urbains, l’utilisation combinée de l’Airport Rail Link à l’arrivée, des tickets de métro aérien (BTS) et souterrain (MRT), des navettes fluviales Chao Phraya Express et de quelques courses en taxi officiel avec compteur représente un budget très modéré d’environ 4 500 THB à 6 500 THB (soit 115 € à 165 €) pour le groupe.
Le volet des découvertes culturelles et des excursions incontournables constitue une part importante des dépenses sur place. Les entrées pour les monuments majeurs de la ville s’élèvent à 500 THB par personne pour le Grand Palais et le Wat Phra Kaew (soit 2 000 THB pour quatre), 300 THB par personne pour le Wat Pho (1 200 THB pour quatre) et 200 THB par personne pour le Wat Arun (800 THB). En ajoutant une privatisation de pirogue traditionnelle pour explorer les canaux historiques de Thonburi pendant deux heures (environ 1 800 THB) ainsi qu’une journée d’excursion au parc historique d’Ayutthaya ou au musée en plein air de Mueang Boran (environ 2 800 THB pour quatre), le budget visites et activités atteint environ 8 600 THB (soit environ 220 €). En intégrant une marge de sécurité pour les cartes SIM locales, l’eau minérale, les pourboires et quelques souvenirs, le total des dépenses sur place pour quatre personnes durant une semaine s’établit entre 43 000 THB et 68 000 THB (environ 1 100 € à 1 740 € au total, soit environ 275 € à 435 € par personne). En cumulant les vols internationaux et l’ensemble des prestations locales, le budget global tout compris pour une semaine à quatre à Bangkok s’élève ainsi entre 3 500 € et 5 340 €.
Pour affiner vos calculs, consulter les tarifs réactualisés des monuments et organiser votre itinéraire en Asie du Sud-Est, vous pouvez consulter le site officiel de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
Escapades autour de Bangkok : Les sites incontournables à moins de 100 kilomètres
Anciennes capitales, marchés flottants mythiques et pépites culturelles au cœur de la plaine centrale thaïlandaise
Lorsque nous nous éloignons du tumulte hyperactif de la capitale thaïlandaise pour explorer la plaine alluviale du bassin de la Chao Phraya, une multitude de joyaux historiques et culturels s’offrent à nous à moins d’une heure ou deux de route. En mettant le cap vers le nord (point GPS : 14.3588, 100.5684), nous remontons le temps jusqu’au parc historique d’Ayutthaya, ancienne capitale du royaume de Siam fondée en 1350 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Durant quatre siècles, cette cité insulaire entourée de trois fleuves fut l’une des métropoles les plus prospères d’Asie avant sa destruction en 1767. Aujourd’hui, nous arpentons avec émerveillement ses ruines monumentales, admirant la célèbre tête de Bouddha enlacée dans les racines d’un banyan au Wat Mahathat, les stupas élancés du Wat Phra Si Sanphet et le majestueux Bouddha allongé du Wat Lokayasutharam. En chemin, une halte au palais d’été de Bang Pa-In nous permet de contempler une étonnante synthèse architecturale entre styles thaï, chinois et néoclassique européen, au milieu de jardins d’eau tirés au cordeau. Le pass d’entrée pour les principaux temples d’Ayutthaya s’élève à environ 220 THB (environ 6 €), tandis que l’accès au palais de Bang Pa-In coûte 100 THB.
En obliquant vers le sud-ouest dans la province de Samut Songkhram (point GPS : 13.4075, 99.9986), nous plongeons au cœur des traditions marchandes et fluviales de la région. C’est ici que nous assistons au spectacle unique du marché ferroviaire de Maeklong (Talad Rom Hoop), où les étals de fruits, légumes et poissons séchés sont installés directement sur la voie ferrée et se replient en quelques secondes au passage impressionnant du train. À quelques kilomètres de là, le marché flottant d’Amphawa dévoile son réseau de canaux (khlongs) bordés de maisons en bois traditionnelles. En embarquant à bord d’une pirogue à longue queue (long-tail boat), nous naviguons au fil de l’eau parmi les embarcations de vendeurs préparant des brochettes de fruits de mer et des nouilles sautées. L’accès aux marchés est entièrement libre, et la balade privée en bateau sur les canaux varie de 200 THB à 500 THB selon la durée.
En nous rapprochant de l’embouchure du fleuve dans la province de Samut Prakan (point GPS : 13.5392, 100.6231), nous découvrons Mueang Boran (l’Ancienne Cité), considéré comme le plus grand musée en plein air au monde. Façonné sur un parc de plus de 80 hectares épousant la forme géographique de la Thaïlande, ce site rassemble des répliques grandeur nature et des reconstructions fidèles des plus beaux temples, palais et monuments du pays, offrant une synthèse architecturale saisissante. Tout près de là, le musée Erawan impressionne par sa sculpture colossale en bronze représentant l’éléphant mythologique à trois têtes, abritant un sanctuaire intérieur richement décoré. Le billet d’entrée pour Mueang Boran s’élève à environ 700 THB (18 €) avec location de vélo incluse, tandis que le musée Erawan demande environ 400 THB. Plus au nord, sur la rivière Chao Phraya à seulement 25 kilomètres de Bangkok, l’île fluviale de Koh Kret constitue une belle halte bucolique pour découvrir le savoir-faire potier de la communauté Mon et pédaler le long de sentiers ombragés.
Pour préparer vos déplacements, consulter les horaires des trains et organiser votre itinéraire autour de Bangkok, vous pouvez consulter le site officiel de l’office du tourisme de Thaïlande (https://www.tatnews.org)
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