Whale Watchers Walker Bay : Notre Odyssée à la Découverte des Baleines d’Hermanus
De New Harbour au cœur de l’océan Austral, sur la piste des géants et des oiseaux du grand large
Après une nuit bercée par le ressac de l’océan, l’excitation est à son comble ce matin. Nous mettons le cap sur New Harbour, le port historique d’Hermanus, pour l’un des rendez-vous les plus attendus de notre voyage en Afrique du Sud : une expédition en mer à la découverte des baleines franches australes (Eubalaena australis). La province du Western Cape est mondialement réputée pour être le théâtre de ce grand spectacle naturel, où des colosses marins de près de cinquante tonnes viennent chercher refuge à seulement quelques dizaines de mètres du littoral.
Whale Watchers Hermanus : Une passerelle éco-responsable vers le grand bleu
Notre aventure commence dans les bureaux de la compagnie Whale Watchers Hermanus. Dès l’accueil, le ton est donné : le professionnalisme s’allie à une profonde passion pour la vie marine. Avant de monter à bord, nous suivons un briefing complet axé sur les mesures de sécurité et les règles d’approche éco-responsables à respecter scrupuleusement (maintien d’une distance de sécurité, vitesse réduite). Un café de bienvenue nous est offert, l’occasion idéale de faire monter la température avant de braver l’air vif du large. Côté budget, la prestation s’élève à 5 700 ZAR pour notre groupe de quatre adultes, un tarif amplement justifié par la qualité de l’encadrement, la stabilité du grand catamaran et l’engagement de l’équipe dans le suivi scientifique des cétacés.
Nous embarquons sous un ciel chargé. En quittant le quai, le navire glisse devant les bâtiments de la station de secours en mer (NSRI) et longe les spectaculaires falaises côtières. Tapissés de lichens orange vif, les rochers abritent quelques cormorans qui observent notre départ d’un œil distrait. Très vite, les moteurs se font plus discrets. Le capitaine réduit la vitesse et fait évoluer le catamaran au pas. L’observation commence.
Si Hermanus est considérée comme la capitale mondiale de l’observation terrestre et maritime des cétacés, c’est en raison d’une convergence de facteurs géographiques et écologiques uniques. La période d’observation idéale s’étend de juin à décembre, avec un pic d’activité généralement enregistré entre septembre et novembre.
Le voyage de ces mastodontes suit un itinéraire migratoire immuable. Les Eubalaena australis – Southern Right Whale baleines franches australes passent l’été polaire dans les eaux glacées de l’Antarctique, où elles se nourrissent intensément de krill et de petits copépodes pour reconstituer une épaisse couche de graisse. À l’approche de l’hiver, les conditions polaires devenant extrêmes, elles entament une immense migration vers le nord. Leurs déplacements sont motivés par deux causes biologiques majeures : la reproduction et la mise bas.
En rejoignant les eaux abritées, tempérées et peu profondes de Walker Bay, les baleines trouvent un sanctuaire idéal. Les femelles peuvent y donner naissance à leur unique baleineau et l’allaiter en toute sécurité, à l’abri des prédateurs hauturiers comme les grands requins blancs ou les orques, et loin des courants violents du large. Durant toute cette saison, les mères vivent exclusivement sur leurs réserves, s’adonnant à un jeûne prolongé entièrement dédié à la protection de leur progénitureÀ fleur d’eau avec les seigneurs de l’océan Austral
La patience en haute mer est toujours récompensée. Soudain, l’immobilité de l’eau est rompue et une silhouette monumentale se dessine à seulement quelques mètres de notre coque. Au loin, nous avions repéré des masses sombres, mais la proximité actuelle dépasse toutes nos espérances.
Au ras de l’eau, on observe d’abord son dos noir, immense, luisant et parfaitement lisse, qui présente la caractéristique anatomique majeure d’être totalement dépourvu d’aileron dorsal. Puis, le sommet de son rostre perce doucement l’écume, révélant ses célèbres callosités blanches. Ces excroissances de peau rugueuse, colonisées par de petits crustacés parasites (les cyamidés), dessinent sur la tête de chaque cétacé une signature unique qui permet leur photo-identification. Le souffle puissant s’élève en un « V » caractéristique, avant que l’animal ne décide de sonder : son pédoncule se cambre, sa magnifique nageoire caudale noire et symétrique s’élève élégamment au-dessus des vagues, puis glisse silencieusement dans le bleu de la baie.
Alors que nos yeux restent rivés sur la surface, le spectacle se déplace soudain au-dessus de nos têtes. Attiré par le sillage du catamaran, un oiseau pélagique imposant et intrépide vient patrouiller autour de nous, volant parfois à ras de l’eau ou venant inspecter les superstructures du bateau. C’est le redoutable Labbe de Lönnberg (Stercorarius antarcticus lonnbergi), le pirate des mers australes.
Entièrement paré d’un plumage brun terreux, cet oiseau robuste déploie de larges ailes pointues et révèle en plein vol un critère d’identification infaillible pour tout naturaliste : de grands flashes blancs (ou fenêtres alaires) à la base de ses rémiges primaires. D’un naturel hardi et curieux, il plane avec une aisance remarquable face au vent, laissant parfois pendre ses pattes palmées noires près du navire, avant d’aller se poser sereinement sur l’eau. Non loin de lui, une otarie à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus) pointe son museau brillant et ses moustaches hors des flots, complétant ce tableau vivant de Walker Bay.
Cette matinée en mer s’achève sur le chemin du retour vers New Harbour, les cartes mémoires pleines de clichés mémorables et l’esprit encore marqué par la grandeur tranquille de ces seigneurs des océans.
FAUNE ET FLORE
Goéland dominicain / Kelp Gull (Larus dominicanus)
Ouette d’Égypte / Egyptian Goose (Alopochen aegyptiaca)
Labbe de Lönnberg – Stercorarius antarcticus lonnbergi – Brown Skua
Requin cuivré / Bronze Whaler (Carcharhinus brachyurus
Raie pastenague à queue courte / Stingray
Eubalaena australis – Southern Right Whale baleines franches australes
otarie à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus
daman des rochers (Rock hyrax — Procavia capensis
Tisserin du Cap (Cape Weaver — Ploceus capensis
Melaenornis silens – Fiscal Flycatcher gobemouche fiscal
SHORTS REELS & RUSHS
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Une Escale Carnivore d’Exception à Hermanus : Le Festin du Char’d Grill
Quand l’art de la maturation rencontre la gastronomie locale au cœur de l’Old Harbour
Après une matinée bien remplie à arpenter les sentiers côtiers et à observer la faune, l’air marin nous a ouvert un appétit féroce. Pour le déjeuner, nous décidons de pousser les portes d’une institution culinaire d’Hermanus, située face à l’esplanade du front de mer : le Char’d Grill & Wine Bar. Autant l’annoncer d’emblée, cet établissement au design industriel affirmé est le paradis absolu des amateurs de viande. L’immense cave de maturation vitrée qui trône fièrement au cœur de la salle, dévoilant de superbes pièces de bœuf wet-aged et dry-aged disposées sur des blocs de sel rose de l’Himalaya, donne immédiatement le ton de cette expérience culinaire.
Le menu, présenté à la manière d’une gazette de boucherie rétro, propose une sélection de morceaux choisis qui font saliver toute la tablée. Pour débuter, le choix des entrées donne lieu à de magnifiques découvertes texturées. Nadège se laisse tenter par les grilled cheesy jalapeño poppers. Ces piments farcis au fromage, enrobés d’une pâte à beignet dorée, croustillante et généreuse, cachent un cœur coulant et piquant, parfaitement équilibré par une sauce aux herbes fraîches.
De mon côté, impossible de résister à l’intitulé le plus audacieux de la carte : le roasted bone marrow & snails. La présentation est une merveille de gourmandise. Un os à moelle fendu en deux, rôti à la perfection, sert de réceptacle à une déclinaison d’escargots poêlés dans une réduction de vin rouge et d’échalotes confites aux herbes. Tartinée sur des tranches de pain de campagne grillées et frottées à l’ail, cette association de la moelle fondante et des petits gris s’avère être une claque gustative mémorable, rehaussée d’une touche de pesto vert acidulé.
Pour les plats principaux, la cuisine passe aux choses sérieuses avec une cuisson au feu de bois parfaitement maîtrisée. Bastien, adepte des grands classiques exécutés à la perfection, opte pour le cœur du menu grill : un filet de bœuf wet-aged de 220 grammes. Saisie à haute température, la viande arrive marquée par les flammes, affichant une tendreté exceptionnelle sous sa croûte caramélisée.
Margot choisit de tester la version crue du savoir-faire de la maison avec le steak tartare. Préparé de manière non traditionnelle, le bœuf haché minute, assaisonné d’herbes et de câpres, est accompagné de mayonnaise à la feuille de nori et de pesto. En point d’orgue, la présentation intègre une coquille d’œuf ouverte au centre de l’assiette, renfermant le jaune crémeux prêt à lier l’ensemble, le tout escorté d’un panier de frites fraîches doublement frites, dorées et craquantes.
Nadège jette son dévolu sur la version burger, en commandant le très couru Pulled Beef Burger. L’assemblage architectural de ce plat est un poème : entre deux tranches de pain brioché parsemées de graines de sésame noires et blanches, le traditionnel et juteux steak de bœuf grillé est surmonté d’une généreuse louchée d’effiloché de bœuf fumé, de brisures de fromage bleu au caractère bien trempé, d’oignons caramélisés, de grains de maïs grillés et d’une poignée de roquette fraîche. Le tout est couronné d’une cascade d’oignons frits croustillants et servi avec un seau de frites.
Pour ma part, je me régale avec les Chipotle Pork belly ribs. Ces travers de porc de 600 grammes, confits pendant des heures puis laqués sur le grill d’une sauce barbecue au piment chipotle fumé et collant, se détachent de l’os à la simple pression de la fourchette. La viande, grasse et savoureuse à souhait, est parsemée de fines rondelles d’oignons printaniers et d’un dôme d’oignons frits filandreux qui apportent un contraste craquant irrésistible. Pour apporter une note de fraîcheur bienvenue au milieu de cette débauche carnée, une salade croquante composée de jeunes pousses de blettes aux nervures rouges, de tomates cerises juteuses, d’oignons rouges émincés et de graines de tournesol vient équilibrer ce déjeuner mémorable.
Le Char’d Grill confirme sa réputation de table incontournable de la ville. L’excellence du sourcing des viandes, la précision des cuissons et l’originalité des sauces (du beurre Café de Paris au jus à la moelle) justifient pleinement l’arrêt. C’est l’adresse idéale pour reprendre des forces dans une ambiance conviviale et chaleureuse avant de poursuivre nos explorations le long du Western Cape.
Halte Culinaire Face au Large : Les Saveurs Contrastées d’Hermanus
Entre souvenirs d’Asie et déceptions de service au-dessus du Nouveau Port
Après avoir parcouru les reliefs escarpés du Cliff Path, l’appel du grand large se conjugue naturellement avec celui de la table. Pour le déjeuner, nous décidons de prendre de la hauteur en nous installant au restaurant The Rock, un établissement dont la promesse réside principalement dans son emplacement stratégique qui domine majestueusement le bassin de New Harbour et offre un panorama imprenable sur le sentier côtier. L’accueil et le service se révèlent malheureusement peu aimables, un contraste saisissant avec la convivialité habituelle de la province du Cap. Ici, pas de menu imprimé, les propositions s’affichent directement à l’ardoise, dévoilant des tarifs assez élevés qui peinent à trouver leur justification dans l’assiette ou l’attention du personnel, si ce n’est par le privilège de contempler la baie depuis les premières loges.
L’intérêt de la halte prend pourtant une tournure mémorable à l’arrivée des plats, où la géographie des saveurs s’affranchit des frontières terrestres. Nadège et Bastien optent pour le Prawn & Chicken Thai curry. C’est une véritable surprise : le chef a su restituer avec une exactitude remarquable les saveurs authentiques de l’Asie du Sud-Est, réveillant instantanément en nous de précieux souvenirs de notre mémorable road trip printanier à travers la Thaïlande. Au milieu du lait de coco et des épices parfaitement dosées, les crevettes et les morceaux de volaille transportent toute la table quelques mois en arrière. De son côté, Margot fait le choix de la fraîcheur océanique en choisissant une belle sélection de sushis préparés à la minute. Quant à moi, je me laisse tenter par la petite assiette locale, une mini hake seafood platter, mettant à l’honneur le merlu du Cap, ce poisson benthique emblématique des fonds poissonneux de l’océan Austral, accompagné de frites dorées et de calmars croustillants.
Cette pause gastronomique en altitude affiche une addition totale de 1185 ZAR pour quatre personnes, boissons incluses. Si la note reste correcte pour un repas de fruits de mer en famille à l’échelle internationale, elle s’inscrit dans les standards supérieurs de la région d’Hermanus, un tarif principalement indexé sur la beauté géologique des falaises environnantes et le va-et-vient des bateaux en contrebas plutôt que sur la chaleur de l’hospitalité.
Une Table Champêtre et Gourmande au Cœur de Stanford
Halte bucolique et saveurs réconfortantes au Stanford Kitchen
Au fil de notre flânerie dans les douces ruelles du village, une superbe façade d’un blanc éclatant capte notre regard. Coiffée d’un élégant pignon galbé et devancée d’une agréable terrasse abritée, l’enseigne du Stanford Kitchen s’impose immédiatement comme l’escale idéale pour notre déjeuner en famille. Dès que l’on en franchit le seuil, l’atmosphère presque champêtre, chaleureuse et lumineuse, invite à poser les sacs pour savourer l’instant. Dans la cour intérieure, de grands fours à pizza rutilants s’alignent sagement près des piles de bois de chauffe, tandis que les murs arborent de joyeuses maximes calligraphiées célébrant l’amour du vin et la générosité de la table.

Installés confortablement, nous découvrons une carte des vins impressionnante, véritable ode aux vignobles du Western Cape. Notre choix se porte sur une bouteille locale particulièrement intrigante : le Tumbleweed Wild Series Chenin Blanc. Ce vin blanc de macération pelliculaire (skin contact), servi bien frais dans son seau à glace, dévoile une robe dorée et des notes sauvages d’abricot et d’épices douces, offrant une belle tension aromatique parfaite pour accompagner les réjouissances à venir.

Lorsque les plats arrivent à table, c’est un festival de couleurs et de parfums qui s’offre à nous, témoignant d’une cuisine de terroir sincère et particulièrement bien maîtrisée. Bastien se régale d’un grand classique des côtes du Cap : un filet de hake (merlu) frais, enveloppé d’une pâte à beignet dorée, aérienne et intensément croustillante. Accompagné d’un généreux dôme de frites maison bien chaudes et d’un ramequin de sauce tartare crémeuse aux éclats de cornichons et d’herbes, le poisson exhale une fraîcheur remarquable.
De mon côté, je craque pour les calamars grillés. Saisis à feu vif, les blancs et les tentacules affichent une texture d’une tendreté absolue, délicatement marqués par le grill et relevés d’un assaisonnement d’épices douces aux reflets fumés. Escortés de frites dorées, d’une branche d’origan frais et d’un demi-citron juteux prêt à être pressé, ils s’accordent à la perfection avec la vivacité de notre Chenin BlancTraditions carnées et parfums d’ailleurs

Nadège fait honneur à la grande tradition des steakhouses sud-africains en optant pour le Rump steak. La pièce de bœuf, épaisse et juteuse, arbore un quadrillage parfait et une surface caramélisée qui retient tous les sucs d’une viande d’une tendreté exemplaire. Agrémentée d’une branche de romarin frais et d’un généreux palet de beurre maître d’hôtel fondant aux herbes aromatiques, elle s’accompagne d’un incontournable panier de frites croustillantes pour le plus grand plaisir des papilles.

Enfin, Margot s’offre un voyage aromatique très chaleureux en choisissant le Chicken curry. Présenté dans un joli bol en céramique, ce curry de poulet à la texture onctueuse et à la superbe couleur safranée exhale des effluves de cumin, de coriandre et de lait de coco. Le plat est escorté d’un bol de riz basmati blanc parfumé et d’un grand papadum craquant et bosselé, parfait pour apporter du contraste en bouche. Pour parfaire cette expérience d’inspiration malaise du Cap, trois petits compartiments proposent les indispensables condiments traditionnels : des dés de tomates fraîches, des oignons rouges émincés, de la crème acidulée et un chutney de mangue doux et confit. Un régal absolu qui conclut en beauté cette halte gourmande et reposante au cœur de la douceur de vivre de Stanford.
C’est là, à nos côtés, perché avec une assurance presque théâtrale sur le sommet d’un grillage, qu’un petit passereau trône en maître de son perchoir, guettant le moindre mouvement d’insecte dans la végétation environnante.
À première vue, son plumage noir et blanc joue les imposteurs : il arbore un costume bicolore qui imite à s’y méprendre la pie-grièche fiscale, un stratagème évolutif plutôt habile pour dissuader les prédateurs en se faisant passer pour un oiseau bien plus agressif qu’il ne l’est en réalité.
Son dos et sa calotte d’un noir de jais contrastent superbement avec son ventre et sa gorge d’un blanc immaculé. Lorsqu’il reste immobile, face à nous, son attitude bien droite et son œil sombre et vif trahissent une vigilance de tous les instants. Une fine marque blanche souligne subtilement ses ailes sombres. Contrairement à son modèle plus belliqueux, notre Melaenornis silens – Fiscal Flycatcher gobemouche fiscal se distingue par une silhouette un peu plus ronde, un bec plus fin dépourvu de crochet et une attitude nettement plus pacifique, bien que redoutable dès qu’un diptère passe à portée de bec. Une magnifique démonstration de mimétisme sur le terrain, observée au cœur des jardins de la région du Cap.
L’Art du Ravitaillement sur la Côte de l’Overberg : De Gansbaai à Hermanus
Conseils pratiques et géographie des supermarchés pour réussir ses repas de road-trip
Voyager en autonomie le long du littoral de l’Overberg implique rapidement de se poser la question stratégique du ravitaillement. Loin d’être une simple corvée logistique, faire ses courses dans la région permet de s’imprégner de la vie sociologique locale, à la croisée des chemins entre les communautés de pêcheurs et les voyageurs de passage. Entre la petite échelle rurale de Gansbaai et l’effervescence urbaine d’Hermanus, les options économiques et la diversité des produits s’adaptent à toutes les envies, que l’on cherche la simplicité d’une cuisine quotidienne ou le raffinement d’un festin maison. Ces plats sont issus de la cuisine sud-africaine quotidienne, et peuvent être réalisés avec des produits locaux achetés au supermarché ou au marché de Hermanus.
À Gansbaai, la logistique alimentaire s’organise autour de deux enseignes principales qui évitent de longs trajets. Nous avons particulièrement apprécié le SuperSpar local, qui s’avère relativement bien achalandé. C’est l’option idéale pour remplir le chariot grâce à un rayon fraîcheur bien tenu, une boulangerie fiable et un espace traiteur parfait pour improviser un prêt-à-manger rapide sur la route. Pour parfaire ses emplettes, l’offre du OK Foods vient compléter idéalement le dispositif. Ce supermarché principal propose une gamme solide en viandes de caractère, légumes de saison et produits d’épicerie générale. En cas de besoin urgent ou pour quelques achats de dernière minute, le petit Pick n Pay Express dépanne efficacement bien que son choix soit plus restreint. Enfin, pour les amateurs de produits de la mer, les petites poissonneries situées près du port proposent, selon l’arrivage et les caprices de l’Atlantique, du poisson frais du jour comme le merlu (Hake) ou le traditionnel Snoek, parfaits pour une cuisson authentique
Pour ceux qui recherchent un choix beaucoup plus large, des ingrédients d’exception ou une variété accrue de produits fins, il est judicieux de pousser les paniers jusqu’à Hermanus. C’est ici que se trouve le Food Lover’s Market, l’adresse idéale et le véritable paradis des gourmets dans la région. Ce magasin immense déploie des étals spectaculaires de fruits et légumes, de charcuteries fines, de fromages et de spécialités traiteurs. C’est l’endroit parfait pour planifier des repas élaborés à la maison, comme une grande soirée de pizzas maison généreusement garnies de prosciutto et de poivrons croquants, ou pour dégoter une tarte au lait traditionnelle (melktert) saupoudrée de cannelle pour le dessert.
Côté budget, l’impact d’une cuisine faite maison est particulièrement marquant pour un groupe de quatre personnes. S’attabler dans un restaurant classique de gamme moyenne à Hermanus implique généralement de dépenser entre R1168 et R1436 pour le groupe, hors boissons, pour un menu traditionnel à trois plats
En comparaison, l’option d’un repas de braai ou d’un dîner festif cuisiné à demeure oscille entre R400 et R700 au total . Ce budget comprend une belle pièce de viande ou de poisson frais pour R150 à R300, les légumes et féculents pour R80 à R150, le pain et les extras pour R80 à R120, ainsi que les boissons de base pour R80 à R150. Pour les soirées plus simples axées sur la gastronomie quotidienne sud-africaine (comme des spaghetti à la tomate, un riz aux légumes ou une omelette), le coût plonge sous la barre des R80 à R150 pour quatre personnes
Il ne reste plus qu’à ajouter entre R80 et R150 pour s’offrir une belle bouteille de vin régional, comme un croustillant Sauvignon Blanc de macération, et transformer le dîner en une extension authentique du voyage, face à l’air salin du littoral.
LES LOGEMENTS
Entre Vues Splendides et Fraîcheur Australe : Notre Étape à la Maison Silver Dawn
Une escale aux accents de braai face à l’océan Indien
Avant de s’élancer vers l’adrénaline des cages de Gansbaai et d’explorer les profondeur de l’océan à la rencontre des grands prédateurs marins, notre itinéraire géographique nous mène à Hermanus. Célèbre pour ses sanctuaires de cétacés et ses paysages côtiers spectaculaires, la ville nous accueille pour une pause résidentielle. Notre tribu s’installe à la maison Silver Dawn, une bâtisse familiale idéalement située face au terrain de golf, offrant une vue imprenable sur les mouvements de la mer. Derrière une architecture qui promet l’espace, la réalité sociologique du voyage en hiver austral reprend toutefois ses droits. Si le confort visuel est indéniable, la propreté générale des lieux s’avère simplement acceptable, laissant flotter le sentiment que l’entretien de cette grande demeure aurait pu être plus rigoureux pour accueillir des voyageurs au long cours.
La vie intérieure s’organise autour de volumes généreux, comprenant quatre chambres spacieuses — dont une suite principale située au rez-de-chaussée —, une cuisine équipée et une salle de jeux dotée d’un billard et de fléchettes qui font le bonheur de Bastien, Nadège et Margot. L’expérience se frotte cependant aux réalités climatiques locales : l’absence totale de chauffage dans la maison et les chambres transforme rapidement les soirées en exercices de résilience. Pour faire face à la fraîcheur, le domaine fournit du bois de chauffe, mais en quantité bien trop modeste, couvrant à peine les besoins d’une seule et unique soirée. Impossible de le répartir sur nos cinq jours de séjour ! Pour alimenter simultanément le petit feu de la salle à manger et l’imposante cheminée du salon faisant office de braai intérieur, il faut impérativement prévoir des dépenses supplémentaires pour acheter notre propre bois en ville.
Malgré ces quelques ombres logistiques, l’implantation de la villa reste un atout majeur pour le slow-tourisme. Depuis la terrasse, le panorama exceptionnel sur le green et l’immensité marine permet d’observer la faune aviaire locale. Les Échenilleurs de l’Overberg et diverses espèces de passereaux endémiques traversent régulièrement le domaine. Sur le plan écologique, la proximité immédiate des sentiers côtiers de la Whale Coast et des plages permet de rejoindre en quelques minutes des écosystèmes préservés où le fynbos s’épanouit, tout en restant à portée des domaines viticoles réputés de la vallée de Hemel-en-Aarde.
Cette halte de cinq nuits, réservée via la plateforme Airbnb, est affichée au tarif global de 308,56 €, offrant un excellent rapport espace-prix pour une grande famille, à condition d’emporter de bons pulls et de prévoir un petit budget combustible pour pallier la fraîcheur des nuits côtières. Les conditions de réservation, les avis des voyageurs et les disponibilités de la maison sont accessibles directement sur l’application ou le site officiel d’Airbnb.
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1472 Frissons et Éco-Tourisme à Gansbaai : Au Plus Près des Requins et des Raies Géantes !
📘 J 1473.. Hermanus — La magie côtière du Cliff Path, de Gearings Point au Nouveau Port
J 1474 Hermanus — Notre incroyable safari maritime à la découverte des baleines
📘 J 1474 Hermanus — Balade immersive entre street art, vagues fracassantes et damans des rochers
J 1475 Stanford — Déception viticole et rendez-vous manqué au Walker Bay Estate
J 1476 Stanford — Douceur de vivre et patrimoine au cœur de l’arrière-pays
LES LIENS
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