voyageavecnous.com

TRAVEL YOURSELF

Suivez-nous partout où nous allons !

autourdumonde2023@gmail.com

🌄 Doi Inthanon Au sommet de la Thaïlande, un monde en étages

0
626835972_1434945788424781_5286815476787343669_n

Il est des montagnes qui ne se contentent pas de s’élever dans le ciel. Elles organisent le monde autour d’elles. Le Doi Inthanon, point culminant de la Thaïlande à 2 565 mètres d’altitude, fait partie de ces lieux rares où la géographie façonne les climats, les forêts, les cultures humaines et même la manière de se déplacer et de vivre. Plus qu’un sommet, c’est une succession de mondes superposés que nous traversons, de la vallée jusqu’aux forêts nuageuses.

Nous quittons Chiang Mai au petit matin, laissant derrière nous les toits de la vieille ville et les marchés encore endormis. Très vite, la route s’élève, les rizières cèdent la place aux vergers, puis aux bananiers et aux champs de légumes. Les plaines du bassin de la Ping, nourries par les alluvions et les moussons, témoignent d’une agriculture ancienne, patiente, adaptée aux rythmes du ciel et des sols.

À mesure que nous montons, la végétation change. Les feuillus tropicaux s’épaississent, les troncs se resserrent, l’humidité s’installe. Nous entrons dans le parc national du Doi Inthanon, créé en 1972 pour protéger ce massif granitique, vestige d’une collision tectonique entre les plaques indienne et eurasienne.

Ce soulèvement ancien, lié à la formation de l’Himalaya, a donné naissance à une montagne qui ne domine pas seulement par sa hauteur (2 565 m), mais par son rôle de château d’eau et de refuge écologique.

Nous réglons les droits d’entrée de 300 Baths par adulte et 30 baths pour le véhicule

À notre arrivée aux cascades de Mae Klang, premier seuil naturel du parc, nous entrons dans un monde sculpté par l’eau, la roche et le temps.

🌊 Mae Klang Waterfall – Le seuil des mondes 

Notre première halte dans le parc se fait aux cascades de Mae Klang, à l’entrée du massif. Le site est spectaculaire : une rivière vive dévale les rochers en formant des cascades puissantes de près de 30 mètres, creusant des vasques et des canaux naturels dans la roche. L’eau, venue des hauteurs du Doi Inthanon, s’écoule vers la Mae Ya, puis rejoint le fleuve Ping, artère vitale du nord thaïlandais.

Le paysage est façonné par l’érosion : les blocs granitiques polis par les siècles, les galets arrondis, les mousses qui tapissent les berges. La lumière filtre à travers les feuillages, révélant les nuances de vert, de gris et de brun. Des passerelles de bois permettent de s’approcher des chutes, d’en sentir la fraîcheur, d’en écouter le grondement. C’est un lieu à la fois accessible et sauvage, un seuil entre les mondes agricoles et forestiers.

La géologie ici n’est pas abstraite : elle se lit dans les strates, dans les fractures, dans la manière dont l’eau épouse la roche. Le granit, dense et résistant, ralentit l’érosion, créant des cascades durables, des bassins profonds, des microclimats humides propices à une biodiversité foisonnante. C’est aussi un lieu de pique-nique pour les familles, de méditation pour les moines, de photographie pour les voyageurs.

Au-delà de Mae Klang, la route continue de grimper. Les forêts deviennent brumeuses, les pins remplacent les palmiers, les températures chutent. Nous entrons dans les forêts nuageuses, sanctuaires de mousses, de lichens et d’orchidées. Le Doi Inthanon devient alors un monde suspendu, un refuge pour les espèces rares, un laboratoire vivant pour les climatologues et les botanistes.

✨ #DoiInthanon #MaeKlangWaterfall #ChiangMai #RoadTripThai #VoyageAvecNous #RoseDuNord #ParcNational #ThaïlandeNature #CascadeSacrée #MontagneVivante

🛕 Wat Montok — Le gardien des cascades

Après la puissance des eaux de Mae Klang, nous reprenons la route qui s’élève doucement dans la forêt. Le tumulte de la rivière s’efface, et c’est alors qu’apparaît, sur la gauche, un sanctuaire discret mais saisissant : le Wat Montok.

À l’entrée, un lion gardien blanc, orné de détails rouges et dorés, nous accueille. Sa gueule ouverte et son regard féroce incarnent la vigilance et la force protectrice, selon la tradition bouddhique. Dressé sur son socle doré, il semble contenir les énergies de la montagne et protéger le temple des influences néfastes.

Derrière lui, les flèches dorées du viharn s’élancent vers le ciel, ornées de motifs floraux et de bannières rouges flottant au vent. L’architecture, typiquement Lanna, associe la finesse des sculptures à l’élan vertical des toitures superposées. Le contraste entre les dorures éclatantes et le feuillage dense qui encadre le sanctuaire crée une atmosphère suspendue, presque irréelle.

Le Wat Montok n’est pas un haut lieu touristique, mais il incarne cette spiritualité discrète qui imprègne les montagnes du nord. Refuge pour les moines itinérants, point de prière pour les villageois, halte silencieuse pour les voyageurs attentifs, il relie la force brute des cascades à la sérénité des hauteurs.

✨ #WatMontok #DoiInthanon #ChiangMai #TemplesDuNord #VoyageAvecNous #RoadTripThai #SpiritualitéLanna #LionGardien #ArchitectureSacrée #ThaïlandeNature

🌊 Wachirathan — La cascade du diamant

À peine avons-nous quitté le sanctuaire du Wat Montok, niché dans la végétation, que le grondement de l’eau nous attire vers un autre monde : celui de la Wachirathan Waterfall (น้ำตกวชิรธาร), littéralement « la cascade du diamant ». Située sur le versant est du Doi Inthanon, elle s’impose comme l’une des plus spectaculaires du parc national, tant par sa puissance que par son cadre naturel.

La Wachirathan s’élance sur une falaise granitique, vestige de la surrection tectonique qui a donné naissance au Doi Inthanon. Ce granit, dense et ancien, résiste à l’érosion tout en guidant le flux de l’eau dans des canaux naturels. La cascade est dite segmentée, car l’eau se divise en plusieurs bras avant de s’unir dans une chute principale de 70 à 80 mètres de hauteur. Le débit, alimenté par les pluies abondantes et les ruisseaux de haute altitude, varie selon les saisons, mais reste impressionnant toute l’année.

Les roches en contrebas sont polies par des millénaires d’écoulement, formant des vasques, des creux et des zones de brume où la lumière se diffracte. C’est là que naissent les arc-en-ciel, visibles dans la vapeur au petit matin ou en fin d’après-midi, ajoutant une dimension presque mystique au lieu.

La Wachirathan n’est pas qu’un spectacle : elle est un régulateur hydrologique. L’eau qui s’y écoule recharge les nappes phréatiques, alimente les rivières comme la Mae Klang, et soutient les écosystèmes agricoles en aval. Les forêts humides qui l’entourent abritent une biodiversité remarquable : orchidées, fougères, papillons, et oiseaux tropicaux prospèrent dans cette atmosphère saturée d’humidité.

Les sentiers aménagés permettent de s’approcher du pied de la chute, où le rugissement de l’eau devient presque physique. Des plateformes en bois offrent des points de vue spectaculaires, et les visiteurs s’arrêtent souvent pour se rafraîchir dans la brume ou capturer l’instant en photo.

Historiquement, la Wachirathan est devenue une étape majeure pour les voyageurs montant vers le sommet du Doi Inthanon. Elle figure dans tous les itinéraires, et son accès facile en fait un lieu très fréquenté. Pourtant, malgré l’affluence, elle conserve une majesté intacte. Le contraste entre la violence de l’eau et la douceur des feuillages environnants crée une harmonie saisissante.

✨ #WachirathanWaterfall #DoiInthanon #CascadeDuDiamant #ChiangMai #RoadTripThai #VoyageAvecNous #ThaïlandeNature #MontagneVivante #ArcEnCielTropical #HydrologieSacrée

🧵 Village Karen — Tisser l’identité au cœur des montagnes

Nous quittons la Wachirathan, encore enveloppés de brume et de lumière, et bifurquons à droite sur une route plus étroite, bordée de végétation tropicale. Le paysage change subtilement : les pins cèdent la place aux bananiers, les cascades au murmure des ruisseaux, et les temples aux maisons sur pilotis. Nous entrons dans un village Karen, niché dans les contreforts du Doi Inthanon, où la vie quotidienne se mêle aux traditions ancestrales.

Les maisons, construites en bois et en bambou, sont souvent surélevées sur des pilotis de béton ou de pierre. Cette disposition protège des inondations, favorise la ventilation et crée un espace de travail ou de stockage sous l’habitat. Les toits, en tôle ou en chaume, brillent sous le soleil, et des cordes à linge traversent les cours, témoignant d’une vie simple et active. Le chemin serpente entre les habitations, bordé de végétation dense, de petits autels dorés et de portraits vénérés.

Au cœur du village, nous découvrons le Karen Sobhard Fabric Handicraft Center, un lieu vivant où les savoir-faire textiles se transmettent de génération en génération. Sous un abri de bois, une femme assise sur une natte tisse à la main un tissu coloré, utilisant un métier à tisser dorsal. Les fils violets, verts et orange s’entrelacent avec précision, guidés par un geste sûr et patient.

Ce type de tissage, propre aux communautés Karen, est bien plus qu’un artisanat : c’est une langue textile, où chaque motif raconte une histoire, chaque couleur évoque une saison, une émotion, une mémoire. Les tissus produits ici sont utilisés pour les vêtements traditionnels, les cérémonies, et parfois vendus aux visiteurs pour soutenir l’économie locale.

Le centre est entouré de végétation luxuriante : bananiers, papayers, et plantes médicinales cultivées dans de petits jardins. Les enfants jouent à l’ombre, les anciens discutent sur les terrasses, et les visiteurs sont invités à observer, à apprendre, parfois même à essayer le tissage. C’est une immersion dans une culture qui vit en harmonie avec la montagne, ses ressources et ses rythmes.

✨ #VillageKaren #KarenHandicraftCenter #DoiInthanon #ChiangMai #ArtisanatThai #TissageTraditionnel #VoyageAvecNous #CultureMontagnarde #RoadTripThai #RencontreEthnique

🌿 Sirithan Waterfall — La chute silencieuse du Doi Inthanon

La cascade de Sirithan, haute d’environ 50 mètres, surgit du fleuve Klang dans un écrin de forêt mixte, révélant la puissance géologique du Doi Inthanon et son rôle vital dans la régulation hydrologique régionale. Accessible par un sentier aménagé, elle offre une halte paisible et immersive au cœur d’un écosystème riche en biodiversité.

Après notre immersion dans les brumes rugissantes de Wachirathan, nous poursuivons notre ascension vers le sommet du Doi Inthanon. La route s’élève, les feuillages changent, et nous bifurquons à droite pour rejoindre une clairière plus discrète, où le tumulte laisse place à la contemplation. C’est là que se dévoile la Sirithan Waterfall, une chute plus paisible mais tout aussi fascinante.

La cascade de Sirithan est formée par le fleuve Klang, qui prend sa source dans les hauteurs du Doi Inthanon avant de rejoindre le Ping. Elle s’élance sur une falaise granitique, haute d’environ 50 mètres, dans une série de bras fluides qui se rejoignent dans un bassin encaissé. Le granit, roche mère du massif, résiste à l’érosion tout en guidant les eaux dans des fractures naturelles, créant des chutes segmentées et des vasques profondes.

Ce site illustre parfaitement le rôle du Doi Inthanon comme château d’eau naturel : les précipitations abondantes sont captées par les reliefs, filtrées par les sols forestiers, puis redistribuées vers les vallées agricoles. La Sirithan participe ainsi à la régulation hydrologique régionale, tout en soutenant la biodiversité locale.

La cascade est nichée dans une forêt mixte, composée de feuillus tropicaux, de pins, de dipterocarpes et d’orchidées sauvages. Ce milieu abrite une flore médicinale précieuse : curcuma de montagne, feuilles de Centella asiatica, pousses de bambou et figues sauvages nourrissent à la fois les habitants et la faune.

Le sentier qui mène à la cascade est facile d’accès, bien balisé, et ponctué de panneaux explicatifs. Il traverse une végétation dense, où le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles accompagnent la marche. À l’arrivée, une plateforme en bois surplombe la chute, offrant un point de vue spectaculaire sans perturber l’équilibre naturel du site.

Contrairement à Wachirathan, la Sirithan ne se donne pas dans le fracas mais dans la fluidité et la lumière. Le soleil filtre à travers les arbres, révélant parfois un arc-en-ciel dans la brume. Le lieu invite à la pause, à la photographie, à la méditation. On y ressent la force tranquille de la montagne, sa capacité à nourrir sans bruit, à façonner sans violence.

✨ #SirithanWaterfall #DoiInthanon #ChiangMai #CascadeSacrée #RoadTripThai #VoyageAvecNous #MontagneVivante #HydrologieNaturelle #ForêtTropicale #ThaïlandeNature

🌾 Mae Klang Luang — Les terrasses vivantes du Doi Inthanon

Après avoir quitté la cascade de Sirithan, nous poursuivons notre route en direction du sommet. Mais avant de grimper plus haut, nous bifurquons à gauche, attirés par une vallée lumineuse où l’eau et la terre semblent dialoguer en silence. Nous arrivons à Mae Klang Luang, un village Karen niché dans les replis du Doi Inthanon, célèbre pour ses terrasses de riz qui ondulent comme des vagues végétales au pied des montagnes.

Le paysage s’ouvre sur une mosaïque de terrasses irriguées, sculptées à flanc de colline. Chaque niveau retient l’eau, la ralentit, la redistribue. Ce système, hérité de siècles d’agriculture de montagne, permet de cultiver le riz dans un environnement escarpé tout en préservant les sols. L’eau descend des hauteurs du Doi Inthanon, captée par les ruisseaux forestiers, puis guidée dans des canaux de terre et de bambou jusqu’aux parcelles.

La géologie locale, faite de roches granitiques et de sols alluviaux, favorise cette rétention naturelle. Les terrasses, bordées de bananiers, de papayers et de figuiers sauvages, forment un écosystème complexe où cohabitent grenouilles, libellules, hérons et serpents d’eau. Le riz, cultivé ici en variété gluant, est semé à la main, repiqué avec soin, puis récolté en fin de saison dans une ambiance communautaire.

Les maisons du village, en bois et en bambou, sur pilotis, surplombent les champs. Leurs toits de tôle ou de chaume brillent au soleil, et les cours sont animées par les gestes du quotidien : tissage, séchage du riz, préparation des feuilles médicinales. Les habitants, majoritairement Karen, vivent en harmonie avec leur environnement, entre spiritualité animiste et bouddhisme rural.

Des sentiers permettent de descendre au plus près des terrasses. Le sol est humide, les pas s’enfoncent légèrement, et l’air est chargé de parfums végétaux. Le chant des oiseaux accompagne la marche, et les reflets du ciel dans les bassins d’eau créent une atmosphère presque irréelle.

Mae Klang Luang n’est pas un décor figé : c’est un paysage vivant, un lieu où l’agriculture devient art, où chaque parcelle raconte une histoire de patience, de savoir-faire et de lien à la montagne. Pour nous, c’est une halte précieuse, une respiration avant de poursuivre l’ascension vers les cimes nuageuses du Doi Inthanon.

✨ #MaeKlangLuang #TerrassesDeRiz #DoiInthanon #VillageKaren #AgricultureDeMontagne #RoadTripThai #VoyageAvecNous #ChiangMaiNature #ThaïlandeRurale #MontagneVivante

🌸 Siriphum Waterfall — La chute royale du Doi Inthanon

Après avoir contemplé les terrasses de Mae Klang Luang, nous poursuivons notre route en lacets, et plus loin sur la gauche, une bifurcation nous emmène vers un site à la fois naturel et symbolique : la Siriphum Waterfall (น้ำตกสิริภูมิ).

La Siriphum se distingue par sa structure jumelle : deux bras d’eau parallèles dévalent une falaise abrupte, visible de loin. Cette formation est le fruit de l’érosion sur des strates granitiques verticales, typiques du Doi Inthanon. Le granit, dense et ancien, canalise les eaux de ruissellement issues des sommets, créant une chute segmentée de plus de 40 mètres de haut, selon les saisons.

Autrefois appelée “Lao Lue” par les communautés Hmong locales, la cascade fut rebaptisée en l’honneur du roi Bhumibol et de la reine Sirikit, devenant Siriphum, contraction de leurs noms. Ce changement reflète l’intégration du site dans le projet royal de développement du Doi Inthanon, qui vise à soutenir les populations montagnardes tout en préservant les écosystèmes.

Pour atteindre la cascade, nous traversons les parcelles fleuries du Siribhum Royal Garden, où poussent des orchidées, des hortensias, des cosmos et des plantes médicinales. Ce jardin, partie intégrante du Royal Project, illustre la volonté de concilier agriculture durable, tourisme et préservation de la biodiversité.

Le sentier, bien balisé, serpente entre les massifs floraux avant d’atteindre une plateforme d’observation. De là, la vue sur la cascade est saisissante : les deux bras d’eau scintillent dans la lumière, encadrés par des pins et des feuillus tropicaux. Par temps clair, la brume générée par la chute révèle parfois un arc-en-ciel, ajoutant une touche féerique à l’ensemble.

La Siriphum n’est pas seulement un site géologique : c’est un lieu de mémoire et de gratitude, où la nature devient hommage. Le grondement de l’eau, la fraîcheur de l’air, les couleurs du jardin composent une atmosphère propice à la contemplation.

Pour nous, cette halte marque une transition entre les paysages agricoles et les hauteurs sacrées du Doi Inthanon. Elle incarne la beauté ordonnée, la puissance maîtrisée, et le lien profond entre la montagne et ceux qui la protègent.

✨ #SiriphumWaterfall #DoiInthanon #CascadeRoyale #ChiangMai #RoadTripThai #VoyageAvecNous #ProjetRoyal #MontagneVivante #ThaïlandeNature #JardinSuspendu

🍓 Thai Hmong Community Market — Saveurs de montagne et artisanat

Le long de la route qui serpente entre les cascades et les villages, nous faisons halte au Thai Hmong Community Market, niché dans un creux forestier animé. Ce marché, tenu par la communauté Hmong, est bien plus qu’un simple arrêt touristique : c’est une vitrine vivante de la culture montagnarde, de ses saveurs, de ses savoir-faire et de son hospitalité.

Sous les toits de tôle et les parasols rouges, les étals débordent de fruits secs aux couleurs éclatantes : tranches de kiwi vert, cerises rouges, ananas dorés, mangues sucrées… Chaque sachet est soigneusement préparé, étiqueté comme souvenir du Doi Inthanon, et proposé à un prix raisonnable. Nous goûtons, nous craquons, nous achetons. Le mélange est délicieux, équilibré, et parfait pour accompagner la route.

Mais ce sont aussi les fraises fraîches, cueillies dans les hauteurs, qui nous surprennent. Leur parfum est intense, leur chair juteuse, et leur goût légèrement acidulé rappelle les fruits de nos montagnes européennes. Cultivées dans les parcelles du Royal Project, elles témoignent de l’adaptation réussie de l’agriculture Hmong aux altitudes du Doi Inthanon.

À côté des fruits, les étals proposent des textiles tissés à la main, des vêtements traditionnels pour enfants, des sacs ornés de motifs d’éléphants, et des bijoux en perles et en fil coloré. Les femmes Hmong, assises derrière leurs tables, sourient, tissent, échangent quelques mots. L’ambiance est chaleureuse, simple, et profondément humaine.

Le marché est aussi un lieu de pause : des tabourets blancs invitent à s’asseoir, à déguster un café local, à observer les allées et venues. Les enfants jouent, les touristes flânent, les vendeurs discutent. C’est un moment de respiration dans l’ascension, une immersion dans la vie quotidienne des montagnes.

✨ #ThaiHmongMarket #DoiInthanon #FruitsSecs #FraisesDeMontagne #ArtisanatHmong #RoadTripThai #VoyageAvecNous #SaveursDuNord #CultureMontagnarde #ChiangMaiNature

⛰️ Vers le sommet — Entre science, mémoire et forêt

Après notre halte gourmande au Thai Hmong Community Market, nous reprenons la route, plus sinueuse, plus fraîche. Les véhicules ralentissent, les feuillages se densifient, et la lumière devient plus diffuse. Nous approchons du sommet du Doi Inthanon, ultime étape de notre ascension, là où la montagne cesse d’être paysage pour devenir repère géographique, mémoire royale et laboratoire écologique.

Dès 2 000 mètres d’altitude, l’atmosphère change brutalement. La température chute, l’humidité devient constante. Nous entrons dans une forêt de nuages, rare en Thaïlande, où les arbres ne cherchent plus la hauteur mais l’ancrage. Leurs troncs sont recouverts de mousses épaisses, de lichens, de fougères arborescentes et d’orchidées épiphytes.

Cette forêt fonctionne comme une éponge climatique : elle capte l’humidité des nuages bas, régule les flux d’eau, stabilise les sols. Chaque pas révèle un micro-monde : insectes spécialisés, amphibiens endémiques, oiseaux de haute altitude. Le sol est spongieux, les racines s’entrelacent, et l’air semble saturé de vie invisible.

Le point culminant du Doi Inthanon, à 2 565 mètres, n’offre pas de panorama vertigineux. Et c’est précisément ce qui le rend fascinant. Pas de crête dénudée, mais une forêt dense, presque fermée. Le sommet est marqué par une station de mesure de l’armée de l’air thaïlandaise, le Doi Inthanon Reporting Post, où des relevés climatiques et atmosphériques sont effectués.

Ce lieu est aussi chargé d’histoire : le massif porte le nom du roi Inthawichayanon, souverain du royaume de Lanna au XIXᵉ siècle, qui souhaitait que ses cendres soient dispersées ici, dans les forêts qu’il aimait. Un engagement visionnaire à une époque où la conservation n’était pas encore une priorité.

Sur une crête voisine, deux chedis se font face. Érigées en l’honneur du roi Bhumibol Adulyadej et de la reine Sirikit, elles incarnent une rencontre entre architecture bouddhiste et mise en scène du paysage. Les pagodes Naphamethinidon et Naphaphonphumisiri sont entourées de jardins botaniques d’altitude, où poussent rhododendrons, azalées, et plantes tempérées rares sous ces latitudes.

Le contraste est saisissant : rigueur géométrique des parterres, courbes douces des montagnes, lumière changeante sur les flèches dorées. C’est un lieu de recueillement, de photographie, de contemplation.

 

#DoiInthanon #ToitDeLaThailande #ForetNuageuse #ParcNational #Lanna #Karen #Geographie #Biodiversite #VoyageNaturaliste #ThailandeAutrement

FAUNE ET FLORE

Drongo à raquettes

 

VIDEOS 

SHORTS REELS & PODCASTS

AUTRES ARTICLES SUR la Thaïlande à DISPOSITION :

Vous trouverez sur ce site de nombreux articles qui traitent des lieux à ne pas manquer en Thaïlande .
vous pouvez faire une recherche par nom de ville en utilisant la loupe en haut à droite ou retrouver la liste complète en suivant ce lien : ARTICLES VILLES DE LA THAÏLANDE

La Cuisine à Chiang Mai

Retrouvez toutes les informations sur la cuisine thaïlandaise !

Sanae Chai Man Premier déjeuner à Chiang Mai — au bord de l’eau

À notre arrivée à Chiang Mai, la ville nous enveloppe d’une douceur presque feutrée, avec ce mélange de montagnes proches, de lumière tamisée et de calme qui contraste avec l’agitation du Sud. Pour le déjeuner, nous choisissons le Sanae Chai Man Restaurant, un petit établissement posé au bord d’un étang où tournent des carpes et des poissons‑chats, glissant sous la surface comme des ombres tranquilles. Le décor respire la sérénité, un lieu où l’on sent immédiatement que le temps ralentit.

Nadège et moi commandons un Tom Yum Goong, ce bouillon emblématique de la Thaïlande centrale, né de l’alliance ancienne entre les herbes aromatiques locales et les crevettes des rivières. Son parfum est une signature : citronnelle fraîche, galanga, feuilles de combava, piment écrasé. La saveur oscille entre acidité vive, chaleur aromatique et profondeur saline. C’est un plat qui réveille tout le corps, qui stimule la digestion, qui ouvre l’appétit. Les herbes utilisées sont réputées pour leurs vertus anti‑inflammatoires et digestives, et le bouillon, léger mais puissant, laisse une sensation de clarté en bouche.

Pour accompagner, nous partageons un crab meat fried rice, un héritage direct de la cuisine chinoise, devenu un classique thaïlandais. Le riz sauté, cuit la veille comme le veut la tradition, se détache parfaitement, légèrement grillé par endroits. La chair de crabe apporte une douceur marine, presque sucrée, qui se mêle à l’œuf, à l’ail et à la sauce soja claire. C’est un plat simple, mais d’une finesse étonnante, nourrissant sans être lourd, riche en protéines légères et en minéraux issus du crabe.

Margot choisit un shrimp fried rice, plus vif, plus direct, où les crevettes roses apportent une note iodée qui contraste avec la chaleur douce du wok. Le riz absorbe les sucs, les parfums, les éclats d’ail et d’oignon. C’est un plat né du même héritage chinois, mais devenu profondément thaïlandais dans sa manière d’équilibrer le salé, le sucré discret et la fraîcheur du citron vert ajouté au dernier moment. Il nourrit, rassure, et reste étonnamment digeste.

Bastien, lui, se laisse tenter par un baked prawns with glass noodles, un plat qui raconte une autre histoire : celle des influences chinoises du Sud, où les nouilles de verre — faites de haricot mungo — ont été adoptées puis transformées par la cuisine thaïlandaise. Les nouilles, translucides, absorbent la sauce jusqu’à devenir brillantes, presque soyeuses. Elles portent les parfums d’ail, de poivre, de gingembre, parfois même une pointe de sauce d’huître. Les crevettes, cuites au four dans la même cocotte, libèrent leur jus, qui se mêle aux nouilles et crée une profondeur aromatique unique. C’est un plat réconfortant, riche en protéines, léger en matières grasses, et étonnamment parfumé.

Le repas se déroule dans une atmosphère suspendue. Les poissons glissent dans l’eau, les assiettes arrivent fumantes, et Chiang Mai semble nous accueillir avec une douceur presque cérémonielle. Pour quatre personnes, boissons comprises, l’addition s’élève à 1025 bahts, un prix modeste pour un moment aussi apaisant. Un premier déjeuner qui ressemble à une entrée en matière, un sas vers le Nord, où tout semble aller un peu plus lentement, un peu plus profondément, un peu plus calmement.

#ChiangMai #ThaiFood #TomYumGoong #FriedRice #TravelNotes #FamilyTrip #VerheggenTravels

#AnusarnMarket #ChiangMai #StreetFood #RiversideDining #KhaoSoi #MangoStickyRice #VoyageGourmand

Pause gourmande au bord des chutes : Huenhuaykaew et ses saveurs du Nord

NORTHERN THAÏ SAUSAGE SAI UA

Pour le déjeuner, nous nous installons au restaurant Huenhuaykaew, une petite maison tout en bois posée presque au bord du ruisseau. L’endroit semble avoir poussé là naturellement, entre les bambous et les rochers, avec le bruit de la cascade en fond sonore comme un accompagnement permanent.

Le pad thaï au poulet s’impose pour Nadège, Bastien et Margot. Ici, la recette prend une légère tournure sucrée, plus douce que dans les échoppes de rue, avec une présence généreuse de tofu qui absorbe la sauce au tamarin et apporte une texture moelleuse. Les nouilles brillent, souples et parfaitement enrobées, et le citron vert posé sur le côté réveille l’ensemble d’une pointe d’acidité. Un pad thaï de montagne, rond, réconfortant, presque enveloppant.

Pour ma part, je choisis les northern Thai sausage, les fameuses Sai Ua, emblématiques du Nord. Tranchées en rondelles épaisses, elles dévoilent un intérieur d’un vert‑orangé vibrant où l’on distingue les herbes hachées, la citronnelle, les feuilles de kaffir lime, le piment rouge et le curcuma. En bouche, c’est un petit feu d’artifice : fraîcheur de la citronnelle, chaleur progressive du piment, profondeur du galanga, rondeur du gras parfaitement équilibré. Une saucisse qui raconte la forêt, les jardins aromatiques, le soleil du Lanna. Et qui, en prime, regorge de bienfaits : antioxydants des herbes, propriétés digestives de la citronnelle, vertus anti‑inflammatoires du curcuma. Une bouchée vivante, tonique, presque médicinale.

Nous déjeunons ainsi, bercés par le bruit de l’eau et la lumière filtrée par les bambous, avec l’impression que la montagne continue de nous accompagner jusque dans l’assiette.

#HuayKaewFalls #HuenHuayKaew #SaiUa #PadThai #ChiangMaiFood #NorthernThaiCuisine #LannaFlavors #SlowTravel #VerheggenTravels

Pause gourmande chez Tante Oi, sur la route du Doi Inthanon

steamed Thai fish lemon – Chez Tante Oi – DOI INTHANON

Sur la route du retour, après les hauteurs fraîches du parc naturel de Doi Inthanon et un passage au Thai Hmong Community Market, nous faisons halte dans une petite adresse locale comme on les adore : “La cuisine de tante Oi”. Une cantine simple, colorée, authentique, où les tables en plastique, les drapeaux suspendus et les parfums de wok composent une ambiance chaleureuse et sans artifice.

Chacun choisit son plat comme on choisirait un souvenir de voyage.

Bastien se régale d’un Thai herb fried fish, un poisson frit aux herbes, croustillant et parfumé, relevé par la citronnelle et les feuilles de kaffir lime. Margot opte pour un fried chicken, doré et croquant, accompagné d’une sauce rouge légèrement sucrée. Nadège choisit un fried chicken with cashew nuts, un classique thaïlandais où le poulet sauté rencontre le croquant des noix de cajou, les oignons et les poivrons dans une sauce brillante et généreuse. Quant à moi, je savoure un steamed Thai fish lemon, un poisson vapeur au citron, vif, aromatique, tonique, où l’ail, le piment et le citron vert composent une partition fraîche et parfaitement équilibrée.

L’addition pour nous quatre — 1 170 bahts — confirme ce que l’on aime tant dans ces petites adresses de bord de route : une cuisine sincère, généreuse, accessible, servie avec le sourire et sans prétention. Une pause gourmande qui résume à elle seule l’esprit culinaire thaïlandais : simple, vivant, profondément ancré dans le quotidien.

Pour les curieux qui souhaitent plonger plus loin dans les traditions, les saveurs et les territoires culinaires de la Thaïlande, nous avons consacré un article très complet à ce sujet : 👉 https://voyageavecnous.com/lart-culinaire-thai-traditions-saveurs-et-territoires-thailande/

#DoiInthanon #ThaiFood #LocalCuisine #CashewChicken #ThaiFish #FriedChicken #HmongMarket #TravelThailand #VerheggenTravels

Déjeuner au Look Bua — Là où le canard a droit au tapis rouge

Hong Kong Roast Duck Look bua Chiang Mai

Pour le déjeuner, nous quittons les rues animées de Chiang Mai pour revenir vers le centre‑ville, là où les parasols colorés, les lanternes suspendues et les parfums de cuisine flottent dans l’air comme une invitation permanente. Le Look Bua nous attend, un restaurant qui ne fait pas de bruit mais qui affiche clairement sa spécialité : ici, le canard n’est pas un simple plat, c’est une institution. Les murs décorés de motifs asiatiques, les ombrelles peintes et les touches de rouge porte‑bonheur donnent au lieu une atmosphère chaleureuse, presque festive, comme si chaque repas devait être célébré.

Je me laisse guider par leur recommandation maison : le Hong Kong Roast Duck. L’assiette arrive comme un clin d’œil gourmand. Le pain doré croustille sous la fourchette, le canard est tendre, juteux, enveloppé d’une peau légèrement caramélisée. Le tout dégage un parfum qui mêle douceur, grillé et un soupçon d’exotisme venu de Hong Kong. C’est un plat qui joue sur les contrastes, qui surprend sans jamais forcer, et qui laisse cette impression délicieuse d’avoir découvert quelque chose de vraiment singulier.

Nadège, elle, plonge sa cuillère dans une coconut soup with chicken qui semble sortir tout droit d’un livre de recettes familiales thaïlandaises. Le lait de coco forme un voile crémeux, parfumé à la citronnelle, au galanga et aux herbes fraîches. La vapeur qui s’en échappe transporte des notes douces et citronnées, presque apaisantes, comme si la soupe avait été pensée pour calmer le monde extérieur.

Bastien reste fidèle à son rituel : un pad thaï with chicken, simple en apparence mais parfaitement exécuté. Les nouilles brillent légèrement, les cacahuètes croquent, le poulet est tendre, et l’ensemble dégage cette harmonie typiquement thaïlandaise où rien ne domine, tout s’équilibre.

Margot, elle, choisit un deep fried chicken with orange sauce, un plat lumineux, presque solaire. Le poulet croustillant est nappé d’une sauce à l’orange brillante, douce et acidulée, qui apporte une fraîcheur inattendue. Les tranches d’orange posées sur le dessus ajoutent une touche presque poétique, comme si le plat avait été pensé pour être aussi beau que bon.

Le repas se déroule dans une ambiance tranquille, rythmée par les bruits de la cuisine ouverte où les woks s’entrechoquent et où les cuisiniers en uniforme violet s’activent avec précision. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une table accueillante, des plats sincères, et cette sensation agréable d’être exactement là où il faut, au cœur d’une Thaïlande gourmande, généreuse et profondément vivante.

RESTAURANT HOUN SONTAREE

Après une journée de découvertes au cœur de la vieille ville – entre le bois sacré du Wat Phan Tao et les vestiges puissants du Chedi Luang – nous quittons l’enceinte fortifiée de Chiang Mai pour rejoindre, au bord de la rivière Ping, l’un des lieux les plus authentiques et chaleureux pour savourer la cuisine du nord : le restaurant Huen Sorn Ta Ree (souvent écrit Houn Sontaree).

Le lieu a tout d’un secret bien gardé. Installé dans une maison traditionnelle en teck, entourée de jardins fleuris, le restaurant évoque un Chiang Mai d’autrefois, raffiné, paisible, ancré dans la culture Lanna. La terrasse ouverte offre une vue paisible sur la rivière, doucement éclairée à la tombée du jour. Un léger air de musique traditionnelle s’échappe parfois de la scène en plein air, car ici, le dîner est souvent accompagné de chants et danses folkloriques, parfois même interprétés par la propriétaire, Sornaree Ratchasima, ancienne chanteuse populaire très respectée en Thaïlande.

La carte est une ode à la gastronomie du nord, généreuse, épicée, et parfumée aux herbes locales. Nous goûtons au nam prik ong, une pâte de piment rouge accompagnée de légumes croquants, à l’incontournable khao soi, cette soupe de nouilles croustillantes au curry, et à un tendre laab de porc parfumé à la menthe. Le tout est servi avec un panier de riz gluant chaud, comme le veut la tradition.

Les plats sont copieux et les prix restent raisonnables pour une telle expérience : comptez environ 150 à 250 bahts par plat, avec des menus dégustation Lanna à partir de 400 bahts, selon la saison et les animations.

Dans ce cadre à la fois rustique et élégant, où les lanternes flottent entre les piliers de bois, on prend le temps. De manger, d’écouter, de regarder. C’est une soirée douce, pleine de charme, qui semble suspendue entre passé et présent.

RESTAURANT RATCHAMANKA

À notre arrivée à Chiang Mai, ville d’art et de temples nichée entre montagnes et rivières, l’atmosphère change immédiatement. Plus fraîche, plus spirituelle, plus feutrée. Après avoir posé nos valises, nous partons dîner à l’une des adresses les plus raffinées de la vieille ville : le Restaurant Rachamankha, niché dans l’enceinte du boutique-hôtel éponyme, à deux pas du Wat Phra Singh.

Le lieu est un enchantement. Dès l’entrée, l’élégance sobre du décor nous plonge dans une ambiance digne des anciennes résidences princières Lanna. Lanternes tamisées, boiseries sombres, nappes immaculées et musique douce : tout ici invite au recueillement des sens.

La carte met à l’honneur la cuisine traditionnelle du nord de la Thaïlande, dans une version subtile et soignée. Nous commençons par une salade de fleurs de bananier finement assaisonnée, suivie d’un kaeng hang le, le fameux curry birmano-thaï au porc caramélisé, riche et épicé à souhait. Le tout accompagné d’un riz gluant servi dans son panier en bambou, comme le veut la tradition du Lanna.

En dessert, une mangue parfaitement mûre accompagnée de riz gluant à la noix de coco conclut ce repas en douceur. Le service est impeccable, discret mais attentionné, et chaque plat nous est présenté avec une précision presque cérémonielle.

C’est une première soirée idéale pour s’imprégner de l’élégance tranquille de Chiang Mai, entre traditions raffinées et art de vivre apaisé.

Marchés et hypermarchés

Se repérer dans l’alimentation à Chiang Mai : marchés, supermarchés et trésors culinaires

Une fois installés dans la ville, il est naturel de chercher où trouver les ingrédients pour se nourrir, cuisiner ou simplement flâner parmi les produits locaux. Chiang Mai offre un équilibre entre marchés traditionnels colorés et supermarchés modernes, chacun révélant une facette différente de la vie quotidienne et culinaire de la Rose du Nord.

Pour les produits frais, les marchés locaux restent incontournables. Le Warorot Market, au cœur du quartier chinois, est le plus célèbre. Dès le matin, il s’anime avec des étals de légumes tropicaux, herbes aromatiques, poissons frais et viandes. Les odeurs de coriandre, citronnelle et basilic thaï se mêlent aux effluves de poisson et de viande grillée. On y trouve également des fruits exotiques peu connus ailleurs, comme le mangoustan, le longane ou la papaye verte, idéals pour préparer salades, currys ou smoothies. À proximité, de petites boutiques vendent riz, nouilles, pâtes de curry et sauces fermentées, indispensables à toute cuisine thaïlandaise. Les prix y sont très abordables : quelques dizaines de bahts pour un kilo de légumes ou de fruits, 60–120 B pour des filets de poisson local selon la taille.

RIMPING SUPERMARKET

Pour une expérience plus touristique et pratique, le Sunday Night Market sur Ratchadamnoen Road attire autant les visiteurs que les habitants. On y trouve un mélange d’aliments prêts à consommer et de produits frais, souvent plus chers que dans les marchés traditionnels, mais dans une ambiance festive et colorée. C’est également un endroit idéal pour goûter aux spécialités locales en petite quantité, comme les brochettes de porc grillé, les petits currys ou les desserts à base de riz gluant.

Pour l’approvisionnement régulier, Chiang Mai dispose de supermarchés et hypermarchés modernes. Les enseignes Big C et Tesco Lotus sont présentes à plusieurs endroits stratégiques de la ville. Ces magasins offrent un large choix : fruits et légumes importés ou locaux, viandes, poissons surgelés, produits laitiers et produits secs. Les prix sont généralement légèrement plus élevés que sur les marchés, mais la qualité et la disponibilité toute l’année justifient l’investissement. Pour les amateurs de produits bio ou spécialisés, Rimping Supermarket est une excellente option, avec un rayon épicerie internationale, poissons frais, viande et même des herbes cultivées localement.

Les habitants complètent souvent leur panier avec de petites épiceries de quartier, appelées “7-Eleven” ou “Tesco Express”, ouvertes presque 24 h/24. On y trouve des produits de base : riz, pâtes, sauces, snacks, lait et boissons. Idéal pour les urgences, ces magasins permettent également de se familiariser avec certaines marques locales.

Enfin, pour les amateurs de marchés bio ou plus écologiques, des initiatives comme le Saturday Organic Market ou le Kad Farang permettent de trouver légumes, fruits et herbes cultivés sans pesticides, directement auprès des producteurs de la région. Ces marchés sont parfaits pour découvrir des variétés rares et soutenir l’agriculture locale.

Ainsi, que l’on recherche l’authenticité des marchés traditionnels, la praticité des hypermarchés modernes ou le raffinement des produits bio, Chiang Mai offre toutes les options pour se nourrir sainement, goûter aux spécialités locales et s’immerger dans la vie quotidienne thaïlandaise.

#ChiangMai #MarchésThaïlandais #WarorotMarket #RimpingSupermarket #BigC #TescoLotus #VieLocale #SlowTravel #CuisineThaïlandaise #VoyageGastronomique

DAB BANQUES A Chiang Mai

Banques, distributeurs et change à Chiang Mai : conseils pratiques pour vos opérations financières

Se déplacer à Chiang Mai implique de gérer l’argent avec un minimum de tracas. La ville, très touristique mais aussi profondément locale, offre un réseau bancaire fiable, des distributeurs accessibles et plusieurs options pour le change, permettant de profiter pleinement du voyage sans inquiétude.

Pour retirer des bahts, les distributeurs automatiques (ATM) sont omniprésents, surtout dans le centre-ville et autour de la vieille ville. Les principales banques thaïlandaises, comme Bangkok Bank, Kasikorn Bank, Siam Commercial Bank (SCB) et Krung Thai, disposent de machines modernes, sécurisées et souvent multilingues. Elles acceptent la plupart des cartes internationales Visa, MasterCard et parfois American Express. Les frais de retrait pour les cartes étrangères sont généralement autour de 200 B par transaction, auxquels peuvent s’ajouter ceux de votre banque d’origine. Il est donc recommandé de retirer des montants plus conséquents plutôt que de multiplier les opérations.

Pour ceux qui préfèrent échanger des devises, plusieurs options existent. Les maisons de change dans le centre-ville offrent des taux souvent meilleurs que les hôtels, et certaines pratiquent le change sans commission. Par exemple, dans la zone de Nimmanhaemin ou autour de la vieille ville, il est courant de trouver des bureaux affichant les taux du jour pour USD, EUR, GBP et autres devises majeures. Le change officiel en banque est sûr et garanti, mais les files peuvent être plus longues. Il est toujours prudent de vérifier les taux et de compter les billets avant de partir.

Les banques elles-mêmes proposent également des services de change et d’opérations courantes : dépôt, retrait, transfert international et ouverture de compte temporaire pour les séjours longs. Les horaires classiques sont de 8h30 à 15h30 en semaine, certaines agences ouvrant aussi le samedi matin. Pour les besoins urgents, de nombreux distributeurs et bureaux de change restent accessibles jusqu’en soirée.

Pour plus de commodité, certains voyageurs combinent retraits aux ATM et paiements directs par carte dans les restaurants, hôtels et magasins modernes, car Chiang Mai accepte de plus en plus le paiement électronique. Cependant, il reste conseillé d’avoir un peu de liquide pour les marchés, les taxis, les songthaews ou les petites échoppes locales, où les cartes ne sont pas toujours acceptées.

En résumé, Chiang Mai est bien équipée pour gérer l’argent des voyageurs, avec un équilibre pratique entre sécurité, accessibilité et bonnes opportunités de change, permettant de profiter de la ville sans stress financier.

#ChiangMai #Banques #ATM #ChangeThaïlande #VoyagePratique #MoneyTips #SlowTravel #VoyageEnThaïlande #SécuritéFinancière #TourismeResponsable

LES LOGEMENTS  à Chiang Mai

🌇 Notre arrivée à Chiang Mai — Astra  Sky River

À notre arrivée à Chiang Mai, nous prenons possession de notre appartement au Astra Sky River, une résidence moderne qui s’élève au-dessus du quartier animé. Situé au 15ᵉ étage, l’appartement de trois chambres offre une vue panoramique sur les alentours : les toits de la vieille ville, les montagnes en arrière-plan, et le flot incessant de scooters qui serpentent dans les rues. Le sentiment d’être suspendus entre ciel et terre accompagne nos premiers instants dans la « Rose du Nord ».

Au 17ᵉ étage, une piscine à débordement s’étend face à l’horizon. L’eau se confond avec le ciel, et l’expérience est presque irréelle. Flotter là-haut, au-dessus de la ville, procure une impression de luxe discret, une pause bienvenue après les longues heures de route. Tout semble réuni pour rendre notre séjour de cinq nuits confortable et mémorable.

Pourtant, derrière cette première impression, quelques détails viennent ternir l’expérience. L’entretien de l’appartement laisse à désirer : une latte en bois cassée dans la cuisine nous oblige à rester attentifs à chacun de nos déplacements. Les matelas, d’une dureté implacable, nous rappellent chaque soir que le repos est précieux après nos longues marches de visite, et que nous l’aurions souhaité plus doux. À cela s’ajoutent des odeurs persistantes, que les déodorisants n’arrivent pas à masquer, donnant parfois au lieu une atmosphère moins accueillante.

Même la piscine, pourtant vaste et spectaculaire, révèle ses limites : les places autour du bassin sont trop peu nombreuses, et il devient difficile de s’installer en fin d’après-midi, lorsque les voyageurs cherchent à profiter de la lumière dorée du couchant.

Mais ces imperfections n’entament pas notre enthousiasme. L’appartement reste un point de chute pratique, une fenêtre ouverte sur Chiang Mai. Et surtout, notre soif de découverte est intacte. Les temples, les marchés, les ruelles animées et les montagnes environnantes nous appellent déjà. Le confort imparfait de notre logement devient secondaire face à l’excitation de plonger dans l’histoire, la spiritualité et la vie quotidienne de cette ville unique.

#ChiangMai #AstraSkyRiver #VoyageAvecNous #RoseDuNord #RoadTripThai #CarnetDeVoyage

#ChiangMai #VillaAvecPiscine #SlowTravel #VoyageEnThaïlande #ChangKhlan #HomeAwayFromHome #AstraSkyRiver

GATE HOTEL CHIANG MAI

Après ce délicieux dîner au Restaurant Rachamankha, nous rejoignons notre hébergement pour les prochains jours : le Gate Hotel, idéalement situé aux abords de la vieille ville de Chiang Mai, à deux pas des remparts sud. L’accueil y est simple mais chaleureux, et les chambres offrent tout le confort nécessaire pour se reposer entre deux explorations de la ville.

Le quartier est vivant, ponctué de petits commerces, de salons de massage traditionnels et de ruelles bordées d’arbres. À quelques pas de l’hôtel, nous découvrons plusieurs ateliers de tailleurs sur mesure, spécialisés dans les costumes, vestes ou chemises en soie et en coton thaïlandais. Certains d’entre eux, réputés pour leur savoir-faire, proposent des créations en 24 à 48 heures, avec essayage express et un large choix de tissus.

En flânant dans le quartier, nous repérons aussi une échoppe de sacs et accessoires en cuir fait main, ainsi qu’une boutique de textiles artisanaux provenant des villages montagnards. Le soir, l’ambiance se fait plus feutrée : quelques lanternes s’allument, des rires montent d’un restaurant voisin, et l’odeur des fleurs de frangipanier se mêle à celle des épices dans l’air.

Nous nous endormons avec cette impression douce d’être à la croisée des mondes : entre ville et artisanat, tradition et modernité, temple et marché. Chiang Mai s’annonce comme une étape aussi sereine qu’inspirante.

METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025

METEO 31 Janvier au 4 Février
T° MINI MOY/MIN/MAX 16,60 13 21
T° MAX MOY/MIN/MAX 33,32 29 39
SOL MAX MOY/MIN/MAX 99% 77% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 94% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 7,22 4 12
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,04 0 1
% JOURS SS pluie / >3 / au max 96% 0% 4%
MM/HPLUIE 0,23 0 2,46667
HEURE MIN/MAX/ECT6.57 6.57 18.19 11.77

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

🇫🇷 J 1304 Wat Phra That Lampang Luang — forteresse sacrée du Lanna Thaïlande

🇫🇷 J 1304 Chiang Mai — Plongée dans le Saturday Night Market Wua Lai

🌸 J 1305 Wat Chiang Man – Le joyau ancien de Chiang Mai

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Phan Tao, le temple des mille fours

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Chedi Luang, majesté blessée au cœur du royaume Lanna

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Phra Singh, le joyau vivant du Lanna

🇫🇷 J 1305 Chiang Mai — Wat Suan Dok, le temple qui a mis le blanc à la mode  

🇫🇷 J1305 — Chiang Mai : Tha Pae Walking Street, le marché où tu viens pour “juste regarder”… et tu repars avec 12 sacs

J1306 — Wat Phra That Doi Suthep, le temple qui veille sur Chiang Mai

J1306 — Sous la peau de Doi Suthep : les eaux vivantes de Huay Kaew

J 1307 — Doi Inthanon, montagne-monde entre cascades, fraises et pagodes

J 1308 —Royal Park Rajapruek Chiang Mai, entre pavillon royal et jardins du monde

J 1308 Chiang Maï – Wat Phra That Doi Kham : au sommet, un sanctuaire suspendu entre ciel et lumière

RESTAURANT RATCHAMANKA CHIANGMAI

GATE HOTEL CHIANG MAI

WAT CHEDI LUANG CHIANG MAI

Wat Phra Singh CHIANG MAI

CHIANG MAI NIGHT BAZAAR

SUNDAY NIGHT MARKET CHIANG MAI MARCHE  DU DIMANCHE SOIR Tha Phae (ou Tha Pae Walking Street) 

Wat Chiang Man

Wat Phan tao

RESTAURANT HOUN SONTAREE CHIANG MAI

CHIANG DAO ELEPHANT CAMP – À la rencontre des géants du nord

CHIANG DAO les grottes

CHIANG DAO les ethnies

LES LIENS

Laisser un commentaire