voyageavecnous.com

TRAVEL YOURSELF

Suivez-nous partout où nous allons !

autourdumonde2023@gmail.com

Twyfelfontein, mémoire gravée des peuples anciens NAMIBIE +

12
WhatsApp Image 2025-11-24 at 14.20.21 (11)

D’Otjiwarongo à Twyfelfontein : traversée du Damaraland

ITINERAIRE

Nous quittons Otjiwarongo aux premières lueurs, le copieux petit déjeuner du C’est Si Bon Hôtel encore chaud dans le ventre, et filons plein ouest vers Twyfelfontein — ce nom qui évoque la roche gravée, les éléphants du désert, et les promesses de silence minéral. Trois cents kilomètres nous attendent, entre bitume et pistes de gravier ocre, pour une traversée qui prendra quatre à cinq heures, pauses photo incluses.

Dès les premiers kilomètres, la Namibie nous rappelle sa grandeur. Après Outjo, le goudron se fait plus rare, et à partir de Khorixas, la piste s’impose : elle serpente entre plateaux dénudés, vallées asséchées et collines aux flancs érodés. Le bush clair s’efface peu à peu, remplacé par des étendues de graminées blondes, des acacias épars et des chaos rocheux aux teintes rouille. La lumière cisèle les reliefs, révélant des strates géologiques comme autant de pages ouvertes.

Au loin, le Brandberg surgit, massif et solitaire, dominant la plaine de ses 2 573 mètres. Nous nous arrêtons pour le contempler : sa silhouette semble flotter, presque irréelle, repère sacré pour les peuples du désert.

Le Damaraland se dévoile dans sa rudesse splendide. La vie s’y accroche avec ténacité : springboks nerveux, autruches filantes, troupeaux de chèvres gardés par des bergers héréros. Les villages sont rares, les stations-service aussi — nous avons fait le plein à Outjo et gardons précieusement notre réserve d’eau. La poussière s’infiltre partout, la voiture laisse derrière elle un sillage doré, comme une comète terrestre.

Après Khorixas, les paysages deviennent plus spectaculaires encore. Des collines rubigineuses aux flancs striés, des formations rocheuses sculptées par le vent et le temps, des vallées tapissées d’herbes sèches et de buissons résistants. Par endroits, des promontoires de grès rouge se dressent comme des forteresses naturelles, et des arbres solitaires ponctuent l’horizon. Le ciel, d’un bleu pur, semble agrandir encore l’espace.

À mesure que nous approchons de Twyfelfontein, la géologie prend le devant de la scène : orgues basaltiques, lit de rivière fossilisé, Burnt Mountain aux reflets sombres. Twyfelfontein — la « source douteuse » — est nichée dans une vallée où la pierre parle. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site abrite des centaines de gravures rupestres, témoignages millénaires de chasseurs-cueilleurs. Marcher ici, c’est lire les messages d’un autre temps, gravés dans le roc.

Mais la région ne se limite pas aux pétroglyphes. Le trio formé par Twyfelfontein, Burnt Mountain et les Organ Pipes mérite qu’on s’y attarde, à pied ou en véhicule, en respectant les sentiers balisés. Ces formations, nées d’anciennes coulées volcaniques et d’érosion lente, prennent des teintes saisissantes au coucher du soleil : cuivre, violet, ocre — une palette minérale qui change à chaque heure.

Quant à la faune, nous restons attentifs. Les éléphants du désert sillonnent les lits asséchés de l’Aba-Huab. On nous conseille de demander au guide si un troupeau a été repéré récemment : ces rencontres sont rares, mais inoubliables.

Nous arrivons en début d’après-midi au lodge, construit en pierre et toile, parfaitement intégré au paysage. L’accueil est posé, les vues larges. Après la douche, nous marchons un peu autour, pour capter la lumière du soir qui plonge les roches dans des nuances de feu. Le silence est profond, seulement troublé par le chant d’un oiseau ou le souffle du vent.

Demain, à l’aube, nous partirons explorer les gravures, les orgues basaltiques, et — si la chance nous sourit — la piste des éléphants du désert.

🏷️ Hashtags

#Twyfelfontein #Damaraland #Brandberg #BurntMountain #OrganPipes #DesertElephants #RoadTripNamibia #NamibiaTravel #RockEngravings #UNESCO #WildlifeAndGeology

Promenade guidée au coucher du soleil — Twyfelfontein Country Lodge Entre 4×4, ornières et émerveillement minéral

Le soleil descend lentement derrière les reliefs du Damaraland, et la pierre change de couleur comme si elle respirait. Nous embarquons dans un 4×4 de vision, accompagnés d’Alex, un guide exceptionnel, passionné, précis, toujours prêt à partager ce qu’il sait. Avec lui, chaque pierre, chaque arbre, chaque trace devient une histoire. Il connaît le terrain comme si les collines étaient de sa famille.

Le véhicule s’élance dans le lit asséché de la rivière Huab, large couloir de sable pâle serpant entre les collines arides. Alex nous parle de tout : du fragile équilibre de cet écosystème, des éléphants du désert qui parcourent des dizaines de kilomètres pour trouver de l’eau, de l’histoire des Bushmans dont les gravures voisinent encore avec les chemins de poussière. Sa voix accompagne la route, comme un fil conducteur entre le paysage et nous.

Le sable est mou, les ornières profondes, et pourtant Alex garde une maîtrise parfaite de son véhicule. Il engage le 4×4 dans des sentiers sableux à peine tracés, franchit quelques passages délicats avec le calme de ceux qui connaissent chaque aspérité du terrain. Sous son volant, le 4×4 devient presque un animal du désert : flexible, patient, sûr.

Autour de nous, la géographie raconte son ancienneté. Les reliefs appartiennent au vieux socle africain : collines arrondies par l’érosion, plateaux tabulaires, affleurements de grès rouge et de basalte volcanique. Le Damaraland, immense et minéral, se lit comme une encyclopédie géologique à ciel ouvert.

Quelques springboks apparaissent au loin, des outardes s’envolent à notre approche. Les girafes et éléphants restent discrets ce soir, mais Alex nous décrit leurs habitudes, leurs déplacements, les défis qu’ils affrontent dans cet environnement où l’eau n’est jamais une évidence. Il raconte sans emphase, simplement, avec une précision qui transforme chaque détail en savoir vivant.

Nous grimpons vers un premier promontoire. Là-haut, la vue s’ouvre entièrement : vallées pierreuses, collines rougeoyantes, silences minéraux à perte de vue. Le vent porte l’odeur des herbes sèches ; la lumière devient douce, presque dorée.

On marche un peu, on laisse le moteur s’éteindre. L’appareil photo s’allume presque mécaniquement. Autour de nous, la Terre semble parler en textures, en couches, en teintes ocre et brunes. Alex ponctue la balade de quelques explications géologiques, d’observations fines, toujours pertinentes.

La dernière halte survient lorsque le soleil touche l’horizon. Les roches s’embrasent d’un rouge profond. Une petite table est dressée : biltong, homewoers, fruits secs, chips, boissons fraîches. Rien d’ostentatoire, juste ce qu’il faut pour accompagner ce moment suspendu dans une lumière irréelle.

Puis, le miracle : le vent tombe, le silence devient palpable, presque musical. Le désert respire, immobile. Sous la lumière du couchant, le Damaraland semble sourire. Grâce à Alex, nous n’avons pas seulement traversé un paysage : nous l’avons compris, ressenti, écouté.

Hashtags

#Twyfelfontein #SunsetWalk #AfternoonTrail #Damaraland #HuabValley #SunsetHike #NamibiaTravel #RockArt #SlowTravel #WildlifeAndGeology

Twyfelfontein : gravures rupestres et géologie du Damaraland

Après un petit-déjeuner tranquille et copieux — avec, luxe discret, du saumon fumé — nous partons à 8 h avec notre guide pour la visite emblématique de Twyfelfontein, tout proche du lodge. La piste, sablonneuse et bordée de buissons secs, nous y mène en quelques minutes. Le paysage est déjà saisissant : rochers rougeoyants, végétation clairsemée, lumière rasante qui découpe les reliefs comme au scalpel.

Premier arrêt : un site de gravures rupestres datant de plus de 800 ans. Ici, c’était un peu l’école du bush — un lieu d’apprentissage visuel sur la faune locale. Les gravures sont réalisées dans du grès rouge (sandstone), parfois entaillé à l’aide de pierres plus dures, probablement du quartzite ou du dolérite, selon les zones. Le contraste entre les couches gravées et la roche environnante est saisissant, surtout sous la lumière du matin qui révèle chaque trait, chaque empreinte.

Nous poursuivons jusqu’au parking principal, où nous attend un guide local affilié à l’association communautaire NACOBTA. Sa connaissance intime des lieux transforme la promenade en lecture de paysage : chaque gravure devient un récit, chaque paroi une mémoire. Le circuit aménagé serpente d’un panneau à l’autre, à un rythme posé, et nous fait découvrir plusieurs milliers de pétroglyphes gravés par les Khoi-San il y a entre 2 000 et 6 000 ans.

On y croise des rhinocéros, girafes, éléphants gigantesques, scènes de chasse, empreintes d’élands et de koudous, mais aussi une étonnante otarie, preuve probable d’échanges anciens avec la côte atlantique, pourtant distante de plus de 100 km. Le guide attire notre attention sur des détails subtils : une queue stylisée, une empreinte reproduite à l’échelle, une superposition de motifs qui trahit des phases d’exécution différentes. Ces œuvres ne sont pas décoratives : elles traduisent une spiritualité liée à la chasse, au voyage, à l’eau — cette « source douteuse » qui a donné son nom au lieu.

Parmi les gravures, nous retrouvons le symbole aujourd’hui universel des points d’eau, preuve que certains signes traversent les âges. Et puis, moment rare : nous découvrons la seule représentation humaine connue sur le site, un homme tenant le cou d’une autruche. Le geste est énigmatique — domination, rituel, danse ? Le guide évoque une scène de capture ou de lien symbolique. Le corps est stylisé, la posture dynamique, et l’autruche, reconnaissable à son long cou et ses pattes, semble presque vivante.

L’environnement autour du site est tout aussi spectaculaire : formations rocheuses sculptées par le vent, strates de grès rouge, tafoni et cavités naturelles qui donnent aux roches des allures de visages ou de créatures fossiles. La végétation est rare mais tenace : acacias, euphorbes damarana , quelques figuiers sauvages qui s’accrochent aux failles.

À l’entrée, une petite aire artisanale propose des objets locaux. Nous préférons soutenir les vendeurs directement et laisser un pourboire généreux au guide, dont la narration a enrichi chaque pas. Photographier le site est un plaisir : le matin, la lumière cisèle les reliefs, révèle les contrastes, et donne aux gravures une profondeur presque tridimensionnelle.

Enfin, l’anecdote historique revient toujours : lorsque les premiers colons allemands passèrent ici, ils baptisèrent le lieu Twyfelfontein — la source douteuse, déçus par le débit irrégulier de l’eau. Mais ce nom, aujourd’hui, porte la mémoire d’un site où l’eau, la pierre et l’humain se répondent depuis des millénaires.

L’après-midi se déroule au lodge, en mode contemplation : terrasse panoramique, jumelles en main, on guette les oiseaux, les damans, et parfois, au loin, un koudou ou un springbok qui traverse le silence. Cette journée, partagée entre art rupestre, géologie et observation, nous rappelle combien le Damaraland est un territoire de mémoire, de lenteur et de résonance.

🧭 Conseils pratiques rapides

  • Partez tôt pour profiter de la lumière rasante et d’une fréquentation réduite
  • Prévoyez eau, chapeau, bonnes chaussures et appareil protégé de la poussière
  • Préparez du liquide pour le pourboire du guide et pour soutenir l’artisanat local

🏷️ Hashtags

#Twyfelfontein #RockArt #Damaraland #UNESCO #OrganPipes #BurntMountain #DesertGeology #NamibiaTravel #CulturalHeritage #SlowTravel #VerheggenFieldNotes

Tuyaux d’Orgue et dolérite fossile — immersion géologique dans le Damaraland

Après notre plongée dans l’art rupestre de Twyfelfontein, nous poursuivons la matinée avec une excursion géologique qui nous mène au cœur du vieux socle africain, dans une gorge discrète où la roche parle en colonnes. Le site des Tuyaux d’Orgue, bien que modeste en superficie, offre une lecture fascinante de la dynamique magmatique qui a façonné le Damaraland il y a plus de 150 millions d’années.

Nous descendons à pied dans une ravine étroite, bordée de colonnes de dolérite verticales, hautes de 5 à 10 mètres. Leur forme hexagonale, parfois pentagonale ou heptagonale, résulte d’un phénomène bien connu en géologie : la contraction thermique d’un magma basaltique lors de son refroidissement lent. Ce magma, injecté dans les couches sédimentaires du Karoo pendant la période jurassique, a cristallisé en formant des prismes réguliers — un processus comparable à celui observé à la Chaussée des Géants en Irlande ou à Svartifoss en Islande.

La dolérite, roche intrusive de composition basaltique, se distingue par sa granularité fine à moyenne, sa richesse en pyroxènes et en plagioclases, et sa résistance à l’érosion. C’est cette dureté qui explique la verticalité et la longévité des colonnes, alors que les roches encaissantes, plus tendres, ont été progressivement érodées par le vent et les ruissellements saisonniers.

Autour du site, la végétation est clairsemée mais révélatrice. Nous repérons plusieurs spécimens d’euphorbes damarana , plante emblématique du Damaraland. Haute, ramifiée, au port de candélabre, elle se distingue par son latex blanc, extrêmement toxique. Ce latex, riche en diterpènes irritants, était utilisé par les chasseurs San pour empoisonner les pointes de flèches. Une goutte suffit à provoquer des brûlures cutanées, et son ingestion est mortelle pour la plupart des mammifères — sauf pour certains herbivores locaux, comme l’oryx ou le rhinocéros, qui semblent avoir développé une tolérance physiologique à ses composés actifs.

Le contraste entre la géométrie minérale des colonnes et la biologie défensive de l’euphorbe damarana illustre bien la dualité du Damaraland : un territoire où la roche et le vivant coexistent dans une tension permanente entre adaptation et résistance.

Nous prenons le temps d’observer les détails : les fractures secondaires, les variations de teinte dues à l’oxydation du fer, les galets roulés au pied des colonnes, témoins d’un ancien lit de rivière aujourd’hui asséché. Le silence est total, à peine troublé par le vent qui glisse entre les prismes. C’est une géologie qui ne se contente pas d’être spectaculaire — elle est pédagogique, presque méditative.

🧭 Notes naturalistes et géologiques

  • Type de roche : dolérite (roche magmatique intrusive, équivalente au basalte)
  • Formation : refroidissement lent d’un dyke magmatique dans les sédiments du Karoo
  • Âge estimé : environ 150 à 180 millions d’années (Jurassique inférieur à moyen)
  • Plante associée : euphorbes damarana (Euphorbia damarana), latex toxique, usage ethnobotanique pour la chasse
  • Environnement : semi-aride, érosion différentielle, végétation xérophile

🏷️ Hashtags

#TuyauxDOrgue #DolériteNamibienne #GéologieDuDamaraland #EuphorbeDamarana #NamibieVolcanique #KarooSupergroup #SlowTravel #VerheggenFieldNotes #NamibiaGeology #NaturalHistory

La Montagne Brûlée de Twyfelfontein est un phénomène géologique rare : des schistes chauffés à plus de 1000 °C par du magma jurassique, créant un camaïeu de couleurs sombres et métalliques. Ce site, discret mais spectaculaire, raconte une collision entre feu, roche et temps.

✦ La Montagne Brûlée — quand le Damaraland grille ses couches

Après notre rencontre avec l’autruche à jet et les Tuyaux d’Orgue bien rangés, nous poursuivons vers un autre lieu emblématique de Twyfelfontein : la Montagne Brûlée, ou Burnt Mountain. À première vue, on pourrait croire à une colline quelconque, sombre, silencieuse. Mais en s’approchant, le sol change de ton : noir, violet, brun, parfois presque métallique. La roche semble avoir été carbonisée, comme si le Damaraland avait fait un barbecue géologique géant.

Ce phénomène est le fruit d’un événement volcanique ancien. Il y a environ 180 millions d’années, pendant la période du Jurassique, du magma doléritique est remonté dans les couches sédimentaires du Karoo Supergroup. En traversant des schistes argileux riches en matière organique, le magma a littéralement grillé la roche, la chauffant à plus de 1000 °C. Résultat : les composants organiques se sont évaporés, les minéraux se sont transformés, et la surface a pris cet aspect clinker noir, ponctué de reflets violets et manganésés.

Ce contraste est saisissant : la Montagne Brûlée se détache nettement des collines environnantes, faites de grès rouge ou de sédiments plus clairs. Elle semble sortie d’un autre monde, comme un vestige d’explosion fossile. Le site est petit, mais son impact visuel est fort — surtout au lever ou au coucher du soleil, quand les couleurs prennent vie.

Historiquement, ce lieu n’a pas été utilisé pour l’art rupestre, contrairement aux parois voisines. Mais il fait partie du trio géologique de Twyfelfontein, avec les Tuyaux d’Orgue et les gravures rupestres. Ensemble, ils racontent l’histoire profonde du Damaraland : celle d’un territoire sculpté par le feu, l’eau rare, et les peuples qui ont su lire la pierre.

🏷️ Hashtags

#BurntMountain #MontagneBrûlée #TwyfelfonteinGeology #DamaralandVolcanique #NamibieJurassique #VerheggenFieldNotes #SlowTravel #NamibiaRocks #OrganPipesAndAshes

✦ Forêt pétrifiée du Damaraland — entre conifères fossiles et parfums himba

Nous revenons de la forêt pétrifiée avec la sensation d’avoir traversé des couches de temps superposées. En approchant des troncs fossilisés, nous avons l’impression d’entrer dans un musée à ciel ouvert où chaque morceau de bois raconte une histoire vieille de centaines de millions d’années. Les pièces que nous avons photographiées montrent des sections de troncs couchés sur un sol sablonneux, parfois segmentées, parfois encore massives, aux surfaces polychromes — rouges, brunes, noires — lustrées par l’érosion et fendillées en veines minérales. Les cernes de croissance restent lisibles comme des pages d’un livre paléobotanique, et la texture de l’écorce est conservée avec une précision étonnante : on distingue la structure ligneuse, les fissures, les plans de cassure qui révèlent la perminéralisation cellule par cellule.

Sur le plan géologique, c’est au Permien, il y a environ deux cent quatre‑vingts millions d’années, que ces troncs ont été ensevelis dans des sédiments anoxiques puis infiltrés par des eaux riches en silice. La silice a précipité, remplaçant progressivement la matière organique et transformant le bois en pierre — jaspe, opale ou quartz microcristallin selon les impuretés présentes. Les teintes que nous observons proviennent de traces d’oxydes de fer et de manganèse qui ont coloré la silice au moment de sa cristallisation ; ces nuances racontent la chimie des eaux de pétrification et les conditions diagenétiques locales. L’aspect fragmenté de certains troncs suggère des contraintes mécaniques post‑fossilisation et une exposition progressive par l’érosion, tandis que la présence de troncs entiers invite à envisager des épisodes de transport à grande distance, probablement par d’anciennes crues qui auraient charrié du matériel végétal depuis des régions plus humides, peut‑être depuis l’actuelle Angola ou des bassins centraux, avant leur enfouissement et fossilisation.

La stèle et la plaque multilingue  sur place nous rappellent que ce site est protégé : la loi interdit le prélèvement ou l’endommagement des fossiles et prévoit des sanctions. Ce rappel légal est tangible sur le terrain et nous a guidés dans notre approche, privilégiant l’observation, la photographie et les relevés non destructifs plutôt que toute manipulation. Pour la science, les méthodes appropriées consistent en analyses minéralogiques in situ, spectroscopies et datations réalisées par équipes spécialisées, afin de préserver l’intégrité du site tout en extrayant des informations sur l’environnement paléoécologique et les processus de transport sédimentaire.

La juxtaposition du minéral figé et du vivant est saisissante. Entre les troncs pétrifiés poussent des plantes adaptées à l’aridité, petites succulentes aux tiges torsadées, arbustes aux branches rougeâtres et touffes d’herbe sèche. Nous avons retrouvé la Welwitschia mirabilis, dont la silhouette singulière — deux feuilles qui croissent en continu, tordues et effilochées sur le sol, et un axe central conique — nous a rappelé nos observations précédentes en Angola. La Welwitschia mirabilis, véritable fossile vivant, témoigne d’une longévité exceptionnelle et d’une adaptation extrême aux conditions désertiques ; sa présence ici souligne la continuité biogéographique entre certains secteurs du Namib et des régions plus au nord.

Nous avons aussi repéré des arbustes résineux du groupe des Commiphora, dont la résine aromatique est traditionnellement utilisée par les Himbas pour se parfumer et pour mêler à la pâte d’ocre qui orne leur peau. Sur le terrain, ces arbustes dégagent une odeur résineuse quand on froisse leurs branches, et leur rôle culturel est palpable : ils relient le paysage botanique aux pratiques humaines, aux savoirs locaux et aux économies de subsistance. À proximité, les euphorbes damarana  se dressent ; leur latex blanc, hautement toxique et dermocaustique, est connu des peuples autochtones pour son emploi traditionnel comme poison sur les pointes de flèche. Nous avons observé ces euphorbes à distance et pris soin de ne pas les toucher, conscients que leur puissance chimique impose prudence et respect. Ces usages traditionnels, qu’il s’agisse de parfumerie ou d’armes, méritent d’être documentés avec sensibilité et consentement, car ils sont à la fois des savoirs vivants et des ressources à gérer durablement.

Welwitchia

La cohabitaiton est ici incroyable : troncs aux couleurs vives reposant parmi des touffes d’herbe et des succulentes, Welwitschia aux feuilles étalées, euphorbes aux silhouettes sculpturales et une stèle qui rappelle la valeur patrimoniale du lieu. Sur le plan scientifique, ces observations invitent à des études interdisciplinaires mêlant paléobotanique, minéralogie, géochimie et ethnobotanique. Les analyses des inclusions minérales et des isotopes dans la silice peuvent éclairer la composition des eaux de pétrification et les conditions climatiques du Permien, tandis que l’étude des assemblages végétaux actuels et des usages locaux éclaire la résilience écologique et la relation entre communautés humaines et paysage.

En quittant la forêt pétrifiée, nous ressentons la fragilité et la richesse simultanées de ce lieu : archive géologique d’un passé lointain, refuge pour des espèces remarquables et terrain d’échanges culturels. Nous repartons avec la certitude que la protection et l’étude de ce site doivent aller de pair, que la science doit s’exercer avec humilité et que les savoirs locaux sont des clés indispensables pour comprendre et préserver ce paysage où la pierre et le vivant dialoguent depuis des millions d’années.

euphorbe damarana

En quittant les troncs jaspeux du Damaraland, nous avons voulu poser ces images à côté d’autres forêts pétrifiées du monde pour mieux sentir ce qui fait l’unicité et la parenté des lieux. Le Petrified Forest National Park en Arizona nous parle d’un autre passé profond : là‑bas, les dépôts triasiques ont conservé des bois fossilisés et un paysage de Painted Desert qui, comme ici, offre une lecture stratigraphique des environnements anciens — c’est un parc national où la protection, la recherche et l’interprétation publique sont organisées à grande échelle, et où l’on peut suivre sur le terrain les mêmes processus de perminéralisation et d’érosion qui ont sculpté nos troncs namibiens.

En Méditerranée, la forêt pétrifiée de Lesvos présente une autre modalité de fossilisation : des troncs et racines figés dans des dépôts volcaniques et marins, avec des parcs aménagés et des expositions muséales qui permettent d’observer des troncs debout et couchés, des fruits fossilisés et des contextes marins associés — cette juxtaposition terre/mer rappelle que la fossilisation peut prendre des visages très différents selon le milieu et l’histoire géologique, et que la gestion patrimoniale passe par la protection légale et la mise en valeur scientifique et touristique.

Commiphora

Ces comparaisons nous aident à replacer Damaraland dans une famille de sites où la perminéralisation par silice, la chimie des eaux de fossilisation et les épisodes de transport sédimentaire sont au cœur des récits. Elles confirment aussi que, partout, la tension entre conservation scientifique et fréquentation touristique impose des règles strictes : interdiction de prélèvement, protocoles d’étude non destructifs et médiation culturelle pour intégrer les savoirs locaux.

Sur le plan pratique, notre regard photographique — troncs polychromes couchés sur sable, Welwitschia aux feuilles tordues, euphorbes sculpturales et arbustes résineux — trouve des échos visuels et méthodologiques dans ces sites internationaux. En comparant, nous comprenons mieux pourquoi les analyses minéralogiques, la datation isotopique et l’ethnobotanique sont complémentaires : elles relient la couleur des pierres aux oxydes présents, la distribution des troncs aux dynamiques fluviales anciennes, et les usages humains (résines, poisons) aux pratiques culturelles contemporaines.

🏷️ Hashtags
#ForetPetrifieeDamaraland #Damaraland #Paleohistoire #Geologie #Jaspe #WelwitschiaMirabilis #CommiphoraWildii #HimbaCulture #Otjize #NamibieNaturelle #VoyageNamibie #SlowTravel #FossilesEtPlantes #DesertLife

La traversée vers  la Côte des Squelettes : entre épaves, désert et mémoire

ITINERAIRE

Ce matin, après un petit déjeuner copieux (et un dernier regard gourmand sur les pancakes du Twyfelfontein Country Lodge), nous avons plié bagage. Adieu le luxe discret, les serviettes pliées en éléphant, les sourires du personnel, et les « Happy Birthday » chantés en dialecte local. Place à la poussière, aux cailloux, et aux pistes du Damaraland qui nous attendent comme un vieux copain un peu rugueux mais toujours fidèle.

Les sacs sont bouclés, les gourdes remplies, les jumeaux encore un peu ensommeillés, et nous voilà repartis. Le lodge disparaît dans le rétroviseur, et avec lui les douches chaudes à pression constante. Devant nous, les paysages lunaires du Damaraland s’étendent à perte de vue, entre collines rousses, herbes dorées et silence minéral.

La route vers Torra Bay, porte d’entrée de la Skeleton Coast, n’est pas une route… c’est une aventure. On y croise des oryx qui traversent comme s’ils avaient priorité, des autruches qui courent plus vite que notre 4×4, et des panneaux qui disent « attention aux éléphants » sans qu’on sache s’ils plaisantent ou non.

Et pourtant, dans cette transition entre confort et poussière, il y a quelque chose de joyeux. On rit des secousses, on chante pour couvrir le bruit du moteur, on s’émerveille devant chaque montagne plate comme une table. Les jumeaux, eux, comptent les phacochères et les poteaux électriques, chacun son style.

Torra Bay nous attend, avec son air de bout du monde et ses vents salés. Mais avant d’y arriver, il faut savourer chaque mètre de piste, chaque virage, chaque éclat de lumière sur les roches. Parce qu’ici, même les trajets sont des souvenirs.

#SkeletonCoast #Namibie #Géologie #Epaves #HistoireMaritime #Desert #Otarie #CapeCross #EduardBohlen #DunedinStar #VoyageAfrique #TerraceBay #TorraBay

FAUNE ET FLORE

euphorbes damarana

babouins chacma

Welwitschia mirabilis,

euphorbes damarana 

Commiphora

moineau du Cap

agame du désert des acacias

dassie des rochers

souimanga de Rüppell,

pigeon roussard.

VIDEOS

RUSHS ET SHORTS 

AUTRES ARTICLES SUR la Namibie à DISPOSITION :

Vous trouverez sur ce site de nombreux articles qui traitent des lieux à ne pas manquer en Namibie.
vous pouvez faire une recherche par nom de ville en utilisant la loupe en haut à droite ou retrouver la liste complète en suivant ce lien : ARTICLES VILLES DE LA NAMIBIE

La Cuisine 

Toutes les informations, par région sur la gastronomie namibienne en suivant ce lien : La Cuisine namibienne

🍽️ Restaurants & Lodges à Twyfelfontein

Établissement Type de repas Fourchette de prix (NAD) Notes
Twyfelfontein Country Lodge Buffet (petit-déj, dîner) 250 – 400 NAD Grande salle, vue superbe, cuisine variée adaptée aux groupes
Twyfelfontein Adventure Camp Menu fixe simple 200 – 300 NAD Ambiance conviviale, cuisine locale et internationale
Mowani Mountain Camp Menu raffiné, service à table 400 – 600 NAD Gastronomie haut de gamme, vue panoramique
Camp Kipwe Menu fixe élégant 350 – 500 NAD Atmosphère intimiste, repas soignés dans les rochers
Vingerklip Lodge (Eagle’s Nest Restaurant) Buffet ou menu 300 – 450 NAD Expérience unique perchée sur un rocher, vue spectaculaire
Damara Mopane Lodge (un peu plus loin, vers Khorixas) Buffet 250 – 350 NAD Cuisine généreuse, ambiance chaleureuse

Buffet sous les étoiles — festin inaugural à Twyfelfontein Country Lodge

Pour notre première soirée à Twyfelfontein, on pensait dîner tranquillement, poser les valises, savourer le calme. Et puis… le buffet est arrivé. Et là, plus question de retenue : c’est l’abondance version Damaraland, avec vue sur les rochers rouges et service aux petits oignons.

D’abord, les salades. On compose soi-même comme un chef en liberté : feta, tomates, poivrons, oignons, pois chiches, olives, pommes de terre, tomates cerise — un arc-en-ciel végétal dans l’assiette. Et pour les indécis, des salades déjà prêtes : surimi, rollmops roulés avec soin, bruouates croustillants, bœuf froid bien assaisonné — le tout présenté avec élégance et sans chichi.

Puis viennent les plats chauds, et là, c’est le festival des protéines : gigot d’agneau fondant, bœuf tendre, poulet rôti, springbok grillé — chacun trouve son bonheur, carnivore ou curieux. Les accompagnements jouent les seconds rôles avec brio : légumes grillés, haricots, spaghettis, champignons, riz, frites, ratatouille — un vrai ballet de saveurs.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, la panoplie de desserts arrive en douce : gâteaux, mousses, fruits, douceurs sucrées qui font briller les yeux et oublier les kilomètres de piste.

Le cadre ? Spectaculaire. Des roches éclairées, des lumières tamisées, une ambiance chaleureuse. Le service ? Impeccable. Souriant, attentionné, jamais envahissant. On dîne comme dans un rêve minéral, avec le sentiment d’être à la fois loin de tout et exactement là où il faut.

🏷️ Hashtags

#TwyfelfonteinCountryLodge #BuffetSousLesÉtoiles #NamibieGourmande #SpringbokGrillé #RollmopsEtRatatouille #DesertDining #VerheggenFieldNotes #DamaralandDelights #SlowTravel #WildlifeAndCuisine

LES LOGEMENTS  

TWYFELFONTEIN COUNTRY LODGE — havre de pierre au cœur du Damaraland

Nous arrivons au Twyfelfontein Country lodge comme on retrouve un repaire après une longue traversée.

Niché au pied des roches rouges, il semble avoir poussé là, naturellement, entre les strates et les acacias. Murs de pierre, toits de chaume, volumes bas : tout s’accorde avec la colline, comme si le lodge avait toujours fait partie du paysage. Dès les premiers pas, nous avons l’impression d’entrer dans un décor immuable, posé là depuis toujours.

Depuis la terrasse panoramique, la vallée du Huab s’étire à perte de vue. Les plateaux et les chaumes changent de teinte au fil du jour : l’aube les rosit, le couchant les enflamme. Le silence est profond, seulement troublé par le cri isolé d’un oiseau ou, parfois, le lointain barrissement d’un éléphant du désert. Ici, le paysage n’est pas seulement visible, il est habité.

L’architecture retient alors toute notre attention. Matériaux locaux, teintes chaudes, lignes sobres : chaque détail est en harmonie avec son environnement. Les chambres s’ouvrent sur le paysage comme des cadres vivants, et à l’intérieur, la literie douillette, les moustiquaires aériennes, le mobilier rustique et les touches décoratives inspirées de la faune créent une atmosphère simple et réconfortante. La salle de bains est fonctionnelle, et la terrasse privée donne envie de s’attarder, un livre à la main, face aux rochers qui rougissent au soleil couchant.

À l’heure du dîner, le restaurant, largement ouvert sur l’extérieur, prolonge cette sensation d’immersion. On y propose des plats locaux généreusement servis, et l’on y échange nos impressions de la journée autour d’un plat de saison et d’un verre, tandis que les roches flamboyantes encadrent le repas comme un décor de théâtre. Le jour décline, les lumières s’adoucissent, et la pierre devient scène vivante.

Et c’est justement là, entre deux blocs de grès rouge, que nous le remarquons : le dassie des rochers, discret mais parfaitement à son affaire. Pas de course effrénée, pas de cris — juste une pause gourmande, les pattes serrées sur un petit morceau de végétal, comme s’il savourait un brunch minéral. À quelques mètres, les touristes sirotaient leur café, les enfants jouaient à cache-cache entre les murets, et lui, petit prince du bush, observait tout ce monde avec philosophie. Son pelage brun se fondait dans le décor, sa queue longue et velue dépassait légèrement, et ses yeux vifs captaient chaque mouvement.

Installés ici, nous comprenons vite que le Twyfelfontein Country Lodge est aussi le camp de base idéal pour découvrir les merveilles géologiques et culturelles du Damaraland. À quelques minutes seulement, les gravures rupestres classées par l’UNESCO nous offrent une plongée vertigineuse dans le temps. Il faut se laisser guider pour comprendre ces centaines de motifs : figures d’animaux, scènes de chasse, symboles mystérieux gravés dans la pierre par les Khoi-San il y a des millénaires.

Non loin, les Organ Pipes dressent leurs colonnes basaltiques comme un orgue minéral, la Burnt Mountain s’embrase de teintes surnaturelles au coucher du soleil, et la forêt pétrifiée dévoile ses troncs fossilisés, témoignages d’un climat et d’un monde radicalement différents. Chaque excursion nous donne l’impression de feuilleter lentement un livre de pierre.

Mais le lodge invite aussi à ralentir. Le matin, nous marchons sur des sentiers encore frais, baignés de couleurs pâles. Puis, on s’installe au bord de la piscine, nichée entre roches et végétation, pour laisser le vent sécher le sable sur notre peau. Certains observent les sculptures métalliques dans le jardin, d’autres préfèrent l’immobilité, traquant une silhouette lointaine d’oryx, de springbok ou, avec un peu de chance, les puissants éléphants du désert remontant les lits de rivière.

Ce matin-là précisément, pendant que les gravures rupestres prenaient le soleil et que les enfants hésitaient entre jus de baobab et plongeon, un agame du désert des acacias (Agama aculeata aculeata) s’est installé sur son trône : un rocher rouge, bien chaud, avec vue imprenable sur la piscine turquoise. Mais ce n’était pas un simple bain de soleil. Monsieur lézard était en mission gastronomique. Tandis que nous repêchions avec délicatesse papillons et libellules tombés dans l’eau, lui observait, calculait, salivait. Chaque insecte sauvé devenait un potentiel amuse-bouche. Et nous, entre compassion et fou rire, jouions les serveurs involontaires.

Puis un éclat de lumière surgit entre les euphorbes : le souimanga de Rüppell, petit oiseau nectarivore, discret mais flamboyant. Pas plus grand qu’un pouce, mais avec une allure de bijou vivant. Son vol est rapide, presque nerveux, puis soudain d’une grâce parfaite lorsqu’il se pose. L’œil vif, le bec courbé prêt à plonger dans une corolle. Sur la photo, on distingue une femelle, plus sobre que le mâle irisé, mais tout aussi élégante. Elle se faufile entre feuillages et reflets, danse avec la lumière et les ombres. À Twyfelfontein, entre rochers gravés et acacias torturés, elle incarne la poésie discrète du bush. Ce n’est pas un oiseau qu’on cherche — c’est un oiseau qu’on mérite. Et quand il se montre, même à demi-caché, c’est un cadeau.

Plus loin, une autre figure attire notre attention : le Taxi-Citerne du désert est en route. Et non, ce n’est pas une blague. C’est un pigeon. Un pigeon roussard. Un athlète de l’extrême, un père modèle et un as de la logistique hydrique. Posé au sol, l’air de rien, avec son plumage couleur tapis de salon oublié au soleil, on pourrait croire qu’il somnole. Erreur : il est en mission. Camouflé comme un caillou, il attend le bon moment pour décoller vers son point d’eau secret, parfois situé à plus de 40 km. Et quand il boit, ce n’est pas pour lui seul : grâce à une structure capillaire de ses plumes ventrales, il absorbe jusqu’à 20 ml d’eau qu’il transporte dans son « ventre de plumes » jusqu’au nid. Les poussins, incapables de voler, viennent littéralement téter l’eau dans les plumes du père. Oui, c’est réel. Et oui, c’est incroyable.

Le lodge organise également des excursions guidées : visites des gravures, circuits géologiques, repérage faunique. Il insiste sur le respect des sites protégés : ne pas sortir des sentiers balisés, ne pas toucher les pétroglyphes et limiter l’empreinte de notre passage. Ces règles simples rendent la découverte plus respectueuse — et plus belle.

Côté pratique, quelques conseils : réservez la visite des gravures tôt le matin pour bénéficier d’une lumière douce et d’une fréquentation plus faible. Emportez de l’eau et une casquette, portez des chaussures fermées pour les rochers, et demandez les horaires des sorties au coucher du soleil pour profiter des meilleures lumières. Le Wi-Fi peut être limité, mais ici, c’est presque une faveur : on décroche plus facilement.

Au détour d’un sentier, une silhouette familière nous observe : le moineau du Cap (Passer melanurus), avec son masque noir, ses joues blanches et son allure de petite vedette locale. Pas farouche, pas stressé, simplement élégant. Nous l’observons, il nous observe — et pour quelques secondes, le silence du Damaraland devient musical. Ce petit oiseau commun mais charismatique incarne à lui seul l’esprit de la Namibie : discret, robuste, photogénique.

En fin d’après-midi, alors que nous regagnions nos bungalows, un dernier tableau s’offre à nous : un petit groupe de babouins chacma , installés dans l’herbe comme pour un pique-nique improvisé. Pas de poubelles à fouiller, pas de restes de lodge à chaparder : ils semblaient parfaitement satisfaits de leur menu sauvage. Racines, bulbes riches en amidon, jeunes pousses, graines, fleurs, insectes étourdis… les adultes fouillaient avec méthode, pendant que les jeunes imitaient maladroitement, apprentis gourmets du bush.

Et c’est ainsi que nous quittons le Twyfelfontein Country Lodge, conscients de n’avoir pas seulement dormi entre ses murs, mais d’avoir habité un lieu. Un point d’ancrage où se mêlent la pierre, la vie, la mémoire et l’hospitalité. Nous repartons avec la sensation d’avoir touché quelque chose d’authentique, entre désert et histoire — et avec l’envie, déjà, de revenir écouter la roche et ralentir encore le pas.

🏷️ Hashtags

#TwyfelfonteinCountryLodge #Damaraland #Twyfelfontein #BurntMountain #OrganPipes #DesertElephants #UNESCO #NamibiaTravel #RockArt #SlowTravel #WildlifeAndGeology #NamibieSensorielle #LodgeIntégré #VoyageMinéral

MAGASINS ALIMENTATION

Dans la région de Twyfelfontein, il n’existe pas de véritables supermarchés ou marchés permanents sur place : c’est une zone très isolée du Damaraland. Les achats de viande, poissons et légumes se font donc en amont, dans les villes plus grandes comme Outjo, Khorixas ou Uis.

  • Food Lover’s Market Namibia Wernhil (Windhoek) et Food Lover’s Market Hilltop Village (Windhoek) : excellents pour fruits, légumes frais, viandes et produits variés.
  • SUPERSPAR Maerua (Windhoek) : hypermarché bien achalandé, idéal pour faire le plein avant de partir vers le Damaraland.
  • Twyfelfontein Adventure Camp : sur place, tu trouveras uniquement les repas proposés par les lodges/camps (menus fixes ou buffets), pas de marché alimentaire.

👉 En pratique :

  • Pour un ravitaillement complet, il faut prévoir ses courses à Windhoek ou Outjo avant de rejoindre Twyfelfontein.
  • Sur place, tu ne trouveras que des épiceries de station-service très limitées (snacks, boissons, produits de base).
  • Les lodges peuvent préparer des paniers repas ou BBQ packs (souvent viande + accompagnements) sur demande.

CARBURANT

À Twyfelfontein, tu trouveras une petite station directement au Twyfelfontein Country Lodge (Petrosol – Twyfelfontein Country Lodge – Fuel station). C’est la seule option locale pour faire le plein dans la zone immédiate.

👉 Important :

  • Les horaires sont généralement 7h30 – 16h30 (tous les jours).
  • Le stock de carburant peut être limité, surtout en haute saison.
  • Il est conseillé de faire le plein à Khorixas (Engen Mirabilis Service Station) avant de rejoindre Twyfelfontein, et de prévoir une marge de sécurité.

Les autres stations les plus proches se trouvent à Otavi, Omaruru, Sesfontein ou plus loin encore, donc mieux vaut anticiper.

BANQUES ET DISTRIBUTEURS

Dans la région de Twyfelfontein même, il n’y a pas de banques ni de distributeurs automatiques (ATM). Les établissements bancaires comme Develpment Bank Of Namibia, Bank of Namibia ou AGRIBANK of Namibia se trouvent uniquement dans les grandes villes (Windhoek, Swakopmund, Outjo, Khorixas).

👉 Concrètement :

  • Prévois du cash (NAD) avant de quitter Outjo ou Khorixas.
  • Les lodges de Twyfelfontein acceptent généralement les paiements par carte, mais il est plus sûr d’avoir des espèces pour l’essence, les pourboires et les petits achats.
  • Les distributeurs fiables se trouvent dans les agences de FNB, Bank Windhoek, Nedbank, Standard Bank dans les villes principales.

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

J 1236 Sur la piste des merveilles : de Otjiwarongo à Twyfelfontein

J 1236 Trois nuits au pied des cailloux rouges — arrivée à Twyfelfontein Country Lodge

LES LIENS