Cheetah Conservation Fund CCF : rencontre avec les guépards Namibie
đ Rencontre avec les guĂ©pards du CCF : une immersion unique au cĆur de la savane namibienne
Nous quittons Otjiwarongo dĂšs lâaube, alors que la lumiĂšre encore rasante enveloppe la savane namibienne dâun voile dorĂ©. La piste quitte rapidement les derniĂšres habitations pour serpenter entre acacias Ă©pineux et touffes dâherbes blondes, dans ce paysage ouvert et silencieux typique du plateau central. TrĂšs vite, apparaĂźt une enclave singuliĂšre, entiĂšrement dĂ©diĂ©e Ă lâun des fĂ©lins les plus emblĂ©matiques et les plus menacĂ©s dâAfrique : le guĂ©pard d’Afrique australe (Acinonyx jubatus jubatus). Nous arrivons au Cheetah Conservation Fund fondĂ© en 1990 par la biologiste amĂ©ricaine Dr Laurie Marker, aujourdâhui rĂ©fĂ©rence mondiale en matiĂšre de conservation du guĂ©pard. Ici se croisent recherche scientifique, programmes Ă©ducatifs, rĂ©habilitation animale et coopĂ©ration Ă©troite avec les communautĂ©s rurales.

La route menant au centre nous offre dĂ©jĂ un avant-goĂ»t de la richesse faunistique locale. Trois phacochĂšres namibiens surgissent soudain des hautes herbes, surgissant presque comme sur une scĂšne de théùtre. Ils avancent sans prĂ©cipitation, museau fouisseur et criniĂšre hĂ©rissĂ©e, pelage brun-gris caractĂ©ristique de la sous-espĂšce Phacochoerus africanus sundevallii. Lâun hĂ©site, les deux autres observent, parfaitement campĂ©s dans le dĂ©cor. Nous ralentissons, savourant cette rencontre impromptue. En Namibie, la faune ne se cherche pas : elle se rĂ©vĂšle, souvent lĂ oĂč on ne lâattend pas.
Ă lâapproche du portail du CCF, lâambiance change subtilement. Le lieu respire le calme, mais aussi une forme dâactivitĂ© discrĂšte et mĂ©thodique. Alors que les guĂ©pards se prĂ©parent pour leur activitĂ© emblĂ©matique â le Cheetah Run â, dâautres habitants du site attirent notre attention. Au sol, un calao Ă bec jaune du Sud (Tockus leucomelas) inspecte minutieusement les feuilles mortes. Son plumage noir et blanc contraste avec son bec jaune incurvĂ©, vĂ©ritable signature visuelle. Avec ses cris nasillards et sa dĂ©marche un peu penchĂ©e, il semble patrouiller comme un gardien attentif, fouillant Ă la recherche dâinsectes et de restes alimentaires.
Un cri sonore fend soudain lâair sec, un âgo-away!â rĂ©pĂ©tĂ© avec insistance. En levant les yeux, nous dĂ©couvrons un Touraco concolore (Corythaixoides concolor), perchĂ© sur une branche nue. Silhouette Ă©lĂ©gante, plumage gris subtilement nuancĂ©, huppe dressĂ©e : discret par ses couleurs, mais impossible Ă ignorer par sa voix. Il semble surveiller les lieux, observant nos mouvements avec une curiositĂ© manifeste, comme un vigile ailĂ© du bush.
Nous gagnons ensuite la zone dâaccueil. DĂšs les premiĂšres explications, il apparaĂźt clairement que le CCF nâest ni un parc animalier ni une attraction touristique classique. Ici, le cĆur du projet est la connaissance scientifique, la sensibilisation et lâaction de terrain. La visite dĂ©bute au centre dâinterprĂ©tation, oĂč les guides nous plongent dans la biologie et lâĂ©cologie du guĂ©pard dâAfrique australe. Corps fuselĂ©, colonne vertĂ©brale extrĂȘmement flexible, longues pattes fines, muscles spĂ©cialisĂ©s pour lâaccĂ©lĂ©ration et queue servant de gouvernail : tout chez lui est optimisĂ© pour la vitesse. Capable dâatteindre, sur de courtes distances, plus de 100 km/h, le guĂ©pard est le mammifĂšre terrestre le plus rapide au monde.
Mais cette performance extrĂȘme a un coĂ»t. Le guĂ©pard est un sprinteur fragile, peu adaptĂ© Ă la compĂ©tition directe avec les grands prĂ©dateurs. Les guides expliquent que sa vitesse ne le protĂšge ni de la perte dâhabitat, ni des conflits avec lâĂ©levage, ni de la prĂ©dation des petits par les lions, hyĂšnes ou lĂ©opards. La gestation dure environ 93 jours et les portĂ©es comptent gĂ©nĂ©ralement six Ă huit petits, dont seule une minoritĂ© atteint lâĂąge adulte Ă lâĂ©tat sauvage. Ces donnĂ©es donnent immĂ©diatement une autre dimension au travail de conservation menĂ© ici.
Le moment le plus marquant de la matinĂ©e reste le Cheetah Run, accessible uniquement aux visiteurs arrivant avant 7h30. Sur une piste spĂ©cialement amĂ©nagĂ©e, nous assistons Ă une dĂ©monstration de vitesse contrĂŽlĂ©e. En quelques secondes, le guĂ©pard passe de lâimmobilitĂ© totale Ă une explosion de puissance. Le regard fixĂ© sur la cible, les muscles se tendent, puis le corps sâĂ©lance. La poussiĂšre se soulĂšve, le souffle du vent accompagne la course, et lâanimal disparaĂźt presque trop vite pour ĂȘtre suivi par lâĆil humain. LâexpĂ©rience est brĂšve â une trentaine de minutes â mais intensĂ©ment marquante, rĂ©servĂ©e aux visiteurs de plus de 16 ans.
Plus tard, la Cheetah Drive nous permet de parcourir les vastes enclos Ă bord dâun vĂ©hicule, offrant une observation rapprochĂ©e des pensionnaires du centre dans un cadre calme et respectueux. Chaque guĂ©pard a son histoire, racontĂ©e par les guides : blessures anciennes, impossibilitĂ© de rĂ©introduction, rĂŽle Ă©ducatif ou participation Ă des programmes de recherche.
Les aspects pratiques sont clairement dĂ©taillĂ©s. En 2025, la visite standard (CCF Tour) coĂ»te environ 290 dollars namibiens par adulte. Les activitĂ©s combinĂ©es Cheetah Run et Cheetah Drive sont proposĂ©es autour de 800 dollars namibiens par personne, incluant la visite classique. Des rĂ©ductions sont prĂ©vues pour les enfants, bien que le Cheetah Run reste strictement rĂ©servĂ© aux plus de 16 ans. Le centre est ouvert toute lâannĂ©e, gĂ©nĂ©ralement de 8h Ă 17h, et les rĂ©servations anticipĂ©es sont fortement recommandĂ©es.

Cependant, la vĂ©ritable force du CCF rĂ©side dans son travail de fond. Nous dĂ©couvrons notamment le programme emblĂ©matique de chiens de protection du bĂ©tail, principalement des bergers dâAnatolie. PlacĂ©s chez les Ă©leveurs, ces chiens rĂ©duisent drastiquement les attaques de prĂ©dateurs et permettent une cohabitation pacifique, limitant ainsi les reprĂ©sailles contre les guĂ©pards. Les laboratoires du centre mĂšnent Ă©galement des recherches avancĂ©es en gĂ©nĂ©tique, santĂ©, comportement et suivi GPS des individus relĂąchĂ©s, fournissant des donnĂ©es essentielles pour une conservation durable.

LâĂ©ducation est omniprĂ©sente. Le musĂ©e, le visitor centre, le Cheetah CafĂ© et la boutique participent au financement des programmes. Nous y faisons une pause, autour dâune salade fraĂźche et dâun jus de marula, conscients que chaque achat contribue directement Ă la mission du centre. Il est mĂȘme possible de prolonger lâexpĂ©rience en dormant sur place, au Cheetah Ecolodge ou dans les chalets, pour vivre la savane au rythme des Ă©quipes.
Lorsque nous reprenons la route, un sentiment profond nous accompagne. Nous nâavons pas seulement assistĂ© Ă un moment spectaculaire â voir un guĂ©pard courir est une Ă©motion inoubliable â, mais dĂ©couvert un modĂšle de conservation fondĂ© sur la science, la pĂ©dagogie et la coopĂ©ration humaine. Le CCF dĂ©montre que protĂ©ger une espĂšce ne repose pas uniquement sur lâĂ©merveillement, mais sur une approche rigoureuse, intĂ©grant recherche, terrain et engagement local.
Derniers conseils avant la visite : emporter de lâeau, une protection solaire, un appareil photo bien chargĂ© et rĂ©server Ă lâavance. SituĂ© Ă environ 44 km Ă lâest dâOtjiwarongo, le Cheetah Conservation Fund sâimpose comme une Ă©tape incontournable pour comprendre la Namibie au-delĂ de ses paysages, au plus prĂšs des dĂ©fis contemporains de la conservation.
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đœïž Restaurants Ă Otjiwarongo et fourchettes de prix
| Restaurant | Type de cuisine / ambiance | Fourchette de prix (NAD) | Notes |
|---|---|---|---|
| Casa Forno Restaurant & Hotel | Cuisine internationale, grillades, pizzas | 180 â 350 NAD | Adresse rĂ©putĂ©e, portions gĂ©nĂ©reuses, cadre agrĂ©able |
| Câest Si Bon Hotel Restaurant | Cuisine africaine & internationale | 160 â 300 NAD | Bonne variĂ©tĂ©, plats locaux et europĂ©ens |
| Memoirs Bar & Restaurant | Steakhouse, pizzas, plats simples | 120 â 220 NAD | Ambiance conviviale, bon rapport qualitĂ©-prix |
| Rustic Spoon Urban Eatery | Cuisine moderne, influences italiennes & amĂ©ricaines | 150 â 280 NAD | Plats crĂ©atifs, cadre dĂ©contractĂ© |
| Crocodile Ranch Restaurant | SpĂ©cialitĂ© crocodile + plats classiques | 200 â 350 NAD | ExpĂ©rience originale, dĂ©gustation de crocodile possible |
| Etemba Beerhouse | Bar-restaurant, plats simples | 100 â 200 NAD | IdĂ©al pour une halte avec biĂšre locale |
| Bean Tree CafĂ© | CafĂ©, petit-dĂ©jeuner, pĂątisseries | 80 â 150 NAD | Parfait pour un brunch ou un cafĂ© gourmand |
| Village Boutique Hotel Restaurant | Cuisine africaine et internationale | 180 â 320 NAD | Cadre Ă©lĂ©gant, adaptĂ© aux repas plus formels |
| Out of Africa Restaurant | Steakhouse, cuisine allemande | 180 â 300 NAD | Bonne viande, ambiance lodge |
| Karis Restaurant & Pizza Parlour | Pizzas, plats simples | 120 â 200 NAD | Option abordable, sans prĂ©tention |
đ§ RepĂšres gĂ©nĂ©raux
- Repas simple (plat unique, boisson) : 100 â 150 NAD
- Plat principal standard : 160 â 250 NAD
- Menu complet ou spĂ©cialitĂ© : 250 â 350 NAD
- Fast-food (Wimpy, Hungry Lion) : 80 â 120 NAD
Câest si bon Hotel â Chronique dâun sĂ©jour savoureux

Il y a des noms qui ne mentent pas. Câest si Bon Hotel, nichĂ© dans la douceur namibienne, ne se contente pas dâannoncer la couleur â il la sert sur assiette, avec gĂ©nĂ©rositĂ© et panache.
DĂšs le premier soir, la table devient théùtre. Margot ouvre le bal avec un carpaccio dâoryx, fin comme une caresse, relevĂ© juste ce quâil faut. Bastien, fidĂšle Ă son appĂ©tit de jeune explorateur, sâattaque Ă une salade Caesar copieuse, presque militaire dans sa discipline croutonnĂ©e. NadĂšge, elle, plonge dans les penne aux moules, nappĂ©es dâune sauce tomate iodĂ©e qui Ă©voque les embruns dâun rivage imaginaire. Et toi, Philippe, tu choisis le duo gagnant : filet de poisson panĂ© et anneaux de calamars, croustillants comme des souvenirs dâenfance.
Le lendemain, la sagesse tente une percĂ©e. AprĂšs une semaine de petits dĂ©jeuners roboratifs, de dĂ©jeuners gĂ©nĂ©reux et de dĂźners sans retenue, lâheure est Ă la modĂ©ration⊠toute relative. NadĂšge et toi optez pour une salade grecque, fraĂźche et croquante, comme un clin dâĆil Ă la MĂ©diterranĂ©e. Bastien, lui, reste fidĂšle Ă son style : ailes de poulet caramĂ©lisĂ©es en braai, dorĂ©es, fumĂ©es, et dĂ©licieusement assumĂ©es. Margot, toujours en quĂȘte de rĂ©confort, choisit les lasagnes, fondantes et rassurantes.
Mais le soir venu, la lĂ©gĂšretĂ© sâĂ©vapore comme le beurre dans la poĂȘle. Escargots Ă lâail, servis dans leur bain aromatique, ouvrent le bal. Puis viennent les escalopes schnitzel, croustillantes et dorĂ©es, et enfin le steak dans le filet pour Bastien, qui clĂŽt la journĂ©e comme un gourmet en mission.
Entre les repas, lâhĂŽtel offre son calme, ses sourires, et cette ambiance feutrĂ©e oĂč lâon se sent chez soi sans y ĂȘtre. Les serveurs connaissent vos prĂ©noms, les plats arrivent avec le bon tempo, et mĂȘme les silences ont le goĂ»t du repos.
đ§ Câest si bon Hotel, câest plus quâun nom : câest une promesse tenue. Un lieu oĂč les papilles voyagent, oĂč les repas deviennent rĂ©cits, et oĂč chaque bouchĂ©e raconte un peu de vous.
đ Crocodile Ranch â Otjiwarongo Quand le prĂ©dateur devient plat du jour

Il va sans dire â et pourtant on va le dire quand mĂȘme â quâaprĂšs avoir saluĂ© les crocodiles dâOtjiwarongo, il Ă©tait impensable de ne pas les saluer aussi⊠en cuisine. Câest donc dans le dĂ©cor somptueux du Crocodile Ranch , entre verdure, bassins et ambiance de lodge chic, que nous avons pris place, le regard encore chargĂ© dâĂ©cailles et de mĂąchoires puissantes.
Bastien, courageux mais prudent, jette son dĂ©volu sur un Croc Wrap. LâintitulĂ© âtwist in the tailâ ne le rassure quâĂ moitiĂ©. Il scrute la sauce, interroge la salade, et finit par croquer⊠avec dignitĂ©. Verdict : âCâest bon, mais le crocodile a un goĂ»t de poulet qui a fait de la muscu.â
Margot, plus timide, prĂ©fĂšre la voie de la sagesse : un Hawaiian Pork garni dâananas, bacon croustillant et fromage fondant. Elle sourit, elle savoure, elle ne regrette rien. Le crocodile attendra. Le porc, lui, est Ă la fĂȘte.
Nad et moi, vĂ©tĂ©rans du reptile, entrons en scĂšne avec assurance. Nous avons dĂ©jĂ cuisinĂ© du crocodile en France, donc pas de surprise. Nous optons sans trembler pour le Crocodile Steak Supreme, servi avec sauce champignon, ananas grillĂ©, rösti et salade grecque. Une assiette qui a du panache, de la texture, et un petit cĂŽtĂ© âsafari gastronomiqueâ.
Le crocodile ? Ferme, savoureux, un peu sauvage mais bien Ă©levĂ©. Il ne mord plus, il fond. Et dans nos assiettes, il devient symbole dâune Namibie qui se dĂ©guste autant quâelle se contemple.
đż Note de terrain culinaire collective âCrocodile dĂ©gustĂ© â texture musclĂ©e â goĂ»t entre poulet et poisson â sauce champignon validĂ©e â ambiance reptilienne assumĂ©e.â
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Derniers festins Ă Otjiwarongo â entre guĂ©pards et oryx grillĂ©
AprĂšs une matinĂ©e palpitante Ă la CCF, oĂč les guĂ©pards nous ont offert leur Ă©lĂ©gance fĂ©line et leurs regards perçants, nous rentrons au Câest Si Bon HĂŽtel pour un dĂ©jeuner bien mĂ©ritĂ©. Lâexcitation retombe doucement, les ventres commencent Ă grogner, et chacun choisit son camp culinaire.
Bastien, fidĂšle Ă ses classiques, opte pour une salade Caesar â croquante, fraĂźche, rassurante, avec juste ce quâil faut de parmesan pour se sentir en sĂ©curitĂ©. Margot, elle, plonge dans les lasagnes comme dans un roman italien : couches gĂ©nĂ©reuses, sauce fondante, fromage qui file â un vrai chapitre de rĂ©confort. NadĂšge choisit le poisson, discret mais savoureux, accompagnĂ© de lĂ©gumes colorĂ©s et dâun filet de citron qui fait danser les papilles. Et moi, en clin dâĆil Ă la mer lointaine, je commande des penne aux moules â sauce tomate, coquillages bien ouverts, parfum iodĂ© dans lâassiette. Un plat qui fait voyager sans quitter la terrasse.
Le soir, lâappĂ©tit revient avec le coucher du soleil. On laisse les pĂątes et les salades derriĂšre nous et on passe en mode Game. Pour les grands, ce sera oryx grillĂ©, tendre, parfumĂ©, parfaitement saisi â un vrai seigneur du bush dans lâassiette, sans la course. Les enfants, eux, restent en terrain connu : T-bone pour les amateurs de croquant, filet de bĆuf pour les plus sages â chacun trouve son bonheur sans risque ni surprise.
Le service est chaleureux, les assiettes bien garnies, et lâambiance dĂ©tendue. On savoure, on raconte les guĂ©pards, on anticipe la route du lendemain. Et dans ce dernier dĂźner Ă Otjiwarongo, on goĂ»te un peu Ă la Namibie, version sauce brune et frites dorĂ©es.
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Les Marchés, supermarchés et Hypermarchés
Ă Otjiwarongo, tu trouveras plusieurs options pour tâapprovisionner en viande, poisson et produits alimentaires :
- Des marchĂ©s locaux (souvent en plein air) oĂč lâon trouve fruits, lĂ©gumes, cĂ©rĂ©ales, ainsi que de la viande fraĂźche vendue par les bouchers.
- Des supermarchés de taille moyenne (Shoprite, Woermann Brock, Spar) qui proposent un large choix de produits alimentaires, viandes emballées, produits laitiers et surgelés.
- Quelques Ă©piceries spĂ©cialisĂ©es et boucheries locales pour la viande de bĆuf, de gibier ou de volaille.
- Pour le poisson, lâoffre est plus limitĂ©e (Otjiwarongo Ă©tant une ville intĂ©rieure), mais on en trouve dans les rayons surgelĂ©s des supermarchĂ©s et parfois sur les marchĂ©s hebdomadaires.
đ Les supermarchĂ©s comme Shoprite et Woermann Brock sont les plus fiables pour un choix complet, tandis que les marchĂ©s locaux offrent une expĂ©rience plus authentique et souvent des prix plus abordables.
Les Banques
đŠ Banques prĂ©sentes Ă Otjiwarongo
- FNB Namibia (First National Bank)
- Agence centrale en ville, avec distributeurs accessibles.
- Horaires : lundiâvendredi 9h00â16h30, samedi matin 9h00â11h30.
- Bank Windhoek
- Plusieurs distributeurs (ATM) en ville, notamment prĂšs de Tuin Road.
- Banque fiable pour retraits et opérations courantes.
- Nedbank Namibia
- Présente avec agence et distributeurs.
- Bonne option pour retraits avec cartes internationales.
- Standard Bank Namibia
- Agence et distributeurs disponibles.
- Acceptent la plupart des cartes Visa et Mastercard.
đł Distributeurs automatiques (ATM)
- Répartis dans le centre-ville, souvent proches des supermarchés (Shoprite, Woermann Brock, Spar).
- Les cartes Visa et Mastercard sont largement acceptées.
- Les retraits se font en dollars namibiens (NAD), mais certaines machines acceptent aussi les cartes sud-africaines (ZAR).
đ§ Conseils pratiques
- Les distributeurs sont fiables, mais il est préférable de retirer dans les ATM attenants aux banques plutÎt que dans des lieux isolés.
- Les frais varient selon ta banque dâorigine : compte environ 50 Ă 80 NAD de frais fixes par retrait si ta banque nâa pas de partenariat.
- Les banques sud-africaines (FNB, Standard Bank) étant présentes en Namibie, il peut y avoir des frais réduits si tu utilises une carte liée à ces réseaux.
Les Stations services
Voici les principales stations-service Ă Otjiwarongo :
- Caltex Otjiwarongo Service Station â station bien situĂ©e, services classiques.
- Midway Convenience Shell â Shell avec boutique de proximitĂ©.
- Engen Jakaranda Service Station â station Engen avec services de base.
- Shell â station sur Hage Geingob Street, carburants et boutique.
- Engen Truckport â adaptĂ©e aux poids lourds et longs trajets.
- Puma Energy Otjiwarongo â station Puma sur la B1, carburants et commoditĂ©s.
đ Ces stations offrent toutes essence et diesel, certaines disposent de petites boutiques, toilettes et services annexes.
LES LOGEMENTSÂ Â
đïž Otjiwarongo : escale tropicale au âCâest Si Bon HĂŽtelâ đŽ OĂč la savane rencontre les cocktails et les serviettes roulĂ©es
AprĂšs plusieurs heures de route Ă travers les paysages arides du centre-nord de la Namibie â oĂč mĂȘme les acacias semblent transpirer â nous atteignons enfin Otjiwarongo. Ville-carrefour, ville agricole, ville oĂč lâon peut enfin dire : âOn sâarrĂȘte lĂ , on pose les sacs, et on se jette dans la piscine.â
Le soleil dĂ©cline doucement derriĂšre les collines, dorant les rues bordĂ©es dâacacias et les maisons aux couleurs pastel. On traverse la ville au rythme des passants nonchalants et des pick-ups poussiĂ©reux, avant dâarriver Ă notre halte du soir : le Câest Si Bon HĂŽtel. Rien que le nom donne envie de commander un jus de baobab et de fredonner du Charles Trenet.
DĂšs le portail franchi, câest une surprise : un jardin luxuriant, des palmiers, des bougainvillĂ©es, des bananiers et mĂȘme un arbre Ă tronc sculptural digne dâun cours de botanique. On se croirait dans une oasis version lodge africain. Les allĂ©es de pierre serpentent entre les massifs fleuris, les chaises en bois invitent Ă la sieste, et les petits panneaux âToiletâ ou âReceptionâ nous rappellent quâon est bien dans un hĂŽtel⊠mais avec du style.
Au centre, la piscine brille comme un saphir sous les projecteurs nocturnes. De jour comme de nuit, elle est irrĂ©sistible : bordĂ©e de pierres, entourĂ©e de gazon, avec ses palmiers stratĂ©giquement placĂ©s pour les selfies. Le soir, lâĂ©clairage bleu donne des airs de spa tropical, et les rires des convives autour des tables ajoutent Ă lâambiance dĂ©tendue.

Nous pensions simplement profiter du moment sur la terrasse, un verre Ă la main, les pieds en Ă©ventail et le cerveau officiellement passĂ© en mode « pause namibienne ». Un de ces instants oĂč lâon contemple les arbres sans rien attendre⊠et surtout sans imaginer que lâarbre nous rendra le regard.
Et pourtant.
LĂ , sur le tronc, entiĂšrement immobile comme une Ćuvre dâart en rĂ©sidence, se tenait LUI. Vert fluo, taches noires, boutons rouges, antennes bleu Ă©lectrique⊠à mi-chemin entre un PokĂ©mon du dĂ©sert et une figurine de vitrine. Un criquet, oui â mais pas nâimporte lequel : Phymateus baccatus, le criquet toxique du Mopane, version haute couture.
Ă quelques mĂštres de notre terrasse, il semblait avoir sĂ©lectionnĂ© son hĂŽtel avec le mĂȘme soin que nous : calme, soleil garanti, absence de prĂ©dateurs bruyants. Un client discret mais extraordinairement sĂ»r de lui. Pas un battement dâailes, pas une antenne de travers. Comme sâil savait parfaitement quâici, personne nâavait lâintention de discuter avec quelquâun affichant un tel look.
Dans le monde animal, quand on arbore des couleurs aussi criantes, deux options existent : soit on est totalement inconscient, soit on est extrĂȘmement toxique. Et notre ami avait clairement cochĂ© la bonne case. Ce criquet est une pancarte vivante indiquant « Ne pas toucher â organisme dangereusement stylĂ© ». Son apparence nâest pas un caprice de la nature, mais un avertissement fluorescent.
AprĂšs cette rencontre inattendue, on nous conduit Ă notre chambre : simple, efficace, accueillante. Deux lits impeccables, des serviettes roulĂ©es façon sushi, du mobilier en bois sombre et, miracle suprĂȘme, une clim qui fonctionne parfaitement. Ce dĂ©tail seul mĂ©rite la moitiĂ© des Ă©toiles de lâhĂŽtel. Le parquet craque gentiment sous les pas, juste assez pour rappeler quâon est dans un lodge, pas dans un centre commercial climatisĂ©.
Le Câest Si Bon HĂŽtel porte dĂ©finitivement bien son nom. Pas de luxe tapageur ici, mais le confort juste, le calme mĂ©ritĂ© et cette atmosphĂšre chaleureuse qui fait oublier en dix minutes les pistes poussiĂ©reuses. On y croise des voyageurs en route vers le CCF, Twyfelfontein ou Swakopmund, tous visiblement soulagĂ©s dâavoir trouvĂ© ce petit coin de fraĂźcheur et de verdure entre deux aventures.
Alors si vos roues vous mĂšnent un jour Ă Otjiwarongo, inutile de chercher plus loin : le Câest Si Bon HĂŽtel vous attend avec ses palmiers, sa piscine, ses serviettes roulĂ©es au millimĂštre prĂšs et, peut-ĂȘtre, son criquet toxique rĂ©sident. Et honnĂȘtement⊠câest si bon.
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LES LIENS
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