Lopburi – Entre royaumes, dieux et singes Thaïlande
Le lendemain matin, encore enveloppés par l’effervescence d’Ayutthaya, nous reprenons la route vers Lopburi. Une heure suffit pour changer de monde. Les rizières s’étirent comme des nappes d’eau verte, les villages se succèdent, les temples isolés ponctuent le paysage comme des balises spirituelles. Tout annonce une étape singulière, à la fois historique, festive et profondément vivante.
Avant même d’atteindre Lopburi, nous faisons une halte au bord des rizières, attirés par la silhouette immobile d’un Bec‑ouvert d’Asie qui scrute l’eau avec son bec entrouvert si caractéristique. Dans cette lumière douce du matin, l’oiseau semble régner sur les champs inondés, offrant une parenthèse paisible avant l’agitation de la ville.

Lopburi n’est pas une ville comme les autres. C’est un palimpseste où se superposent influences khmères, siamoises, hindoues et bouddhiques. Une cité qui fut capitale secondaire du royaume d’Ayutthaya, mais aussi un bastion khmer dès le Xe siècle. Ici, les dieux et les rois ont laissé leurs empreintes… et, autrefois, les singes régnaient en maîtres absolus.
Mais cette époque semble révolue. Là où l’on s’attendait à voir des hordes de macaques courir sur les toits, chaparder les offrandes ou surveiller les visiteurs, nous n’en croisons qu’un seul, furtif, presque timide. La raison est simple : la municipalité a drastiquement réduit leur présence, après des années de conflits avec les habitants, de dégradations, et même d’incidents sanitaires. Les singes ont été déplacés vers des zones périphériques, nourris ailleurs, et leur accès aux sites historiques est désormais limité. Lopburi retrouve ainsi un calme que beaucoup n’avaient plus connu depuis longtemps.
Et ce calme tombe à point nommé, car la ville célèbre ce week‑end son grand festival floral annuel. Les sites historiques deviennent gratuits, et les ruines se transforment en scènes éphémères où la pierre ancienne dialogue avec des océans de fleurs. Partout, des compositions monumentales, des jardins éphémères, des sculptures végétales, des installations colorées. Des barques royales recréées en décor, des maisons traditionnelles entourées de massifs éclatants, des animaux mythiques surgissant de parterres jaunes et rouges, des portraits officiels entourés de fleurs fraîches… La ville entière semble avoir été réinventée pour l’occasion.
Nous commençons par Phra Prang Sam Yot, emblème de Lopburi. Les trois tours de latérite du XIIIᵉ siècle, sculptées dans le style khmer, se dressent comme les vestiges d’un âge où la ville était un satellite d’Angkor. Érigé sous Jayavarman VII, le sanctuaire était dédié à Brahma, Vishnu et Shiva. Aujourd’hui, les prangs se détachent sur un tapis de fleurs soigneusement arrangées, comme si la nature avait décidé de célébrer elle‑même les dieux.
Phra Prang Sam Yot – Le triptyque sacré de Lopburi

Phra Prang Sam Yot apparaît comme une silhouette familière dans le paysage de Lopburi, un monument dont la présence semble à la fois immuable et fragile, comme si les siècles l’avaient sculpté autant qu’ils l’avaient éprouvé. Érigé au XIIIᵉ siècle, à l’époque où Jayavarman VII étendait encore l’influence khmère vers l’ouest, l’ensemble témoigne de cette période charnière où l’art d’Angkor se mêlait déjà aux sensibilités locales du Siam.
Les trois tours, alignées avec une précision presque cérémonielle, incarnent la vision cosmologique khmère. Leur verticalité évoque le mont Meru, axe du monde et demeure des dieux, tandis que leur disposition traduit une conception tripartite du sacré héritée de l’hindouisme. Le prang central, légèrement plus massif, servait de cœur spirituel, tandis que les deux tours latérales, plus étroites, complétaient l’ensemble comme des échos architecturaux. La latérite, matériau brut et poreux, était autrefois recouverte d’un stuc finement sculpté. Quelques fragments subsistent encore, laissant deviner des divinités célestes, des nagas protecteurs, des motifs floraux et des scènes mythologiques qui rappellent la splendeur passée du sanctuaire. À l’intérieur, les niches qui abritaient autrefois des statues hindoues furent progressivement réinvesties par le bouddhisme Theravada, lorsque Lopburi passa sous l’autorité d’Ayutthaya.
Pendant longtemps, Phra Prang Sam Yot fut associé à une autre présence, plus terrestre : celle des singes. Les macaques y régnaient en maîtres, occupant les toits, les escaliers, les câbles électriques, transformant le site en un théâtre permanent où l’histoire millénaire se mêlait à un chaos joyeux. Mais cette époque appartient désormais au passé. La municipalité, après des années de tensions et de dégradations, a déplacé la majorité des singes vers des zones périphériques. Le sanctuaire, autrefois assiégé, est aujourd’hui étonnamment calme. Lors de notre visite, nous n’en apercevons qu’un seul, furtif, presque comme un souvenir vivant d’un Lopburi révolu.
Dans le temple , ce ne sont pas seulement les singes qui occupent la scène : au plafond, les chauves-souris à longues ailes (Taphozous longimanus)** se reposent en colonies discrètes. Suspendues tête en bas, elles incarnent une autre facette de la vie animale du sanctuaire, régulant les insectes la nuit et rappelant que ce lieu millénaire est autant un patrimoine culturel qu’un refuge naturel.
À la sortie du Phra Prang Sam Yot, nous tombons nez à nez avec l’un des véritables propriétaires des lieux : un macaque crabier installé sur un toit, l’air de surveiller la circulation comme un chef de quartier. Il avance avec l’assurance de quelqu’un qui connaît chaque tuile, chaque corniche, chaque raccourci aérien. Pendant que les visiteurs lèvent les yeux vers les tours khmères, lui observe la scène depuis son promontoire, parfaitement chez lui dans ce mélange improbable de ruines sacrées et de vie urbaine.
À quelques pas, Wat Phra Si Rattana Mahathat dévoile ses linteaux sculptés du XIIᵉ siècle, ses apsaras, ses divinités protectrices. Les ruines, habituellement austères, sont adoucies par des compositions florales qui soulignent les perspectives et révèlent des détails que l’on ne remarque pas toujours.
Wat Phra Si Rattana Mahathat – Le cœur sacré de Lopburi, entre grandeur khmère et renaissance siamoise
À quelques pas de Phra Prang Sam Yot, Wat Phra Si Rattana Mahathat se dévoile comme l’un des ensembles religieux les plus anciens et les plus complexes de Lopburi. Ici, chaque pierre raconte une stratification de siècles, un dialogue constant entre influences khmères, dvaravati, puis siamoises. Les premières structures remontent probablement au XIIᵉ siècle, époque où Lopburi était encore profondément marquée par l’art et la cosmologie khmers.
Le sanctuaire s’organise autour d’un prang principal, autrefois majestueux, dont les proportions témoignent de l’importance du site. Construit en latérite et en briques, il était autrefois recouvert de stuc finement sculpté. Les fragments qui subsistent laissent deviner des apsaras, des divinités protectrices, des garudas et des motifs floraux typiques de l’art angkorien tardif. Les linteaux sculptés, bien que partiellement érodés, révèlent encore des scènes mythologiques : Shiva dansant, Vishnu chevauchant Garuda, ou des nagas protecteurs encadrant les portes sacrées. Ces détails, souvent ignorés par les visiteurs pressés, reprennent vie grâce aux compositions florales du festival, qui soulignent les reliefs et guident le regard vers les zones les plus fines.
Autour du prang central s’étend un ensemble de viharns, de mondops et de galeries ajoutés au fil des siècles. Certains datent de la période d’Ayutthaya, reconnaissables à leurs bases plus massives, leurs colonnes élancées et leurs toitures à plusieurs niveaux. D’autres, plus anciens, conservent la sobriété khmère : murs épais, ouvertures étroites, orientation rituelle stricte vers l’est.
Le site, habituellement austère, se transforme durant le festival floral. Les ruines, baignées de couleurs vives, semblent soudain dialoguer avec le présent. Les massifs de fleurs soulignent les perspectives, révèlent des alignements architecturaux que l’on ne remarque pas toujours, et adoucissent la sévérité des briques anciennes. Les compositions florales, installées avec un soin presque muséal, mettent en valeur les zones les plus fragiles : les bases sculptées, les encadrements de portes, les niches où subsistent encore des traces de statues de Bouddha.
Wat Phra Si Rattana Mahathat fut longtemps le centre religieux majeur de Lopburi, un lieu où se mêlaient rites hindous et bouddhiques, où les rois venaient affirmer leur légitimité, et où les communautés locales entretenaient un lien constant avec le sacré. Les fouilles menées au XXᵉ siècle ont révélé des fragments de stuc, des statues brisées, des offrandes anciennes, confirmant l’importance du site dans la vie spirituelle de la région.
Aujourd’hui, même en ruines, le sanctuaire conserve une présence puissante. Les fleurs du festival ne font pas que décorer : elles révèlent, elles racontent, elles redonnent souffle à un lieu qui fut, pendant des siècles, le cœur battant de Lopburi.
Plus discret, Prang Khaek, l’un des plus anciens sanctuaires hindous de la ville, offre une halte paisible. Ici, les fleurs ne cherchent pas à impressionner : elles accompagnent simplement le silence, comme un hommage discret à Shiva.
Prang Khaek – Le plus ancien sanctuaire de Lopburi
Entre le palais de Narai Ratchaniwet et le grand ensemble de Phra Prang Sam Yot, se trouve un site que l’on remarque à peine au premier regard : Prang Khaek. Et pourtant, il s’agit de l’un des monuments les plus anciens et les plus précieux de Lopburi.
Ce sanctuaire, composé de trois prangs alignés en briques, remonte probablement au VIᵉ siècle, ce qui en fait l’un des tout premiers témoignages de l’implantation khmère dans la région. Les spécialistes ont pu dater l’ensemble grâce à son style architectural, très proche du type Pha‑Kho de l’art khmer ancien : des tours en briques non recouvertes de plâtre, aux lignes sobres, sans les ornements élaborés que l’on retrouvera plus tard à Angkor.
Les trois prangs sont disposés en ligne, celui du centre étant le plus grand, flanqué de deux tours plus petites. Fait remarquable : les trois prangs ne possèdent qu’une seule entrée, orientée à l’est, les trois autres façades n’étant que des portes factices, un procédé symbolique fréquent dans l’architecture sacrée khmère.
À l’origine, Prang Khaek était un lieu de culte brahmanique, probablement dédié à Shiva, comme en témoigne la présence ancienne d’un linga. Le décor sculpté de la porte, aujourd’hui très érodé, était réalisé en pierre, imitant les encadrements plus élaborés des sanctuaires d’Angkor.
Il est possible que le site ait été rénové sous le règne du roi Narai, au XVIIᵉ siècle, période durant laquelle un petit viharn fut construit devant le prang central. On y trouve également, au sud, les traces d’un ancien réservoir d’eau, typique des aménagements rituels khmers.
Des campagnes de fouilles et de restauration ont été menées en 1961 puis en 1978, confirmant l’importance archéologique du lieu. Aujourd’hui, Prang Khaek est un sanctuaire discret, presque oublié, mais essentiel pour comprendre les origines religieuses et architecturales de Lopburi.
Puis vient Prat Narai Ratchaniwet, le palais du roi Narai, construit entre 1665 et 1677. Les colonnades, les salles de réception, les appartements royaux se prêtent merveilleusement à l’esthétique du festival. Les jardins du palais, déjà élégants, se parent de couleurs vives, de sculptures florales, de mises en scène inspirées de l’art siamois. Le musée, gratuit pour l’occasion, expose sculptures khmères, objets rituels, meubles anciens, et les traces de la mission d’Alexandre de Chaumont en 1685.
Prat Narai Ratchaniwet – Le palais du roi Narai et la renaissance de Lopburi
Puis vient Prat Narai Ratchaniwet, le palais du roi Narai, construit entre 1665 et 1677, au moment où Lopburi devint la seconde capitale du royaume d’Ayutthaya. Le souverain, l’un des plus brillants de son époque, voulut faire de la ville un centre politique et diplomatique ouvert sur le monde. Il fit appel à des ingénieurs français, italiens et persans, qui mêlèrent architecture européenne et tradition siamoise pour créer un ensemble unique en son genre.
Les colonnades, les salles de réception, les appartements royaux et les pavillons se prêtent merveilleusement à l’esthétique du festival floral qui anime la ville ce week‑end. Les jardins du palais, déjà élégants, se couvrent de couleurs vives, de sculptures florales et de mises en scène inspirées de l’art siamois. Le musée, exceptionnellement gratuit pour l’occasion, expose sculptures khmères, objets rituels, meubles anciens, et les traces de la mission diplomatique d’Alexandre de Chaumont en 1685, envoyé de Louis XIV.
Pour comprendre l’importance du lieu, il faut remonter plus loin. Lopburi, anciennement Lavapura ou Lavo, fut prospère dès la période préhistorique, puis devint un centre majeur de la culture Dvaravati (VIᵉ–Xᵉ siècles). Du Xᵉ au XIIIᵉ siècle, elle passa sous influence khmère, période que les historiens appellent aujourd’hui la période de Lopburi. Lorsque le royaume d’Ayutthaya fut fondé en 1350, Lopburi devint sa seconde capitale.
Le roi Narai le Grand (1656–1688), 27ᵉ roi d’Ayutthaya, utilisa Lopburi comme résidence secondaire, lieu de chasse, et espace diplomatique où il recevait fonctionnaires et invités étrangers. À sa mort, le 11 juillet 1688, la ville fut progressivement abandonnée et perdit de son importance.
Il fallut attendre 1856, sous le règne du roi Mongkut (Rama IV), pour que le palais soit restauré. Les pavillons Phiman Mongkut et Phra Pratinang furent reconstruits et l’ensemble reprit le nom de Phra Narai Ratchaniwet, la résidence du grand roi Narai. Sous Rama V, le pavillon Phiman Mongkut devint l’hôtel de ville, avant d’être transformé en musée en 1924. En 1961, il fut officiellement rebaptisé Musée national Somdet Phra Narai. Aujourd’hui, il expose des objets couvrant toutes les époques de l’histoire de Lopburi, de la préhistoire à l’époque moderne.
Le palais n’est pas seulement un monument : c’est la mémoire vivante d’une ville qui fut, à plusieurs reprises, au cœur du destin siamois.
Enfin, nous terminons par San Phra Kan, sanctuaire hybride où cohabitent influences hindoues et bouddhiques. Autrefois royaume incontesté des singes, il est aujourd’hui presque désert. Les fleurs ont remplacé les macaques, et l’atmosphère, autrefois chaotique, est devenue étonnamment sereine.
San Phra Kan – Le sanctuaire des origines, entre brahmanisme, bouddhisme et métamorphose contemporaine
Enfin, nous terminons par San Phra Kan, un sanctuaire singulier, presque énigmatique, où se mêlent depuis des siècles influences hindoues et bouddhiques. Situé à l’entrée de la vieille ville, il marque comme une porte symbolique entre le Lopburi ancien — celui des rois khmers et des brahmanes — et le Lopburi moderne, plus apaisé, presque méconnaissable aujourd’hui.
Le cœur du sanctuaire est un prang en latérite, probablement construit à l’époque khmère, entre le XIᵉ et le XIIIᵉ siècle. À l’origine, il s’agissait d’un lieu de culte brahmanique, dédié à Vishnu ou Shiva, comme en témoignent les fragments de linteaux et les traces d’iconographie hindoue retrouvées lors de fouilles. Plus tard, sous Ayutthaya, le site fut réinvesti par le bouddhisme Theravada : une salle de culte fut ajoutée, des statues de Bouddha installées, et le sanctuaire devint un lieu hybride, où les deux traditions religieuses cohabitent encore aujourd’hui.
Pendant des décennies, San Phra Kan fut surtout connu comme le royaume incontesté des singes. Les macaques y régnaient en maîtres, occupant les toits, les escaliers, les arbres, les fils électriques. Leur présence faisait partie de l’identité de Lopburi, au point que le sanctuaire était devenu un symbole de cette cohabitation parfois chaotique entre humains et animaux.
Mais cette époque semble désormais lointaine. Aujourd’hui, San Phra Kan est presque désert. Les singes ont été déplacés vers des zones périphériques après des années de tensions avec les habitants, de dégradations et de problèmes sanitaires. La municipalité a mis en place un programme de contrôle et de relocalisation, réduisant drastiquement leur présence autour des sites historiques. Résultat : là où l’on s’attendait à une cacophonie de cris et de courses effrénées, nous ne croisons qu’un seul macaque, furtif, presque timide. Le sanctuaire a retrouvé une sérénité inattendue.
Et cette sérénité est magnifiée par le festival floral qui transforme Lopburi ce week‑end. Autour du prang ancien, les compositions florales dessinent des cercles, des allées, des parterres éclatants. Les couleurs vives — roses, jaunes, violets, rouges — adoucissent la sévérité des pierres anciennes. Des statues décoratives, des installations inspirées de l’art siamois, des motifs mythologiques, des mises en scène végétales transforment le site en un jardin éphémère où le sacré dialogue avec l’esthétique contemporaine.
Le contraste est saisissant : — autrefois, un sanctuaire assiégé par les singes, bruyant, imprévisible ; — aujourd’hui, un lieu paisible, fleuri, presque méditatif.
San Phra Kan, dans cette nouvelle atmosphère, révèle mieux son essence profonde : un sanctuaire des origines, témoin de la transition du brahmanisme au bouddhisme, de la puissance khmère à l’élégance siamoise, de la nature sauvage à la mise en scène florale. Un lieu où l’histoire, la religion et la ville elle‑même semblent avoir trouvé un nouvel équilibre.
Chedi Luang Po Saeng – Le stupa oublié, gardien silencieux de Lopburi
Non loin des grands sanctuaires qui attirent l’essentiel des visiteurs, Chedi Luang Po Saeng se dresse comme un témoin discret mais essentiel de l’histoire religieuse de Lopburi. Le stupa, souvent ignoré dans les itinéraires classiques, révèle pourtant une profondeur architecturale et spirituelle qui mérite qu’on s’y attarde. Son nom, associé à un moine vénéré, rappelle la continuité des pratiques bouddhiques dans une ville longtemps marquée par les influences khmères et brahmaniques.
Le chedi, construit en briques et recouvert autrefois d’un stuc finement sculpté, présente les proportions élancées caractéristiques de l’architecture siamoise de la période d’Ayutthaya. Sa base carrée, massive et légèrement inclinée, soutient un tambour octogonal qui s’élève vers une flèche effilée, symbole de l’ascension spirituelle. Les traces de moulures, les restes de niches votives et les fragments de décor floral témoignent d’un raffinement aujourd’hui estompé par le temps. Autour du stupa, les vestiges d’un ancien viharn laissent deviner l’organisation d’un ensemble monastique autrefois animé, où les moines vivaient, étudiaient et méditaient.
Ce week‑end, le festival floral transforme également ce lieu plus confidentiel. Les compositions de fleurs, disposées avec une précision presque rituelle, soulignent les lignes du chedi, adoucissent les angles, et redonnent une présence lumineuse à un monument souvent relégué à l’arrière‑plan. Les couleurs vives contrastent avec la patine des briques anciennes, créant un dialogue subtil entre la fragilité des pétales et la solidité millénaire de la structure.
Chedi Luang Po Saeng, dans cette atmosphère apaisée, apparaît comme un gardien silencieux, un repère spirituel qui relie les différentes strates de Lopburi : l’héritage khmer, la ferveur bouddhique, les transformations contemporaines, et aujourd’hui, l’éphémère beauté du festival floral. Un lieu qui ne cherche pas à impressionner, mais qui touche par sa simplicité, sa profondeur et sa capacité à traverser les siècles sans perdre son âme.
En milieu de matinée, nous traversons le marché central, toujours aussi vivant. Sous les toits de tôle, les odeurs de durian, de brochettes grillées, de coriandre fraîche et de nouilles sautées se mêlent aux parfums des fleurs du festival. Les étals débordent de fruits tropicaux, de légumes du jour, de pâtisseries colorées. Les vendeurs, souriants, nous invitent à goûter, à sentir, à découvrir. Entre deux ruelles, on trouve aussi des herbes médicinales, des amulettes, des encens, des fleurs pour les offrandes. Le marché est un monde à part, un contrepoint parfait à la solennité des temples.
Lopburi, ce jour‑là, n’est plus seulement une ville historique. C’est une cité en fête, un jardin éphémère, un théâtre où la pierre, la fleur et la mémoire se répondent. Une ville qui retrouve son calme, réinvente son identité, et offre au voyageur un visage inattendu, lumineux et apaisé.
FAUNE ET FLORE
chauves-souris à longues ailes (Taphozous longimanus)**
Martin triste (Acridotheres tristis)
écureuil de Finlayson (Callosciurus finlaysonii)
vanneau indien (Vanellus indicus)
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Déjeuner à Ayutthaya – Le Sukunaya, ou l’art délicat de ne pas manger ensemble

Pour notre arrivée à Ayutthaya, nous cherchions simplement un endroit où déjeuner avant de poursuivre nos découvertes. Le Sukunaya, avec ses nombreuses tables occupées et son atmosphère animée, semblait être une valeur sûre. Ce genre d’adresse où l’on se dit que le flux de clients est le meilleur indicateur de fraîcheur et de qualité. Nous pensions avoir fait un bon choix.
Très vite pourtant, le service nous rappelle que les apparences peuvent être trompeuses. Les plats arrivent dans un ordre si aléatoire qu’il devient presque impossible de partager le repas. Je termine mon assiette de fruits de mer bien avant que Nadège et les enfants ne soient servis, comme si nous déjeunions chacun dans un fuseau horaire différent. Le contraste est d’autant plus surprenant que les plats commandés n’avaient rien de complexe : le Pad Thai de Bastien, enveloppé dans son omelette, ne demandait pas une longue préparation ; le fried chicken and cashew nuts de Margot est un classique des cuisines thaïes, rapide et maîtrisé partout ailleurs ; quant à la chicken in coconut soup with galangal de Nadège, elle aurait dû être l’un de ces plats parfumés et réconfortants que nous avions tant appréciés depuis le début du voyage.
Mais cette fois, la magie n’opère pas. La soupe manque de caractère, les morceaux de poulet arrivent avec os et peau, et l’ensemble n’a pas cette harmonie subtile que nous avions trouvée ailleurs. Rien de dramatique, simplement un plat qui ne raconte rien, qui ne transporte pas, qui ne laisse aucune trace.
Ce déjeuner nous rappelle une vérité simple du voyage : le nombre de personnes attablées n’est pas toujours un gage de qualité. Parfois, c’est juste un lieu pratique, une salle climatisée, un arrêt commode sur la route. Nous repartons sans amertume, mais avec cette petite note d’observation que l’on glisse mentalement dans le carnet : même dans les villes les plus riches d’histoire, les repas ne sont pas tous des révélations. Et c’est aussi cela, voyager — accepter les contrastes, les réussites, les déceptions, et continuer d’avancer avec curiosité.
Le restaurant du S3 Ayutthaya Hotel : une salle sans âme, une cuisine qui surprend
Le restaurant du S3 Ayutthaya Hotel ressemble exactement à l’image que l’on se fait de l’établissement lui‑même : une salle vide, des tables et des chaises strictement fonctionnelles, aucune décoration, aucune ambiance, rien qui raconte une histoire ou qui donne envie de s’attarder. On pourrait presque croire à une cantine d’entreprise un dimanche matin. Et pourtant, derrière cette austérité assumée, se cache un vrai savoir‑faire culinaire.
La carte, elle aussi, donne l’impression d’un menu minimaliste, presque scolaire. Mais dès les premiers plats, la surprise est totale. Le stir‑fried Thai basil and chicken est savoureux, parfaitement équilibré, relevé juste ce qu’il faut. Le stir‑fried pork garlic and pepper offre cette combinaison irrésistible de viande tendre et d’ail croustillant, un classique thaï exécuté avec précision. Le black Thai pepper chicken steak, lui, se révèle étonnamment délicieux, juteux, parfumé, bien plus abouti que ce que la salle impersonnelle laissait présager. Quant à Bastien, il a littéralement adoré sa creamy omelet with shrimp and rice, un plat simple mais parfaitement maîtrisé, généreux et réconfortant.
C’est toute la contradiction du lieu : un décor sans âme, un service minimaliste, mais une cuisine qui tient ses promesses et dépasse même les attentes. On entre sans conviction, on mange avec plaisir, et on repart en se disant que, parfois, les apparences sont trompeuses — surtout en Thaïlande.
Déjeuner près de l’eau – Radeau Krung Kao, Ayutthaya
Nous décidons de déjeuner à Ayutthaya, tout près de l’eau, dans ce quartier où les restaurants installés en bord de rivière ont bâti leur réputation depuis longtemps. L’air est plus frais, les bruits du fleuve accompagnent les conversations, et l’on profite de cette ambiance douce et légèrement flottante qui fait le charme d’Ayutthaya. Nous choisissons le Radeau Krung Kao, une adresse simple et chaleureuse, parfaitement située pour observer le passage des bateaux et sentir la vie du fleuve sans être directement sur l’eau.
Bastien commande un pad thaï, fidèle à ses classiques. Pour ma part, je me laisse tenter par un bar frit, servi avec une sauce poisson et une vinaigrette à la mangue absolument renversante : acidulée, parfumée, légèrement sucrée, elle enveloppe le poisson d’une fraîcheur inattendue. Margot se régale de côtes de porc à l’ail, des ribs fondants et caramélisés, tandis que Nadège choisit un Khao Pad Krapow Gai, ce riz sauté au poulet et au basilic sacré qui résume à lui seul l’énergie de la cuisine thaïlandaise.
Les assiettes arrivent fumantes, les parfums se mêlent à la brise, et le décor d’Ayutthaya — temples, arbres immenses, reflets du fleuve — compose un tableau parfait pour un déjeuner simple mais mémorable.
Total : 1080 THB pour 4 personnes, boissons comprises. Un rapport qualité‑prix remarquable, dans un cadre apaisant.
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Dîner chez Boran, ou comment finir la journée face aux temples avec un karaoké live et des assiettes bien relevées

Pour le dîner, nous optons pour le restaurant Boran, juste en face des temples du parc historique, comme posé entre la lumière des stupas et la douceur du soir. La terrasse en bois s’avance légèrement au‑dessus du jardin, avec cette ambiance un peu rétro, un peu romantique, où les lampes suspendues donnent l’impression que la nuit a décidé de se faire belle pour nous. Un musicien s’installe dans un coin, guitare en main, et commence à enchaîner des reprises en mode karaoké live, avec cette sincérité touchante qui fait sourire même quand la justesse prend quelques libertés. On sent qu’il y met du cœur, et finalement, c’est tout ce qu’on lui demande.
La carte, elle, ne plaisante pas. Les plats thaïlandais y sont assumés, généreux, parfumés, et surtout bien épicés, comme si la cuisine voulait rappeler que, même face aux temples millénaires, elle aussi a son mot à dire. Margot, encore fidèle aux sushis du marché de nuit, complète son repas avec un simple sandwich au thon, posé sur une feuille de bananier comme si le chef avait voulu lui offrir un petit hommage tropical. Nadège choisit un Thai green curry spaghetti au poulet, un plat qui mélange l’Italie et la Thaïlande avec un naturel déconcertant, comme si ces deux cuisines avaient toujours été destinées à se rencontrer. Bastien, lui, se laisse tenter par un pineapple fried rice servi dans son ananas évidé, un plat qui arrive à table comme une petite sculpture comestible, parfumée, colorée, presque festive. Quant à moi, je plonge sans hésiter dans une fried spicy seafood, un mélange de crevettes, de calamars et de moules sautés dans une sauce relevée, brillante, presque hypnotique, qui réveille chaque bouchée.
Le repas se déroule dans cette atmosphère douce où la musique, les parfums et les lumières des temples se répondent. On mange, on rit, on commente les plats, on se laisse porter par la soirée. Boran n’est pas seulement un restaurant : c’est une parenthèse entre deux mondes, un endroit où l’on dîne face à l’histoire tout en savourant le présent.
Et pour ne rien gâcher, l’addition reste d’une douceur inattendue : 1039 THB pour 4 personnes, boissons comprises. De quoi finir la journée avec le sourire, et l’impression d’avoir trouvé l’un de ces petits endroits qui savent transformer un simple dîner en souvenir.
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Déjeuner au Malakor – Saveurs d’Ayutthaya, entre ombre et effervescence

Pour le déjeuner, nous gagnons le Malakor, une grande maison en bois ouverte sur l’extérieur, posée juste en face du parc historique. Après la chaleur écrasante des temples, l’endroit a quelque chose d’un refuge : l’air circule librement, les ventilateurs brassent une brise légère, et la rue, déjà en effervescence avec les premières festivités du Nouvel An chinois, ajoute une énergie joyeuse à cette pause bienvenue. Entre les tambours, les costumes rouges et les dragons qui ondulent au loin, on a l’impression de déjeuner au cœur d’un décor vivant.
La carte du Malakor est variée, généreuse, et raconte à sa manière l’histoire culinaire de la région. Nadège et Margot choisissent un Plakapong Pad Preaw Waan, ici proposé soit avec du poisson Sea Bass, soit avec du poulet. Elles optent pour la version poulet, un choix qui met en valeur la texture tendre et juteuse de la viande, parfaitement enrobée d’une sauce aigre‑douce typiquement thaïlandaise. Cette sauce, héritière des influences chinoises, mêle le sucre de palme, le vinaigre, la tomate et parfois un soupçon d’ananas, créant un équilibre subtil entre douceur, acidité et une pointe de salinité. Le résultat est un plat lumineux, coloré, où chaque bouchée oscille entre croustillant et fondant.

Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï, ce monument national dont l’origine remonte aux années 1930, lorsque le gouvernement thaïlandais encouragea la consommation de nouilles de riz pour promouvoir une identité culinaire nationale. Celui du Malakor est parfaitement exécuté : nouilles souples mais fermes, œuf soyeux, cacahuètes concassées, pousses de soja croquantes, une légère note de tamarin qui apporte profondeur et fraîcheur. Un plat simple en apparence, mais qui demande une maîtrise du feu et du timing pour atteindre cet équilibre.
Quant à moi, je me laisse tenter par un Talay Pad Pong Garee, un curry jaune aux fruits de mer dont les origines se situent à la croisée des influences thaïes et chinoises. Le “pong garee” est un curry adouci par l’ajout d’œuf battu et parfois d’un peu de lait évaporé, ce qui lui donne une texture crémeuse, presque veloutée, sans jamais masquer les saveurs iodées des fruits de mer. Le mélange de curcuma, de poudre de curry, d’ail, de céleri thaï et de piment doux crée un parfum rond, chaleureux, enveloppant. Les crevettes et calamars y trouvent leur place naturellement, absorbant la sauce tout en conservant leur fermeté.
Les assiettes arrivent fumantes, colorées, généreuses, et l’ensemble forme un tableau de saveurs qui raconte la Thaïlande dans ce qu’elle a de plus accessible et de plus sincère. Le repas, boissons comprises, revient à 815 THB pour quatre, un prix presque dérisoire au regard de la qualité, de la fraîcheur et du plaisir partagé.
Autour de nous, la rue continue de vibrer au rythme des tambours et des danses du Nouvel An chinois. Entre deux bouchées, on observe les costumes rouges, les masques souriants, les dragons qui ondulent comme des rubans vivants. Le déjeuner devient alors plus qu’un simple repas : un moment suspendu, où la cuisine, la fête et le voyage se mêlent dans une harmonie simple et joyeuse.
La Pizzeria Company – Quand la jungle mène aux lasagnes
Après une journée dans le parc de Khao Yai, entre éléphants majestueux, cascades bruissantes et sentiers forestiers, nous avons choisi de mettre nos papilles à l’abri du feu du piment thaï. La halte s’est faite à la Pizzeria Company, une chaîne de restauration bien implantée en Thaïlande, qui propose un éventail de plats européens adaptés aux goûts locaux. Ici, les temples de la jungle cèdent la place aux temples du fromage fondu et des pâtes gratinées.
Les lasagnes au porc, dorées et fondantes, rappellent les saveurs italiennes dans une version généreuse et réconfortante. Le trio de pâtes, coloré et varié, rivalise avec la biodiversité du parc en offrant une palette de goûts et de textures. La côte de porc illustre l’adaptation aux préférences carnées des convives, tandis que le fried fish with Korean sauce and rice témoigne de l’ouverture de la chaîne à des influences asiatiques, créant un pont entre cultures culinaires.
L’intérêt de ces chaînes pour les Thaïlandais est double. D’une part, elles répondent à une curiosité croissante pour les saveurs européennes, qui séduisent une clientèle urbaine en quête de diversité et de modernité. D’autre part, elles offrent une alternative accessible et rassurante aux visiteurs étrangers, qui trouvent dans ces enseignes un repère familier au cœur d’un voyage exotique. La Pizzeria Company illustre ainsi une stratégie de restauration hybride : proposer des plats occidentaux adaptés aux palais asiatiques, tout en conservant une identité thaïlandaise dans l’accueil et la convivialité.
Ce modèle reflète une tendance plus large en Thaïlande : l’intégration de chaînes internationales ou inspirées de l’Occident dans le paysage culinaire local. Il s’agit moins d’un effacement des traditions que d’une diversification, où le pad thaï et le curry cohabitent avec les lasagnes et les pizzas. Pour les Thaïlandais, développer de telles chaînes, c’est affirmer une capacité à accueillir le monde, à séduire les touristes, mais aussi à offrir à la jeunesse urbaine des lieux de sociabilité modernes, où l’on partage un repas dans une ambiance internationale.
Ainsi, après les cris des gibbons et le bruissement des feuilles de Khao Yai, nous avons trouvé dans la Pizzeria Company une autre forme d’immersion : celle d’une Thaïlande qui sait marier nature et modernité, jungle et gratin, patrimoine et ouverture.
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RESTAURANT PHAE
Pour notre déjeuner à Ayutthaya, nous choisissons le Restaurant Phae, réputé pour ses grillades au brasero individuel et son atmosphère conviviale en bord de rivière. Installés sur une table en bois sombre, à l’ombre d’un auvent de bambou tressé, nous découvrons rapidement la star de la maison : le poisson frais—souvent du tilapia ou du bar du Mékong—mariné dans un mélange d’ail, de citronnelle, de galanga et de piment doux, posé entier sur une grille finement ouvragée.
Chaque convive dispose de son petit brasero personnel, alimenté au charbon de bois, que l’on allume sous la table à l’aide de pinces de bambou. Les morceaux de poisson sont alors délicatement placés sur la grille, la peau crépitant immédiatement sous l’effet de la chaleur. Derrière, le chef vient badigeonner la chair d’une sauce sucrée‑salée à base de tamarin et de sucre de palme, avant de couvrir quelques instants pour laisser la marinade infuser et le poisson cuire à cœur.
Le parfum qui se dégage — fumé, citronné, épicé juste ce qu’il faut — emplit l’air et titille nos papilles. Au bout de dix minutes, la peau se détache en fines lambeaux croustillants et la chair, moelleuse et juteuse, se sépare en flocons nacrés. Nous prélevons chaque bouchée à la fourchette et à la cuillère, accompagnant le poisson de riz gluant et d’une salade de papaye verte relevée d’échalotes, de cacahuètes et de quelques quartiers de lime.
Autour de nous, d’autres tables rient et discutent : des familles thaïlandaises, des voyageurs en quête d’authenticité, tous charmés par ce rituel simple et généreux. Le service est discret ; un serveur s’approche pour remplacer le charbon dès qu’il s’affaiblit, tandis qu’un autre propose un thé au jasmin glacé ou un jus de citron frais pour contrebalancer les notes épicées.
En terminant notre poisson grillé, la dernière bouchée nous offre un mélange de douceur, de fumé et de fraîcheur, rappelant combien la cuisine thaïlandaise sait sublimer les ingrédients les plus simples. Le Restaurant Phae, avec ses braseros individuels et son cadre paisible, nous a offert un déjeuner à la fois ludique et savoureux, parfaitement en accord avec l’esprit de la vieille capitale.
🍽️🌺 Dernière soirée à Ayutthaya — Dîner en cahute, cuisine thaïe authentique — Février 2026
Pour notre dernière soirée à Ayutthaya, nous choisissons un petit restaurant le long d’Ayutthaya Road, à deux pas de notre hôtel S3. Le lieu est un véritable petit havre : un jardin illuminé, des cahutes en paille disséminées comme des nids douillets, et cette atmosphère tranquille qui donne l’impression d’être loin de la ville alors qu’on y est en plein cœur. La carte comme le service sont entièrement en thaï, sans un mot d’anglais, mais on se débrouille — et même plutôt bien.
Nous commandons un riz sauté au porc, parfumé à l’ail et au poivre blanc, avec ce goût légèrement fumé que donne la cuisson au wok. Le riz sauté aux crevettes est tout aussi délicieux, les crevettes charnues se mêlant au riz doré, aux œufs et aux oignons nouveaux, le tout relevé par une petite sauce pimentée servie à part. Et puis arrive le bar aux trois saveurs, un classique thaï : croustillant à l’extérieur, tendre à l’intérieur, nappé d’une sauce mêlant sucré, salé et acidulé, avec des éclats de légumes et d’herbes fraîches qui apportent couleur et relief. Un vrai festival.
L’addition pour quatre, boissons comprises, s’élève à 1060 bahts — et on repart avec cette sensation douce d’avoir trouvé un endroit simple, authentique et parfait pour conclure notre séjour.
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Marchés et hypermarchés à Ayutthaya
En bref : pour l’ambiance et la street‑food, privilégiez le Krungsri Night Market / Walking Street ; pour les courses et produits importés, les grandes enseignes comme Tesco Lotus, Lotus’s, Big C et Makro couvrent l’essentiel.
Guide rapide pour choisir Avant de sortir, définissez si vous cherchez expérience locale (flâner, goûter des spécialités) ou praticité (faire des courses, acheter boissons et produits secs). Si vous voulez dîner en mode découverte, visez le marché nocturne en fin de journée ; si vous préparez un pique‑nique ou avez besoin d’articles ménagers, dirigez‑vous vers un hypermarché où l’on trouve aussi des food courts et des services pratiques.
Le Krungsri Night Market (aussi appelé Walking Street) reste la référence pour la street‑food et l’ambiance en soirée : allées d’étals près du Bueng Phraram, spectacles locaux et une grande variété de snacks et plats thaïs — il est surtout actif le vendredi, samedi et dimanche soir et constitue une sortie idéale après la visite des ruines historiques. En journée, des petits marchés et stands autour des sites touristiques proposent des portions rapides (brochettes, soupes, desserts) qui permettent de composer un déjeuner ou un goûter sans s’éloigner.
Pour les courses et les achats plus volumineux, les hypermarchés et supermarchés d’Ayutthaya couvrent bien le territoire : on trouve des implantations de Tesco Lotus / Lotus’s, Big C et des entrepôts comme Makro, ainsi que des centres commerciaux avec food courts et services (pharmacie, banque, parking) — pratiques si vous voyagez en voiture ou restez plusieurs jours. Ces enseignes offrent un bon choix de produits importés, boissons, snacks et articles pour la maison ; les food courts intégrés sont utiles pour un repas rapide et climatisé.
Conseils pratiques et logistique Prévoyez du liquide pour les petits stands du marché ; les food courts et hypermarchés acceptent généralement la carte. Les marchés nocturnes ont des jours d’ouverture variables selon la saison et les événements locaux, donc vérifiez les horaires si vous planifiez votre soirée. Pour des achats en grande quantité (boissons, glacière, produits pour pique‑nique), un passage par Tesco Lotus ou Makro est souvent plus économique que d’acheter au détail sur les marchés.
Risques, limites et actions recommandées Les marchés peuvent être très fréquentés le week‑end et certains stands n’affichent pas toujours les prix — demandez le tarif avant de commander et privilégiez les étals fréquentés par des locaux pour la fraîcheur. Évitez les ATM isolés près des marchés la nuit ; retirez de l’argent dans les banques ou centres commerciaux avant vos achats. Pour les produits périssables achetés au marché, consommez‑les rapidement ou conservez‑les au frais si possible.
DAB BANQUES A Ayutthaya
En bref : pour retirer de l’argent, privilégiez les distributeurs des grandes banques en centre‑ville (Bangkok Bank, Krung Thai, Government Savings) et les ATM situés dans les centres commerciaux ; pour changer des devises, les bureaux spécialisés en ville (agences en centre commercial et Ayutthaya City Park) offrent de meilleurs taux que l’aéroport.
Guide rapide pour choisir votre option
Avant d’agir, décidez si votre priorité est le meilleur taux (bureau de change spécialisé), la commodité (ATM dans un centre commercial ou banque) ou la sécurité (guichet de banque en journée). Si vous avez besoin d’un transfert ou d’un retrait urgent en dehors des heures bancaires, les services Western Union et kiosques de change dans les centres commerciaux peuvent dépanner, mais comparez toujours le taux affiché.
Où retirer et quelles banques privilégier
Les distributeurs les plus sûrs se trouvent dans les agences bancaires et les centres commerciaux plutôt que sur des machines isolées. À Ayutthaya, un groupe de succursales bancaires (Government Savings Bank, Bangkok Bank, Krung Thai Bank) est concentré près de Naresuan Road, à l’ouest du marché Chaoprom, ce qui en fait un point pratique pour retirer avant de visiter les ruines historiques. Les grandes banques comme Bangkok Bank et Krungthai ont des ATM répandus et sont habituées à traiter les cartes étrangères; utilisez de préférence ces machines pour réduire les risques de skimming et bénéficier d’un support en cas de problème
Bureaux de change et alternatives numériques
Pour obtenir un meilleur taux, cherchez les bureaux de change spécialisés situés dans les centres commerciaux (Ayutthaya City Park, Central Ayutthaya) et les agences listées localement — ces points proposent souvent des taux plus compétitifs que l’aéroport et certains kiosques de rue. Si vous utilisez des services de transfert ou de retrait alternatifs (Wise, Western Union), vérifiez les frais et la disponibilité locale ; plusieurs agences Western Union et kiosques de change opèrent à Ayutthaya, notamment dans les centres commerciaux et points de service bancaires
Risques, limites et conseils pratiques
Frais ATM : attendez‑vous à des frais fixes par retrait et à des limites de montant par opération ; retirez moins souvent mais des montants plus élevés pour réduire les frais cumulés. Sécurité : préférez les ATM situés à l’intérieur des banques ou des centres commerciaux et évitez les machines isolées la nuit. Taux de change : comparez le taux affiché au bureau de change et évitez les offres trop attractives non officielles. DCC (conversion dynamique) : refusez la conversion proposée par l’ATM (choisissez la facturation en THB) pour obtenir le taux de votre banque. Pour les transferts en espèces ou les retraits d’urgence, Western Union est disponible via des agences locales et banques partenaires.
En conclusion, retirer dans une grande banque en centre‑ville et changer dans un bureau spécialisé en centre commercial sont les deux approches complémentaires pour optimiser coût, sécurité et praticité à Ayutthaya.
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LES LOGEMENTS à Ayutthaya
Notre séjour au S3 Hotel Ayutthaya : propreté irréprochable, confort moderne… mais sans âme
À notre arrivée à Ayutthaya, nous nous installons au S3 Hotel, un établissement moderne situé juste en face du parc historique. Réservé pour quatre nuits, avec deux chambres pour toute la famille, il représente un excellent rapport qualité‑prix : 306 € pour l’ensemble du séjour, un tarif presque imbattable dans une ville aussi touristique. Mais dès les premières minutes, nous comprenons que le S3 appartient à cette catégorie d’hôtels où l’on privilégie l’efficacité à l’atmosphère.
Les chambres sont propres, impeccablement tenues, dotées d’une literie très confortable, d’une climatisation efficace et d’un Wi‑Fi rapide — des atouts précieux après plusieurs heures de route. La piscine, belle et bien entretenue, offre un vrai moment de fraîcheur en fin de journée. Pourtant, malgré ces qualités indéniables, l’hôtel manque de chaleur. Tout est fonctionnel, lisse, presque impersonnel. On sent que l’établissement vise la simplicité absolue, quitte à frôler le minimalisme.
Dans les chambres, pas de café ni de thé, pas de peignoirs, pas de chevets, et seulement le strict minimum en produits de toilette. Même les serviettes de piscine sont absentes, obligeant les voyageurs à improviser. Rien de dramatique, mais autant de petits détails qui rappellent que le S3 mise davantage sur le prix et la propreté que sur l’expérience hôtelière. On y dort très bien, mais on n’y vit pas vraiment.
La localisation, en revanche, est idéale : à deux pas des ruines, des temples majeurs et des pistes cyclables qui sillonnent la vieille ville. Sortir tôt le matin pour admirer les silhouettes des prangs dans la lumière douce de l’aube devient un plaisir quotidien. Le S3 est un point de chute pratique, efficace, parfaitement placé pour explorer Ayutthaya sans contrainte.
En soirée, nous retrouvons nos chambres avec satisfaction — la fraîcheur de la climatisation, le confort du lit, la tranquillité du lieu — mais sans ce petit supplément d’âme que certains hôtels savent offrir. Le S3 n’a pas vocation à charmer : il accompagne, il dépanne, il repose. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin entre deux journées d’exploration intense.
Un hôtel simple, propre, moderne, sans fioritures. Une base pratique pour découvrir Ayutthaya, mais pas un lieu qui marque la mémoire.

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AYUTTHAIA KANTARY HOTEL
LES LIENS VERS LES PHOTOS
🇹🇭✨ J1316 – Wat Tha Sung • Le Viharn d’Or, le sanctuaire où la lumière devient matière
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J1316 – Uthai Thani • Wat Tha Sung, le Temple de Cristal qui nous avale dans sa lumière
🇹🇭✨ J1316 – Wat Tha Sung • Quand l’architecture sacrée décide de mettre le paquet
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J1317 – Lopburi • Temples, fleurs… et presque plus de singes
🌟🇹🇭 J1317 – Ayutthaya, où l’on sort pour un night market… et où l’on tombe sur un festival XXL
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J1318 – Ayutthaya Wat Phanan Choeng, là où même les Bouddhas semblent avoir une histoire à raconter
🔥🌿 J1318 – Wat Mahathat, où même les pierres transpirent avec nous
Wat Chaiwatthanaram – La carte postale khmère
Wat Mahathat – Le cœur spirituel d’Ayutthaya
Wat Phra Si Sanphet – Le temple royal
Wat Thammikarat – Un joyau méconnu d’Ayutthaya
LOPBURI WAT PHRA SI RATTANA MAHATTHAT
LES LIENS
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Nous arrivons à Ayutthaya en fin de matinée, le ciel légèrement voilé nous offrant une fraîcheur bienvenue après la traversée par la rivière Chao Phraya. C’est au
Après une matinée riche en découvertes dans les temples d’Ayutthaya, nous prenons la route vers le
4 réflexions sur «Lopburi – Entre royaumes, dieux et singes Thaïlande»