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Au Cœur des Mbukushu : Deux Heures d’Immersion Vivante dans les Traditions du Kwando Namibie

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Après notre installation au Camp Kwando, nous traversons la piste sablonneuse qui mène au village traditionnel voisin. La majorité du personnel du lodge vient d’ici, et l’accueil que nous recevons n’a rien de formel : il est chaleureux, spontané, profondément humain. Le village est habité par les Mbukushu, l’un des peuples bantous du Kavango, installés depuis des siècles le long des rivières du nord de la Namibie. Leur culture est façonnée par l’eau, les saisons, les esprits du fleuve et les récits transmis autour du feu.

Dès notre arrivée, les cases en bois et en roseaux coiffées de chaume, les enfants jouant dans la poussière rouge, les odeurs de feu de bois et de maïs grillé nous plongent dans une atmosphère authentique. Nous prenons le temps d’échanger avec les habitants et d’offrir des vêtements et des peluches. Les sourires qui s’allument alors suffisent à comprendre que ce moment d’échange est précieux, même bref.

La visite commence sous l’ombre d’un grand arbre, où trois hommes frappent de grands tambours cylindriques décorés de motifs géométriques. Leurs gestes sont puissants, réguliers, ancrés dans une tradition ancienne. Les tambours ne servent pas seulement à accompagner les danses : ils rythment les cérémonies de guérison, les rites d’initiation, les fêtes de récolte. Le son grave qui résonne dans l’air chaud est un appel, une manière de convoquer les ancêtres et de maintenir l’harmonie entre les vivants et le monde invisible.

Un peu plus loin, une femme assise sur un tapis de roseaux tresse des paniers. Son pagne rouge et noir, ses colliers de coquillages, sa jupe faite de fines tiges tubulaires témoignent d’un savoir-faire transmis de mère en fille. Les paniers qu’elle façonne servent à stocker le mil, transporter les braises ou accompagner les cérémonies. Chaque motif raconte une histoire, un clan, une lignée. Elle nous montre comment les fibres sont humidifiées, assouplies, puis tressées en spirale, dans un geste lent et sûr.

Sous un autre arbre, un danseur se prépare. Sa tenue est faite de fibres végétales, de plumes, de bracelets de graines séchées. Il tient dans chaque main une calebasse remplie de petits cailloux qui produisent un son sec et régulier. Lorsqu’il commence à danser, les femmes du village l’accompagnent en frappant des mains, leurs jupes de perles scintillant sous la lumière filtrée par les branches. Cette danse n’est pas un divertissement improvisé : elle fait partie des rites de passage, des cérémonies de guérison, des moments où la communauté se rassemble pour rétablir l’harmonie entre les individus et les forces invisibles qui les entourent.

Un musicien nous montre ensuite un instrument étonnant : un xylophone traditionnel dont les lames de bois reposent sur de grandes calebasses faisant office de résonateurs. Le son est chaud, profond, presque liquide. Cet instrument, appelé mbila, accompagne les chants rituels, les récits des anciens et les veillées où l’on transmet aux enfants les histoires des migrations, des premiers éléphants ayant traversé le Kwando, des esprits du fleuve qui protègent les pêcheurs.

Un homme nous présente ensuite un objet surprenant : un tronc évidé, fermé d’un côté par une peau tendue, contenant un morceau de bambou. En frottant ce bambou avec les mains mouillées, un son grave retentit, imitant à la perfection le grognement de l’hippopotame. Cet instrument servait autrefois à éloigner les animaux, mais aussi à communiquer entre groupes, à signaler un danger ou à accompagner certaines cérémonies nocturnes.

Plus loin, deux femmes pilent le mil dans un grand mortier de bois. Le mouvement est parfaitement synchronisé, presque chorégraphié. Le pilage n’est pas seulement une tâche quotidienne : il est au cœur de la vie communautaire. Le mil pilé sert à préparer la bouillie, les galettes, les bières traditionnelles utilisées lors des fêtes et des rites d’initiation. Le son régulier des pilons est un rythme familier, un battement de cœur du village. Nous avons ensuite été mis à contribution !

Un ancien nous montre ensuite la technique ancestrale d’allumage du feu par friction, utilisant un arc en bois, une tige et une planchette. Le geste est précis, patient, transmis depuis des générations. Le feu n’est pas seulement un outil : il est un symbole de vie, de protection, de lien entre les ancêtres et les vivants.

La rencontre la plus marquante reste celle avec le Medicine Man, le guérisseur du village. Sous un abri circulaire, il entame un chant guttural, vibrant, qui semble sortir des profondeurs de la terre. Il nous explique que certaines danses servent à apaiser les esprits, à traiter les fièvres, à accompagner les passages de vie. Dans la cosmologie mbukushu, le monde visible et le monde invisible ne sont jamais séparés : chaque geste, chaque souffle, chaque vibration du tambour est un lien entre les vivants et les ancêtres. Ce que nous voyons n’est pas un spectacle, mais une transmission : une médecine holistique où le corps, la nature et le spirituel ne font qu’un. La danse se poursuit et nous sommes à nouveau invités à participer

Après deux heures d’immersion, la visite s’achève. Nous reprenons le chemin du Camp Kwando pour le déjeuner. Le son des tambours résonne encore dans l’air, mêlé au chant des oiseaux et au souffle du vent dans les roseaux. Nous repartons avec le sentiment d’avoir vécu bien plus qu’une simple visite : une rencontre sincère, respectueuse, vibrante d’humanité, où les traditions, les rites et les coutumes d’un peuple se sont révélés avec une intensité rare.

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FAUNE ET FLORE

femelles koudous

babouins chacma du Nord

gnou bleu à barbe noire

impalas femelles.

Piquebœufs à bec rouge — Buphagus erythrorhynchus.

Cobe de Lechwe

Vanneau à tête blanche (Vanellus albiceps)

Aigle pêcheur d’Afrique.

Ouettes d’Égypte,

Dendrocygnes veufs

éléphant d’Afrique australe mâle

phacochères de Sundevall

Rollier à longs brins

girafes d’Angola,

Cobe à croissant du Zambeze

Choucador de Meves (Lamprotornis mevesii)

Ibis hagedash (Bostrychia hagedash)

Cossyphe à sourcils blancs

RUSHS SHORTS REELS & PODCASTS

VIDEOS  

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LODGES & RESTAURATION

Toutes les informations, par région sur la gastronomie namibienne en suivant ce lien : La Cuisine namibienne

🌿 Nuit au Bush Camp by Camp Kwando — L’expérience du silence sauvage

À notre arrivée au Bush Camp by Camp Kwando,, nous installons notre campement dans ce sanctuaire exclusif, idéalement situé entre les parcs nationaux Bwabwata et Mudumu. Le site, facilement accessible depuis Kongola, offre une immersion immédiate au cœur des plaines inondables de la rivière Kwando, là où les acacias protecteurs dominent une végétation sauvage de papyrus et de roseaux.

Le luxe ici réside dans l’espace et l’intimité. Le camp ne compte que quatre emplacements vastes et sablonneux, garantissant une tranquillité absolue. Chaque site est parfaitement équipé : un lapa traditionnel au toit de chaume abrite un espace de vie ombragé, complété par un coin braai, l’eau courante et l’électricité (aux heures du générateur). Le confort est total avec des blocs sanitaires privatifs, dont les douches et toilettes sont élégamment intégrées à l’environnement par des parois de toile et de bois.

Pour les moments de détente, une petite piscine encastrée dans une terrasse en bois permet de se rafraîchir face à l’immensité du bush, tandis qu’une plateforme d’observation, nichée au-dessus de l’eau, invite à contempler le coucher du soleil sur la rivière. Un bar rustique aux accents de bout du monde, baptisé “Mad Max”, ajoute une touche de caractère unique à l’expérience. Pour ceux qui souhaitent explorer les méandres de la Kwando, des excursions en bateau à fond plat sont possibles directement depuis le camp.

Seul bémol de notre côté : l’usure de notre hardtop nous a contraints à renoncer aux nuits en hauteur pour privilégier une installation au sol, en attendant son remplacement prévu à notre arrivée au Cap

Se réveiller avec les cris des calaos, observer les vervets sauter de branche en branche au-dessus du campement et écouter le souffle des hippopotames dans le lointain… Le Bush Camp offre une véritable déconnexion, où la nature et la sérénité dominent. Les voyageurs autonomes y trouvent tout le confort nécessaire dans l’intimité d’un site préservé.

👉 Et pour ceux qui souhaitent découvrir toute la faune observée dans le secteur — en images — l’ensemble de nos photos est disponible sur notre page Facebook AutourDuMonde : https://www.facebook.com/autourdumonde2023 (facebook.com in Bing)

Note pratique : Wifi disponible à la réception et réception 4G correcte sur les emplacements.

💰 Tarif actualisé : environ NAD 330 par personne et par nuit. Les prix peuvent varier selon la saison ; il est conseillé de confirmer lors de la réservation.

Road-Trip entre Rundu et Kasane dans la Bande de Caprivi : Le Guide Pratique (Alimentation, Carburant, Banques)

Traverser la bande de Caprivi, aujourd’hui appelée Zambezi Region, pour relier Rundu en Namibie à Kasane au Botswana constitue l’une des plus belles aventures d’Afrique australe. Sur cet itinéraire d’environ 600 kilomètres, les paysages sauvages défilent tandis que les infrastructures s’amenuisent. Pour rouler l’esprit tranquille, une seule règle d’or s’impose : l’anticipation. Voici le point complet et actualisé pour vous ravitailler efficacement en nourriture, en carburant et en espèces.


Magasins & Alimentation : Où faire ses courses ?

Les possibilités de ravitaillement deviennent progressivement plus limitées à mesure que l’on s’enfonce dans le Zambezi. Il est donc préférable de prévoir les gros caddies dans les hubs principaux de l’itinéraire.

À Rundu, vous trouverez les supermarchés les plus complets de tout le parcours. C’est l’endroit incontournable pour faire le plein initial de votre frigo ou de votre glacière. Des enseignes modernes comme Shoprite, Pick n Pay ou Spar Rundu proposent un choix comparable à celui d’une petite ville européenne. C’est ici qu’il faut acheter la viande de qualité, les légumes frais, le pain, les conserves, les produits laitiers et les boissons pour tenir plusieurs jours.

Environ 200 kilomètres plus loin, Divundu s’est considérablement modernisée et permet aujourd’hui un excellent réapprovisionnement intermédiaire. Le récent Karatja Mall abrite un grand supermarché Choppies, ouvert tous les jours de 08h00 à 20h00, très bien achalandé pour le frais. À l’intersection des routes B8 et C48, le Shoprite Mini Divundu offre une autre option moderne pour le pain, les fruits, les légumes et les indispensables du barbecue. Pour les voyageurs se déplaçant à plusieurs, le Metro Cash & Carry situé en ville s’avère parfait pour les achats en gros volumes, tandis que le Hombe Supermarket, une supérette locale ouverte 24h/24 sur la Main Road, reste idéale pour un dépannage tardif ou de la petite restauration à emporter.

En continuant vers Kongola, les commerces deviennent beaucoup plus modestes et il faut oublier les grands étals de produits frais. On y trouve principalement de petites épiceries locales vendant les produits de base comme des boissons, des conserves, des snacks et du pain. Le Metro de Kongola propose quant à lui des produits vendus en lots plus importants ainsi que quelques surgelés et un rayon alcools, mais son offre en produits frais y reste très restreinte.

À 110 kilomètres de là, Katima Mulilo constitue la dernière vraie ville namibienne avant le passage de la frontière avec le Botswana. Les grandes enseignes comme Shoprite et Pick n Pay Katima Mulilo y sont bien fournies. C’est le moment idéal pour cuisiner ou liquider vos derniers dollars namibiens dans du consommable non périssable.

Une fois la frontière franchie à Kazungula, Kasane accueille les voyageurs avec d’excellentes infrastructures tournées vers le tourisme et le Chobe National Park. Un grand Spar Kasane ainsi qu’un Choppies y sont disponibles, s’avérant parfaits pour se réapprovisionner avant de partir en safari.

L’idéal sur ce trajet reste donc de faire un gros approvisionnement à Rundu, de compléter le frais à Divundu chez Choppies ou Shoprite, et d’ajuster vos stocks à Katima Mulilo avant de basculer au Botswana.


Carburant : Gérer ses pleins

Si les stations-services sont globalement fiables sur l’axe principal B8, elles restent espacées d’environ 200 kilomètres. Avec un véhicule chargé ou une tente de toit qui augmente la consommation, la règle appliquée par beaucoup de voyageurs est simple : ne descendez jamais sous la moitié du réservoir pour éviter tout stress lié à une fermeture ou une rupture temporaire.

Avant de quitter Rundu, il est fortement conseillé de faire un plein complet. La ville dispose de plusieurs stations importantes le long de la route B8, notamment sous les enseignes Shell, Engen ou Total. C’est aussi l’endroit idéal pour vérifier la pression des pneus et le niveau d’eau.

À Divundu, environ 200 kilomètres après Rundu, on trouve deux stations fiables, Total et Shell, idéalement placées juste avant l’arrivée au village et aux commerces. C’est un arrêt pratique et stratégique si vous visitez le Bwabwata National Park ou la zone de Mahango.

En continuant vers l’est, vous atteignez Kongola. Bien que la localité soit petite, elle constitue un point hautement stratégique dans la bande de Caprivi. Sa station-service s’avère essentielle pour les voyageurs qui se dirigent vers la Kwando River et les lodges environnants comme Camp Kwando.

À environ 110 kilomètres plus à l’est, la ville de Katima Mulilo constitue le dernier grand centre avant le Botswana. Plusieurs stations y sont ouvertes sous les bannières Total, Engen et Puma. C’est le meilleur endroit pour refaire le plein impérativement avant de franchir la frontière.

Après le passage de la frontière près de Kazungula, on trouve rapidement plusieurs stations modernes à Kasane pour ravitailler les 4×4 aux portes du Chobe National Park.


Banques & Retraits : Garder du Cash

Bien que les cartes bancaires soient de plus en plus acceptées dans les grands supermarchés et les stations-services, le réseau peut parfois sauter et l’argent liquide reste indispensable pour les pourboires, les entrées de parcs secondaires, l’artisanat ou les petits villages.

Avant de partir vers l’est, Rundu est clairement le point le plus sûr pour retirer une somme suffisante pour plusieurs jours. On y trouve plusieurs banques avec des agences complètes et des guichets automatiques sécurisés, notamment la First National Bank (FNB) et la Bank Windhoek.

À Divundu, plus besoin de stresser car les points de retrait se sont bien développés. Il existe désormais plusieurs opportunités bancaires pour compléter son cash, notamment au niveau de la station Shell mais aussi à l’intérieur du nouveau supermarché Choppies à l’entrée de la ville.

À Kongola, la situation est en revanche très limitée. Il n’y a pas de banque complète dans la localité. On peut parfois trouver un distributeur d’appoint dans la station-service, mais les pannes de réseau ou les machines vides y sont fréquentes. Mieux vaut donc ne pas compter sur cette étape pour votre argent.

La ville de Katima Mulilo dispose quant à elle de plusieurs établissements financiers majeurs comme Bank Windhoek, Standard Bank et des distributeurs FNB. Les agences sont principalement situées autour de Hage Geingob Street et proposent des automates accessibles en libre-service. C’est le dernier endroit facile pour retirer avant la frontière.

Une fois arrivé à Kasane, de nombreux distributeurs sont à nouveau disponibles dans cette ville touristique, notamment près des supermarchés et des stations-service. Attention toutefois, vous retirerez ici des Pulas du Botswana (BWP).

Le meilleur conseil pour un road-trip réussi dans cette région consiste à retirer une somme importante à Rundu, à compléter éventuellement à Divundu ou Katima Mulilo, et à toujours garder sur soi entre 1000 et 2000 NAD en petites coupures pour parer à toute éventualité.

LES LIENS VERS LES PHOTOS 

J 1400 🌿🦌 Kwando – Faune, lumière et souffle sauvage du Zambèze

J 1401 🌿 Le lendemain matin à Kongola — Quand la piste nous ramène à la vie du Caprivi

J 1401 🌍 Au cœur des Mbukushu : deux heures… – Au Tour du Monde | Facebook

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