Crocodile Ranch (Otjiwarongo) : entre élevage, tourisme et conservation Namibie
Le Crocodile Ranch d’Otjiwarongo surgit presque par surprise au bord de la route, comme une enclave humide et ombragée plantée au cœur du bush namibien. En quelques pas, on quitte la sécheresse minérale des environs pour pénétrer dans un décor inattendu : grands bassins de béton aux rebords lissés par le temps, eucalyptus alignés, chapeaux de paille suspendus à l’entrée, et cette odeur persistante d’eau stagnante et de ferme tropicale. Dans les mares, des silhouettes immobiles émergent lentement à la surface : des crocodiles du Nil, regards fixes, mâchoires closes, témoins vivants d’une lignée vieille de millions d’années.
Dès les premières minutes, notre guide Auguste, francophone et passionné, pose le cadre. Ici, explique-t-il, on élève le plus grand prédateur d’Afrique. Les mâles adultes peuvent atteindre 3 à 5 mètres de long, dépasser la tonne, et sont capables d’embuscades fulgurantes sur des proies aussi imposantes qu’une antilope ou même un éléphanteau. Leur biologie impressionne autant que leur longévité évolutive. La reproduction est tout aussi spectaculaire : les femelles pondent entre 35 et 50 œufs enfouis dans le sable, couvés durant 90 à 110 jours. Les deux parents surveillent le nid, mais malgré cette vigilance, la mortalité juvénile est extrême : à l’état sauvage, seuls 10 à 20 % des petits atteignent l’âge adulte. C’est précisément pour compenser ces pertes que le ranch collecte chaque année des centaines d’œufs, incubés artificiellement avant que les jeunes ne rejoignent la nurserie.
La visite guidée, d’environ quarante minutes, suit un parcours bien structuré à travers les différentes zones d’élevage. On commence par les vastes bassins réservés aux adultes : chacun y dispose d’une zone d’eau et d’une « plage » de repos, les plus gros mâles dominant les emplacements les plus exposés au soleil. Auguste insiste sur la rigueur de la gestion : les crocodiles sont strictement triés par âge et par taille afin d’éviter le cannibalisme, fréquent chez l’espèce. L’alimentation est celle d’un élevage intensif contrôlé : poissons, carcasses de bétail malade ou invendable, restes organiques recyclés. Le ranch revendique ainsi un « cercle vertueux », valorisant des déchets régionaux tout en limitant le gaspillage.

La progression mène ensuite à la nurserie, partiellement ombragée, où les jeunes crocodiles s’agglutinent autour de sources de chaleur. On apprend que l’incubation impose une température stable proche de 36 °C et que la majorité des nouveau-nés est élevée artificiellement, garantissant un taux de survie bien supérieur à celui observé dans la nature. Chaque bassin accueille des individus du même âge, une précaution indispensable pour éviter que les plus grands ne dévorent les plus petits. Sous surveillance, il est parfois possible de toucher la peau ferme et claire d’un bébé crocodile : un contact bref mais marquant, qui rend soudain l’animal moins abstrait.

La dimension technique de l’élevage apparaît pleinement dans la zone infirmerie. Chaque nouvel individu passe par une quarantaine stricte afin de prévenir la variole du crocodile, maladie redoutée dans ce type de structure. Les blessures sont soignées, les morsures traitées, et des protocoles sanitaires rigoureux sont appliqués. Le ranch fonctionne comme une véritable exploitation aquacole, loin de l’image d’un zoo classique.
Le nourrissage public, organisé chaque samedi à 11 h et inclus dans le prix d’entrée, constitue l’un des temps forts de la visite. Depuis une passerelle sécurisée, les soigneurs lancent des poissons dans les bassins. Les crocodiles jusque-là immobiles s’animent soudain : claquements de mâchoires, bousculades, accélérations fulgurantes. Les consignes de sécurité sont omniprésentes : ne pas franchir les barrières, éviter les gestes brusques, garder ses distances. Le spectacle fascine autant qu’il impressionne.

Le Crocodile Ranch d’Otjiwarongo n’est pas une installation récente. Fondé au début des années 1980, il figure parmi les premières fermes namibiennes dédiées au crocodile du Nil. Initialement orienté vers la fourniture d’alevins à des éleveurs sud-africains, il s’est progressivement tourné vers le tourisme, devenant une étape reconnue sur la route du nord. Avant la pandémie, le site comptait près de 6 000 crocodiles. Depuis une dizaine d’années, il est dirigé par Dieter et Annè Noelle, un couple d’entrepreneurs allemands ayant modernisé les infrastructures et relancé l’exportation des peaux vers l’Europe.

Leur stratégie vise désormais à désengorger le site d’Otjiwarongo pour améliorer la qualité des peaux : acquisition d’un ranch annexe à Outjo, création de bassins supplémentaires, achat d’un abattoir aux normes internationales. Si la majorité des peaux est encore exportée crue vers l’Italie ou l’Afrique du Sud, le projet affiché est clair : relocaliser progressivement le tannage et la fabrication d’articles finis en Namibie. Une petite part de la production est déjà transformée sur place pour la vente locale. L’ensemble de la filière est strictement encadré par la réglementation CITES II, garantissant traçabilité et quotas d’abattage.
Sur le plan économique, le ranch emploie une vingtaine de personnes et génère des revenus locaux significatifs. Environ 1 000 peaux sont écoulées chaque année sur les marchés internationaux, un volume modeste comparé aux grandes fermes d’Afrique australe, mais jugé rentable. La viande de crocodile, maigre et présentée comme ayant une empreinte carbone inférieure à celle du poulet, est vendue au restaurant ou à la boutique. Selon des études locales, 1 000 femelles reproductrices peuvent générer plus d’un million de dollars namibiens par an, tout en couvrant les coûts de gestion.

Cette double vocation – attraction touristique et élevage agro-industriel – suscite inévitablement le débat. Les responsables défendent un modèle de conservation par l’exploitation : produire légalement cuir et viande pour décourager le braconnage et maintenir l’espèce hors de la liste rouge de l’UICN, où elle figure désormais en « préoccupation mineure ». Les critiques, eux, questionnent la légitimité morale d’un élevage intensif d’animaux sauvages. Le ranch répond par la rareté relative des crocodiles en Namibie (moins de 15 000 individus à l’état naturel) et par une gestion qu’il juge plus vertueuse que l’économie illégale.

Pratiquement, le Crocodile Ranch est ouvert tous les jours, généralement de 8 h à 17 h en semaine, avec des horaires réduits le week-end. L’entrée adulte tourne autour de 135 NAD, visite guidée incluse. Sur place, un petit musée de plein air présente la biologie du crocodile, tandis qu’une boutique vend des articles en cuir certifiés CITES. Le restaurant propose parfois des spécialités locales : steaks grillés, brochettes ou burgers de crocodile, servis bien cuits pour des raisons sanitaires. Le site se trouve sur Henk Willems Street, en bordure d’Otjiwarongo, et les horaires peuvent être confirmés par téléphone ou via le site officiel.
En quittant le ranch, le sentiment reste nuancé. L’émerveillement face à ces reptiles mythiques se mêle à une réflexion plus profonde sur la place de la faune sauvage dans nos sociétés. Le Crocodile Ranch d’Otjiwarongo ne se contente pas de montrer des animaux : il expose, sans détour, les tensions entre conservation, industrie et tourisme. Une visite marquante, qui interroge autant qu’elle fascine.
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Phymateus baccatus, le criquet toxique du Mopane,
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🍽️ Restaurants à Otjiwarongo et fourchettes de prix
| Restaurant | Type de cuisine / ambiance | Fourchette de prix (NAD) | Notes |
|---|---|---|---|
| Casa Forno Restaurant & Hotel | Cuisine internationale, grillades, pizzas | 180 – 350 NAD | Adresse réputée, portions généreuses, cadre agréable |
| C’est Si Bon Hotel Restaurant | Cuisine africaine & internationale | 160 – 300 NAD | Bonne variété, plats locaux et européens |
| Memoirs Bar & Restaurant | Steakhouse, pizzas, plats simples | 120 – 220 NAD | Ambiance conviviale, bon rapport qualité-prix |
| Rustic Spoon Urban Eatery | Cuisine moderne, influences italiennes & américaines | 150 – 280 NAD | Plats créatifs, cadre décontracté |
| Crocodile Ranch Restaurant | Spécialité crocodile + plats classiques | 200 – 350 NAD | Expérience originale, dégustation de crocodile possible |
| Etemba Beerhouse | Bar-restaurant, plats simples | 100 – 200 NAD | Idéal pour une halte avec bière locale |
| Bean Tree Café | Café, petit-déjeuner, pâtisseries | 80 – 150 NAD | Parfait pour un brunch ou un café gourmand |
| Village Boutique Hotel Restaurant | Cuisine africaine et internationale | 180 – 320 NAD | Cadre élégant, adapté aux repas plus formels |
| Out of Africa Restaurant | Steakhouse, cuisine allemande | 180 – 300 NAD | Bonne viande, ambiance lodge |
| Karis Restaurant & Pizza Parlour | Pizzas, plats simples | 120 – 200 NAD | Option abordable, sans prétention |
🧭 Repères généraux
- Repas simple (plat unique, boisson) : 100 – 150 NAD
- Plat principal standard : 160 – 250 NAD
- Menu complet ou spécialité : 250 – 350 NAD
- Fast-food (Wimpy, Hungry Lion) : 80 – 120 NAD
C’est si bon Hotel — Chronique d’un séjour savoureux

Il y a des noms qui ne mentent pas. C’est si Bon Hotel, niché dans la douceur namibienne, ne se contente pas d’annoncer la couleur — il la sert sur assiette, avec générosité et panache.
Dès le premier soir, la table devient théâtre. Margot ouvre le bal avec un carpaccio d’oryx, fin comme une caresse, relevé juste ce qu’il faut. Bastien, fidèle à son appétit de jeune explorateur, s’attaque à une salade Caesar copieuse, presque militaire dans sa discipline croutonnée. Nadège, elle, plonge dans les penne aux moules, nappées d’une sauce tomate iodée qui évoque les embruns d’un rivage imaginaire. Et toi, Philippe, tu choisis le duo gagnant : filet de poisson pané et anneaux de calamars, croustillants comme des souvenirs d’enfance.
Le lendemain, la sagesse tente une percée. Après une semaine de petits déjeuners roboratifs, de déjeuners généreux et de dîners sans retenue, l’heure est à la modération… toute relative. Nadège et toi optez pour une salade grecque, fraîche et croquante, comme un clin d’œil à la Méditerranée. Bastien, lui, reste fidèle à son style : ailes de poulet caramélisées en braai, dorées, fumées, et délicieusement assumées. Margot, toujours en quête de réconfort, choisit les lasagnes, fondantes et rassurantes.
Mais le soir venu, la légèreté s’évapore comme le beurre dans la poêle. Escargots à l’ail, servis dans leur bain aromatique, ouvrent le bal. Puis viennent les escalopes schnitzel, croustillantes et dorées, et enfin le steak dans le filet pour Bastien, qui clôt la journée comme un gourmet en mission.
Entre les repas, l’hôtel offre son calme, ses sourires, et cette ambiance feutrée où l’on se sent chez soi sans y être. Les serveurs connaissent vos prénoms, les plats arrivent avec le bon tempo, et même les silences ont le goût du repos.
🧭 C’est si bon Hotel, c’est plus qu’un nom : c’est une promesse tenue. Un lieu où les papilles voyagent, où les repas deviennent récits, et où chaque bouchée raconte un peu de vous.
🐊 Crocodile Ranch — Otjiwarongo Quand le prédateur devient plat du jour

Il va sans dire — et pourtant on va le dire quand même — qu’après avoir salué les crocodiles d’Otjiwarongo, il était impensable de ne pas les saluer aussi… en cuisine. C’est donc dans le décor somptueux du Crocodile Ranch , entre verdure, bassins et ambiance de lodge chic, que nous avons pris place, le regard encore chargé d’écailles et de mâchoires puissantes.
Bastien, courageux mais prudent, jette son dévolu sur un Croc Wrap. L’intitulé “twist in the tail” ne le rassure qu’à moitié. Il scrute la sauce, interroge la salade, et finit par croquer… avec dignité. Verdict : “C’est bon, mais le crocodile a un goût de poulet qui a fait de la muscu.”
Margot, plus timide, préfère la voie de la sagesse : un Hawaiian Pork garni d’ananas, bacon croustillant et fromage fondant. Elle sourit, elle savoure, elle ne regrette rien. Le crocodile attendra. Le porc, lui, est à la fête.
Nad et moi, vétérans du reptile, entrons en scène avec assurance. Nous avons déjà cuisiné du crocodile en France, donc pas de surprise. Nous optons sans trembler pour le Crocodile Steak Supreme, servi avec sauce champignon, ananas grillé, rösti et salade grecque. Une assiette qui a du panache, de la texture, et un petit côté “safari gastronomique”.
Le crocodile ? Ferme, savoureux, un peu sauvage mais bien élevé. Il ne mord plus, il fond. Et dans nos assiettes, il devient symbole d’une Namibie qui se déguste autant qu’elle se contemple.
🌿 Note de terrain culinaire collective “Crocodile dégusté — texture musclée — goût entre poulet et poisson — sauce champignon validée — ambiance reptilienne assumée.”
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Derniers festins à Otjiwarongo — entre guépards et oryx grillé
Après une matinée palpitante à la CCF, où les guépards nous ont offert leur élégance féline et leurs regards perçants, nous rentrons au C’est Si Bon Hôtel pour un déjeuner bien mérité. L’excitation retombe doucement, les ventres commencent à grogner, et chacun choisit son camp culinaire.
Bastien, fidèle à ses classiques, opte pour une salade Caesar — croquante, fraîche, rassurante, avec juste ce qu’il faut de parmesan pour se sentir en sécurité. Margot, elle, plonge dans les lasagnes comme dans un roman italien : couches généreuses, sauce fondante, fromage qui file — un vrai chapitre de réconfort. Nadège choisit le poisson, discret mais savoureux, accompagné de légumes colorés et d’un filet de citron qui fait danser les papilles. Et moi, en clin d’œil à la mer lointaine, je commande des penne aux moules — sauce tomate, coquillages bien ouverts, parfum iodé dans l’assiette. Un plat qui fait voyager sans quitter la terrasse.
Le soir, l’appétit revient avec le coucher du soleil. On laisse les pâtes et les salades derrière nous et on passe en mode Game. Pour les grands, ce sera oryx grillé, tendre, parfumé, parfaitement saisi — un vrai seigneur du bush dans l’assiette, sans la course. Les enfants, eux, restent en terrain connu : T-bone pour les amateurs de croquant, filet de bœuf pour les plus sages — chacun trouve son bonheur sans risque ni surprise.
Le service est chaleureux, les assiettes bien garnies, et l’ambiance détendue. On savoure, on raconte les guépards, on anticipe la route du lendemain. Et dans ce dernier dîner à Otjiwarongo, on goûte un peu à la Namibie, version sauce brune et frites dorées.
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Les Marchés, supermarchés et Hypermarchés
À Otjiwarongo, tu trouveras plusieurs options pour t’approvisionner en viande, poisson et produits alimentaires :
- Des marchés locaux (souvent en plein air) où l’on trouve fruits, légumes, céréales, ainsi que de la viande fraîche vendue par les bouchers.
- Des supermarchés de taille moyenne (Shoprite, Woermann Brock, Spar) qui proposent un large choix de produits alimentaires, viandes emballées, produits laitiers et surgelés.
- Quelques épiceries spécialisées et boucheries locales pour la viande de bœuf, de gibier ou de volaille.
- Pour le poisson, l’offre est plus limitée (Otjiwarongo étant une ville intérieure), mais on en trouve dans les rayons surgelés des supermarchés et parfois sur les marchés hebdomadaires.
👉 Les supermarchés comme Shoprite et Woermann Brock sont les plus fiables pour un choix complet, tandis que les marchés locaux offrent une expérience plus authentique et souvent des prix plus abordables.
Les Banques
🏦 Banques présentes à Otjiwarongo
- FNB Namibia (First National Bank)
- Agence centrale en ville, avec distributeurs accessibles.
- Horaires : lundi–vendredi 9h00–16h30, samedi matin 9h00–11h30.
- Bank Windhoek
- Plusieurs distributeurs (ATM) en ville, notamment près de Tuin Road.
- Banque fiable pour retraits et opérations courantes.
- Nedbank Namibia
- Présente avec agence et distributeurs.
- Bonne option pour retraits avec cartes internationales.
- Standard Bank Namibia
- Agence et distributeurs disponibles.
- Acceptent la plupart des cartes Visa et Mastercard.
💳 Distributeurs automatiques (ATM)
- Répartis dans le centre-ville, souvent proches des supermarchés (Shoprite, Woermann Brock, Spar).
- Les cartes Visa et Mastercard sont largement acceptées.
- Les retraits se font en dollars namibiens (NAD), mais certaines machines acceptent aussi les cartes sud-africaines (ZAR).
🧭 Conseils pratiques
- Les distributeurs sont fiables, mais il est préférable de retirer dans les ATM attenants aux banques plutôt que dans des lieux isolés.
- Les frais varient selon ta banque d’origine : compte environ 50 à 80 NAD de frais fixes par retrait si ta banque n’a pas de partenariat.
- Les banques sud-africaines (FNB, Standard Bank) étant présentes en Namibie, il peut y avoir des frais réduits si tu utilises une carte liée à ces réseaux.
Les Stations services
Voici les principales stations-service à Otjiwarongo :
- Caltex Otjiwarongo Service Station – station bien située, services classiques.
- Midway Convenience Shell – Shell avec boutique de proximité.
- Engen Jakaranda Service Station – station Engen avec services de base.
- Shell – station sur Hage Geingob Street, carburants et boutique.
- Engen Truckport – adaptée aux poids lourds et longs trajets.
- Puma Energy Otjiwarongo – station Puma sur la B1, carburants et commodités.
👉 Ces stations offrent toutes essence et diesel, certaines disposent de petites boutiques, toilettes et services annexes.
LES LOGEMENTS
🏕️ Otjiwarongo : escale tropicale au “C’est Si Bon Hôtel” 🌴 Où la savane rencontre les cocktails et les serviettes roulées
Après plusieurs heures de route à travers les paysages arides du centre-nord de la Namibie — où même les acacias semblent transpirer — nous atteignons enfin Otjiwarongo. Ville-carrefour, ville agricole, ville où l’on peut enfin dire : “On s’arrête là, on pose les sacs, et on se jette dans la piscine.”
Le soleil décline doucement derrière les collines, dorant les rues bordées d’acacias et les maisons aux couleurs pastel. On traverse la ville au rythme des passants nonchalants et des pick-ups poussiéreux, avant d’arriver à notre halte du soir : le C’est Si Bon Hôtel. Rien que le nom donne envie de commander un jus de baobab et de fredonner du Charles Trenet.
Dès le portail franchi, c’est une surprise : un jardin luxuriant, des palmiers, des bougainvillées, des bananiers et même un arbre à tronc sculptural digne d’un cours de botanique. On se croirait dans une oasis version lodge africain. Les allées de pierre serpentent entre les massifs fleuris, les chaises en bois invitent à la sieste, et les petits panneaux “Toilet” ou “Reception” nous rappellent qu’on est bien dans un hôtel… mais avec du style.
Au centre, la piscine brille comme un saphir sous les projecteurs nocturnes. De jour comme de nuit, elle est irrésistible : bordée de pierres, entourée de gazon, avec ses palmiers stratégiquement placés pour les selfies. Le soir, l’éclairage bleu donne des airs de spa tropical, et les rires des convives autour des tables ajoutent à l’ambiance détendue.

Nous pensions simplement profiter du moment sur la terrasse, un verre à la main, les pieds en éventail et le cerveau officiellement passé en mode « pause namibienne ». Un de ces instants où l’on contemple les arbres sans rien attendre… et surtout sans imaginer que l’arbre nous rendra le regard.
Et pourtant.
Là, sur le tronc, entièrement immobile comme une œuvre d’art en résidence, se tenait LUI. Vert fluo, taches noires, boutons rouges, antennes bleu électrique… À mi-chemin entre un Pokémon du désert et une figurine de vitrine. Un criquet, oui — mais pas n’importe lequel : Phymateus baccatus, le criquet toxique du Mopane, version haute couture.
À quelques mètres de notre terrasse, il semblait avoir sélectionné son hôtel avec le même soin que nous : calme, soleil garanti, absence de prédateurs bruyants. Un client discret mais extraordinairement sûr de lui. Pas un battement d’ailes, pas une antenne de travers. Comme s’il savait parfaitement qu’ici, personne n’avait l’intention de discuter avec quelqu’un affichant un tel look.
Dans le monde animal, quand on arbore des couleurs aussi criantes, deux options existent : soit on est totalement inconscient, soit on est extrêmement toxique. Et notre ami avait clairement coché la bonne case. Ce criquet est une pancarte vivante indiquant « Ne pas toucher — organisme dangereusement stylé ». Son apparence n’est pas un caprice de la nature, mais un avertissement fluorescent.
Après cette rencontre inattendue, on nous conduit à notre chambre : simple, efficace, accueillante. Deux lits impeccables, des serviettes roulées façon sushi, du mobilier en bois sombre et, miracle suprême, une clim qui fonctionne parfaitement. Ce détail seul mérite la moitié des étoiles de l’hôtel. Le parquet craque gentiment sous les pas, juste assez pour rappeler qu’on est dans un lodge, pas dans un centre commercial climatisé.
Le C’est Si Bon Hôtel porte définitivement bien son nom. Pas de luxe tapageur ici, mais le confort juste, le calme mérité et cette atmosphère chaleureuse qui fait oublier en dix minutes les pistes poussiéreuses. On y croise des voyageurs en route vers le CCF, Twyfelfontein ou Swakopmund, tous visiblement soulagés d’avoir trouvé ce petit coin de fraîcheur et de verdure entre deux aventures.
Alors si vos roues vous mènent un jour à Otjiwarongo, inutile de chercher plus loin : le C’est Si Bon Hôtel vous attend avec ses palmiers, sa piscine, ses serviettes roulées au millimètre près et, peut-être, son criquet toxique résident. Et honnêtement… c’est si bon.
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1 a réfléchi à «Crocodile Ranch (Otjiwarongo) : entre élevage, tourisme et conservation Namibie»