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Olympie est l’un des sites les plus emblématiques de la Grèce, imprégné d’histoire et de légendes liées aux Jeux Olympiques, qui remontent à l’Antiquité. La connexion avec la langue française à travers les cartes, les menus et les légendes ajoute une touche familière et accueillante pour les visiteurs francophones.

En explorant Olympie, vous serez plongés dans l’atmosphère antique où les grands athlètes ont concouru pour la gloire et l’honneur. Les ruines antiques, les temples et les stades vous transportent à une époque révolue, mais dont l’importance résonne toujours à travers l’histoire.

De plus, la présence du français dans les établissements et les interactions avec les habitants facilitent la découverte et la compréhension de ce site fascinant. C’est une expérience enrichissante qui offre une connexion unique avec le passé glorieux de la Grèce et l’héritage des Jeux Olympiques.

Notre programme pour visiter Olympie est bien organisé et couvre tous les points importants du site antique et du musée. Le gymnase, l’atelier de Phidias, le stade et le temple de Zeus sont effectivement des incontournables qui offrent un aperçu fascinant de la vie et de la culture de l’Antiquité grecque.

Quant aux trésors du musée, tels que les frontons et les métopes du temple de Zeus, l’Hermès de Praxitèle et Zeus enlevant Ganymè, ils complètent parfaitement la visite du site en offrant un regard plus détaillé sur l’art et la mythologie de cette époque.

L’utilisation de la pierre coquillière pour la construction des bâtiments est également une curiosité intéressante qui témoigne de l’histoire géologique de la région. Cela ajoute une dimension supplémentaire à la visite en permettant aux visiteurs de réfléchir à l’évolution du paysage au fil du temps.

Profitons bien de notre séjour à Olympie et de l’exploration de ce site chargé d’histoire et de beauté !

L’histoire ancienne d’Olympie est imprégnée de mythes et de légendes qui enrichissent son aura et son importance culturelle. Selon divers récits, le site aurait été habité dès le IIIe millénaire av. J.-C. Cependant, c’est aux Eléens que l’on attribue la dédicace définitive du sanctuaire à Zeus, donnant ainsi au lieu le nom du mont Olympe, la demeure légendaire du roi des dieux dans la mythologie grecque.

Parmi les nombreuses légendes associées à Olympie, certaines racontent que les dieux olympiens eux-mêmes auraient inauguré les Jeux. Par exemple, Zeus aurait vaincu Cronos lors d’une lutte, tandis qu’Apollon aurait battu Arès au pugilat et Hermès à la course. Une autre légende attribue à Héraclès l’organisation des premières compétitions, lors desquelles il aurait remis une branche d’olivier sauvage au vainqueur.

Selon une autre version, le rétablissement des Jeux olympiques aurait été conseillé par l’oracle de Delphes au roi d’Elis, Iphitos, comme remède pour sauver la Grèce des guerres civiles et des maladies qui la frappaient.

Ces récits mythologiques confèrent aux Jeux olympiques une origine divine et une importance culturelle fondamentale dans la tradition grecque, renforçant ainsi le caractère sacré et prestigieux du sanctuaire d’Olympie.

Au VIIe siècle av. J.-C., les trois grands rois grecs, Iphitos d’Elis, Licurgue de Sparte et Cléostène de Pise, conclurent un traité historique connu sous le nom de trêve sacrée. Ce traité stipulait qu’Olympie et les terres environnantes d’Elis seraient considérées comme sacrées pendant un mois complet, interdisant ainsi la présence d’hommes en armes pendant cette période. Ce traité fut immortalisé par les Eléens sur un disque de bronze, le disque d’Iphitos, conservé dans le temple d’Héra à Olympie.

La trêve sacrée garantissait la sécurité des Jeux, qui étaient dédiés à Zeus, le dieu suprême de la mythologie grecque. Cette période de paix permettait aux participants et aux spectateurs de se rendre en sécurité à Olympie pour participer ou assister aux compétitions. Rapidement, Olympie devint reconnue dans toute la Grèce comme le centre des Jeux sacrés, protégés par la divinité Zeus.

Initialement, les Jeux olympiques comprenaient principalement des jeux de piste. Ce n’est que plus tard, au fil des années, que d’autres épreuves, notamment des compétitions sportives d’armes et hippiques, furent ajoutées au programme. Les premiers Jeux olympiques dont on a connaissance historique remontent à l’an 776 av. J.-C.

LE GYMNASION

 

Le gymnase d’Olympie occupait une place centrale dans la vie sociale et athlétique de la cité. C’était le principal établissement d’entraînement et d’hébergement pendant les Jeux olympiques. Mais au-delà de son rôle sportif, le gymnase revêtait une importance particulière en tant que centre d’éducation spirituelle et philosophique dans la Grèce antique.

Le terme « gymnase » dérive du mot grec « gymnos », signifiant « nu ». Il était strictement réservé aux hommes, et la pratique de la nudité y était une norme établie. Cette nudité était considérée comme symbolique de la pureté et de la connexion avec le divin, et elle renforçait l’idéal de l’athlète grec comme un être parfaitement formé, tant sur le plan physique que spirituel.

Ainsi, le gymnase était bien plus qu’un simple lieu d’entraînement physique ; il était également un centre d’éducation holistique où les jeunes hommes recevaient une formation complète, combinant exercice physique, éducation intellectuelle et développement moral. C’était un élément fondamental de la culture et de la société grecques, contribuant à façonner l’identité et les valeurs de la civilisation hellénique.

LE PALESTRE

Le palestre d’Olympie, situé à proximité du gymnase, était un lieu central dans la vie des athlètes et des citoyens de l’Antiquité. Bien plus qu’un simple espace d’entraînement physique, il incarnait l’idéal grec d’un équilibre entre le corps et l’esprit, entre la force physique et la réflexion intellectuelle. Ce lieu polyvalent était dédié à la préparation des athlètes pour les épreuves de force et de combat, mais il servait également de cadre à des échanges intellectuels et sociaux, faisant de lui un véritable carrefour de la vie communautaire.

Le palestre était principalement utilisé pour l’entraînement des disciplines de force, telles que le pugilat (une forme de boxe antique), la lutte et le saut en longueur. Ces épreuves, qui exigeaient puissance, agilité et technique, étaient au cœur des compétitions olympiques. Les athlètes s’y préparaient intensément, perfectionnant leurs gestes et leur endurance sous le regard attentif de leurs entraîneurs. L’une des parties les plus importantes du palestre était l’apodyterium, une salle où les athlètes se déshabillaient avant leur entraînement. C’est là qu’ils se faisaient oindre d’huile, une pratique courante dans l’Antiquité pour assouplir les muscles et protéger la peau. Après cette onction, ils se poudraient de sable, ce qui améliorait leur prise et leur adhérence lors des compétitions, notamment pour la lutte et le pugilat.

Mais le palestre ne se limitait pas à l’entraînement physique. Conçu comme une annexe du gymnase, il comprenait également des porches spacieux, dotés de sièges, où se déroulaient des activités intellectuelles et sociales. Ces espaces ombragés, souvent ornés de colonnes et de sculptures, accueillaient des philosophes, des orateurs et d’autres personnalités qui venaient enseigner, débattre ou simplement échanger des idées. Dans cette atmosphère inspirante, les jeunes athlètes et les citoyens pouvaient non seulement développer leur corps, mais aussi nourrir leur esprit. Le palestre devenait ainsi un lieu de convergence entre la culture physique et la culture intellectuelle, reflétant l’idéal grec de kalokagathia, c’est-à-dire la recherche d’un équilibre entre la beauté du corps et la noblesse de l’âme.

Le palestre d’Olympie était donc bien plus qu’un simple lieu d’entraînement. Il symbolisait l’importance accordée par les Grecs à l’éducation complète de l’individu, où la force physique et la réflexion intellectuelle étaient indissociables. En tant que centre de la vie sociale et culturelle, il contribuait à renforcer les liens au sein de la communauté, tout en préparant les athlètes à briller lors des Jeux Olympiques, ces célébrations panhelléniques qui honoraient à la fois les dieux et les vertus humaines. Aujourd’hui, bien que ses murs soient en ruines, le palestre continue d’évoquer cet héritage unique, rappelant que la quête de l’excellence, tant physique qu’intellectuelle, est une aspiration intemporelle.

LE PHILIPPEION

Le Philippéion, situé dans l’enceinte sacrée de l’Altis à Olympie, est un monument circulaire (tholos) érigé par Philippe II de Macédoine pour commémorer sa victoire à la bataille de Chéronée en 338 av. J.-C. Ce monument, unique en son genre à Olympie, était dédié à une famille royale, ce qui souligne l’importance que Philippe accordait à la légitimation de sa dynastie au sein du monde grec.

Construit en calcaire et orné de colonnes ioniques à l’extérieur et corinthiennes à l’intérieur, le Philippéion abritait cinq statues chryséléphantines (en or et ivoire) représentant Philippe II, son fils Alexandre le Grand, son épouse Olympias, ainsi que ses parents, Amyntas III et Eurydice I. Ces statues, réalisées par le sculpteur athénien Léocharès, symbolisaient la puissance et l’unité de la dynastie argéade.

L’emplacement du Philippéion à Olympie, site des Jeux Olympiques antiques, n’était pas anodin. En érigeant ce monument au cœur d’un sanctuaire panhellénique dédié à Zeus, Philippe II cherchait à affirmer son rôle de leader du monde grec et à promouvoir des valeurs telles que la paix, l’harmonie et la coopération entre les cités-États grecques. Cette initiative reflétait une volonté de transcender les divisions politiques pour instaurer une ère de stabilité sous l’égide macédonienne.

Aujourd’hui, bien que le Philippéion soit en ruines, ses vestiges témoignent de l’ambition de Philippe II et de l’importance accordée à la propagande politique et culturelle dans la Grèce antique. Les valeurs universelles qu’il cherchait à promouvoir résonnent encore, rappelant l’héritage durable des idéaux olympiques.

LE TEMPLE D’HERA

Le temple d’Héra à Olympie, également connu sous le nom d’Héraion, est l’un des plus anciens temples grecs, érigé vers 590 av. J.-C. Situé dans la partie nord du sanctuaire sacré d’Altis, il est dédié à Héra, déesse du mariage et de la maternité, et épouse de Zeus. Ce temple est un exemple précoce de l’architecture dorique, caractérisé par une structure périptère avec six colonnes en façade et seize sur les côtés longs. À l’origine, les colonnes étaient en bois de chêne et ont été progressivement remplacées par des colonnes en pierre à mesure de leur détérioration. Les murs inférieurs étaient construits en calcaire coquillier local, tandis que les parties supérieures étaient en briques crues. Le toit était recouvert de tuiles et ornait des frontons sculptés, dont des fragments, notamment d’un grand sphinx, subsistent encore aujourd’hui.

Le temple abritait autrefois des statues de Zeus et d’Héra en pierre calcaire, ainsi que de nombreuses statues chryséléphantines. Parmi elles, la célèbre statue d’Hermès portant Dionysos enfant, attribuée à Praxitèle, a été découverte dans les ruines du temple et est désormais exposée au musée archéologique d’Olympie.

Devant le temple d’Héra se trouve l’autel où, de nos jours, la flamme olympique est allumée lors d’une cérémonie spéciale avant chaque édition des Jeux Olympiques modernes. Cette tradition perpétue l’importance historique et culturelle du site d’Olympie dans le contexte des compétitions sportives.

En l’honneur d’Héra, des jeux dédiés aux femmes, appelés les Héraia, étaient organisés dans la Grèce antique. Ces compétitions consistaient principalement en des courses à pied réservées aux jeunes filles non mariées. Les courses se déroulaient sur une distance légèrement inférieure à celle des courses masculines, reflétant les perceptions de l’époque concernant les capacités physiques des femmes. Les vainqueures recevaient une couronne d’olivier et avaient le privilège de dédier des statues ou des offrandes à Héra. Ces jeux mettaient en lumière la place des femmes dans la société grecque antique et leur participation aux activités religieuses et sportives.

 

Le temple d’Héra à Olympie demeure un témoignage précieux de l’architecture, de la religion et des traditions sportives de la Grèce antique, illustrant le rôle central des sanctuaires dans la vie culturelle et religieuse de l’époque.

LE NYMPHAÏON

Le Nymphée d’Olympie, également connu sous le nom de Nymphée d’Hérode Atticus, est un témoignage impressionnant de l’ingéniosité technique et de la générosité des mécènes de l’Antiquité. Construit au IIe siècle après J.-C., ce monument était bien plus qu’une simple fontaine : c’était une structure dédiée aux nymphes, les esprits des eaux dans la mythologie grecque, mais aussi un ouvrage public essentiel qui fournissait de l’eau fraîche à Olympie, un site souvent bondé lors des Jeux Olympiques et des autres célébrations religieuses.

Hérode Atticus, un riche orateur, sophiste et politicien athénien, a financé la construction de ce nymphée en utilisant la fortune considérable de sa famille. Connu pour son mécénat et son amour des arts, Hérode Atticus a laissé une empreinte durable dans plusieurs villes de l’Empire romain, et Olympie n’a pas fait exception. Bien que certains de ses contemporains conservateurs aient pu considérer ce projet comme frivole ou excessif, le nymphée était en réalité une merveille technique qui répondait à un besoin crucial : l’approvisionnement en eau.

Le nymphée fonctionnait grâce à un système hydraulique sophistiqué. Les sources des collines environnantes étaient captées et canalisées jusqu’à Olympie, où l’eau était stockée dans des réservoirs intégrés au monument. De là, elle était distribuée à travers le sanctuaire, alimentant les fontaines, les bains et les autres installations du site. Ce réseau hydraulique était non seulement fonctionnel, mais aussi esthétique : le nymphée lui-même était orné de statues, de colonnes et de décors sculptés, faisant de lui un point de convergence à la fois pratique et artistique.

Le nymphée était donc bien plus qu’un simple lieu de culte dédié aux nymphes. Il incarnait la synergie entre le sacré et le profane, entre la technologie et l’art. Pour les visiteurs et les athlètes qui affluaient à Olympie, il représentait une source de vie, un endroit où se désaltérer et se rafraîchir sous le soleil grec. Pour la communauté, il était un symbole de la générosité d’Hérode Atticus et de son engagement envers le bien public.

Aujourd’hui, bien que le nymphée ne soit plus qu’une ruine, ses vestiges continuent de raconter une histoire fascinante. Ils rappellent l’importance de l’eau dans les sociétés antiques, non seulement comme ressource vitale, mais aussi comme élément sacré et source d’inspiration artistique. Le Nymphée d’Olympie reste un exemple remarquable de la manière dont les Grecs et les Romains ont su allier utilité, beauté et spiritualité dans leurs réalisations architecturales.

LES TRESORERIES

Les trésoreries d’Olympie sont une série de treize petits édifices, semblables à des temples, alignés sur une terrasse au nord du Métrôon, le temple dédié à Cybèle. Ces structures furent érigées par différentes cités-États grecques entre les VIIᵉ et Vᵉ siècles av. J.-C. Elles servaient à abriter les offrandes précieuses dédiées aux divinités, témoignant ainsi de la dévotion et de la prospérité de chaque cité donatrice.

Chaque trésor, bien que partageant une architecture similaire, reflétait le style et les particularités de la cité qui l’avait construit. Par exemple, le fronton du trésor de Mégare était orné de sculptures détaillées, illustrant l’importance accordée à l’esthétique et à la représentation divine. Ces édifices n’étaient pas seulement des dépôts pour les offrandes, mais symbolisaient également la richesse, la puissance et la piété des cités grecques, y compris celles des colonies d’Italie, d’Afrique du Nord et de Byzantion (l’actuelle Istanbul).

Aujourd’hui, bien que partiellement en ruines, les vestiges des trésoreries d’Olympie offrent un aperçu précieux de l’architecture et des pratiques religieuses de la Grèce antique. Ils témoignent de l’importance des sanctuaires panhelléniques comme lieux de convergence culturelle, religieuse et politique pour les cités grecques de l’époque.

LE STADE

Le stade antique d’Olympie, situé dans le sanctuaire d’Olympie en Grèce, est l’un des sites les plus emblématiques des Jeux olympiques antiques. Construit au VIIIᵉ siècle av. J.-C., il a été le théâtre principal des compétitions sportives pendant plus de mille ans.

Architecture et structure

Le stade pouvait accueillir jusqu’à 45 000 spectateurs, qui prenaient place sur des talus naturels entourant la piste. La piste elle-même mesurait environ 192,27 mètres de long, une distance appelée « stade », qui servait également d’unité de mesure à l’époque. Les courses se déroulaient sur cette distance, les athlètes courant d’un bout à l’autre de la piste.

À l’origine, le stade était une simple aire de course sans aménagements particuliers. Ce n’est qu’au fil des siècles que des améliorations furent apportées, notamment la construction d’un tunnel voûté au IVᵉ siècle av. J.-C., permettant aux athlètes et aux juges d’accéder directement à l’aire de compétition depuis les vestiaires, appelés « apodytéria ».

Événements et compétitions

Le stade d’Olympie était principalement utilisé pour les épreuves de course à pied, telles que le « stade » (course sur une longueur de piste), le « diaulos » (double longueur) et le « dolichos » (course de fond). D’autres disciplines, comme la lutte, le pugilat et le pancrace, se déroulaient également dans l’enceinte du stade. Les compétitions équestres, en revanche, avaient lieu dans l’hippodrome voisin.

Rituels et cérémonies

Outre les compétitions sportives, le stade était le lieu de diverses cérémonies religieuses et rituelles. Les Jeux olympiques antiques étaient avant tout un festival religieux en l’honneur de Zeus, et de nombreux sacrifices et offrandes étaient effectués pendant la période des jeux. Les vainqueurs étaient couronnés d’une couronne d’olivier sauvage, symbole de paix et de victoire.

Héritage et redécouverte

Après l’abolition des Jeux olympiques par l’empereur romain Théodose Ier au IVᵉ siècle apr. J.-C., le stade tomba progressivement en ruine et fut enseveli au fil du temps. Ce n’est qu’au XIXᵉ siècle que des fouilles archéologiques mirent au jour le site, révélant l’importance historique et culturelle du stade d’Olympie. Aujourd’hui, il est possible de visiter les vestiges de ce lieu chargé d’histoire, témoignant de l’importance du sport et de la religion dans la Grèce antique.

Le stade antique d’Olympie reste un symbole puissant du patrimoine sportif et culturel mondial, rappelant les origines des Jeux olympiques modernes et l’esprit de compétition pacifique qui les anime.

PTOLEMAÏOS

Les statues d’Olympie dédiées à la dynastie ptolémaïque sont un hommage fascinant à l’une des familles les plus influentes de l’Antiquité. Ces œuvres, érigées dans le sanctuaire panhellénique d’Olympie, célèbrent non seulement la puissance politique des Ptolémées, mais aussi leur engagement envers la culture, les arts et les sciences. Parmi les membres de cette dynastie, Ptolémée II Philadelphe, roi d’Égypte, occupe une place particulière. Son règne, marqué par un mécénat exceptionnel, a laissé une empreinte durable sur le monde hellénistique.

Ptolémée II était bien plus qu’un souverain : c’était un protecteur des lettres et des arts. Sous son règne, la ville d’Alexandrie est devenue un phare culturel et intellectuel, attirant les plus grands esprits de l’époque. Il a financé la construction du Musée d’Alexandrie, un centre de recherche et d’enseignement sans équivalent dans le monde antique, ainsi que la célèbre Bibliothèque d’Alexandrie, qui abritait des centaines de milliers de volumes et visait à rassembler tout le savoir humain. Ces institutions ont fait d’Alexandrie la capitale intellectuelle du monde hellénistique, un lieu où philosophes, scientifiques et artistes pouvaient échanger et innover.

Mais l’influence de Ptolémée II ne se limitait pas à l’Égypte. Il a également marqué Olympie, l’un des sites les plus sacrés de la Grèce antique. Selon les historiens, il a probablement financé la construction du palais d’Olympie, un édifice qui reflétait à la fois sa puissance politique et son amour pour la culture grecque. Ce palais, bien que moins connu que le Musée ou la Bibliothèque d’Alexandrie, témoignait de son désir de laisser une marque dans les lieux les plus prestigieux du monde hellénistique.

Les statues dédiées à la dynastie ptolémaïque à Olympie ne sont donc pas de simples monuments commémoratifs. Elles incarnent le lien étroit entre les Ptolémées et la culture grecque, ainsi que leur rôle de mécènes et de protecteurs des arts et des sciences. En célébrant Ptolémée II et sa famille, ces statues rappellent une époque où les souverains considéraient la promotion de la connaissance et de la beauté comme une partie essentielle de leur héritage. Aujourd’hui, elles continuent de raconter l’histoire d’une dynastie qui a su allier pouvoir politique et ambition culturelle, laissant une trace indélébile dans l’histoire de l’humanité.

NERO’S HOUSE

La Maison de Néron, située au sud-est du site archéologique d’Olympie, est une villa construite au Ier siècle de notre ère pour l’empereur romain Néron. Cette résidence, unique en son genre dans la zone sacrée de l’Altis, témoigne de l’influence romaine sur le sanctuaire grec traditionnel.

Contexte historique

Lors de sa visite à Olympie en 66 après J.-C., Néron participa aux Jeux Olympiques, une initiative visant à renforcer les liens entre Rome et la Grèce. Pour accueillir l’empereur et sa suite, une villa luxueuse fut spécialement érigée, reflétant les goûts somptueux de Néron. Des fouilles archéologiques ont mis au jour une conduite d’eau en plomb portant l’inscription « ner. aug. », abréviation de Nero Augustus, confirmant ainsi l’attribution de la villa à l’empereur.

Architecture et caractéristiques

La villa présentait une série de pièces organisées autour d’un atrium central, menant à une cour péristyle ornée de colonnes ioniques et de canaux d’eau décoratifs. Au sud, un bain chaud avec une abside témoignait du luxe des installations. Bien que les ruines actuelles ne reflètent plus la splendeur originelle, elles offrent un aperçu de l’architecture romaine intégrée dans un site grec sacré.

Évolution ultérieure

Après le départ de Néron, la villa subit des transformations. Vers l’an 200 de notre ère, un complexe de thermes fut construit sur les vestiges de la résidence impériale, illustrant l’évolution des usages et des besoins du sanctuaire au fil du temps. Ces bains publics, connus sous le nom de Thermes de Kronion, étaient situés à proximité et témoignent de l’importance des installations balnéaires dans la culture romaine.

Aujourd’hui, la Maison de Néron rappelle la présence romaine à Olympie et l’intégration de l’architecture romaine dans un contexte grec ancien.

PORTIQUE SUD

Le portique sud, également appelé Stoa sud, est une structure notable du site archéologique d’Olympie.

Situé à l’extrémité sud du gymnase, il se distingue par son architecture composée d’une galerie simple ornée de colonnes doriques. Ce portique servait principalement d’espace abrité pour les athlètes, leur permettant de s’entraîner aux courses même par mauvais temps.

La galerie offrait une piste longue de 192,27 mètres, correspondant exactement à la longueur d’un stade olympique.

À l’extrémité ouest du portique sud, près de la palestre, on peut observer les vestiges d’un four datant du IIIe siècle après J.-C., protégé par une toiture.

La jonction entre le portique sud et le portique est était marquée par un propylée, une entrée monumentale construite avec soin au IIe ou Ier siècle avant J.-C., qui donnait accès depuis la rue au terrain d’exercice.

 

LES THERMES DE LEONIDAION

Le Léonidaion était un bâtiment de prestige situé à Olympie, construit en 330 av. J.-C. par Léonidas de Naxos.

Il servait d’hôtellerie pour les visiteurs officiels et les athlètes participant aux Jeux Olympiques antiques.

Le bâtiment se distinguait par sa structure en brique, avec des murs parmi les mieux conservés du site archéologique.

Il était doté d’une cour intérieure entourée de portiques, offrant aux visiteurs un espace de promenade abrité. Les thermes comprenaient plusieurs bassins d’eau chaude et froide, des salles de massage et de repos, alimentés par des sources naturelles d’eau chaude, ajoutant une dimension de luxe et de bien-être. Les murs et les sols étaient ornés de mosaïques et de fresques représentant des scènes mythologiques et des motifs décoratifs, reflétant l’élégance de l’ensemble.

Les athlètes utilisaient ces installations pour se détendre et récupérer après les compétitions, tandis que les dignitaires et visiteurs de marque y socialisaient, discutant affaires politiques, commerciales et sociales. Des divertissements tels que des spectacles de musique et de danse y étaient également organisés, créant une atmosphère festive.

Aujourd’hui, les ruines du Léonidaion à Olympie offrent aux visiteurs un aperçu de la grandeur et de l’élégance de cet édifice antique.

Les fouilles archéologiques ont permis de découvrir des éléments architecturaux et décoratifs témoignant de la richesse de ce lieu. Les visiteurs peuvent explorer ces vestiges lors de leur visite du site archéologique d’Olympie, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des panneaux d’information et des guides sont disponibles pour expliquer l’histoire et la fonction du Léonidaion, ainsi que les découvertes archéologiques récentes.

Le Léonidaion est un témoignage de l’importance accordée au bien-être et à la détente dans la culture grecque antique, illustrant également le rôle des mécènes dans la construction et le financement des infrastructures publiques.

ATELIERS DE PHIDEAS

L’atelier de Phidias à Olympie est un lieu emblématique de l’histoire de l’art grec antique. C’est ici que le sculpteur Phidias a conçu la statue chryséléphantine de Zeus, reconnue comme l’une des sept merveilles du monde antique.

Situé à l’ouest de la vallée d’Olympie, dans la région d’Élide, l’atelier de Phidias était stratégiquement positionné à proximité du sanctuaire dédié à Zeus. Le bâtiment était conçu pour reproduire à l’identique le cella du temple où serait finalement installée la statue, permettant ainsi à Phidias de travailler dans des conditions similaires à celles du lieu d’exposition final.

La statue de Zeus, réalisée en or et en ivoire, mesurait environ 13 mètres de hauteur et représentait le dieu assis sur un trône majestueux. Les parties nues du corps étaient en ivoire, tandis que le manteau, la barbe et la chevelure étaient en or. La tête était ceinte d’une couronne d’olivier en argent. Cette œuvre monumentale était destinée à orner le temple de Zeus à Olympie et symbolisait la puissance et la divinité.

Les vestiges de l’atelier de Phidias ont été mis au jour lors de fouilles archéologiques. Ces découvertes ont permis de mieux comprendre les techniques de fabrication des statues chryséléphantines et l’organisation du travail des sculpteurs de l’époque.

Bien que la statue de Zeus ait été détruite et que l’atelier ne soit plus qu’en ruines, le site reste un témoignage précieux de l’apogée de l’art grec classique. Il continue d’inspirer les historiens de l’art et les passionnés d’archéologie du monde entier.

En visitant l’atelier de Phidias à Olympie, on plonge au cœur de l’histoire et de la créativité humaine, en découvrant l’endroit où l’une des plus grandes merveilles du monde antique a vu le jour.

HERMAE

Les Hermae, ou les grands bains romains, représentent un chef-d’œuvre architectural et culturel, construits sur un site chargé d’histoire. Ils ont été érigés sur les vestiges d’une ancienne piscine, la plus ancienne de toute la Grèce antique, datant d’environ cinq siècles avant notre ère. Cette piscine, témoin des pratiques sociales et hygiéniques de l’époque, a servi de fondation à un complexe thermal qui allait devenir un symbole de raffinement et de sophistication dans le monde romain.

Les bains romains étaient bien plus qu’un simple lieu de propreté : ils constituaient un espace de détente, de socialisation et de bien-être. Le complexe des Hermae était composé de plusieurs salles aux fonctions distinctes, chacune conçue avec une attention particulière à l’esthétique et au confort. Les plafonds voûtés, les murs recouverts de marbre et les sols ornés de mosaïques témoignaient du luxe et de l’artisanat de l’époque.

Parmi les espaces les plus remarquables figuraient les bains chauds (caldarium) et les bains froids (frigidarium), offrant aux visiteurs une expérience thermale contrastée, bénéfique pour le corps et l’esprit. Les salles de sudation (laconicum), similaires à des saunas modernes, permettaient une purification par la transpiration. Les vestiaires (apodyterium) étaient aménagés pour accueillir les effets personnels des baigneurs, tandis que les petits bains privés offraient une intimité appréciée par les plus riches visiteurs.

L’atrium, espace central ouvert, servait de lieu de rencontre et de détente, souvent agrémenté de fontaines et de sculptures. Les sanitaires, intégrés au complexe, démontraient l’avancée des systèmes d’hygiène romains. Enfin, le système de chauffage au sol (hypocauste), ingénieux et innovant, assurait une température agréable dans les salles chaudes, grâce à un réseau de canaux circulant l’air chaud sous les sols surélevés.

Les Hermae étaient bien plus qu’un simple lieu de bains : ils incarnaient un art de vivre, un espace où se mêlaient hygiène, loisirs et culture. Ils reflétaient la grandeur de la civilisation romaine, où l’eau et le bien-être étaient élevés au rang d’art. Aujourd’hui, ces vestiges nous rappellent l’ingéniosité et le raffinement d’une époque où les bains publics étaient au cœur de la vie sociale et spirituelle.

TEMPLE DE ZEUS

Le Temple de Zeus à Olympie était un édifice emblématique de la Grèce antique, dédié au roi des dieux, Zeus. Construit au milieu du Ve siècle av. J.-C., il représentait l’archétype du temple dorique classique.

Les dimensions imposantes du temple, d’environ 68 pieds de hauteur et 236 par 98 pieds en superficie, reflétaient l’importance du culte de Zeus à Olympie.

Les frontons du temple étaient ornés de sculptures en marbre de Paros, illustrant des scènes mythologiques : le fronton est dépeignait la course de chars entre Pélops et Œnomaos, tandis que le fronton ouest représentait une centauromachie, mettant en scène la bataille entre les Lapithes et les centaures, avec Apollon au centre symbolisant l’ordre et la rationalité face au chaos.

L’intérieur du temple abritait l’une des Sept Merveilles du monde antique : la statue chryséléphantine de Zeus, œuvre du sculpteur Phidias. Haute d’environ 13 mètres, cette statue monumentale combinait or et ivoire pour représenter le dieu assis sur un trône orné de motifs complexes. Phidias réalisa cette œuvre dans son atelier à Olympie, et sa création prit environ 13 ans, de 470 à 457 av. J.-C.

Malheureusement, le temple subit des destructions au fil des siècles, notamment en 426 apr. J.-C. lors de la suppression des cultes païens, puis à la suite de tremblements de terre en 522 et 551 apr. J.-C. Aujourd’hui, bien que le temple soit en ruines, ses vestiges témoignent de la grandeur passée de ce sanctuaire dédié à Zeus

 

Citius – Altius – Fortius.

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RESTAURANT AEGEAN – OLYMPIE – GRECE

Une belle terrasse ombragée, une ambiance chaleureuse et des plats qui nous font de l’œil : voilà ce qui nous accueille au restaurant Aegean, à Olympie. Dès notre arrivée, nous sommes séduits par le cadre simple mais convivial, typique des tavernes grecques, où l’on sent que l’on va bien manger.

Au menu, nous succombons évidemment aux gyros, cette spécialité locale incontournable. Servis en pita bien garnie ou en assiette, les gyros au poulet et au porc sont un régal. La viande, marinée et grillée à la perfection, est tendre et savoureuse, accompagnée de tomates fraîches, d’oignons, de tzatziki et de frites croustillantes. Un vrai festin pour les papilles !

Nous nous laissons également tenter par le gigot en sauce au thym et au citron, un plat traditionnel qui exhale les parfums de la cuisine grecque. La viande d’agneau, cuite lentement pour une texture fondante, est sublimée par une sauce aromatique qui mêle le thym, le citron et des herbes méditerranéennes. Chaque bouchée est une explosion de saveurs, un hommage à la gastronomie locale.

Le tout est arrosé d’un verre de vin local ou d’une bière fraîche, parfait pour accompagner ce repas généreux. Le service est souriant et attentionné, ajoutant à la convivialité de l’expérience.

En résumé, le restaurant Aegean est une bonne adresse à Olympie pour découvrir des plats authentiques et savoureux dans un cadre agréable. Que ce soit pour un déjeuner rapide ou un dîner plus copieux, cette taverne saura vous régaler et vous faire vivre un vrai moment de gastronomie grecque.

RESTAURANT VASILIKIS OLYMPIE GRECE

Le restaurant Vasilakis, situé à Olympie, est une entreprise familiale réputée pour son ambiance conviviale et son service rapide. Leur menu met en avant des plats grecs traditionnels, préparés maison, avec une attention particulière aux grillades toujours fraîchement cuites.

Parmi leurs spécialités, le Gyros Pita se distingue : un pain pita en forme de cornet, garni de viande de porc, de frites, de tomates, d’oignons rouges et de tzatziki. Ce délice est proposé à un prix abordable, variant entre 2 et 3 €. Une autre entrée appréciée est la feta grillée, où le fromage est frit, enrobé de graines de sésame et servi avec du miel, offrant une combinaison harmonieuse de saveurs salées et sucrées.

Les clients louent la fraîcheur et l’authenticité des plats, ainsi que les prix raisonnables. L’atmosphère simple et sans prétention du restaurant, combinée à un service amical, en fait une halte recommandée pour les visiteurs explorant la région.

En somme, Vasilakis incarne la tradition culinaire grecque, offrant aux convives une expérience gustative authentique dans un cadre chaleureux.

TAVERNE TO KYMA – KATAKOLON – GRECE

La Taverne To Kyma, située à Katakolon, offre une expérience culinaire exceptionnelle en bord de mer. Installés sur une terrasse ensoleillée, nous avons savouré des plats de fruits de mer frais tout en profitant du doux murmure des vagues.

Bastien a choisi les calamars frits (Tiganitó kalamári), croustillants et dorés à la perfection, accompagnés d’une sauce tartare maison. Margot s’est régalée avec des spaghettis aux gambas (garidomakaronáda), où des gambas juteuses se mêlaient à des pâtes al dente dans une sauce savoureuse. Nad a opté pour une escalope de poulet tendre et j’ai dégusté des poulpes grillés (chtapódi psitó), offrant une texture ferme et une saveur légèrement fumée.

Ce repas, alliant fraîcheur des ingrédients et cadre idyllique, restera gravé dans nos mémoires comme un moment de pur bonheur gastronomique.

LES LOGEMENTS

CENTRAL GUEST HOUSE OLYMPIE

Lors de notre séjour à Olympie, nous avons réservé deux nuits à la Central Guest House pour 110 €, sans acompte via Booking.com.

Cependant, notre expérience a été mitigée. L’appartement s’est avéré exigu, avec une table ne pouvant accueillir que trois personnes et une seule chambre. Le Wi-Fi était faible et instable. De plus, le parking, très étroit, ne permettait pas à tous les locataires de stationner leur véhicule.

Malheureusement, les options d’hébergement à Olympie étant limitées, nous n’avions pas beaucoup d’autres choix.

Pour de futurs séjours, il pourrait être intéressant d’explorer d’autres hébergements à Olympie, tels que l’hôtel Bacchus, situé à environ 2 km du Musée de l’histoire des Jeux olympiques antiques, qui dispose d’une piscine en plein air.

Le Leonidaion Guest House est également une option à considérer, offrant des chambres décorées avec élégance et une hospitalité grecque chaleureuse.

LES LIENS

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