Phoque Moine Monachus +
Le genre Monachus regroupe trois espèces de Phoque Moine, dont l’une est aujourd’hui éteinte :
- Monachus monachus (Hermann, 1779) : Phoque moine de Méditerranée, en danger d’extinction.
- Monachus schauinslandi (Matschie, 1905) : Phoque moine hawaïen, en danger d’extinction.
- Monachus tropicalis (Gray, 1850) : Phoque tropical ou phoque moine des Caraïbes, éteint vers 1950.
Ces mammifères font face à une menace sérieuse d’extinction imminente, avec des variations génétiques très faibles au sein des deux espèces survivantes. Le plus ancien fossile connu de cette espèce remonte au Pléistocène.
Le Phoque Moine, également appelé Isifer par les habitants de la région, était autrefois très commun sur les côtes de la mer Méditerranée, de la côte africaine du Maroc jusqu’au Sénégal, ainsi que dans les régions des Açores, de Madère, des Canaries et du Cap-Vert. Il a été le compagnon habituel de nos ancêtres et demeure encore dans la mémoire collective de la population de cette partie de l’océan Atlantique.
Malheureusement, de nos jours, tant pour les hommes que pour les phoques, cette espèce est en danger d’extinction, faisant partie des dix mammifères les plus menacés de la planète. On estime que sa population mondiale actuelle ne dépasse pas les 500 individus.
La colonie du Cap Blanc est la seule survivante parmi les nombreuses colonies qui existaient autrefois, avec plusieurs familles partageant l’espace et les ressources. Bien que les phoques affectionnent les plages ouvertes, ils se sont aujourd’hui réfugiés dans des grottes pour échapper à la persécution humaine.
Description :
- Chez le phoque de Méditerranée, le mâle est légèrement plus grand que la femelle, tandis que c’est l’inverse chez le phoque moine des Caraïbes.
- Le phoque de Méditerranée est l’espèce la plus lourde des deux, avec un poids moyen de 315 kg pour le mâle et de 300 kg pour la femelle. Le phoque moine des Caraïbes pesait environ 169 kg pour le mâle et 203 kg pour la femelle.
Répartition géographique :
- En Méditerranée, l’espèce est très menacée, mais des sites de reproduction protégés existent dans le bassin oriental.
- En Atlantique, des populations importantes résidaient dans la région du Maroc (Sahara occidental), mais leur présence a été fortement réduite, potentiellement liée à l’instabilité politique de la région.
Reproduction :
- La période de reproduction du phoque de Méditerranée a lieu entre septembre et novembre, tandis que celle du phoque hawaïen s’étend de mars à août.
- Les femelles des deux espèces donnent naissance à un seul petit après une période de gestation de 11 mois.
Tableau comparatif des espèces et observations
| Groupe / Espèce | Sous-espèce | Aire de répartition principale | Caractéristiques biologiques | Observation terrain |
|---|---|---|---|---|
| Phoque à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus) | A. p. pusillus (Afrique australe) | Côtes de Namibie et Afrique du Sud | Otarie (Otariidés) : petits pavillons d’oreille, déplacement terrestre aisé, mâles jusqu’à 360 kg, colonies massives synchronisées en saison de reproduction | Cape Cross (Skeleton Coast, Namibie) : jusqu’à 210 000 individus en saison, mortalité néonatale élevée mais nombre net de naissances très important ✅ Walvis Bay (Namibie) — individus isolés et petits groupes observés sur le waterfront, comportement semi-urbain, nageurs agiles, parfois en posture de flottaison dorsale, interactions discrètes avec les activités |
| A. p. doriferus (Australie) | Australie méridionale et Tasmanie | Morphologie proche, mâles plus massifs, colonies plus petites que celles d’Afrique | Non observé | |
| Phoque moine de Méditerranée (Monachus monachus) | Espèce monotypique (pas de sous-espèce reconnue actuellement) | Méditerranée orientale, mer Égée, Atlantique oriental (Madère, Mauritanie) | Phoque vrai (Phocidés) : pas de pavillon auriculaire, corps fusiforme, jusqu’à 2,8 m et 300 kg, espèce en danger critique d’extinction (<700 individus) | Cap Blanc – NOUADHIBOU (Mauritanie) : l’une des dernières colonies stables, environ 200 individus, fréquentant les grottes littorales et les plages rocheuses |
| Phoque commun (Phoca vitulina) | Plusieurs sous-espèces (Atlantique Nord, Pacifique Nord) | Côtes tempérées de l’hémisphère Nord | Phoque vrai : taille moyenne (1,5–1,8 m), régime piscivore, reproduction en petites colonies | colonies régulières en baie d’Authie (bancs de sable à marée basse) ; visible depuis postes d’observation, jumelles recommandées |
| Phoque gris (Halichoerus grypus) | Espèce monotypique | Atlantique Nord (Europe, Amérique du Nord) | Plus grand que le phoque commun, museau allongé, colonies sur plages sablonneuses | Non observé |
| Phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) | Espèce monotypique | Arctique et Atlantique Nord | Phoque vrai : pelage blanc chez les jeunes (« blanchons »), migrations saisonnières | Non observé |
Points clés naturalistes intégrés
- Cape Cross : colonie de phoques à fourrure du Cap, la plus grande au monde, dépendante du courant de Benguela.
- Cap Blanc – Nouadhibou : refuge pour le phoque moine de Méditerranée, espèce en danger critique, unique population stable en Atlantique oriental.
- Les autres espèces sont mentionnées pour contexte global, mais non observées directement dans vos expéditions.
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