Walvis Bay — Là où le désert touche l’océan Namibie
Ce matin, à peine avons-nous quitté la douceur rétro de Swakopmund , avec ses façades pastel et son ambiance presque balnéaire, que le paysage bascule soudainement en direction de Walvis Bay. Les maisons disparaissent, les palmiers se raréfient, et face à nous surgit un autre monde : des dunes immenses, dorées, mouvantes, comme sculptées par une main invisible. L’impression est saisissante. On se croirait aux confins de Merzouga ou de l’Erg Chegaga, là où le Sahara s’étire à l’infini et se fait œuvre d’art.
Mais ici, nous sommes bien en Namibie. Et ces dunes ne sont pas silencieuses. Elles vibrent, bruissent, s’animent.
Sur leurs flancs, un étonnant ballet se met en scène. Des quads bondissent comme des insectes mécaniques, des buggys escaladent les pentes dans un grondement joyeux, tandis que des dromadaires avancent lentement, imperturbables, silhouettes élégantes et paisibles au milieu de cette agitation motorisée. Leurs guides, vêtus de tissus éclatants, ajoutent une touche saharienne inattendue à ce théâtre côtier déjà presque irréel. Et derrière ce spectacle vivant, l’Atlantique veille. Immense, profond, respirant. Ici, le désert ne domine pas la mer, il danse avec elle. Deux mondes se frôlent, se confrontent, se complètent.
En approchant de Walvis Bay,le paysage s’adoucit. Les dunes s’écartent, le sable s’efface, laissant place à une vaste étendue d’eau salée : le lagon. Sa surface, calme en apparence, est en réalité animée d’une vie intense. Les flamants s’y regroupent, parfois en files gracieuses, parfois en nappes mouvantes, fouillant les vasières avec élégance. Mais ils ne sont pas tous roses de la même manière. Deux espèces cohabitent ici : leflamant rose d’Afrique (Phoenicopterus roseus), grand, pâle et majestueux, au bec légèrement courbé, et le flamant nain (Phoeniconaias minor), plus petit, plus vif, d’un rose profond tirant vers le corail et doté d’un bec noir. Leur comportement diffère également : les premiers évoluent lentement, presque solennels, quand les seconds s’agitent en groupes compacts et nerveux. Sur fond d’eau salée, leurs plumages déclinent une palette qui va du blanc nacré au rose ardent, comme une aquarelle vivante qui change avec la lumière.

Un peu plus loin, une silhouette attire immédiatement notre regard : le Raft Restaurant, installé sur pilotis, semblant flotter entre ciel et lagune. Sa structure de bois clair, ses lignes marines et ses larges baies vitrées ouvertes sur l’horizon lui donnent des allures de navire volontairement échoué ici, juste pour offrir aux visiteurs une parenthèse de douceur. Promesse inscrite dans le regard : nous reviendrons.
À l’heure du déjeuner, nous posons nos pas (et nos appétits) au Anchors Waterfront Restaurant, au bord même de l’eau. Devant nous, le lagon devient un théâtre naturel où tout bouge, tout respire. Sur la promenade du Waterfront flotte une ambiance presque festive. Quelques notes de musique s’échappent des terrasses, des rires résonnent, et dans l’eau, des formes sombres glissent paisiblement : les otaries à fourrure du Cap. Leur pelage brun et lustré scintille sous le soleil. Elles nagent, tournent, disparaissent, réapparaissent, curieuses et joueuses, donnant l’impression d’observer autant les humains que nous les observons. Leur présence apporte une douceur inattendue : ici, l’humain et le sauvage semblent cohabiter avec une simplicité désarmante.


Non loin, de petits kiosques d’artisanat attirent notre attention : sculptures animalières, textiles colorés, objets marins travaillés avec talent. Chaque étal raconte une histoire. On y retrouve la main de l’artiste, les influences de la côte, le lien avec la mer et le désert tout proches. Même à l’arrêt, le voyage continue.
Puis la route reprend, longeant inlassablement le Flamingo Lagoon. L’eau reflète le ciel, les oiseaux semblent parfois flotter entre deux mondes. Certains dorment sur une patte, parfaitement immobiles, quand d’autres fouillent la vase, bec retourné comme une cuillère vivante et ingénieuse, résultat d’une adaptation spectaculaire. La scène se répète, mais ne fatigue jamais : la lumière, en changeant, réinvente le tableau à chaque seconde.
Et soudain, c’est le choc visuel. Les ateliers du sel apparaissent. Les Walvis Bay Salt Works s’étendent en une géométrie presque irréelle : de vastes bassins géométriques, découpés comme par un architecte du minéral, où la nature et l’industrie semblent dialoguer à ciel ouvert. D’immenses montagnes de sel se dressent telles des glaciers immobiles échoués sous le soleil africain. Le contraste est saisissant : le blanc éclatant du sel face à l’or brûlant des dunes, le tout baigné dans une lumière presque trop parfaite pour être vraie.

Les dunes voisines attirent immédiatement les amateurs de sensations fortes. Des 4×4 s’élancent, gravissent les pentes sablonneuses, serpentent avec précision, jusqu’à atteindre des points de vue spectaculaires sur la lagune, l’océan et les salines. La scène semble irréelle : entre flamants, cristaux étincelants et dunes mouvantes, Walvis Bay condense en un même espace le minéral, l’animal et le mécanique, réunis sous une lumière qui révèle tout sans jamais en enlever le mystère.

Les salines de Walvis Bay dévoilent un écosystème extrême et fascinant, où la chimie du sel rencontre la biologie des extrêmophiles et l’élégance des oiseaux migrateurs. En quittant le lagon, la route traverse ce territoire étonnant : les salt pans s’étendent en grands bassins colorés, ceints de digues terreuses, scintillant de cristaux. Lieu industriel avant tout, il est aussi un laboratoire vivant.
La couleur rose intense de certains bassins n’a rien d’un artifice. Elle provient de la prolifération de micro-organismes halophiles, capables de survivre dans des eaux dont la salinité dépasse de loin celle des océans. Parmi eux, les halobactéries et la microalgue Dunaliella salina dominent. Pour se protéger de la forte salinité et du rayonnement solaire, elles produisent des pigments caroténoïdes — bactériorhodopsine pour les premières, bêta-carotène pour les secondes — donnant à l’eau ces teintes allant du rose pâle à l’orangé intense.

Ces conditions extrêmes attirent paradoxalement une faune riche.
Les salines sont classées zone humide d’importance internationale (Ramsar), car elles accueillent des milliers d’oiseaux migrateurs.
On y observe les flamants roses d’Afrique (Phoenicopterus roseus), filtrant les microalgues grâce à leur bec lamellé, et lesflamants nains (Phoeniconaias minor), plus petits, plus colorés, amateurs de cyanobactéries.
- Pélicans blancs, avocettes élégantes, échasses, cormorans à poitrine blanche complètent ce tableau animé et essentiel.
La périphérie des salines n’est pas déserte non plus : chacals à chabraque, hyènes brunes, phoques à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus) apparaissent parfois, notamment du côté de Pelican Point.
Les dunes voisines abritent quant à elles une faune discrète et remarquablement adaptée : lézards sablonneux, scarabées collecteurs de brume, plantes succulentes aux racines profondes, fragiles mais tenaces.

Pour les photographes comme pour les naturalistes, les salines sont une scène idéale. Aux heures douces du matin ou du soir, la lumière rasante intensifie les contrastes : cristaux blancs éclatants, bassins roses, plumes corail, dunes dorées… un tableau mouvant où l’industrie et la nature cohabitent, parfois en tension, souvent dans une étonnante harmonie.
Et au-dessus de tout cela… la lumière.
Une lumière tellement intense qu’elle transforme chaque cristal de sel en éclat de diamant, chaque oiseau en calligraphie vivante, chaque dune en vague minérale figée dans l’espace. On comprend alors que Walvis Bay n’est pas seulement une escale : c’est un laboratoire à ciel ouvert, un livre de science écrit en sable, en sel et en plumes.
Et nous, infiniment petits mais profondément émerveillés, en tournons les pages lentement.
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Vers Rooibank — Flamants roses et dunes en technicolor
Puis nous quittons Walvis Bay en milieu d’après-midi, repus, ravis, et légèrement salés (merci les huîtres gratinées). Direction Rooibank, petit hameau discret niché entre dunes et mirages, à une trentaine de kilomètres à l’intérieur des terres. La route serpente entre les salines et les étendues semi-arides, et très vite, le décor bascule : plus de mer, plus de phoques à fourrure , mais des dunes à perte de vue, orangées, dorées, parfois presque rouges, comme si le désert avait décidé de se maquiller pour le coucher du soleil.
Et là, surprise : des groupes de flamants roses réapparaissent, comme s’ils nous suivaient en douce depuis le lagon. Ils se tiennent dans des poches d’eau improbables, entourés de sable et de silence, dans un contraste presque irréel. Le rose de leurs plumes tranche avec l’ocre des dunes, le bleu du ciel, et le vert timide de quelques buissons résistants. On dirait une peinture vivante, une scène sortie d’un rêve de naturaliste sous LSD (version soft, bien sûr).
Rooibank, lui, se dévoile comme un mirage paisible : quelques maisons, des arbres qui tiennent bon, et une lumière rasante qui transforme chaque grain de sable en pépite. C’est un lieu de passage, de silence, de contemplation — parfait pour digérer les crevettes au curry et les émotions du lagon.
Walvis Bay, entre lagune et désert Une immersion inoubliable entre océan et dunes : Kayak parmi les otaries
Au départ de Swakopmund, nous reprenons la route qui longe l’Atlantique vers le sud. En une trentaine de minutes, nous atteignons Walvis Bay. La lumière matinale caresse la lagune, révélant des reflets turquoise sur les eaux peu profondes, en contraste avec les teintes ocre du désert qui s’étire à l’horizon. Ici, l’océan et le Namib se rencontrent dans une étreinte silencieuse, façonnant un écosystème d’une richesse rare.
Les flamants roses et nains forment des nuées mouvantes, presque chorégraphiées, tandis que les pélicans blancs glissent au ras de l’eau, ailes déployées. Les avocettes, les échasses et les sternes se déplacent avec une grâce presque irréelle sur les bancs de sable. Chaque pas sur la Lagoon Boardwalk révèle une nouvelle scène, un nouveau ballet, sans jamais troubler la faune.

Le rendez-vous est fixé au Waterfront, sur le quai près du restaurant Anchors. Notre guide nous attend, sourire discret et 4×4 prêt à bondir. Nous embarquons avec deux couples francophones — un jeune duo de Liège, un couple de Nancy — direction Pelican Point, ce long cordon sableux qui ferme la lagune et s’avance vers l’océan comme une main protectrice.
En chemin, nous longeons les Salt Pans. Aujourd’hui, les ateliers de sel sont en pleine activité : les convoyeurs tournent, les coniques s’élèvent, et l’air est chargé d’un parfum minéral. Mais ce qui nous arrête, ce sont les oiseaux — encore eux — flamants, pélicans blancs, et tout ce petit monde qui semble ignorer la présence des machines.
Et puis, juste avant d’atteindre la presqu’île, une scène qui nous fait ralentir : trois petits chacals à chabraque, blottis dans des cuvettes de sable, à peine visibles. Leurs oreilles frémissent, leurs yeux nous observent sans crainte. Ils sont là, paisibles, presque complices, comme s’ils faisaient partie du décor. Leur pelage mêle roux et gris, leur dos marqué de cette fameuse “chabraque” sombre qui leur donne leur nom. Ils ne fuient pas. Ils attendent. Ils regardent. Et nous, on les regarde aussi, sans bruit, sans geste, juste avec le respect que mérite une rencontre imprévue.
Nous approchons des Salt Pans. Le vent se fait plus doux, l’air chargé d’embruns, les cris des mouettes se mêlent au grondement sourd des vagues. Aujourd’hui, nous pagayerons au milieu des phoques à fourrure du Cap. Mais déjà, la journée est pleine.
Après avoir longé les étendues salines, nous entamons une piste très sableuse qui oblige à enclencher les quatre roues motrices. Devant notre 4×4, des flamants roses s’envolent dans un ballet aérien saisissant. Leurs ailes noires et roses tranchent sur le ciel pâle, et leur vol synchronisé révèle une coordination sociale remarquable, typique des espèces grégaires comme le Phoenicopterus roseus.
Nous longeons l’océan. Un ancien wharf rouille sur la plage, vestige d’une époque industrielle. Sur les structures métalliques et les tuyaux rongés par le sel, des cormorans à poitrine blanche (Phalacrocorax lucidus) étendent leurs ailes au soleil. Ce comportement, appelé “séchage alaire”, est caractéristique des cormorans à poitrine blanche, dont les plumes ne sont pas totalement imperméables. Cela leur permet de plonger efficacement pour capturer poissons et crustacés, mais les oblige à sécher régulièrement leur plumage pour conserver leur capacité de vol.
Le Phalacrocorax lucidus se distingue par son plumage noir contrasté d’une large poitrine blanche, son bec crochu et sa posture souvent verticale lorsqu’il est au repos. Il est endémique des côtes africaines et fréquente les lagunes, estuaires et zones portuaires, où il profite des structures artificielles pour se percher.
Plus loin, sur la plage, nous approchons les phoques à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus), rassemblées en bancs mouvants. Certaines dorment, d’autres se chamaillent, se roulent dans le sable ou glissent vers l’eau. Les plus jeunes tentent des cris maladroits, les adultes grognent, s’étirent, se prélassent. Leur pelage dense, composé de deux couches, leur permet de conserver la chaleur dans les eaux froides du courant de Benguela.
Un chacals à chabraque, (Canis mesomelas) rôde entre les groupes, curieux mais prudent. Opportuniste, il explore les abords de la colonie à la recherche de carcasses, de placenta ou de jeunes affaiblis. Ce comportement est bien documenté dans les zones côtières de Namibie, où les interactions entre chacals à chabraque,et otaries sont fréquentes, parfois conflictuelles, mais toujours révélatrices d’un écosystème en tension et en adaptation.
En toile de fond, les silhouettes massives des cargos ancrés au large ajoutent une touche surréaliste à la scène. La vie sauvage et l’activité humaine coexistent ici, dans un équilibre étrange mais fascinant, où chaque espèce semble avoir trouvé sa place — temporaire, mouvante, mais réelle.
Nous arrivons enfin sur le site de mise à l’eau. Le sable est pâle, l’horizon dégagé, et autour de nous, des milliers de phoques à fourrure du Cap s’étalent sur la plage comme des galets animés. Certaines dorment, d’autres grognent, se déplacent en ondulant ou plongent dans les vagues avec une souplesse de gymnaste aquatique. Et là, au milieu de ce chaos velu, un individu attire tous les regards : massif, gris clair, posé comme un rocher vivant. Ce n’est pas une otarie comme les autres — c’est un taureau, un mâle adulte dominant.
Chez le phoques à fourrure du Cap, les mâles adultes peuvent atteindre jusqu’à 350 kg, soit trois fois le poids d’une femelle. Leur pelage est plus pâle, souvent gris clair, beige ou blond, surtout autour du cou et des épaules, où ils développent une crinière de poils épais. Ce look de lion marin n’est pas qu’esthétique : il sert à imposer le respect. Ces mâles établissent et défendent des territoires, surtout en saison de reproduction, et leur allure est un message clair : “ici, c’est chez moi”.
Le “boss” que nous observons est donc dans son plumage typique de mâle mature. Reproducteur ou non selon la saison, il incarne la puissance tranquille du dominant. Les jeunes et les femelles, plus petits et plus sombres, s’agitent autour de lui sans jamais vraiment l’approcher. Il reste là, impassible, comme s’il surveillait son royaume.
Le décor est brut : aucun arbre, aucun relief, juste le sable, les phoques à fourrure du Cap, et l’océan. Des toilettes de fortune ont été installées pour les femmes — un carré de tissu rouge tendu entre quatre piquets. Pour les hommes, c’est plus… minimaliste : à chacun de négocier avec le vent et l’absence de végétation. L’ambiance est joyeuse, un peu absurde, très humaine.
Nous enfilons nos combinaisons néoprène. L’eau est fraîche, 15 ou 16°C tout au plus, typique du courant de Benguela. Ce courant froid, riche en nutriments, explique la densité de vie marine ici — poissons, crustacés, méduses, et bien sûr, les phoques à fourrure du Cap qui en dépendent.
L’excitation monte. Nous ajustons les pantalons, glissons les téléphones et appareils photo dans des sacs étanches, et nous nous préparons à embarquer deux par deux dans les kayaks. Juste au bord, une méduse rouge flotte dans les vagues. Inoffensive, contrairement aux nombreuses méduses blanches qui peuplent ces eaux et peuvent provoquer des irritations. Celle-ci, probablement une Pelagia noctiluca juvénile, ajoute une touche de mystère à notre mise à l’eau.
Le ciel est bleu, l’air salin, les phoques à fourrure du Cap nous regardent, curieuses. Le moment est suspendu, entre science, aventure et comédie logistique. Et nous, au milieu, prêts à pagayer dans le royaume des fourrures, des méduses et du taureau en crinière.
À peine quelques coups de pagaie suffisent pour s’éloigner du rivage et pénétrer dans un univers vivant. L’eau, d’un vert profond, miroite sous la lumière, et déjà une colonie de phoques à fourrure du Cap nous entoure. Sur la plage, elles forment des grappes animées, se chamaillant, aboyant ou s’étirant langoureusement au soleil. Les plus curieuses s’approchent de nos embarcations, jaillissant de l’eau en bondissant, parfois si près que l’on sent presque l’éclaboussure de leur plongeon. Leur regard vif, leurs moustaches frémissantes et leurs pirouettes aquatiques donnent l’impression d’un ballet improvisé où l’humain est l’invité d’honneur.
Et voilà, le moment tant attendu. À peine quelques coups de pagaie et nous quittons le rivage, direction le royaume des moustaches frémissantes. L’eau, d’un vert profond, miroite comme une invitation, et déjà, les phoques à fourrure du Cap nous repèrent. Sur la plage, c’est ambiance colonie de vacances : ça grogne, ça râle, ça s’étire, ça se chamaille. Et dans l’eau, c’est l’heure du spectacle : les plus curieuses jaillissent comme des torpilles, bondissent autour des kayaks, et parfois, nous offrent une éclaboussure gratuite en guise de bienvenue.
Leur regard vif, leur souplesse aquatique et leur sens du timing donnent l’impression d’un ballet improvisé. Et nous, humains flottants en gilets orange, on devient les figurants d’un show dont elles sont les vraies stars.
La sortie dure deux à trois heures, avec une pause sur une langue de sable. Le guide, magicien logistique, sort thermos et biscuits comme s’il ouvrait un salon de thé en plein désert. Face aux dunes qui s’étirent comme des vagues figées et à l’océan qui gronde au loin, on savoure ce moment suspendu. Ici, le désert et la mer se font des câlins, et nous, on est là pour les regarder.
Informations pratiques – Kayak à Pelican Point
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Agence recommandée : Pelican Point Kayaking
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Contact WhatsApp : +264 81 143 2452
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Email : info@pelican-point-kayaking.com
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Site web : pelican-point-kayaking.com
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Tarifs : entre N$1 200 et N$1 500 par personne (environ 65 à 80 €), incluant le transfert depuis Walvis Bay, le matériel, la collation et l’accompagnement d’un guide expérimenté. Des réductions sont proposées pour les enfants.
🏜️ Dune 7 – Monument éolien du désert du Namib
En quittant Walvis Bay vers l’intérieur des terres, la route traverse progressivement les formations sableuses de la bordure littorale et s’enfonce dans un univers dominé par la minéralité et la lumière. Puis elle apparaît : Dune 7, édifice naturel culminant à plus de 380 mètres d’altitude, considérée comme la dune la plus élevée de Namibie. Son nom, purement fonctionnel, correspond simplement à sa position géographique : la septième dune visible en quittant Walvis Bay en direction de l’est. Mais derrière cette désignation utilitaire se cache l’une des structures sableuses les plus emblématiques du désert du Namib.
L’histoire géologique de Dune 7 remonte à plusieurs millions d’années et illustre un cycle sédimentaire d’une ampleur remarquable. Le sable est principalement composé de quartz, issu de l’érosion lente des roches anciennes du plateau intérieur namibien. Arrachées à la roche par les agents climatiques, ces particules minérales ont été transportées par les rivières jusqu’à l’océan Atlantique. Les courants marins ont ensuite redéposé ces sédiments le long du littoral, avant que les vents dominants — en particulier les vents de sud-ouest — ne les repoussent vers l’intérieur des terres. Ce lent va-et-vient entre fleuve, océan et atmosphère a engendré un système dunaire en perpétuelle évolution, dont Dune 7 constitue l’un des témoins monumentaux.
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tableau comparatif des restaurants de Swakopmund avec leurs fourchettes de prix en dollars namibiens (NAD) :
| Restaurant | Type de cuisine / ambiance | Fourchette de prix (NAD) | Notes |
|---|---|---|---|
| Swakopmund Brauhaus | Cuisine allemande, plats copieux, bières locales | 150 – 280 NAD | Atmosphère conviviale, très populaire auprès des voyageurs |
| Ankerplatz Restaurant and wine bar | Cuisine internationale & vins | 180 – 300 NAD | Ambiance élégante, bon choix de vins |
| Restaurant The Tug | Fruits de mer, poissons, cuisine internationale | 250 – 450 NAD | Vue sur l’océan, huîtres et poissons frais réputés |
| Restaurant Altstadt | Cuisine allemande et internationale | 180 – 300 NAD | Portions généreuses, ambiance chaleureuse |
| BlueGrass | Fruits de mer, grillades, cuisine moderne | 200 – 350 NAD | Bonne réputation pour la fraîcheur des produits |
| Old Steamer Restaurant | Cuisine internationale, grillades | 180 – 300 NAD | Situé à Alte Brücke Resort, cadre agréable |
| Jetty 1905 Restaurant | Fruits de mer, sushis, cuisine internationale | 250 – 450 NAD | Restaurant emblématique sur la jetée, vue panoramique |
| Farmhouse Deli | Cuisine allemande, internationale, pâtisseries | 120 – 220 NAD | Idéal pour brunchs, cafés gourmands et repas légers |
Swakopmund — Déjeuner iodé et joyeux à Platz Am Meer
À l’heure du déjeuner, nous retrouvons le centre moderne et animé de Platz Am Meer, ce complexe en bord de mer où les palmiers côtoient les parasols colorés et les terrasses bien garnies. L’ambiance est vivante, les familles flânent, les joggeurs ralentissent, et les vagues viennent ponctuer la scène d’un clapotis régulier.
Nous nous installons en terrasse au Blue Grass, l’un des restaurants les plus accueillants du front de mer. Vue imprenable sur l’Atlantique, brise légère, et une carte qui donne envie de tout commander. Les huîtres de Walvis Bay, bien laiteuses et servies sur lit de glace, ouvrent le bal avec élégance. On les accompagne d’un filet de citron ou d’un trait de vinaigrette au vin rouge et à l’échalote, selon l’humeur du jour.
La salade de calmars grillés arrive ensuite, généreuse et parfumée : calamars tendres, légumes croquants, pain grillé et sauce maison. C’est frais, c’est savoureux, c’est exactement ce qu’il faut pour une pause ensoleillée.
Pour les plus carnivores, le hamburger déborde de gourmandise : cheddar fondant, oignons frits croustillants, steak juteux et frites dorées. Et pour les amateurs de finesse, le carpaccio de bœuf est une œuvre d’art : fines tranches de filet, roquette, parmesan, basilic et betterave, le tout arrosé d’une huile parfumée.
Le service est souriant, les assiettes généreuses, et l’ambiance détendue. On savoure, on observe, on se laisse porter. Swakopmund, à l’heure du déjeuner, c’est un petit luxe simple : celui de manger bien, face à l’océan, avec le soleil pour témoin.
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👉 En résumé :
- Budget moyen : 150 – 250 NAD pour un repas simple.
- Restaurants haut de gamme (The Tug, Jetty 1905) : 300 – 450 NAD.
- Options plus abordables (Farmhouse Deli, Brauhaus) : 120 – 220 NAD.
🇫🇷 Walvis Bay — Déjeuner sur le ponton, otaries incluses

C’est donc au Anchors Waterfront Restaurant que nous nous posons pour déjeuner. Terrasse animée, DJ en place, quelques clients qui esquissent des pas de danse sur le ponton… ambiance festive garantie. Devant nous, l’océan fait son show, avec quelques otaries qui se prélassent dans l’eau et jouent à cache-cache avec les reflets.
Côté service, rien à redire : personnel souriant, commandes rapides, et une carte bien garnie — poissons, fruits de mer, viandes, tout y est. Les assiettes arrivent joliment présentées, et ça sent bon.

En entrée, le carpaccio d’oryx fait fureur : fin, parfumé, et visuellement très réussi. Les huîtres chaudes (mozzarella et beurre à l’ail) sont bonnes, même si le fromage joue un peu les envahisseurs et masque le goût iodé.
En plat, le plateau de sushi est copieux et excellent. Le steak de thon de 350g est parfaitement cuit — ni trop, ni pas assez, juste ce qu’il faut. Les gambas au curry sont un peu trop piquantes pour les palais sensibles, mais le goût indien est bien là. L’assiette de fruits de mer est généreuse : filet pané de poisson (hawk), calamars grillés, moules farcies… et en option (un peu chères), 4 crevettes grillées qui valent le détour.
L’addition pique un peu : 1670 NAD avec une bouteille de vin blanc et deux cocktails pour les enfants. Mais entre les otaries, le DJ, les assiettes et la vue, on ne regrette rien.
📌 Hashtags (FR)
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Gabriele’s Italian Pizzeria – Soleil, pâte fine et moules en coquille à Swakopmund

🍽️ Dockside Seafood & Grill – Déjeuner avec vue sur la baie
FR 🇫🇷 Pour le déjeuner, retour sur la Waterfront de Walvis Bay, où le Dockside Seafood & Grill nous accueille avec sa terrasse modeste mais bien placée, face à la baie. L’endroit n’est pas grand, mais l’ambiance est détendue, et la carte promet quelques surprises. Les tarifs sont légèrement inférieurs à ceux d’Anchors, ce qui ne gâche rien.
En entrée, nous optons pour des huîtres fraîches, servies sur glace, citron et poivre noir — classiques, efficaces, bien fraîches. Margot choisit un carpaccio de thon rouge, finement tranché, relevé de câpres et d’huile d’olive : un vrai régal. Bastien mise sur une salade de poulet, généreuse et bien équilibrée. Nad et moi, plus marins dans l’âme, commandons le fameux Prawn & Crab Stick Pot, servi dans une petite cocotte en fonte, nappé d’une sauce crémeuse à l’ail et au citron. Très bien exécuté, réconfortant, et parfait pour saucer avec le pain maison.
L’addition s’élève à 1000 NAD pour 4, boissons comprises — un rapport qualité-plaisir tout à fait honnête pour un déjeuner face à l’océan.
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LES LOGEMENTS
🏖️ Séjour en bord de mer à Swakopmund — Notre villa en bord de mer
À notre arrivée à Swakopmund, nous avons trouvé un véritable cocon : une villa en self-catering gérée par Gladys, idéalement située sur le front de mer. En quelques minutes à pied, nous rejoignons le centre commercial Platz Am Meer, avec ses boutiques, restaurants et distributeurs, tandis que la plage et le parc sont accessibles en moins de cinq minutes.
Nous sommes immédiatement séduits par la propreté et le confort du logement, proposé sur Airbnb à seulement 465 € pour 6 nuits. Spacieuse et décorée avec goût, la maison offre un cadre parfait pour quatre adultes, mais convient tout autant aux familles, aux aventuriers ou aux voyageurs d’affaires. Le quartier est convivial et la sécurité optimale.
À l’intérieur, deux chambres accueillantes et deux salles de bain luxueuses garantissent confort et intimité. La cuisine ouverte, entièrement équipée, permet de préparer des repas comme à la maison : four double, cuisinière électrique, friteuse à air, bouilloire et micro-ondes. Le coin repas accueille jusqu’à huit convives, tandis que le salon, la buanderie avec lave-linge et sèche-linge, et le garage double complètent l’ensemble. Un espace braai intérieur ajoute une touche locale, idéale pour savourer un barbecue en toute saison.
Le système de sécurité est impressionnant : alarme et faisceaux laser reliés à l’unité d’intervention armée G4S, assurant une tranquillité totale. Les voyageurs disposent de l’ensemble du logement et d’une cour arrière fermée, parfaite pour les enfants, avec même une corde à linge pour les séjours prolongés.
Enfin, des brochures détaillant les attractions locales sont mises à disposition, facilitant la découverte de Swakopmund et de ses environs. Entre confort moderne et immersion dans la vie côtière namibienne, cette villa est une halte idéale pour profiter pleinement de la ville et de l’océan.
📸 Hashtags pour publication
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MAGASINS ALIMENTATION
Voici les principales options pour acheter viande, poisson, légumes et produits alimentaires à Swakopmund :
- Food Lover’s Market Namibia Swakopmund : excellent choix de fruits, légumes frais, viandes et produits de la mer.
- Model Swakopmund : grande épicerie locale avec produits variés.
- SUPERSPAR Swakopmund : supermarché complet, large gamme de produits alimentaires.
- Woermann, Brock Cash & Carry Swakopmund : idéal pour les achats en gros et produits de base.
- SPAR Ocean View : supermarché de quartier pratique pour les courses quotidiennes.
- The Green Center Market : marché local, réputé pour ses produits frais et son ambiance conviviale.
- Checkers Waterfront Swakopmund : supermarché moderne avec un bon rayon frais.
- Your Woermann Swakopmund Main Branch : épicerie centrale, produits alimentaires et ménagers.
👉 Pour la viande et le poisson, privilégie Food Lover’s Market et Checkers Waterfront, qui ont les rayons les plus fournis. Pour les fruits et légumes frais, The Green Center Market et Food Lover’s Market sont les plus intéressants.
Langoustes surprise – Quand le bonheur frappe à la porte
Et qu’il sent l’ail, le citron et le beurre fonduCARBURANT
Pour le ravitaillement en carburant à Swakopmund, tu peux compter sur la Oceanview Shell Service Station, bien située sur la route de Henties Bay.
👉 Concernant la route depuis Terrace Bay :
- Il n’y a aucune station-service directement à Terrace Bay (c’est une zone très isolée de la Skeleton Coast).
- Le dernier point de ravitaillement fiable avant d’y entrer est généralement à Torra Bay (saisonnier, parfois fermé) ou plus sûrement à Palmwag et Khorixas.
- Il est donc indispensable de faire le plein complet à Swakopmund (ou Henties Bay) avant de monter vers Terrace Bay, et de prévoir des jerricans supplémentaires pour l’autonomie.
BANQUES ET DISTRIBUTEURS
Voici les principales options de banques et distributeurs à Swakopmund :
- Standard Bank Swakopmund – agence bancaire avec distributeurs.
- Bank Windhoek Swakopmund Branch – agence principale en centre-ville.
- Nedbank Bureau de Change – utile pour change de devises et retraits.
- Bank Windhoek Swakopmund Agency – autre agence Bank Windhoek.
- Bank Windhoek ATM – plusieurs distributeurs automatiques répartis en ville (dont Vrede Rede Ave).
- ExpressCredit Swakopmund branch – institution financière pour services de crédit.
👉 Les cartes Visa et Mastercard sont largement acceptées. Pour plus de sécurité, privilégie les retraits dans les ATM attenants aux agences bancaires.
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1239
Bienvenue sur la côte des squelettes (et des chacals curieux)
J 1239
De Terrace Bay à Swakopmund : entre épaves, cormorans et dunes grondantes
J 1239
Cape Cross : là où l’océan respire, hurle… et parfois retient son souffle
J 1239
Swakopmund — Notre petit bonheur en bord de mer
J 1240 Swakopmund — Soleil, calmars et huîtres bien laiteuses
J 1241
Entre dunes et Atlantique — From Swakopmund to Walvis Bay
J 1241
Walvis Bay — Flamants, phoques et jazz au bord du lagon
J 1241
Walvis Bay — Quand le désert se prend pour un lagon
J 1241
Walvis Bay — Otaries, DJ et carpaccio d’oryx : le combo gagnant
J 1241
Walvis Bay → Rooibank — Flamants roses et mirage au bout du sable
Cormoran du Cap Cape Cormorant Phalacrocorax capensis
Phoque à fourrure du Cap Cape Fur Seal Arctocephalus pusillus pusillus
LES LIENS
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15 réflexions sur «Walvis Bay — Là où le désert touche l’océan Namibie»