La bande de Caprivi : corridor sauvage, carrefour d’eaux et de peuples Namibie +
🌿 Popa Falls – Là où l’Okavango se brise en rapides
Nous quittons Rundu à l’aube, quand le fleuve s’efface encore dans la brume et que la chaleur n’a pas encore sculpté la route. La B8 road, grande artère qui traverse l’est namibien, déroule devant nous ses plaines sableuses et ses arbres épars. Nous suivons son fil jaune à travers le Kavango East Region, franchissant villages et clôtures vétérinaires, observant au passage la vie quotidienne qui s’accroche aux bords de la piste : vendeuses assises à l’ombre des manguiers, enfants qui vagabondent entre les maisons de terre, bergers guidant lentement leurs troupeaux vers les pâturages.
Le trajet vers la région de Mahango Core Area s’étire sur un peu plus de deux cents kilomètres. Selon l’état de la route et les arrêts que nous faisons pour regarder, écouter ou photographier, il faut compter environ trois heures de conduite.
Peu avant d’atteindre la zone humide proprement dite, nous marquons un arrêt à Popa Falls, ce passage court mais saisissant du fleuve Okavango River où la rivière se heurte à un rebord rocheux et se fragmente en rapides. Contrairement à ce que laisse entendre leur nom, il ne s’agit pas de chutes spectaculaires mais d’une série de rapides formés par une barrière de quartzite. L’eau y perd seulement quelques mètres d’altitude — généralement entre deux et quatre mètres selon la saison — mais la rugosité du relief transforme le courant en cascades sonores et en remous turbulents.
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🌅 Après-midi au fil de l’eau — jeux, détente et croisière au soleil couchant
Nous passons l’après-midi à Kuvira comme on rallonge une respiration : d’abord en descendant vers la rivière pour découvrir cette singularité du camp, la « piscine flottante » installée sur la berge et penchée vers le courant. À la première approche, l’idée peut surprendre — un plongeon « au croc et à l’hippopotame », plaisant sous forme d’affiche — mais très vite nous comprenons que l’ingéniosité locale a conjugué convivialité et prudence. La plate-forme est ancrée, protégée par un filet de sécurité et surveillée par un membre de l’équipe ; l’eau qui coule sous nos pieds offre la sensation d’être littéralement posé sur le fleuve, tandis que la végétation riveraine glisse lentement devant nous. Le bain devient une expérience sensorielle : le goût léger de la poussière après la pluie, le froissement des papyrus, les appels discrets des martins-pêcheurs.
Autour de cette baignade insolite, les activités se déroulent dans un esprit de partage. Un ballon de volley-ball résonne parfois sur la plateforme, ponctué de rires ; un parcours improvisé de frisbee-golf invite à tester notre adresse entre les arbres et les cabanes. Ces jeux, légers, sont aussi une façon d’entrer en relation avec le lieu : l’effort physique et la détente nous remettent à l’échelle du paysage, où les corps trouvent leur place entre l’ombre des arbres et la chaleur du soleil. Quand la fatigue appelle, nous prenons place au « pub » du camp, ce coin convivial en brousse où la bière locale et le thé se partagent au bord de l’eau. Les conversations y vont des conseils de piste aux récits de guides, tandis que la salle à manger, ouverte sur la rivière, sert des repas simples mais savoureux — des poissons locaux grillés, souvent du tilapia ou du poisson-tigre selon la saison, accompagnés de légumes cultivés par les familles riveraines.
La nature, toujours proche, n’est jamais absente : les hippopotames laissent parfois entendre leurs souffles dans le canal voisin, les crocodiles se reposent au soleil et les oiseaux s’affairent sans discontinuer. Observer ces corps sauvages depuis le confort du camp nous apprend la prudence et l’humilité ; nous gardons nos distances, nous écoutons les conseils des guides et nous mesurons la frontière ténue entre hospitalité et territoire animal.
🌅 Croisière au coucher du soleil sur le Kavango
Lorsque la lumière bascule et que la rive s’illumine d’or, nous embarquons pour la croisière du coucher de soleil organisée par le Kuvira River Camp sur les eaux paisibles du Okavango River, appelé Kavango dans cette partie de Namibia. Le bateau glisse d’abord entre des rideaux de roseaux frémissants, puis débouche sur des canaux plus larges où la surface de l’eau devient un miroir parfait reflétant le ciel du soir.
Très vite, la navigation se transforme en véritable immersion dans la vie du fleuve. À mesure que nous avançons lentement, des scènes discrètes se dévoilent, des moments que la route ne permet presque jamais d’apercevoir. Des groupes d’hippopotames émergent lentement de l’eau et se déplacent vers leurs zones de pâture nocturne, levant parfois la tête pour laisser échapper un grondement sourd. Sur les bancs de sable ou à la surface de l’eau, les crocodiles adoptent leur posture immobile, seuls les yeux et les narines visibles, guettant le moindre mouvement.
Tout autour de nous, la richesse aviaire du Kavango se manifeste avec éclat. Des hérons massifs scrutent les eaux peu profondes, des guêpiers multicolores traversent l’air comme des éclats de lumière, tandis que les jacanas, avec leurs doigts étonnamment longs, semblent marcher sur les feuilles de nénuphars. Par moments apparaît la silhouette majestueuse du Goliath heron, le plus grand héron du monde, dont l’envergure et la lenteur du vol donnent à la scène une dimension presque irréelle.
Depuis l’eau, le paysage se révèle autrement. Les plaines inondables, les îlots de végétation et les bras calmes du fleuve composent un écosystème où tout semble relié : les herbiers attirent les poissons, les poissons attirent les oiseaux et les prédateurs, tandis que les berges deviennent des lignes de vie où les animaux viennent boire, chasser ou se reposer.
Les guides accompagnent la navigation de leurs explications : ils racontent comment les hippopotames quittent l’eau au crépuscule pour brouter les prairies, comment les crocodiles régulent leur température en alternant soleil et immersion, et quels oiseaux profitent des mouvements de poissons provoqués par les courants. Peu à peu, la promenade se transforme en observation attentive du fleuve et de ses habitants.
La croisière, réservée directement au camp, part généralement en fin d’après-midi — autour de 16 h à 16 h 30 selon la saison — et dure environ deux heures, ce qui laisse le temps d’accompagner la lumière dorée jusqu’aux premières teintes du crépuscule. Le tarif tourne autour de 2880 dollars namibiens
Lorsque le soleil disparaît derrière la ligne sombre des arbres et que les premières étoiles apparaissent au-dessus du fleuve, nous regagnons tranquillement le camp. La croisière nous laisse avec une impression forte : celle d’avoir partagé, le temps d’une soirée, le rythme lent et profond du Kavango.
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🎣 Samedi 2 mai 2026 — Au fil du Kavango : matinée de pêche depuis Kuvira
🎣 Pêche matinale sur le Kavango
Dès l’aurore, nous sommes dehors. La brume s’élève en rubans au-dessus du Okavango River, appelé Kavango dans cette partie de Namibia, et la lumière du matin glisse lentement sur la surface encore calme du fleuve. C’est le moment que nous avons choisi pour partir pêcher depuis le Kuvira River Camp.
Nous embarquons légers mais attentifs. Le matin sur le fleuve est avant tout une affaire de patience et d’observation. Peu à peu, la lumière révèle les rides de l’eau, les silhouettes d’oiseaux déjà à l’affût, et parfois le dos argenté d’un poisson qui brise la surface avant de disparaître dans les profondeurs. Notre guide, pêcheur local expérimenté, lit le fleuve avec une aisance impressionnante. Il nous conduit vers les zones où les courants ralentissent, là où les herbiers et les bordures sableuses attirent les poissons.
La sortie se réserve directement au camp et comprend systématiquement la présence d’un skipper-guide local ainsi que le carburant. Nous avons choisi une session de deux heures, idéale pour profiter du calme du matin tout en laissant le temps d’explorer plusieurs zones du fleuve. Le tarif est désormais de 375 dollars namibiens par personne et par heure, soit 750 NAD par personne pour deux heures de pêche.
Avant même de lancer la première ligne, nous vérifions nos papiers. Un permis de pêche récréative est obligatoire dans la région et s’obtient auprès du conseil régional du Kavango, notamment à Rundu ou à Divundu. Cette réglementation rappelle que la pêche sur le Kavango est strictement encadrée afin de préserver l’équilibre des populations de poissons.
Les règles du camp sont claires et nous les respectons scrupuleusement : la pêche se pratique en catch and release, aucun appât vivant n’est autorisé et l’usage de filets est interdit. Le guide nous montre comment manipuler les poissons avec précaution, en humidifiant nos mains et en limitant leur temps hors de l’eau afin de garantir leur survie après remise à l’eau.
Nous ciblons plusieurs espèces emblématiques du fleuve. Le plus spectaculaire reste le fameux tigerfish, puissant prédateur connu pour ses sauts impressionnants lorsqu’il est ferré. Dans les herbiers et les zones calmes se trouvent aussi différentes espèces de tilapias et de breams, tandis que les bras plus profonds peuvent parfois abriter de grands silures.
Au fil de la navigation, la pêche devient aussi une manière d’observer la vie du fleuve. Des jacanas marchent sur les feuilles de nénuphars, des guêpiers traversent l’air comme des éclats colorés, et sur certaines berges on devine la présence d’hippopotames encore immobiles dans l’eau fraîche du matin. Notre guide veille constamment à la sécurité, maintenant une distance respectueuse avec les zones fréquentées par ces géants du fleuve.
Deux heures passent presque sans que nous nous en rendions compte. Entre les lancers, les explications du guide et les observations naturalistes, la sortie devient une expérience complète. Lorsque nous regagnons le camp, le soleil est désormais bien levé et la brume s’est dissipée. Nous rentrons avec le sentiment d’avoir partagé, le temps d’une matinée, un moment privilégié avec le rythme paisible du Kavango.
🌿 Pause déjeuner au Divava Okavango Lodge & Spa – Vue sur le Kavango
En chemin le long du fleuve, nous faisons halte au Divava Okavango Lodge & Spa, un havre de calme et de confort installé sur la rive de l’Okavango. Dès notre arrivée, la terrasse ouverte attire le regard : elle surplombe le fleuve, offrant une vue panoramique sur ses méandres, les roseaux et les oiseaux qui plongent à la recherche de leur repas. Le murmure de l’eau se mêle au chant des martin-pêcheurs et au bruissement des palmes, créant un décor à la fois paisible et vivant.
L’accueil est chaleureux et détendu, fidèle à l’esprit des lodges de brousse : le personnel prend le temps de présenter le lieu, de recommander les plats du jour et de nous installer à une table face au fleuve. Le menu est simple mais raffiné, proposant des poissons frais du Kavango, des grillades de bœuf namibien, des poulets rôtis et des salades généreuses. Les saveurs sont authentiques, avec une touche locale qui évoque les ingrédients et les épices de la région.
Les prix sont raisonnables pour un lodge au cœur de cette nature préservée : compter entre 150 et 250 N$ par personne pour un déjeuner complet, selon le plat choisi et les boissons. Le service est détendu mais efficace, laissant le temps d’apprécier la lumière changeante sur le fleuve et de profiter de l’ombre douce des parasols et des palmiers.
Au-delà du repas, le Divava Okavango Lodge & Spa est un lieu d’observation privilégié. De la terrasse, nous surprenons des hérons élégants se poser sur les îlots voisins, des singes qui traversent les arbres et parfois le souffle discret d’un hippopotame à la surface du fleuve. Même un court arrêt ici permet de sentir le rythme tranquille du Kavango et de comprendre pourquoi la vie humaine et animale s’y est adaptée depuis des générations.
Que ce soit pour une pause déjeuner ou simplement pour savourer un moment de contemplation, le Divava Okavango Lodge & Spa se révèle être un point de rencontre idéal entre confort, nature et immersion dans l’Afrique australe.
#DivavaOkavangoLodge #KavangoRiver #LunchWithAView #NamibiaTravel #RiverLife #BushLodge #NatureEtCulture #OkavangoExperience
🌿 L’après-midi — Immersion chez les Hambukushu et les Khwe : villages, savoirs et récits
Repus et revigorés, nous reprenons notre véhicule et suivons les petites pistes qui serpentent entre le fleuve et les bois, à la recherche des villages Khwe. Ces communautés, parfois appelées Xwe ou Kxoe, se trouvent dans les zones riveraines et forestières proches du Bwabwata National Park. Nous repérons le village grâce aux indices visibles depuis la piste : quelques habitations simples regroupées autour d’un point central, des familles à l’ombre des arbres et parfois des ateliers d’artisanat visibles de loin. Nous nous présentons respectueusement aux habitants, demandons la permission avant de prendre des photos et découvrons leur quotidien : gestes, savoirs traditionnels, artisanat et récits transmis de génération en génération. Certains proposent également de courtes balades dans la brousse pour apprendre le pistage, reconnaître les plantes médicinales et comprendre la relation des Khwe avec leur environnement.
Nous poursuivons ensuite vers la Hambukushu Tribal Authority, centre administratif et culturel de la communauté hambukushu. Ici, la structure villageoise est plus formalisée : maisons traditionnelles, potagers, ateliers et espaces communs. Les guides locaux nous expliquent les modes de subsistance — pêche, agriculture sur les îlots, récolte de plantes utiles — et comment le calendrier social est intimement lié aux crues du fleuve. Nous assistons à des démonstrations de vannerie, découvrons la fabrication des paniers et discutons avec les anciens de la transmission des savoirs et des échanges entre villages. La visite, modulable entre une et trois heures selon la formule choisie, permet de se fondre dans le rythme de la communauté tout en respectant ses codes et traditions.
Tout au long de cet après-midi, nous réalisons que cette partie du Okavango River est bien plus qu’un simple corridor naturel : elle est vivante, façonnée par les communautés, le fleuve et les saisons. Voyager à travers ces villages avec notre propre véhicule nous offre la liberté de découvrir les lieux à notre rythme, de nous arrêter pour observer, échanger et comprendre, tout en restant attentifs au respect de l’espace et des pratiques locales.
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🌅 Dimanche 3 mai — Glisser sur l’eau : excursion en mokoro dans le panhandle de l’Okavango
L’aube s’étire lentement sur la rivière. La brume s’élève au-dessus du Kavango comme une respiration, et déjà le camp s’anime d’un murmure feutré : quelques voix basses, le clapotis régulier de l’eau contre les embarcations. Nous partons ce matin avec un guide local de Kuvira Camp pour une excursion de deux heures et demie, ou, pour les plus curieux, une version prolongée d’une demi-journée, à bord d’un mokoro, la pirogue traditionnelle du delta. Ces excursions sont proposées pour un minimum de deux participants pour la courte sortie, et quatre personnes pour la version longue — une organisation souple, mais respectueuse du rythme de la rivière et des conditions du jour.
Le départ se fait lentement, sans moteur ni bruit. Le mokoro fend la surface calme du fleuve dans un silence que seule trouble la pagaie du guide. Cette manière de voyager change le rapport à l’espace : tout semble plus proche, plus intense. L’eau, les oiseaux, la végétation s’imposent dans une même respiration. Le guide, debout à l’arrière, oriente la pirogue avec une perche de bois — un savoir-faire ancien, transmis par les pêcheurs et les cueilleurs du delta.
Nous progressons au cœur du panhandle du Delta de l’Okavango, cette partie du fleuve encore en Namibie où la rivière s’élargit avant de se perdre dans les méandres botswanais. Le paysage, ici, est une dentelle de canaux, de bancs de sable et de roseaux. Les papyrus dressent leurs ombelles au-dessus de l’eau, les nénuphars tapissent les zones calmes, et parfois, un martin-pêcheur se perche sur une tige avant de plonger dans une éclaboussure d’azur.
Sur les berges, nous observons la ripisylve : figuiers sauvages, acacias et quelques palmiers makalani dont les fruits nourrissent la faune locale. Les éléphants traversent parfois ces bras de rivière ; on distingue leurs traces dans la vase, les herbes couchées où ils ont bu. Les impalas et les cobes à croissant s’approchent à l’aube ou au crépuscule, tandis que les hippopotames se signalent par un souffle grave, invisible mais présent.
Le guide commente discrètement, montre les nids suspendus des tisserins, identifie les cris : rollier à longs brins, héron pourpré, jacana africain, ou encore le rarissime guêpier carmin que l’on peut surprendre perché au-dessus des eaux. L’expérience n’est pas seulement contemplative : elle est sensorielle, presque méditative. La lenteur du mokoro invite à lire le fleuve comme un texte vivant, où chaque ride d’eau raconte un passage, un animal, un souffle.
Les sorties en mokoro sont strictement encadrées par le camp, qui veille au respect des zones écologiques sensibles et à la sécurité des participants. L’activité est déconseillée aux enfants de moins de six ans, tant pour des raisons de stabilité que de durée. Il est recommandé de porter un chapeau, de l’écran solaire, des jumelles et une bouteille d’eau.
Les tarifs varient selon la durée : autour de N$ 380 par personne pour l’excursion de 2 h 30, et environ N$ 720 par personne pour la version d’une demi-journée, incluant le guide, le matériel et le transfert jusqu’au point de mise à l’eau.
En regagnant le camp, le soleil monte déjà haut. L’air se charge de chaleur et de parfums d’eau douce. La pirogue glisse encore une fois sur le miroir tranquille du Kavango, avant de retrouver la rive, les arbres et les voix familières du Kuvira.
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🐘 Lundi 4 mai — Safari dans la Mahango Game Reserve
Itinéraire : Kuvira → Entrée sud de Mahango → Piste des baobabs → Site de Kwetche → Boucle nord → Retour au camp
Au petit matin, nous quittons le Kuvira Camp après un café face à la rivière Okavango. Le soleil s’élève lentement au-dessus des plaines, dorant la brume suspendue sur l’eau et les silhouettes des palmiers. À seulement douze kilomètres au sud du camp, nous atteignons la Mahango Game Reserve, petite merveille naturelle nichée à la frontière du Botswana.
L’entrée du parc est simple : une barrière, un poste de contrôle, quelques panneaux solaires, et un garde souriant. Les droits d’accès s’élèvent à 100 NAD par adulte et 50 NAD pour le véhicule, valables pour la journée. Nous choisissons d’explorer le parc avec notre propre véhicule ; aucun guide n’est obligatoire, bien que des safaris guidés puissent être organisés depuis Kuvira pour une approche plus experte.
🌿 Un écosystème à la croisée des mondes
La Mahango Game Reserve, désormais intégrée au Bwabwata National Park, s’étend sur près de 30 000 hectares le long de la rivière Okavango. C’est un lieu d’une richesse biologique exceptionnelle, où les forêts sèches du Kalahari rencontrent les zones humides du delta.
Cette diversité d’habitats — mopanes, acacias, prairies inondables, forêts riveraines — attire une faune abondante : girafes, hippopotames, koudous, impalas, mais aussi hippotragues noirs, cobes lechwe, sitatungas et antilopes-chevaux.
On y dénombre plus de 400 espèces d’oiseaux, parmi lesquelles le guêpier carmin, la grue caronculée, le pygargue vocifère et le discret jacana africain.
Dans la lumière du matin, les termitières rouges dressées au milieu de la savane semblent de véritables sculptures, témoignage du rôle crucial de ces insectes dans la fertilisation du sol.
🦒 Itinéraire de la journée
08h00 — Entrée sud du parc
La piste sableuse s’enfonce d’abord dans une forêt claire de mopanes (Colophospermum mopane), dont les feuilles en forme de papillon bruissent au vent. C’est le domaine des impalas, des babouins chacma et parfois des oryx solitaires.
09h30 — La piste des baobabs
Au bout de quelques kilomètres, la route bifurque vers la rivière. Les baobabs (Adansonia digitata) apparaissent, majestueux et tordus, gardiens millénaires de ces plaines alluviales. Sous leurs troncs géants, des guibs harnachés se tiennent immobiles, et dans l’eau, quelques hippopotames soufflent bruyamment.
Ici, la piste longe les rives de l’Okavango, dont les reflets argentés contrastent avec le vert profond des papyrus. C’est un lieu idéal pour observer les éléphants traversant la rivière vers le Botswana — spectacle à la fois paisible et grandiose.
11h30 — Halte au site de Kwetche
Situé à flanc de berge, le Kwetche Picnic Site offre une vue splendide sur la rivière. Nous y faisons une pause déjeuner à l’ombre d’un grand figuier sauvage. Dans les herbes hautes, on devine les mouvements des sitatungas, antilopes semi-aquatiques parfaitement adaptées à la vie dans les marais.
Des martins-pêcheurs pie plongent dans l’eau claire, tandis qu’au loin, les cris des cigognes épiscopales se mêlent au clapotis du courant.
14h00 — Boucle nord du parc
En début d’après-midi, nous poursuivons sur la boucle nord, plus ouverte et plus sèche. La savane arbore des tons d’or et de cuivre. C’est ici que l’on rencontre souvent les hippotragues noirs, aux cornes élégantes et recourbées, ainsi que des trois espèces de cobes : le cobe des roseaux, le cobe de Lechwe et le cobe à croissant (waterbuck).
Les chanceux peuvent même apercevoir un léopard se reposant sur une branche, ou des lions en maraude vers la rivière.
16h00 — Retour par la plaine des mopanes
Le soleil descend doucement, projetant de longues ombres sur la piste. Des troupes de babouins traversent la route, des autruches s’éloignent d’un pas rapide, et des rolliers lilas s’envolent dans une explosion de couleurs.
À cette heure dorée, la savane s’embrase, et les éléphants reviennent vers les points d’eau. Nous reprenons la route du camp, bercés par la lumière chaude du couchant.
🌍 Une réserve entre histoire et conservation
Autrefois simple zone de chasse traditionnelle, Mahango a été intégrée en 2007 au Bwabwata National Park, dans le cadre du gigantesque projet de conservation transfrontalière KAZA TFCA (Kavango-Zambezi Transfrontier Conservation Area). Ce programme relie les parcs et réserves de cinq pays — Namibie, Botswana, Zambie, Zimbabwe et Angola — afin de rétablir les anciens corridors migratoires de la faune.
Grâce à cette approche, les éléphants peuvent à nouveau circuler librement entre les plaines du Chobe et celles du Kavango, rétablissant un équilibre naturel menacé par les décennies de cloisonnement.
Le parc de Mahango, peu fréquenté et encore préservé du tourisme de masse, offre une immersion rare dans une Afrique intacte. Entre les silhouettes des baobabs, les cris d’oiseaux et le silence des grands espaces, on retrouve ici le sentiment d’un monde ancien, paisible et profond.
💡 Informations pratiques
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Droits d’entrée : 100 NAD par adulte / 50 NAD par véhicule
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Horaires recommandés : 07h00 – 17h00 (fermeture au coucher du soleil)
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Type de véhicule : 4×4 conseillé (certaines pistes sablonneuses)
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Guide : non obligatoire, mais recommandé pour les ornithologues et photographes
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Règlement : rester dans le véhicule sauf aux aires autorisées, respecter la faune et les distances
🏞️ #MahangoGameReserve #Okavango #NamibieSauvage #SafariExperience #ElephantsOfAfrica #WildNamibia #NatureImmersion
Mardi 5 Mai Bwabwata National Park : immersion dans un sanctuaire sauvage au fil du Kwando
🛒 Pause courses à Divundu – Préparer le Bush Camp
Au départ du Kuvira River Camp, nous faisons une courte halte à Divundu pour quelques courses indispensables avant de rejoindre le Bush Camp by Camp Kwando. Le Metro Cash & Carry s’impose comme notre étape pratique : étals bien organisés, produits frais et large choix de viandes, parfait pour le barbecue du soir. Nous sélectionnons quelques pièces de bœuf et de poulet, ainsi que légumes et condiments, de quoi composer un dîner simple mais savoureux au cœur de la brousse.
Pour le déjeuner du lendemain, nous prenons également de quoi préparer des sandwichs et salades, faciles à transporter et à déguster sur la route ou lors d’une halte dans le parc. L’achat de ces provisions est rapide et efficace : nous remplissons nos sacs tout en profitant de la lumière douce du matin et de l’activité tranquille du marché, un aperçu de la vie quotidienne à Divundu.
💰 Budget indicatif pour 4 personnes : environ 700 à 1 000 NAD pour les courses du dîner et du déjeuner, incluant viandes, légumes, pain, condiments et boissons. Un investissement raisonnable pour garantir des repas frais et un vrai moment de convivialité autour du feu au camp.
Avec les sacs bien remplis et la glacière en place, nous reprenons la piste, impatients de déplier notre tente de toit et de profiter pleinement de la première nuit en immersion au bord du Kwando.
#Divundu #MetroCashAndCarry #BushCamp #CampKwando #RoadTripNamibia #OverlandAdventure #SelfDriveNamibia #WildlifeEtCulture #NamibieNature
Bwabwata National Park : immersion dans un sanctuaire sauvage au fil du Kwando
Un paysage en mouvement
Dès les premiers kilomètres, la géographie du parc se déploie sous nos yeux : plaines inondables, marais saisonniers, channels de la Kwando qui serpentent entre bosquets de palmiers nains, termitières élancées et acacias à l’écorce craquelée. Le kwando est le fil conducteur de ce paysage — à la fois élément de vie et de passage pour les animaux. Durant la saison humide, certains secteurs se transforment en vastes lacs peu profonds où les éléphants se rafraîchissent, alors que les hippopotames réapparaissent avec le reflux des eaux. Ce cycle hydraulique crée des mosaïques de végétation : herbes de savane rases, papyrus aux bords des canaux, bosquets d’ombou (Acacia erioloba) sur les îles inondées. Le parc est aussi un fragment important du corridor écologique Kasane-Caprivi-Kwando, ce qui explique la densité étonnante et la diversité de la faune.
Faune et dynamiques naturelles
Nous croisons des troupeaux de buffles qui se déplacent presque silencieusement dans les hautes herbes, des éléphants solitaires ou en petits groupes qui traversent les plaines, mais aussi des prédateurs plus discrets : lions immobiles à l’affût, léopards furtifs entre les arbres, hyènes tachetées qui rôdent à l’aube. Le parc abrite également des espèces aquatiques moins visibles : sitatungas, crocodiles, carpes géantes dans les bras morts de la rivière. Chaque arrêt sur la piste permet d’observer une vie en plein déploiement — les animaux suivent la lumière, lesplaines, les prés d’eau ou les jachères après l’inondation.
Histoire et implications contemporaines
Le parc est la fusion historique du Mahango Game Reserve et du Western Caprivi Game Park, créé afin de renforcer la protection de la zone ouest de la rivière Zambèze. evendo.com+1 Cette récente unification a permis de repenser la gestion de la faune, de fluidifier le passage des espèces entre le Botswana et la Namibie, et de sensibiliser à la cohabitation homme/éléphant dans les plaines cultivées environnantes. Nous ressentons ici cette tension entre la nature « sauvée » et les réalités des communautés locales, des filets tendus aux marges des pistes, des villageois qui guettent le retour du bétail des pâturages.
Tarifs et accès actualisés
À noter : la tarification d’entrée pour le parc est modeste pour sensibiliser à sa fréquentation utile. Pour les « Autres étrangers », l’entrée est d’environ N$ 100 par adulte et par jour (incluant le droit d’entrée + frais de conservation). Les véhicules sont également soumis à un droit spécifique. Pensez à avoir des espèces (souvent cartes non acceptées aux guichets).
Itinéraire optimisé pour une visite d’une journée
Nous recommandons de partir tôt du camp Kuvira , de rejoindre l’entrée principale du parc avant 08 h, et de suivre ce parcours :
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Traversée nord-ouest en piste vers les plaines de l’Okavango/Kwando, arrêt photo près des channels.
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Piste fluviale « core area » le long du Kwando, observation des éléphants et buffles aux zones d’eau.
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Pause déjeuner sur un replat sablonneux à l’ombre d’acacias, puis continuation sur la piste de bord de rivière pour guetter lions ou crocodiles.
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Fin d’après-midi dans les marais saisonniers, arrêt au point d’eau principal vers le coucher du soleil, quand la lumière rasante met en relief les silhouettes d’antilopes et d’éléphants.
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Retour au Bush Camp by Camp Kwando après le crépuscule, en respectant les limites de piste et en veillant à l’éclairage.
Pourquoi cette journée restera gravée
Dès les premiers instants, nous avons perçu la grandeur du lieu : l’eau qui réfléchit le ciel, les touffes de savane qui ondulent au vent, le grondement lointain des pachydermes, et cette sensation d’être à la fois visiteur et témoin. Chaque animal croisé, chaque rivière franchie, chaque branche bruissante traduisait la richesse de cette zone frontière entre Afrique orientale et australe. En repartant, nous avions l’impression d’avoir traversé un livre ouvert sur l’écologie, la géographie et l’humanité.
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🌿 Première nuit en bush camp – Déploiement de la tente sur le Kwando
Après une matinée passée à observer la faune et à parcourir les pistes du Bwabwata National Park, nous reprenons la route vers notre halte du soir : le Bush Camp by CAMP KWANDO, niché le long du Kwando, un des affluents majeurs du fleuve Kavango. L’arrivée est un moment particulier : c’est ici que nous déplions pour la première fois de la saison notre tente de toit, posée sur le véhicule, symbole de liberté et d’aventure.
Le camp, conçu pour s’intégrer au paysage, offre des emplacements spacieux et ombragés, chacun permettant une intimité confortable tout en restant proche de la vie sauvage. Les sons du bush se font entendre dès que nous ouvrons les portières : le cri lointain d’un singe, le chant des oiseaux et parfois le bruissement discret d’un animal qui s’approche de la rive. Déplier la tente, installer nos affaires et sentir le bois et la toile qui s’accordent au paysage, c’est prendre pleinement conscience de notre immersion dans cette nature intacte.
Les installations du camp sont simples mais bien pensées : points d’eau, sanitaires propres et quelques zones ombragées pour cuisiner ou se reposer. Nous prenons le temps de préparer un petit repas en plein air, bercés par les derniers rayons du soleil qui effleurent le fleuve et la végétation riveraine. La lumière décline doucement, peignant le Kwando d’orange et de pourpre, tandis que nous nous sentons déjà partie intégrante du rythme de la brousse.
Cette première nuit en tente de toit est plus qu’une étape : elle marque le passage d’un voyage routinier à une expérience au plus près de la vie sauvage, où chaque bruit, chaque souffle de vent et chaque mouvement de la faune devient un détail à observer et à mémoriser.
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Mercredi 6 Mai Visite du village traditionnel à côté du Camp Kwando : plongeon dans les traditions locales
Après une journée intense sur les pistes et les eaux du Camp Kwando, nous partons visiter le village traditionnel voisin, d’où provient la majorité du personnel du camp. Dès notre arrivée, nous sommes enveloppés d’une atmosphère authentique : les cases en bois au toit de chaume, les enfants qui rient en jouant dans la poussière rouge, les odeurs de feu de bois et de maïs grillé. Les villageois nous guident dans une initiation à leurs techniques ancestrales de pêche et de chasse : gestes précis, filets tissés à la main, pirogues rudimentaires glissant sur les eaux calmes du Kwando. Un ancien pêcheur nous montre comment il traque le tiger-fish à l’aide d’un harpon artisanal, tandis que des chasseurs expliquent la confection des pièges à antilopes, fruits d’un savoir patient transmis de génération en génération.
Le moment le plus marquant reste la rencontre avec le Medicine Man du village. Sous l’ombre d’un abri circulaire, il entame un chant guttural et vibrant. Il nous explique comment certaines danses, aux rythmes hypnotiques, servent à apaiser les esprits, traiter les fièvres ou redonner énergie et cohésion à la communauté. Chaque geste, chaque battement de tambour a une signification profonde. Ce n’est pas un spectacle, mais une transmission : celle d’une médecine holistique où le corps, la nature et le monde spirituel ne font qu’un.
Cette visite culturelle est proposée par le Camp Kwando au tarif d’environ N$ 250 par personne (à confirmer selon la saison). La totalité des fonds est reversée directement aux habitants du village pour soutenir l’artisanat, l’éducation et la préservation des traditions locales.
Redonner à la communauté
L’engagement du Camp Kwando dépasse la simple visite culturelle. Le lodge organise également des visites dans les deux écoles locales situées à proximité. L’objectif principal est clair : soutenir la qualité de l’enseignement et offrir aux enfants un avenir durablement ancré dans leur territoire.
Chaque visiteur contribue à ce projet : tous les fonds récoltés sont réinvestis dans l’achat de matériel scolaire (livres, cahiers, uniformes, crayons, tableaux…). L’équipe du camp suit directement la gestion et la distribution de ces dons afin de garantir leur bon usage et leur impact concret.
Cette initiative illustre parfaitement la philosophie du lieu : voyager autrement, dans le respect des populations locales, en favorisant un tourisme responsable et solidaire. Les sourires des enfants, leur curiosité et leur fierté à montrer leurs cahiers valent toutes les récompenses.
Une expérience humaine et culturelle inoubliable
Participer à cette immersion, c’est bien plus que visiter un village. C’est partager un moment de vérité, d’écoute et d’échange. Les femmes nous montrent leur artisanat – paniers tressés, bijoux de perles, bols décorés au bois brûlé – tandis que les anciens racontent les légendes des premiers éléphants ayant traversé la rivière Kwando. À la tombée du jour, un tambour résonne ; la danse s’élève et nous restons un instant suspendus entre la terre rouge et le ciel d’orage.
Quand nous regagnons le camp, le crépuscule glisse sur la rivière, et l’Afrique semble retenir son souffle. Nous repartons avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’unique : un échange sincère, respectueux, vibrant d’humanité.
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Écoutez la rivière… Croisière sur le Kwando
En cette fin d’après-midi, lorsque la chaleur retombe doucement sur la plaine inondée, nous embarquons pour une excursion en bateau organisée par le Camp Kwando. Le petit ponton de bois craque sous nos pas, et déjà l’air change : plus humide, plus doux, chargé du murmure du fleuve et du parfum des roseaux chauffés par le soleil.
À bord, le moteur ronronne à peine. Nous glissons lentement sur les eaux calmes du Kwando, serpent d’argent bordé de papyrus, de figuiers sauvages et de nénuphars en fleurs. L’expérience est d’une sérénité absolue : seule la nature parle. Les martins-pêcheurs plongent dans un éclat bleu métallique, les aigrettes garzettes s’envolent par rafales blanches, et les jacanas africains marchent, impassibles, sur les larges feuilles de lotus.
Puis, soudain, un bruit sourd — un hippopotame émerge à quelques mètres du bateau. Son souffle puissant brise le silence, suivi de remous impressionnants. Au loin, un éléphant traverse le lit de la rivière, lentement, majestueusement, accompagné d’un buffalo solitaire qui s’abreuve sur la berge. C’est un moment suspendu, une immersion totale dans le rythme du fleuve, où tout semble à la fois fragile et immuable.
La croisière dure environ deux heures et est proposée deux fois par jour : tôt le matin, lorsque la lumière naissante dore les herbes hautes, et dans l’après-midi, au moment magique où le soleil décline et enflamme la surface de l’eau. C’est sans doute le meilleur moment pour observer la faune et profiter du spectacle du coucher de soleil sur le Kwando, un instant de pure poésie.
💰 Tarif actualisé : environ N$ 400 par personne, avec guide expérimenté et gilets de sauvetage inclus. (Tarif à confirmer auprès du Camp Kwando selon la saison et le nombre de participants.)
Une parenthèse de silence et de beauté
Peu de safaris aquatiques offrent une telle intimité avec la nature. Ici, tout est douceur, équilibre, lumière. On écoute le fleuve respirer, on laisse le vent nous frôler, on s’imprègne du paysage. Quand le bateau regagne lentement le camp et que les premières grenouilles commencent leur chant nocturne, on comprend pourquoi on appelle ce lieu le cœur vivant du Kwando.
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Le lendemain, nous quittons Camp Kwando à l’aube pour une journée d’exploration dans le parc national de Mudumu. Cette vaste étendue protégée, créée en 1990, s’étire sur 75 000 hectares de terres plates et humides, au cœur de la région de la Zambezi, anciennement appelée Caprivi Strip. Ici, la Namibie se resserre en un long couloir de terre entre l’Angola, le Botswana et la Zambie. Ce territoire singulier, marqué par la présence des grands fleuves africains — l’Okavango, le Kwando, le Linyanti et la Zambezi — abrite une biodiversité exceptionnelle et une culture humaine tout aussi riche.

Mudumu est un pays de rivières et de marécages, un espace modelé par les crues saisonnières du Kwando, qui se transforme plus au nord en Linyanti, puis en Chobe, avant de rejoindre le bassin du Zambèze. Cette dynamique fluviale, à la fois capricieuse et généreuse, entretient une mosaïque d’écosystèmes : forêts de mopanes et de terminalias, savanes parsemées d’acacias, zones marécageuses, et plaines d’inondation tapissées de roseaux et de papyrus. Ces habitats accueillent une faune spectaculaire : de vastes troupeaux d’éléphants — parfois plus de 800 individus — traversent les pistes, accompagnés de buffles, zèbres, impalas, sitatungas, cobes des roseaux, phacochères et antilopes roannes. Dans les méandres du fleuve, les hippopotames soufflent dans la brume tandis que les crocodiles somnolent sur les bancs de sable.
L’avifaune y est d’une richesse inouïe : plus de 430 espèces d’oiseaux recensées, dont les jacanas d’Afrique qui marchent sur les nénuphars, les cigognes noires, les guêpiers écarlates, les aigles pêcheurs et les calaos terrestres. Mudumu est une véritable symphonie d’ailes et de cris, particulièrement vibrante à l’aube et au crépuscule.
Sur le plan humain, cette région est également une terre de peuples. Les communautés Subiya, Mbukushu, Yeyi et Mafwe vivent depuis des générations le long du fleuve, en symbiose avec la nature. Leur culture, mêlant pêche, agriculture sur brûlis et artisanat, est intimement liée au cycle des crues. Les villages traditionnels, souvent faits de cases rondes en terre et en chaume, ponctuent discrètement le paysage. La création du parc n’a pas entraîné leur exclusion : Mudumu fait partie d’un programme pionnier en Namibie, celui de la gestion communautaire de la faune, qui vise à impliquer les habitants dans la conservation et à redistribuer les revenus issus du tourisme.
Sur le plan géologique, le parc repose sur des sédiments alluviaux récents, déposés par les anciens mouvements du fleuve Zambèze. Ces sols riches mais instables expliquent la végétation si variée, ainsi que la présence de nombreuses termitières géantes, véritables architectures naturelles abritant des écosystèmes miniatures.
Au fil du safari, la piste principale longe le fleuve Kwando avant de s’enfoncer dans les plaines boisées. La chaleur monte, les mirages dansent au-dessus du sable, et soudain surgit la silhouette d’un éléphant, solitaire et majestueux, avançant lentement dans un nuage de poussière. Un peu plus loin, une troupe de babouins crie dans les branches d’un acacia, tandis qu’un groupe de girafes traverse la route d’un pas léger.
En milieu de journée, nous faisons halte à l’ombre d’un mopane géant pour un pique-nique, bercés par le chant monotone des tourterelles. Puis la piste reprend vers le nord, serpentant entre les termitières et les clairières humides où s’épanouissent des nymphéas et des massettes.
Lorsque le soleil décline, nous atteignons Rupara Camp, notre refuge pour la nuit. Niché à la lisière du parc, au bord d’un bras du Kwando, ce campement discret s’intègre harmonieusement dans la nature. C’est l’endroit idéal pour revivre, autour du feu, les émotions de la journée — les odeurs de terre chaude, les cris des calaos, les silhouettes lointaines des buffles.
L’entrée du parc s’effectue via le poste du ministère de l’Environnement : 100 N$ par personne et 50 N$ par véhicule. L’accès reste réservé aux véhicules 4×4, indispensables pour franchir les zones sablonneuses ou boueuses.
Mudumu est un joyau encore méconnu, une Afrique authentique, vibrante, où la nature, la mémoire et l’homme cohabitent en un fragile équilibre. Traverser ces terres, c’est comprendre que le mot « safari » signifie avant tout voyage — celui du regard, de la lenteur et de l’émerveillement.
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🌿 Installation au Rupara Camp – Nuit en chalet de toile au bord du Kwando
Après notre safari à travers les pistes sauvages du Mudumu National Park, nous reprenons la route vers notre campement pour la nuit : Rupara Campsite. La lumière de la fin d’après-midi accompagne notre trajet et enveloppe les plaines du Zambezi Region d’une teinte dorée, tandis que les derniers oiseaux regagnent les arbres bordant le fleuve.
Le camp apparaît enfin au bord du Kwando River, discret et parfaitement intégré dans la végétation riveraine. L’atmosphère y est paisible : quelques hébergements espacés, un environnement naturel préservé et le fleuve qui s’écoule lentement à quelques mètres.
Cette fois, nous ne déployons pas notre tente de toit — une expérience que nous avons testée pour la première fois deux jours plus tôt au bush camp de Camp Kwando. Pour cette étape, nous avons choisi un peu plus de confort en réservant deux Standard Tented Chalets en self-catering. Ces hébergements mêlent structure en bois et toile épaisse, offrant l’ambiance d’un campement de brousse tout en conservant le confort d’un petit chalet équipé.
Nous déposons nos sacs, découvrons la petite terrasse et prenons le temps d’observer les environs. Le fleuve est tout proche et l’on devine parfois un léger remous à la surface — signe probable du passage d’un hippopotame. Les bruits du bush commencent déjà à s’intensifier alors que la chaleur du jour diminue.
La soirée s’installe doucement. Dans l’espace de cuisine du chalet, nous préparons tranquillement notre dîner avec les provisions achetées plus tôt dans la journée. L’atmosphère est simple et agréable : quelques lumières tamisées, le ciel qui se teinte de rouge puis de violet au-dessus des arbres, et le sentiment d’être immergés dans un paysage encore largement sauvage.
Le charme du Rupara Camp tient justement à cette combinaison entre confort discret et proximité immédiate avec la nature. Lorsque la nuit tombe complètement sur la région du Kwando, les sons nocturnes prennent le relais : insectes, oiseaux et parfois le souffle profond d’un hippopotame sur le fleuve.
Après cette journée riche en observations dans le parc, nous rejoignons nos lits sous la toile, heureux de retrouver une nuit paisible au cœur de la brousse namibienne.
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Vendredi 8 Mai Nkasa Rupara : le cœur sauvage du Zambèze namibien
À l’aube, la brume flotte encore sur les eaux tranquilles du Kwando lorsque nous quittons notre tente au Rupara Rest Camp. L’air est chargé de cette humidité caractéristique des plaines inondables, où le chant des bulbuls, des go-away birds et des pintades s’entremêle au grondement lointain d’un hippopotame. La piste sableuse s’enfonce dans un labyrinthe de roseaux et de palmiers sauvages : c’est le début d’une journée de découverte du parc national de Nkasa Rupara, l’un des sanctuaires les plus préservés de Namibie.
Créé en 1990 sous le nom de Mamili National Park, le site a été rebaptisé Nkasa Rupara National Park en 2012, en hommage aux deux îles principales du delta intérieur, Nkasa et Rupara. Ces îlots émergent à peine de la vaste plaine inondable qui relie les rivières Kwando et Linyanti, avant que celles-ci ne se perdent dans le Chobe et l’Okavango.
Cette mosaïque de canaux, de lagunes et de termitières boisées constitue la plus grande zone humide protégée du pays. L’eau y façonne tout : la végétation, la faune et jusqu’à la vie des hommes. En saison des pluies, les crues transforment le parc en un archipel mouvant ; seules les pistes surélevées restent praticables, tandis qu’en hiver, la terre se craquelle et les éléphants s’y rassemblent par centaines.
Itinéraire conseillé pour une journée complète
Depuis Rupara Rest Camp, on rejoint la porte nord du parc après trois kilomètres de piste. La boucle principale descend ensuite vers le sud-ouest, suivant la rive du Kwando, où l’on croise souvent des éléphants, des impalas et des familles d’hippopotames paressant dans les bras morts de la rivière.
Un premier arrêt s’impose sur un point haut : depuis cette butte, la vue embrasse les zones inondées où planent des aigles pêcheurs africains. Plus au sud, la piste traverse les îles Lupala et Nkasa, véritables joyaux du parc. Le terrain y devient sablonneux et, à la saison humide, certains passages exigent le mode 4×4.
Nous déjeunons à l’ombre des chacal-berries (Diospyros mespiliformis), ces arbres majestueux qui marquent les anciens lits de rivière. L’après-midi, la piste longe la frontière naturelle avec le Botswana, offrant des chances d’apercevoir lions, léopards ou lycaons africains. Avant le retour, un détour par les plaines de Linyanti permet d’observer les élégants lechwes rouges et reedbucks, antilopes inféodées aux marais.
En fin d’après-midi, nous reprenons la direction du nord ; le soleil couchant teinte les roseaux de cuivre et le parc retrouve son calme ancestral.
Faune et flore d’un écosystème rare
Nkasa Rupara abrite une biodiversité exceptionnelle : plus de 430 espèces d’oiseaux recensées, dont la grue caronculée, le petit jacana et le coucal noir. Les forêts riveraines abritent chacals, civettes, varans, et parfois les discrets sitatungas, antilopes amphibies adaptées à la marche dans les marais.
La flore alterne entre savanes herbeuses, roselières, papyrus et palmiers dattiers sauvages (Phoenix reclinata), tandis que les termitières servent de perchoirs aux calaos à bec rouge et aux guêpiers carmins.
Peuples et traditions
Ce territoire humide est aussi celui du peuple Mafwe, gardien historique du Caprivi. L’ancien nom du parc, Mamili, rendait hommage à une lignée de chefs traditionnels encore influente. Aujourd’hui, les communautés locales regroupées au sein de la Wuparo Conservancy participent activement à la gestion et à la protection du parc. Le modèle, unique en Afrique, associe tourisme, conservation et bénéfices communautaires : chaque visiteur contribue directement à la préservation de cet équilibre fragile.
Un maillon de la grande épopée écologique africaine
Nkasa Rupara se situe au cœur de la KAZA (Kavango-Zambezi Transfrontier Conservation Area), l’un des plus vastes projets de conservation d’Afrique australe, reliant cinq pays : Namibie, Botswana, Angola, Zambie et Zimbabwe. Ce corridor écologique permet la libre migration des éléphants et des buffles à travers les frontières, perpétuant un cycle millénaire entre rivières, marais et savanes.
En fin de journée, nous retrouvons les berges paisibles du Rupara Rest Camp, où les cris des francolins annoncent la tombée du jour. Le fleuve s’assombrit, la lune se reflète sur les eaux calmes du Kwando : un moment suspendu au cœur de la nature la plus pure.
💡 Informations pratiques
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Entrée du parc Nkasa Rupara : 80 N$ par personne + 10 N$ par véhicule (MET permit).
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Heures recommandées : visite de 6h à 18h, prévoir la journée complète.
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Accès : 4×4 obligatoire, certaines pistes inondées en saison humide (novembre-avril).
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Activités possibles : safari guidé, observation ornithologique, boat cruise (réservable via Nkasa Lupala Lodge ou Rupara Rest Camp).
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Hébergement : retour et nuit au Rupara Rest Camp, en self-catering tented chalet.
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Samedi 9 mai 2026 – Des marais du Kwando aux rives du Chobe : la traversée sauvage de la bande de Caprivi
Nous quittons tôt le matin le camp, l’air encore frais et le fleuve Kwando qui murmure à nos pieds. Le soleil perce à peine les brumes matinales lorsque nous reprenons la piste, quittant la concession de la conservancy. Nous franchissons lentement la lisière du parc national Nkasa Rupara, où les dernières flaques des marais reflètent la lumière dorée du jour naissant. La piste rejoint bientôt la route goudronnée C49, et le décor change : les canaux sombres et les roseaux du marais s’éloignent à notre gauche, tandis que les silhouettes de jackalberries et de mopanes ponctuent les rives sablonneuses.
Un 4×4 est ici indispensable : le sol alterne entre sable fin et plaques de gravier. Nous ralentissons devant une famille d’éléphants traversant la bande herbeuse, observons un instant les petits s’ébattre près de leur mère, puis reprenons doucement la route.
Nous atteignons la bifurcation vers l’est et retrouvons l’asphalte qui mène à Katima Mulilo, porte orientale de la bande de Caprivi. La route déroule son ruban noir entre savane et zones humides. Sur la droite, le fleuve change de nom : le Kwando devient Linyanti, avant de serpenter vers le Chobe, cette artère vitale du nord botswanais. À Katima, après un rapide ravitaillement en carburant et quelques provisions, nous poursuivons sur la B8 jusqu’au poste-frontière de Ngoma.
La traversée de la frontière entre la Namibie et le Botswana s’effectue dans une atmosphère calme et rurale. Les formalités sont simples mais méthodiques : contrôle des passeports, paiement éventuel des frais de véhicule, puis désinfection des pneus avant d’entrer sur le territoire botswanais. L’accueil est souriant ; un ranger nous rappelle l’importance de ne pas transporter de produits frais pour prévenir la fièvre aphteuse. De l’autre côté, la route s’enfonce aussitôt dans le Chobe National Park : nous roulons désormais au cœur d’un sanctuaire animalier mondialement réputé.
À mesure que nous approchons du fleuve Chobe, la végétation s’épaissit : palmiers dattiers, albizia et acacias tordus bordent la piste. Le bourdonnement des cigales s’intensifie, et la lumière se fait plus chaude. Le reflet doré du soleil sur l’eau annonce la fin du jour. Des buffles paissent au loin, des hippopotames se laissent deviner dans les herbes hautes.
Nous atteignons enfin Kasane, ultime étape de cette traversée de la bande de Caprivi. L’air y est plus dense, embaumé par l’humidité du fleuve.
Nous choisissons finalement de nous loger au Sunbirds Chobe Lodge, un établissement plus intime et chaleureux, niché en bordure du fleuve. Depuis la terrasse principale, la vue s’étend sur les eaux calmes du Chobe où les reflets du couchant dessinent des teintes d’or et de cuivre. Le lodge propose de jolies chambres climatisées avec véranda privative, une piscine entourée de jardins tropicaux et un service attentionné. En fin d’après-midi, les rires des calaos et le cri des ibis accompagnent notre premier apéritif botswanais, face au spectacle paisible des éléphants traversant la rivière.
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FAUNE ET FLORE
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MAGASINS ALIMENTATION
Entre Rundu et Kasane, les possibilités pour faire des courses alimentaires existent mais deviennent progressivement plus limitées à mesure que l’on traverse la bande de Caprivi, aujourd’hui appelée Zambezi Region. Il est donc préférable d’anticiper les achats importants dans les villes les mieux équipées.
🛒 Rundu – le meilleur endroit pour un gros approvisionnement
À Rundu, vous trouverez les supermarchés les plus complets de tout l’itinéraire. C’est l’endroit idéal pour acheter viande, légumes, pain, produits frais, conserves et boissons avant de poursuivre la route. Les enseignes comme Shoprite Rundu, Pick n Pay Rundu ou Spar Rundu proposent un choix comparable à celui d’une petite ville européenne.
🛒 Divundu – approvisionnement intermédiaire
Environ 200 km plus loin, à Divundu, plusieurs petites supérettes et magasins de gros permettent de compléter ses achats. Le plus pratique reste souvent Metro Cash & Carry Divundu, où l’on peut trouver viande, pain, légumes et produits pour un barbecue ou un pique-nique.
🛒 Kongola – petites épiceries locales
À Kongola, les magasins deviennent plus modestes. On y trouve surtout des épiceries locales vendant produits de base : pain, boissons, conserves, snacks et parfois quelques légumes. C’est suffisant pour compléter un repas, mais pas pour faire un grand stock.
🛒 Katima Mulilo – dernière vraie ville avant le Botswana
La ville de Katima Mulilo dispose à nouveau de supermarchés bien fournis comme Shoprite Katima Mulilo ou Pick n Pay Katima Mulilo. C’est le dernier endroit pratique pour acheter de quoi cuisiner avant de passer au Botswana.
🛒 Kasane – large choix pour les voyageurs
Une fois la frontière franchie, Kasane offre à nouveau un bon choix de supermarchés, notamment Choppies Kasane et Spar Kasane, très utilisés par les voyageurs se rendant dans le Chobe National Park.
🍃 Conseil pour le road-trip
Sur cette route d’environ 600 km, l’idéal est de :
- faire un gros approvisionnement à Rundu,
- compléter si besoin à Divundu,
- prévoir éventuellement un arrêt à Katima Mulilo avant la frontière.
Ainsi, vous aurez toujours de quoi préparer vos repas en camp ou en bush camp sans dépendre des petites épiceries locales.
CARBURANT
Entre Rundu et Kasane, il est tout à fait possible de se réapprovisionner en carburant, mais les stations restent relativement espacées. Il est donc préférable de faire le plein dès que l’occasion se présente, surtout si vous roulez en self-drive avec un véhicule chargé ou une tente de toit. Voici les principaux points fiables sur cet itinéraire qui traverse la région du Kavango puis le Zambezi Region.
⛽ Rundu – dernier grand centre
Avant de quitter Rundu, il est fortement conseillé de faire un plein complet. La ville dispose de plusieurs stations importantes le long de la B8 road (Shell, Engen, Total). C’est aussi l’endroit idéal pour vérifier pression des pneus et niveau d’eau.
⛽ Divundu
À Divundu, environ 200 km après Rundu, on trouve généralement une station fiable près du centre du village et des commerces. C’est un arrêt pratique si vous visitez Bwabwata National Park ou la zone de Mahango.
⛽ Kongola
En continuant vers l’est, vous atteignez Kongola, petite localité mais point stratégique dans la bande de Caprivi. On y trouve une station-service souvent utilisée par les voyageurs qui se dirigent vers le Kwando River ou les lodges comme Camp Kwando.
⛽ Katima Mulilo
À environ 110 km plus à l’est, la ville de Katima Mulilo constitue le dernier grand centre avant le Botswana. Plusieurs stations y sont ouvertes (Total, Engen, Puma). C’est le meilleur endroit pour refaire le plein avant de franchir la frontière.
⛽ Kazungula / Kasane
Après le passage de la frontière près du Kazungula, on trouve rapidement plusieurs stations à Kasane, porte d’entrée du Chobe National Park.
📏 Distances approximatives
- Rundu → Divundu : ~200 km
- Divundu → Kongola : ~200 km
- Kongola → Katima Mulilo : ~110 km
- Katima Mulilo → Kasane : ~70 km
🚗 Conseil pratique pour un road-trip
Sur cet itinéraire du nord namibien, les stations sont fiables mais peu nombreuses. La règle utilisée par beaucoup de voyageurs est simple : ne jamais descendre sous la moitié du réservoir. Cela évite tout stress si une station est fermée ou en rupture.
Banques
Sur l’itinéraire Rundu → Kasane, il est relativement facile de retirer de l’argent, mais comme pour le carburant, les points deviennent plus espacés dans la Zambezi Region. Les distributeurs se trouvent surtout dans les villes principales et parfois dans certaines stations-service.
Voici les endroits fiables pour retirer du cash :
💳 Rundu — le meilleur endroit pour retirer de l’argent
Avant de partir vers l’est, Rundu est clairement le point le plus sûr pour retirer une somme suffisante.
On y trouve plusieurs banques avec distributeurs :
- First National Bank Rundu
- Bank Windhoek Rundu Branch
Ces banques disposent de guichets automatiques et d’agences complètes dans la ville.
👉 C’est l’endroit idéal pour retirer une grosse somme pour plusieurs jours.
💳 Divundu — possibilité de retrait
À Divundu, il existe aussi un point bancaire :
- Standard Bank Divundu
Les distributeurs sont plus rares mais fonctionnent généralement bien pour un retrait rapide.
💳 Kongola — très limité
À Kongola, il n’y a pas toujours de banque complète.
On peut parfois trouver un ATM dans une station-service ou un petit centre commercial, mais ce n’est pas garanti.
👉 Mieux vaut ne pas compter dessus.
💳 Katima Mulilo — dernier grand centre
La ville de Katima Mulilo dispose de plusieurs banques et distributeurs :
- Bank Windhoek Katima Mulilo Branch
- Standard Bank Katima Mulilo
- FNB ATM Katima Mulilo
Les agences sont situées autour de Hage Geingob Street et disposent de distributeurs accessibles pendant les heures d’ouverture et souvent en libre-service.
👉 C’est le dernier endroit facile pour retirer avant la frontière.
💳 Kasane — nombreux distributeurs
Une fois arrivé à Kasane, plusieurs banques et distributeurs sont disponibles dans la ville touristique (près des supermarchés et stations-service).
✅ Conseil pour un road-trip dans cette région :
- retirer une somme suffisante à Rundu
- compléter éventuellement à Katima Mulilo
- garder toujours 1000–2000 NAD en petites coupures pour carburant, entrées de parc, villages ou pourboires.
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