Assouan, Cité de la Première Cataracte EGYPTE
De la piste de Louxor aux granites sacrés de la Syène antique, immersion contemplative au fil des siècles et des légendes
Depuis Louxor, nous décidons de nous lancer dans une nouvelle aventure en louant un véhicule pour poursuivre notre périple vers Assouan. La route s’ouvre devant nous, prête à nous dévoiler les merveilles d’une région fascinante. Quittant Louxor aux premières lueurs du matin, impatients de découvrir les secrets du Grand Sud, nous apprécions immédiatement la prévenance de Hamid, notre contact sur place. Il nous a proposé un véhicule avec chauffeur pour l’ensemble de notre séjour, une attention précieuse qui nous épargne tous les tracas de la navigation routière et les soucis de stationnement, d’autant plus que notre hébergement se situe sur une île au milieu du fleuve. Bien que la route reliant Louxor à Assouan soit longue et parfois monotone, notre enthousiasme ne fléchit à aucun moment, illuminé dès notre arrivée par la découverte du monastère Saint-Siméon.
Assouan et la Première Cataracte : Carrefour Millénaire de la Nubie et de l’Égypte
Du carrefour stratégique de Syène à la ferveur sacrée de la triade d’Éléphantine
En approchant d’Assouan, ancienne cité connue sous le nom de Syène dans l’Antiquité, nous plongeons dans une histoire aussi riche que complexe, dont les racines plongent aux temps les plus reculés de l’Égypte pharaonique. Nichée au niveau de la première cataracte du Nil, à la frontière naturelle avec la Nubie, Assouan a constamment incarné un carrefour stratégique et commercial d’une importance cruciale, reliant l’Égypte aux territoires subsahariens. Au milieu des remous du fleuve, l’île d’Éléphantine et l’île de Sehel se dressaient comme des centres vitaux de peuplement et d’activité économique majeure pour toute la région. Les célèbres carrières de granite rose d’Éléphantine fournissaient alors le matériau précieux et inaltérable destiné à l’édification des temples majestueux et des sculptures monumentales de l’Égypte antique, marquant à jamais l’histoire de leur empreinte.
Cette terre d’eau et de roche était également le berceau spirituel de la triade d’Éléphantine, composée du dieu créateur Khnoum, de son épouse Satet, de leur fille Anouket, ainsi que de leur contremaître Hâpy. Vénérées pour leur rôle fondamental dans la régulation des crues annuelles du Nil et la fertilisation des terres agricoles de la vallée, ces divinités symbolisaient l’harmonie parfaite entre l’homme, les forces du fleuve et la nature.
Le Monastère Saint-Siméon : Refuge Monastique au Cœur des Dunes Nubiennes
Un sanctuaire fortifié préservé du temps, entre dévotion monastique, fraîcheur des voûtes, peintures coptes et panoramas sahariens
Niché au cœur du désert nubien (coordonnées GPS : 24.0850° N, 32.8760° E),le Monastère de Saint Siméon, également connu sous le nom de monastère de Saint-Siméon le Stylite ou Deir Anba Hadra, nous plonge dans un passé empreint d’une sérénité et d’un mystère poignants. Pour rallier ce haut lieu spirituel, nous quittons la voie goudronnée qui serpente à travers le reg et empruntons une piste de sable et de cailloutis s’enfonçant dans le désert en direction des reliefs arides, révélant au loin la silhouette massive du monastère qui se détache au pied d’une colline d’un jaune ocre. Le paysage minéral grandiose alterne vallonnements de reg sombre et vastes mers de sable doré. L’horizon désertique s’étend à perte de vue sous un ciel d’un bleu pur, offrant un cadre naturel d’une beauté saisissante où Nadège prend la pose avec le sourire, immortalisée devant le relief ondulant des dunes sahariennes.
Avant d’entamer l’ascension de la colline, nous faisons halte devant la majestueuse porte d’entrée du reposoir du monastère (Deir Anba Hadra), dont les grands arcs peints de teinte crème encadrent d’imposantes grilles en fer forgé ornées d’icônes religieuses colorées représentant le Christ et saint Hadra, surmontées de croix coptes et bordées d’arbustes verdoyants qui tranchent avec l’aridité environnante.
Érigé au VIe siècle par des moines coptes cherchant refuge contre les incursions répétées des pillards venus du désert, le monastère constitue un exemple impressionnant de l’architecture religieuse chrétienne ancienne. Son emplacement très isolé et ses imposantes murailles de défense témoignent de la détermination absolue de ces moines à se protéger et à bâtir un lieu de paix et de dévotion au milieu d’un environnement hostile. De loin, la silhouette massive des remparts en briques de terre crue et en pierre se dresse comme une véritable forteresse émergeant des sables. L’architecture militaire se révèle spectaculaire avec ses hautes enceintes superposées en pierres sèches percées de petites ouvertures de tir et de ventilation. En traversant les dépressions rocheuses environnantes, entre deux collines arides, nous apercevons au loin la coupole du sanctuaire surmontée d’une croix, véritable phare spirituel ancré dans la solitude du désert. Devant les hautes murailles du monastère, Margot pose chaleureusement, sa casquette vissée sur la tête, soulignant l’échelle monumentale des ruines de terre séchée qui la surplombent.
Malheureusement, au XIIe siècle, le monastère fut dévasté par les forces armées de Salah al-Din. Malgré les ravages successifs du temps et les destructions subies, le site conserve aujourd’hui encore une atmosphère extrêmement évocatrice et une beauté austère qui captivent immédiatement les visiteurs. Les ruines, bien que fragmentées, offrent un aperçu poignant de l’importance historique du lieu et de son architecture remarquable. Depuis les hauteurs du complexe, le regard embrasse l’agencement intérieur des vestiges : les murs de pierres sèches ajustées avec soin, les ouvertures voûtées, les cours aujourd’hui silencieuses et les structures monastiques qui se découpent sur le décor des collines rocailleuses. À travers une arche brisée façonnée dans la terre crue, le cadre désertique se découpe comme un tableau naturel encadrant les pentes de sable et de roches sous un soleil éclatant.

En surplombant le cœur du complexe, notre vue plonge directement sur les vestiges de la basilique primitive : les dallages de pierre claire s’étendent au centre de maçonneries en briques crues partiellement arasées, menant jusqu’à la niche centrale de l’abside voûtée où subsistent les traces des peintures d’origine. Le long des cours intérieures s’aligne également une succession remarquable d’alvéoles et de cellules voûtées en berceau (kellia), façonnées en terre séchée et maçonnerie rustique sous la lumière crue du jour.
En explorant les entrailles de ce sanctuaire ancien, nous pénétrons dans un long corridor voûté en berceau d’une conservation remarquable, où la pierre taillée du sol répond aux arcs ajustés de la voûte et où la lumière du soleil pénètre doucement par les baies latérales. Nous découvrons des pièces voûtées en briques crues élevées au-dessus de murets de maçonnerie rustique, ainsi que des niches et des absides sanctifiées conservant des fresques coptes d’une grande valeur artistique.

Malgré l’usure des siècles, les pigments ocre, rouges et jaunes révèlent encore des compositions religieuses fascinantes : des plafonds ornés de motifs géométriques anciens et des murs peints figurant des saints auréolés drapés dans de longues tuniques, tenant des croix et des évangiles. Ces témoins d’art sacré semblent chuchoter encore la foi et les prières des moines qui ont habité cet espace d’ascèse

Le cadre désertique environnant, accentué par les dunes de sable d’un or éclatant et les pentes érodées du relief, crée un contraste saisissant avec la verdure vivifiante des berges du Nil, offrant des vues spectaculaires, particulièrement au moment du coucher du soleil. Bastien profite d’une pause sur les hauteurs rocailleuses, assis face au paysage grandiose qui s’étire en contrebas jusqu’aux berges du fleuve, puis pose fièrement devant une structure dôme du monastère avec le désert en fond. Depuis les terrasses supérieures et les arches dominant le monastère, la vue plongeante embrasse l’ensemble des cours en ruine et s’ouvre sur le ruban d’eau du Nil, la verdure des palmeraies et la silhouette de la ville d’Assouan qui se découpe à l’horizon. Ce tableau vivant rappelle avec force pourquoi des hommes ont choisi de s’isoler ici, à la frontière exacte entre la vie et la sérénité du désert.
Le monastère Saint-Siméon, avec son histoire mystérieuse et sa grandeur architecturale, constitue un point culminant mémorable de notre voyage. C’est un endroit incontournable pour les passionnés d’histoire et les voyageurs en quête d’aventure, ajoutant une dimension profonde et contemplative à notre exploration de la région d’Assouan. Loin d’être une simple étape touristique, ce lieu sacré s’apparente à une véritable invitation à la méditation, où le silence n’est troublé que par le souffle du vent saharien et le craquement discret de nos pas sur les pierres anciennes. L’accès au site s’effectue pour un tarif d’entrée d’environ 180 livres égyptiennes par personne.
L’Ancien Barrage d’Assouan et le Sauvetage de Philae
Entre maîtrise hydraulique du Nil et épopée internationale de l’UNESCO
Pour poursuivre notre aventure à Assouan, nous nous dirigeons vers le premier barrage d’Assouan (coordonnées GPS : 24.0345° N, 32.8778° E), un monument d’ingénierie historique dont la construction a été achevée entre 1898 et 1902 sous l’administration britannique en Égypte. Ce barrage, premier du genre réalisé sur le fleuve dans la région, a été conçu pour dompter et maîtriser les crues du Nil, favorisant ainsi l’agriculture permanente et le développement urbain, notamment dans la métropole du Caire, en évitant les inondations dévastatrices qui menaçaient régulièrement les terres agricoles et les infrastructures.
Au fil des décennies, l’ouvrage a réclamé des travaux de surélévation à deux reprises afin de renforcer sa capacité de stockage d’eau et d’améliorer ses performances hydrauliques. Toutefois, ces modifications successives du niveau du fleuve ont eu un impact patrimonial majeur : l’île de Philae, qui abritait le célèbre temple antique dédié à la déesse Isis, s’est retrouvée progressivement submerged sous les eaux du réservoir.
Face à cette menace d’immersion définitive pour le patrimoine mondial, des efforts de préservation gigantesques ont été entrepris sous l’égide de l’UNESCO. Entre 1972 et 1980, le complexe monumental du temple de Philae a été méticuleusement découpé en blocs, numéroté, puis déplacé sur l’île voisine d’Agilkia, spécialement réaménagée. Ce transfert colossal a permis de sauvegarder ce joyau architectural et de le rendre de nouveau accessible aux visiteurs du monde entier, préservant ainsi son précieux héritage pour les générations futures.
En visitant cet ancien barrage, nous avons l’opportunité d’apprécier l’ampleur du défi technique qu’a représenté sa construction au tournant du XXe siècle, ainsi que son impact durable sur le développement économique et agricole de l’Égypte moderne. Les points de vue offerts depuis l’ouvrage sont remarquables, dévoilant un panorama spectaculaire sur les eaux retenues du Nil et les paysages granitiques environnants. Notre passage à l’ancien barrage conclut cette étape avec une réflexion enrichissante sur les prouesses d’ingénierie du passé et leur influence déterminante sur l’évolution de la civilisation égyptienne.
ABU SIMBEL
Nous ne pouvions pas conclure notre exploration d’Assouan sans faire l’effort de pousser jusqu’à Abu Simbel, surtout avec notre propre véhicule à disposition. Situé à environ 280 kilomètres au sud-ouest d’Assouan, près de la frontière sud, Abu Simbel est l’un des sites les plus emblématiques de l’Égypte antique.
Ce complexe monumental, commandé par le pharaon Ramsès II au XIIIe siècle avant notre ère, comprend deux temples principaux : le Grand Temple et le Petit Temple. Le Grand Temple est dédié à Ramsès II lui-même ainsi qu’aux dieux égyptiens Amon, Rê-Horakhty et Ptah. Ce temple est célèbre pour ses quatre statues colossales de Ramsès II, chacune mesurant plus de 20 mètres de hauteur, qui se dressent majestueusement à l’entrée. À l’intérieur, une série de salles et de chapelles sont richement décorées de bas-reliefs détaillant des scènes de batailles, d’offrandes et de cérémonies religieuses, illustrant la grandeur et le pouvoir du pharaon.
Non loin se trouve le Petit Temple, dédié à la déesse Hathor et orné de statues colossales de Ramsès II aux côtés de la reine Néfertari, son épouse bien-aimée. Les murs intérieurs du Petit Temple sont ornés de scènes montrant le couple royal en train de faire des offrandes aux dieux et de participer à des rituels religieux, illustrant la dévotion religieuse et l’harmonie du couple royal.
Nubian Eco Village : Les Couleurs Vivantes de la Rive Ouest
Accueil chaleureux, demeures illustrées, cafés aux voûtes de brique, caravanes de dromadaires, étals d’artisanat et tradition sacrée du crocodile nubien
Depuis notre embarcation sur le fleuve, le panorama sur le village nubien (coordonnées GPS : 24.0535° N, 32.8683° E)est à couper le souffle : l’embarcadère aménagé et les terrasses de cafés ombragées s’étendent le long de l’eau, où sont amarrés de grands bateaux traditionnels et des felouques blanches. Le paysage révèle d’imposantes collines désertiques aux nuances dorées surplombant de denses palmeraies verdoyantes. C’est au pied de ces montagnes arides, le long des berges du Nil, que se dressent les magnifiques demeures nubiennes traditionnelles aux toits en coupoles et dômes peints de blanc et de bleu turquoise.

Parmi ces édifices emblématiques aux architectures remarquables se distinguent des maisons d’hôtes réputées comme Anakato Nubian House, arborant des motifs géométriques, des étoiles et des lunes peintes sur sa façade immaculée, ou encore l’Anakato Nubian Cafe surmonté de dômes en briques rouges et orné d’une grande fresque colorée figurant des felouques naviguant sur le Nil.
D’autres bâtisses attrayantes captivent immédiatement le regard, comme l’emblématique maison Nene Kato avec sa grande porte azur encadrée d’illustrations d’un enfant nubien et de l’Œil d’Horus, les guesthouses Soma Kato et Dara Family qui déploient leurs briques ocre, leurs dômes ouverts et leurs escaliers bariolés, ainsi que la remarquable résidence Wadi Kiki, avec ses façades sombres entièrement piquetés d’une myriade d’étoiles blanches, ses dômes arrondis, ses ornements rouges et sa végétation buissonnante. Plus loin dans la ruelle sablonneuse se dresse la demeure Bayt El Haja Ghalia (بيت الحاجة غالية), aux Murs ocre chaleureux sculptés d’alcôves et d’arches peintes en bleu et vert, au-dessus de laquelle s’élève avec élégance le minaret coloré de la mosquée locale aux teintes cyan, jaune et rouge se découpant sur le ciel bleu.
Partout dans le village, l’accueil chaleureux et spontané des habitants nous touche profondément. Nous arpentons de chaudes ruelles en terre battue animées d’une incroyable ébullition commerçante. Le grondement léger d’un tuk-tuk jaune se fraye un chemin entre les échoppes couvertes où se côtoient paniers en paille tressée, sacs à main artisanaux et étoffes suspendues. Au détour d’une ruelle sablonneuse bordée de boutiques artisanales aux murs peints de bleu, nous croisons des dromadaires parés de tapis et de harnais aux couleurs vives cheminant paisiblement entre les étals. Sur le bord du quai ou au pied d’un dôme bleu, nous prenons le temps d’approcher ces paisibles animaux : parés de pompons et de tissages multicolores, ils reçoivent doucement nos caresses et quelques gourmandises sur le museau.
Les étals regorgent de trésors : des séries de vêtements traditionnels, des djellabas et des robes colorées suspendues sous le soleil, ainsi que de petites boutiques d’artisanat et des échoppes locales comme la pharmacie du village débordant de paniers tressés multicolores, de colliers et de bibelots. En chemin, nous croisons des femmes nubiennes bienveillantes vêtues de noir proposant leurs créations faites main. Nadège prend un plaisir immense à explorer ces ateliers à ciel ouvert, posant tout sourire au milieu d’un foisonnement de masques africains sculptés dans le bois, de suspensions artisanales et de petits portraits nubiens peints à la main.
Les échoppes dévoilent également un éventail coloré de grands disques en paille tressée (tabaq), de bijoux perlés multicolores et même de drapeaux de clubs de football internationaux comme le PSG, le FC Barcelone ou le Real Madrid. D’autres stands proposent des foulards, des attrape-rêves et des symboles Ankh sculptés dans le bois, ainsi que de petites fioles en verre artistiquement remplies de sable coloré (sand art) figurant des paysages désertiques. Devant une échoppe de tissage traditionnel, nous admirons un métier à tisser artisanal et d’imposants chapeaux en paille tressée posés au sol.

Dans les boutiques d’épices, de véritables escaliers de bols présentent des montagnes de poudres parfumées aux teintes jaune, ocre, rouge et violette, côtoyant des paniers en osier remplis de fleurs d’hibiscus séchées, de pots en terre cuite et d’essences de parfums. Sur les places sablonneuses du village, des comptoirs extérieurs superbement peints exposent sous le soleil des coupes garnies d’indigo pur, de curcuma et de graines aromatiques devant les maisons peintes. D’autres stands proposent d’impressionnantes jarres habillées de tissus orientaux d’où émergent des pyramides parfaites d’épices aromatiques et d’encens sous le regard calme d’un marchand en galabeya blanche.
Une pause fraîcheur s’impose dans l’un des cafés traditionnels du village : sous de hautes voûtes en briques cuites, le sol recouvert de sable fin accueille des alcôves intimes séparées par des murets et des arcades peints d’un bleu éclatant, bordés de motifs géométriques multicolores et garnis de banquettes très accueillantes.
L’art mural et le sens du détail font également partie intégrante de l’âme du village. Les murs des maisons se transforment en véritables galeries d’art à ciel ouvert, ornés de superbes peintures figurant des portraits de femmes nubiennes aux bijoux traditionnels, des chameaux stylisés et des compositions géométriques vives. Margot prend la pose avec grâce devant une superbe porte voûtée surmontée d’une calligraphie protectrice gravée dans la pierre (Qul a’udhu bi rabbil-falaq). Devant l’emblématique Zahra House, dont la façade bleu azur est entièrement recouverte de fresques, Margot et Bastien se retrouvent complices sur un grand escalier multicolore gravé de clés d’Ankh, d’yeux d’Horus et de symboles égyptiens protecteurs.

Ce qui rend cet endroit encore plus fascinant réside dans sa relation singulière avec le crocodile du Nil. Symbole ancestral de protection contre le mauvais œil, le reptile séché veille sur une multitude de façades et de linteaux du village. Nous admirons des façades en briques peintes d’un bleu roi éclatant où une belle porte en bois jaune vif est surmontée d’un grand crocodile séché aux écailles parfaitement conservées. Sur la porte d’entrée de la demeure Rabih Family, un autre spécimen naturalisé trône fièrement au-dessus du porche en briques rouges. Ailleurs, c’est d’une niche aménagée au-dessus d’une porte bleue que surgit la gueule béante d’un crocodile, encadrée de motifs géométriques et de mains de Fatma (Khamsa). Fièrement suspendu au-dessus des étals d’épices ou fixé sur les murs, le crocodile fait partie intégrante du décor. Bastien s’amuse d’ailleurs à poser tout près de l’un de ces crocodiliens naturalisés, monté devant un paravent de paniers tressés colorés. Certains marchands font même preuve d’un humour irrésistible en mettant en scène une famille de petits crocodiles naturalisés redressés sur leurs pattes arrière, l’un d’eux tenant entre ses mâchoires un bâton d’encens fumant comme une cigarette ! Parfois, au détour d’un patio traditionnel, nous découvrons également de vrais crocodiles vivants installés paisiblement dans un enclos aménagé, conférant au village une atmosphère mystique et unique.
Nous flânons de ruelle en ruelle, prenant le temps de discuter avec les artisans et d’admirer ce mode de vie si poétique. Le village constitue un havre de paix préservé, bien éloigné du tumulte des grandes agglomérations. Nous constatons qu’il est idéal de programmer cette visite en milieu de journée, profitant ainsi d’un calme précieux avant que la foule apportée par les bateaux touristiques ne vienne envahir les lieux au moment du coucher du soleil.
L’Obélisque Inachevé et les Carrières de Granite Pharaoniques
Gigantisme antique, secrets d’ingénierie et géologie de la pierre d’Assouan
De retour sur la rive est d’Assouan, nous faisons halte sur le site de l’obélisque inachevé, (coordonnées GPS : 24.0783° N, 32.8953° E), un monument prodigieux toujours solidaire du lit rocheux dont il était extrait. Cet obélisque conserve sa masse colossale de 1 200 tonnes et ses dimensions vertigineuses de 42 mètres de longueur. Abandonné en cours de chantier en raison de fissures internes apparues dans la roche, il aurait constitué, s’il avait été érigé, le plus grand monolithe sculpté jamais réalisé par la main de l’homme. L’accès au site s’effectue moyennant un billet d’entrée d’environ 220 livres égyptiennes par personne, géré par le ministère des Antiquités via https://egymonuments.gov.eg.
Dès notre arrivée sur la vaste esplanade archéologique, la démesure du site nous frappe. Nadège prend la pose avec un chaleureux sourire devant la falaise de granite rose et les énormes blocs rocheux qui s’élèvent derrière elle. En empruntant les passerelles en bois équipées de garde-fous en cordage qui surplombent la tranchée d’extraction, notre vue plongeante embrasse l’immense monolithe couché sur le flanc de la colline. Depuis les hauteurs des terrasses rocheuses, la perspective panoramique montre l’impressionnant sillon creusé à même le lit de granite rose, se découpant sur les reliefs arides et la ville moderne d’Assouan qui se dresse à l’horizon.

En déambulant le long du fût supérieur de l’obélisque, nous admirons la planéité parfaite de sa face supérieure et la profondeur des tranchées latérales creusées par les ouvriers pharaoniques. Les tranchées au fond de la fosse conservent de manière saisissante les empruntes arrondies répétées laissées par les coups de marteaux en dolérite, témoignant du labeur épuisant des artisans de l’Antiquité. Tout autour du monolithe principal, la carrière révèle un paysage minéral fascinant : des terrasses d’extraction en escalier aux parois de pierre taillées, des cavités circulaires façonnées dans la roche, ainsi que de nombreux blocs de granite ébauchés, des tambours de colonnes et des morceaux de structures abandonnés en plein chantier.
Tout autour de nous, ces carrières historiques témoignent de l’époque où les artisans extrayaient d’immenses blocs de pierre destinés aux édifices sacrés, aux palais royaux et aux statues divines. Les anciens Égyptiens travaillaient une grande variété de roches, notamment le calcaire, le grès et le granite. La région d’Assouan constituait la source la plus réputée de granite rose et gris, en particulier sur les îles d’Éléphantine et de Sehel. C’est précisément d’ici que provenaient les blocs façonnés pour la réalisation des statues royales, des chambres funéraires, des colonnes et des obélisques dispersés dans tout le pays. L’Aiguille de Cléopâtre aujourd’hui dressée à Londres ainsi que les parements du complexe pyramidal de Khéops à Gizeh ont été extraits de ces gisements d’Assouan.
Le processus technique de taille des obélisques représentait un travail titanesque. Les artisans commençaient par marteler méticuleusement la roche à l’aide de boules de dolérite, une pierre d’une dureté extrême, jusqu’à former une entaille suffisamment profonde. Des coins en bois sec, ensuite imbibés d’eau, étaient enfoncés dans ces rainures. En absorbant l’humidité, le bois se dilatait avec une force irrésistible, provoquant le fendant et l’éclatement net de la roche. Cette opération méthodique était répétée sur les trois côtés du monument. Une fois l’obélisque complètement désolidarisé du rocher, il était soulevé à l’aide de leviers puis déplacé sur un traîneau reposant sur des rouleaux de bois afin d’être acheminé le long d’une rampe spécialement construite à cet effet.
Le transport d’un tel colosse s’avérait tout aussi complexe que son extraction. Une fois taillé, l’obélisque était descendu jusqu’aux berges du Nil par une rampe inclinée faite de gravats, recouverte de couches de briques et d’une épaisse couche de limon maintenue constamment humide pour réduire les frottements. Il était ensuite glissé sur un traîneau en bois pour être chargé à bord d’un navire de transport à fort tirant d’eau. Le navire, chargé durant la période de crue lorsque le niveau de l’eau était au plus haut, attendait la décrue pour naviguer et acheminer le monument vers sa destination finale. Une fois arrivé sur le site du temple, l’obélisque était redressé en position verticale grâce à son propre poids, la force de gravité, et un système savant de rampes de sable, de poulies et de cordages guidant son basculement.
Les différentes théories scientifiques révisent et expliquent la somme phénoménale d’ingénierie qu’il a fallu déployer pour extraire, transporter et ériger ces monolithes. Bien que l’obélisque inachevé nous renseigne admirablyment sur toutes les étapes de taille en carrière, il ne livre en revanche aucune indication sur les méthodes de décoration. Des preuves recueillies sur d’autres obélisques suggèrent que trois des quatre faces du fût étaient gravées de hiéroglyphes alors que le monument se trouvait encore couché dans la carrière. Ce n’est qu’une fois le monument parfaitement érigé sur son piédestal que la quatrième et dernière face était sculptée par les maîtres graveurs.

Le calme solennel du site contraste fortement avec l’agitation des autres lieux touristiques d’Assouan. Ici, c’est l’immensité de l’histoire qui nous enveloppe, et la masse gigantesque de l’obélisque nous rappelle la démesure de l’ambition des pharaons. Le site offre en outre une vue superbe sur l’ensemble des carrières environnantes, nous permettant de mesurer combien Assouan, avec ses gisements uniques de granite, était précieuse pour l’Égypte antique. Ces carrières ont d’ailleurs continué à jouer un rôle crucial bien après l’époque pharaonique, fournissant des matériaux pour la construction moderne, notamment lors du chantier du barrage et du réservoir d’Assouan dans les années 1990. Ce détour fascinant nous permet de saisir la complexité du travail exigé pour bâtir ces monuments et d’admirer l’ingéniosité des bâtisseurs anciens.
Les Souks d’Assouan : Ébullition et Parfums du Grand Marché
Flânerie sensorielle, architecture de bois et féerie nocturne le long de la grande avenue commerçante
Après la visite captivante de la carrière antique, nous prenons la direction des souks d’Assouan, (Sharia el-Souk, coordonnées GPS : 24.0885° N, 32.8992° E), une immense artère piétonne animée, ombragée et bordée d’échoppes multicolores. La municipalité a doté l’avenue d’une monumentale structure de pergolas en bois ajouré équipée de ventilateurs de plafond et de lanternes suspendues, offrant une fraîcheur bienvenue aux nombreux passants, habitants et visiteurs qui arpentent la voie. En cheminant sous ces voûtes de bois, la vie locale se déploie dans toute sa diversité humaine : un marchand en fauteuil roulant aménagé propose un étal de petits souvenirs, des hommes d’affaires en costume croisent des jeunes vêtus de t-shirts célébrant les « Flavours of the Nile », tandis que suspendues aux poutres supérieures flottent des séries de galabeyas, de robes traditionnelles et de tuniques étincelantes.
Dès les premiers pas dans le marché, une véritable marée de couleurs et de trésors s’offre à nos yeux : les portants regorgent de bustes dorés ou peints de Toutânkhamon et de la reine Néfertiti, de coupes et vases en albâtre translucide, d’alignements de scarabées sculptés et de coffrets gravés. Sur les parois intérieures des boutiques, d’imposantes tapisseries peintes arborent les figures dorées du masque pharaonique, les profils des souverains antiques et des rouleaux imprimés détaillant le mystérieux alphabet hiéroglyphique.
Plus loin, une échoppe spectaculaire capitonnée de tapis et de tentures murales présente un alignement impressionnant de lanternes en laiton et cuivre ciselé aux formes de gouttes, dominées par un immense symbole de l’œil protecteur (Mati) aux franges bleues suspendu au plafond, des disques en paille tressée (tabaq) et des poufs en cuir repoussé.
En arpentant les allées, nous découvrons des façades urbaines étonnantes, comme cet immeuble de plusieurs étages entièrement recouvert de fresques colorées et d’enseignes vantant « Aswan », au pied duquel s’alignent des réfrigérateurs de boissons fraîches et des portants exposant de lumineuses robes jaunes brodées. Devant la devanture animée du célèbre Ali Bazar (Welcome to Ali Bazar), une farandole de djellabas et de robes brodées aux teintes éclatantes (rouge vif, rose, bleu turquoise, noir rehaussé d’argent) attire l’œil des promeneurs, alors qu’un marchand habillé d’une galabeya grise chemine d’un pas tranquille avec un paquet d’étoffes sous le bras. De part et d’autre, de petits comptoirs drapés de toile blanche présentent une collection fascinante de bijoux artisanaux de style nubien : de longs colliers façonnés de disques de bois poli, d’os, de perles d’ambre, de turquoises et de coquillages tressés, côtoyant des chapeaux de paille colorés (taqiyah).
L’artisanat local rivalise de créativité sur les façades de pierre. Une boutique attire particulièrement notre attention : sa devanture est entièrement couverte d’une forêt de masques africains sculptés dans le bois massif aux traits expressifs, d’imposantes lanternes orientales en laiton perforé en forme d’étoiles (fanous), de statuettes divines d’Anubis et de chats sacrés de Bastet. Devant ce foisonnement de cuivre et de bois, un jeune livreur en maillot rayé déambule fièrement en portant sur son épaule un chargement de plateaux en laiton.
Au cœur du marché, la gastronomie et la magie des épices opèrent instantanément. Nous croisons une boutique traditionnelle de poissons salés et séchés, la célèbre maison Fasakhani El Mahatta (فسخاني المحطة), dont le comptoir en marbre surmonté de l’image d’un vieux voilier expose des piles parfaites de bocaux de feseekh (poisson du Nil fermenté selon une méthode millénaire) sous des poissons séchés suspendus. Le souk s’ouvre également sur de vastes places ombragées sous d’immenses voiles de tentes rouges et jaunes, où trône la célèbre herboristerie El Saeida Zeinab Spices (عطارة السيدة زينب) à la devanture rouge et jaune pétillante, entourée de chaises de repos, de paniers d’herbes et du maillot rouge numéro 10 de Mohamed Salah suspendu sous la tente.
Un peu plus loin, nous faisons une halte inoubliable auprès d’un marchand bienveillant en galabeya claire et calotte blanche, assis paisiblement au milieu de son étal. Devant lui s’étalent des dizaines de paniers en tissu bariolé et de récipients en bois contenant de véritables montagnes d’épices parfumées, d’herbes séchées, de bâtons de cannelle, d’hibiscus (carcadé), de cumin, de poivres rares, de racines et de fruits secs aux effluves envoûtants. Les odeurs de baumes, d’huiles essentielles et d’encens de myrrhe flottent généreusement dans l’air, se mêlant aux salutations enthousiastes des commerçants.
À la tombée de la nuit, le souk prend une dimension magique et festive. De longues guirlandes de fanions multicolores suspendues entre les terrasses illuminent l’allée pavée d’une lumière douce. Les passants et les habitants en costumes traditionnels déambulent sous les toits de pergolas en bois, tandis qu’un jeune marchand pensivement adossé à son échoppe de pashminas et de foulards chamarrés veille sur sa boutique sous l’enseigne « Souvenir ». L’ambiance est empreinte d’une convivialité spontanée : un peu plus loin, deux jeunes hommes assis sur des tabourets en bois rient chaleureusement en partageant une chicha au bord de la rue, entourés d’étalages de costumes de danse du ventre étincelants de sequins. Au détour des marches d’un magasin de chapeaux et d’artisanat, nous croisons le regard sincère et le doux sourire d’un jeune Nubien vêtu d’une galabeya d’un blanc pur et d’une taqiyah brodée, incarnant à lui seul la gentillesse légendaire et le sens de l’accueil d’Assouan. Flâner au fil de ces ruelles animées, de jour comme de nuit, constitue une immersion sensorielle et humaine inoubliable au cœur de la Haute-Égypte.
La Cathédrale de l’Archange Michel : Sanctuaire Copte Orthodoxe
Grandeur architecturale, icônes en chêne et dôme majestueux sur la Corniche

Quittant les rumeurs joyeuses de la Corniche et du souk d’Assouan, nos pas nous mènent vers le sud de la ville, à deux pas du Musée de la Nubie, où se dresse majestueusement la cathédrale de l’Archange Michel (coordonnées GPS : 24.0795° N, 32.8875° E). Véritable phare de la foi copte orthodoxe dans la région, ce sanctuaire monumental, consacré en 2006 par le patriarche Shenouda III, incarne avec éclat la persistance et la vitalité d’une tradition chrétienne bimillénaire en terre égyptienne. Bâtie en pierres claires rappelant les teintes dorées du désert environnant, la cathédrale s’impose comme l’une des plus vastes de toute la Haute-Égypte, pouvant accueillir jusqu’à 3 000 fidèles sous sa grande nef.

Dès notre arrivée au pied du complexe, nous sommes saisis par la noblesse de son architecture d’entrée : un monumental portique en pierre de taille sculptée forme une haute arcade en plein cintre, gravée en lettres dorées des inscriptions bilingues arabe et anglaise « Archangel Michael Coptic Orthodox Cathedral Aswan ». Une somptueuse grille en fer forgé noir, ouvragée de motifs de croix coptes et de rinceaux, s’ouvre sur le parvis intérieur. Sur le côté de l’enceinte, juchée au sommet d’un pilier de pierre, une remarquable statue en bronze retrace le combat céleste de l’archange Saint Michel, brandissant son épée victorieuse vers le ciel d’azur. À travers l’arche d’entrée, notre regard embrasse la vaste cour intérieure pavée, agrémentée d’un massif circulaire végétalisé où s’épanouissent quelques plantes tropicales.
En avançant dans le parvis, nous levons les yeux vers le ciel pour contempler le campanile vertigineux qui s’élève à 44 mètres de hauteur. Cette tour élancée, chef-d’œuvre de maçonnerie aux parois ajourées de claustras géométriques complexes, laisse passer le souffle du vent et la lumière du soleil tout en abritant les cloches sacrées. Le corps principal de la cathédrale déploie une harmonieuse succession d’arcades en terrasse, d’escaliers extérieurs bordés de balustrades et de vastes baies voûtées aux vitraux tamisés. À l’intérieur, la fraîcheur des voûtes accueille les visiteurs au milieu d’une iconostase sculptée dans le bois de chêne massif et de fresques peintes célébrant la mémoire des martyrs et des pères du désert. L’accès à la cathédrale est entièrement libre et gratuit pour tous les visiteurs, dans le respect du calme des lieux et des horaires de culte (tenue couvrante requise). On peut suivre les célébrations et actualités du diocèse d’Assouan sur leur page officielle : https://www.facebook.com/CopticAswan/. Cette halte contemplative au cœur d’Assouan nous offre un moment de grâce et de sérénité inoubliable face à la beauté intemporelle du patrimoine copte.
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Le temple de Philae : Sanctuaire d’Isis entre Éclat Solaire et Mystère Nocturne
De la majesté architecturale des Ptolémées au sauvetage de l’UNESCO, traversée contemplative et immersion féerique sur l’île d’Agilkia
En soirée, nous nous dirigeons vers le temple de Philae à Assouan pour une visite vraiment magique. Étant accessible uniquement par bateau, l’arrivée nocturne ajoute une dimension mystique à ce lieu emblématique, surnommé la Perle du Nil en raison de son cadre enchanteur sur les rives du Nil. L’île de Philae est célèbre pour ses temples et a été une destination prisée par les voyageurs depuis des siècles. Elle abrite plusieurs monuments importants, dont le Grand Temple d’Isis, la principale divinité de l’île. Les premières structures datent de la période ptolémaïque (environ 305-30 av. J.-C.), avec d’autres ajoutées pendant la période romaine (30 av. J.-C.-306 apr. J.-C.). On y trouve également un kiosque du roi Nectanébo Ier (380-362 av. J.-C.), le kiosque de Trajan, la porte d’Hadrien, ainsi que des temples dédiés à Imhotep, Auguste et Hathor.
Excursion en Felouque sur le Nil
Ce matin-là, à Assouan, l’air était déjà chaud, chargé de lumière, et nous avions rendez-vous avec le fleuve roi pour une expérience que nous attendions depuis longtemps : voguer lentement sur une felouque traditionnelle, et y passer la nuit. Nous avions réservé cette petite croisière directement auprès d’un capitaine local, rencontré non loin du souk. Tout s’est fait avec simplicité, sans agence ni artifice, pour un tarif autour de 1 200 à 1 500 EGP par personne pour une nuit complète avec les repas inclus. Les discussions s’étaient faites autour d’un thé, les prix restaient négociables selon la saison, mais tout était limpide : nous allions vivre le Nil autrement.
KOM OMBO TEMPLE DE SOBEK ET D’HAROERIS

Aujourd’hui, nous quittons Assouan pour reprendre la route de Louxor, avant de prendre un vol pour le Caire. Plutôt que de nous diriger directement vers l’aéroport, nous décidons de profiter du trajet pour explorer les temples bordant le Nil. Notre première halte se fait à Kom Ombo, un lieu qui nous intrigue depuis longtemps.
Nous quittons Assouan pour reprendre la route en direction de Louxor, avant de prendre un vol pour Le Caire. Sur le trajet, nous décidons de faire un dernier arrêt pour visiter l’un des temples au bord du Nil : le temple de Sobek et d’Haroeris à Kom Ombo.
Ce site fascinant, situé au bord du fleuve, est à la fois une prouesse architecturale et un lieu sacré empreint de mystère. Construit entre le IIe et le Ier siècle avant J.-C. sous les règnes de Ptolémée VI et Ptolémée XII, il a connu des ajouts plus récents sous la période romaine, notamment la cour et le mur d’enceinte. Marqué par l’érosion, les crues du Nil et l’utilisation de ses pierres pour des constructions coptes, le temple garde néanmoins son charme mystérieux et sa puissance évocatrice.
TEMPLE D’HORUS EDFOU
Nous continuons notre chemin en voiture, longeant le Nil qui nous accompagne toujours, majestueux et silencieux. Le paysage change subtilement : les champs verdoyants cèdent de plus en plus de place au désert, et le ciel semble s’étirer à l’infini. En approchant d’Edfou, un sentiment d’excitation nous envahit. Nous savons que l’un des plus grands et des mieux conservés temples d’Égypte nous attend.
Au loin, nous commençons à apercevoir les silhouettes imposantes des pylônes du temple d’Edfou. En nous rapprochant, l’immensité du site se révèle pleinement. Les statues massives du dieu Horus, le faucon aux yeux perçants, gardent l’entrée avec une sérénité millénaire. Nous descendons de la voiture, et immédiatement, l’atmosphère change. Le temple d’Edfou se dresse devant nous, colossal et silencieux, comme un gardien des anciens mystères de l’Égypte.
Les murs extérieurs, impressionnants par leur taille, sont couverts de hiéroglyphes minutieusement gravés, racontant les mythes de la bataille entre Horus et son oncle Seth. Les reliefs semblent presque prendre vie sous la lumière du soleil couchant, créant des jeux d’ombre qui accentuent chaque détail.
Dendérah, le temple d’Hathor entre ciel et mystères
Nous arrivons à Dendérah à l’aube, quand la lumière dorée effleure la façade du grand temple de la déesse Hathor. Ensemble, nous gravissons le monticule de ruines qui abrite cet écrin d’art ptolémaïque, et chaque pas nous rapproche d’un monde où le divin s’inscrit dans la pierre.
Faune & Flore
Ceiba speciosa – Floss Silk Tree – Arbre bouteille
Phoenix dactylifera – Date palm – Palmier dattier
Rushs Shorts Réels & Podcasts
Vidéos
Saveurs de la Cataracte : Voyage Gourmand au Cœur de la Gastronomie Nubienne d’Assouan
Des terrasses de la première cataracte aux étals parfumés du souk, l’alchimie culinaire de la Haute-Égypte entre traditions du Nil et fastes mythiques
Sillonnant les ruelles vives du souk d’Assouan alors que le soleil décline sur les eaux paresseuses du Nil, nous nous laissons porter par les effluves enivrantes de cumin grillé, de coriandre et de roselle séchée. Dans cette oasis méridionale où la culture nubienne s’entrelace harmonieusement avec la mémoire pharaonique, la gastronomie locale dévoile une identité généreuse, forgée par le fleuve sacré et les traditions millénaires de la Haute-Égypte. Assis au bord de l’eau face aux reliefs de l’île Éléphantine, nous goûtons avec ravissement à la délicatesse des tajines mijotés, au pain levé sous le soleil saharien et au parfum acidulé du karkadeh glacé, vivant une parenthèse gourmande au rythme apaisant des felouques.
La cuisine d’Assouan tire sa singularité de sa position stratégique de carrefour commercial entre le bassin méditerranéen et l’Afrique subsaharienne, à l’endroit précis où le Nil se fraye un passage à travers les blocs de granite rose vieux de plus de cinq cents millions d’années. Sur cette frontière géologique et culturelle, les communautés nubiennes ont forgé une tradition culinaire axée sur les céréales, les légumineuses et les herbes aromatiques cultivées sur les étroites bandes de limon fertilisées par le fleuve. Les vergers locaux abritent le dattier d’Égypte, dont les fruits accompagnent aussi bien les préparations sucrées que les plats mijotés. La boisson d’accueil emblématique demeure le karkadeh, une infusion préparée à partir des calices séchés de l’hibiscus, reconnue pour ses vertus rafraîchissantes et hypotensives face au climat aride. Sur le plan sociologique, le pain occupe une dimension sacrée : le traditionnel aish shamsi (pain du soleil) est façonné à base de farine de blé dur et de levain naturel, puis disposé sur des plaques rondes en argile pour lever directement sous les rayons vifs du soleil avant d’être enfourné dans des fours en terre cuite, offrant une mie dense et une croûte croustillante très caractéristiques.
Au cœur des spécialités assouanaises, les ressources halieutiques du lac Nasser et du fleuve jouent un rôle de premier plan. La pêche de la perche du Nil fournit une chair blanche, ferme et fondante, idéale pour la préparation du tajine de poisson à la nubienne, mijoté dans une sauce à base de tomates fraîches, d’ail pilé, de cumin et de piment doux. Les tables familiales célèbrent également le tajine de bamya (gombos cuits doucement avec de la viande d’agneau ou de bœuf dans une réduction oignon-tomate) ainsi que le fatteh, un mets festif composé de couches de riz parfumé, de morceaux de pain doré au four et de viande tendrement braisée, le tout arrosé d’un jus chaud d’ail et de vinaigre. Ces plats s’accompagnent souvent du ful medames (fèves mijotées plusieurs heures et assaisonnées d’huile de sésame et de citron) et du geish, une galette fine servie lors des cérémonies traditionnelles.
Pour expérimenter cette gastronomie dans un cadre architectural mythique, nous réservons une table au Restaurant 1902, situé au sein du légendaire hôtel Sofitel Legend Old Cataract Aswan (coordonnées GPS : 24.0822° N, 32.8872° E). Érigée à la fin du XIXe siècle dans un style néo-victorien combiné à une architecture mauresque saisissante, cette salle à manger impressionne par sa grande coupole de près de soixante-dix mètres de hauteur et ses arcs outrepassés inspirés de la mosquée de Cordoue. L’accès nécessite une réservation préalable ainsi qu’une tenue habillée (veste obligatoire pour les hommes). Le tarif moyen d’un dîner à la carte varie entre 2 500 et 4 500 livres égyptiennes (EGP) par personne (environ 50 à 90 €) hors boissons. Les réservations et informations complémentaires sont disponibles sur le site officiel https://all.accor.com/hotel/1666/index.fr.shtml.
Dans une atmosphère résolument plus décontractée et pittoresque, la traversée du Nil en navette fluviale nous mène au restaurant Al Dokka (coordonnées GPS : 24.0886° N, 32.8885° E), installé sur un îlot boisé face au site archéologique d’Éléphantine. Cet établissement offre un panorama sur le fleuve tout en servant des grillades marinées au charbon de bois, du poisson du Nil croustillant et une sélection de mezzés locaux. La traversée en bateau privé est assurée gratuitement depuis la Corniche. Le coût d’un repas complet s’échelonne généralement entre 400 et 750 EGP par personne (environ 8 à 15 €). Enfin, pour une immersion authentique au cœur du village nubien de Gharb Soheil (coordonnées GPS : 24.0535° N, 32.8683° E), les maisons traditionnelles aux façades peintes d’un bleu d’azur proposent des déjeuners chez l’habitant. On y dégustera le pain shamsi tout chaud accompagné de fromage salé gebna qadeema, de miel noir de canne à sucre et de thé à la menthe fraîche pour un tarif d’accueil oscillant entre 200 et 400 EGP par personne (environ 4 à 8 €).
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Toutes les informations, par région sur la gastronomie egyptienne en suivant ce lien : LA GASTRONOMIE EGYPTIENNE
Les Restaurants du Pyramisa Isis Island Hôtel
Une Escale Gastronomique Généreuse : Des Buffets du Matin aux Dîners en Terrasse au Fil du Nil
Le Pyramisa Isis Island Spa and Resort offre une expérience culinaire très agréable avec ses trois restaurants, tous proposant des cartes sensiblement similaires à des prix très raisonnables. Les menus plastifiés présentés à table dévoilent une carte variée s’étendant des encas légers (ailes de poulet barbecue, calamars frits) aux salades composées (César, Caprese, Grecque, Niçoise), sandwichs gourmands, spécialités de pâtes italiennes, pizzas variées et grillades généreuses. Les repas sont savoureux et le service sur place se distingue par son attention constante et son soin bienveillant.
On peut toutefois regretter que le choix en spécialités égyptiennes soit un peu limité aux grands classiques de la région comme les kebabs, les koftas et le mixed grill, ce qui pourrait légèrement décevoir les amateurs de cuisine locale désireux d’explorer une plus grande variété de saveurs traditionnelles. En revanche, le petit-déjeuner servi chaque matin sous forme de buffet s’avère particulièrement impressionnant : un vaste éventail de produits frais et variés y est proposé, capable de satisfaire les palais les plus exigeants.
Lors de nos différents repas pris au cours du séjour, nous avons pu apprécier la grande diversité des mets servis lors des dîners. Le soir venu, s’installer en terrasse sous la grande pergola en bois abritée est un vrai moment de bonheur familial : Bastien, maillot d’Arsenal sur les épaules, Margot et Nadège partagent un toast chaleureux au coucher du soleil, entourés de verres de vin et de rafraîchissements. Nos repas débutent agréablement par un réconfortant bol de soupe chaude de tomate ou de fruits de mer aux arômes délicats, une fraîche salade César garnie d’émincés de poulet grillé, de croutons dorés et de fromage râpé, ou par une assiette d’entrées froides composée de tranches de fromage, de tomates fraîches, de concombres croquants et de charcuteries locales.
Les plats principaux se révèlent particulièrement réconfortants et variés. Côté pâtes et spécialités italiennes, nous dégustons de savoureuses pennes à la sauce tomate mijotée rehaussées d’herbes fraîches, d’appétissants cannelloni farcis à la viande hachée nappés de sauce tomate et de fromage fondu, de délicieux spaghettis aux crevettes mijotés dans une sauce tomate parfumée, des spaghettis façon carbonara à la crème et aux éclats de volaille, ainsi que de délicieux gratins de pâtes à la béchamel dorés au four, servis brûlants dans leurs ramequins individuels. Les amateurs de pâte croustillante savourent de généreuses pizzas à la volaille barbecue et aux poivrons, des pizzas napolitaines bien garnies nappées de mozzarella ainsi que de gourmands chaussons calzones bien dorés garnis de fromage et de tomate.
Côté viandes et poissons, les assiettes se montrent tout aussi copieuses : de tendres steaks hachés et pavés de viande poêlés nappés d’une sauce brune onctueuse, une belle escalope de volaille nappée d’une sauce crémeuse au fromage, le tout accompagné d’une généreuse portion de frites croustillantes et de légumes sautés. Le fleuve s’invite également à notre table avec de superbes pavés de poisson du Nil grillés à la chair tendre, relevés de tranches de citron vert frais.
Pour clore ces repas sur une note douce, les desserts rivalisent de gourmandise : crème brûlée dorée au chalumeau dans son ramequin, pâtisseries fines au chocolat garnies de chantilly et d’éclats de noisettes, sans oublier un assortiment coloré de douceurs orientales traditionnelles avec leurs baklavas croustillants et leurs gâteaux de semoule au sirop. L’ensemble culinaire de nos journées sur l’île s’inscrit ainsi sous le signe de la générosité et du partage convivial.
Le personnel se distingue par un dévouement exemplaire, devançant chaleureusement la moindre de nos demandes. La responsable de la communication nous a même transmis ses coordonnées WhatsApp pour veiller au bon déroulement de nos excursions. Après de longues journées d’exploration, retrouver la quiétude insulaire du Pyramisa constitue un véritable luxe contemporain au cœur d’Assouan.
Le New Abu Simbel Tourist Restaurant : Pause Gourmande et Saveurs Nubiennes après la Cité des Pharaons
Entre fraîcheur des ingrédients, plats mijotés en tajine et convivialité aux portes du désert
Après la fascinante visite des temples d’Abu Simbel, l’heure du repas se fait sentir, et le cadre unique du site appelle à prolonger l’expérience dans l’un des restaurants locaux.
Plusieurs établissements proposent une cuisine simple mais savoureuse, souvent composée de koftas, de mixed grill ou de poisson frais.
Parmi les options, le **New Abu Simbel Tourist Restaurant** se démarque par ses bonnes critiques. Pas beaucoup de prétention, mais un service assez rapide.
Pour moins de 1500 EGP à quatre, nous avons eu un menu complet comprenant une soupe, une salade, du tahiné, du poisson frit en filet ou des boulettes de viande en sauce. Ce restaurant semble apprécié pour la qualité de ses plats, la fraîcheur des ingrédients, et le rapport qualité-prix, parfait pour un repas revigorant après une matinée d’exploration.
La carte des boissons fraîches et chaudes propose un large choix de rafraîchissements : des jus de fruits frais de saison (mangue, goyave, fraise, citron-menthe ou kiwi à 120 EGP), des cafés turcs serrés ou au lait (65-70 EGP), du thé vert, noir ou à l’anis (50-60 EGP) ainsi que des boissons gazeuses et de grandes bouteilles d’eau fraîche (30 à 80 EGP). Côté plats principaux (proposés entre 320 et 370 EGP le menu), chaque formule comprend un assortiment traditionnel réconfortant : un dôme de riz blanc parfumé, une poêlée de légumes cuits, un potage chaud, une salade verte croquante, une coupelle de tahiné onctueux saupoudré d’épices orientales et une note sucrée en dessert.
Une fois servis, nos assiettes révèlent toute la richesse et la fraîcheur de la gastronomie égyptienne : de délicieux filets de poisson froids ou friture dorée recouverts d’une poivronnade mijotée aux tomates, oignons doux et persil frais relevée d’un quartier de citron vert, de savoureuses boulettes de viande (koftas / meatballs) mijotées dans un cassolet en terre cuite traditionnelle (tajine / casserole) fondant sous une sauce tomate parfumée garnie d’un piment vert rôti, ou encore du poulet et du bœuf grillés aux épices spéciales. Ce restaurant s’impose ainsi comme une halte gourmande incontournable pour la fraîcheur irréprochable de ses ingrédients, la générosité de ses portions et son rapport qualité-prix imbattable, parfait pour recharger ses batteries dans la convivialité après une matinée d’exploration pharaonique.
📞 Numéros de téléphone & WhatsApp
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Téléphone / WhatsApp :
+20 111 009 3645 -
Téléphones secondaires :
+20 112 477 2298/+20 112 820 4143
📘 Page Facebook Officielle
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Nom de la page : فندق نيوابوسمبل السياحى – New Abusimble 2 Hotel & Restaurant (L’établissement combine l’hôtel et le restaurant sous la même enseigne, située à proximité de la compagnie de Son et Lumière d’Abu Simbel).
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Obelisk Nile Restaurant : Escale Gourmande et Panoramique au Cœur d’Assouan
Un déjeuner contemplatif sur la Corniche du Nil, entre salades croquantes, tajines épicés, felouques au fil de l’eau et vue majestueuse sur les Tombes des Nobles
Après avoir flâné longuement dans les ruelles animées des souks d’Assouan, baignées par la chaleur saharienne et l’agitation joyeuse des étals d’épices, nous décidons de faire une pause bienvenue pour déjeuner au Obelisk Nile Restaurant.
Idéalement perché sur la Corniche el-Nile (coordonnées GPS : 24.0917° N, 32.8953° E), cet établissement jouit d’une situation géographique privilégiée sur la berge orientale du fleuve sacré.
Dès notre arrivée sur la terrasse, notre regard est saisi par une superbe arche décorative en treillis doré arborant fièrement le nom de la cité « ASWAN » et ornée de compositions florales, encadrant un panorama d’exception où se découpent les eaux miroitantes du fleuve, les silhouettes élancées des Phoenix dactylifera – Date palm – Palmier dattier et les collines désertiques de la rive ouest. Face à nous, par-delà le chenal où s’élèvent les structures contemporaines de l’hôtel Mövenpick installé sur la pointe nord de l’île d’Éléphantine, se dresse la majestueuse colline gréseuse de Qubbet el-Hawa. Ce promontoire géologique en grès nubien abrite la nécropole pharaonique des Tombes des Nobles, où reposent les gouverneurs et nomarques de l’Ancien et du Moyen Empire qui contrôlaient jadis les routes commerciales vers la Nubie. Depuis nos tables, le spectacle des felouques traditionnelles aux voiles blanches effilées glissant silencieusement au gré de la brise apporte une dimension poétique et apaisante à cette halte dominée par des millénaires d’histoire.
Nous prenons place très confortablement à l’ombre de la terrasse couverte, ceinte de baies vitrées et d’élégantes colonnes blanches voûtées qui laissent entrer toute la clarté du ciel assouanais. Nadège, Margot et Bastien s’installent autour de la table en verre dressée avec soin, où sont servies des bouteilles de bière égyptienne fraîche Stella, de savoureux cocktails colorés aux teintes vertes rafraîchissantes et une corbeille de pains locaux encore tièdes. L’ambiance qui règne ici parvient à conjuguer une atmosphère à la fois paisible, conviviale et raffinée, bercée par la fraîcheur du fleuve tout proche.
La carte propose une belle sélection de spécialités égyptiennes et internationales, mettant à l’honneur les poissons frais, les viandes grillées et les salades délicates. Notre repas débute en beauté avec une salade de crabes particulièrement généreuse et colorée, composée de juliennes croquantes de poivrons rouges et jaunes, de concombres frais, de persil et de bâtonnets savoureux bien assaisonnés. Mention spéciale également pour l’excellente salade César, sublimée par de tendres aiguillettes de poulet grillé assaisonnées d’herbes, de copeaux de fromage affiné, de feuilles de laitue croquante et d’un crouton doré, le tout nappé d’une vinaigrette particulièrement réussie qui équilibre parfaitement le plat.
Les plats chauds ne tardent pas à arriver sur notre table, diffusant des effluves aromatiques envoûtants. Nous dégustons des tajines mijotés dans la plus pure tradition orientales : un tajine de bœuf généreux aux morceaux de viande fondants accompagnés de dés de carottes et de légumes dans une sauce onctueuse richement parfumée, ainsi qu’un tajine de poulet aux légumes rissolés. Bien que ces tajines se révèlent un peu trop épicés à notre goût, leur richesse gustative et la qualité des cuissons témoignent d’un réel savoir-faire culinaire. Cet établissement est accessible librement tous les jours pour le déjeuner et le dîner, avec une addition moyenne comprise entre 300 et 600 livres égyptiennes par personne (soit environ 10 à 15 €), offrant un rapport qualité-prix remarquable pour un cadre aussi enchanteur Il est joignable par téléphone au +20 (097) 2454100 ou au +20 128 714 3144, et l’on peut suivre leurs actualités ou réserver via leur page Facebook ainsi que sur le site web officiel. Ce déjeuner suspendu au-dessus des eaux du Nil constitue une halte parfaite, savourée en pleine harmonie avec la beauté immortelle d’Assouan.
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L’Art du Ravitaillement au Bord du Nil : Guide Pratique et Logistique à Assouan
Des stations de la Corniche aux étals colorés du souk, réussir son approvisionnement au cœur de la Haute-Égypte
Sillonnant les larges avenues ensoleillées qui longent le fleuve, nous faisons escale à Assouan pour organiser notre ravitaillement complet avant de poursuivre notre périple vers le sud et le lac Nasser. Entre la vitalité commerçante des ruelles du centre-ville, la fraîcheur des produits apportés par les pirogues et la modernité des stations-services réparties le long des grands axes, la cité nubienne offre toutes les infrastructures nécessaires aux voyageurs en quête d’autonomie. En arpentant les marchés animés à la tombée du jour, nous découvrons une logistique facile et chaleureuse, rythmée par la générosité des marchands locaux et l’abondance des récoltes de la vallée du Nil.
L’approvisionnement en carburant à Assouan ne pose aucune difficulté majeure pour les véhicules de tourisme comme pour les véhicules de raid tout-terrain. La ville est parfaitement équipée en stations-services modernes exploitées par des compagnies nationales et internationales telles que Misr Petroleum, Mobil ou Wataniya. Nous trouvons les points de ravitaillement les plus accessibles le long de la Corniche du Nil ainsi que sur l’axe reliant le centre-ville à l’aéroport et à la route du désert. Les carburants disponibles comprennent le sans-plomb 92 et 95, ainsi que le gazole, communément appelé « Solar ». La station Mobil située sur la Corniche (coordonnées GPS : 24.0930° N, 32.8980° E) constitue un point d’arrêt particulièrement pratique. Les tarifs nationaux régulés oscillent généralement entre 12 et 15 livres égyptiennes par litre selon l’indice d’octane. Il convient de privilégier le paiement en espèces en monnaie locale, car les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées aux pompes secondaires, et de veiller à faire le plein complet avant de s’engager sur les pistes et routes désertiques menant à Abou Simbel.
Pour les produits alimentaires courants, l’eau minérale en bouteille, les produits d’hygiène et les conserves, nous nous dirigeons vers les supermarchés et épiceries du centre-ville. Les enseignes comme Ragab Sons ou les grandes épiceries implantées près de la gare ferroviaire d’Assouan (coordonnées GPS : 24.0890° N, 32.8985° E) proposent un large choix de produits laitiers, de gâteaux secs, de jus de fruits et d’articles importés. Les petites épiceries de quartier, ouvertes très tard dans la nuit, permettent de compléter facilement les stocks en produits de première nécessité. Les prix y sont très abordables et l’accueil toujours courtois, les gérants hésitant rarement à offrir un verre de thé à la menthe pendant la préparation des achats.
La recherche de produits frais nous mène naturellement au célèbre souk d’Assouan, la rue Sharia el-Souk (coordonnées GPS : 24.0885° N, 32.8992° E), qui s’étire parallèlement à la Corniche sur près de deux kilomètres. C’est le véritable poumon gourmand de la ville. Du côté des boucheries traditionnelles, les artisans bouchers exposent de la viande fraîche de bœuf et d’agneau locale, découpée à la demande. Pour le poisson, les étals situés à proximité du marché central et des quais de débarquement proposent les captures quotidiennes du lac Nasser et du Nil, notamment la perche du Nil et le tilapia, vendus frais ou préparés sur glace. Les étals de légumes et de fruits débordent de tomates gorgées de soleil, d’oignons, d’aubergines, d’agrumes et des fameuses dattes d’Assouan, réputées parmi les meilleures du pays. Faire son marché au souk s’effectue dans une ambiance conviviale, où la négociation modérée reste de mise dans un esprit de respect mutuel. Les marchés ouvrent dès l’aube et restent animés jusqu’à des heures tardives, offrant une flexibilité idéale pour l’organisation de votre itinéraire.
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Oasis du Nil et Nuits Nubiennes : Où Dormir à Assouan, de la Tente de Toit au Sofitel Old Cataract
De la tente de toit posée sur la rive ouest aux fastes du Sofitel Legend Old Cataract, choisir son refuge au bord du Nil
Sillonnant les berges de la première cataracte alors que le soleil embrase les reliefs désertiques de la rive ouest, nous cherchons l’escale idéale pour poser nos sacs et établir notre campement. À Assouan, l’offre d’hébergement reflète la fantastique diversité des voyageurs qui arpentent la vallée du Nil : des équipages overlanders en véhicule tout-terrain aux amateurs d’adresses historiques, en passant par les férus d’immersion culturelle au cœur des villages nubiens. Entre terre, eau et roche granitique, la cité pharaonique propose une palette de séjours adaptés à tous les modes d’exploration, garantissant des nuits paisibles bercées par le murmure du fleuve sacré.
Pour les équipages naviguant en véhicule tout-terrain équipé d’une tente de toit, l’organisation du bivouac à Assouan requiert une attention particulière. En raison des réglementations locales et des consignes de la police touristique, le camping sauvage demeure strictement proscrit en ville et dans les zones désertiques immédiates. Nous orientons naturellement nos roues vers la rive gauche du Nil, dans les secteurs paisibles de Gharb Seheyl et Nag al-Qubba (coordonnées GPS : 24.0540° N, 32.8670° E), où plusieurs écolodges et jardins privés ouvrent leurs terrains sablonneux et ombragés aux véhicules de raid. Ces espaces sécurisés permettent de déployer la tente de toit tout en profitant d’accès aux douches, aux sanitaires et à l’électricité pour un tarif oscillant entre 300 et 600 livres égyptiennes (environ 6 à 12 €) par nuit. Sur la rive est, le parking gardienné du club de voile local (coordonnées GPS : 24.0815° N, 32.8880° E) accepte parfois les bivouacs overlanders sur demande préalable auprès du responsable du site.
Ceux qui recherchent une immersion culturelle chaleureuse privilégieront les maisons d’hôtes nubiennes et les hébergements privés proposés sur les plateformes de location. Sur l’île Éléphantine, entièrement piétonne et accessible en quelques minutes de bateau (coordonnées GPS de l’embarcadère : 24.0900° N, 32.8930° E), les demeures traditionnelles aux façades peintes en briques de terre crue proposent des chambres lumineuses donnant sur les palmeraies et le fleuve. Le coût d’une nuitée s’y échelonne généralement entre 1 200 et 2 500 livres égyptiennes (environ 24 à 50 €), incluant un petit-déjeuner traditionnel copieux à base de galettes fraîches, de fromage salé et de miel. Dans le village de Gharb Seheyl, la privatisation d’appartements ou de maisons nubiennes complètes via les réseaux de location entre particuliers varie entre 2 000 et 4 500 livres égyptiennes (environ 40 à 90 €) la nuit selon la capacité d’accueil et la présence d’une terrasse panoramique.
L’hôtellerie classique offre quant à elle un confort moderne appréciable après de longues journées de route. Sur la rive ouest, le Kato Dool Nubian Resort (coordonnées GPS : 24.0512° N, 32.8655° E) séduit par ses architectures en dômes et voûtes d’inspiration vernaculaire, proposant des chambres doubles entre 4 500 et 8 000 livres égyptiennes (environ 90 à 160 €) la nuit, réservables sur https://katodool.com. Sur les hauteurs de la rive est, le Basma Hotel Aswan (coordonnées GPS : 24.0795° N, 32.8890° E), accessible via https://www.basmahotel.com, surplombe la vallée du Nil et propose des prestations trois étoiles supérieures avec piscine pour 3 500 à 6 500 livres égyptiennes (environ 70 à 130 €). Enfin, pour concrétiser un rêve de voyage absolu, le mythique Sofitel Legend Old Cataract Aswan (coordonnées GPS : 24.0822° N, 32.8872° E) dresse ses façades néo-victoriennes de 1899 face à l’île Éléphantine. Cet établissement d’exception, où séjournèrent Winston Churchill et Agatha Christie, exige des tarifs allant de 22 000 à 50 000 livres égyptiennes (environ 440 à 1 000 €) la nuit selon la catégorie d’aile choisie, avec réservations ouvertes sur https://all.accor.com/hotel/1666/index.fr.shtml.
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Pyramisa Isis Island Hotel : Oasis Insulaire et Refuge au Fil du Nil
Un havre de verdure sur l’île d’Isis, entre traversées joyeuses en navette, panoramas sahariens, hall majestueux, plaisirs de la piscine, moments de détente et confort raffiné
En quittant le monastère de Saint-Siméon, encore pleinement imprégnés de l’atmosphère mystique des lieux, nous décidons de rejoindre directement notre hébergement : le Pyramisa Isis Island Hotel (coordonnées GPS : 24.0805° N, 32.8888° E).
Difficile d’exprimer à quel point cet établissement insulaire s’apparente à un véritable paradis sur l’eau ! L’accès s’effectue gratuitement et exclusivement en navette bateau motorisée, ce qui nous offre une première expérience inoubliable sur les eaux calmes du Nil. Nous prenons place à bord de la navette couverte, confortablement installés sur des banquettes matelassées aux motifs géométriques nubiens. Autour de nous, au milieu des sacs à dos et des bagages de voyage, Nadège, Bastien et Margot savourent ce moment d’apaisement sous le regard bienveillant du pilote en galabeya manœuvrant le moteur hors-bord. Durant la traversée vers l’île, le spectacle est empreint d’une joie spontanée : des enfants du fleuve font de la planche sur l’eau et s’accrochent habilement aux bordures des bateaux pour se laisser tirer, partageant leurs rires et leur énergie communicative avec les passagers dans une ambiance de pure simplicité.
Depuis notre embarcation qui fend doucement les eaux sombres du fleuve, les panoramas qui défilent sur les deux rives sont d’une beauté à couper le souffle. Sur la rive ouest, au sommet d’une colline désertique d’un jaune chaud bordée de Phoenix dactylifera – Date palm – Palmier dattier et d’imposants blocs de granite polissés, se dresse la silhouette élégante et solitaire du mausolée de l’Aga Khan. En tournant le regard vers la rive de la cité, la majestueuse façade ocre et brique du Sofitel Legend Old Cataract déploie ses terrasses néo-victoriennes dominées de palmiers, au pied desquelles sont amarrées de blanches felouques aux mâts effilés. Nous croisons des îlots de verdure touffus plantés de palmiers-doum (Hyphaene thebaica) qui se découpent sur la pente aride de la montagne, ainsi que les célèbres rochers de granite sculptés par l’érosion, émergeant du fleuve comme de gigantesques éléphants de pierre

En approchant de l’embarcadère sous le regard des hautes tours de la cathédrale, le tableau qui entoure l’île se révèle splendide. Les berges granitiques révèlent de gigantesques blocs polis par le courant, sur lesquels s’élèvent de massives maçonneries anciennes de grès et de blocs sculptés gravés de cartouches pharaoniques ancestraux. Depuis notre navette, l’île d’Éléphantine nous fait face avec sa verdure éclatante, ses voiliers ancrés près des récifs et ses vestiges antiques où se dresse une élégante demeure victorienne au toit en pignon dominant les marches d’un nilomètre millénaire.

L’hôtel lui-même se dévoile le long de la berge : sa grande tour principale de teinte terracotta s’élève au-dessus des palmiers, tandis que sur la droite s’étendent les ailes de bungalows plus basses, peintes en rose saumon et équipées de panneaux solaires en toiture, s’alignant le long de pelouses impeccables. L’architecture combine harmonieusement cette partie moderne et des bungalows de charme nichés au plus près du fleuve. Entourés de jardins luxuriants peuplés de grands palmiers, d’eucalyptus centenaires, de Ceiba speciosa – Floss Silk Tree – Arbre bouteille, et de pavillons voûtés traditionnels en terre cuite, ces logements permettent de se réveiller chaque matin au son apaisant du clapotis de l’eau et au chant des oiseaux.
En posant le pied sur le quai insulaire où est amarré le grand bateau aux couleurs de l’établissement, nous empruntons de larges allées pavées de dallages géométriques qui serpentent à travers des parterres engazonnés parfaitement entretenus, bordés de palmiers, de lanternes sphériques, de tonnelles, de pavillons colorés et d’une petite charrette décorative d’époque. L’allée menant à la réception est somptueusement bordée d’alignements de drapeaux égyptiens et internationaux flottant sous le grand soleil. En franchissant les portes de l’édifice principal, le hall d’accueil intérieur nous saisit par son volume théâtral et son élégance : un vaste atrium baigné de lumière déploie ses sols en marbre poli et ses colonnes massives, surplombés par deux niveaux de galeries habillées de guirlandes de lierre tombantes, tandis qu’une immense peinture murale représentant une arcade paysagère trône fièrement au-dessus des salons de repos climatisés. Un couloir feutré déroule également de longs tapis moquettés aux motifs bleu et or, bordé de miroirs et de tableaux mettant en scène la faune sous un éclairage tamisé.
Les chambres, déclinées en configurations à grand lit ou lits jumeaux, séduisent par leur atmosphère chaleureuse et leur grand confort. Elles disposent de lits douillets habillés de couettes blanches et de jetés de lit marron, d’un long bureau en bois équipé d’un téléviseur à écran plat, d’un plateau de courtoisie avec bouilloire et bouteilles d’eau offertes, ainsi que d’un coin salon rehaussé d’une touche florale. C’est un véritable plaisir de se détendre en chambre après une chaude journée d’excursion : Bastien y savoure un cocktail rafraîchissant garni d’une tranche de melon frais, tandis que la chambre offre un havre de confort idéal pour toute la famille. Un petit réfrigérateur s’avère très pratique pour garder nos rafraîchissements au frais. La salle de bain, d’un design moderne irréprochable, arbore un vaste plan de travail en granite noir étincelant surmonté d’une vasque carrée en céramique blanche, de miroirs généreux et d’une douche à l’italienne séparée. Entretenues quotidiennement avec un soin minutieux, les chambres sont réapprovisionnées chaque jour en bouteilles d’eau minérale. À deux reprises au cours de notre séjour, des paniers garnis de fruits frais de saison ont été déposés dans notre espace, une délicate attention qui témoigne du sens de l’accueil de l’établissement.
Depuis nos balcons privés et les abords de l’île, les espaces extérieurs offrent un cadre idyllique pour la détente. Les allées dallées cheminent au milieu de pelouses verdoyantes bordées de palmiers jusqu’au bord du fleuve, aménagées de bancs en bois où Bastien s’installe sereinement sous la canopée des palmes pour contempler le cours du Nil. Margot prend également la pose au bord de l’eau, affichant un doux sourire devant le ruban céleste du fleuve et les crêtes désertiques baignées de lumière, tandis que je profite pleinement de la chaleur saharienne, arborant lunettes de soleil et chemise blanche ouverte face au décor minéral majestueux.
Au bord du fleuve, une tonnelle multicolore abritée propose un espace salon chaleureux garni de banquettes peintes aux teintes vives jaunes, bleues, vertes et rouges, parfait pour savourer une chicha au fil de l’eau. On trouve également au sein de l’hôtel un espace orienté vers la culture orientale où Nadège prend plaisir à déguster une chicha traditionnelle servie dans un narguilé en laiton doré ciselé, accompagnée d’une belle assiette de fruits frais garnie de pommes, grappes de raisin et bananes. Au coucher du soleil, la lumière dorée embrase les berges engazonnées de l’île et la végétation luxuriante, reflétant la silhouette paisible du désert et des rochers sur la surface miroitante du Nil.

Pour les amateurs de sports et de rafraîchissement, l’île regorge d’équipements de qualité : un terrain de football engazonné, un parcours de mini-golf aux pistes vertes serpentant sous la végétation, ainsi qu’un vaste espace aquatique doté de deux grandes piscines de teinte turquoise équipées de passerelles en bois rouge et bleu et entourées de rochers décoratifs et d’installations rocheuses artificielles. Le grand bassin central impressionne par son spectaculaire jet d’eau / fontaine jaillissant à haute pression vers le ciel sous la toile de fond des montagnes désertiques, où Nadège prend plaisir à poser tout sourire devant cette oasis rafraîchissante.
En fin d’après-midi, alors que la lumière devient chaude et dorée, Nadège, Bastien et Margot se retrouvent dans la piscine pour de longs moments de complicité et de baignade rafraîchissante, nageant côte à côte et partageant leurs rires sous le soleil couchant. Autour des bassins, bar sous pavillon en bois, ponts décoratifs et transats invitent à la paresse, avant de s’illuminer avec féerie la nuit venue. Quelques boutiques intégrées complètent cet ensemble d’exception : une bijouterie raffinée, une parfumerie aux essences locales et une épicerie bien approvisionnée.
Le personnel se distingue par un dévouement exemplaire, devançant chaleureusement la moindre de nos demandes. La responsable de la communication nous a même transmis ses coordonnées WhatsApp pour veiller au bon déroulement de nos excursions. Après de longues journées d’exploration, retrouver la quiétude insulaire du Pyramisa constitue un véritable luxe contemporain au cœur d’Assouan.
Carnet de Route et Budget d’une Semaine à Assouan : L’Échappée Nubienne au Fil du Nil
Du joyau de Philae au colosse d’Abou Simbel, l’itinéraire au jour le jour et la logistique financière pour quatre voyageurs
Sillonnant les méandres dorés du fleuve au cœur de la première cataracte, nous posons nos valises à Assouan pour une semaine d’exploration enivrante en Haute-Égypte. Entre le ballet des felouques aux voiles blanches, la majesté des temples ptolémaïques sauvés des eaux et la chaleur des villages nubiens, la cité méridionale offre une parenthèse temporelle unique. En famille ou entre amis, ce voyage à quatre combine avec fluidité découvertes archéologiques majeures, rencontres culturelles et moments de quiétude sur l’eau, tout en maîtrisant sereinement l’organisation logistique et le budget global.
Sillonnant les méandres dorés du fleuve au cœur de la première cataracte, notre escale d’une semaine à Assouan s’organise autour d’un itinéraire fluide équilibrant trésors archéologiques, navigation sur le Nil et immersion culturelle pour quatre personnes. Dès le premier jour, après notre arrivée à l’aéroport international d’Assouan (coordonnées GPS : 23.9644° N, 32.8194° E) ou à la gare ferroviaire, nous rejoignons notre hébergement avant de flâner le long de la Corniche. À la tombée du jour, nous arpentons les ruelles animées du souk d’Assouan (coordonnées GPS : 24.0885° N, 32.8992° E) pour partager un premier tajine traditionnel accompagné d’un karkadeh glacé. Le deuxième jour débute par la traversée vers l’île Éléphantine (coordonnées GPS de l’embarcadère : 24.0900° N, 32.8930° E) et ses villages colorés de Koti et Siou, avant d’explorer les collections du Musée de la Nubie (coordonnées GPS : 24.0792° N, 32.8883° E) sur la rive est et de conclure l’après-midi par une croisière de deux heures en felouque traditionnelle autour de l’île Kitchener au soleil couchant.
Le troisième jour nous mène au sanctuaire d’Isis sur l’île d’Agilkia, accessible par bateau depuis l’embarcadère de Shellal (coordonnées GPS : 24.0253° N, 32.8886° E) pour découvrir le temple de Philae sauvé des eaux. L’après-midi se poursuit par la visite de l’Obélisque inachevé (coordonnées GPS : 24.0783° N, 32.8953° E) dans les carrières de granite rose et un arrêt au Haut Barrage (coordonnées GPS : 23.9702° N, 32.8778° E). Le quatrième jour exige un départ matinal vers quatre heures du matin en minibus privé pour franchir les deux cent quatre-vingt-dix kilomètres de désert menant aux temples colossaux d’Abou Simbel (coordonnées GPS : 22.3372° N, 31.6258° E), taillés dans la roche au bord du lac Nasser sous le règne de Ramsès II, avant un retour à Assouan en milieu d’après-midi.
Le cinquième jour est consacré à la rive gauche du Nil avec l’ascension vers les Tombes des Princes à Qubbet el-Hawa (coordonnées GPS : 24.1022° N, 32.8897° E) offrant un panorama d’exception, suivie d’une traversée désertique à dromadaire jusqu’au monastère fortifié Saint-Siméon. Le sixième jour nous conduit en bateau à moteur vers le haut de la cataracte et le village nubien de Gharb Soheil (coordonnées GPS : 24.0535° N, 32.8683° E) pour partager un déjeuner chez l’habitant au milieu des maisons peintes en bleu d’azur, avant d’admirer le coucher de soleil depuis la terrasse du Sofitel Legend Old Cataract (coordonnées GPS : 24.0822° N, 32.8872° E). La septième et dernière matinée permet d’effectuer les ultimes achats d’épices et de vanneries au souk avant le transfert retour.
Sur le plan financier, la préparation de cette semaine pour un groupe de quatre personnes s’adapte aux préférences de confort. Pour l’hébergement de six nuits, une option économique en maison d’hôtes nubienne sur l’île Éléphantine ou en appartement privé revient à environ deux cent quarante à trois cent soixante euros au total pour le groupe, tandis qu’un séjour confort en hôtel trois ou quatre étoiles avec piscine oscille entre huit cent quarante et mille trois cent vingt euros pour deux chambres doubles. Le chapitre des transports locaux, incluant les transferts aéroport, les bateaux-taxis sur le Nil, deux sorties en felouque et le minibus privé aller-retour pour l’expédition à Abou Simbel, nécessite une enveloppe globale d’environ trois cent soixante à quatre cent vingt euros pour quatre. La billetterie pour l’ensemble des sites archéologiques et musées (Philae, Abou Simbel, Musée de la Nubie, Obélisque, Tombes des Princes et Saint-Siméon) représente environ soixante-trois euros par personne, soit un total de deux cent cinquante-deux euros pour le groupe.
La restauration et les boissons au quotidien, combinant petits restaurants du souk, poisson du Nil au bord de l’eau, rafraîchissements réguliers et un verre face au couchant sur la terrasse de l’Old Cataract, représentent un budget moyen de six cents à neuf cents euros pour l’ensemble des quatre voyageurs sur la semaine. Au bilan global, hors vols internationaux, cette semaine à Assouan pour quatre personnes s’élève à un total d’environ mille six cent trente-deux euros en formule économique (soit environ quatre cent huit euros par personne) et s’établit autour de deux mille huit cent deux euros en formule confort (soit environ sept cents euros par personne).
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Entrer en Égypte : Formalités, Visas, Santé et Règles Douanières
Toutes les formalités et précautions essentielles pour franchir les frontières du pays des Pharaons en toute sérénité
S’envoler vers les berges du Nil nécessite une préparation administrative rigoureuse pour franchir les contrôles frontaliers sans encombre. L’accès au territoire égyptien impose la présentation d’un passeport valide au moins six mois après la date de retour prévue, la carte nationale d’identité n’étant tolérée que sous des conditions très restrictives. Pour l’obtention du visa touristique de trente jours, deux options s’offrent aux voyageurs. La solution la plus fluide reste la demande de visa électronique au tarif de vingt-cinq dollars américains pour une entrée simple, effectuée au moins une semaine avant le départ sur le portail gouvernemental officiel (visa2egypt.gov.eg). Il est également possible d’acheter son visa directement à l’arrivée aux guichets bancaires des aéroports internationaux du Caire, de Louxor ou d’Assouan pour le même montant réglé en espèces en dollars ou en euros.
Sur le plan sanitaire, aucune vaccination n’est obligatoire pour les personnes en provenance directe d’Europe, à l’exception du vaccin contre la fièvre jaune pour les voyageurs arrivant d’une zone d’endémie. La mise à jour des vaccins universels demeure vivement conseillée, tout comme une protection vaccinale contre l’hépatite A et la typhoïde. Au quotidien, la prévention des troubles digestifs exige une discipline stricte : il convient de ne consommer que de l’eau en bouteille capsulée, de proscrire les glaçons et d’éviter les légumes crus non pelés. Face au soleil ardent de la Haute-Égypte, une hydratation permanente combinée à une protection solaire maximale s’avère indispensable pour prévenir tout risque de coup de chaleur.
La réglementation douanière égyptienne se montre particulièrement vigilante sur le matériel technologique et les devises. L’importation de drones est strictement interdite sans une autorisation préalable écrite du ministère de la Défense sous peine de confiscation immédiate et de poursuites judiciaires. Concernant les liquidités, le transport de devises étrangères est autorisé jusqu’à dix mille dollars sans déclaration, tandis que l’import ou l’export de livres égyptiennes est plafonné à cinq mille livres par personne. Il est formellement interdit d’exporter des antiquités, des objets anciens, ainsi que des éléments du patrimoine naturel comme les coraux ou coquillages prélevés en mer Rouge. Enfin, les voyageurs disposent d’un délai de quarante-huit heures après leur arrivée pour effectuer des achats détaxés d’alcool ou de tabac dans les magasins duty free locaux dans la limite des quotas autorisés.
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Cap sur la Première Cataracte : Comment Rejoindre Assouan, la Porte du Grand Sud Égyptien
En avion, par le rail ou au fil de l’eau, tous les itinéraires pour rallier l’oasis nubienne depuis Le Caire, Louxor ou le Soudan
Sillonnant les axes historiques qui bordent la vallée du Nil, nous voyons la cité d’Assouan se dresser comme la frontière naturelle entre la Haute-Égypte et la Nubie. Accessible par les airs, le rail, la route ou la voie fluviale, cette destination mythique nous offre une grande variété d’itinéraires adaptés à tous les rythmes de voyage. Que nous privilégions la rapidité d’un vol intérieur, le charme contemplatif du train de nuit ou la poésie d’une navigation au fil de l’eau, aborder la première cataracte constitue une étape inoubliable de notre aventure égyptienne.
L’option la plus rapide pour gagner la Haute-Égypte consiste à emprunter la voie aérienne. L’aéroport international d’Assouan (coordonnées GPS : 23.9644° N, 32.8194° E), situé à environ vingt-cinq kilomètres au sud-ouest du centre-ville, est quotidiennement relié à la capitale par plusieurs vols domestiques de la compagnie nationale EgyptAir au départ de l’aéroport du Caire. La traversée aérienne dure à peine une heure et demie, offrant un survol spectaculaire du serpentin vert du Nil et des immensités désertiques. Dès la sortie du terminal, des taxis officiels et des navettes privées permettent d’atteindre le cœur de la ville, l’île Éléphantine ou les embarcadères de la Corniche en une trentaine de minutes.
Pour les voyageurs épris de romantisme ferroviaire et désireux de contempler l’évolution des paysages de la vallée, le train constitue une alternative traditionnelle emblématique. L’axe ferroviaire national relie directement la gare Ramsès du Caire à la gare centrale d’Assouan (coordonnées GPS : 24.0890° N, 32.8985° E) en desservant Gizeh, Minya, Assiout et Louxor. Le train de nuit couchettes de la compagnie Abela Egypt offre une expérience confortable en cabine privative avec repas servi à bord, effectuant la liaison depuis la capitale en treize heures environ. Des trains de jour express équipés de wagons climatisés permettent également de rallier Assouan au départ de Louxor en trois heures seulement, longeant les canaux d’irrigation et les palmeraies. En posant le pied sur le quai baigné de soleil de la gare d’Assouan, nous observons le ballet des voyageurs chargés de sacs à dos se frayant un chemin entre les voies : d’un côté s’alignent les imposants wagons métalliques rayés de rouge, de blanc et de noir, et de l’autre les rames vertes et blanches, sous la structure d’une passerelle piétonne qui enjambe la station.
Rallier Assouan par la voie fluviale demeure l’une des manières les plus immersives d’aborder la région. Depuis Louxor, les croisières classiques à bord de paquebots de fleuve remontent le Nil en trois ou quatre jours, marquant des escales culturelles aux sanctuaires d’Esna, d’Edfou et de Kom Ombo avant d’accoster au pied des rochers de granite. Pour une navigation plus intime au gré du vent, le trajet s’effectue à bord d’une dahabiya, ce voilier à deux mâts traditionnel du XIXe siècle, ou en felouque avec bivouac sur les berges pour les équipages en quête d’aventure au grand air. Lors de notre arrivée au fil de l’eau à bord d’une embarcation motorisée à taud blanc et bordé rouge, le tableau qui se révèle à nous depuis le fleuve est saisissant : la majestueuse façade brique et ocre de style néo-victorien de l’hôtel Old Cataract dresse ses imposants étages au-dessus des eaux, ceinturée de hauts palmiers et de terrasses en escalier qui descendent majestieusement jusqu’au ponton d’embarquement.
Enfin, pour les voyageurs effectuant un road trip en véhicule tout-terrain ou en voiture de location, l’accès routier à Assouan s’effectue par l’autoroute du désert Occidental ou par la route de la vallée du Nil depuis Louxor, situées à deux cent vingt kilomètres au nord. Les conditions de circulation sur ces axes bitumés sont bonnes, bien que le passage des points de contrôle de la police routière exige de présenter les papiers du véhicule et de respecter les règles locales. Pour les overlanders en provenance d’Afrique subsaharienne, Assouan constitue la porte d’entrée septentrionale après le franchissement du poste frontière de Qustul ou d’Argeen depuis le Soudan et la traversée du lac Nasser sur le car-ferry en provenance de Wadi Halfa.
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Normes Électriques en Égypte : Fiches, Tension et Guide Pratique pour le Voyageur
Tension, fréquences, types de prises et conseils d’équipement pour réussir votre séjour et votre road trip
Préalable indispensable à tout séjour ou périple sur le territoire égyptien, la compatibilité de vos appareils électriques avec le réseau local nécessite une vérification attentive. Entre la stabilité du courant dans les grands centres urbains et les spécificités des bivouacs ou hébergements de Haute-Égypte, comprendre les caractéristiques électriques égyptiennes évite toute mauvaise surprise lors de la recharge de vos équipements photo, appareils électroniques ou installations de bord.
Le réseau électrique national égyptien fonctionne sous une tension nominale de 220 Volts avec une fréquence de 50 Hertz, des standards très proches de ceux appliqués en Europe continentale. La grande majorité des appareils électroniques modernes (chargeurs de téléphones, ordinateurs portables, appareils photo) supporte une plage de tension allant de 100 à 240 Volts. Un convertisseur de tension s’avère donc totalement inutile pour les voyageurs européens.
Concernant la connectique, l’Égypte utilise principalement des prises de type C (l’eurofiche standard à deux broches rondes sans terre) et de type F (la prise Schuko à deux broches rondes avec contacts de terre latéraux). Les fiches françaises à deux broches s’y insèrent directement sans aucune difficulté. Un adaptateur de prise universel n’est pas nécessaire pour les voyageurs français, bien qu’une multiprise compacte reste vivement recommandée pour pallier le nombre parfois limité de prises murales dans les chambres d’hôtel ou maisons d’hôtes.
Dans les grandes villes ainsi qu’à Louxor et Assouan, le réseau électrique est globalement stable, mais des variations de tension ou de courtes coupures peuvent survenir en période de forte chaleur. L’utilisation d’une multiprise équipée d’un parafoudre protège vos équipements sensibles comme les batteries de drones ou les ordinateurs. Pour les étapes en bivouac ou en véhicule tout-terrain, l’usage d’un convertisseur Pur Sinus branché sur une batterie auxiliaire garantit une autonomie complète hors du réseau principal.
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L’Or du Nil et les Secrets de la Livre : Géopolitique et Pratique des Devises à Assouan
Des guichets de la Corniche aux transactions du souk, naviguer sereinement au cœur de l’économie égyptienne
Sillonnant la Corniche d’Assouan alors que les felouques glissent paisiblement sur les eaux ambrées du Nil, nous faisons escale au pied des grands établissements bancaires pour orchestrer notre logistique financière. Dans cette cité méridionale où la générosité nubienne rencontre les réalités économiques de la Haute-Égypte, manier la monnaie locale s’apparente à un véritable rituel quotidien. Entre la fraîcheur des agences climatisées et la ferveur commerçante du marché, nous observons le va-et-vient des habitants et des voyageurs venus échanger leurs devises, mesurant à chaque transaction l’importance capitale du liquide dans les échanges locaux.
L’histoire monétaire égyptienne puise ses origines dans les réformes du XIXe siècle sous Méhémet Ali, matérialisées par la création de la livre égyptienne en 1834 pour remplacer le piastre Ottoman. Aujourd’hui, dans un contexte macroéconomique marqué par les réajustements monétaires et les fluctuations face aux grandes devises internationales, la gestion des liquidités demeure un enjeu central de tout périple. Sur le plan sociologique et commercial, Assouan reste une société très fortement ancrée dans le paiement en espèces : si les cartes bancaires internationales sont désormais exigées pour la billetterie des grands monuments nationaux comme le temple de Philae ou Abou Simbel, le quotidien du souk, des transports fluviaux et des restaurants de quartier repose intégralement sur la monnaie fiduciaire. Pour optimiser ses opérations de change, la meilleure stratégie consiste à voyager avec une réserve d’euros ou de dollars américains sous forme de billets neufs et non déchirés, facilement négociables dans les bureaux de change agréés ou les agences officielles comme Banque Misr (coordonnées GPS : 24.0880° N, 32.8980° E), dont les services et taux officiels sont consultables sur https://www.banquemisr.com.
Sur le terrain, le taux de change tourne autour de cinquante-huit à soixante livres égyptiennes pour un euro, offrant un pouvoir d’achat appréciable pour les visiteurs. Les distributeurs automatiques de billets de la Corniche et des grands hôtels acceptent les cartes Visa et Mastercard, autorisant des retraits généralement plafonnés entre 2 000 et 5 000 livres égyptiennes par opération, avec des frais fixes bancaires locaux de 50 à 100 livres égyptiennes. Il convient de toujours refuser la conversion dynamique proposée par les automates afin d’éviter des marges de change excessives, et de privilégier le débit direct en monnaie locale. La possession d’un stock permanent de petites coupures de 10, 20 et 50 livres s’avère indispensable pour régler les courses en taxi, gratifier les services de pourboire (baksheesh) et effectuer ses emplettes artisanales en toute sérénité.
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Connexion au Fils du Nil : Téléphonie, SIM et l’Atout Free à Assouan
Des puces locales achetées au souk à la sérénité du roaming en Haute-Égypte, rester connecté au bord du fleuve
Sillonnant les berges de la première cataracte et les méandres du fleuve à bord d’une felouque, rester connecté à Assouan facilite grandement les déplacements, la consultation des cartes GPS et la coordination de nos excursions. Si la plupart des grands établissements hôteliers, des maisons d’hôtes de l’île Éléphantine et des cafés de la Corniche mettent à disposition un réseau Wi-Fi gratuit, la couverture filaire manque parfois de stabilité et s’avère rapidement inaccessible dès que l’on quitte les établissements pour s’aventurer dans le souk, sur l’eau ou le long des routes désertiques. S’équiper d’une solution mobile autonome constitue donc un gage de sérénité et de confort indispensables pour notre itinéraire en Haute-Égypte.
Pour les voyageurs abonnés chez Free Mobile en France, l’opérateur propose une solution particulièrement avantageuse sur le territoire égyptien. Le forfait historique à 19,99 € par mois intègre directement une enveloppe de 35 Go d’internet mobile utilisables en roaming depuis l’Égypte, tandis que la formule Free Max offre même de la data illimitée. Cette quantité de données en 4G ou 5G s’avère largement suffisante pour consulter nos itinéraires, partager des photos ou effectuer des recherches sans la moindre crainte de surcoût sur la connexion internet. Il convient néanmoins de garder à l’esprit que les appels téléphoniques traditionnels et les SMS émis depuis l’Égypte restent facturés hors-forfait ; l’utilisation des applications de messagerie en ligne comme WhatsApp ou Signal s’impose donc naturellement pour passer des appels vocaux en s’appuyant sur l’enveloppe data.
Pour ceux qui ne disposent pas d’un forfait Free compatible ou qui souhaitent obtenir un numéro local égyptien afin d’appeler facilement les chauffeurs et prestataires sur place, l’acquisition d’une carte SIM locale demeure une démarche très simple. Les principaux opérateurs nationaux que sont Vodafone Égypte, Orange Égypte, Etisalat et WE possèdent des échoppes officielles à l’aéroport d’Assouan, ainsi que dans le centre-ville le long de la Corniche. L’achat s’effectue sur présentation obligatoire de votre passeport physique. Pour un tarif moyen oscillant entre 300 et 700 livres égyptiennes (soit environ 5 à 12 €), vous obtiendrez un pass touristique incluant 20 à 40 Go de données valables pendant trente jours. Les utilisateurs de smartphones compatibles peuvent également configurer avant le départ une eSIM auprès de fournisseurs internationaux comme Holafly ou Airalo, garantissant un accès au réseau égyptien dès l’atterrissage sans avoir à changer la carte SIM physique.
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Soleil du Sud et Fêtes du Nil : Quand Partir et Vivre la Magie d’Assouan
Entre douceur hivernale, ardeur saharienne et lueurs solaires à Abou Simbel, choisir le moment idéal pour aborder la première cataracte
Observant les reflets dorés du couchant embraser les grands rochers de granite de l’île Éléphantine sous une brise caressante, nous mesurons la chance de découvrir Assouan à la saison idéale. Ici, au seuil de la Nubie et du désert saharien, le temps semble suivre le rythme immuable du fleuve et des mouvements solaires. Au fil des mois, la cité pharaonique transforme son visage, offrant une douceur bienvenue pendant les mois d’hiver ou vibrant lors de rassemblements sacrés légendaires, nous conviant à ajuster notre voyage entre climat clément, festivités locales et instants de grâce uniques au bord du fleuve.
Située au niveau du tropique du Cancer, la ville d’Assouan bénéficie d’un climat désertique chaud de type saharien hyper-aride, caractérisé par un ensoleillement exceptionnel de près de quatre mille heures par an et des précipitations quasiment inexistantes. La période optimale pour explorer la région s’étend de novembre à mars. Durant cet hiver austral, les températures maximales moyennes oscillent entre vingt et vingt-cinq degrés Celsius en journée, accompagnées de nuits fraîches s’abaissant autour de dix degrés. Ces conditions très agréables permettent de sillonner la ville, de naviguer en felouque et de visiter les sanctuaires antiques dans un confort total. Les mois d’intersaison, à savoir octobre et avril, constituent également d’excellents créneaux avec des températures moyennes d’environ trente degrés, idéales pour éviter le pic de fréquentation touristique. En revanche, de mai à septembre, la région subit une chaleur extrême où le thermomètre dépasse quotidiennement quarante à quarante-cinq degrés Celsius à l’ombre, imposant d’adapter le rythme des découvertes aux toutes premières lueurs de l’aube et à la fraîcheur des soirées.
Le calendrier assouanais est marqué par des célébrations emblématiques d’une grande valeur historique et sociologique. Le rendez-vous le plus spectaculaire demeure le Festival du Soleil d’Abou Simbel, célébré deux fois par an, le 22 février et le 22 octobre, dans le grand temple de Ramsès II (coordonnées GPS : 22.3372° N, 31.6258° E). À l’aube de ces journées particulières, un phénomène d’alignement astronomique conçu par les architectes pharaoniques permet aux rayons du soleil levant de pénétrer la haute nef du temple sur plus de soixante mètres pour venir illuminer le sanctuaire intérieur et les statues divines. Pour assister à cet événement, l’accès au site s’effectue avec un billet spécifique oscillant entre 600 et 750 livres égyptiennes, qu’il est fortement recommandé de réserver à l’avance sur le portail officiel du ministère du Tourisme et des Antiquités https://egymonuments.gov.eg.
La cité célèbre également sa fête nationale le 15 janvier, date anniversaire marquant la fin du chantier du Haut Barrage d’Assouan en 1971, donnant lieu à des défilés colorés, des concerts de musique nubienne et des spectacles folkloriques le long de la Corniche. Le calendrier lunaire musulman façonne quant à lui la vie locale lors du mois sacré de Ramadan, au cours duquel le rythme urbain s’apaise en journée avant de s’embraser au moment de la rupture du jeûne (Iftar), suivi par les réjouissances familiales de l’Aïd el-Fitr. Enfin, au printemps, la fête populaire de Sham el-Nessim rassemble toutes les communautés sur les berges du Nil et les îles pour pique-niquer et célébrer la renaissance de la nature dans la plus pure tradition héritée de l’Égypte antique.
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Au-delà de la Première Cataracte : Les Trésors Méconnus des Environs d’Assouan
De la ferveur de Daraw aux temples sauvés du lac Nasser, les escapades incontournables à moins de cent kilomètres
Sillonnant les rubans d’asphalte et les eaux calmes du Nil à moins de cent kilomètres d’Assouan, nous partons à la découverte d’un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, où la grandeur pharaonique se conjugue avec la vie rurale de la Haute-Égypte. En remontant le fleuve vers le nord ou en longeant les rives du lac Nasser au sud, le paysage offre une succession de sanctuaires majestueux et de marchés hauts en couleur, parfaits pour des excursions d’une journée ou d’une demi-journée au départ de la cité nubienne.
En suivant le cours du Nil vers le nord sur quarante-cinq kilomètres, nous atteignons le spectaculaire temple de Kôm Ombo (coordonnées GPS : 24.4522° N, 32.9284° E). Ce sanctuaire ptolémaïque, dressé sur un promontoire dominant le fleuve, présente la particularité unique d’être double, dédié simultanément au dieu faucon Haroëris et au dieu crocodile Sobek. La visite s’enrichit de la découverte du Musée du Crocodile adjacent, abritant d’impressionnantes mummies de sauriens sacrés. L’accès au site coûte environ 450 livres égyptiennes par personne (billet combiné avec le musée) et les informations officielles sont consultables sur https://egymonuments.gov.eg. À peine dix kilomètres plus au sud, le marché de Daraw (coordonnées GPS : 24.4011° N, 32.9325° E) offre une immersion saisissante dans la vie locale, particulièrement le mardi et le dimanche, lorsque des centaines de dromadaires venus en caravanes du Soudan sont négociés par les bédouins dans une effervescence spectaculaire.
En poursuivant notre route vers le nord jusqu’à soixante-cinq kilomètres d’Assouan, nous abordons le site grandiose de Gebel el-Silsila (coordonnées GPS : 24.6403° N, 32.9372° E), là où le lit du Nil se rétrécit entre deux vertigineuses falaises de grès. C’est ici que les maîtres bâtisseurs de l’Antiquité ont extrait la quasi-totalité des blocs ayant servi à l’édification des grands temples de Karnak, Louxor et Philae. Nous y découvrons le spéos d’Horemheb, de nombreux cénotaphes sculptés à même le roc et des gravures rupestres retraçant des millénaires d’histoire. L’accès au site archéologique s’élève à environ 180 livres égyptiennes par personne et s’effectue idéalement en bateau privé ou lors d’une escale en dahabiya.
Au sud de la ville, à une quinzaine de kilomètres seulement et à proximité immédiate du Haut Barrage, le complexe du Nouveau Kalabsha (coordonnées GPS : 23.9620° N, 32.8870° E) se dresse sur une île bordant le lac Nasser. Déplacé lors de la grande campagne de sauvetage de l’UNESCO pour échapper à la montée des eaux, ce site rassemble le majestueux temple de Kalabsha dédié au dieu nubien Mandoulis, le ravissant spéos de Beit el-Wali sculpté sous le règne de Ramsès II et le kiosque de Kertassi. Très peu fréquenté par les foules, le temple offre une atmosphère de quiétude remarquable pour un tarif d’entrée d’environ 200 livres égyptiennes. À quelques minutes de là, l’île d’Agilkia abrite le temple de Philae (coordonnées GPS : 24.0253° N, 32.8886° E), demeure sacrée d’Isis accessible en navette fluviale pour environ 450 livres égyptiennes hors traversée en bateau.
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1 a réfléchi à «Assouan, Cité de la Première Cataracte EGYPTE»