voyageavecnous.com

TRAVEL YOURSELF

Suivez-nous partout où nous allons !

autourdumonde2023@gmail.com

Chiang Mai : entre temples sacrés et montagnes mystiques THAÏLANDE

0

SAMEDI 31 JANVIER 2026

ITINERAIRE

Sur la route de Sukhothaï à Chiang Mai

Une traversée du Nord thaïlandais entre mémoire, paysages et spiritualité

À l’aube, nous quittons Sukhothaï alors que la lumière dorée effleure encore les chedis et les étangs immobiles de l’ancienne capitale. Les images de la veille nous accompagnent longtemps : briques chauffées par le soleil, bouddhas sereins, silence presque monastique. La route vers Chiang Mai, la « Rose du Nord », s’étire sur près de trois cents kilomètres, mais elle n’a rien d’un simple trajet. C’est une transition lente, progressive, presque initiatique, du cœur historique du royaume vers les montagnes du Nord.

Les premiers kilomètres traversent de larges plaines agricoles. Les rizières s’étendent à perte de vue, ponctuées de palmiers et de petits sanctuaires de bord de route. Par endroits, des paysans travaillent déjà dans les champs, silhouettes discrètes dans la brume matinale. Puis le relief commence à changer. La route se fait plus sinueuse, les collines se rapprochent, la végétation s’épaissit. Forêts de tecks, vallées verdoyantes, rivières tranquilles : l’air semble plus frais, la lumière plus douce. On sent que l’on monte vers un autre Nord, plus montagneux, plus secret.

C’est à proximité de Lampang que nous faisons halte, attirés par l’un des joyaux spirituels les plus anciens de Thaïlande : le Wat Phra That Lampang Luang. Le temple apparaît sur une légère éminence, ceinturé de murs anciens. Dès que nous franchissons la porte, le temps ralentit. Les structures en bois sombre, patinées par les siècles, contrastent avec le chedi doré qui domine la cour centrale. Fondé dès le XIIIᵉ siècle, le sanctuaire est un exemple majeur de l’architecture Lanna primitive, antérieure à l’influence birmane. Ici, pas de dorures excessives ni de décors surchargés : tout respire l’équilibre et la sobriété.

Nous gravissons lentement les marches bordées de nagas, ces serpents mythiques censés protéger l’accès au sacré, puis nous pénétrons dans l’enceinte principale. Le chedi, qui renfermerait une relique du Bouddha, capte la lumière et semble rayonner. Autour, les galeries de bois abritent de vieux piliers noircis par le temps et des peintures murales effacées, témoins fragiles d’une ferveur ancienne. Dans un petit pavillon discret, nous découvrons l’un des phénomènes les plus fascinants du lieu : par un simple jeu d’ouverture, l’image du chedi se projette à l’envers sur un mur sombre, comme dans une camera obscura. Le spectacle est silencieux, presque irréel. La tradition locale y voit un signe de pureté spirituelle, un rappel de l’impermanence et du monde à l’envers que l’illusion peut produire.

L’accès au temple est libre, mais une donation modeste est suggérée. Nous prenons le temps de flâner, de nous asseoir un instant, laissant le calme du lieu s’imprimer en nous. Cette pause n’est pas seulement touristique : elle marque une respiration essentielle dans le voyage, un lien direct avec les racines religieuses et culturelles du Nord thaïlandais.

En reprenant la route, les montagnes se font plus présentes. À mesure que nous approchons de Chiang Mai, la circulation augmente légèrement, mais sans jamais devenir oppressante. En fin d’après-midi, la ville se dévoile peu à peu, entourée de collines et baignée d’une lumière plus douce. L’arrivée est sans heurt, presque naturelle, comme si la route nous avait préparés à ce changement d’échelle et d’atmosphère.

Nous consacrons les dernières heures du jour à une première flânerie. Dans la vieille ville, les douves, les remparts, les temples anciens et les ruelles fleuries composent un décor apaisant. Des marchés s’installent, les lanternes s’allument, et l’on perçoit déjà cette douceur de vivre qui fait la réputation de Chiang Mai. Lorsque nous regagnons notre villa, la fatigue se mêle à une profonde sensation de plénitude. Les parfums de frangipanier flottent dans l’air tiède, et nous prenons conscience que cette journée n’était pas seulement un déplacement, mais un passage, une lente entrée dans l’âme du Nord thaïlandais.

DIMANCHE 1ER FEVRIER  2026 VISITE DE LA VILLE

ITINERAIRE

Wat Chiang Man, aux sources sacrées de Chiang Mai et du royaume de Lanna

Nous commençons la journée dans cette heure fragile où Chiang Mai s’étire encore entre nuit et lumière. Les ruelles de la vieille ville s’éveillent lentement, les vélos glissent sans bruit, les échoppes lèvent leurs rideaux de métal. En marchant vers l’angle nord-est du carré historique, nous rejoignons un lieu fondateur, presque matriciel : le Wat Chiang Man (วัดเชียงมั่น), le plus ancien temple de la ville. C’est ici, en 1297, que le roi Mangrai, stratège et visionnaire, aurait établi son premier camp avant de faire de Chiang Mai la capitale du royaume de Lanna, un État puissant qui domina pendant des siècles le nord de la Thaïlande et contrôla les routes commerciales entre la Birmanie, le Laos et la Chine du Sud.

Dès l’entrée, une sensation de retrait nous enveloppe. Le temple n’impose rien, il se laisse approcher. Sous les frangipaniers, l’air est parfumé, presque humide. Les moines balaient lentement les allées de briques, geste immuable transmis de génération en génération, tandis que des chants bouddhiques diffusés à bas volume semblent se mêler au bruissement des feuilles. Ici, le temps n’est pas suspendu : il s’est simplement épaissi.

Notre regard est immédiatement attiré par le Chedi Chang Lom, l’un des monuments les plus anciens de Chiang Mai. Construit en latérite, ce matériau ferrugineux caractéristique de l’architecture ancienne du Lanna, il dégage une teinte rouge-brun profonde, presque terrestre. Quinze éléphants de stuc grandeur nature émergent de sa base, comme s’ils portaient l’édifice sur leurs épaules massives. Dans la cosmologie bouddhique et hindou-bouddhique, l’éléphant est symbole de stabilité, de sagesse et de pouvoir royal. Certains récits locaux racontent que ces éléphants protégeraient la relique sacrée conservée dans la chambre sommitale du chedi, empêchant les forces négatives de pénétrer le sanctuaire. Malgré l’érosion du temps, leurs formes demeurent puissantes, presque vivantes, et l’on comprend pourquoi ce stupa est encore aujourd’hui l’un des plus vénérés de la ville.

Nous poursuivons vers les bâtiments de prière. Le grand viharn, avec sa charpente en bois finement assemblée, illustre parfaitement l’architecture Lanna classique : toits à plusieurs niveaux, pignons décorés, proportions basses et étirées qui favorisent l’intimité plutôt que la monumentalité. À l’intérieur se dresse une statue exceptionnelle : un Bouddha debout datant de 1465, considéré comme le plus ancien du royaume de Lanna. Son visage est d’une douceur presque humaine, les traits délicatement étirés, le regard baissé dans une attitude de compassion. On sent ici une esthétique propre au Nord, différente des canons plus tardifs d’Ayutthaya ou de Bangkok, où la spiritualité se fait plus démonstrative.

Mais c’est dans le petit viharn que se concentre l’âme mystique du Wat Chiang Man. Deux statues y sont conservées avec une ferveur particulière. La première, Phra Sila, est une stèle de pierre représentant le Bouddha apaisant l’éléphant Nalagiri, lancé contre lui dans un accès de violence. Cette scène, bien connue des textes bouddhiques, incarne la victoire de la compassion et de la maîtrise intérieure sur la force brute. La seconde statue, Phra Sae Tang Khamani, fascine immédiatement. Sculpté dans un cristal de quartz translucide, ce Bouddha presque immatériel capte la lumière et semble la diffuser de l’intérieur. Considéré comme le palladium protecteur de Chiang Mai, il est au cœur de nombreuses légendes. Lors de certaines fêtes majeures, il est porté en procession afin de bénir la ville et d’assurer sa prospérité. Beaucoup de fidèles viennent encore aujourd’hui lui murmurer leurs vœux.

À l’écart, sous l’ombre généreuse d’un vieux tamarinier, nous découvrons le Ho Trai, la bibliothèque monastique. Édifiée sur pilotis, selon une logique à la fois pratique et symbolique, elle protégeait les manuscrits sacrés des inondations, des insectes et des rongeurs. Ces textes, rédigés sur feuilles de palmier gravées, témoignent d’un monde érudit où la transmission du savoir religieux, astrologique et médical était centrale. L’architecture en bois sculpté, d’une grande finesse, rappelle que le Lanna fut aussi une civilisation de lettrés et d’artisans hautement qualifiés.

Tout autour, les détails racontent la vie quotidienne du temple : fresques patinées par les siècles, cloches que les fidèles font doucement résonner, fleurs de lotus déposées en offrande, feuilles d’or appliquées sur les statues dans un geste de foi intime. Des chats somnolent sur les dalles tièdes, parfaitement intégrés à ce paysage sacré. Rien n’est figé : le Wat Chiang Man est un lieu habité, respirant.

Commencer Chiang Mai par ce temple n’a rien d’anodin. C’est toucher à la source, au moment où la ville n’était encore qu’un projet royal ancré dans une vision spirituelle et politique. Ici, l’héritage du roi Mangrai n’est pas célébré par la grandeur, mais par la permanence. En quittant le temple à pied, nous avons le sentiment d’avoir approché quelque chose de fondamental, comme si l’âme ancienne de Chiang Mai s’était laissée entrevoir, discrètement, entre deux frangipaniers.

La journée se poursuit naturellement vers d’autres hauts lieux du Lanna, notamment le Wat Phra Singh, joyau du XIVᵉ siècle et écrin du Bouddha Lion, vénéré lors du Songkran. Plus tard, selon l’énergie du jour, le Wat Suan Dok et son grand chedi blanc, ou les hauteurs de Doi Kham, prolongent cette immersion spirituelle. En fin d’après-midi, nous retrouvons la quiétude de notre villa, laissant les images sédimenter, tandis que le soleil décline doucement sur la Rose du Nord.

#WatChiangMan #ChiangMai #LannaKingdom #TemplesOfThailand #HistoireDeLaThaïlande #ArchitectureLanna #BouddhismeTheravada #SlowTravel #VoyageCulturel

Wat Phra Singh, le joyau vivant du Lanna au cœur de Chiang Mai

En quittant la quiétude presque secrète du Wat Chiang Man, nous poursuivons notre marche à travers la vieille ville, portés par cette lumière douce qui glisse le long des remparts et des douves. Très vite, l’atmosphère change. Plus ouvert, plus fréquenté, le Wat Phra Singh s’impose comme un centre spirituel majeur, à la fois solennel et profondément vivant. Fondé en 1345 sous le règne du roi Pha Yu, cinquième souverain de la dynastie Mangrai, le temple fut conçu pour abriter les cendres royales de son père. Mais son destin bascula lorsque le sanctuaire reçut une statue exceptionnelle : le Phra Singh, le Bouddha Lion, devenu l’un des objets de vénération les plus importants du nord de la Thaïlande.

Dès que nous franchissons l’enceinte, nous sommes frappés par l’harmonie de l’ensemble. Le plan du temple respecte les principes classiques de l’architecture Lanna, avec une organisation fluide des espaces, où le sacré ne s’impose jamais brutalement mais se découvre pas à pas. Les toits superposés, aux lignes élégamment inclinées, sont typiques du Nord : ils protègent du soleil et des pluies tout en créant une sensation d’enveloppement. Les décors en stuc, finement travaillés, mêlent motifs floraux, créatures mythiques et symboles bouddhiques, tandis que les portes de bois sculpté racontent, en relief, des fragments de cosmologie et de légendes locales.

Nous entrons dans le Viharn Luang, la grande salle de prière. À l’intérieur, l’espace est ample, mais jamais écrasant. La lumière filtrée par les ouvertures latérales caresse les colonnes rouges et or, conduisant naturellement le regard vers l’autel. Les fidèles s’installent à même le sol, déposent des offrandes de fleurs, allument un bâton d’encens. Le temple n’est pas un musée : il est pleinement ancré dans la vie quotidienne de Chiang Mai. Ici, l’histoire se vit encore au présent.

Mais c’est le Viharn Lai Kham, situé à l’arrière du complexe, qui retient le plus longuement notre attention. Ce bâtiment du XVe siècle est un chef-d’œuvre absolu de l’art Lanna. À l’intérieur se trouve le célèbre Phra Singh, une statue de Bouddha assis dans la posture de la prise de la terre à témoin. Selon la tradition, cette image aurait voyagé depuis le Sri Lanka ou l’Inde, avant de transiter par plusieurs royaumes d’Asie du Sud-Est. Son parcours est entouré de récits semi-légendaires, mêlant diplomatie, conquêtes et miracles. Le Bouddha Lion est considéré comme un protecteur du royaume ; lors du Songkran, le Nouvel An thaïlandais, il est encore aujourd’hui porté en procession dans les rues, aspergé d’eau bénite pour apporter chance et prospérité à la population.

Les murs du Viharn Lai Kham sont ornés de peintures murales exceptionnelles, parmi les plus importantes du Nord thaïlandais. Datant du XIXᵉ siècle, elles illustrent le Vessantara Jataka, l’une des vies antérieures du Bouddha, récit fondamental de la générosité absolue. Mais au-delà de la narration religieuse, ces fresques constituent un document ethnographique précieux. On y observe des scènes de la vie quotidienne à Chiang Mai : maisons sur pilotis, marchés, vêtements traditionnels, rituels villageois. C’est une fenêtre ouverte sur la société Lanna d’autrefois, peinte avec une grande finesse et un sens aigu du détail.

Architecturalement, le Wat Phra Singh témoigne aussi des évolutions historiques de Chiang Mai. Le temple fut restauré à plusieurs reprises, notamment aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, après les périodes de domination birmane. Ces restaurations, parfois discutées par les historiens, ont néanmoins permis de préserver l’esprit Lanna tout en intégrant des influences plus tardives, visibles dans certaines dorures et dans l’ornementation plus riche de certains bâtiments. Le résultat est un équilibre subtil entre authenticité ancienne et continuité vivante.

En nous attardant dans la cour, nous observons les moines en discussion, des novices rieurs, des familles venues prier. Le temple joue encore un rôle central dans la vie spirituelle et sociale de la ville. Il n’est pas rare d’y croiser des cérémonies, des ordinations ou des bénédictions, rappelant que le bouddhisme ici n’est pas figé dans le passé, mais inscrit dans le quotidien.

Lorsque nous quittons le Wat Phra Singh, nous avons la sensation d’avoir traversé non seulement un monument, mais une synthèse de l’âme du Nord : puissance royale, ferveur populaire, raffinement artistique et profondeur spirituelle. Si le Wat Chiang Man nous a offert les racines, le Wat Phra Singh nous révèle l’épanouissement du royaume de Lanna, à son apogée, dans toute sa richesse et sa douceur.

#WatPhraSingh #ChiangMai #LannaKingdom #BouddhaLion #ArchitectureLanna #HistoireThaïlandaise #TemplesDeThaïlande #ArtBouddhique #SlowTravel

Wat Suan Dok, entre mémoire royale, science monastique et silence blanc aux portes de Chiang Mai

Après la richesse décorative et la ferveur animée du Wat Phra Singh, nous quittons le cœur dense de la vieille ville pour rejoindre un lieu plus ouvert, presque respirant. À l’ouest des remparts, la circulation s’atténue, l’espace s’élargit, et le Wat Suan Dok apparaît comme une vaste clairière sacrée. Son nom signifie littéralement « le temple du jardin fleuri », rappelant qu’ici s’étendait autrefois un parc royal, offert au XIVᵉ siècle par le roi Kue Na, sixième souverain de la dynastie Mangrai, à un moine venu de Sukhothaï porteur d’une relique du Bouddha. Ce geste fondateur scelle un moment clé de l’histoire religieuse du Nord : l’ancrage définitif du bouddhisme theravāda à Chiang Mai.

Dès notre arrivée, le regard est happé par le grand chedi blanc, d’une pureté presque aveuglante sous le soleil. Contrairement aux chedis sombres en latérite ou richement dorés du centre-ville, celui-ci adopte une forme élancée, sobre, inspirée des modèles de Sukhothaï et du Sri Lanka. Sa blancheur n’est pas décorative : elle symbolise la pureté de l’enseignement bouddhique et la clarté de l’esprit éveillé. Selon la tradition, le chedi abriterait une relique sacrée du Bouddha, partagée autrefois avec le temple jumeau du Wat Phra That Doi Suthep, établi plus haut sur la montagne. La légende raconte qu’un éléphant blanc, porteur de la relique, fut lâché dans la forêt : il gravit la montagne, barrissant trois fois avant de mourir d’épuisement. Là où il s’effondra fut érigé Doi Suthep ; la partie de la relique restée en plaine fut confiée à Wat Suan Dok, liant à jamais ces deux sanctuaires.

Autour du grand chedi s’étend un paysage unique à Chiang Mai : une constellation de petits chedis blancs, alignés avec une rigueur presque mathématique. Chacun marque la tombe d’un membre de la famille royale du Lanna. Ces stupas funéraires, simples et immaculés, racontent une autre facette du bouddhisme local, profondément liée à la mémoire des souverains et à la continuité dynastique. Marcher entre eux donne une impression étrange, presque méditative : celle de traverser un cimetière sacré baigné de lumière, où la mort n’est ni sombre ni dramatique, mais intégrée au cycle naturel de l’existence.

Le temple n’est pas seulement un lieu de mémoire. Wat Suan Dok est aussi un centre majeur d’enseignement bouddhique, étroitement lié à l’Université bouddhique Mahachulalongkorn. Depuis le début du XXᵉ siècle, il joue un rôle essentiel dans la formation des moines du Nord et dans la diffusion internationale du theravāda. C’est ici que se tiennent régulièrement les célèbres “Monk Chats”, ces échanges informels entre moines et visiteurs étrangers, conçus à l’origine comme un exercice linguistique, mais devenus un véritable pont culturel. En fin d’après-midi, nous apercevons parfois de jeunes novices, robes safran contrastant avec le blanc des chedis, discutant paisiblement sous les arbres, manuels de Pali ou d’anglais à la main.

Architecturalement, les bâtiments du Wat Suan Dok reflètent cette double identité, à la fois ancienne et moderne. Le viharn principal, aux lignes épurées, accueille les cérémonies quotidiennes et les grandes fêtes religieuses. À proximité, le hall d’ordination (ubosot) se distingue par sa sobriété et son orientation précise, respectant les règles monastiques les plus strictes. Ici, tout semble conçu pour favoriser l’étude, la contemplation et la transmission, plutôt que l’ornementation.

Lorsque le soleil commence à décliner, la lumière devient plus douce, presque dorée. Le blanc des chedis prend des teintes rosées, et l’ensemble du site se transforme en un espace de silence vibrant. Contrairement aux temples plus centraux, Wat Suan Dok n’impose aucune circulation, aucun itinéraire précis. On se promène librement, on s’assoit sur un banc, on observe. Le temple semble inviter à faire une pause, non seulement dans la visite, mais dans le flux même du voyage.

En quittant les lieux, nous ressentons une forme de calme profond. Si le Wat Chiang Man nous a offert les racines, et le Wat Phra Singh l’épanouissement artistique du Lanna, le Wat Suan Dok nous révèle sa dimension introspective : un lieu où la spiritualité se fait plus nue, plus essentielle, tournée vers la transmission, la mémoire et le silence. Aux portes de Chiang Mai, ce temple agit comme un seuil, un espace de respiration entre la ville et la montagne, entre l’histoire et la quête intérieure.

#WatSuanDok #ChiangMai #LannaKingdom #BouddhismeTheravada #TemplesDeThaïlande #HistoireThaïlandaise #Spiritualité #SlowTravel #VoyageCulturel

Wat Phra That Doi Kham, le sanctuaire doré perché sur la colline de Mae Hia

Après la sérénité contemplative du Wat Suan Dok, nous poursuivons notre exploration vers les hauteurs, gravissant la colline Mae Hia pour rejoindre le Wat Phra That Doi Kham, l’un des temples les plus emblématiques de la périphérie de Chiang Mai. Perché à plus de 300 mètres d’altitude, il offre un panorama exceptionnel sur la ville et les vallées environnantes, tandis que son chedi doré, resplendissant sous le soleil, semble veiller sur Chiang Mai depuis des siècles.

L’histoire du temple remonte au XIVᵉ siècle, sous le règne du roi Mangrai, qui aurait ordonné sa construction pour honorer une relique sacrée de Bouddha transportée depuis Sukhothaï. Selon la légende locale, un éléphant royal, porteur de la relique, s’arrêta sur cette colline, signe que l’endroit était choisi par les esprits protecteurs. Ainsi, le site est chargé à la fois de symbolisme royal et de sacralité cosmique, reliant le royaume de Lanna à la spiritualité du nord thaïlandais.

En approchant du temple, nous remarquons immédiatement le grand bouddha debout qui domine la cour : bras tendus, visage serein, il accueille les fidèles et visiteurs avec une aura protectrice. Ce bouddha, de style Lanna, est unique par sa posture et la finesse de ses traits, symbolisant la protection et la prospérité. Le chedi doré, plus haut que le reste des bâtiments, contient une relique précieuse et sert de point focal à la fois spirituel et visuel, visible depuis la ville en contrebas. Les marches qui y mènent sont encadrées de nagas, ces serpents mythiques typiques de l’iconographie Lanna, qui semblent guider le pèlerin dans son ascension spirituelle.

L’architecture du temple combine des éléments traditionnels Lanna et des adaptations plus récentes, nécessaires pour faire face aux intempéries et aux afflux de visiteurs. Les toits superposés des viharns sont ornés de motifs dorés et de sculptures de créatures mythologiques, tandis que les murs intérieurs abritent des fresques représentant des scènes de vie du Bouddha et des légendes locales. Le site, bien que moins fréquenté que les temples du centre-ville, est animé par les fidèles qui viennent prier, déposer des offrandes et profiter de la fraîcheur matinale.

Le point fort, au-delà du temple lui-même, reste le panorama exceptionnel offert depuis la colline. Depuis le chedi, la ville de Chiang Mai s’étend en mosaïque de toits rouges et de douves, encadrée par les montagnes verdoyantes. Les couchers de soleil ici sont particulièrement magiques, illuminant les collines et faisant briller le chedi d’un éclat doré intense, donnant l’impression que le temple flotte dans la lumière. Selon les habitants, ce spectacle serait propice à la méditation et à la purification de l’esprit, et il attire encore aujourd’hui ceux qui cherchent à marier contemplation et pratique religieuse.

Après avoir pris le temps de contempler les lieux et la vue, nous redescendons doucement vers la ville, le cœur léger et l’esprit apaisé. Le Wat Phra That Doi Kham n’est pas seulement un sanctuaire ; c’est un point de rencontre entre nature, histoire et spiritualité, offrant une perspective à la fois physique et symbolique sur Chiang Mai, ses habitants et sa longue mémoire royale et religieuse.

#WatPhraThatDoiKham #ChiangMai #LannaKingdom #TemplesDeThailand #BouddhismeTheravada #Spiritualité #VuePanoramique #VoyageCulturel #SlowTravel

🏠 Fin de journée : détente près de la villa

Après ces temples et ce déjeuner, nous revenons tranquillement à notre villa. Si nous optons pour le Wat Suan Dok, retour en fin d’après-midi ; si nous partons pour Doi Kham, nous pourrions planifier un coucher de soleil sur la colline avant de redescendre.

Quoi qu’il en soit, la soirée se passera en douceur, dans la fraîcheur de la piscine ou en dégustant un repas privé, selon l’inspiration du moment.

🧭 Résumé des tarifs du jour

Lieu Entrée adulte
Wat Chedi Luang 40 B
Wat Phra Singh 40 B
Wat Suan Dok / Doi Kham Gratuit

MARCHE  DU DIMANCHE SOIR Tha Phae (ou Tha Pae Walking Street) 

Ce dimanche soir, alors que le soleil glisse derrière les toits dorés de Chiang Mai, nous rejoignons l’un des événements les plus attendus de la semaine : le marché Tha Pae (ou Tha Pae Walking Street). Dès l’approche de Tha Pae Gate, majestueuse porte de brique rouge héritée des anciens remparts de la ville, l’effervescence se fait sentir. Les lumières s’allument peu à peu, les badauds affluent, et l’air se charge de parfums enivrants.

La Ratchadamnoen Road, habituellement tranquille, se transforme en une longue artère piétonne pleine de vie. Sur plusieurs centaines de mètres, les stands s’enchaînent : artisanat local, street food, artistes de rue, musiciens, moines offrant des bénédictions… c’est tout l’esprit de Chiang Mai qui s’exprime ici, à ciel ouvert.

Nous flânons au rythme de la foule, entre les étals de soieries colorées, de sacs brodés des tribus montagnardes, de lampes en papier et de céramiques délicates. Chaque objet semble raconter une histoire, chaque vendeur, avec son sourire discret, incarne une facette de l’âme thaïlandaise. Ici, un artisan grave en direct une amulette en argent ; là, une artiste peint au pinceau des paysages de jungle sur des éventails de bambou.

Côté gourmandise, c’est un festival pour les sens : pad thaï à la minute, brochettes satay, mangue sticky rice, gâteaux vapeur à la noix de coco, jus de fruits frais, et même de petites curiosités locales comme les vers de bambou frits ou les œufs de cent ans. Nous goûtons à tout, ou presque, attablés sur de simples tabourets en plastique, les mains pleines, le sourire au coin des lèvres.

En avançant vers le cœur du marché, l’ambiance s’intensifie. Des musiciens jouent du khim (cithare traditionnelle), des groupes folkloriques improvisent une danse, et les temples alentours — Wat Phan Tao, Wat Chedi Luang — s’illuminent doucement, ajoutant à cette atmosphère un parfum de spiritualité et d’élégance.

Dans une ruelle latérale, nous faisons une halte dans une galerie d’art locale, avant de continuer notre promenade jusque vers Wat Phra Singh, un peu à l’écart mais toujours dans la vieille ville. Là, des enfants chantent des mantras dans la cour du temple, tandis que les fidèles déposent des offrandes de fleurs et d’encens.

Il est presque 22h lorsque nous rebroussons chemin, le cœur léger, les sacs un peu plus pleins, les yeux encore brillants de tant de couleurs et de sourires. Le marché Tha Pae, plus qu’un simple marché, est une célébration vivante de l’identité de Chiang Mai : entre tradition, modernité, spiritualité et art de vivre.

 

LUNDI 2 FEVRIER  2026 WAT PHRATHAT DOI SUTHEP

ITINERAIRE

Le lendemain matin, nous sortons de notre villa alors que la brume matinale commence tout juste à se dissiper sur Chiang Mai. Le cœur battant, nous nous engageons sur la route serpentant vers Doi Suthep, cette montagne sacrée dont le sommet abrite un temple mythique. En chemin, la route offre déjà quelques surprises : un point de vue perché où la ville se dévoile peu à peu, puis la douce mélodie du ruisseau et la fraîcheur d’une courte halte aux chutes d’eau de Huay Kaew, une oasis verdoyante très prisée par les familles locales 

Arrivés à l’entrée du Wat Phra That Doi Suthep, les stands colorés proposent souvenirs, statuettes dorées, encens et pagnes. Nous nous préparons à gravir ensemble les 306 marches encadrées de nagas, symbole ancestral de la voie spirituelle . Les serpents mythiques semblent veiller sur nos pas tandis que le maté­riau ancien de l’escalier raconte l’histoire de ce lieu sacré.

Au sommet, le temps suspend son vol. Le Chedi principal, haut de 24 m, resplendit d’or, enveloppé d’ombrelles célestes  Autour, des cloches patientent, prêtes à être sonnées pour attirer chance et sérénité, tandis que l’atmosphère se charge des prières des marigold-robés. Nous prenons part à la procession dans le sens des aiguilles d’une montre, gestes ancestraux empreints de respect et de recueillement 

Un peu à l’écart, la réplique du Bouddha d’émeraude en verre vert nous invite à la méditation. Une halte délicate, car le temple est encore un lieu de culte vibrant d’authenticité . Plus loin, statues de Ganesh, fresques raffinées et salle silencieuse pour méditer composent un univers où la spiritualité Lanna se dévoile pleinement.

Nous restons longtemps sur la terrasse panoramique. Le panorama embrasse Chiang Mai, la rivière Ping filant comme un ruban d’argent au loin. Le contraste entre la quiétude de la montagne et l’animation douce de la ville en dessous est saisissant. Nous nous sentons à la fois humbles et exaltés devant cette beauté panoramique sacrée.

Un moine, serviable, nous propose les sai sin, ces bracelets bénis destinés à porter chance. Nous l’acceptons avec gratitude, échangeant quelques mots en sourires, en laissant une offrande symbolique  L’expérience est complète : toucher du doigt un lien profond entre histoire, foi et paysage.

En redescendant, nous choisissons le funiculaire – une option douce pour clore la montée – avant de profiter une dernière fois de l’énergie du lieu. La descente se fait dans la lumière plus douce de midi, ponctuée d’arrêts pour admirer les derniers détails architecturaux, les lampadaires de style, les gardiens Yaksa .

À la découverte des environs de Chiang Mai : nature, palais et temples secrets

Après la montée au Wat Phra That Doi Kham et la contemplation du panorama doré, nous poursuivons notre immersion dans les collines qui surplombent Chiang Mai, explorant des lieux où histoire, nature et culture locale se conjuguent harmonieusement.

Notre première halte se fait aux chutes Huay Kaew, à quelques kilomètres seulement du centre-ville. La marche vers la cascade est courte mais rafraîchissante, un véritable souffle de verdure après la chaleur urbaine. Le sentier serpente à travers une végétation dense, ponctuée de figuiers étrangleurs et de lianes, tandis que le murmure de l’eau guide nos pas. Arrivés au pied des chutes, nous apprécions la fraîcheur de la brume et le clapotis régulier de l’eau sur les rochers, un moment simple mais revitalisant, sans frais d’entrée, qui nous plonge dans l’intimité de la nature du Nord.

Plus haut, le Bhubing Palace nous ouvre les portes d’un jardin royal somptueux. Construit dans les années 1960 pour accueillir la famille royale lors de ses séjours dans le nord, le palais se distingue par son architecture moderne mêlée à des influences Lanna traditionnelles, avec toits superposés et colonnes délicatement sculptées. Les jardins qui l’entourent sont célèbres pour leurs roses et plantes exotiques, soigneusement agencées selon des motifs géométriques précis. Une balade parmi les parterres, pour environ 50 B l’entrée, permet de découvrir la minutie de l’aménagement royal et d’admirer une vue dégagée sur les vallées en contrebas, offrant un cadre parfait pour la photographie ou la contemplation.

En descendant un peu vers le sud-ouest, nous atteignons le village Hmong de Doi Pui. Ce petit bourg, perché sur les collines, est habité par l’une des communautés ethniques les plus emblématiques du Nord. Le marché propose artisanat textile, bijoux et objets en argent, colorés et minutieusement travaillés. Les maisons sur pilotis et les toits en tôle ondulée témoignent du mode de vie traditionnel, bien que le village soit aujourd’hui très fréquenté par les touristes. Malgré l’affluence, nous prenons le temps de flâner, de discuter avec les artisans et d’apprécier la culture vivante des Hmong, de leur cuisine aux motifs tissés à la main.

Enfin, pour les amateurs de calme et de découvertes hors des sentiers battus, le Wat Pha Lat constitue une véritable pépite. Caché dans la jungle, il est accessible via le Monk’s Trail, un chemin ombragé qui serpente entre bambous, palmiers et fougères géantes. Loin des flux touristiques, le temple s’intègre parfaitement dans son environnement naturel, les bâtiments en bois et les chedis simples se fondant dans la verdure. Ici, le silence est presque total, ponctué seulement par le chant des oiseaux et le murmure des ruisseaux. Les moines pratiquent encore quotidiennement leurs rituels, et les visiteurs sont accueillis avec respect et bienveillance. C’est un lieu idéal pour une méditation, une pause introspective ou simplement pour ressentir la continuité de la vie spirituelle du Lanna dans la forêt.

Ces points d’intérêt autour de Chiang Mai offrent un équilibre parfait entre nature, culture et spiritualité. Des chutes d’eau vivifiantes aux jardins royaux raffinés, des villages ethniques hauts en couleurs aux temples secrets perdus dans la jungle, chaque étape nous plonge un peu plus dans l’âme du Nord thaïlandais, où paysages et héritage historique se rencontrent dans une harmonie saisissante.

#ChiangMai #WatPhraThatDoiKham #HuayKaewFalls #BhubingPalace #DoiPuiVillage #WatPhaLat #NatureEtCulture #VoyageCulturel #SlowTravel #LannaKingdom

🧾 Infos pratiques

  • ⚠️ Horaires : 6h–18h (funiculaire jusqu’à 18h aussi) 

  • 🎟️ Tarif : 30 B pour le temple (funiculaire 20–50 B selon sources) 

  • 👗 Dress code : épaules/ genoux couverts, chaussures à retirer à l’entrée 


Cette immersion nous a profondément marqués : l’histoire légendaire de l’éléphant blanc et de la relique, la finesse de l’architecture Lanna, la magie de l’or au soleil, et cette vue grandiose. Un lieu où l’expérience religieuse se mêle naturellement à la contemplation et à l’émerveillement.

mARDI 3 Février 2026 WAT CHEDI LUANG

ITINERAIRE

https://www.tresorsdumonde.fr/wat-chedi-luang/

Après une matinée paisible à flâner dans les ruelles de la vieille ville de Chiang Mai, c’est en début d’après-midi que nous décidons de visiter l’un des joyaux spirituels du nord de la Thaïlande : le Wat Chedi Luang. L’entrée coûte 50 bahts par personne, une somme modeste qui ouvre les portes d’un site chargé d’histoire et d’émotion.

Dès que nous pénétrons dans l’enceinte du temple, un silence respectueux semble s’imposer de lui-même. Les toits finement sculptés, les dorures qui brillent au soleil, les statues de Bouddha sereines… tout appelle à la contemplation. Mais c’est surtout le grand stupa en ruines, en pierre, qui nous coupe le souffle. Haut de plusieurs dizaines de mètres, il est à la fois imposant et touchant, comme figé dans le temps. Partiellement effondré lors d’un tremblement de terre au XVIe siècle, il a conservé une majesté intacte. Sur chacun de ses quatre côtés, de grands escaliers encadrés de naga (serpents mythiques) montent vers le ciel, donnant une impression d’élévation et de puissance tranquille.

Nous restons longuement à observer les détails du stupa et les offrandes disposées ici et là, dans une atmosphère de ferveur discrète. Le ciel est d’un bleu éclatant, et l’ombre des frangipaniers nous offre un peu de fraîcheur. Non loin, des moines en robe safran méditent ou bavardent calmement avec des visiteurs. L’ensemble dégage une paix rare.

En quittant le temple, apaisés et éblouis, nous faisons halte dans un petit restaurant de rue juste à côté. Les odeurs de citronnelle et de cacahuètes grillées nous attirent sans hésitation. Nous dégustons des pad thaï généreux et bien épicés pour 70 bahts chacun, accompagnés d’un jus de mangue fraîchement pressé à 40 bahts. Assis sur de petites chaises en plastique, sous un parasol rouge délavé, nous savourons ce moment simple, riches de notre découverte spirituelle.

Wat Phan tao

Après avoir contemplé les ruines majestueuses du Wat Chedi Luang, nous poursuivons notre immersion spirituelle dans le cœur historique de Chiang Mai par la découverte d’un temple beaucoup plus intime, mais tout aussi fascinant : le Wat Phan Tao (วัดพันเตา), littéralement le « temple des mille fours ».

À peine quelques pas suffisent pour quitter l’effervescence du Chedi Luang et entrer dans un havre de bois et de silence. Le contraste est saisissant. Ici, pas de flèches dorées ou de stucs éclatants : le bois de teck règne en maître, dans un écrin de verdure. Le viharn, bâtiment principal du temple, est l’un des rares encore entièrement en bois dans toute la vieille ville. Construit à l’origine comme palais royal au XIXe siècle, il fut reconverti en lieu de culte en 1876. Son ossature est soutenue par 28 piliers massifs, chacun patiné par le temps et les encens.

En franchissant le seuil, nos regards sont attirés vers le fronton du temple : un paon doré – symbole de majesté royale – perché sur un chien accroupi, représentation du signe astrologique du roi qui occupait autrefois ces lieux. L’ensemble est à la fois mystérieux et profondément évocateur de l’astrologie Lanna.

À l’intérieur, dans une douce pénombre traversée de rais de lumière dorée, trône une statue sacrée : le Phra Chao Pan Tao, un Bouddha en position de victoire sur Mâra, datant de 1498. Les fidèles y déposent des fleurs de lotus, de fines feuilles d’or, ou simplement leurs pensées silencieuses. L’ambiance est empreinte de sérénité. Le sol de bois craque doucement sous les pas, et un moine balaie tranquillement le porche.

Le jardin, juste derrière, offre un petit étang bordé de bambous et de lanternes en tissu. C’est là que, lors des grandes fêtes bouddhistes comme Visakha Bucha, Makha Bucha ou Loy Krathong (Yi Peng), se déroulent des cérémonies spectaculaires. À la nuit tombée, des centaines de bougies et lanternes illuminent les bassins, créant une atmosphère presque irréelle. Le murmure des chants, le bruissement des robes safran, et la lumière vacillante des flammes font du Wat Phan Tao l’un des temples les plus enchanteurs à visiter au bon moment.

Contrairement aux hauts lieux très fréquentés, ce temple invite à la contemplation, à la lenteur. Il n’est pas monumental, mais essentiel. Il nous rappelle que la beauté réside parfois dans le silence du bois, dans la chaleur du passé conservé, dans la simplicité d’un autel fleuri.

Le soleil commence à décliner, et avec lui s’ouvre un autre chapitre de notre journée : l’immersion dans les marchés nocturnes de Chiang Mai. Nous commençons par le Warorot Market, à quelques minutes en tuk-tuk. C’est un marché local, vivant, presque chaotique, où l’on trouve de tout : des fruits secs, des fleurs, des vêtements, des tissus traditionnels et même des encens. Nous y dénichons quelques souvenirs à bas prix : de la mangue séchée, du gingembre confit, et un petit sachet de curry rouge. L’ambiance est bruyante, joyeuse, vibrante.

Nous poursuivons à pied vers le Chiang Mai Night Bazaar, bien plus touristique, mais tout aussi fascinant. Les allées sont bordées de stands d’artisanat, de bijoux, de lampes en papier, de sacs en coton brodé. Nous nous laissons tenter par une paire de pantalons thaïs à 120 bahts, après un marchandage tout en sourires. Les vendeurs sont aimables, parfois malicieux, toujours prêts à engager la conversation.

Enfin, nous terminons notre flânerie par le Anusarn Market, plus calme mais tout aussi charmant. L’ambiance est feutrée, les lumières tamisées. Nous sirotons un cocktail à l’ananas servi dans le fruit entier pour 100 bahts, et partageons quelques brochettes de poulet satay (50 bahts) suivies d’un délicieux mango sticky rice (40 bahts). Autour de nous, quelques touristes s’essayent à des massages de rue, d’autres observent un petit spectacle de danse traditionnelle.

Nous rentrons à notre guesthouse les bras chargés de trésors et le cœur léger. Chiang Mai nous a offert une journée parfaite, entre spiritualité, gastronomie et effervescence populaire. Un équilibre précieux, dont nous garderons longtemps la mémoire.

 

Mercredi 4 Février 2026 Maesa Elephant Camp ou peuples autochtones

ITINERAIRE

SITE INTERNET

Après notre délicieux déjeuner, le lundi s’annonce sous le signe de l’émotion et de l’étonnement : nous partons explorer le Maesa Elephant Camp, niché dans la jungle tropicale de la vallée de Mae Sa, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Chiang Mai.

Nous arrivons en fin de matinée, alors que la lumière filtre à travers les feuilles humides et danse sur le dos massif des éléphants. L’entrée, récemment actualisée, est désormais fixée à 300 bahts par personne pour les visiteurs étrangers, un tarif un peu revu à la hausse, mais qui inclut un panier de fruits à offrir aux éléphants à notre arrivée  . Dès que nous franchissons le portail du camp, nous sommes accueillis par une famille d’une quinzaine d’éléphants, tous semblant en parfaite aisance dans leurs espaces vastes, entre bassins, clairières et sentiers forestiers.

Tout au long de la matinée, nous avons la chance de nourrir les éléphants — bananes et sucre de canne font leur bonheur — d’approcher leurs yeux doux, de voir la boue couler sous leurs pieds pendant qu’ils prennent leur bain. Nous découvrons aussi combien le camp œuvre pour leur conservation : les mahouts nous expliquent comment ils soignent la santé des pachydermes, en utilisant des herbes médicinales, et préparent leurs repas riches en nutriments . Le lieu, aménagé avec soin, offre une vision plus respectueuse que celle des simples spectacles : l’homme et l’animal semblent évoluer ensemble, dans un rythme harmonieux.

Lorsque l’heure du déjeuner arrive, nous nous dirigeons vers le River Rock Café, situé à quelques minutes à pied du camp, perché sur une terrasse offrant une belle vue sur la jungle environnante r  Nous y dégustons un repas aux accents internationaux : salade fraîche de quinoa agrémentée de crevettes grillées, suivie d’un burger gourmet servi avec frites maison, arrosé d’un soda artisanal local. Comptez environ 250–300 bahts par plat, un excellent rapport qualité‑prix compte tenu du cadre et de la qualité. L’ambiance y est détendue, ponctuée du son lointain des éléphants et du murmure des oiseaux tropicaux.

Repus et émerveillés, nous retournons au camp pour assister à un second bain, plus intime celui-ci. Nous observons les éléphants glisser dans l’eau, s’ébrouer, lancer des jets au ciel, comme pour célébrer la journée. La conclusion de notre visite se fait sur la terrasse du café du camp, avec une boisson fraîche à la main, les yeux posés sur les arbres centenaires. Le cœur léger, nous regagnons doucement Chiang Mai, riches de cette expérience unique, où tendresse et respect ont pris le pas sur le spectacle.

CHIANG DAO ELEPHANT CAMP – À la rencontre des géants du nord 20100214

SITE INTERNET

À peine le soleil a-t-il pointé sur Chiang Mai que nous prenons la route vers le nord, laissant la ville moderne derrière nous pour rejoindre, après environ une heure et demie de voyage, la vallée de Chiang Dao. La rivière Ping sculpte ici un écrin de végétation tropicale au pied de falaises karstiques vertigineuses – un décor parfait pour le Chiang Dao Elephant Camp, l’un des tout premiers camps d’éléphants ouvert au tourisme dans le nord de la Thaïlande.

Fondé dans les années 1960, à l’âge d’or de l’exploitation forestière, le camp accueillait alors des éléphants destinés au débardage du bois. Quand ces pratiques ont décliné dans les années 1990, ses responsables ont réorienté sa mission : protéger les pachydermes, sensibiliser le public à leur sort et développer des méthodes de soin et de réhabilitation respectueuses. Aujourd’hui, une trentaine d’éléphants d’Asie, rescapés de la déforestation ou de cirques désormais disparus, vivent ici dans un environnement pensé pour répondre à leurs besoins physiologiques, psychologiques et sociaux.

Chaque matin, avant l’arrivée des visiteurs, les mahouts – souvent issus des minorités Karen, Lahu ou Shan – conduisent les éléphants vers des bassins naturels creusés dans la berge. Le bain matinal n’est pas qu’un spectacle : l’eau claire aide à réguler la température de leur peau, à déloger les parasites et à cicatriser les petites plaies. À partir de 8 heures, les visiteurs peuvent suivre ce rituel avec respect : on observe les pachydermes se rouler, barrir et prodiguer à leur tour des jets d’eau, sous l’œil attentif des soigneurs formés aux protocoles vétérinaires de l’Université de Chiang Mai.

Après ce moment de partage, nous participons à l’atelier nourrissage. Banane, canne à sucre ou tamarin frais : chaque friandise est présentée avec un geste précis, et la trompe, organe multifonction capable de soulever 300 kg, se déploie pour saisir l’aliment avec une étonnante délicatesse. Les soigneurs en profitent pour expliquer la digestion de ces géants herbivores, dont l’intestin mesure plusieurs dizaines de mètres et dont le métabolisme exige jusqu’à 150 kg de végétation par jour.

Pour approfondir l’expérience, une demi-journée « Conservateur en Herbe » (1 200–1 500 THB selon le programme) nous invite à préparer des enrichissements – puzzles olfactifs ou troncs à écorcer – puis à assister aux soins vétérinaires, parfois jusqu’à l’examen bucco-dentaire, essentiel pour prévenir l’usure des molaires. Le déjeuner végétarien, servi sur pilotis au bord de la rivière, mêle saveurs thaïlandaises et légèreté, avant d’enchaîner sur une balade guidée à pied dans la forêt de Karen, à la recherche de traces de faune sauvage : empreintes de tapir, chants de gibbon ou aperçus furtifs de civettes.

En fin de journée, le camp propose des treks à dos d’éléphant pour qui le souhaite (20 minutes, 800 THB), mais beaucoup préfèrent observer à pied la constitution des corridors forestiers : ici, le piétinement des pachydermes favorise la régénération des semences et la fertilisation naturelle, contribuant à la santé de la jungle. Des panneaux éducatifs racontent comment l’éléphant est considéré en Thaïlande comme un « passeur de vie », un promoteur de biodiversité.

Le camp offre enfin un hébergement simple et écologique : bungalows en bois et bambou, éclairés à l’énergie solaire, moustiquaires intégrées et lit ventilé. Le soir, à la lueur des lampes à huile, on partage un repas cuisine fusion, thaï-occidentale, avant de s’endormir bercé par le clapotis de la rivière.

Toutes ces visites, programmées de 8 h à 15 h, s’effectuent en individuel ou via les nombreuses agences de Chiang Mai. Le tarif d’accès au bain et au nourrissage débutant à 300 THB, le camp reste l’une des expériences les plus abordables et enrichissantes de Thaïlande du Nord – un véritable laboratoire vivant où science, tradition et éthique se rejoignent pour préserver l’avenir des éléphants d’Asie.

Les Grottes de Chiang Dao 20100214

Après la rencontre émouvante avec les éléphants du Chiang Dao Elephant Camp, nous poursuivons notre journée en direction des grottes de Chiang Dao, à quelques kilomètres seulement. Nichées au pied du majestueux Doi Chiang Dao – troisième plus haut sommet de Thaïlande culminant à 2 175 mètres – ces grottes millénaires s’enfoncent dans les entrailles de la montagne, comme un sanctuaire caché au cœur du calcaire.

L’entrée est discrète, presque modeste, précédée d’un petit marché d’artisanat local tenu par des femmes des tribus montagnardes venues vendre des paniers en osier, des feuilles médicinales, ou des colliers d’amulettes protectrices. Après avoir acquitté un droit d’entrée symbolique de 40 bahts, nous franchissons un porche ombragé, gardé par une statue dorée de Bouddha, les pieds baignés par un mince filet d’eau sacrée. L’air, soudainement plus frais, nous invite à plonger dans la pénombre.

À l’intérieur, le silence est habité. Des stalactites suintent goutte à goutte, des parois de latérite polies par les siècles nous entourent. Certaines salles sont vaguement éclairées par des ampoules fixées à la roche, révélant ici une statue de Bouddha drapée d’étoffe safran, là une offrande de fleurs fraîches à moitié fanées. Mais pour accéder aux parties les plus profondes du réseau – un enchevêtrement de plus de 12 kilomètres de galeries connues – il nous faut la compagnie d’un guide local. Une vieille femme à la voix douce s’approche, une lampe à pétrole à la main. Pour une centaine de bahts, elle nous propose de nous mener dans les grottes « vivantes », celles qui ne sont éclairées que par la flamme vacillante de sa lanterne.

Nous acceptons, et très vite la lumière artificielle cède place à une pénombre presque mystique. Elle avance lentement, pieds nus, nous montrant les concrétions qui forment des dragons, des visages, ou des silhouettes d’ermites figées dans la pierre. Dans la grotte de Tham Kaew, dite « grotte de cristal », la roche brille sous la flamme comme sertie de minuscules gemmes. L’atmosphère est dense, presque sacrée. Elle nous raconte que jadis, des moines venaient méditer ici durant des mois, à la recherche d’illumination.

Par endroits, nous devons nous baisser, glisser sur les genoux, éviter une flaque ou une chauve-souris. Mais jamais nous ne ressentons d’angoisse, seulement une grande paix, comme si le cœur de la montagne nous enveloppait. À la sortie, la lumière du jour semble irréelle. Nous sommes restés à l’intérieur plus d’une heure, mais avons l’impression d’avoir voyagé dans le temps.

Les grottes sont ouvertes tous les jours de 8h à 17h. Si l’exploration peut se limiter à une courte visite dans les salles principales, nous recommandons vivement de faire appel à un guide local (environ 100 à 200 bahts selon la durée et le nombre de grottes explorées), pour découvrir la richesse géologique et spirituelle de ce lieu exceptionnel.

Il est conseillé de porter des chaussures fermées, car certaines zones sont glissantes, et de couvrir épaules et genoux par respect pour les statues sacrées présentes dans plusieurs cavités. La température fraîche à l’intérieur rend la visite particulièrement agréable, même en plein été.

Cette immersion dans les entrailles de Chiang Dao reste l’un des moments les plus puissants de notre séjour : un voyage au cœur de la terre, à la croisée de la nature, de la foi et du silence.

Les Ethnies autour de Chiang Dao 20100215

Ce matin, nous quittons le tumulte tranquille de Chiang Mai pour nous enfoncer dans les collines du nord, là où les rizières en terrasse laissent peu à peu place à des forêts denses et des chemins de terre rouge. Nous partons à la découverte de trois des principales ethnies montagnardes de Thaïlande, chacune avec son histoire, sa langue et ses traditions : les Lisu, les Akha, et les Karen. Un voyage qui n’est pas seulement géographique, mais profondément humain et culturel.

🟣 Premier arrêt : un village Lisu, perché dans les hauteurs du district de Mae Taeng

Les Lisu sont originaires du Tibet et du Yunnan (sud de la Chine), et sont arrivés en Thaïlande au début du XXe siècle. Leur village, accessible par une route sinueuse, est composé de maisons en bois sur pilotis, souvent aux toits de tôle ou de feuilles de bananier. Dès notre arrivée, c’est un festival de couleurs : les tenues traditionnelles Lisu, portées par les femmes âgées et parfois par les plus jeunes lors des cérémonies, sont reconnaissables à leurs broderies multicolores, leurs rubans et leurs manchettes ornées de perles.

Nous sommes accueillis par une famille qui nous invite à partager un thé local. Dans leur maison sobre mais chaleureuse, ils nous parlent de leurs croyances animistes, de leur respect pour les esprits de la forêt, et de leur Nouvel An Lisu, marqué par des danses et le port d’anciens costumes. Un petit marché d’artisanat permet d’acheter des sacs brodés ou des tuniques cousues à la main — chaque pièce est unique, et souvent réalisée sans machine.

🔴 Deuxième étape : un village Akha dans les collines de Chiang Dao

Les Akha, venus eux aussi du Yunnan et du nord du Laos, sont probablement ceux dont les parures sont les plus emblématiques. Dès l’entrée du village, nous croisons plusieurs femmes âgées coiffées de leur imposant couvre-chef traditionnel : une coiffe conique ornée de perles, de pièces d’argent, de grelots et parfois de dents d’animaux. Ce n’est pas un simple accessoire : chaque ornement a une signification, liée à la position sociale, à l’âge ou aux rites de passage de la femme qui le porte.

Le village est structuré autour d’une grande maison communautaire, et l’on nous montre fièrement le « portail des esprits » (spirit gate), à l’entrée du hameau, censé protéger le village des mauvais génies. Les Akha pratiquent une agriculture de subsistance — riz, maïs, haricots — et vivent encore selon un calendrier rythmé par les rites agricoles, les mariages arrangés et le cycle des ancêtres. La transmission orale joue un rôle central : les chants racontent l’histoire de la migration, de la terre, de la famille.

🔵 Dernière halte : une communauté Karen proche de Mae Wang

Les Karen sont le groupe ethnique le plus nombreux du nord de la Thaïlande. Ils sont divisés en plusieurs sous-groupes, les plus connus étant les Pwo Karen et les Sgaw Karen. Ce sont souvent eux que l’on retrouve dans les villages où se pratique encore la tissage à la ceinture (backstrap loom), une technique ancestrale de tissage vertical. Contrairement aux idées reçues, les célèbres femmes « au long cou » sont en fait issues d’un sous-groupe appelé Karen Padaung, originaire de Birmanie, et réfugié en Thaïlande dans les années 1980.

Dans le village que nous visitons, c’est une autre réalité Karen qui s’offre à nous : des maisons sobres, des animaux en liberté, et surtout une relation étroite avec la nature environnante. Le peuple Karen est souvent reconnu pour son approche écologique de l’agriculture — ils pratiquent une forme d’agroforesterie respectueuse, préservant les sols et la biodiversité.

Nous assistons à une démonstration de tissage, où les femmes travaillent le coton naturel teint avec des plantes locales. Les motifs qu’elles tissent racontent des récits mythologiques ou de simples scènes de la vie quotidienne. L’école du village propose aussi des cours bilingues en Karen et en thaï, pour préserver la langue.

À chaque étape, le silence des montagnes contraste avec la richesse des échanges. Ces peuples, longtemps marginalisés, sont désormais au cœur de programmes de préservation culturelle et d’écotourisme responsable. Notre guide local, lui-même Karen, nous rappelle l’importance de voyager avec respect, de demander l’autorisation avant chaque photo, de comprendre avant de commenter.

Cette journée autour de Chiang Mai est une leçon d’humilité et de beauté : au-delà des panoramas superbes, c’est une immersion dans des mondes en équilibre fragile, où l’ancien et le contemporain cohabitent dans la poussière rouge des chemins, dans le bruit sourd du métier à tisser, dans un bol de riz partagé.

Où et quand acheter son billet pour le Maesa Elephant Camp ou le Chiang Dao Elephant Camp

Si l’idée d’approcher des éléphants en Thaïlande fait partie de votre itinéraire, il est essentiel de savoir où et quand acheter ses billets pour des camps comme le Maesa Elephant Camp à Chiang Mai ou le Chiang Dao Elephant Camp près de Chiang Dao. Ces sites sont aujourd’hui très différents de ce qu’ils étaient il y a quelques décennies, tant sur le plan de l’approche envers les éléphants que sur l’organisation des visites, et il faut s’y préparer en connaissance de cause.

Commençons par le Maesa Elephant Camp, l’un des plus anciens et les plus célèbres de la région de Chiang Mai. Dans le passé, ce camp était connu pour ses spectacles d’éléphants dressés exécutant des numéros, mais au fil des ans, la pression des défenseurs du bien‑être animal a poussé de nombreux camps à repenser leurs pratiques. Aujourd’hui, Maesa propose une combinaison d’activités allant de la simple observation au nourrissage ou à des interactions plus encadrées, toujours sous la supervision du personnel. Pour y accéder, il est fortement recommandé d’acheter le billet à l’avance, soit via le site officiel du camp lorsque cela est possible, soit via des plateformes internationales de réservation d’activités. Des services comme https://www.klook.com, https://www.getyourguide.com ou https://www.viator.com listent régulièrement des billets pour Maesa Elephant Camp, parfois combinés avec un transport depuis Chiang Mai ou une visite guidée. Réserver quelques jours à l’avance pendant la haute saison (de novembre à mars) vous garantit une place dans les créneaux horaires les plus agréables, notamment en matinée lorsque la lumière est douce et les éléphants plus actifs. Sur place, il y a généralement un guichet ticketing, mais l’achat direct le jour même peut être risqué : certaines sessions sont complètes tôt dans la matinée, surtout si vous prévoyez d’assister à une démonstration ou à un nourrissage.

Pour le Chiang Dao Elephant Camp, situé au nord de Chiang Mai, près des collines karstiques de Doi Chiang Dao, la situation est similaire mais un peu plus rurale. Ce camp attire les visiteurs souhaitant une ambiance plus proche de la vie quotidienne des éléphants, dans une vallée plus isolée, parfois avec des options de trekking léger ou de bain avec les éléphants dans la rivière. Là aussi, il n’existe pas toujours de billetterie officielle centralisée accessible librement sur internet via un site propre au camp. Les billets sont le plus souvent vendus via des agences de voyage locales, des tours opérateurs ou des plateformes internationales comme celles mentionnées ci‑dessus. Une réservation en ligne vous permet non seulement de sécuriser votre place, mais aussi d’avoir des informations claires sur ce qui est inclus — par exemple, le transport depuis Chiang Mai ou Chiang Dao, les repas, et les interactions avec les animaux.

Dans les deux cas, le timing de l’achat est important. Les camps d’éléphants, même lorsqu’ils ont réduit ou modifié leurs spectacles, restent des attractions populaires, et les matinées (souvent entre 9h et 11h) sont les moments privilégiés pour les visites, car les températures sont plus clémentes et les éléphants sont généralement plus actifs. Réserver au moins 48 à 72 heures avant votre visite est une bonne pratique, d’autant plus si votre séjour coïncide avec les week‑ends ou les périodes de vacances scolaires.

Il est aussi utile de rappeler que ces camps — y compris Maesa et Chiang Dao — ont des approches très diverses en termes de traitement des animaux. Beaucoup proposent désormais des interactions “éthiques”, comme le nourrissage ou l’observation à distance, plutôt que des tours ou des spectacles. Avant d’acheter, prenez le temps de vérifier ce qui est inclus et comment les éléphants sont traités. Cela enrichira non seulement votre expérience, mais contribuera à encourager des pratiques plus respectueuses des animaux.

📍 En résumé fluide : pour le Maesa Elephant Camp comme pour le Chiang Dao Elephant Camp, il est préférable d’acheter ses billets à l’avance via des plateformes de réservation reconnues (Klook, GetYourGuide ou Viator étant des choix sûrs) plutôt que d’attendre le guichet sur place. Cela garantit votre accès à la session de votre choix, surtout si vous visez une visite matinale ou une activité spécifique. L’achat peut se faire quelques jours avant votre visite, et souvent inclut le transport, ce qui simplifie votre journée. Enfin, veillez à choisir une formule qui reflète vos valeurs en matière de bien‑être animal, pour vivre une rencontre enrichissante et respectueuse avec ces magnifiques pachydermes.

#ElephantCamp #EthicalTourism #MaesaElephantCamp #ChiangDaoElephantCamp #ChiangMai #SlowTravel #WildlifeRespect #TravelThailand #NatureEtCulture #AventureResponsable #VoyageEnThaïlande #ElephantsRespectés

FAUNE ET FLORE

 

VIDEOS  

AUTRES ARTICLES SUR la Thaïlande à DISPOSITION :

Vous trouverez sur ce site de nombreux articles qui traitent des lieux à ne pas manquer en Thaïlande .
vous pouvez faire une recherche par nom de ville en utilisant la loupe en haut à droite ou retrouver la liste complète en suivant ce lien : ARTICLES VILLES DE LA THAÏLANDE

La Cuisine à Chiang Mai

Retrouvez toutes les informations sur la cuisine thaïlandaise !

🍜 Première faim à Chiang Mai, entre marchés et tables de quartier

Après la longue route depuis Sukhothaï, notre arrivée à Chiang Mai se fait doucement, presque en apesanteur. La circulation devient plus dense, l’air plus humide, et déjà les odeurs de cuisine nous rappellent que le Nord thaïlandais a une identité bien à lui. Pour le déjeuner, nous quittons les grands axes et nous glissons dans une rue tranquille au nord du centre historique. Un petit café sans prétention nous ouvre ses portes. À l’ombre, une assiette de khao soi fumant arrive rapidement : nouilles aux œufs, bouillon de curry doux, lait de coco, éclats croustillants, citron vert et légumes marinés. Pour environ 50 à 70 bahts, accompagnée d’un jus frais à 30–40 bahts, cette première halte suffit à nous remettre d’aplomb. C’est un choc de saveurs tout en subtilité, bien différent des plats du centre ou du sud du pays : nous sommes clairement entrés dans « l’autre Thaïlande ».

Si l’on préfère une ambiance plus animée, les marchés de Chiang Mai sont une évidence dès l’heure du déjeuner. Au marché de Somphet, près des douves, nous pouvons manger sur le pouce pour 40 à 60 bahts : pad kra pao, riz frit, brochettes grillées ou soupes locales préparées devant nous. Un peu plus à l’est, le marché de Warorot (Kad Luang) offre une immersion encore plus authentique. Ici, entre étals de fruits, d’épices et de fleurs, nous goûtons à la cuisine du Nord à prix imbattables : saucisse sai ua, porc croustillant, nam prik et légumes, pour rarement plus de 70 à 100 bahts le repas. C’est bruyant, vivant, profondément local.

À proximité de notre villa, nous trouvons aussi des adresses plus calmes, idéales pour un déjeuner posé avant de profiter de la piscine. Coffee Fish s’impose comme un refuge cosy : cafés soignés, sandwichs, salades et plats simples mais bien exécutés, dans une fourchette de 150 à 250 bahts. L’endroit attire autant les voyageurs que les habitants du quartier, et l’on s’y attarde volontiers. Un peu plus loin, Happy Munich Restaurant surprend par son ambiance chaleureuse et ses assiettes généreuses : cuisine bavaroise et européenne, schnitzels, saucisses ou plats réconfortants autour de 200 à 350 bahts, parfaits si l’on a besoin d’une pause occidentale après plusieurs jours de route. Thai@Swiss Restaurant, quant à lui, joue la carte du métissage : plats thaïs bien exécutés côtoient spécialités suisses dans un cadre convivial, pour un budget moyen de 200 à 300 bahts.

À Chiang Mai, le déjeuner n’est jamais un simple repas : c’est une transition douce entre le voyage et le repos, entre la route et la ville. Que l’on choisisse un marché populaire, une gargote de quartier ou une table plus confortable, chaque option raconte déjà quelque chose de l’âme du Nord. Et une fois rassasiés, il ne reste plus qu’à rentrer, plonger dans l’eau fraîche et laisser la chaleur de l’après-midi faire le reste.

#ChiangMai #KhaoSoi #NorthernThailand #ThaiFood #StreetFoodThailand #WarorotMarket #SlowTravel #VoyageEnThaïlande

🌙 Dîner à Chiang Mai, quand la ville s’illumine et que les cuisines s’animent

À la nuit tombée, Chiang Mai devient une ville profondément gourmande. La chaleur retombe, les néons s’allument doucement et l’air se charge d’odeurs de grillades, d’herbes fraîches et de curry. Pour le dîner, nous avons l’embarras du choix, et chaque quartier offre sa propre atmosphère.

Nous aimons souvent commencer par les marchés nocturnes, là où bat le cœur populaire de la ville. Autour de la Chiang Mai Gate, au sud de la vieille ville, les stands s’alignent dès la fin d’après-midi. On s’assoit sur de petits tabourets en plastique, au milieu des habitants, pour savourer un khao soi chez Khao Soi Mae Sai, une soupe de nouilles riche et parfumée pour environ 40–60 bahts, ou des brochettes et currys servis à la louche pour 50–80 bahts. L’ambiance est simple, animée, sans artifices, et l’on mange au rythme de la rue. Les soirs de week-end, le Saturday Night Market (Wua Lai Road) ou le Sunday Walking Street (Ratchadamnoen Road) deviennent de véritables banquets à ciel ouvert, où l’on picore de stand en stand pour rarement plus de 100 bahts par plat.

Lorsque nous souhaitons nous poser dans un cadre plus calme, les restaurants thaïs traditionnels de la vieille ville sont une valeur sûre. Huen Phen, institution locale, propose une cuisine du Nord authentique, servie dans une maison en bois décorée d’objets anciens : currys, nam prik, porc croustillant et légumes, pour 120 à 200 bahts par personne. Non loin de là, SP Chicken, réputé pour son poulet rôti lentement à la braise, offre un dîner simple mais mémorable, avec des plats autour de 80–150 bahts. Chez Tong Tem Toh, très apprécié des habitants, les spécialités du Lanna sont servies dans une ambiance conviviale et animée, pour environ 150–250 bahts.

Chiang Mai étant aussi une ville spirituelle et cosmopolite, la scène végétarienne et végane est particulièrement développée. Le soir, nous apprécions l’atmosphère paisible de Goodsouls Kitchen ou de Free Bird Café, où currys végétaux, bols colorés et plats inspirés de la cuisine locale sont proposés entre 150 et 300 bahts. Ces lieux, souvent installés dans des jardins ou des maisons rénovées, invitent à ralentir et à dîner sans précipitation.

Pour changer de registre, la ville offre également une belle sélection de restaurants internationaux et fusion. The Riverside Bar & Restaurant, installé au bord de la rivière Ping, combine cuisine thaïe et occidentale avec de la musique live ; les plats y coûtent en moyenne 250 à 400 bahts, et l’ambiance du soir est particulièrement agréable. Dash! Restaurant and Bar, dans une ancienne maison en teck, propose une cuisine thaïe raffinée et quelques plats occidentaux, pour un budget de 200 à 350 bahts. Pour une touche plus gastronomique, Ginger & Kafe, au cœur du centre historique, mêle tradition et créativité dans un cadre élégant, avec des plats autour de 250 à 450 bahts.

Certains soirs enfin, nous choisissons la simplicité absolue : un dîner à emporter ou livré près de la villa. De nombreux petits restaurants de quartier proposent pad thaï, currys ou riz sautés pour 60 à 120 bahts, parfaits à déguster tranquillement au bord de la piscine, une boisson fraîche à la main, pendant que la ville murmure au loin.

À Chiang Mai, le dîner est une expérience modulable à l’infini. On peut manger pour quelques dizaines de bahts ou s’offrir une belle table, rester dans l’effervescence des marchés ou chercher le calme d’une terrasse au bord de l’eau. Quelle que soit l’option choisie, la générosité des saveurs et la douceur de vivre du Nord thaïlandais ne nous quittent jamais vraiment.

#ChiangMai #DinerAChiangMai #ThaiFood #StreetFoodThailand #NightMarket #NorthernThailand #SlowTravel #VoyageEnThaïlande

Repas autour de Wat Suan Dok et Wat Phra That Doi Kham — options rapides et détendues, du bol de nouilles au dîner riverain

En bref : pour un déjeuner simple nous privilégions Pun Pun ou les food courts (≈ 40–120 ฿), pour un dîner posé nous visons Paak Dang ou The House by Ginger (≈ 250–450 ฿), et pour l’authenticité Lanna nous choisissons Huen Phen (≈ 40–150 ฿).

Pensons d’abord à notre timing (déjeuner rapide vs dîner posé), nos envies (végétarien, spécialités Lanna, fruits de mer) et la logistique (parking, accès en tuk‑tuk, fermeture tôt des petites cantines). Si nous voulons manger près d’un temple après la visite, privilégions les établissements ouverts tôt (cafés et cantines) ; pour une soirée tranquille, réservons une table riveraine ou dans une villa‑restaurant.

Autour de Wat Suan Dok — simplicité et options végétariennes

Après la visite du temple, nous aimons nous diriger vers Pun Pun, petit restaurant végétarien/slow food, paisible et très abordable — plats souvent entre 40 et 150 ฿, parfait pour un déjeuner léger et sain après la marche au temple. Autour de la zone de Suthep et du vieux campus, cafés et petites cantines proposent khao soi, nouilles et currys à prix doux (≈ 40–120 ฿), tandis que quelques adresses plus soignées offrent des menus fusion ou internationaux si nous voulons un cadre plus confortable.

Vers Wat Phra That Doi Kham — vues, marchés et cantines locales

Près de Doi Kham, l’offre est plus dispersée mais intéressante : cafés de montagne, petits restaurants familiaux et le Royal Project Kitchen pour des produits locaux et une vue sur les jardins (plats 80–300 ฿ selon le standing). Sur la route et au marché local, nous trouvons des stands de nouilles et de snacks pour 20–80 ฿, idéals si nous sommes pressés ou si nous voulons grignoter en admirant le panorama.

Nous gardons en tête les options que nous aimons : The House by Ginger (villa en bois, fusion thaï‑occidentale, entrées 200–300 ฿, plats 350–450 ฿), Huen Phen pour la cuisine Lanna authentique (plats souvent 40–150 ฿ selon portions), et Paak Dang Riverside Dining pour fruits de mer et barbecue en bord d’eau (250–400 ฿ par plat) — ces adresses conviennent bien pour un dîner après les visites.

Attention aux horaires : certaines cantines ferment tôt (vers 16h) ; vérifions avant de partir. Comparer les prix dans les zones touristiques évite les surprises ; privilégions les établissements fréquentés par des locaux pour la fraîcheur. Pour les marchés, achetons tôt le matin pour la meilleure qualité. Enfin, si nous avons des restrictions alimentaires, signalons‑les clairement : beaucoup d’adresses s’adaptent mais pas toutes.

Résumé : entre temples, nous alternons bols de nouilles et pauses café chez Pun Pun (rapide, économique), déjeunons au marché pour l’authenticité, et réservons Paak Dang ou The House by Ginger pour un dîner plus soigné (prévoir 200–450 ฿).

#ChiangMai #WatSuanDok #DoiKham #CuisineLanna #StreetFood #RiversideDining #VoyageGourmand

Déjeuner au sommet — nos options autour de Wat Phra That Doi Suthep

En arrivant au temple, nous cherchons soit un bol réconfortant sur place, soit un déjeuner posé dans la verdure : khao soi fumant pour la rapidité (≈ 40–120 B), ou un café‑restaurant comme Tikky Café pour un repas léger et charmant (≈ 120–180 B).

Avant de choisir, pensons à notre timing (rapide avant de redescendre ou pause longue pour profiter de la vue), à la météo (ombre ou terrasse) et à nos envies (spécialités locales vs options internationales). Juste à la sortie du temple, les stands de khao soi sont notre premier réflexe : les nouilles croustillantes plongées dans un curry crémeux, relevées d’un trait de citron vert et d’oignons rouges, nous remettent d’aplomb pour la suite de la journée, comptez environ 40–120 B selon la garniture. Si nous préférons un déjeuner plus posé, Tikky Café, niché dans la végétation, offre sandwiches, salades et smoothies dans un cadre frais et reposant, prévoir 120–180 B par personne pour un repas léger.

Pour varier, nous aimons aussi descendre un peu la montagne : la zone autour de Doi Suthep et Suthep regorge de cafés et de petites tables recommandées par les guides locaux et les avis en ligne, où l’on trouve des options allant du bol de nouilles au plat plus travaillé. Parmi les adresses repérées par les visiteurs, certains cafés proches de l’entrée proposent un café rapide et des snacks très abordables, parfaits si nous voulons rester légers avant la visite suivante. Si l’on cherche un cadre plus « restaurant », des établissements à quelques kilomètres offrent des menus plus étoffés et des vues sur la vallée, avec des plats entre 200 et 400 B selon le standing.

Côté marchés et street food, la route du retour vers Chiang Mai nous permet souvent de faire une halte au marché local où brochettes, fruits frais et desserts thaïs se vendent entre 20 et 80 B — idéal pour grignoter en flânant. Pour les groupes ou les familles, les cafés‑restaurants avec terrasse sont pratiques car ils acceptent la carte et offrent des toilettes, ce qui n’est pas toujours le cas des stands isolés.

Risques et conseils pratiques : privilégions les stands fréquentés par des locaux pour la fraîcheur, évitons les viandes exposées sans réfrigération et demandons le prix avant de commander dans les zones touristiques. Les petites cantines peuvent fermer tôt (vers 16h), donc si nous voulons un déjeuner tardif, mieux vaut viser un café ou un restaurant plus structuré. Enfin, pour profiter pleinement, partons tôt le matin ou en début d’après‑midi pour éviter la foule et la chaleur.

En bref, entre khao soi sur place (≈ 40–120 B), Tikky Café pour un déjeuner léger (≈ 120–180 B) et quelques restaurants plus posés à proximité (≈ 200–400 B), nous adaptons notre halte au rythme du temple et à notre appétit.

#ChiangMai #DoiSuthep #KhaoSoi #TikkyCafe #StreetFood #DéjeunerThaï #VoyageGourmand

Après Wat Phan Tao — où déjeuner ou dîner sans se tromper

En sortant de l’enceinte paisible de Wat Phan Tao, nous aimons prolonger la sensation de calme par une halte gourmande qui colle à notre humeur du moment : parfois élégante, parfois simple et toujours savoureuse. La Fourchette, à 100 m à peine, incarne la parenthèse chic — on s’y installe dans une salle chaleureuse ou sur la terrasse, on partage une entrée, un plat et un dessert et l’addition tourne généralement autour de 600–800 ฿ par personne pour un menu complet, service discret et assiettes travaillées à la clé. Si nous cherchons l’authenticité du nord, Krua Dabb Lob sur Rachadamnoen Road nous accueille dans une ambiance conviviale où les plats thaïs généreux se commandent à 100–200 ฿ l’unité ; c’est l’endroit où l’on rit fort, où l’on commande plusieurs plats à partager et où l’on repart repus et contents. Pour une pause plus légère et végétarienne, Miranda’s Café, installé à l’ombre d’un jardin, nous offre quiches, salades et jus frais dans un cadre reposant — prévoir 200–300 ฿ par personne pour un déjeuner gourmand et sain.

Au‑delà de ces trois adresses, nous aimons varier les plaisirs selon le temps dont nous disposons. Juste après la visite, les stands de rue proposent souvent un bol de khao soi fumant pour 40–120 ฿, parfait si l’on veut manger vite sans sacrifier le goût. Les marchés locaux, qui s’animent dès la matinée et reviennent en force en fin d’après‑midi, offrent brochettes, fruits frais et desserts comme le mango sticky rice pour 20–120 ฿, et sont l’occasion idéale de grignoter en flânant entre étals d’artisanat et producteurs. Si nous préférons le confort pratique, les food courts des centres commerciaux proposent une grande variété de plats pour 40–120 ฿, toilettes propres et places assises garanties — très utile quand nous sommes en groupe ou avec des enfants.

Pour une soirée plus posée avec vue, nous aimons aussi remonter vers la rivière : quelques restaurants riverains servent fruits de mer et grillades dans un cadre relaxant, avec des plats autour de 250–450 ฿ selon le standing. Les amateurs de cafés ne sont pas en reste : de petites torréfactions et pâtisseries locales proposent cafés, gâteaux et sandwiches pour 60–180 ฿, parfaits pour une pause douce après la visite du temple. Enfin, pour ceux qui veulent prolonger la soirée, quelques rooftops et bars à vin dans le centre offrent des planches et plats à partager entre 300 et 600 ฿ par personne, accompagnés d’une belle vue sur la ville illuminée.

Côté pratique, nous veillons toujours à privilégier les établissements fréquentés par des locaux pour la fraîcheur, à demander le prix avant de commander dans les zones très touristiques et à prévoir du liquide pour les petits stands (les cartes sont plus souvent acceptées dans les restaurants et food courts). Les horaires varient : les cantines ferment parfois tôt (vers 16h), tandis que les restaurants et cafés restent ouverts plus tard. Si nous achetons des produits frais pour la route, une petite glacière s’avère utile.

En résumé, après Wat Phan Tao nous alternons volontiers entre la table raffinée de La Fourchette (≈ 600–800 ฿), la convivialité de Krua Dabb Lob (≈ 100–200 ฿), la douceur végétarienne de Miranda’s Café (≈ 200–300 ฿), et une palette d’options rapides ou panoramiques — khao soi sur le pouce (≈ 40–120 ฿), marchés locaux (≈ 20–120 ฿), food courts (≈ 40–120 ฿) et restaurants riverains (≈ 250–450 ฿) — selon notre appétit et notre envie de flâner.

#ChiangMai #WatPhanTao #CuisineThaï #KhaoSoi #FoodCourt #RiversideDining #VoyageGourmand #MirandasCafe #LaFourchette #KruaDabbLob

Autour d’Anusarn Market — où manger, boire et flâner sans se tromper

En bref : Anusarn Market est un marché de nuit convivial et central, idéal pour grignoter des spécialités locales (cocktail ananas ≈ 100 ฿, satay ≈ 50 ฿, mango sticky rice ≈ 40 ฿) et pour rejoindre à pied une belle palette de restaurants et cafés de qualité à quelques minutes.

Petit guide de décision avant de partir

Pensez d’abord à votre appétit (grignoter au marché vs dîner assis), votre timing (le marché s’anime en soirée) et vos priorités (ambiance locale, vue sur la rivière, options végétariennes). Si l’on veut manger vite et bon, on reste au marché ; si l’on cherche confort et service, on traverse vers Chang Khlan Road où plusieurs adresses reconnues nous attendent.

En arrivant, nous aimons commencer par un tour complet du marché pour repérer les stands qui sentent bon : brochettes, currys, crêpes thaïlandaises et desserts à base de mangue. Les prix au stand restent très doux — snacks entre 20 et 120 ฿, cocktails dans la coque d’ananas autour de 100 ฿, et desserts comme le mango sticky rice à ≈ 40 ฿ — parfait pour composer un dîner à la carte et partager. Puis, selon l’envie, nous choisissons soit de rester pour profiter des spectacles de rue et des massages improvisés, soit de rejoindre un restaurant à proximité pour une table plus confortable.

Autour du marché, la rue Chang Khlan et ses environs offrent une vraie diversité : restaurants riverains, bistros contemporains et adresses locales très appréciées par les visiteurs. Des établissements comme Paak Dang Riverside Dining (fruits de mer, barbecue) ou des brasseries et cafés bien notés se trouvent à courte distance, offrant des menus plus étoffés et des plats entre 200 et 500 ฿ selon le standing. Pour une liste plus complète d’adresses proches et d’avis, les guides locaux et TripAdvisor recensent de nombreuses options à deux pas du marché.

Ambiance et timing pratique

Le marché est particulièrement agréable en début de soirée : lumières tamisées, musique live et foule détendue. Les familles et les groupes y trouvent leur compte, tandis que les couples peuvent préférer une table riveraine un peu plus loin pour une ambiance plus intime. Vérifiez les horaires et les animations du soir avant de partir pour ne rien manquer ; les pages d’avis en ligne donnent souvent les mises à jour les plus récentes sur les horaires et événements.

Risques et conseils pratiques

La principale limite est la forte affluence aux heures de pointe : pour éviter la foule, nous privilégions l’ouverture ou la fin de soirée. Attention aux stands sans prix affiché : demandez le tarif avant de commander. Pour les retraits, prévoyez du liquide pour les petits achats ; les restaurants acceptent plus souvent la carte. Enfin, privilégiez les étals fréquentés par les locaux pour la fraîcheur et évitez les viandes exposées sans réfrigération.

En résumé, Anusarn Market est notre point de départ gourmand : grignotages locaux à petits prix, cocktails originaux et la possibilité de basculer en quelques minutes vers des restaurants plus confortables et variés selon l’envie et le budget.

#AnusarnMarket #ChiangMai #StreetFood #RiversideDining #KhaoSoi #MangoStickyRice #VoyageGourmand

Chiang Mai Night Bazaar — où manger, à quel prix et comment choisir

En bref : le Night Bazaar s’étend le long de Chang Klan Road et reste une valeur sûre pour manger tous les soirs — street food et stands bon marché (≈ 20–120 ฿), food courts et restaurants voisins pour des repas plus confortables (≈ 150–500 ฿).

Avant de partir, décidons de notre priorité : rapidité et immersion (manger au marché), confort et service (restaurant à proximité) ou ambiance et spectacle (terrasse ou bar proche du bazar). Le Night Bazaar est ouvert tous les soirs et s’étire sur plusieurs rues, ce qui en fait un point pratique pour dîner n’importe quel soir de la semaine. Si nous voulons goûter l’essentiel sans nous ruiner, les stands proposent brochettes, currys, crêpes et desserts thaïs entre 20 et 120 ฿; pour un bol de khao soi ou une assiette de nouilles, compter ≈ 40–150 ฿ selon la garniture. Les food courts et petites cantines couvertes offrent une variété similaire mais avec des places assises et des toilettes, prix ≈ 40–120 ฿ par plat.

Pour un dîner assis et plus soigné, la zone autour du bazar regorge de restaurants bien notés — des tables de fruits de mer et grillades aux bistrots internationaux — où les plats se situent généralement entre 200 et 500 ฿; certaines adresses plus haut de gamme ou riveraines peuvent monter à 600–800 ฿ pour un menu complet avec boissons. Parmi les options plébiscitées par les visiteurs, on trouve des restaurants italiens, français et des établissements de fruits de mer à courte distance à pied, ce qui permet de basculer facilement du marché à une table plus calme.

Côté expérience, nous aimons commencer par un tour complet du bazar pour repérer les stands qui sentent bon, puis revenir pour commander : cela évite les achats impulsifs et permet de comparer les portions et les prix. Les food courts et restaurants proches acceptent plus souvent la carte bancaire, tandis que les stands demandent du liquide — prévoir du baht liquide pour les petites dépenses. Si nous sommes en groupe, partager plusieurs petits plats au marché est économique et convivial; pour un dîner romantique ou une soirée tranquille, mieux vaut réserver une table dans un restaurant voisin.

Risques et conseils pratiques : la foule est importante en soirée — pour éviter l’affluence, privilégions l’ouverture ou la fin de soirée. Méfions‑nous des stands sans prix affiché et demandons le tarif avant de commander; privilégions les étals fréquentés par des locaux pour la fraîcheur. Pour plus d’informations pratiques et une liste d’adresses proches, les guides locaux et les pages d’avis recensent régulièrement les meilleures tables autour du Night Bazaar.

En résumé, Night Bazaar = immersion et petits prix (≈ 20–150 ฿) ; restaurants voisins = confort et plats plus travaillés (≈ 200–800 ฿). À nous de choisir selon l’humeur, l’appétit et le besoin de confort.

#ChiangMai #NightBazaar #StreetFood #KhaoSoi #FoodCourt #RiversideDining #VoyageGourmand

Déjeuner et bonnes tables près du Maesa Elephant Camp — jungle, saveurs et vues

En bref : pour un déjeuner avec vue nous choisissons le River Rock Café (plats ≈ 250–300 ฿), et autour du camp nous trouvons plusieurs cafés et restaurants de qualité pour tous les budgets, des cantines locales aux tables plus soignées.

Avant de partir, décidons si nous voulons privilégier la vue et le confort (terrasse, service assis), la rapidité et l’immersion (stands et petites cantines locales) ou une expérience plus soignée (restaurant avec menu complet). Le Maesa Elephant Camp attire des visiteurs toute la journée et la zone alentour propose des options variées : cafés perchés, bistrots familiaux et quelques adresses recommandées par les guides locaux, ce qui nous permet d’adapter le déjeuner à notre timing et à notre budget.

En quittant le camp, nous aimons rejoindre le River Rock Café, perché sur une terrasse qui domine la végétation : salade de quinoa aux crevettes grillées puis burger gourmet et frites maison, accompagnés d’un soda artisanal local, pour ≈ 250–300 ฿ par plat — un rapport qualité‑prix apprécié compte tenu du cadre et de la qualité des assiettes. L’ambiance y est détendue, rythmée par le lointain appel des éléphants et le chant des oiseaux, ce qui transforme un simple déjeuner en une pause presque méditative.

Autour du camp, d’autres tables méritent notre attention. Les guides et annuaires locaux listent des adresses très bien notées comme Baan Mae Café, Sala Café ou des restaurants de campagne qui offrent des menus thaïs soignés et des vues sur la vallée ; ces établissements oscillent généralement entre 150 et 500 ฿ par plat selon le standing et la carte. Pour une halte plus rustique et économique, les petites cantines de Mae Rim servent khao soi, currys et brochettes pour ≈ 40–150 ฿, parfaits si nous voulons manger vite avant de reprendre la route.

Si nous disposons de temps, quelques adresses plus éloignées mais très appréciées valent le détour : restaurants de ferme‑auberge et cafés nichés dans les jardins proposent des menus de saison et des produits locaux, souvent autour de 200–400 ฿, et offrent une expérience plus tranquille loin des axes touristiques. Réserver une table pour le déjeuner du week‑end est une bonne idée, surtout pour les restaurants avec vue.

Risques, limites et conseils pratiques : la zone est touristique et certains établissements peuvent être bondés aux heures de pointe ; préférons une arrivée tôt ou une réservation pour éviter l’attente. Les petites cantines acceptent souvent uniquement du liquide, alors que les restaurants plus structurés prennent la carte — prévoir du baht liquide pour les stands. Vérifions les avis récents en ligne pour confirmer horaires et qualité, et privilégions les lieux fréquentés par des locaux pour la fraîcheur des plats.

En résumé, nous alternons entre la terrasse panoramique du River Rock Café (≈ 250–300 ฿), des bistrots locaux abordables (≈ 40–150 ฿) et des restaurants plus soignés en périphérie (≈ 150–500 ฿), selon notre envie de confort, de vue ou d’authenticité.

#MaeSa #MaesaElephantCamp #RiverRockCafe #MaeRim #ChiangMai #DéjeunerAvecVue #FoodTravel #KhaoSoi #VoyageGourmand

RESTAURANT HOUN SONTAREE

Après une journée de découvertes au cœur de la vieille ville – entre le bois sacré du Wat Phan Tao et les vestiges puissants du Chedi Luang – nous quittons l’enceinte fortifiée de Chiang Mai pour rejoindre, au bord de la rivière Ping, l’un des lieux les plus authentiques et chaleureux pour savourer la cuisine du nord : le restaurant Huen Sorn Ta Ree (souvent écrit Houn Sontaree).

Le lieu a tout d’un secret bien gardé. Installé dans une maison traditionnelle en teck, entourée de jardins fleuris, le restaurant évoque un Chiang Mai d’autrefois, raffiné, paisible, ancré dans la culture Lanna. La terrasse ouverte offre une vue paisible sur la rivière, doucement éclairée à la tombée du jour. Un léger air de musique traditionnelle s’échappe parfois de la scène en plein air, car ici, le dîner est souvent accompagné de chants et danses folkloriques, parfois même interprétés par la propriétaire, Sornaree Ratchasima, ancienne chanteuse populaire très respectée en Thaïlande.

La carte est une ode à la gastronomie du nord, généreuse, épicée, et parfumée aux herbes locales. Nous goûtons au nam prik ong, une pâte de piment rouge accompagnée de légumes croquants, à l’incontournable khao soi, cette soupe de nouilles croustillantes au curry, et à un tendre laab de porc parfumé à la menthe. Le tout est servi avec un panier de riz gluant chaud, comme le veut la tradition.

Les plats sont copieux et les prix restent raisonnables pour une telle expérience : comptez environ 150 à 250 bahts par plat, avec des menus dégustation Lanna à partir de 400 bahts, selon la saison et les animations.

Dans ce cadre à la fois rustique et élégant, où les lanternes flottent entre les piliers de bois, on prend le temps. De manger, d’écouter, de regarder. C’est une soirée douce, pleine de charme, qui semble suspendue entre passé et présent.

RESTAURANT RATCHAMANKA

À notre arrivée à Chiang Mai, ville d’art et de temples nichée entre montagnes et rivières, l’atmosphère change immédiatement. Plus fraîche, plus spirituelle, plus feutrée. Après avoir posé nos valises, nous partons dîner à l’une des adresses les plus raffinées de la vieille ville : le Restaurant Rachamankha, niché dans l’enceinte du boutique-hôtel éponyme, à deux pas du Wat Phra Singh.

Le lieu est un enchantement. Dès l’entrée, l’élégance sobre du décor nous plonge dans une ambiance digne des anciennes résidences princières Lanna. Lanternes tamisées, boiseries sombres, nappes immaculées et musique douce : tout ici invite au recueillement des sens.

La carte met à l’honneur la cuisine traditionnelle du nord de la Thaïlande, dans une version subtile et soignée. Nous commençons par une salade de fleurs de bananier finement assaisonnée, suivie d’un kaeng hang le, le fameux curry birmano-thaï au porc caramélisé, riche et épicé à souhait. Le tout accompagné d’un riz gluant servi dans son panier en bambou, comme le veut la tradition du Lanna.

En dessert, une mangue parfaitement mûre accompagnée de riz gluant à la noix de coco conclut ce repas en douceur. Le service est impeccable, discret mais attentionné, et chaque plat nous est présenté avec une précision presque cérémonielle.

C’est une première soirée idéale pour s’imprégner de l’élégance tranquille de Chiang Mai, entre traditions raffinées et art de vivre apaisé.

Marchés et hypermarchés

Se repérer dans l’alimentation à Chiang Mai : marchés, supermarchés et trésors culinaires

Une fois installés dans la ville, il est naturel de chercher où trouver les ingrédients pour se nourrir, cuisiner ou simplement flâner parmi les produits locaux. Chiang Mai offre un équilibre entre marchés traditionnels colorés et supermarchés modernes, chacun révélant une facette différente de la vie quotidienne et culinaire de la Rose du Nord.

Pour les produits frais, les marchés locaux restent incontournables. Le Warorot Market, au cœur du quartier chinois, est le plus célèbre. Dès le matin, il s’anime avec des étals de légumes tropicaux, herbes aromatiques, poissons frais et viandes. Les odeurs de coriandre, citronnelle et basilic thaï se mêlent aux effluves de poisson et de viande grillée. On y trouve également des fruits exotiques peu connus ailleurs, comme le mangoustan, le longane ou la papaye verte, idéals pour préparer salades, currys ou smoothies. À proximité, de petites boutiques vendent riz, nouilles, pâtes de curry et sauces fermentées, indispensables à toute cuisine thaïlandaise. Les prix y sont très abordables : quelques dizaines de bahts pour un kilo de légumes ou de fruits, 60–120 B pour des filets de poisson local selon la taille.

Pour une expérience plus touristique et pratique, le Sunday Night Market sur Ratchadamnoen Road attire autant les visiteurs que les habitants. On y trouve un mélange d’aliments prêts à consommer et de produits frais, souvent plus chers que dans les marchés traditionnels, mais dans une ambiance festive et colorée. C’est également un endroit idéal pour goûter aux spécialités locales en petite quantité, comme les brochettes de porc grillé, les petits currys ou les desserts à base de riz gluant.

Pour l’approvisionnement régulier, Chiang Mai dispose de supermarchés et hypermarchés modernes. Les enseignes Big C et Tesco Lotus sont présentes à plusieurs endroits stratégiques de la ville. Ces magasins offrent un large choix : fruits et légumes importés ou locaux, viandes, poissons surgelés, produits laitiers et produits secs. Les prix sont généralement légèrement plus élevés que sur les marchés, mais la qualité et la disponibilité toute l’année justifient l’investissement. Pour les amateurs de produits bio ou spécialisés, Rimping Supermarket est une excellente option, avec un rayon épicerie internationale, poissons frais, viande et même des herbes cultivées localement.

Les habitants complètent souvent leur panier avec de petites épiceries de quartier, appelées “7-Eleven” ou “Tesco Express”, ouvertes presque 24 h/24. On y trouve des produits de base : riz, pâtes, sauces, snacks, lait et boissons. Idéal pour les urgences, ces magasins permettent également de se familiariser avec certaines marques locales.

Enfin, pour les amateurs de marchés bio ou plus écologiques, des initiatives comme le Saturday Organic Market ou le Kad Farang permettent de trouver légumes, fruits et herbes cultivés sans pesticides, directement auprès des producteurs de la région. Ces marchés sont parfaits pour découvrir des variétés rares et soutenir l’agriculture locale.

Ainsi, que l’on recherche l’authenticité des marchés traditionnels, la praticité des hypermarchés modernes ou le raffinement des produits bio, Chiang Mai offre toutes les options pour se nourrir sainement, goûter aux spécialités locales et s’immerger dans la vie quotidienne thaïlandaise.

#ChiangMai #MarchésThaïlandais #WarorotMarket #RimpingSupermarket #BigC #TescoLotus #VieLocale #SlowTravel #CuisineThaïlandaise #VoyageGastronomique

DAB BANQUES A Chiang Mai

Banques, distributeurs et change à Chiang Mai : conseils pratiques pour vos opérations financières

Se déplacer à Chiang Mai implique de gérer l’argent avec un minimum de tracas. La ville, très touristique mais aussi profondément locale, offre un réseau bancaire fiable, des distributeurs accessibles et plusieurs options pour le change, permettant de profiter pleinement du voyage sans inquiétude.

Pour retirer des bahts, les distributeurs automatiques (ATM) sont omniprésents, surtout dans le centre-ville et autour de la vieille ville. Les principales banques thaïlandaises, comme Bangkok Bank, Kasikorn Bank, Siam Commercial Bank (SCB) et Krung Thai, disposent de machines modernes, sécurisées et souvent multilingues. Elles acceptent la plupart des cartes internationales Visa, MasterCard et parfois American Express. Les frais de retrait pour les cartes étrangères sont généralement autour de 200 B par transaction, auxquels peuvent s’ajouter ceux de votre banque d’origine. Il est donc recommandé de retirer des montants plus conséquents plutôt que de multiplier les opérations.

Pour ceux qui préfèrent échanger des devises, plusieurs options existent. Les maisons de change dans le centre-ville offrent des taux souvent meilleurs que les hôtels, et certaines pratiquent le change sans commission. Par exemple, dans la zone de Nimmanhaemin ou autour de la vieille ville, il est courant de trouver des bureaux affichant les taux du jour pour USD, EUR, GBP et autres devises majeures. Le change officiel en banque est sûr et garanti, mais les files peuvent être plus longues. Il est toujours prudent de vérifier les taux et de compter les billets avant de partir.

Les banques elles-mêmes proposent également des services de change et d’opérations courantes : dépôt, retrait, transfert international et ouverture de compte temporaire pour les séjours longs. Les horaires classiques sont de 8h30 à 15h30 en semaine, certaines agences ouvrant aussi le samedi matin. Pour les besoins urgents, de nombreux distributeurs et bureaux de change restent accessibles jusqu’en soirée.

Pour plus de commodité, certains voyageurs combinent retraits aux ATM et paiements directs par carte dans les restaurants, hôtels et magasins modernes, car Chiang Mai accepte de plus en plus le paiement électronique. Cependant, il reste conseillé d’avoir un peu de liquide pour les marchés, les taxis, les songthaews ou les petites échoppes locales, où les cartes ne sont pas toujours acceptées.

En résumé, Chiang Mai est bien équipée pour gérer l’argent des voyageurs, avec un équilibre pratique entre sécurité, accessibilité et bonnes opportunités de change, permettant de profiter de la ville sans stress financier.

#ChiangMai #Banques #ATM #ChangeThaïlande #VoyagePratique #MoneyTips #SlowTravel #VoyageEnThaïlande #SécuritéFinancière #TourismeResponsable

LES LOGEMENTS  à Chiang Mai

🏡 Installation dans notre villa avec piscine, une parenthèse suspendue à Chiang Mai

Après l’effervescence douce de notre arrivée en ville et les premières saveurs du Nord, nous quittons progressivement le tumulte urbain pour rejoindre notre villa. Le trajet nous mène à travers un quartier résidentiel calme, ponctué de jardins soignés, de maisons discrètes et de petits temples de voisinage. Peu à peu, les bruits de la circulation s’estompent. À Chiang Mai, quelques minutes suffisent pour passer de l’animation à une quiétude presque provinciale.

Derrière une façade moderne et sans ostentation, notre hébergement se révèle comme un véritable refuge. En franchissant la porte, nous sommes immédiatement saisis par la sensation d’espace et de fraîcheur. La lumière entre largement par les baies vitrées et se reflète sur la piscine aux teintes bleu turquoise, cœur vivant de la villa. L’eau est immobile, invitante, promesse d’après-midis languissants pour récupérer de la route depuis Sukhothaï.

Nous posons nos sacs sans empressement, prenant le temps de découvrir chaque recoin. La terrasse ombragée, protégée du soleil par une avancée de toit et quelques plantes soigneusement disposées, devient aussitôt un lieu d’évidence. On s’y imagine déjà, un livre à la main, un thé glacé posé sur la table, bercés par les sons feutrés du quartier. À l’intérieur, l’aménagement est à la fois contemporain et chaleureux : mobilier épuré, literie confortable, cuisine parfaitement équipée. Rien n’est superflu, tout est pensé pour que l’on se sente immédiatement à l’aise, presque comme dans une maison que l’on connaîtrait déjà.

Très vite, la fatigue du voyage s’efface. Nous nous changeons, glissons dans l’eau fraîche de la piscine et laissons le temps ralentir. Autour de nous, la ville semble soudain lointaine, contenue derrière les murs du jardin. Cette villa n’est pas seulement un lieu pour dormir ; elle devient notre point d’ancrage à Chiang Mai, l’endroit où l’on se retrouve après les temples, les marchés et les routes de montagne.

En fin d’après-midi, alors que la lumière décline, nous prenons un moment pour simplement respirer. L’installation est faite, le rythme du voyage s’apaise, et une nouvelle phase commence : celle d’un séjour plus posé, plus intime, où l’on explore la ville à son propre tempo, avec la certitude de retrouver chaque soir ce cocon de calme. Réservée via Booking, la villa Astra Sky River Panorama Pool Luxury, dans le quartier de Chang Khlan, porte bien son nom : une parenthèse de confort et de sérénité, idéale pour goûter Chiang Mai autrement.

#ChiangMai #VillaAvecPiscine #SlowTravel #VoyageEnThaïlande #ChangKhlan #HomeAwayFromHome #AstraSkyRiver

GATE HOTEL CHIANG MAI

Après ce délicieux dîner au Restaurant Rachamankha, nous rejoignons notre hébergement pour les prochains jours : le Gate Hotel, idéalement situé aux abords de la vieille ville de Chiang Mai, à deux pas des remparts sud. L’accueil y est simple mais chaleureux, et les chambres offrent tout le confort nécessaire pour se reposer entre deux explorations de la ville.

Le quartier est vivant, ponctué de petits commerces, de salons de massage traditionnels et de ruelles bordées d’arbres. À quelques pas de l’hôtel, nous découvrons plusieurs ateliers de tailleurs sur mesure, spécialisés dans les costumes, vestes ou chemises en soie et en coton thaïlandais. Certains d’entre eux, réputés pour leur savoir-faire, proposent des créations en 24 à 48 heures, avec essayage express et un large choix de tissus.

En flânant dans le quartier, nous repérons aussi une échoppe de sacs et accessoires en cuir fait main, ainsi qu’une boutique de textiles artisanaux provenant des villages montagnards. Le soir, l’ambiance se fait plus feutrée : quelques lanternes s’allument, des rires montent d’un restaurant voisin, et l’odeur des fleurs de frangipanier se mêle à celle des épices dans l’air.

Nous nous endormons avec cette impression douce d’être à la croisée des mondes : entre ville et artisanat, tradition et modernité, temple et marché. Chiang Mai s’annonce comme une étape aussi sereine qu’inspirante.

METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025

METEO 31 Janvier au 4 Février
T° MINI MOY/MIN/MAX 16,60 13 21
T° MAX MOY/MIN/MAX 33,32 29 39
SOL MAX MOY/MIN/MAX 99% 77% 100%
NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% 0% 94% 100%
VENT MAX MOY/MIN/MAX 7,22 4 12
PLUIE MAX MOY/MIN/MAX 0,04 0 1
% JOURS SS pluie / >3 / au max 96% 0% 4%
MM/HPLUIE 0,23 0 2,46667
HEURE MIN/MAX/ECT6.57 6.57 18.19 11.77

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

RESTAURANT RATCHAMANKA CHIANGMAI

GATE HOTEL CHIANG MAI

WAT CHEDI LUANG CHIANG MAI

Wat Phra Singh CHIANG MAI

CHIANG MAI NIGHT BAZAAR

SUNDAY NIGHT MARKET CHIANG MAI MARCHE  DU DIMANCHE SOIR Tha Phae (ou Tha Pae Walking Street) 

Wat Chiang Man

Wat Phan tao

RESTAURANT HOUN SONTAREE CHIANG MAI

CHIANG DAO ELEPHANT CAMP – À la rencontre des géants du nord

CHIANG DAO les grottes

CHIANG DAO les ethnies

LES LIENS

Laisser un commentaire