Sous les toits d’or du Siam : le Palais Royal de Bangkok et le Wat Phra Kaeo Thaïlande
Le mardi matin, nous embarquons à nouveau dans un taxi — 200 B depuis Ekkamai — et après un rapide trajet en bateau‑navette depuis Saphan Taksin, nous atteignons l’immense esplanade du Grand Palais et du Wat Phra Kaeo . À la billetterie, nos 500 B chacun sont réglés en un éclair : ce ticket, valable trois jours, nous donne aussi accès au palais Vimanmek et à l’exposition du textile de la reine Sirikit. Nous croisons déjà des guides armés de drapeaux colorés et traversons la foule impatiente pour pénétrer dans ce complexe bâti à partir de 1782 par Rama Iᵉʳ, fondateur de la dynastie Chakri.
Le corridor des rois — Entrée dans la mémoire du royaume
Lorsque l’on franchit la porte d’or du Grand Palais, l’allée des huit premiers rois Chakri n’est pas une simple mise en scène décorative : elle est une véritable introduction au récit national. La dynastie Chakri, fondée par Rama I en 1782, est à l’origine de la construction du palais et de la fondation de Bangkok comme capitale. Ces statues grandeur nature, taillées dans un marbre blanc choisi pour sa pureté et sa résistance, incarnent la continuité monarchique et la légitimité du pouvoir. Elles rappellent que le Grand Palais est à la fois un sanctuaire religieux et un théâtre politique, où l’autorité royale se manifeste dans la pierre autant que dans les rituels.
Sur le plan architectural, cette allée fonctionne comme un vestibule symbolique. Les statues sont disposées de manière à guider le regard vers l’intérieur du complexe, créant une perspective qui relie le passé dynastique au cœur sacré du palais. Le contraste entre la blancheur immobile du marbre et les éclats colorés des toitures environnantes — rouges, verts et ors — accentue leur solennité. L’architecture thaïe joue ici sur la dualité : la sobriété des effigies royales face à la profusion décorative des temples.
Historiquement, cette allée est aussi une affirmation politique. En érigeant ces statues, la monarchie thaïlandaise inscrit sa mémoire dans la pierre, à la manière des dynasties européennes qui jalonnaient leurs palais de bustes ou de galeries de portraits. Mais ici, la monumentalité est renforcée par le contexte religieux : les rois ne sont pas seulement des souverains temporels, ils sont les protecteurs du Dharma, garants de l’ordre cosmique.
Enfin, l’expérience sensorielle est pensée pour marquer le visiteur. Le silence qui entoure cette allée, la disposition régulière des statues, la blancheur éclatante du marbre sous le soleil tropical : tout concourt à imposer le respect. Les visiteurs ralentissent instinctivement le pas, comme si la pierre elle-même dictait le rythme. C’est une entrée en matière, une mise en scène du pouvoir et de la mémoire, où l’histoire se donne à voir avant même que le temple ne se dévoile.
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Le cloître et les fresques du Ramakien
Nous poursuivons notre visite et pénétrons plus avant dans l’enceinte sacrée. À peine franchi le seuil, nous tournons immédiatement à droite et découvrons le cloître qui ceinture l’ensemble du site. Ce long corridor, à la fois protecteur et contemplatif, est bien plus qu’une simple galerie : il est une bibliothèque visuelle, un manuscrit peint qui déroule l’épopée nationale du Siam.
Les murs intérieurs sont ornés de fresques représentant le Ramakien, version siamoise du Ramayana indien, adaptée et consacrée par le roi Rama I au moment de la fondation de Bangkok. Ce choix n’est pas anodin : en fixant cette œuvre dans la pierre et la couleur, le souverain liait la légitimité de sa dynastie à une cosmogonie sacrée, inscrivant le pouvoir royal dans l’ordre mythologique.
Les peintures, réalisées à la tempera, furent exécutées pour la première fois sous Rama I, puis restaurées et repeintes à plusieurs reprises au fil des règnes. Elles se déploient en 178 panneaux, disposés en cercles concentriques depuis l’entrée du vihara principal, dans le sens des aiguilles d’une montre. Cette organisation circulaire reflète le mouvement du temps et de l’univers, invitant le visiteur à suivre le récit comme une procession rituelle.
À ces fresques s’ajoutent 80 peintures supplémentaires, représentant diverses divinités et incarnations de Vishnou avant sa métamorphose en Rama, ainsi que d’autres personnages majeurs de l’épopée. Le total atteint ainsi 258 peintures, formant une encyclopédie visuelle de la mythologie et de la spiritualité thaïlandaises. Chaque panneau est une scène foisonnante : batailles célestes, amours contrariés, ruses divines, monstres et héros. Les couleurs — rouges profonds, bleus intenses, ors étincelants — vibrent sous la lumière, donnant vie à des récits vieux de plusieurs siècles.
Architecturalement, le cloître joue un rôle de limite sacrée : il délimite l’espace intérieur du temple, créant une frontière entre le monde profane et le monde divin. Mais il est aussi un espace de méditation, où le visiteur peut marcher lentement, guidé par les images, et entrer dans une communion silencieuse avec l’histoire et la foi.
Historiquement, ces fresques furent conçues comme un outil pédagogique autant que religieux. Elles permettaient aux fidèles, souvent illettrés, de comprendre les valeurs du Dharma à travers les récits du Ramakien. Elles sont donc à la fois un miroir de la culture populaire et une affirmation du pouvoir royal, qui se présente comme garant de l’ordre cosmique.
En parcourant ce cloître, nous ne faisons pas que visiter un monument : nous entrons dans une épopée peinte, où chaque mur est une page, chaque panneau une leçon, et chaque couleur une vibration de l’âme siamoise.
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Le Phra Vihara Yod — Le sanctuaire couronné
Nous sortons du cloître et décidons, dans un premier temps, de visiter les bâtiments de la cour. Notre chemin nous conduit vers un édifice singulier, initialement appelé Vihara Blanc. Construit à l’origine pour abriter le Phra Chethabidon, une statue de Bouddha en argent doré ornée des insignes royaux, ce sanctuaire fut voulu par Rama I, qui fit transporter la statue depuis Ayutthaya, comme pour relier la nouvelle capitale à l’ancienne et inscrire son règne dans une continuité sacrée.
Sous Rama III, le bâtiment connut une transformation radicale : le roi ordonna son démantèlement et sa reconstruction, conférant à l’édifice une nouvelle identité. La structure actuelle se distingue par son toit en forme de couronne, orné de tuiles vernissées colorées à motifs floraux, qui scintillent sous la lumière. Les portes incrustées de nacre témoignent du raffinement extrême des artisans, dont le savoir-faire fut importé du Phra Phutthasaiyat Vihara de la province d’Ang Thong, héritage du règne du roi Boromakot.
Le sanctuaire fut alors nommé Phra Saewetkutakara Vihara Yod, destiné à accueillir diverses statues de Bouddha, dont celle de Phra Nak, provenant du Phra Nak Hall. Ce nom, à la sonorité solennelle, liait l’édifice à une fonction sacrée et royale. Plus tard, il fut simplifié en Phra Vihara Yod, littéralement « le Vihara avec le Yod », rappelant son toit couronné et sa singularité architecturale.
Historiquement, ce bâtiment illustre la manière dont chaque souverain de la dynastie Chakri a marqué le Grand Palais de son empreinte. Rama I y inscrivit la mémoire d’Ayutthaya, Rama III y affirma son pouvoir par la reconstruction, et les artisans y déployèrent un savoir-faire qui relie les provinces au cœur de la capitale. Architectoniquement, le Phra Vihara Yod est une synthèse : un sanctuaire bouddhique, un manifeste royal, et une œuvre d’art où la pierre, la nacre et la céramique se conjuguent pour célébrer la foi et la monarchie.
En le contemplant, on perçoit à la fois la délicatesse des détails et la force symbolique de l’ensemble : un édifice qui, par son toit couronné, semble vouloir rivaliser avec les stupas dorés voisins, tout en affirmant sa propre identité dans la constellation sacrée du Grand Palais.
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La Salle Phra Nak — Mémoire des rois et sanctuaire des cendres
À côté du Phra Vihara Yod s’élève la Salle Phra Nak, dont l’histoire illustre parfaitement la manière dont chaque souverain de la dynastie Chakri a façonné le Grand Palais selon les besoins de son époque. Construite sous le règne de Rama I (Phra Phutthayotfa Chulalok), elle fut conçue pour abriter Phra Nak, une imposante statue de Bouddha debout, haute de près de huit coudées, entièrement coulée en or. Le roi ordonna son transport depuis Ayutthaya, inscrivant ainsi dans la nouvelle capitale la mémoire de l’ancienne, comme un fil sacré reliant les deux cités royales.
Mais l’histoire de ce sanctuaire prit une autre dimension sous Rama III (Phra Nangklao). Le nombre d’urnes funéraires de la famille royale avait tellement augmenté qu’il n’existait plus d’endroit approprié pour les conserver. Le roi se souvint alors du Wat Phra Sri Sanphet d’Ayutthaya, temple royal qui possédait déjà un vihara destiné à abriter les cendres des nobles. Dans un geste à la fois pragmatique et symbolique, il décida de reproduire ce modèle au cœur du Grand Palais.
La salle Phra Nak d’origine fut donc démolie, et une nouvelle structure, plus vaste, fut édifiée pour accueillir les urnes funéraires des membres de la dynastie Chakri, ainsi que celles du prince héritier. Ce choix architectural et rituel fit de la salle un lieu de mémoire dynastique, où le sacré se mêle à l’intime, et où la continuité royale s’inscrit dans la pierre autant que dans les rituels.
Aujourd’hui encore, l’édifice conserve son nom de Phra Nak Hall, bien que la statue originelle de Phra Nak ait été déplacée pour rejoindre le vihara principal. Ce déplacement illustre la souplesse des traditions siamoises : les statues, les reliques et les espaces sacrés ne sont pas figés, mais réorganisés au fil des besoins spirituels et politiques.
Architecturalement, la salle Phra Nak se distingue par son rôle de nécropole royale au sein du Grand Palais. Elle est à la fois un sanctuaire bouddhique et un mausolée dynastique, un espace où l’art sacré dialogue avec la mémoire des souverains. Chaque urne, chaque statue, chaque pierre raconte une histoire de transmission, de continuité et de respect envers les ancêtres.
En la visitant, on perçoit la gravité des lieux : un silence particulier, presque funéraire, enveloppe l’espace. C’est une salle où le temps se concentre, où les générations royales reposent ensemble, et où l’or du Bouddha originel rappelle que la lumière du Dharma veille sur les vivants comme sur les morts.
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Le Phra Sri Rattana Chedi — La cloche d’or du Dharma
En poursuivant notre itinéraire, nous atteignons la plateforme surélevée à l’ouest du Wat Phra Sri Rattanasasadaram, où s’élève le majestueux Phra Sri Rattana Chedi. Cette pagode en forme de cloche, haute de quarante mètres, domine l’ensemble du sanctuaire comme une flamme figée dans l’or.
Son histoire commence en 1855, lorsque le roi Rama IV (Mongkut) ordonna sa construction pour abriter des reliques du Bouddha. Édifiée en briques et mortier, elle fut pensée comme un reliquaire sacré, un lien tangible entre le royaume et la mémoire du Bouddha. Mais c’est sous Rama V (Chulalongkorn) que l’édifice prit son éclat définitif : le souverain fit importer des carreaux d’or d’Italie pour recouvrir la pagode, transformant sa surface en un miroir lumineux qui capte et renvoie la lumière du soleil. Achevée en 1882, elle devint l’un des symboles du centenaire de Bangkok, célébrant à la fois la modernité du royaume et sa fidélité au Dharma.
Un siècle plus tard, sous le règne du roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX), le Phra Sri Rattana Chedi fut restauré à l’occasion du bicentenaire de Bangkok en 1982. Les carreaux d’or endommagés furent remplacés par de nouveaux, commandés à la même entreprise italienne que celle choisie par Rama V, comme pour prolonger le fil d’une histoire qui relie les générations royales. Cette fidélité au matériau et au savoir-faire étranger illustre la manière dont la monarchie thaïlandaise a su conjuguer tradition et ouverture au monde.
Architecturalement, la pagode en forme de cloche est un modèle classique du style sri‑lankais, importé et adapté au Siam. Sa verticalité exprime l’élévation spirituelle, tandis que son éclat doré symbolise la lumière du Dharma. Placée sur une plateforme surélevée, elle domine le sanctuaire, affirmant la centralité des reliques dans la vie religieuse.
Le Phra Sri Rattana Chedi est donc bien plus qu’un monument : il est une chronique royale en or, où chaque souverain a inscrit son empreinte. Rama IV y plaça les reliques, Rama V lui donna son éclat, Rama IX assura sa pérennité. En le contemplant, on perçoit la continuité d’un royaume qui célèbre ses anniversaires par des gestes sacrés, et qui inscrit sa mémoire dans la pierre et la lumière.
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Les géants du Ramakien — Sentinelles du Dharma
En longeant le cloître intérieur du Wat Phra Sri Rattana Satsadaram, notre regard est happé par une procession figée, monumentale et colorée : douze géants gardiens, disposés en six paires, se dressent face à la chapelle principale où est vénéré le Bouddha d’Émeraude. Hauts de six mètres, réalisés en brique et stuc, peints et ornés de carreaux émaillés, ils incarnent la puissance protectrice du royaume et la mémoire vivante de son épopée fondatrice.
Ces figures sont les personnages majeurs du Ramakien, version siamoise du Ramayana, consacrée par le roi Rama I. Chaque géant est porteur d’un nom, d’un royaume, d’une couleur et d’un rôle dans la cosmologie du temple : Ravana aux dix visages, Sahasdecha au corps blanc, Maiyarap maître du monde souterrain, Indrajit le fils guerrier, Tosakirithorn et Tosakirivan aux trompes d’éléphant, Askarnmara au corps violet foncé… Tous incarnent des royaumes, des batailles et des légendes.
Leur disposition est stratégique : chaque paire garde une porte ou un accès sacré, repoussant les forces du chaos et protégeant l’ordre cosmique. Leurs postures imposantes, leurs armes levées, leurs visages féroces aux crocs apparents ne sont pas là pour effrayer, mais pour préserver le Dharma.
Architecturalement, ces géants forment une ceinture symbolique autour du sanctuaire, comme une muraille vivante. Leurs couleurs éclatantes contrastent avec la blancheur des galeries et les ors des toitures, créant une tension visuelle qui attire et retient le regard. Chaque détail de leur armure, chaque motif de leur peau, chaque expression sculptée est une œuvre d’art en soi, reflet du savoir-faire des artisans et de la richesse de la mythologie thaïlandaise.
En les contemplant, on ne voit pas seulement des statues : on entre dans un récit, on croise des souverains mythiques, on ressent la force d’un peuple qui a fait de ses légendes des gardiens de pierre. Dans leur silence imposant, on entend encore battre le cœur du Ramakien.
Le Palais des reliques de Bodhi — La tour sacrée de l’illumination

Au cœur du Wat Phra Sri Rattanasasadaram, s’élève le Phra Bodhithat Piman, une pagode dorée en forme de prang, délicatement posée sur un piédestal en forme de couronne, orné de carreaux émaillés aux reflets chatoyants. Sa silhouette élancée, inspirée des tours khmères, se dresse comme une flèche vers le ciel, reliant la terre au domaine spirituel.
Commandée par le roi Rama IV (Mongkut), cette pagode fut conçue pour abriter des reliques sacrées du Bouddha, mais aussi une branche de l’arbre de la Bodhi provenant de Bodh Gaya, lieu où le Bouddha atteignit l’illumination. Ce geste n’est pas seulement religieux : il inscrit Bangkok dans la géographie sacrée du bouddhisme, reliant la capitale du Siam au site fondateur de la foi.
Le piédestal en forme de couronne, richement décoré de carreaux émaillés, symbolise la royauté et la protection divine. La pagode elle-même, recouverte d’or, incarne la lumière du Dharma, éclatant comme un soleil spirituel au milieu des toits colorés du Grand Palais.
Architecturalement, le Phra Bodhithat Piman illustre l’art de la synthèse : une structure khmère adaptée au style thaï, un décor royal qui magnifie la foi, et une relique vivante — la branche de Bodhi — qui relie les fidèles à l’instant fondateur de l’illumination. C’est un sanctuaire où la mémoire du Bouddha et la légitimité royale se rejoignent dans une même élévation.
En le contemplant, on ne voit pas seulement une tour dorée : on perçoit un pont sacré entre l’Inde et le Siam, entre l’histoire et l’éternité, entre l’arbre de la Bodhi et la couronne des rois.
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L’Ubosot et le Bouddha d’Émeraude — Cœur sacré du Siam
Au centre du Wat Phra Sri Rattana Satsadaram s’élève l’Ubosot, chapelle principale achevée en 1784. Construite en briques et mortier, elle incarne l’architecture thaïlandaise traditionnelle, avec ses pinacles élancés, ses planches de rive sculptées et ses éléments décoratifs en forme de cygne. Le pignon est orné d’une scène saisissante : Vishnou chevauchant Garuda et luttant contre Naga, entouré de motifs dorés et laqués représentant des êtres célestes. Douze piliers en bois soutiennent la structure, tandis que les murs extérieurs, décorés de motifs floraux dorés en forme de gerbes de riz, reposent sur une base ornée de 112 figures de Garuda aux prises avec Naga.
Les arcs des portes et fenêtres, en stuc incrusté de nacre, ajoutent une touche de raffinement. Six paires de lions en bronze gardent l’escalier, comme des sentinelles immobiles.
À l’intérieur, les murs sont couverts de fresques illustrant la vie du Bouddha. Le mur avant, où trône le Bouddha d’Émeraude, représente l’Éveil et la Tentation de Mara ; le mur du fond déploie les Trois Mondes (Tri Bhumi) ; les parois latérales évoquent le Premier Éveil et les cycles de l’existence.

Au centre, sur un piédestal doré, se trouve le Phra Phuttha Maha Mani Ratana Patimakor, plus connu sous le nom de Bouddha d’Émeraude. Sculpté dans un seul bloc de jade vert opaque, il mesure 66 centimètres de haut et 48,3 centimètres de large à la base. Sa posture de méditation, de style Lanna tardif, en fait une icône intemporelle. Son histoire est empreinte de miracles : découvert à Chiang Rai en 1434 (1977 BE), recouvert de plâtre doré, il révéla son jade vert après qu’un éclat se détacha de son nez. Transporté à dos d’éléphant, il séjourna à Lampang, puis à Chiang Mai, avant d’être emmené à Luang Prabang et Vientiane, où il resta plus de deux siècles. En 1778, Chao Phraya Chakri, futur Rama I, le ramena à Siam. Installé d’abord au Wat Arun, il fut ensuite placé dans l’Ubosot du Wat Phra Kaew, devenant le symbole spirituel de la dynastie Chakri et de la capitale.
Le Bouddha d’Émeraude est revêtu de trois ensembles de robes, changés solennellement lors de cérémonies royales : pour l’été, la saison des pluies et l’hiver. Ces robes, en or et ornées de neuf pierres précieuses, rappellent la continuité entre le sacré et la monarchie. La cérémonie du changement de robe, trois fois l’an, est l’un des rituels les plus importants du royaume.
Devant le piédestal, deux statues de Bouddha debout, hautes de trois mètres, commandées par Rama III, honorent Rama I et Rama II. Dix autres statues, dans la même posture, furent ajoutées en hommage aux ancêtres royaux.
À proximité, la bibliothèque Phra Mondop attire le regard. Pavillon octogonal incrusté de mosaïques chinoises et de boiseries sculptées, elle abrite les manuscrits sacrés posés sur des nattes d’argent. Ce joyau architectural illustre le cosmopolitisme de la cour de Bangkok, où influences locales et chinoises se rencontrent dans une harmonie raffinée.
L’Ubosot et le Bouddha d’Émeraude ne sont pas seulement des monuments : ils sont le cœur spirituel du Siam, où se rejoignent l’histoire, la foi et la royauté.
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Le Palais du Père Royal — un pavillon, une dynastie, une mémoire
Au cœur du Grand Palais se dresse un pavillon singulier, à quatre côtés, coiffé d’un toit thaïlandais élancé : le Palais du Père Royal. Construit en 1856 sous le règne du roi Rama IV, il portait à l’origine le nom de Phra Phuttha Prang Prasat. Sa vocation première était d’abriter temporairement le Bouddha d’Émeraude, afin de permettre au souverain et à la cour de l’admirer de près. Mais une fois achevé, le pavillon se révéla trop exigu pour accueillir les grandes cérémonies royales.
Sous Rama V, l’édifice changea de fonction : une pagode dorée fut installée en son centre, transformant le pavillon en un espace sacré et symbolique. En 1903, un court-circuit provoqua un incendie qui endommagea le toit. Les réparations furent menées sous le règne de Rama VI, qui en profita pour réorganiser les lieux. Il fit transférer dans le pavillon les statues en bronze des premiers rois de la dynastie Chakri — de Rama Ier à Rama IV — ainsi qu’une statue de Rama V, aujourd’hui conservée dans le Phra Siwalai Maha Prasat. La statue du « Père des Dieux » fut quant à elle déplacée vers le portique ouest.
C’est à cette époque que le pavillon reçut son nom actuel : Prasat Phra Thep Bidon, le Château du Père des Dieux. Aujourd’hui, il abrite les statues grandeur nature des monarques thaïlandais, de Rama Ier à Rama IX, formant une galerie silencieuse où se lit l’histoire d’une dynastie fondatrice. Le pavillon n’est ouvert au public que lors d’occasions solennelles, renforçant son aura de lieu rare et chargé de mémoire.
Ces cérémonies rythment la vie du royaume et donnent tout son sens à la présence des statues dans le pavillon :
- 6 avril — Journée commémorative du roi Phra Buddha Yodfa Chulalok (Rama Ier) et anniversaire de la dynastie Chakri
- 13–15 avril — Festival de Songkran, le Nouvel An thaï
- 4 mai — Jour du couronnement
- 28 juillet — Anniversaire de Sa Majesté le Roi
- 13 octobre — Anniversaire du décès du roi Bhumibol Adulyadej le Grand (Rama IX)
- 23 octobre — Journée commémorative du roi Chulalongkorn (Rama V)
- 5 décembre — Anniversaire de la naissance du roi Bhumibol Adulyadej le Grand
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Le Pavillon du Tripitaka doré — Mémoire des écritures sacrées
À l’emplacement d’un ancien étang se dresse aujourd’hui un pavillon raffiné, construit pour remplacer le Phra Montien Tham originel, un bâtiment en bois qui abritait le grand Tripitaka doré, les écritures bouddhistes révisées et achevées sur ordre du roi Rama I en 1789. À l’époque, une grande célébration fut organisée pour honorer ce sanctuaire, mais le faste se transforma en tragédie : des étincelles de feu d’artifice atteignirent le toit et provoquèrent un incendie. Le bâtiment disparut, mais les écritures sacrées furent sauvées.
L’étang fut ensuite comblé, et un nouveau pavillon fut édifié à son emplacement. Inspiré du pavillon abritant l’empreinte du Bouddha dans la province de Saraburi, il adopte le style architectural thaï traditionnel, avec ses lignes élancées et ses ornements délicats. À l’intérieur, des vitrines incrustées de nacre conservent le Tripitaka doré, véritable trésor spirituel.
Les murs extérieurs sont décorés de reliefs en stuc représentant des êtres célestes dans des compositions florales, dorés et incrustés de mosaïques de verre. Quatre escaliers mènent au temple, leurs balustrades ornées de nagas à cinq têtes, vêtus de costumes finement travaillés à l’image de l’homme, comme pour rappeler la fusion entre le monde mythologique et l’univers humain. Les quatre portes, incrustées de nacre, ajoutent une touche de solennité.
À la base du pavillon, deux gardiens en bronze doré, décorés de mosaïques de verre, veillent sur l’entrée. Aux quatre angles, des plateformes accueillent des statues de Bouddha en pierre, taillées dans de la roche ignée provenant du temple de Borobudur. Ces statues furent offertes au roi Chulalongkorn (Rama V) par le gouvernement indonésien lors de sa visite à Java en 1896. Aujourd’hui, la statue conservée dans le temple est une réplique, l’original étant exposé au musée du Wat Phra Sri Rattanasasadaram.
Ce pavillon est donc bien plus qu’un édifice : il est un sanctuaire de mémoire, où se rencontrent les écritures sacrées, les influences architecturales régionales et les échanges diplomatiques entre royaumes. Chaque détail — les nacres, les mosaïques, les nagas, les statues venues de Borobudur — raconte une histoire de foi, de royauté et de cosmopolitisme.
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La Salle Phra Khanthararat — La prière pour la pluie
Parmi les édifices plus discrets du Wat Phra Sri Rattana Satsadaram se trouve la Salle Phra Khanthararat, une petite tour en briques et mortier commandée par le roi Rama IV. Sa structure triangulaire se distingue par un porche à trois niveaux à l’avant, plus long que les latéraux, donnant à l’ensemble une allure singulière. Le toit est divisé en deux parties : la partie avant, un toit à pignon couvert de tuiles en terre cuite, et la partie arrière, une haute tour surmontée d’une flèche de style Rattanakosin, ornée de carreaux de céramique. Cette tour abrite une ancienne pagode du nord de la Thaïlande, inscrivant dans le sanctuaire une mémoire régionale.
À l’intérieur de la partie avant se trouve le Phra Khanthararat, une image de Bouddha en posture de prière pour la pluie. La main droite tendue, la gauche recevant, cette posture exprime l’appel à la fertilité et à l’abondance, reliant la spiritualité bouddhique aux cycles agricoles. Commandée par Rama I en 1783, cette statue est aujourd’hui placée sur la chaire en pierre de la chapelle principale lors de la cérémonie royale du labour, rituel ancestral qui marque le début de la saison des semailles et invoque la prospérité du royaume.
La Salle Phra Khanthararat, bien que modeste en apparence, incarne une dimension essentielle de la royauté siamoise : le lien sacré entre le souverain, le Bouddha et la terre nourricière. Elle rappelle que la prospérité d’un royaume ne repose pas seulement sur la puissance militaire ou la magnificence des palais, mais aussi sur l’harmonie entre les hommes, la nature et le Dharma.
En contemplant cette salle, on perçoit la continuité des rituels qui, depuis des siècles, associent la spiritualité à la fertilité. Le sanctuaire devient alors un pont entre le ciel et la terre, entre la prière et la récolte, entre la foi et la vie quotidienne.
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Le Clocher — La voix solennelle du royaume
À l’origine, sous le règne de Rama I, le clocher du Wat Phra Sri Rattanasasadam était une structure en bois, simple mais majestueuse, qui s’éleva au-dessus des toits du temple. Avec le temps, il se dégrada, et ce fut Rama IV qui ordonna sa reconstruction. Le nouvel édifice prit la forme d’un pavillon en briques et mortier, orné de fragments de carreaux de céramique récupérés lors du transport maritime et de tuiles en terre cuite. Ainsi, le clocher devint un témoin de l’art de la récupération et de la transformation, intégrant dans son décor les traces des échanges commerciaux et maritimes du Siam.
À l’intérieur, une cloche imposante fut installée. Son timbre, profond et vibrant, n’est pas destiné aux usages quotidiens : elle ne résonne que lors des occasions les plus solennelles. Son son accompagne l’installation du Bouddha d’Émeraude dans l’Ubosot, les cérémonies de couronnement, la nomination du Patriarche suprême, ou encore la célébration du 50e anniversaire de Bangkok. Chaque résonance est un appel sacré, une vibration qui relie le ciel et la terre, le peuple et la monarchie, le présent et la mémoire.
Le clocher, par son architecture et sa fonction, incarne la voix du royaume. Il ne se contente pas d’orner le temple : il marque les moments où l’histoire et la spiritualité se rejoignent. Sa sonorité, rare et précieuse, est une proclamation de continuité, rappelant que le Wat Phra Kaew n’est pas seulement un lieu de culte, mais le cœur battant de la nation.
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Les Deux Pagodes dorées — Hommage aux ancêtres royaux
À l’est du Phra Phuttha Prang Prasat, devenu aujourd’hui le palais Phra Thep Bidon, s’élèvent deux pagodes jumelles, éclatantes de dorure, construites sur une plateforme surélevée. Commandées par Rama I (Phutthayodfa Chulalok), elles incarnent un hommage filial : la pagode sud est dédiée à son père, premier de ses ancêtres, et la pagode nord à sa mère.
Identiques par leurs dimensions, leur forme et leur hauteur, ces pagodes dodécagonales à côtés tronqués sont recouvertes de plaques de cuivre appelées thong jangko, laquées et dorées. Leur style architectural s’inscrit dans la continuité de la période tardive d’Ayutthaya, affirmant la filiation entre l’ancienne capitale et la nouvelle dynastie Chakri.
La base octogonale est recouverte de marbre sculpté d’un motif en croix. Au-dessus, vingt figures portent la pagode : trois de chaque côté et deux à chaque angle. Les quatre figures centrales sont des Khun Krabi, démons puissants, tandis que les autres sont des Phraya Kumphan, guerriers-démons. Chaque porteur est individualisé : visage, vêtements, couleurs de corps, tous inspirés des personnages de l’épopée du Ramakien, récit fondateur du Siam.
Ces pagodes ne sont pas seulement des monuments funéraires : elles sont des symboles dynastiques, où l’architecture, la mythologie et la mémoire familiale se rejoignent. Les démons porteurs, figés dans leur effort, incarnent la force des légendes au service de la royauté. La dorure éclatante, les plaques de cuivre, les sculptures minutieuses rappellent que la grandeur du royaume repose autant sur l’art que sur la foi.
En contemplant ces deux pagodes, on perçoit la continuité entre les ancêtres et leurs descendants, entre Ayutthaya et Bangkok, entre la mémoire et l’éclat du présent. Elles sont des colonnes de lumière, dressées pour que l’histoire familiale devienne un héritage sacré.
La réplique d’Angkor Wat — Héritage et diplomatie royale
Sous le règne du roi Mongkut (Rama IV), fut ordonnée avec solennité la construction d’une réplique d’Angkor Wat, symbole de grandeur khmère, sur le modèle du monument originel de Siem Reap. Édifiée en ciment, cette entreprise visait à inscrire dans le paysage sacré du Siam une mémoire architecturale partagée, reliant l’histoire des royaumes voisins à la dynastie Chakri.
Cependant, la mort du souverain interrompit le chantier, laissant l’édifice inachevé. Ce fut son fils, le roi Chulalongkorn (Rama V), qui ordonna avec bienveillance la poursuite et l’achèvement des travaux. Par ce geste, il affirma non seulement la continuité dynastique, mais aussi une volonté de dialogue culturel et diplomatique avec le Cambodge, dont Angkor Wat demeure le cœur spirituel et identitaire.
La réplique, bien que plus modeste que l’original, incarne une mémoire transposée : un monument qui rappelle la puissance des civilisations anciennes et la capacité des rois du Siam à intégrer, préserver et magnifier les héritages régionaux. Elle est à la fois un hommage à l’art khmer et une affirmation de l’universalité du sacré dans l’architecture.
Ainsi, la réplique d’Angkor Wat ne se réduit pas à une copie : elle est une médiation royale, un pont entre les cultures, une pierre posée dans le dialogue des traditions.
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Complexe du Palais Royal
Derrière les façades dorées et les toits en cascade, un monde de pavillons secrets s’ouvre, tissé de cérémonies, de prières et de mémoire dynastique. Chaque salle, chaque cour, chaque porche raconte une histoire — celle d’un royaume où le sacré et le pouvoir se confondent dans l’architecture.
À l’écart des grandes allées, un pavillon discret attire l’attention : autrefois salle à ciel ouvert, il fut reconstruit sous Rama IV en briques et mortier, orné de pinacles et de planches de rive. Ses portes et fenêtres, peintes aux armes royales et à l’étendard de l’éléphant blanc, lui valurent le nom de Salle des Armes (Ho Sastrakom). Ce lieu servait aux moines bouddhistes Môn pour réciter des prières et préparer l’eau bénite destinée au bain royal et à l’aspersion du palais lors des grandes fêtes bouddhistes. À sa base, une pièce conservait autrefois des amulettes et talismans militaires, hérités des campagnes d’Ayutthaya.
Plus loin, le complexe résidentiel royal s’étend comme un palais dans le palais. Construit dès 1782 sous Rama I, il regroupe sept salles interconnectées, chacune dédiée à une fonction précise du règne.
La salle du trône Chakri Piman, cœur cérémoniel du complexe, accueille la Cérémonie royale d’accession au palais lors du couronnement. Rama I, Rama II et Rama III y résidèrent après leur intronisation. Le bâtiment se compose de trois structures alignées d’est en ouest, dont l’aile orientale abrite encore le lit royal suspendu sous le parasol blanc à neuf niveaux.
La salle du trône Phaisan Thaksin servait de résidence royale et de lieu de réception. C’est là que les rois recevaient l’eau sacrée et les insignes lors du couronnement. Deux trônes traditionnels y sont conservés, ainsi qu’un sanctuaire doré abritant le Phra Siam Thewathirat, divinité protectrice de la capitale.
La salle du trône Amarin Winitchai Mahaisuryapiman accueillait les grandes assemblées et les délégations diplomatiques. Deux trônes royaux y sont disposés, dont le Phuttan Kanchanasinghas, placé au-dessus du trône principal lors des cérémonies majeures.
De part et d’autre de la salle intérieure du trône Chakraphat Phiman, deux pavillons furent offerts par Rama I aux femmes de la famille royale : Thep Sathan Philat à l’est et Thep Asan Philai à l’ouest.
À l’est du Phaisan Thaksin, la salle Phra Suraphalai Phiman, autrefois nommée Ho Phra Chao, conserve des objets sacrés, des reliques du Bouddha et des images bouddhiques réalisées sous la période Rattanakosin, notamment le Phra Phuttha Chaiwat, image emblématique de chaque règne.
Enfin, la salle du trône Dusitdaphirom, construite sous Rama I, servait de vestiaire pour les processions royales. Des murs ornés de lions et de motifs floraux furent ajoutés sous Rama III. On y trouve encore les espaces dédiés aux éléphants royaux et aux palanquins, témoins silencieux des rituels d’apparat.
Ce sanctuaire palatial est bien plus qu’un ensemble de bâtiments : c’est une cartographie du pouvoir et du sacré, où chaque salle incarne une fonction, une mémoire, une prière. Le visiteur y traverse les siècles, guidé par les trônes, les talismans, les éléphants et les divinités protectrices, dans une chorégraphie millénaire où l’architecture devient récit.
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Le Palais Chakri Maha Prasat — Dialogue des styles et mémoire des rois
Érigé sous le règne du roi Chulalongkorn (Rama V), le Palais Chakri Maha Prasat incarne une rencontre singulière entre l’architecture occidentale et la tradition thaïlandaise. Le souverain confia sa conception à John Clunich, architecte anglais de Singapour, qui imagina un édifice aux lignes européennes, intégrant notamment un dôme, symbole de modernité et de prestige au XIXᵉ siècle.
Cependant, la voix des traditions se fit entendre : Somdej Chao Phraya Borom Maha Sri Suriyawong suggéra que la flèche du palais reprenne le style des grands châteaux siamois, rappelant les trois palais royaux d’Ayutthaya — Phra Viharn Somdej, Phra Sanphet Prasat et Phra Suriyasommarin. À Bangkok, deux équivalents existaient déjà : le complexe Phra Maha Montien et le Phra Dusit Maha Prasat. Restait à combler le vide laissé par le Phra Sanphet Prasat. Chulalongkorn approuva cette suggestion, et le palais fut ainsi conçu comme une synthèse : un corps occidental couronné d’un pinacle thaïlandais.
Le Chakri Maha Prasat se compose de trois pavillons interconnectés — oriental, central et occidental — reliés par des couloirs. Au sud de la salle centrale, la salle du trône Phuttan Thom abrite le trône royal, ombragé par le parasol blanc à neuf niveaux, symbole de souveraineté. C’est là que le roi recevait les ambassadeurs étrangers et les missions diplomatiques, qui venaient présenter leurs lettres de créance dans un cadre solennel.
La construction achevée, une cérémonie royale fut organisée en 1882, marquant le centenaire de la fondation de Bangkok. Le palais servit également aux banquets royaux, devenant un lieu de représentation et de diplomatie.
L’étage supérieur de la salle du trône abrite aujourd’hui les urnes royales contenant les cendres des rois Mongkut, Chulalongkorn, Vajiravudh, Prajadhipok, Ananda Mahidol et Bhumibol Adulyadej, ainsi que celles des reines consorts des règnes IV, V et VII. On y trouve également les urnes du Prince Mahidol Adulyadej Vikrom, père royal, de la Princesse Srinagarindra, mère royale, ainsi que de la Princesse Galyani Vadhana, de Krom Luang Narathiwat Rajanagarindra et d’autres princes et princesses issus de la reine.
Ainsi, le Chakri Maha Prasat est bien plus qu’un palais : il est un dialogue architectural entre Orient et Occident, un lieu de diplomatie et de célébration, mais aussi un sanctuaire de mémoire dynastique, où reposent les souverains et les figures tutélaires de la monarchie thaïlandaise.
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La Salle du trône Dusit Maha Prasat — Le cœur solennel du Grand Palais
Érigée sur les ruines de l’ancienne salle du trône Indra Bhisek Maha Prasat, entièrement en bois et détruite par la foudre en 1789, la Dusit Maha Prasat fut ordonnée par Rama I (Phra Phutthayotfa Chulalok). Quadrangulaire, surmontée d’une grande flèche et dotée d’un portique imposant au nord, elle s’inspire directement de la salle du trône Suriyasamarin du palais royal d’Ayutthaya, affirmant la continuité entre l’ancienne capitale et la nouvelle dynastie Chakri.

Lieu d’audiences royales, elle devint aussi un sanctuaire funéraire : Rama I ordonna que les dépouilles des princesses Thepsudawadi et Srisudaraks y soient déposées, et à sa propre mort, sa dépouille y fut inhumée, inaugurant une tradition qui perdure pour les monarques et les hauts dignitaires.
Sous Rama III, la salle fut rénovée et devint résidence royale et lieu de gouvernement. Rama IV y fit construire la salle du trône Busabok Mala, adossée au mur sud, pour traiter les affaires d’État. Rama VI, après son couronnement, célébra son règne dans ce même lieu, y installant un lit royal dans le portique est et aménageant une salle de bains à l’angle des portiques est et sud.
Sous le règne de Bhumibol Adulyadej (Rama IX), la Dusit Maha Prasat accueillit avec faste des cérémonies royales et des œuvres de charité, dont la cérémonie du couronnement. On y organisait également l’offrande d’aumônes et la circumambulation des cinq insignes royaux et de l’épée royale, rituels qui relient le pouvoir à la spiritualité.
La salle conserve aujourd’hui un trône incrusté de nacre, protégé par le parasol blanc à neuf niveaux, symbole de souveraineté depuis Rama I. Dans le portique oriental, un lit royal incrusté de nacre, provenant de la salle du trône Phiman Rattaya, sert parfois à exposer des images de Bouddha, ajoutant une dimension sacrée à ce lieu de mémoire.
Ainsi, la Dusit Maha Prasat est bien plus qu’une salle du trône : elle est le cœur solennel du Grand Palais, un espace où se croisent audiences, funérailles, couronnements et prières, où l’architecture devient le théâtre de la continuité dynastique et de la sacralité royale.
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🍜 EBISU SHOTEN EKKAMAI : un premier dîner maîtrisé à Bangkok

Pour notre première soirée à Bangkok, nous quittons notre appartement et partons à pied dans les rues d’Ekkamai, encore impressionnés par les tours illuminées qui nous entourent et l’intensité de la vie nocturne, même loin du centre. L’ambiance est chaleureuse, animée, presque hypnotique. Très vite, notre attention se porte sur EBISU SHOTEN EKKAMAI, un restaurant japonais visiblement apprécié : la salle est pleine, les conversations vont bon train, et les plats qui défilent donnent immédiatement envie de s’installer.
Une fois à l’intérieur, nous découvrons une carte aussi dense qu’un catalogue gastronomique : plus de 25 pages de propositions, toutes préparées à la demande. Le choix est difficile, mais nous optons pour une sélection de plats à partager afin de découvrir plusieurs saveurs.
Les Kimbi Yakisoba with pork arrivent en premier : des nouilles sautées, légèrement caramélisées, relevées par la tendreté du porc et une sauce parfaitement équilibrée. Le Seafood Yakisoba Salt offre une variante plus iodée, avec des notes marines délicates et une cuisson précise des fruits de mer. Les gyoza, dorés et croustillants à l’extérieur, fondants à l’intérieur, confirment le soin apporté à chaque préparation. Enfin, le gyu tataki se révèle être l’un des plats phares du repas : une viande finement tranchée, juste saisie, tendre et parfumée, servie avec une sauce qui en rehausse subtilement les arômes.
Avec une bière, un jus de fruits et de l’eau, l’addition s’élève à 1256 bahts, un tarif très raisonnable au vu de la qualité et de la fraîcheur des plats. Pour un premier dîner à Bangkok, c’est une réussite totale : un accueil chaleureux, une cuisine maîtrisée, et une belle introduction à la diversité culinaire du quartier.
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Déjeuner au Chom Arun — saveurs épicées face au Wat Arun

Traverser le Chao Phraya en bateau pour rejoindre la rive opposée est déjà une expérience en soi. Le fleuve, large et vivant, offre une respiration dans le tumulte de Bangkok. En débarquant près du Wat Arun, le célèbre Temple de l’Aube, l’atmosphère change : plus calme, plus contemplative, presque suspendue. C’est dans ce décor que nous choisissons de déjeuner au restaurant Chom Arun, dont la terrasse surélevée offre une vue imprenable sur les prangs étincelants du temple.
Le lieu est paisible, baigné de lumière, avec une élégance discrète. La carte propose une sélection de plats thaïlandais classiques, et chacun fait son choix selon ses envies du jour. Nadège opte pour le curry vert au poulet, un plat à la fois parfumé et intense, où la pâte de curry se mêle au lait de coco pour envelopper la viande d’une chaleur végétale. Je choisis le Panang curry rouge au porc, plus dense, plus corsé, avec des notes de basilic et de piment qui viennent réveiller le palais. Margot préfère la soupe au poulet et lait de coco, le fameux Tom Kha Gai, dont la douceur lactée est relevée par le gingembre, la citronnelle et les feuilles de combava. Bastien, fidèle à ses classiques, commande un Pad Thaï au poulet, sauté à la minute, équilibré, généreux.
Les plats arrivent rapidement, bien présentés, et les premières bouchées confirment la qualité de la cuisine. Les saveurs sont franches, les textures maîtrisées, et l’intensité des épices, bien que présente, reste harmonieuse. Le curry rouge pique, le curry vert caresse, la soupe apaise, et le Pad Thaï rassure. Chacun trouve son rythme, entre contemplation du temple et dégustation attentive.
Le repas, riche en sensations, se termine sur une note de satisfaction partagée. Le cadre, la qualité des plats, et la vue exceptionnelle sur le Wat Arun font de ce déjeuner un moment fort du séjour. L’addition, de 1812.58 bahts pour quatre personnes, semble presque secondaire face à l’expérience vécue.
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🍽️ Ama Restaurant, à deux pas du fleuve — une halte simple, chaleureuse et pleine de saveurs
Après la visite du Wat Pho, encore imprégnés de l’atmosphère paisible du temple et de la majesté du Bouddha couché, nous quittons l’enceinte sacrée pour rejoindre les petites rues qui mènent vers le fleuve. À quelques pas des quais, presque caché derrière une façade discrète, se trouve Ama Restaurant, un minuscule établissement où quelques tables seulement suffisent à créer une ambiance intime, presque familiale. Rien d’ostentatoire, rien de touristique : juste un lieu où l’on cuisine avec sincérité.
Dès que nous nous installons, la carte — courte, précise, sans fioritures — nous séduit. Ici, pas de débauche de choix : seulement des plats maîtrisés, préparés à la minute, servis avec une simplicité qui met en valeur l’essentiel. Les assiettes arrivent rapidement, encore fumantes, et l’on comprend tout de suite que la modestie du lieu n’a rien à voir avec la qualité de ce qui sort de la cuisine.
Nadège reçoit un pad thaï aux crevettes dont les couleurs éclatent : nouilles souples, pousses croquantes, gambas légèrement caramélisées, herbes fraîches qui parfument l’air. De mon côté, le pork shoulder croustillant est une merveille : une viande dorée, tendre à cœur, accompagnée d’une sauce relevée qui équilibre parfaitement le gras et le feu. Margot et Bastien découvrent des omelettes thaïes moelleuses, gonflées, parsemées de légumes et d’herbes, servies dans de petits bols en bois qui ajoutent une touche rustique et chaleureuse.
En accompagnement, les nouilles sautées — aux crevettes pour les uns, au poulet pour les autres — brillent sous la lumière, nappées d’une sauce légère qui enrobe chaque ingrédient sans jamais l’écraser. Et puis il y a ce riz frit bleu, délicatement coloré à la fleur de pois papillon : un bleu doux, presque pastel, qui surprend autant qu’il charme. Une touche florale, subtile, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise sait aussi jouer avec la poésie des couleurs.
Le repas est simple, généreux, parfaitement exécuté. Rien de prétentieux, rien d’artificiel : juste une cuisine honnête, pleine de fraîcheur et de maîtrise. Et lorsque l’addition arrive — 829 bahts, boissons comprises — on se regarde en souriant. Une halte comme on les aime : inattendue, chaleureuse, délicieuse, à deux pas du fleuve et du tumulte de la ville.
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Déjeuner flottant au bord du futur — escale à ICONSIAM
Après la visite du Palais Royal et du Wat Mahathat, nous traversons le fleuve pour rejoindre un lieu qui semble avoir été imaginé entre un rêve d’architecte et un hommage à la culture thaïlandaise. Sur les rives du Chao Phraya, deux tours immenses, drapées de verre et de métal doré, se dressent comme des voiles futuristes. Ce complexe, célébré à l’international pour son design et son intégration culturelle, a été récompensé comme l’un des centres commerciaux les mieux conçus au monde. Un symbole de la Thaïlande contemporaine, ambitieuse, créative, ouverte.
Mais ce jour-là, nous ne montons pas dans les étages où brillent les grandes maisons de luxe. Nous restons au rez-de-chaussée, là où la modernité s’efface pour laisser place à un décor presque théâtral : un immense marché flottant intérieur, reconstitué avec une précision étonnante. Le sol devient eau, les allées deviennent khlongs, et les cuisines prennent place dans de véritables bateaux en bois. On circule entre les embarcations, les paniers de fruits tropicaux, les étals débordants de couleurs, les vapeurs qui montent des woks et les parfums qui se mêlent.
Les stands se succèdent, chacun racontant une facette de la gastronomie thaïlandaise. Ici, des montagnes de papaye verte râpée, des tomates cerises, des piments rouges et des cacahuètes attendent d’être pilés dans un mortier pour devenir une salade de papaye fraîche et explosive. Plus loin, un cuisinier s’affaire derrière une plaque brûlante où s’entremêlent nouilles, œufs, crevettes et cacahuètes : un Pad Thaï fumant, préparé sous nos yeux, dans un nuage de vapeur et de sauce tamarinée.
Puis viennent les curiosités culinaires, celles qui attirent les regards et déclenchent les discussions. Sur un grill monumental repose un crocodile entier, doré, laqué, impressionnant, présenté comme une pièce maîtresse. Sa peau craquelée par la chaleur, sa chair exposée en longues bandes, il est découpé en brochettes servies à la demande. Une vision saisissante, presque irréelle, qui rappelle que la cuisine thaïlandaise ne recule devant aucune audace.
À côté, des calamars farcis, gonflés et grillés, s’alignent comme des sculptures marines. Plus loin encore, des coques de crabes sont garnies d’une farce généreuse, orangée, crémeuse, prêtes à être dégustées à la cuillère. Les stands débordent de brochettes de toutes sortes : poulet, crevettes, légumes colorés, bacon enroulé autour de bouchées fondantes. Chaque plateau est une explosion de couleurs, de textures, de promesses.
Les desserts ne sont pas en reste. Des fruits tropicaux, entiers ou découpés, sont présentés comme des bijoux : mangues dorées, dragon fruits éclatants, mangoustans violets, longanes translucides. À côté, de petites douceurs miniatures, brillantes, façonnées comme des fruits miniatures, attirent les enfants comme les adultes.
L’ensemble est vivant, bruyant, chaleureux. Les vendeurs, coiffés de chapeaux traditionnels, préparent les plats sur des feuilles de bananier. Les visiteurs se pressent, hésitent, goûtent, photographient. On entend le crépitement des grillades, le choc des mortiers, les appels des marchands, les rires des familles. C’est un marché, un spectacle, un musée vivant de la cuisine thaïlandaise.
ICONSIAM réussit ici un pari rare : faire cohabiter le luxe international et l’âme des marchés flottants, offrir un espace où l’on peut à la fois acheter un sac de haute couture et déguster une brochette de crocodile grillé à 100 bahts. Un lieu où la tradition n’est pas figée, mais réinventée, mise en scène, célébrée.
Et nous, au milieu de cette effervescence, nous choisissons notre déjeuner comme on compose un voyage : un peu de grillades, un peu de fruits, un plat sauté, une salade pilée. Un repas flottant, partagé, qui raconte la Thaïlande d’aujourd’hui — fière de ses racines, audacieuse dans sa modernité, et toujours prête à accueillir ceux qui viennent la découvrir.
Fondue thaïlandaise du soir — le Hot Pot comme art de vivre
Le soir venu, nous décidons de tester un type de restaurant très populaire en Thaïlande : le Hot Pot, cette fondue locale où chacun compose son repas à sa manière. L’expérience est à la fois conviviale, interactive et étonnamment raffinée.
La table est équipée d’une soupière intégrée, divisée en compartiments. Nous choisissons trois bases de bouillon : une soupe épicée au beurre, puissante et légèrement anesthésiante, une soupe de tomates douce et acidulée, et une soupe de potiron parfumée, plus ronde en bouche. Chacun peut y plonger les ingrédients selon ses goûts, son rythme, ses envies.
Les plateaux arrivent, soigneusement dressés : – Des viandes fines comme le bœuf mariné à l’œuf, le bœuf Crystal Tender, le porc tranché, et même des intestins de canard frais, étonnamment tendres une fois cuits. – Des fruits de mer : crevettes décortiquées, grosses crevettes de haute mer, et des tranches de poisson. – Des légumes croquants, des nouilles instantanées, du riz blanc en petits bols. – Et pour les curieux, une salade froide de pieds de porc, relevée et savoureuse.
Le repas se construit au fil des cuissons. On observe, on goûte, on ajuste. Les saveurs se mêlent, les bouillons s’enrichissent, les conversations s’animent. C’est une cuisine du geste, du partage, du temps qui passe.
En dessert, nous choisissons des quartiers de banane croustillants, des rouleaux de printemps au taro sucré, et un smoothie à l’ananas fraîchement pressé. Pour accompagner le tout, une bière pression Chang bien fraîche, servie en verre standard.
Le tout pour 2291 bahts, taxes comprises. Un dîner généreux, vivant, et profondément thaïlandais — où le plaisir ne vient pas seulement de ce qu’on mange, mais de comment on le mange.
🥢 S&P Restaurant and Bakery — Ekkamai

Pour le déjeuner, avant de partir explorer Chinatown, nous nous installons au S&P Restaurant and Bakery, juste à côté du Big C d’Ekkamai. L’endroit est clair, animé, avec cette carte illustrée qui nous guide toujours dans nos choix et ce service rapide auquel nous commençons à nous habituer en Thaïlande.
Les plats arrivent presque aussitôt, soigneusement présentés. Le riz frit de Margot, parsemé de coriandre fraîche et accompagné de quartiers de citron vert et de concombres croquants, laisse apparaître de belles crevettes roses et des gambas tigrées encore brillantes. Mon curry rouge de canard, lui, est un véritable tableau : un bouillon rouge-orangé, dense et parfumé, où flottent tomates cerises, morceaux de courgette, feuilles de basilic thaï et lamelles de canard tendre.
Bastien découvre une assiette généreuse où une omelette dorée recouvre un mélange de crevettes, de légumes verts et de piments rouges, le tout nappé d’une sauce brillante, légèrement huileuse, qui promet autant de douceur que de feu. Quant à Nadège, sa picanha grillée repose sur un lit de nouilles baignées dans une sauce khao soi crémeuse, d’un jaune profond, rehaussée de quelques herbes fraîches et de nouilles croustillantes qui ajoutent un contraste de textures.
En boisson, nous goûtons au thé matcha glacé : un vert intense, presque opaque, surmonté d’une mousse légère. La première gorgée est un mélange de fraîcheur, d’amertume douce et de lait glacé — un équilibre parfait pour affronter la chaleur de Bangkok.
Comme souvent ici, l’addition nous surprend par sa modestie : 827 bahts pour quatre plats généreux et une boisson qui nous a conquis. Nos articles sont mis à jour quotidiennement, au fil de nos découvertes et de nos repas, pour partager cette cuisine thaïlandaise qui nous accompagne à chaque coin de rue.
🍴 Déjeuner à Damnoen Saduak — entre canaux et saveurs locales
Après la visite du célèbre marché flottant de Damnoen Saduak, l’heure du déjeuner est une véritable immersion dans la cuisine thaïe populaire. Les barques qui sillonnent les canaux ne transportent pas seulement des fruits et des souvenirs : elles servent aussi des plats préparés à la minute, directement depuis le bateau.
Nous nous installons au bord de l’eau pour déguster un khao pad (riz sauté aux légumes et au poulet), ou un pad thaï fumant servi dans une assiette en feuille de bananier. Les vendeuses proposent aussi des brochettes de porc grillé (moo ping), des soupes de nouilles parfumées et des salades de papaye épicées (som tam). Les prix sont très accessibles, souvent entre 50 et 150 ฿ par plat.
Pour une expérience plus posée, plusieurs petits restaurants autour du marché offrent des menus complets avec curry vert, poisson grillé et jus de coco frais. Certains établissements proposent même des buffets thaïs pour environ 250–400 ฿, permettant de goûter à une variété de plats en une seule assiette.
Et pour finir sur une note sucrée, impossible de résister au mango sticky rice ou aux kanom krok (petites crêpes de coco croustillantes), vendus par les grand‑mères sur leurs barques.
👉 En résumé :
- Street food flottante : pad thaï, brochettes, soupes de nouilles (50–150 ฿).
- Restaurants locaux : menus complets ou buffets (250–400 ฿).
- Desserts traditionnels : mango sticky rice, kanom krok (30–60 ฿).
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🍴 Déjeuner autour d’une balade sur les khlongs
Naviguer sur les khlongs, ces canaux qui serpentent à travers Bangkok, c’est plonger dans une autre dimension de la ville : plus calme, plus intime, où les maisons sur pilotis côtoient les temples cachés et les marchés flottants. Et au fil de l’eau, les haltes gourmandes rythment la balade.
Nous nous arrêtons d’abord auprès des barques‑cuisines, véritables restaurants flottants où les vendeuses préparent à la minute des pad thaï fumants, des soupes de nouilles parfumées, ou encore des brochettes de porc grillé (moo ping). Les prix sont très accessibles, souvent entre 50 et 150 ฿, et l’expérience est unique : manger directement depuis une embarcation, au milieu des canaux.
Dans certains embarcadères, de petites terrasses en bois accueillent les voyageurs pour un déjeuner plus posé. On y déguste des currys verts, du poisson grillé au citronnelle, ou des salades de papaye épicées (som tam), servis avec du riz gluant. Les menus complets tournent autour de 250–400 ฿, et l’ambiance est familiale, avec vue sur les khlongs.
Pour une touche sucrée, nous ne résistons pas aux kanom krok (crêpes de coco croustillantes) ou au mango sticky rice, vendus par les grand‑mères sur leurs barques. Ces desserts traditionnels, entre 30 et 60 ฿, complètent parfaitement le repas.
👉 En résumé :
- Street food flottante : pad thaï, nouilles, brochettes (50–150 ฿).
- Petits restaurants au bord des khlongs : currys, poisson grillé, som tam (250–400 ฿).
- Desserts traditionnels : kanom krok, mango sticky rice (30–60 ฿).
Un déjeuner sur les khlongs, c’est autant une expérience culinaire qu’un voyage dans le temps : la Thaïlande des canaux, vivante et savoureuse.
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Super et hypermarchés
🛒 Où s’approvisionner à Bangkok — marchés, supermarchés et hypermarchés pour tout budget
Résumé rapide : Bangkok offre un réseau complet pour s’approvisionner en nourriture — des marchés humides aux hypermarchés, en passant par les supérettes 24/7 et les enseignes spécialisées pour expatriés. Choisissez marchés locaux pour les produits frais et les prix bas, supermarchés pour la praticité et les produits importés, et hypermarchés/wholesale pour les achats en gros.
Considérez : fréquence d’achat (quotidien vs. hebdo), besoin de produits importés, stockage (frigo/congélo), et transport. Décidez si vous privilégiez prix (marchés, Makro), variété/import (Villa, Gourmet), ou praticité 24/7 (7‑Eleven, Foodland). Pour un panier bio ou spécialités occidentales, ciblez Gourmet Market ou Villa Market; pour tout‑venant économique, Big C et Lotus’s sont les plus répandus.
À Bangkok, Big C et Lotus’s (ex‑Tesco Lotus) sont les piliers pour les courses quotidiennes : grandes surfaces, promotions fréquentes et rayons importés basiques. Tops Market et Gourmet Market se positionnent plus haut de gamme, avec un bon choix de produits frais, bio et plats préparés, souvent situés dans les centres commerciaux. Foodland, apprécié des résidents et expatriés, est pratique 24h/24 et propose un rayon traiteur constant. Villa Market cible surtout les expatriés avec une large offre de produits occidentaux, à un prix plus élevé que les chaînes locales.
Les marchés humides (wet markets) comme Or Tor Kor, Khlong Toei Market ou les marchés de quartier restent incontournables pour viande, poissons, fruits de mer et légumes frais à très bon prix ; ils offrent aussi des produits saisonniers et des herbes locales introuvables en supermarché. Pour les achats en gros, Makro (vente en gros) est la solution économique pour restaurants et familles nombreuses.
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Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise

Avant même de poser nos valises dans l’appartement, nous faisons escale au Big C, cet hypermarché emblématique de Bangkok qui nous accueille avec ses allées larges, ses lumières vives et son ambiance effervescente. Dès l’entrée, nous sommes frappés par la grandeur du lieu : c’est un véritable temple de la consommation, mais sans excès ni agressivité. Juste de la variété, du choix, et une organisation étonnamment fluide.
🍱 Don Don Donki Mall — Une virée gourmande au cœur de Bangkok
Si tu veux changer du Big C pour tes courses quotidiennes, le Don Don Donki Mall est une alternative aussi pratique que savoureuse. Ce temple du shopping japonais propose de tout — des produits du quotidien aux trouvailles plus inattendues — avec un rayon alimentaire particulièrement bien achalandé.
🥩 Le bœuf y est roi : wagyu, tranches fines pour le shabu-shabu, marinades prêtes à cuire… Le choix est vaste et souvent plus qualitatif que dans les supermarchés classiques. Les produits élaborés, comme les bentos, les sashimis ou les sauces japonaises, sont aussi au rendez-vous, parfaits pour varier les plaisirs sans passer des heures en cuisine.
🍵 Et la touche sucrée ? Impossible de passer à côté des fameux Kit Kat au matcha ! Ces petites barres vertes, au goût délicat de thé japonais, sont devenues une signature du Donki. On les trouve en plusieurs déclinaisons, parfois même en édition limitée.
🛍️ Ambiance : Le Don Don Donki, c’est aussi une expérience sensorielle — musiques japonaises, couleurs vives, rayons bien remplis et personnel enthousiaste. On y flâne, on découvre, on craque.
✨ Une virée au Donki, c’est un peu comme voyager sans quitter Bangkok.
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ICONSIAM — Luxe, lumière et vertige architectural au bord du fleuve
Après notre immersion dans les ruelles de Chinatown, nous rejoignons les rives du Chao Phraya pour embarquer sur une croisière nocturne. Le point de départ ? Le quai du centre commercial ICONSIAM, ce géant de verre et d’or qui s’élève comme un temple contemporain dédié au luxe et à la mise en scène urbaine.
Dans l’attente de l’embarquement, nous décidons de revisiter ce centre que nous avions déjà découvert pour son rez-de-chaussée métamorphosé en marché flottant. Ici, les barques décorées de fleurs et de cages à oiseaux glissent sur un canal intérieur bordé de stands de street food, dans une reconstitution spectaculaire de l’univers thaï traditionnel. Les odeurs de curry, de fruits tropicaux et de brochettes grillées se mêlent aux lumières tamisées et aux reflets des fontaines.
Mais c’est en montant d’un étage que l’éblouissement commence. L’architecture intérieure est une chorégraphie de volumes et de perspectives : les allées sont larges, aérées, bordées de vitrines aux enseignes prestigieuses — Louis Vuitton, Cartier, Hermès, Chanel, Dior, Saint Laurent, Gucci, Prada — toutes installées dans des écrins de verre et de marbre. Les escalators disséminés en diagonale permettent des vues plongeantes sur les niveaux inférieurs, révélant des compositions visuelles dignes d’un décor de cinéma.
Chaque étage semble avoir son identité propre. L’un mêle design contemporain et artisanat local, avec des installations artistiques, des sculptures monumentales et des boutiques comme ICONCRAFT, temple du savoir-faire thaï. Un autre étage s’ouvre sur des galeries de luxe, où les plafonds sont ornés de feuillages métalliques dorés, de chandeliers en étoiles, et de colonnes sculptées qui évoquent les temples bouddhistes dans une version futuriste.
Au sommet, une surprise nous attend : une fontaine suspendue, jaillissant du plafond dans un halo de lumières violettes et bleutées. L’eau descend en cascade dans un cylindre de verre, illuminée par des jeux de lumière qui transforment l’espace en sanctuaire aquatique. Autour, les promeneurs s’arrêtent, photographient, contemplent. C’est un moment suspendu, entre technologie et poésie.
À l’extérieur, le spectacle continue : arches lumineuses dorées, colonnes de lumière multicolores, arbres décorés de guirlandes violettes, reflets sur le fleuve, jeux de lumière sur les jets d’eau, et en toile de fond, les tours du Mandarin Oriental et du Royal Orchid Sheraton. ICONSIAM ne se contente pas d’être un centre commercial : c’est un théâtre urbain, un musée vivant, un palais de verre où Bangkok se réinvente chaque soir.
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DAB BANQUES A Bangkok
À Bangkok, vous trouverez de nombreux distributeurs automatiques de billets (ATM) accessibles 24h/24, notamment dans les centres commerciaux, les stations de métro, les 7-Eleven et les zones touristiques. Voici quelques banques bien implantées avec un vaste réseau de distributeurs :
- Bangkok Bank : Très répandue, avec plus de 400 distributeurs dans la ville.
- Kasikorn Bank (KBank) : Présente dans les supermarchés, centres commerciaux et quartiers résidentiels.
- Krungsri (Bank of Ayudhya) : Facile à repérer avec ses guichets jaunes, mais attention à leurs frais plus élevés.
- Siam Commercial Bank (SCB) : Une des plus anciennes banques du pays, avec des ATM violets très visibles.
- TMBThanachart (ttb) : Présente dans les grandes zones urbaines, mais parfois avec des taux de change moins avantageux.
- HSBC Thaïlande : Moins répandue, mais disponible dans certains quartiers d’affaires.
💡 Conseil : Tous les distributeurs en Thaïlande appliquent généralement des frais fixes d’environ 220 bahts (environ 6 €) pour les cartes étrangères. Il est souvent plus avantageux de retirer des montants plus importants en une seule fois pour limiter les frais.
LES LOGEMENTS à Bangkok
🏙️ Notre cocon à Bangkok : THEA Private Suites, un vrai coup de cœur à Ekkamai
À notre arrivée à Bangkok, après le tumulte feutré du vol et la douce moiteur de Suvarnabhumi, nous rejoignons notre pied-à-terre : THEA Private Suites by TH District, niché dans une ruelle calme d’Ekkamai. Dès l’entrée, nous sommes saisis par l’espace, la lumière, la sensation immédiate d’un lieu pensé pour le repos, le travail, et les retrouvailles. Tout est vaste, épuré, fonctionnel. Les volumes respirent, les matériaux sont chaleureux, et chaque détail semble avoir été choisi pour nous accueillir avec douceur.
Dans le salon, les fauteuils et canapés se font face autour d’une table basse garnie de petites attentions : snacks, fruits, boissons, tout est là pour nous faire sentir attendus. La table à manger, dressée avec soin, invite déjà à partager un dîner tranquille. Les grandes baies vitrées laissent filtrer une lumière tamisée, et les rideaux légers dansent doucement dans la brise du soir. L’ambiance est feutrée, presque domestique, mais avec ce supplément d’élégance propre aux résidences bien pensées.
La chambre, elle, est un cocon. Draps blancs impeccables, coussins moelleux, éclairage doux, rangements discrets. On y retrouve cette sensation rare d’un lieu où l’on peut vraiment se poser, dormir sans bruit, se réveiller sans urgence. La salle de bain, elle aussi, joue la carte du confort : vasque en marbre, douche double, produits bien choisis, serviettes épaisses. Tout est propre, lumineux, apaisant.
Et puis il y a les surprises. Le bureau, discret mais complet, avec ses objets décoratifs, ses brochures, son ambiance studieuse. La terrasse, aménagée avec goût, offre un coin lecture ou contemplation, entre plantes et ombre légère. Et surtout, la piscine sur le toit, qui nous laisse sans voix. Le soir, elle s’illumine doucement, et la ville s’étend devant nous, scintillante, vibrante, presque irréelle. Les tours s’allument une à une, les reflets dans l’eau se mêlent aux lumières du ciel, et l’on se sent à la fois au cœur de Bangkok et hors du monde.
Pour 609 € les 6 nuits, c’est un vrai luxe accessible. Un lieu où l’on peut cuisiner, travailler, se détendre, explorer. Le Wi-Fi 5G est d’une fluidité remarquable, les services sont discrets mais efficaces : ménage, sécurité, réception. Et surtout, l’emplacement est idéal. Ekkamai, avec ses cafés, ses marchés, ses supérettes ouvertes tard, ses restaurants japonais et ses boulangeries, nous offre tout ce qu’il faut pour vivre Bangkok à notre rythme. La station BTS est à deux pas, Gateway Ekamai aussi, et les moto-taxis nous mènent en quelques minutes vers Thonglor, Asoke ou EmQuartier.
THEA Private Suites est plus qu’un hébergement : c’est une base, un repère, un lieu de vie. On y revient chaque soir avec plaisir, on y travaille le matin avec efficacité, on y rêve la nuit avec calme. C’est le genre d’endroit qui rend le voyage plus doux, plus fluide, plus vrai.
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37 Soi Ekamai 10 (or 12), Sukhumvit 63, Klongton Nue, Wattana, Bangkok, 10110, Wattana, 10110 Bangkok, Thaïlande
🏨 Retour au Golden Foyer Suvarnabhumi : confort et praticité à deux pas de l’aéroport
Après notre croisière magique sur le Chao Phraya, nous reprenons la route vers notre hôtel pour la nuit, afin de profiter d’un séjour pratique et reposant à proximité de l’aéroport de Bangkok. Le trajet est court, ce qui nous permet de nous détendre après une soirée riche en émotions et en découvertes.
Nous arrivons au Golden Foyer Suvarnabhumi Airport Hotel, un établissement moderne conçu pour le confort des voyageurs. Dès notre entrée, nous sommes accueillis dans un hall lumineux et élégant, où le personnel souriant nous assiste pour l’enregistrement rapide. Notre chambre, spacieuse et bien équipée, offre un environnement calme, idéal pour récupérer avant un vol tôt le lendemain. Les lits sont moelleux, la literie impeccable et la climatisation parfaitement réglable pour garantir une nuit reposante.
L’hôtel propose également des services pratiques pour les voyageurs : navette gratuite vers l’aéroport, réception ouverte 24h/24, restauration légère et café, ainsi qu’un accès Wi-Fi rapide. La proximité immédiate de l’aéroport nous permet de planifier notre départ sans stress, tout en profitant du confort d’un hébergement moderne et sécurisé.
Pour ceux qui souhaitent se détendre après une journée de visites, le Golden Foyer offre un coin salon agréable et des espaces pour travailler ou se relaxer. C’est le choix parfait pour combiner praticité et confort, avec la tranquillité d’un établissement situé à quelques minutes seulement de Suvarnabhumi.
Cette nuit au Golden Foyer marque une parenthèse de repos entre l’effervescence de Bangkok et la poursuite de notre voyage, nous préparant à poursuivre notre aventure thaïlandaise en toute sérénité.
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METEO PENDANT NOTRE SEJOUR -relevés 2016-2025
| T° MINI MOY/MIN/MAX | 26,37 | 22 | 29 |
| T° MAX MOY/MIN/MAX | 34,48 | 30 | 38 |
| SOL MAX MOY/MIN/MAX | 97% | 52% | 100% |
| NB JOURS <30 / PLEIN SOLEIL/>70% | 0% | 77% | 100% |
| VENT MAX MOY/MIN/MAX | 11,87 | 5 | 26 |
| PLUIE MAX MOY/MIN/MAX | 0,28 | 0 | 4 |
| % JOURS SS pluie />3 / >MOY | 83% | 2% | 17% |
| MM/HPLUIE | 0,26 | 0 | 4 |
| HEURE MIN/MAX/ECT | 6,46 | 18,13 | 11,802 |
| METEO 17 et 18 mars | |||
| T° MINI MOY/MIN/MAX | 28,30 | 27 | 30 |
| T° MAX MOY/MIN/MAX | 35,35 | 34 | 39 |
| SOL MAX MOY/MIN/MAX | 99% | 84% | 100% |
| NB JOURS<30 / PLEIN SOLEIL/>70% | 0% | 80% | 100% |
| VENT MAX MOY/MIN/MAX | 19,70 | 12 | 28 |
| PLUIE MAX MOY/MIN/MAX | 0,50 | 0 | 2 |
| % JOURS SS pluie / >3 / au max | 65% | 0% | 35% |
| MM/HPLUIE | 0,49 | 0 | 2 |
| HEURE MIN/MAX/ECT | 6,24 | 18,28 | 12,024 |
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J1291 Premières douceurs thaïlandaises : mochi gluant et brochettes pimentées
J1291 Big C Bangkok — Premiers pas dans l’abondance thaïlandaise
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J 1291 EBISU SHOTEN EKKAMAI : notre premier festin bangkokien
J 1292 – Le Prang du Wat Arun — Montagne de lumière
J 1292 Les chapelles du Wat Arun — Parenthèses sacrées au pied du géant
J 1292 Le marché sacré du Wat Arun — entre offrandes et souvenirs
J 1292 Le vihara du Wat Arun — Là où la lumière respire
J 1292 🐷 Wat Arun, Bangkok — Quand le cochon rôti monte les marches du temple
J 1292 Le Pavillon de L’empreinte du Bouddha — Silence sculpté au cœur du temple
J 1292 L’Ubosot — Le cœur doré du Wat Arun
J 1292 L’arche en forme de couronne — Seuil sacré et gardiens mythiques
J 1292 Pak Khlong Talat — Le marché qui parfume Bangkok
Mango Sticky Rice — le dessert qui te bénit à la première bouchée
🍛 Chom Arun – Déjeuner épicé avec vue sur le Wat Arun
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK – ENTREE Sous le regard des rois, vers le sacré
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le cloître des fresques
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Phra Vihara Yod — Le sanctuaire couronné
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La Salle Phra Nak — Mémoire des rois et sanctuaire des cendres
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les géants du Ramakien — Gardiens du sacré
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Phra Sri Rattana Chedi — La cloche d’or du Dharma
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais des reliques de Bodhi — La tour sacrée de l’illumination
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Ubosot & le Bouddha d’Émeraude — Cœur sacré du Siam
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Palais du Père Royal — Mémoire des rois
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Pavillon du Tripitaka doré
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Salle Phra Khanthararat — La prière pour la pluie
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Le Clocher — La voix solennelle du royaume
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Les Deux Pagodes dorées
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK La réplique d’Angkor Wat — Héritage et dialogue royal
1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Sous les flammes et les dorures — Traversée d’un sanctuaire royal
j 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Trônes, talismans et éléphants — Au cœur des résidences royales
J 1293 PALAIS ROYAL DE BANGKOK Dusit Maha Prasat — Le cœur solennel du Grand Palais
J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Sous le regard des Bouddhas silencieux
J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Phra Ubosot, le cœur doré du temple
J 1293 Wat Mahathat BANGKOK— Chapelle principale et Phra Mondop
J 1293 Wat Mahathat BANGKOK — Entre silence et agitation
ICONSIAM — Quand le déjeuner devient un voyage
J 1294 Chinatown — Là où les dragons veillent… et où le durian attaque !
J 1294
Wat Traimit — Le Bouddha d’or et son secret
✨ J 1294 ICONSIAM — Quand Bangkok devient féerie ✨
J 1294 White Luxury — Bangkok en féerie sur le Chao Praya
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J 1295 Bangkok, chaleur tropicale + jambes en compote = direction Wat Pho !
J 1295 Wat Pho BANGKOK — La forêt minérale et ses jardins secrets
J 1295 WAT PHO BANGKOK Les Giants de Wat Pho — Les videurs en pierre
✨ J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Rabiang — Panthéon de Bouddhas et gardiens de lumière ✨
J 1295 WAT PHO BANGKOK Southern Phra Vihara — Là où la parole s’élève
✨ J 1295 WAT PHO BANGKOK Phra Ubosot — Le cœur sacré de Wat Pho ✨
J 1295 WAT PHO BANGKOK La Sala Kamparien — Le pavillon secret de Wat Pho
🐊J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Crocodile Pond — Vestige aquatique de Wat Pho
J 1295 WAT PHO BANGKOK Le Phra Mondop — La bibliothèque sacrée de Wat Pho
J 1295 WAT PHO BANGKOK Autour du Phra Mondop,
J 1295 — Wat Pho Bangkok : Sous le sourire éternel du Bouddha couché
👑 J 1295 WAT PHO BANGKOK Les stupas des Quatre Rois Chakri — Wat Pho en majesté légère
J 1295 Dernière soirée à Bangkok — Train Night Market Srinagarindra
2010 CROISIERE CHAO PRAYA BANGKOK
LES LIENS
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1 a réfléchi à «Sous les toits d’or du Siam : le Palais Royal de Bangkok et le Wat Phra Kaeo Thaïlande»