Un week-end à Vienne – AUTRICHE +

La visite de Vienne est un incontournable en raison de son passé riche. Difficile de décrire tous les magnifiques bâtiments et jardins traversés : il y en aurait beaucoup trop. Sa situation stratégique en bordure du Danube, son histoire mouvementée et sa position à l’orée orientale de l’Europe en font une ville à l’atmosphère unique.
La vieille ville, avec sa richesse impériale, est un véritable trésor culturel.
La cathédrale Saint-Étienne, la résidence des Hofburg, les palais de Schönbrunn et du Belvédère, ainsi que les églises baroques et les cafés centenaires témoignent d’un passé exceptionnel.
Le long du Ring, les palais et monuments s’enchaînent comme les perles sur un collier : Opéra national, Musikverein, Musée des Beaux-Arts et hôtels de luxe sont des lieux à admirer.
Notre parcours est ambitieux, avec un peu plus de 20 km de marche, mais Vienne se mérite. Lever les yeux pour admirer les multiples façades fait défiler le temps et fait oublier la fatigue.
LA VISITE Vienne Autriche
STRUDLHOF STAIRS
Nous nous sommes retrouvés au cœur de Vienne, où les Escaliers du Strudlhof, véritables joyaux de l’Art nouveau, nous invitent à une promenade empreinte d’histoire et de finesse architecturale. Conçus en calcaire de Mannersdorf, ces 58 marches, savamment disposées pour surmonter une différence de hauteur d’environ 11 mètres, témoignent d’un savoir-faire méticuleux et d’un esprit de modernité qui se marie harmonieusement avec l’esthétique d’un passé révolu. En empruntant les rampes élégamment ciselées, nous sentons l’âme de la ville qui s’exprime dans chaque détail : la régularité des marches, la douceur des courbes, et l’équilibre subtil entre fonctionnalité et beauté.
Au détour de notre ascension, nos regards se posent sur la fontaine murale à deux niveaux, connue sous le nom de Strudlhofbrunnen, qui orne la partie supérieure du bassin. Un masque en forme de gargouille, sculpté avec finesse, se détache sur le mur, ajoutant une touche de mystère et d’imagination à l’ensemble. Nous nous rappelons alors les anecdotes locales racontant que cette figure, mi-ange mi-démon, symbolisait jadis la dualité de l’âme humaine, entre protection et avertissement.
Arrivés au premier palier, nous découvrons une petite niche recouverte de mosaïques, où une gargouille, prenant la forme d’une gueule de poisson, semble veiller silencieusement sur les promeneurs. Ce détail ornemental, minutieusement restauré au fil des ans, nous transporte dans une époque où chaque motif, chaque sculpture, racontait une légende, incarnant le riche héritage culturel et civilisateur de Vienne.
Au fil de notre exploration, nous sommes emportés par l’ambiance qui règne ici, entre passé glorieux et modernité vibrante. Ces escaliers ne se contentent pas de relier deux niveaux de la ville : ils tracent un circuit touristique fascinant, invitant les visiteurs à un voyage sensoriel et historique où chaque pas est une découverte. En arpentant ces marches, nous ressentons l’énergie collective des générations qui ont foulé ces lieux, mêlant récits anciens et souvenirs contemporains, et nous quittons les Escaliers du Strudlhof avec le sentiment d’avoir vécu un instant précieux, témoin de l’union entre art, histoire et civilisation viennoise.
VOTIVKIRCHE
Lors de notre visite à Vienne, l’une des églises les plus remarquables est la #Votivkirche, un magnifique édifice néo-gothique situé sur la Ringstrasse, construit en remerciement pour une tentative d’assassinat ratée contre l’empereur François-Joseph.
À l’oratoire surélevé de l’église se trouve un musée renfermant des chefs-d’œuvre historiques.
Les églises votives sont généralement érigées en signe de reconnaissance pour avoir été sauvées d’une situation d’urgence, d’où leur nom.
Cette basilique néo-gothique à trois nefs, dans le style d’une cathédrale française, est l’un des édifices les plus importants de l’historicisme européen. En raison de son emplacement sur la Ringstrasse, elle est également surnommée la « cathédrale de la Ringstrasse ». Ses deux tours imposantes, d’une hauteur de 99 mètres, en font la deuxième plus haute église de Vienne après la cathédrale Saint-Étienne. Ses 78 fenêtres en mosaïque de verre sont également célèbres et présentent des motifs modernes depuis leur restauration dans les années 1970.
HÔTEL DE VILLE
Un autre bâtiment remarquable est le monumental hôtel de ville (#Rathaus) de style néogothique et son parc, que l’on découvre après le Parlement en remontant le Ring vers l’ouest.
Cet édifice est à la fois un patrimoine historique et un espace d’animation. Entouré de jardins et précédé d’une grande place où ont lieu de nombreuses manifestations culturelles importantes, on distingue au sommet du beffroi de l’édifice, qui culmine à 98 mètres, le Chevalier de Fer (#Eiserne #Rathausmann), l’emblème de la ville. Dans les jardins, des statues sont érigées en l’honneur des personnalités qui ont marqué l’histoire de Vienne.
De nombreux événements et animations se déroulent devant le Rathaus. En décembre, il accueille le grand marché de Noël, et le 1er janvier, le concert du Nouvel An est retransmis sur écran géant dans les jardins. En janvier et février, une immense patinoire est installée sur le parvis.
En juillet et août, des projections gratuites de films musicaux ont lieu sur grand écran dans le cadre du festival de musique, accompagnées de stands de bière dans les jardins.
À noter également que c’est devant le Rathaus que se produisent les cirques et que sont diffusés les événements sportifs internationaux.
FREYUNG
Nous arrivons sur la place Freyung et, dès que nous posons le pied sur ce passage couvert, nous sommes enveloppés par une atmosphère intemporelle. La coupole à six pans qui s’élève au-dessus de nous, les escaliers en marbre finement ciselés qui nous guident vers une fontaine centrale élégante, tout ici nous parle d’un passé où le raffinement et l’architecture se mêlaient avec une grâce inégalée. Nous déambulons en admirant les vitrines soignées des boutiques, où la qualité des produits proposés nous invite à une pause gourmande et à la découverte de petits trésors locaux.
En regardant autour de nous, nous ne manquons pas de remarquer que la place est encadrée par certains des palais les plus beaux de la ville, tels que ceux de Ferstel, Daun Kinsky, Harrach et Schönborn Batthyany. Nous sommes particulièrement fascinés par le palais Harrach, édifié en 1680, dont l’élégance intemporelle s’exprime aujourd’hui à travers une boutique de bagages de luxe, rappelant la noblesse d’antan. Nous prenons également le temps de flâner près du petit marché bio installé sur la place, où les senteurs fraîches et les couleurs vives des produits nous transportent dans un univers authentique et vivant.
Au fil de notre promenade, chaque pierre, chaque détail architectural nous raconte une histoire. Nous imaginons les conversations animées d’antan, les promenades aristocratiques et les échanges raffinés qui se déroulaient ici, donnant vie à ce lieu emblématique de la ville. Ce circuit touristique, riche en anecdotes et en découvertes, nous offre une immersion totale dans l’histoire et la civilisation viennoise, mêlant l’héritage d’une époque révolue à la vitalité contemporaine d’une ville toujours en mouvement.
En quittant Freyung, nous emportons avec nous le souvenir d’un moment suspendu dans le temps, où l’élégance et l’authenticité se conjuguent pour nous rappeler combien chaque détail du passé peut continuer à inspirer et à enrichir notre présent.
ÉGLISE SAINT-RUPERT (RUPRECHTSKIRCHE)
Au cœur du centre historique de la ville se trouve cette petite église, la plus ancienne de Vienne, bien que cette affirmation soit de plus en plus contestée.
On dit qu’elle a été construite en 740, puis reconstruite et modifiée à plusieurs reprises au cours de son histoire. Elle est dédiée à saint #Rupert de Salzbourg, le patron des bateliers du sel de Vienne, dont une statue est installée dans la partie nord de la tour principale. L’église donne sur la jetée du canal du Danube où opéraient les marchands de sel.
Malgré son origine remontant à une ancienne colonie romaine, cette église est toujours ouverte au culte et accueille également des concerts. Elle est particulièrement connue pour abriter les cloches les plus anciennes de Vienne, datant d’environ 1280, ainsi que le plus ancien vitrail de la ville, datant de 1370, représentant un Christ crucifié et la Vierge à l’Enfant. Lorsque le soleil brille à travers ce vitrail, c’est un spectacle enchanteur…
Dans une petite salle à l’arrière de l’église, vous pouvez allumer un cierge devant une rare Vierge noire à l’Enfant.
Ce lieu se distingue par son style différent du baroque omniprésent ailleurs. Il n’est pas rare, lors d’une visite, de pouvoir assister à des concerts en direct. Par exemple, ce jour-là, une répétition d’un concerto avec un piano et un violon se déroulait : l’église Saint-Rupert sert en effet de cadre charmant pour des concerts de musique ancienne tout au long du Festival de Vienne au printemps.
#HOHERMARKT
Nous avons découvert le Hohmarkt, une place qui, depuis l’époque romaine, a toujours été au cœur de la vie citadine. Nous avons appris que c’est ici que Marc Aurèle y a trouvé la mort, un fait historique qui confère à ce lieu une aura tragique et mystérieuse.
Au Moyen Âge, la place servait de lieu d’exécution pour les condamnés, contrastant étrangement avec l’ambiance bon enfant des marchands de poisson et de fripes qui, à quelques pas, criaient leurs étals animés. Nous avons également exploré les ruines romaines souterraines, dont l’accès est ouvert aux visiteurs, nous offrant ainsi un véritable voyage dans le temps au cœur d’une histoire qui se mêle aux vestiges architecturaux.
Aux numéros 10-11, nous avons été captivés par l’Ankeruhr, ou carillon Anker, qui, à midi pile, se met en marche pour donner vie à une parade musicale de 12 figurines historiques autrichiennes – parmi lesquelles figurent Marc Aurèle, Marie-Thérèse et Eugène de Savoie – transformant la place en un théâtre d’histoire et de culture.
Cette promenade nous a permis de parcourir un circuit touristique riche en anecdotes, en patrimoine et en émotions, où chaque détail nous racontait la fusion de civilisations et l’évolution d’un lieu emblématique.
CATHÉDRALE SAINT-ÉTIENNE (#STEPHANSDOM)
Nous nous sommes aventurés dans le cœur de Vienne, où se dresse la majestueuse cathédrale Saint-Étienne, ou Stephansdom, véritable emblème de la ville. Dès notre arrivée sur la place éponyme, nous avons été submergés par la beauté et la grandeur de cet édifice historique, dont le dôme étincelant et les quatre clochers, chacun culminant à 44 mètres, attirent tous les regards. Nous avons appris que c’est dans cette même église que Mozart a épousé Constance Weber en 1782, un épisode qui ajoute une touche de romantisme à ce lieu déjà chargé de mémoire.
En observant de plus près la structure, nous avons constaté que la cathédrale, qui doit ses origines à une ancienne basilique romane du XIIe siècle, a su conserver son portail central, surnommé la Porte des Géants, ainsi que les deux tours des Païens ornées de statuettes représentant à la fois des démons et des figures pieuses. La construction gothique, commencée en 1359 sous l’impulsion de Rodolphe IV de Habsbourg, le « Bâtisseur », se marie avec une exubérance baroque en hommage à la Vierge, rappelant que la victoire de Vienne contre les Turcs eut lieu le jour de sa fête, en 1683.
À l’extérieur, nous avons été fascinés par les gargouilles qui semblent repousser les esprits maléfiques, tandis que l’intérieur de la cathédrale nous a émerveillés par sa grande nef à trois vaisseaux, ses voûtes cintrées culminant à environ 40 mètres et ses détails gothiques minutieux. Nous avons gravis les quelque 300 marches menant à la tour des Gardes, haute de 136 mètres, la troisième plus haute clocher d’Europe centrale après ceux d’Ulm et de Cologne, pour atteindre le sommet de la tour de Pummerin. C’est là que repose le plus gros bourdon d’Autriche, dont la sonnerie célèbre le Nouvel An. Nous avons appris que l’original, forgé à partir du métal des canons turcs capturés en 1683, fut brisé lors d’un incendie pendant la Seconde Guerre mondiale, et que la cloche actuelle est une copie offerte par la province de Haute-Autriche en 1952.
Au cours de notre visite guidée, nous avons découvert également les catacombes abritant les tombeaux d’évêques et de plusieurs empereurs. Dans la nef de droite, nous avons admiré le tombeau en marbre rouge de l’empereur Frédéric III, qui avait obtenu du Vatican le statut d’évêché indépendant pour Vienne. La chaire, exécutée vers 1515 par Anton Pilgram et ornée d’un autoportrait de l’artiste, nous a particulièrement impressionnés, témoignant du savoir-faire exceptionnel de l’époque. En outre, nous avons accédé à la crypte ducale, où un retable en bois magnifiquement sculpté datant de 1507 nous transportait dans un autre temps.
Tout au long de notre périple, chaque pierre, chaque sculpture et chaque détail architectural nous racontaient l’histoire tumultueuse et la richesse culturelle de Vienne, où se mêlent le passé médiéval et l’éclat baroque. Nous avons quitté la cathédrale Saint-Étienne avec un profond sentiment d’admiration, conscients d’avoir effleuré l’âme d’une ville qui, depuis des siècles, se dresse comme un phare de la civilisation européenne.
ÉGLISE SAINT-PIERRE (#PETERSKIRCHE)
Nous avons quitté l’animation du Graben pour nous diriger vers l’église Saint-Pierre, ou Peterskirche, et dès notre approche, nous avons été saisis par l’élégance baroque de cet édifice du début du XVIIIe siècle. Selon la tradition, cette église aurait même été fondée par Charlemagne en l’an 800, un récit qui ajoute une dimension mythique à son histoire déjà prestigieuse. En pénétrant dans l’édifice, nous avons immédiatement remarqué que chaque détail était imprégné de symboles de la sainte Trinité, que ce soit sur le maître-autel, la chaire précieuse ou les fresques qui ornent la coupole.
La vénération de la Sainte-Vierge se fait également ressentir à travers de nombreuses représentations : une Vierge immaculée trône sur le maître-autel, tandis qu’un Cœur immaculé de Marie, ainsi que des images délicates de Notre-Dame du Bon Secours et de Notre-Dame du Bon Conseil, embellissent les autels latéraux. Nous avons été particulièrement touchés par le couronnement de la Sainte-Vierge figurant sur la fresque de la coupole, et par la représentation émouvante du martyre de Saint Jean Népomucène, visible en face de la chaire.
En levant les yeux, nous avons admiré la magnifique coupole, richement encadrée de vitraux enchâssés et de fresques en relief représentant les quatre Pères de l’Église latins, installés dans les écoinçons. Au-dessus de l’arc de triomphe, le blason impérial orné de la devise de l’empereur Léopold Ier nous rappelait l’époque glorieuse où l’art baroque se mêlait à l’autorité impériale.
Chaque élément de cette église nous parlait d’une histoire millénaire, d’un dialogue entre le sacré et le profane, et d’une civilisation qui a su élever la beauté au rang d’expression spirituelle. En nous promenant dans le centre historique de Vienne, nous avons intégré cet arrêt comme l’une des étapes clés de notre circuit touristique, qui nous permet de découvrir non seulement des chefs-d’œuvre architecturaux, mais aussi de ressentir l’âme de la ville.
Nous avons ainsi quitté Peterskirche avec l’impression d’avoir effleuré le mystère et la grandeur d’une époque révolue, mais toujours vivante dans les pierres, les fresques et les vitraux de cette église, qui continue de fasciner et d’inspirer tous ceux qui s’y aventurent.
GRABEN
L’histoire urbaine du #Graben remonte à l’époque romaine, lorsque le camp de Vindobona s’est établi sur ce site. Au Moyen Âge, un château fort remplace l’enceinte du camp romain, et au XIIe siècle, les Babenberg agrandissent la ville en comblant le fossé pour créer le Graben, la principale artère de la ville. Au fil des siècles, de nouvelles constructions voient le jour autour du Graben, en faisant un lieu important de marché et de commerce dès la Renaissance.
Au XIXe siècle, les propriétaires embellissent les façades de leurs maisons avec des éléments baroques, et le Graben devient un lieu de promenade et d’installation de magasins de luxe. En 1974, il devient la première rue piétonne de Vienne, et la zone piétonne s’étend aux rues adjacentes lors de la construction du métro.
Le #Graben abrite plusieurs bâtiments remarquables, dont la maison #Anker construite en 1894 par Otto Wagner, qui fut la résidence de l’artiste #Hundertwasser. On y trouve également le palais baroque Bartolotti-Partenfeld du XVIIIe siècle, le Generalihof construit entre 1794 et 1795, et le Grabenhof, construit en 1873 par les architectes Thienemann et Wagner. De nombreuses manifestations culturelles ont lieu dans ces édifices. La colonne de la Peste, érigée en 1679 au milieu du Graben, commémore la grande épidémie de peste qui a frappé la ville. Deux fontaines ornent également la rue, dont une aux quatre têtes de lion datant de 1455, construite pour lutter contre les incendies, et une autre datant de 1561, ornée de statues de plomb.
À ne pas manquer, les magnifiques WC souterrains dans un style Art nouveau, construits en 1905 par l’architecte Adolf Loos.
CRYPTE IMPÉRIALE DES CAPUCINS (#KAPUZINERGRUFT)
Nous avons pénétré dans la crypte impériale des Capucins, connue en allemand sous le nom de Kapuzinergruft, et aussitôt nous avons été envahis par une atmosphère de recueillement et d’histoire. Ce lieu, où reposent de nombreux membres de la famille impériale autrichienne, nous transporte dans le temps, évoquant les fastes d’une époque révolue. Nous avons appris que l’ordre religieux des Capucins avait été introduit à Vienne par Marco Di Aviano, et que cette crypte fut commandée au XVIIe siècle par l’impératrice Anna pour accueillir dignement les défunts de la lignée impériale.
Au fil de notre visite guidée, nous avons découvert que pas moins de douze empereurs, dix-sept impératrices et de nombreux archiducs reposent ici, faisant de cet édifice un véritable sanctuaire de l’histoire impériale. Parmi les personnalités célèbres qui y reposent, nous avons entendu parler de l’impératrice Marie-Thérèse, de l’empereur François Ier, duc de Lorraine, et bien sûr de l’impératrice Sissi, dont la renommée traverse les siècles. Le dernier membre de la famille à y être inhumé est Otto de Habsbourg, fils de l’empereur Charles Ier, ajoutant une touche contemporaine à ce lieu chargé de mémoire.
Nous avons été particulièrement fascinés par les procédés funéraires évoqués, comparables à ceux des pharaons égyptiens, où les défunts étaient préparés avec soin avant d’être placés dans leur tombeau final, leurs cœurs étant conservés dans des urnes spéciales disposées au-dessus de certains sarcophages. Les tombeaux en bronze, d’un art qui oscille entre sobriété cléricale et exubérance baroque, témoignent des influences multiples qui ont marqué l’histoire artistique de l’Europe centrale.
Alors que nous avancions dans le silence solennel de la crypte, chaque pas résonnait comme une invitation à méditer sur le destin des grands personnages qui ont façonné l’histoire de l’Empire autrichien. Les murs, ornés de détails sculpturaux, semblaient raconter à eux seuls les récits de gloire et de tragédie. Le guide nous expliqua que la visite de cette crypte, qui fait désormais partie intégrante des circuits touristiques culturels de Vienne, est non seulement une expérience historique mais aussi religieuse, où le silence et le respect sont de mise.
En quittant ce lieu empreint de solennité, nous avons ressenti une profonde admiration pour la manière dont la mémoire impériale a été préservée dans ces murs. Ce circuit, qui nous a permis de plonger dans les mystères de l’histoire autrichienne, nous rappelle que chaque pierre, chaque sculpture, témoigne des ambitions, des sacrifices et des espoirs d’une époque où le pouvoir et la spiritualité se confondaient pour écrire l’histoire d’un empire.
COMPLEXE DE LA HOFBURG
La découverte du quotidien de l’impératrice #Sissi vous plongera dans les dédales du palais impérial, ses cours animées, et même dans son école d’équitation.
Il peut être difficile de tout visiter en une seule journée, à moins de se précipiter. Cependant, cela dépendra de votre intérêt pour l’histoire des #Habsbourg.
Certains visiteurs très actifs culturellement réussissent à tout voir en deux heures ! Au programme : les appartements impériaux de Sissi avec leur collection d’argenterie, le trésor impérial de Vienne, l’école d’équitation espagnole renommée pour ses somptueux lipizzans, le trésor impérial, la bibliothèque nationale avec sa salle d’apparat, les musées du Neue Burg, et même l’église des Augustins réputée pour ses offices chantés.
Musée Sissi, appartements impériaux et collection d’argenterie.
Nous avons pénétré dans le Musée Sissi, et dès le rez-de-chaussée, nous avons été émerveillés par une collection d’argenterie, de porcelaine et de cristallerie appartenant aux Habsbourg, autant d’objets témoignant du faste et du raffinement de la cour impériale. Chaque pièce, finement ouvragée, nous racontait l’histoire d’une époque de luxe absolu, où le moindre détail reflétait le goût exquis et le prestige de la famille impériale.
En montant à l’étage supérieur, nous avons découvert le musée Sissi qui nous a plongés dans l’intimité de l’impératrice. Nous avons pu admirer certains de ses objets personnels, tels que ses toilettes raffinées et son wagon privé, qui offrent un aperçu saisissant de la vie quotidienne au cœur de l’opulence impériale. Ces expositions, mêlant témoignages historiques et objets personnels, nous ont permis de ressentir la délicatesse et la complexité d’une femme qui a marqué l’histoire par son charme et sa tragédie.
Nous avons ensuite exploré les somptueux appartements impériaux, décorés dans le style caractéristique de l’époque de François-Joseph au XIXe siècle. En arpentant ces pièces richement meublées, nous avons été fascinés par l’élégance des meubles anciens, la finesse des détails architecturaux et la palette de couleurs qui évoque le faste d’une époque révolue. Chaque salon, chaque chambre nous invitait à imaginer la vie quotidienne de la cour, entre dîners fastueux et réunions d’État, et nous rappelait l’importance de ce patrimoine culturel qui continue d’inspirer.
Cette visite nous a offert bien plus qu’un simple aperçu de l’histoire impériale : elle nous a permis de vivre une expérience immersive, où chaque objet, chaque espace raconte l’histoire d’un temps où le pouvoir et l’art se rejoignaient pour créer un véritable chef-d’œuvre de raffinement et de beauté. Nous repartons de ce lieu avec l’âme enrichie et le cœur empreint de la nostalgie d’une époque qui, à travers ces collections et ces appartements, continue de briller de mille feux.
L’école d’équitation espagnole.
Nous pénétrons dans la lumière dorée de la Winterreitschule, où les effluves de cuir et de foin se mêlent à quatre siècles d’histoire équestre. Depuis 1572, ces murs baroques élevés par les Habsbourg résonnent du martèlement des sabots des lipizzans, ces étalons blancs sculptés par l’alliance entre chevaux espagnols et lignées italiennes. Leur robe neigeuse, symbole de pureté impériale, contraste avec les stucs dorés de la salle d’apparat conçue par Joseph Emanuel Fischer von Erlach – un écrin de colonnes corinthiennes et de balcons ouvragés où l’aristocratie venait juger l’équilibre entre discipline militaire et grâce chorégraphique.
Nos pas résonnent sous les lustres de cristal qui éclairent les « airs relevés », ces figures aériennes héritées des champs de bataille renaissance. Les écuyers en redingote noire, héritiers des palefreniers de Charles VI, murmurent encore des commandements en français – langue des manuels équestres du XVIIIe siècle. Nous racontons aux visiteurs comment, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Américains exfiltrèrent la harde vers l’Autriche lors de l’opération Cowboy, sauvant ce patrimoine génétique unique.
Pour saisir l’essence du lieu, nous conseillons les entraînements matinaux : à l’aube, quand la lumière filtre par les 46 fenêtres en ogive, on voit naître le pas espagnol ou la pirouette, chaque muscle des chevaux dialoguant avec la pression infime des mollets de leur cavalier. Les galas du soir, eux, déploient la « quadrille des baladins » sur des menuets de Mozart – mieux vaut réserver des mois à l’avance pour les loges impériales, d’où l’on admire aussi les peintures en trompe-l’œil du plafond.
Nous montrons du doigt les stalles numérotées du manège, chacune dédiée à un étalon dont le nom croate rappelle leur berceau originel : Lipica. Une anecdote circule parmi les grooms : certains chevaux, comme le légendaire Neapolitano Africa, refusaient de travailler sauf au son du violon d’un palefrenier tsigane. Le circuit initiatique passe par les écuries voûtées du Stallburg – plus ancien bâtiment Renaissance de Vienne – où l’on peut observer le rituel des longes enrubannées et des brosses en crin de sanglier.
Nous terminons par les écuries d’été de Heldenberg, à 40 km de là, où les poulains découvrent les premières volte sous les tilleuls. Un conseil aux novices : guettez les jours où la neige tombe sur Vienne. C’est alors que les lipizzans, semblables à des spectres de marbre, accomplissent leur plus belle prouesse – faire oublier, le temps d’un levade parfait, que la gravité existe.
Trésor impérial de Vienne.
C’est la plus grande salle du trésor au monde présentant couronnes impériales, trésor du Saint-Empire romain germanique avec la Couronne impériale et la Sainte Lance, trésor de l’ordre de la Toison d’or, bijoux de l’impératrice Élisabeth ou encore la plus grosse émeraude taillée du monde.
Salle d’apparat de la bibliothèque nationale.
Un chef-d’œuvre de pièce baroque d’un faste incomparable, ancienne salle de la bibliothèque de la Cour, avec sa coupole, ses putti et ses statues regardant au ciel.
Bibliothèque nationale.
Ses salles de lecture sont grandioses. Elle abrite le musée du Papyrus, plus grande collection au monde de papyrus, et celui de l’Esperanto.
Musées du Neue Burg.
Le bâtiment abrite 3 musées : la Collection impériale d’Armes et d’Armures de Maximilien II (1527-1576), celle des Instruments de musique historiques et l’Ephesos Museum, musée antique avec des vestiges grecs d’Ephèse.
La chapelle de la Hofburg.
Ici jouaient les musiciens de la Cour, Mozart, Salieri ou Bruckner. Messe chantée le dimanche matin (sauf l’été) par les Petits Chanteurs de Vienne, l’un des chœurs les plus anciens au monde fondé en… 1498.
Augustinerkirche.
L’une des plus importantes églises de la Cour impériale, à l’intérieur richement paré. Réputée pour sa musique durant la messe dominicale. On y accède depuis l’extérieur du complexe de la Hofburg.
Vous pourrez aussi faire du shopping dans deux boutiques et vous attabler au café Hofburg.
OPÉRA NATIONAL
Nous pénétrons un édifice néo-Renaissance italienne où chaque ornement raconte l’ambition des Habsbourg. Conçu par Auguste von Sicardsburg et Eduard van der Nüll, l’Opéra de Vienne déploie 2 200 places sous des voûtes recouvertes de stucs dorés à la feuille. Les critiques de 1869, qui moquèrent sa façade jugée trop massive par rapport au Ring, conduisirent les architectes au suicide – une tragédie occultée lors de l’inauguration en grande pompe avec Don Giovanni, sous les yeux de l’empereur François-Joseph. Le hall d’entrée, reconstruit à l’identique après les bombardements de 1945, aligne 1 024 lampes à gaz électrifiées le long d’un escalier en marbre de Carrare, chaque marche taillée pour amortir le bruissement des robes de soie.
La salle principale, chef-d’œuvre d’acoustique, combine bois de chêne vieilli et velours grenat – 47 loges s’étagent autour d’un lustre de 3,1 tonnes, dont les 1 200 cristaux de Bohême diffusent une lumière dorée étudiée pour ne jamais éblouir les spectateurs. Les fresques du plafond, peintes par Moritz von Schwind, illustrent des scènes de La Flûte enchantée, leurs angelots musiciens semblant flotter à 25 mètres de hauteur. Un détail architectural étonnant : les colonnes corinthiennes du parterre sont creuses, dissimulant un réseau de conduits acoustiques perfectionnés par Gustav Mahler en 1897.
Les visites guidées révèlent des trésors méconnus : le foyer des arcades, où des médaillons en mosaïque byzantine célèbrent les compositeurs germaniques, ou les écuries souterraines transformées en salle de répétition pour les ballets. On y découvre aussi le mécanisme scénique du XIXe siècle – un système de poulies et contrepoids en chêne actionné manuellement, capable de soulever 12 tonnes de décors en 30 secondes. L’ascenseur hydraulique original, alimenté par un réservoir d’eau de 40 000 litres, fonctionne encore pour les productions historiques.
Pour assister à une représentation, le Staatsoper propose 170 spectacles annuels, des Tétralogies wagnériennes aux opérettes de Strauss. Les 567 places assises en parterre exigent une réservation six mois à l’avance, mais 102 places debout à 15€ (disponibles 80 minutes avant le rideau) offrent une vue plongeante sur la fosse orchestrale. Une astuce méconnue : les miroirs inclinés le long des balcons, installés en 1870, permettent aux spectateurs des derniers rangs de voir les reflets des chanteurs.
En été, quand la troupe principale part en tournée, des productions alternatives investissent des lieux insolites : la Cavalleria Rusticana jouée dans les anciennes écuries impériales de la Hofburg, ou Carmen adaptée dans le pavillon de chasse de Lainzer Tiergarten. Ces versions réduites, accessibles dès 25€, préservent l’orchestration originale grâce à une acoustique calculée par des ingénieurs du son de la Wiener Philharmoniker.
Le saviez-vous ? Le salon de thé attenant, orné de fresques représentant les Neuf Muses, sert chaque matin un Frühstück impérial avec vue sur le portail sud – celui-là même où, en 1938, Herbert von Karajan entra clandestinement pour diriger Tristan und Isolde sous surveillance nazie. Aujourd’hui, les murs portent encore les stigmates des impacts de shrapnel soigneusement conservés, témoins silencieux de la nuit du 12 mars 1945 où une bombe alliée détruisit la scène avant d’être reconstruite pierre par pierre.
NASCHMARKT
Nous foulons les pavés inégaux du Naschmarkt, où l’odeur du cumin frais se mêle au chant des moineaux nichés dans les ferronneries Art nouveau. Depuis le XVIe siècle, ce ruban de 1,5 km entre le 5e et le 6e arrondissement vit au rythme des paniers d’osier et des chariots à bras. À l’origine simple marché au lait – d’où son nom, dérivé des « Aschen » (récipients en terre cuite) –, il prit son essor en 1916 sous l’impulsion de l’empereur François-Joseph, qui fit paver cette ancienne route de transport de bois pour y installer 120 étals permanents.
Nos yeux s’accrochent aux façades ondoyantes des immeubles Otto Wagner bordant la Linke Wienzeile. Le numéro 38, avec ses anges dorés cueillant des fruits stylisés, et le Majolikahaus recouvert de 2 500 carreaux de céramique florale, témoignent de la Sécession viennoise. Plus loin, les stations de métro Karlsplatz et Kettenbrückengasse déploient leurs structures en fonte et verre – chef-d’œuvre fonctionnaliste conçu en 1898 pour le premier réseau urbain d’Europe.
Nous nous frayons un chemin entre les pyramides de poivrons rouges et les tonnelets d’olives macérées. Sur les 120 stands, on trouve autant de houmous libanais que de saucisses de deer stag autrichien, reflet des vagues migratoires du XXe siècle. Un vendeur turc nous explique que son échoppe existe depuis 1964, quand son grand-père troquait des épices contre des tickets de rationnement. À midi, les bancs de l’Urbanek se couvrent de banquiers en costume dévorant des Backhendl (poulets frits) accompagnés de Schilcher, ce vin rosé pétillant qui colore les verres en un clignement d’œil.
Le samedi, le marché se métamorphose : 400 brocanteurs installent leurs trésors entre les étals à melons. Nous dénichons une médaille soviétique de 1957 chez un ancien garde-frontière hongrois, tandis qu’une commerçante propose des poignées de porte Biedermeier à côté de vinyles de Falco. Une anecdote circule : en 1973, lors des travaux du U4, des ouvriers découvrirent sous le pavillon aux poissons un bunker nazi rempli de caisses de champagne – certaines bouteilles finirent en apéritif pour l’équipe municipale…
Pour une expérience complète, nous suivons l’itinéraire conseillé par les habitués : départ à la station Karlsplatz, avec un Mélange (cappuccino viennois) chez Coffee Pirates, puis achat de Marillenknödel (dumplings à l’abricot) chez Mutter Erde. Après un détour par le pavillon aux fromages affinés dans des grottes alpines, on s’attable au Neni pour un plateau de mezze face à la fresque murale représentant Sissi en version street art. L’escapade s’achève à Kettenbrückengasse par une dégustation de vin grec retsina dans des gobelets en plastique, sous l’œil bienveillant des gargouilles Otto Wagner.
Un conseil : venez à 8 h en semaine pour observer les restaurateurs étoilés choisir leurs champignons des bois, ou à 17 h le vendredi quand les producteurs de Wachau offrent des gorgées de Riesling à même le fût. Et n’oubliez pas le « Naschmarkt-Sackerl » – ce cabas réutilisable vendu à l’entrée, devenu le symbole d’un lieu où se côtoient depuis cinq siècles sacs en toile de jute et robes de soie.
Parmi les plaisirs à ne pas manquer figurent le vin chaud (même par 24°C en automne), les huîtres, le vin pétillant grec, et bien sûr, l’ambiance animée qui invite à s’attabler et à profiter de l’instant.
ÉGLISE SAINT-CHARLES-BORROMÉE
Nous avons découvert l’histoire fascinante de l’Église Saint-Charles Borromée à Vienne en nous laissant porter par la mémoire d’un temps où la foi se mêlait aux drames de la peste. Dès notre arrivée, nous avons lu avec émotion l’inscription sur la façade, qui nous rappelle que, en 1713, plus de 8000 vies furent fauchées par une épidémie terrible. Nous nous sommes alors immergés dans ce récit où l’espérance se trouve au cœur même de la souffrance, et nous avons ressenti la solennité de l’engagement de l’Empereur Charles VI, qui, en ces heures sombres, fit le voeu de bâtir en l’honneur de Saint Charles Borromée, le protecteur des victimes.
En levant les yeux vers le fronton triangulaire qui couronne le portail, nous avons contemplé l’ange vengeur brandissant son épée, figure imposante veillant sur la cité et évoquant les pleurs d’une population implorant le salut. Nous avons perçu en cette scène toute la force de l’alliance entre le divin et le terrestre, résonnant avec l’invocation « Vota men reddam in conspectu timentium deum » et « Que j’accomplisse le voeu que j’ai formé au rgard de ceux qui craignent Dieu ».
À l’intérieur, nous avons pénétré dans un espace d’une magnificence inouïe, où de grands piliers de marbre soutiennent l’entablement et nous conduisent vers une fresque aux couleurs vibrantes, ouvrant sur un ciel quasi infini. Grâce à un ascenseur temporaire, installé durant la restauration de la coupole, nous avons pu nous rapprocher de ce chef-d’œuvre et en admirer chaque détail avec une admiration grandissante.
Au fil de notre visite, nous avons constaté que l’architecture de l’église se révèle comme un récit vivant, mêlant des éléments issus de différentes époques. Nous avons perçu le crescendo artistique qui part de la révélation divine, symbolisée par l’ange, traverse l’héritage antique représenté par le temple et ses colonnes, et s’ouvre finalement aux influences byzantines incarnées par le narthex. La coupole baroque, surmontée d’une croix dorée, rayonne telle une auréole qui unifie l’ensemble des styles et raconte l’histoire d’une civilisation en perpétuelle quête de beauté et de spiritualité.
Nous avons poursuivi notre exploration en gravissant un escalier qui nous a menés à une plateforme panoramique, d’où nous avons pu admirer l’édifice dans sa globalité et apprécier les moindres détails de sa conception. Ce moment de contemplation s’est transformé en un véritable circuit touristique, riche d’anecdotes et de découvertes, où chaque pierre et chaque coup de pinceau semblent nous raconter la lutte et la résilience d’un peuple. Ensemble, nous avons partagé cet instant unique, où l’histoire, la foi et l’art se conjuguent pour nous offrir une vision profonde et inoubliable de l’Église Saint-Charles Borromée.
BELVÉDÈRE
Le splendide château baroque du Belvédère abrite l’une des collections artistiques les plus importantes d’Autriche, comprenant des œuvres majeures de Gustav Klimt, Egon Schiele et Oskar Kokoschka.
Cet ensemble architectural remarquable se compose de deux parties distinctes, le Haut Belvédère et le Bas Belvédère, reliés par un jardin à la française.
Au sommet des escaliers du grand hall du Haut Belvédère, se trouve la salle où, en 1955, les Alliés et les représentants de l’État autrichien ont signé le célèbre « Staatsvertrag », marquant ainsi le début de la seconde République autrichienne et le retrait des troupes d’occupation.
Le Belvédère supérieur présente un style plus baroque que le Belvédère inférieur. Depuis le grand hall de marbre, la vue sur les jardins est tout simplement magnifique. Récemment réaménagé, le Belvédère supérieur abrite la plus grande collection d’art autrichien, allant du Moyen Âge à nos jours, incluant également des œuvres d’artistes étrangers tels que Claude Monet, Vincent Van Gogh et Max Beckmann. Il est surtout renommé pour abriter la plus grande collection mondiale de peintures de Gustav Klimt, notamment son célèbre tableau Le Baiser, ainsi que plusieurs chefs-d’œuvre d’Egon Schiele et d’Oskar Kokoschka. En outre, l’art de l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre est présenté au deuxième étage du Belvédère supérieur.
Le Belvédère inférieur et l’ancienne orangerie du château accueillent des expositions temporaires de qualité sur l’art autrichien dans un contexte international, en accord avec la mission originale définie en 1903. Ces expositions permettent de mettre en valeur diverses facettes de l’art autrichien, offrant aux visiteurs une expérience enrichissante et diversifiée.
Les jardins du Belvédère sont renommés pour leur paysagisme baroque, offrant un cadre magnifique pour se promener et se détendre. Le Jardin alpin, situé dans le parc du château, est considéré comme le plus ancien d’Europe et témoigne de la richesse historique et botanique de ce lieu.
Alors que le Belvédère supérieur était principalement dédié à la représentation, le Belvédère inférieur servait quant à lui de résidence réelle du prince. Cette dualité entre les fonctions représentatives et résidentielles confère au château une dimension historique et culturelle unique, faisant du Belvédère un site incontournable pour les amateurs d’art et d’histoire.
Le Belvédère 21, qui était à l’origine le pavillon de l’exposition universelle de 1958, est aujourd’hui consacré à l’art autrichien des XXe et XXIe siècles. C’est un espace culturel dynamique où sont présentées des œuvres d’artistes contemporains, offrant aux visiteurs un aperçu de la création artistique autrichienne moderne et contemporaine.
Le cinéma Blickle Kino, situé également dans le Belvédère 21, est un témoignage remarquable de l’histoire cinématographique de Vienne. Il est le seul cinéma de la ville à être resté intact depuis les années 1950, préservant ainsi une atmosphère authentique et nostalgique. Ce cinéma offre aux cinéphiles l’opportunité de découvrir des films dans un cadre historique unique, ajoutant une dimension supplémentaire à l’expérience culturelle proposée par le Belvédère.
MAISON HUNDERTWASSER
Nous avons découvert, au détour d’une rue viennoise, ce lieu singulier qui défie toutes les conventions.
En nous approchant, nous avons tout de suite perçu l’esprit libre et audacieux qui règne dans cet édifice aux couleurs chatoyantes et aux formes irrégulières.
Nous avons été frappés par l’harmonie surprenante qui unit architecture et nature, alors que l’artiste a su intégrer végétation et courbes organiques dans un ensemble où chaque détail semble raconter une histoire d’innovation et d’émotion.
Nous avons arpenté les espaces communs, véritables invitations à la convivialité, et partagé ensemble l’émerveillement face à une création qui, tout en défiant le style traditionnel, rend hommage à la vie et à l’imprévu.
Nous avons ressenti l’âme du visionnaire qui, en imaginant ce lieu à la fois grand et intimiste, a voulu offrir à chacun un havre de liberté, loin des circuits touristiques habituels.
En flânant, nous avons également appris l’existence d’un musée consacré à cet architecte singulier, nous offrant ainsi l’opportunité de plonger encore plus profondément dans une vision artistique qui continue d’inspirer étudiants et architectes du monde entier.
PRATER DE VIENNE ET GRANDE ROUE



LE CHATEAU DE SCHÖNNBRUN
À la fin du XVIIe siècle, l’empereur Léopold Ier confia à Johann Bernhard Fischer von Erlach, un architecte baroque formé en Italie, la tâche de concevoir un pavillon de chasse impérial destiné à l’héritier du trône, qui deviendrait plus tard l’empereur Joseph Ier. Ainsi, au cours du XVIIIe siècle, l’ancien château de plaisance construit en 1642 pour l’impératrice douairière Éléonore de Gonzague fut remplacé par un magnifique palais d’été orné de somptueux jardins et de luxueux appartements, le Château de Schönnbrun.
Ce joyau viennois brille par ses magnifiques jardins à la française, offrant des vues à couper le souffle, tandis que son extérieur impose une austérité à la manière de Versailles, contraste avec l’opulence impériale de ses appartements. Le faste du palais d’été se distingue par ses styles distincts entre la période de Marie-Thérèse et celle de Sissi. Les jardins, méticuleusement conçus et entretenus, offrent une promenade impériale des plus agréables par beau temps.
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RESTAURANT FRANZ JOSEPH II
Nous avons passé une soirée exceptionnelle en famille au Prater de Vienne, où nous avons décidé de dîner au Franz Joseph II. L’ambiance animée de la fête foraine permanente ajoutait une touche spéciale à notre soirée.
Au menu, nous avons opté pour les classiques autrichiens : les escalopes de porc panées et celles de poulet, qui se sont avérées être généreusement servies et délicieusement croustillantes. Ensuite, nous avons choisi le Wiener Tafelspitz im Suppentopf, le pot-au-feu local, accompagné de deux sauces différentes : la Schnittlaursauce, une sauce mayonnaise à la cive, et l’Apfelkren & Rösterdäpfeln, une sauce raifort-pomme. Ce plat était tout simplement divin, avec ses saveurs traditionnelles et ses accompagnements délicieux.
Cette soirée restera gravée dans nos mémoires comme un moment parfait mêlant amusement en famille et délices culinaires autrichiens.
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CENTRAL LOCATED FLAT – VIENNE -AUTRICHE
Nous avons découvert ce superbe appartement central à Vienne,« Le Central located Flat » un choix idéal pour un séjour de trois nuits à seulement 255 €.
Nous avons été séduits par ses 70 m² bien agencés, comprenant deux grandes chambres, une cuisine entièrement équipée avec four, lave-vaisselle, plaques de cuisson et frigo, ainsi qu’une salle de bains avec baignoire et un vaste hall d’entrée qui nous a immédiatement mis à l’aise.
Situé au premier étage d’un immeuble dans une rue calme et non passante, l’emplacement nous a offert la tranquillité recherchée au cœur de la ville. Le seul petit bémol que nous avons rencontré concernait le stationnement : les places payantes sont limitées à deux heures et la majorité des emplacements sont réservés aux locaux, nous obligeant à faire preuve de chance pour trouver une place.
Heureusement, le week-end, ces contraintes s’allègent puisque le stationnement est gratuit. Ensemble, nous avons ainsi passé un séjour confortable et authentique dans cet appartement, pleinement conquis par son charme et sa situation centrale à Vienne.
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