VENISE La cité des Doges -ITALIE +

LES LIENS VERS NOS PHOTOS
TRIESTE – LE CHATEAU DE MIRAMARE
BASILICA SANTA MARIA GLORIOSA DEI FRARI


La basilique des Frari est un exemple remarquable de l’architecture gothique vénitienne et abrite une collection impressionnante de sculptures et d’œuvres d’art. Sa construction s’est étendue sur 100 ans et s’est achevée au milieu du XVe siècle dans un style gothique tardif. Son campanile, haut de 70 mètres, est le deuxième plus haut de Venise après celui de Saint-Marc, et date du XIVe siècle.
À l’intérieur de la basilique, les visiteurs peuvent admirer de nombreuses œuvres d’art remarquables. Parmi elles, la « Madonna di Ca’ Pesaro » de Titien, un chef-d’œuvre de la Renaissance italienne loué pour sa perspective, son dessin parfait et l’expression puissante des personnages. À proximité se trouve le tombeau pyramidal étrange et romantique de Canova, ainsi que le monumental tombeau du Titien.
Le chœur de la basilique, conçu par Pietro Lombardo et Bartolomeo Bon en 1468, est orné de banquettes en bois sculpté et de marqueterie exquise. L’abside centrale abrite le célèbre tableau de l’Assomption du Titien, une œuvre majeure qui marque un tournant dans l’histoire de l’art religieux.
Dans la sacristie de la basilique, les visiteurs peuvent admirer le magnifique Triptyque de Giovanni Bellini, ainsi que d’autres œuvres d’art remarquables, dont la Présentation du doge à la Vierge de Paolo Veneziano.
En plus des œuvres d’art, la basilique abrite les mausolées d’Antonio Canova, sculpteur italien du XVIIIe siècle. Le tombeau de Canova, de forme pyramidale et orné de sculptures, est particulièrement impressionnant.
Enfin, l’ancien monastère franciscain adjacent à l’église abrite deux magnifiques cloîtres de style sansovinien, maintenant utilisés pour abriter les archives.
PALAZZO GRASSI

Le Palazzo Grassi, situé sur la rive gauche du Grand Canal à Venise, a été construit par l’architecte Giorgio Massari entre 1748 et 1766. Récemment rénové de manière minimaliste par l’architecte japonais Tadao Ando, il abrite désormais un musée d’art contemporain inauguré en 2006, faisant partie de la Collection Pinault.
La Collection Pinault, riche de plus de 2 000 œuvres, offre un large panorama de l’art moderne et contemporain. Elle comprend des pièces emblématiques du pop art, de l’arte povera, du minimalisme, de l’abstraction, et bien d’autres mouvements artistiques. L’objectif du Palazzo Grassi est de partager avec le public la connaissance et l’amour de l’art contemporain.
Parmi les artistes les plus célèbres représentés dans la collection, on trouve des noms tels que Mondrian, Picasso, Andy Warhol, Rothko, De Kooning, Jeff Koons, Cindy Sherman, et bien d’autres encore. Ce musée offre ainsi une expérience culturelle immersive et captivante dans le cœur de Venise, mettant en lumière la diversité et la richesse de la création artistique contemporaine.
CAMPO SANTO STEFANO
Campo Santo Stefano est l’une des places les plus vastes et animées de Venise, bordée par de magnifiques palais et par l’église du même nom.
À l’origine, la place était principalement utilisée pour des jeux, des tournois et même des courses de taureaux. Au centre de la place, vous verrez la statue rebaptisée Il Cagalibri (le défécateur de livres), un lieu de rendez-vous prisé pour retrouver ses amis. Son surnom provient du personnage représenté assis sur une pile de volumes reliés, laissant échapper un flux diarrhéique de livres sous les pans de son pardessus.
Sur le côté gauche du Campo Santo Stefano se trouve l’immense entrée du Palazzo Morosini (XVIIe siècle), où Napoléon Bonaparte a été reçu. De l’autre côté, adjacent à l’église San Vitale, se dresse le Palazzo Loredan, siège de l’Institut des Sciences, Lettres et Arts. En face de ce dernier, sur le Campiello Pisani, se trouve le Conservatoire de musique de Venise, qui abrite la baguette utilisée par Richard Wagner lors de sa dernière représentation. On remarque également le palais Barbaro et, caché dans la verdure, le Palazzo Franchetti Cavalli Gussoni et son magnifique jardin.
À chaque extrémité du Campo, on trouve une église : la grande église de Santo Stefano d’un côté, et de l’autre celle de San Vitale, devenue aujourd’hui le centre d’art San Vidal, qui accueille des concerts de musique classique.
SCALA CONTARINI DEL BOVOLO
C’est en nous perdant dans le dédale des ruelles étroites et mystérieuses de Venise que nous avons découvert, presque par hasard, le **Palazzo Contarini del Bovolo**. Ce petit palais, niché au cœur de la Sérénissime, est un véritable joyau architectural qui nous a immédiatement séduits par son charme discret et son histoire fascinante. Son nom, « Bovolo », qui signifie « escargot » en vénitien, lui vient de son célèbre **escalier en colimaçon**, une structure aussi élégante qu’imposante, qui semble s’enrouler autour du bâtiment comme une coquille.
Dès que nous avons aperçu l’escalier, nous avons été subjugués. Construit en **1499**, cet escalier extérieur est un chef-d’œuvre de l’architecture de la Renaissance vénitienne. Ses **arcades en pierre blanche** et ses **briques rouges** s’harmonisent parfaitement, créant un contraste visuel qui attire immédiatement le regard. Les **balustrades délicates** et les **arches élégantes** donnent à l’ensemble une impression de légèreté, presque de fragilité, bien que la structure soit robuste et ait traversé les siècles avec grâce. Nous avons appris que cet escalier avait été commandé par **Pietro Contarini**, un membre de la puissante famille Contarini, qui souhaitait ajouter une touche unique à son palais. Et il faut avouer qu’il a réussi : l’escalier est à la fois « bizarre et gracieux », comme l’ont décrit certains historiens. Il ne ressemble à rien de ce que nous avions vu auparavant, et c’est précisément ce qui en fait un lieu si spécial.
Nous avons décidé de gravir les marches de l’escalier, et chaque niveau nous a offert une nouvelle perspective sur Venise. À mesure que nous montions, la vue devenait de plus en plus spectaculaire. Arrivés au sommet, nous avons été récompensés par une **vue panoramique à couper le souffle** sur les toits de la ville, les clochers et les canaux. On raconte que cette terrasse a même été utilisée par un **astronome allemand** pour observer les étoiles, ce qui ajoute une touche de mystère à ce lieu déjà enchanteur.
En redescendant, nous avons pris le temps d’admirer la **façade principale** du palais, qui donne sur le **Rio di San Luca**. Elle conserve encore son style **gothique tardif**, avec ses fenêtres élancées et ses détails sculptés. L’intérieur du palais, bien que plus modeste, dégage une atmosphère intime et chargée d’histoire. Les chambres, bien que simples, rappellent le faste d’une époque révolue où les grandes familles vénitiennes rivalisaient pour construire les plus beaux palais. Au **deuxième niveau** de l’escalier, nous avons découvert une petite **loggia** abritant une collection de **peintures et d’objets anciens**. Bien que modeste, cette exposition ajoute une touche culturelle à la visite et nous a permis de mieux comprendre l’histoire du lieu.
Ce qui rend le Palazzo Contarini del Bovolo si spécial, c’est aussi son emplacement. Perdu dans un **labyrinthe de ruelles**, il n’est pas facile à trouver, mais c’est précisément ce qui en fait une expérience unique. Les **panneaux jaunes** disséminés dans les rues nous ont guidés jusqu’à lui, comme un trésor caché attendant d’être découvert.
Notre visite au Palazzo Contarini del Bovolo a été un moment magique, une plongée dans l’histoire et l’architecture de Venise. Ce petit palais, avec son escalier en colimaçon si caractéristique, incarne parfaitement l’esprit de la ville : discret, élégant et chargé de mystère. Si vous avez l’occasion de visiter Venise, ne manquez pas ce joyau méconnu. C’est une expérience qui restera gravée dans votre mémoire, comme elle l’est désormais dans la nôtre.
EN GONDOLE EN VENISE
Si vous interrogez quelqu’un qui n’a jamais visité Venise sur ce que la ville lui évoque, il est fort probable qu’il mentionne en premier lieu les gondoles. Ces embarcations emblématiques, élégantes et silencieuses, sont bien plus qu’un simple moyen de transport : elles incarnent l’âme de la Sérénissime, ses mystères, son romantisme et son histoire séculaire. Une balade en gondole est bien plus qu’une promenade, c’est une immersion dans le cœur battant de Venise, une expérience qui mêle tradition, beauté et émotion.
Les gondoles sont indissociables de l’histoire de Venise. Depuis des siècles, elles glissent sur les canaux, témoins des amours, des intrigues et des rêves des Vénitiens. Autrefois, elles étaient le moyen de transport privilégié des nobles et des dames de la haute société, qui se déplaçaient en secret sous le couvert de leurs félzés, ces cabines couvertes qui protégeaient leur intimité. Aujourd’hui, les gondoles ont perdu leur fonction utilitaire, mais elles restent un symbole puissant de la ville, un lien vivant avec son passé.
Les gondoliers, quant à eux, sont bien plus que des bateliers. Ce sont des gardiens de la tradition, des conteurs et des guides passionnés. Ils connaissent chaque recoin de Venise, chaque palais, chaque pont, chaque histoire. Leur savoir-faire se transmet de génération en génération, et leur rôle est essentiel pour préserver l’âme de la ville. Aujourd’hui, Venise compte 425 gondoliers, chacun maître de sa gondole ou de son sandolo, une embarcation plus légère et moins connue.
Monter à bord d’une gondole, c’est entrer dans un monde à part. Dès que l’embarcation quitte le quai, le temps semble s’arrêter. Le frémissement de l’eau sous la coque, le grincement doux de la rame, le balancement léger de la gondole : tout concourt à créer une atmosphère envoûtante. Les canaux étroits, bordés de palais aux façades patinées par le temps, défilent lentement, comme dans un rêve. Le gondolier, debout à l’arrière, manie sa rame avec une grâce et une précision impressionnantes. Il guide la gondole avec une maîtrise qui semble presque magique, évitant les autres embarcations et naviguant avec aisance dans les canaux les plus étroits. Parfois, il se met à chanter, sa voix résonnant sous les ponts, ajoutant une touche de romance à cette expérience déjà magique.
Une balade en gondole est un luxe, mais c’est un luxe qui en vaut la peine. Les tarifs sont réglementés pour éviter les abus, mais ils varient selon l’horaire et les options choisies :
- Horaire de jour (de 9h à 19h) : Une promenade de 30 minutes coûte 80€, avec un supplément de 40€ pour chaque tranche de 20 minutes supplémentaire.
- Horaire de nuit (de 19h à 3h) : Une promenade de 35 minutes coûte 100€, avec un supplément de 50€ pour chaque tranche de 20 minutes supplémentaire.
Pour ceux qui souhaitent ajouter une touche musicale à leur expérience, il est possible d’embaucher un musicien (tarif supplémentaire de 130€ à 140€) ou un chanteur (tarif supplémentaire de 95€ à 100€). Ces artistes, souvent des musiciens traditionnels, accompagnent la promenade avec des mélodies vénitiennes, créant une ambiance encore plus envoûtante.
Pour profiter pleinement de votre balade en gondole, voici quelques conseils : choisissez le bon moment, comme une promenade en fin d’après-midi ou en début de soirée pour une lumière magnifique et une atmosphère romantique. Optez pour un canal moins fréquenté, comme ceux du quartier de Dorsoduro ou de Cannaregio, pour un cadre plus paisible. Négociez avant de monter pour confirmer le prix et la durée de la promenade. Enfin, profitez du moment : lâchez votre téléphone, oubliez les photos (du moins pendant un moment) et laissez-vous emporter par la magie de l’instant.
Une balade en gondole à Venise est bien plus qu’une simple attraction touristique. C’est un voyage dans le temps, une plongée dans l’âme de la ville, une expérience qui touche le cœur et l’esprit. Que vous soyez en couple, en famille ou seul, cette promenade vous laissera un souvenir impérissable, une mélodie douce qui résonnera en vous longtemps après avoir quitté la ville. Venise sans gondole, c’est comme un tableau sans couleur : beau, mais incomplet. Alors, laissez-vous tenter, et laissez Venise vous envoûter.
LE PALAIS DES DOGES
Le palais des Doges à Venise, chef-d’œuvre de l’art gothique marié à l’art byzantin, mérite une attention particulière.
Ancien siège du gouvernement de la république vénitienne et résidence des Doges, il a été construit entre le XIVe et le XVe siècle. Sa structure est une stratification grandiose d’éléments constructifs et ornementaux, allant des fondations anciennes à la structure du XIVe-XVe siècle, aux inserts remarquables de la Renaissance et aux somptueux signes maniéristes.
Il est composé de trois grands bâtiments qui ont incorporé et unifié les constructions précédentes :
BASILICA SAN MARCO
La basilique Saint-Marc, édifice religieux le plus important de Venise, offre un mélange unique de styles qui témoigne mieux que tout autre édifice européen des traditions de l’Antiquité, avec une forte influence byzantine.
À l’origine, l’édifice devait être un prolongement du Palais des Doges. En 828, Venise obtint la précieuse relique du corps de saint Marc ramené d’Alexandrie, mais aucune église digne de la recevoir n’existait. C’est ainsi que fut construite la première église Saint-Marc, consacrée en 832. Détruite en 976 lors de l’incendie qui ravagea le palais ducal, une seconde église fut édifiée sur ses cendres et consacrée en 978. La basilique que nous admirons aujourd’hui repose sur les fondations du XIe siècle.
L’extérieur.
Construite sur le modèle de l’église des Saints-Apôtres de Byzance, la basilique présente un plan en croix grecque reposant sur une structure où la nef longitudinale arbore des motifs architecturaux de basilique. Cinq coupoles, selon le modèle oriental, surmontent la croix, symbolisant la présence divine.
Au fil des siècles, avec l’essor de Venise, l’édifice fut considérablement remanié. Son apparence actuelle date de la fin du XVe siècle et du début du XVIe, marquée par le sac de Constantinople en 1453 qui inspira une nouvelle décoration à Saint-Marc.
L’organisation de l’espace offre une richesse évocatrice unique, soulignée par les mosaïques dorées qui ornent les vastes espaces de la basilique, créant une ambiance changeante et intense au gré de la lumière.
À l’intérieur, les mosaïques couvrent plus de 8000 mètres carrés de murs, voûtes et coupoles, représentant des histoires de la Bible, des figures allégoriques, des événements de la vie du Christ, de la Vierge Marie, de Saint-Marc et d’autres saints.
Du narthex au maître-autel, les mosaïques offrent des témoignages significatifs de l’histoire de Venise, de sa foi et de ses influences artistiques, de ses débuts gréco-byzantins à son art moderne.
La basilique abrite également des trésors tels que la Pala d’Oro, la porte de la sacristie ornée de panneaux de bronze, le corps de Saint-Marc sous l’autel, et le trésor de Saint-Marc, constitué de chefs-d’œuvre d’orfèvrerie byzantine.
Enfin, le pavement en marbre et en mosaïques du XIIe siècle, alternant figures animales et motifs géométriques, ajoute à la magnificence de ce joyau architectural vénitien.
LA PLACE SAINT MARC

La place Saint-Marc incarne le symbole de Venise, mesurant 180 mètres de long sur 70 mètres de large. Unique « piazza » de Venise, elle se distingue des autres places, appelées « piazzales » ou « campos ».
Au cœur de la ville, elle est entourée de monuments magnifiques : la basilique du Campanile, le musée Correr, le Campanile, la Torre dell’Orologio et le Palais des Doges. La basilique, fusionnant les styles roman et byzantin, offre depuis son sommet un panorama inoubliable sur la ville et l’archipel qui compose la lagune de Venise.
Sur le balcon supérieur de style Renaissance de la Tour de l’Horloge, deux statues de Maures en bronze sonnent les heures. Durant l’Epiphanie et l’Ascension, chaque heure est ponctuée par la procession des Rois Mages guidés par un ange.
Les Colonnes de Saint-Marc et Saint-Théodore, érigées en granite en 1172 à l’entrée de la place sur le Grand Canal, valent également le détour, marquant l’emplacement des exécutions publiques d’autrefois.
Les pigeons et le lion perché sur la colonne sont des incontournables, avant de s’aventurer dans des quartiers plus paisibles.
En raison de sa position au niveau le plus bas de Venise, la place Saint-Marc est souvent la première à être inondée lors des hautes marées. Dans ces cas, des passerelles sont mises en place par les autorités pour permettre le passage des habitants et des touristes. À certaines périodes, la place peut se retrouver sous l’eau, offrant un spectacle unique.
Le soir, avec le retour du beau temps, la place s’anime. Se promener entre les célèbres cafés tout en écoutant des groupes de musique crée une atmosphère incomparable.
CAMPANILE DI SAN MARCO
Construit au XIIe siècle, le campanile de Saint-Marc, culminant à 99 mètres de hauteur, remplissait de multiples fonctions utiles :
- Il servait de phare aux navigateurs, tandis que la statue dorée de l’archange Gabriel perchée au sommet indiquait le sens du vent.
- Au Moyen Âge, il était utilisé pour les peines capitales : les condamnés étaient hissés à mi-hauteur dans des cages pendant plusieurs semaines jusqu’à leur mort.
- À sa base se trouvait un système calculant la marée et prévenant les risques d’inondation.
Cependant, le 14 juillet 1902, à 9h55, le plus haut sommet de Venise s’effondra…
Il a été reconstruit à l’identique avec les matériaux récupérés, bien que seules la plus grande des cinq cloches originales ait survécu. Les débris du campanile, recouverts d’un drap noir, ont été « inhumés » dans la lagune.
Le campanile est le plus haut édifice de la ville, offrant des vues panoramiques sur toute Venise : la Basilique Saint-Marc, la Basilique Santa Maria della Salute, la Basilique San Giorgio Maggiore, et par temps clair, quelques îles voisines comme Murano peuvent être aperçues.
Au sommet, cinq cloches étaient utilisées pour diverses fonctions pendant la République : la « Marangona », la plus grande, sonnait pour signaler le début et la fin de la journée de travail ; le « Malefico », la plus petite, annonçait les condamnations à mort ; la « Nona » sonnait à 9 heures du matin ; la « Trottiera » indiquait aux membres du « Maggior Consiglio » de se rendre à la Chambre du Conseil, tandis que la « Mezza terza » annonçait le début de la séance du Sénat.
ARSENAL
Le terme « arsenal » dérive de l’arabe darsinâ’a, signifiant « maison de fabrication ». En effet, l’Arsenal de Venise fut le principal chantier naval de la ville pendant neuf siècles, à partir de 1104, année où sa construction fut ordonnée par le doge Ordelaffo Falier. Avec les quartiers de San Marco et de Rialto, il constituait l’un des principaux centres d’activité de la cité des Doges, étant à la fois un centre de production et le cœur de la puissance de la Sérénissime.
S’étendant sur 48 hectares de terrain, à la lisière orientale de la ville antique, au cœur du système lagunaire comprenant les îles et la côte, l’Arsenal de Venise est sans aucun doute l’une des zones les plus intéressantes pour le développement durable de toute la région métropolitaine. Outre sa valeur historique et monumentale, il dispose de vastes espaces à l’architecture et au paysage remarquables, ainsi que du charme d’une organisation fonctionnelle intégrée entre terre et eau.
Cet imposant complexe, couvrant un dixième du centre historique de la ville, était une ville dans la ville. Il abritait des chantiers navals, des entrepôts et des ateliers, et influençait la vie des quartiers environnants, ainsi que les commerces et les habitations des « arsenalotti », les charpentiers de marine. Au XVIe siècle, le niveau de spécialisation des ouvriers travaillant à la construction des galères de la flotte vénitienne et des navires marchands était si élevé qu’il existait une sorte de chaîne de montage employant 16 000 ouvriers. Bien protégé par des canaux artificiels et naturels ainsi que par de vastes remparts, l’Arsenal est resté en activité jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il a été utilisé comme abri antiaérien. Aujourd’hui, les espaces autrefois occupés par l’Arsenal sont partagés entre la Marine militaire italienne et la commune de Venise. À partir de 2003, cette dernière a commencé à utiliser les structures qui lui appartiennent pour des expositions temporaires liées à la Biennale d’art et d’architecture.
Le portail d’entrée de l’Arsenal, ressemblant à un grand arc de triomphe enjambant le Rio dell’Arsenale, est considéré comme l’un des premiers exemples d’architecture de la Renaissance. Il est surmonté d’un grand lion, attribué à Bartolomeo Bon et installé en 1571, avec deux Victoires ailées ajoutées après la bataille de Lépante, et entouré de quatre lions en marbre. Aux abords du Rio dell’Arsenale, reliant les darses internes au canal de San Marco, se dressent deux tours datant de 1686. Parmi les sites les plus remarquables de ce complexe figure l’édifice des Corderia della Tana (Tana étant la ville située sur le fleuve Don, appelé à l’époque Tanai, d’où provenaient les cordes). Reconstruit à la fin du XVIe siècle par Antonio Da Ponte, il servait de hangar pour le stockage du chanvre utilisé dans la fabrication des cordages.
BASILICA SANTI GIOVIANNI E PAOLO
La Basilique Santi Giovanni e Paolo, communément appelée « Zanipolo » par les Vénitiens, est l’une des églises les plus imposantes et les plus fascinantes de Venise. Située dans le quartier de Castello, elle domine la Campo dei Santi Giovanni e Paolo de sa majestueuse présence. Avec ses dimensions impressionnantes et son riche patrimoine artistique, elle est un incontournable pour quiconque visite la Sérénissime.
La Basilique Santi Giovanni e Paolo est la plus grande église de Venise, surpassant même la célèbre Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari. Son nom, qui se traduit en français par Basilique des Saints-Jean-et-Paul, rend hommage aux deux martyrs chrétiens du IVe siècle. Mais pour les Vénitiens, elle est simplement « Zanipolo », un surnom affectueux qui témoigne de son importance dans la vie locale. Cette église dominicaine, construite entre 1246 et 1430, est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique vénitienne. Sa construction a été initiée par le doge Jacopo Tiepolo, qui aurait eu une vision divine lui indiquant que ce site était destiné aux prêcheurs dominicains. Aujourd’hui, elle est ouverte au public les dimanches et jours fériés de 12h à 18h, avec un tarif d’entrée de 3,50 € (tarif réduit à 1,5 €).
Dès que l’on pénètre dans la basilique, on est frappé par son immensité et sa richesse. L’intérieur, vaste et lumineux, abrite une multitude de trésors artistiques et historiques. La basilique est notamment connue pour abriter les tombeaux de 27 doges, faisant d’elle un véritable panthéon vénitien. Parmi les plus remarquables, on trouve les tombeaux d’Alvise Mocenigo et de Pietro Mocenigo, ornés de sculptures monumentales et de détails impressionnants qui témoignent de la puissance et du prestige de ces dirigeants. Les murs de la basilique sont également parsemés d’œuvres d’art exceptionnelles. On y admire des tableaux de grands maîtres tels que Giovanni Bellini, Paul Véronèse et Giovanni Battista Piazzetta. Ces œuvres, souvent religieuses, ajoutent une dimension spirituelle et esthétique à l’édifice, faisant de chaque visite une expérience à la fois culturelle et contemplative.
La Campo dei Santi Giovanni e Paolo, sur laquelle se dresse la basilique, est un lieu animé et chargé d’histoire. Elle abrite plusieurs points d’intérêt majeurs, dont la célèbre Statue du Colleone par Andrea del Verrocchio. Cette statue équestre, dédiée au condottiere Bartolomeo Colleoni, est un chef-d’œuvre de la Renaissance, admiré pour son réalisme et sa puissance expressive. Juste à côté de la basilique se trouve la Scuola Grande di San Marco, un édifice à la façade spectaculaire de style Renaissance. Autrefois siège d’une confrérie religieuse, elle abrite aujourd’hui un hôpital, mais sa façade richement décorée reste un joyau architectural à ne pas manquer.
La Basilique Santi Giovanni e Paolo est bien plus qu’un simple lieu de culte. C’est un témoignage vivant de l’histoire, de l’art et de la spiritualité de Venise. Que vous soyez passionné d’architecture, d’art ou d’histoire, cette basilique vous laissera sans voix. Son atmosphère solennelle, ses trésors artistiques et son importance historique en font une étape essentielle de toute visite à Venise. Alors, prenez le temps de flâner dans le Campo dei Santi Giovanni e Paolo, admirez la statue du Colleone, et plongez dans l’univers fascinant de la basilique. Vous en ressortirez enrichi, avec l’impression d’avoir touché du doigt l’âme de la Sérénissime.
PONTE DI RIALTO
Le Pont du Rialto, c’est un peu comme une carte postale vivante de Venise. Avant même d’y mettre les pieds, on l’a tous vu en photo, dans des films, et bien sûr, dans Le Marchand de Venise de Shakespeare. Ce pont, c’est un mythe, un incontournable de la Sérénissime, et pourtant, lorsqu’on s’y retrouve en personne, il a encore ce petit effet « waouh » qu’on ne peut s’empêcher de ressentir.
En arrivant devant, on est frappés par sa silhouette unique, une grande arche élégante qui se dresse au-dessus du Grand Canal. L’endroit est animé : touristes émerveillés, marchands ambulants, gondoles qui glissent sous l’arcade… Un véritable spectacle vénitien.
Mais ce pont, ce n’est pas qu’un simple passage entre San Marco et San Polo. C’est un morceau d’histoire. À l’époque, c’était là que bat le cœur commercial de la ville. Il faut imaginer le brouhaha du plus grand marché aux poissons et aux légumes de Venise, l’agitation des premiers « banquiers » de la ville qui faisaient affaire juste à côté, au Palazzo dei Camerlenghi, où étaient gérés les finances de la République.
Et dire qu’au départ, ce n’était même pas un pont en dur ! À ses débuts, c’était juste une enfilade de barques attachées entre elles, qu’on ouvrait pour laisser passer les bateaux. Ensuite, au XIIIe siècle, un premier pont en bois voit le jour. Mais entre les incendies et les effondrements, il faut plusieurs reconstructions avant que Venise ne décide de faire du solide : un pont en pierre.
Parmi tous les architectes qui ont proposé un projet, c’est finalement Antonio Da Ponte (ça ne s’invente pas !) qui est choisi. En 1591, son pont à arc unique voit le jour, défiant les critiques de ceux qui le jugeaient trop audacieux pour tenir debout. Et pourtant, plus de 430 ans plus tard, il est toujours là, majestueux.
Ce qu’on a aimé ? Le charme des petites boutiques nichées sur les côtés, une vraie tradition remontant au Moyen Âge, et surtout la vue imprenable depuis le sommet du pont. On se pose un instant, on regarde les gondoles et les vaporettos sillonner le canal, on profite de la lumière qui joue avec l’eau… et on se dit qu’ici, Venise est vraiment magique.
VIDEOS
AUTRES ARTICLES SUR L’ITALIE A DISPOSITION :
LA GASTRONOMIE ITALIENNE
Toutes les informations, par région sur la gastronomie italienne en suivant ce lien : LA GASTRONOMIE ITALIENNE
VENISE – BAR GELATERIA BELLAVISTO
Lors de notre séjour à Venise, nous avons découvert le Bar Gelateria Bellavista, idéalement situé à une centaine de mètres de la place Saint-Marc, face au Bacino de San Marco. Cette petite terrasse se distingue par une offre alléchante : pâtes ou pizza accompagnées d’une bière pour seulement 12 €. La carte, moderne et variée, propose également une sélection de plats traditionnels italiens.
Nous avons commencé par déguster un Spritz, l’apéritif vénitien par excellence, parfaitement équilibré et rafraîchissant. Pour le repas, Nad a opté pour une pizza à l’aubergine, généreusement garnie et cuite à la perfection, tandis que j’ai choisi des boulettes de viande hachée en sauce aux petits pois, un plat savoureux rappelant les recettes familiales italiennes. Le tout pour un prix modique, surtout compte tenu de l’emplacement privilégié.
Le service était rapide et courtois, et l’ambiance agréable, avec une vue imprenable sur le bassin de Saint-Marc. Une adresse que nous recommandons pour un repas délicieux sans se ruiner au cœur de Venise.
LES LOGEMENTS
VENISE RESIDENCE IMPAVIDA CHEZ MARCO
Lors de notre séjour à Venise, nous avons opté pour un appartement en dehors de la ville, à proximité immédiate d’un arrêt de bus et de tram, avec parking gratuit sur place. Cette option semblait idéale pour combiner confort et accessibilité.
Cependant, cette expérience s’est révélée décevante. À notre arrivée, l’accueil fut très froid, et nous avons dû attendre un quart d’heure dehors, sans que l’horaire convenu soit respecté. L’appartement, situé au troisième étage sans ascenseur (information non précisée lors de la réservation), était dans un état moyen. La chaleur était étouffante, malgré une climatisation inefficace et bruyante. De plus, des équipements essentiels manquaient, tels que des ustensiles de cuisine, et aucun geste d’accueil n’était prévu : pas de bouteille d’eau, ni de sel ou de poivre.
En somme, les conditions d’accueil et de séjour étaient loin de nos attentes. Pour 126,30 € pour deux nuits, plus 12 € de taxes de séjour sur Airbnb, cette expérience ne correspondait pas à la qualité espérée.
LES LIENS
#tourdumonde #voyageenfamille #tourdumondeenfamille #raptor #Voyageavecnous #travelyourself #vivreautrement #backpacker #flashbackpacker
#traveladdict #voyagerautrement #slowtravel #slowtravelling #paysage #4×4 #4x4life #4x4adventure #travelphotography #roadtrip #ontheroad #overland #overlander #overlanding #traveladdict #toutestpossible #allispossible
#italie #travelitalie
#Voyageavecnous #tourdumonde #travelyourself #raptor #dji #venise #villedelamour #tourdumondeenfamille
#santamariaglorosia #palazzograssi #camposantostefano #scalacontarinidelbovolo #engondooleavenise #palaisdesdoges #basilicadisanmarco #placesaintmarc #campaniledisanmarco #Arsenal #basilicasantigiovanniepaolo #pontedirialto #chiesadisangiacomodirialto #