voyageavecnous.com

TRAVEL YOURSELF Autour du Monde

Suivez-nous partout où nous allons !

autourdumonde2023@gmail.com

Sous le ciel du Kalahari : saveurs du Botswana

9
707678772_1528546332398059_6803956507369268912_n

chicken basket - di kubu kasane

La cuisine botswanaise n’est pas une cuisine d’abondance, mais une cuisine de vérité. Elle raconte la terre, la sécheresse, les troupeaux, les saisons, les rassemblements autour du feu. Elle se découvre lentement, au fil des kilomètres, des marchés, des lodges, des villages, et des rencontres. En traversant le pays du nord au sud, du Chobe au Kalahari, nous avons vu se dessiner une gastronomie à la fois robuste, humble et profondément identitaire.

🌾 Une cuisine née d’un territoire semi‑aride

La cuisine botswanaise est une cuisine de vérité. Elle raconte la terre, la sécheresse, les troupeaux, les saisons, les rassemblements autour du feu. Elle se découvre lentement, au fil des kilomètres, des marchés, des lodges, des villages et des rencontres.
Dans ce pays où le climat impose ses règles, on cuisine avec ce que la terre veut bien donner : sorgho, millet, maïs, arachides, pois à vache, morogo, gombos, tomates, oignons, patates douces.
La viande vient du troupeau, le poisson des rivières du nord, et les fruits — marula, pastèques, melons lerotse — suivent le rythme des saisons.

🍄 Soupe, chaleur & réconfort : les entrées des lodges botswanais

Si la cuisine botswanaise est souvent associée aux braises, aux viandes et aux cuissons lentes, les lodges du pays réservent parfois des surprises plus douces, presque réconfortantes. Après une journée sur les pistes, dans la poussière et la lumière du Chobe, il n’y a rien de plus apaisant qu’une soupe chaude servie dans le calme d’un lodge

Creme de Champignons Destiny Blow Inn Kachikau

Au Destiny Blo Inn, à Kachikau, nous avons découvert cette facette plus intime de la gastronomie locale. Un soir, une soupe de butternut veloutée, douce, légèrement sucrée, ouvre le repas comme une caresse après la route. Le lendemain, c’est une crème de champignons, épaisse, parfumée, servie bien chaude, qui nous accueille. Une entrée simple, universelle, mais qui prend ici une dimension particulière : celle du réconfort après l’effort, de la chaleur après la poussière, de la douceur après la savane.

Ces soupes racontent une autre vérité du Botswana : celle des lodges qui cuisinent pour accueillir, pour apaiser, pour offrir un moment de lenteur avant la suite du voyage.

🐂 Le bœuf : colonne vertébrale de la cuisine botswanaise

Le Botswana est l’un des plus grands exportateurs de bœuf d’Afrique australe, et cela se ressent dans l’assiette. Le seswaa, plat national, en est l’expression la plus authentique : de la viande bouillie longuement, simplement salée, puis pilée jusqu’à devenir fibreuse et fondante. Servi avec du pap (polenta de maïs) ou du bogobe (bouillie de sorgho), il accompagne les cérémonies, les mariages, les funérailles, les rassemblements communautaires. C’est un plat identitaire, humble et puissant à la fois.

Sur la route, dans les villages, le bœuf se décline en grillades, en brochettes, en ragoûts, en steaks généreux.

BEEF EGGS & CHIPS – CHOBE SAFARILODGE KASANE

Mais notre première expérience culinaire au Botswana, à Kasane, nous a rappelé que la qualité peut varier selon les lieux. En arrivant au Chobe Safari Lodge, cadre splendide au bord de la rivière, nous avons opté pour un classique d’Afrique australe : le Steak, Egg & Chips. L’assiette était généreuse, bien présentée, fidèle à ce que l’on attend d’un déjeuner rapide dans un lodge. Pourtant, la viande s’est révélée plus ferme, moins savoureuse que ce que nous avions découvert en Namibie, où le bœuf est d’une qualité exceptionnelle, tendre, maturé, d’une profondeur aromatique remarquable.

Cette petite déception n’enlève rien à la place centrale du bœuf dans la cuisine botswanaise. Dans les villages, sur les marchés, dans les familles, il reste un pilier du quotidien. Et au fil du voyage, d’autres plats, d’autres cuissons, d’autres rencontres gastronomiques viendront nuancer cette première impression, révélant une cuisine où la viande raconte la terre, le troupeau, la saison et la communauté.

Et puis il y a ces moments simples, ceux qui ne figurent dans aucun guide mais qui racontent mieux que tout la cuisine botswanaise. À Kasane, un midi de chaleur tranquille, nous avons décidé de préparer notre propre braai. Trouver de beaux T‑bone ici n’est pas aussi évident qu’en Namibie, où la viande est presque une religion, mais la boucherie du Spar nous a réservé une surprise : de superbes pièces, épaisses, bien découpées, affichées à un prix presque irréel — 139 pulas le kilo. À ce tarif, on ne réfléchit pas longtemps. Quatre T‑bone de 300 g, un lit de braises rougeoyantes, la fumée qui s’élève doucement au-dessus de la piscine, et ce parfum de bœuf grillé qui se mêle à l’air chaud du Chobe.

T BONE - COURTYARD - GABORONE
T BONE

Ce déjeuner, simple et solaire, nous rappelle que la cuisine botswanaise se vit autant dans les lodges que dans ces instants du quotidien, où l’on cuisine soi‑même ce que le pays offre, sans artifice, avec juste le feu, la viande et le plaisir d’être ensemble.

On croise parfois le T‑Bone dans les restaurants de Gaborone, mais beaucoup moins régulièrement que nous l’aurions pensé. Au Courtyard, à Gaborone,  il apparaît comme une promesse de générosité : une pièce large, marquée par la flamme, où le filet et le faux‑filet se rencontrent autour de l’os en T. Ce jour‑là, la cuisson n’était pas à la hauteur de l’attente — servi froid, moins saignant que demandé — mais l’expérience rappelle surtout que le T‑Bone, au Botswana, n’est pas un incontournable quotidien. C’est une viande que l’on retrouve par touches, selon les arrivages, les chefs, les inspirations du moment. Un morceau puissant, rustique, qui raconte la richesse du bœuf local… mais qui se mérite, car il n’apparaît jamais avec la régularité que l’on pourrait imaginer dans un pays où l’élevage est pourtant omniprésent.

PEPPER STEACK – COURTYARD – GABORONE

Si le T‑Bone apparaît de manière irrégulière sur les cartes des restaurants de Gaborone, le rump, lui, est une présence presque constante. On le retrouve très souvent en pavés de 300 g, pièce généreuse, tendre et savoureuse, mais aussi en médaillons, souvent nappés d’une sauce au poivre onctueuse comme celle servie au Courtyard. C’est une coupe appréciée pour son équilibre : suffisamment maigre pour rester élégante, suffisamment persillée pour offrir du goût, et surtout très polyvalente. Le rump est devenu l’un des piliers de la cuisine carnée locale, un choix fiable, maîtrisé, qui reflète la qualité du bœuf botswanais et la simplicité assumée des grillades du pays.

boeuf – Destiny Blow Inn Kachikau

Et cette présence du bœuf dans la cuisine botswanaise se retrouve aussi dans les lodges, où la viande est préparée avec une sincérité désarmante. Au Destiny Blo Inn, à Kachikau, nous avons retrouvé cette cuisine de vérité, celle qui nourrit avant de séduire, celle qui prolonge la journée passée sur les pistes. Le premier soir, une soupe de butternut douce et veloutée ouvre le repas, suivie d’un pavé de bœuf accompagné de riz parfumé et de légumes vapeur. Une assiette simple, honnête, fidèle à l’esprit du pays : laisser la viande parler d’elle‑même.

Une cuisine familiale, généreuse, servie avec le sourire, qui rappelle que dans les lodges du Botswana, on cuisine comme à la maison, avec ce que la terre offre, avec ce que la saison permet.

RUMP LOUNA ROSSA GABORONE

Le Rump, c’est la valeur sûre des routes d’Afrique australe. Une pièce de bœuf sans prétention, mais avec ce caractère franc qui accompagne si bien les journées de poussière et de chaleur. Dans les steakhouses du Botswana, au Louna Rossa de Gaborone,   comme dans les petites terrasses de village, il arrive toujours avec cette même promesse : une viande tendre, juteuse, marquée par le grill comme par les traces d’un long voyage.

On le sert souvent épais, généreux, avec ce parfum de braise qui s’accroche à la peau et rappelle les feux du bush. La première coupe révèle une chair rosée, encore vibrante, qui s’effeuille sous la lame. C’est une bouchée simple, directe, presque primitive, mais qui raconte tout : les troupeaux du Kalahari, les éleveurs, les longues distances, la patience du feu.

Pour nous, le Rump est devenu un compagnon de route. Quand les cartes se vident, quand les plats manquent, quand la faim réclame quelque chose de vrai, c’est lui qui revient. Une assiette solide, honnête, qui ne triche pas. Un morceau de viande qui porte en lui l’esprit du voyage.

Si le Rump reste l’un des piliers les plus fiables de la cuisine botswanaise, il connaît aujourd’hui une seconde vie grâce à des associations audacieuses qui bousculent les codes des steakhouses traditionnels. Dans les restaurants urbains de Gaborone, la pièce emblématique se pare désormais de saveurs inattendues, comme si le pays, fort de ses racines, s’autorisait enfin à jouer avec la modernité.

avo & roquefort Rump – Spur – Gaborone

L’Avocado Roquefort Rump, dégusté lors de notre passage à Gaborone, en est l’exemple parfait. Le rumsteck, grillé avec précision, reste fidèle à lui‑même : juteux, franc, marqué par le feu. Mais l’avocat frais, posé en lamelles, apporte une douceur presque tropicale, tandis que le roquefort, puissant et salin, vient créer un contraste irrésistible. C’est une rencontre improbable entre le Kalahari et l’Europe, un mariage de textures et de températures qui transforme un classique en expérience.

Encore plus audacieux, le Cheesy Garlic Shrimp Rump pousse l’exercice plus loin. Servi sur une plaque en fonte brûlante, le steak se retrouve enveloppé d’une sauce crémeuse à l’ail et au fromage, dans laquelle se nichent des crevettes charnues.

cheesy garlic prawn rump Spur – Gaborone

Le crépitement de la fonte, l’odeur de beurre et d’ail, la chaleur qui s’élève de l’assiette : tout participe à une mise en scène presque théâtrale. C’est un plat qui assume pleinement son côté généreux, fusionnant terre et mer dans un esprit résolument moderne.

Ces combos racontent quelque chose du Botswana d’aujourd’hui : un pays qui respecte profondément ses traditions culinaires, mais qui n’hésite plus à les réinventer. Le Rump reste le même, solide, honnête, fidèle. Mais autour de lui, les saveurs évoluent, s’ouvrent, s’amusent. Et c’est peut‑être là que réside la beauté de cette cuisine : dans sa capacité à rester ancrée tout en osant s’aventurer ailleurs.

Ces repas, pris dans la douceur du lodge, ou des restaurants, prolongent notre découverte du bœuf botswanais : un produit omniprésent, parfois ferme, parfois tendre, toujours lié à la terre et au troupeau. Une viande qui raconte un pays où l’on vit au rythme des saisons, où chaque plat est une histoire de chaleur, de simplicité et de partage.

🍗 Le poulet : la simplicité qui rassemble

Dans un pays où le bœuf occupe les grandes occasions et les cérémonies, le poulet est la viande du quotidien. C’est celle que l’on prépare le soir, en famille, autour du feu ou dans la cuisine du lodge. Élevé en plein air, nourri simplement, il fait partie de ces aliments qui ne trichent pas : une viande accessible, polyvalente, profondément ancrée dans la vie domestique botswanaise.

Dans les villages comme dans les petites villes, le poulet se retrouve partout : dans les braais improvisés au bord des maisons, dans les marmites où mijotent des ragoûts simples, dans les assiettes des lodges où l’on cuisine comme à la maison. Ici, pas de marinades sophistiquées ni d’épices complexes : la vérité du produit prime, accompagnée de légumes de saison, de patates douces, de morogo ou de riz.

Nos expériences en sont une illustration fidèle.

poulet grillé – Destiny Blow Inn Kachikau

Au Destiny Blo Inn, à Kachikau, nous avons retrouvé cette cuisine de vérité. Le poulet y est servi rôti, peau dorée et croustillante, accompagné de pommes de terre rôties, de légumes sautés — carottes, courgettes, choux-fleurs — et d’une salade fraîche. Une assiette simple, généreuse, sincère, qui prolonge la journée passée sur les pistes. Ici, pas de sauces compliquées, pas de fioritures : juste la chaleur du four, la qualité du produit, et le plaisir de nourrir les voyageurs.

Le poulet botswanais raconte une autre facette de la cuisine locale : celle des foyers, des repas partagés, des soirées tranquilles où l’on mange ce que la terre offre, avec humilité et chaleur humaine.

chicken basket – di kubu kasane

Plus au nord, à Kasane, le poulet prend une forme plus moderne au Di Kubu Bar & Kitchen, où Bastien choisit un Chicken Basket : crumbled chicken strips, chicken wings, chicken kebabs, servis avec une smokey mayo dip.

Un plateau convivial, pensé pour être partagé, pour manger avec les doigts, pour rire — une version urbaine et contemporaine de cette viande du quotidien.

Ainsi, le poulet raconte une autre facette de la cuisine locale : celle des foyers, des repas partagés, des soirées tranquilles où l’on mange ce que la terre offre, avec humilité et chaleur humaine.

Chicken Sausaties – Nando’s Francistown

Une cuisine sans prétention, mais profondément ancrée dans la vie du pays.

Et puis il y a nos expériences plus récentes, qui montrent à quel point le poulet se décline aujourd’hui dans toutes les formes possibles. À Francistown, chez Nando’s,, nous découvrons les chicken sausaties, ces brochettes de poulet grillées nappées d’une sauce relevée, tendres et parfumées, parfaites pour un déjeuner rapide après une matinée passée à courir les garages.

Les mécaniciens, eux, se régalent avec les Festa Fries, un plat généreux et décadent où les frites croustillantes disparaissent sous une avalanche de pulled chicken, d’oignons frits et de la fameuse cheese sauce de Nando’s.

1/4 chicken and festa fries Nando’s Francistown

Une véritable bombe calorique, mais un réconfort absolu après des heures de mécanique. Le quarter chicken grillé, juteux et parfumé, rappelle cette cuisine simple et directe que l’on retrouve partout dans le pays : un poulet qui ne cherche pas à impressionner, mais qui nourrit, qui rassure, qui fait du bien.

Ainsi, du poulet rôti des lodges aux brochettes épicées, des paniers à partager aux créations modernes comme les Festa Fries, le poulet raconte une cuisine sans prétention mais profondément ancrée dans la vie du pays. Une cuisine qui nourrit, qui rassemble, qui réconforte — et qui, sous toutes ses formes, accompagne chaque étape de notre voyage.

CHICKEN CORDON BLEU LOUNA ROSSA GABORONE

Au Botswana, le poulet se décline dans une multitude de formes, des grillades de bord de piste aux brochettes fumées du braaï. Mais il lui arrive aussi d’emprunter des chemins plus inattendus, comme ce Chicken Cordon Bleu que nous avons goûté à Gaborone. Une parenthèse presque européenne au milieu des saveurs du Kalahari.

Dans l’assiette, le poulet se présente en robe dorée, croustillante, renfermant un cœur de fromage fondant qui s’échappe à la première coupe. C’est une version généreuse, franche, sans sophistication inutile, mais exécutée avec soin. Nadège l’avait choisi ce jour‑là, et son assiette résumait bien l’esprit du pays : une cuisine qui n’hésite pas à adopter des influences venues d’ailleurs, tout en conservant cette sincérité propre aux tables botswanaises.

Ce Chicken Cordon Bleu n’a rien de traditionnel, mais il raconte quelque chose du Botswana moderne, urbain, ouvert, où les plats du monde se mêlent aux habitudes locales. Une autre manière de dire que le poulet, ici, sait tout faire — du braaï ancestral aux clins d’œil internationaux.

hawaiien schnitzel – Spur – Gaborone

Dans les restaurants urbains du Botswana notamment à Gaborone , le poulet ne se contente plus d’être grillé, rôti ou mijoté comme dans les traditions familiales. Il s’habille parfois d’audace, de modernité, d’un petit grain de folie assumée. Le Hawaiian Schnitzel, dégusté lors de notre pause gourmande à Gaborone, en est l’exemple le plus joyeux. Deux escalopes panées, dorées à cœur, forment la base d’un plat qui ne cherche pas à être raisonnable : le fromage fond en nappes généreuses, le bacon croustille, et l’ananas grillé apporte cette touche sucrée‑salée qui illumine l’assiette comme un rayon de soleil.

Ce plat raconte une autre facette du poulet au Botswana : celle d’une cuisine qui n’hésite plus à emprunter des influences venues d’ailleurs pour les transformer en quelque chose de profondément convivial. Le schnitzel, héritage lointain des cuisines européennes et sud‑africaines, devient ici une version plus tropicale, plus décomplexée, presque festive. C’est le genre d’assiette qui met tout le monde d’accord après une longue matinée sur la route : généreuse, réconfortante, pleine de caractère.

Dans un pays où le poulet accompagne aussi bien les braaïs du soir que les repas de lodge, ces créations modernes montrent que la cuisine botswanaise sait évoluer sans renier son âme. Le Hawaiian Schnitzel n’est pas un plat traditionnel, mais il s’inscrit parfaitement dans cette dynamique culinaire où le plaisir prime, où l’on joue avec les saveurs, où l’on célèbre la gourmandise sans complexe. Une preuve de plus que, sous le soleil du Botswana, le poulet sait décidément tout faire.

🐖 Le porc : discret mais présent

Le porc n’est pas la viande la plus courante, mais on le trouve dans les zones urbaines et dans certains lodges. Saucisses, côtelettes, bacon au petit‑déjeuner : une influence sud‑africaine bien assumée. Dans les villages, il reste plus rare, car l’élevage porcin demande de l’eau et des infrastructures.

🔥 Le braai : le cœur battant des soirées botswanaises

Comme en Namibie et en Afrique du Sud, le braai est une institution. C’est autour du feu que tout se passe : les discussions, les rires, les histoires, les décisions familiales.

Le braai botswanais est simple : – du bœuf, – du poulet, – parfois du mouton, – quelques saucisses, – et beaucoup de braises.

Pas de marinades compliquées, pas d’épices exotiques : juste la chaleur du feu et la qualité de la viande.

Sur la route de Kasane, dans les villages du Chobe, nous avons vu des braais improvisés au bord des maisons, des stands de grillades près des marchés, et des familles réunies autour d’un feu crépitant.

🍲 Les plats mijotés : lenteur, chaleur et partage

Le Botswana aime prendre son temps. Dans les villages comme dans les lodges, les plats mijotés sont le cœur battant de la cuisine familiale : des cuissons lentes, patientes, qui transforment des morceaux simples en plats profonds, nourrissants, chargés d’histoire. Ici, on laisse les marmites en fonte travailler des heures, posées directement sur les braises, pendant que la vie s’écoule autour du feu.

Les grands classiques racontent cette relation intime entre la cuisine et le temps : le seswaa, viande pilée longuement jusqu’à devenir fibreuse et fondante ; le serobe, mélange d’abats et de pattes mijotés dans leur propre gélatine ; le dikgobe, alliance humble et nourrissante de haricots et de maïs ; ou encore le bogobe ba lerotse, bouillie de sorgho parfumée au melon local, servie lors des fêtes.

Morogo wa Setswana & chips COURTYARD GABORONE

Dans les lodges, ces plats ancestraux sont parfois revisités : quelques herbes fraîches, des légumes rôtis, une sauce plus légère. Mais l’esprit reste le même : chaleur, lenteur, convivialité. Une cuisine qui rassemble, qui apaise, qui raconte la terre.

C’est dans ce même esprit que nous découvrons le Morogo wa Setswana, dégusté au Courtyard de Gaborone après notre visite des centres artisanaux. Sous la fraîcheur des plantes grimpantes, ce plat révèle toute sa profondeur. Le morogo est un mélange de feuilles vertes locales — wild spinach, feuilles de courge ou légumes-feuilles saisonniers — mijotées longuement avec oignons, tomates et parfois une pointe d’arachide pilée. Sa saveur est légèrement amère, terrienne, presque sauvage, avec une texture souple et brillante qui témoigne de la lente cuisson. C’est un plat d’une grande richesse nutritionnelle : fibres, fer, calcium, vitamines A et C, tout ce que la terre peut offrir de plus essentiel. Dans les villages, il est considéré comme un aliment de force, un légume qui “tient au corps” et accompagne aussi bien les viandes que les bouillies traditionnelles. Servi avec le Pepper Stack de Nadège et avec mon Nama ya Kgomo, il devient un pont entre tradition rurale et cuisine urbaine.

Nama ya Kgomo - COURTYARD GABORONE
Nama ya Kgomo

Le Nama ya Kgomo, que je déguste ce même jour au Courtyard, prolonge cette philosophie culinaire. Le bœuf, cuit lentement dans une marmite en fonte, devient tendre, presque confit, imprégné de jus, d’oignons et d’épices douces. Sa saveur est profonde, légèrement fumée, avec une texture qui se détache en larges fibres juteuses. C’est un plat riche en protéines, en collagène naturel, en minéraux, un aliment nourrissant qui a longtemps soutenu les familles rurales. Dans la douceur du jardin, ce Nama ya Kgomo prend une dimension presque domestique, comme un repas partagé dans une cour familiale, où la viande mijotée est un symbole de générosité et de patience.

Notre passage à Nata en est une illustration parfaite.

Beef Seswaa – maya Lodge Nata

Arrivés avec une journée d’avance, installés provisoirement au Maya Lodge, nous nous faisons livrer le dîner. Pour moi, ce sera un beef seswaa, simple, tendre, servi avec son accompagnement. Un plat sans prétention, mais profondément identitaire : la viande effilée, la saveur douce du mijoté, cette texture qui raconte des heures de cuisson lente, comme on le fait dans les foyers du pays. Même livré dans un lodge en bord de route, le seswaa garde cette force tranquille, cette sincérité qui fait la beauté de la cuisine botswanaise.

Ces plats mijotés ne sont pas seulement des recettes : ce sont des moments de partage, des gestes transmis, des histoires de famille. Ils incarnent une cuisine qui ne cherche pas à impressionner, mais à nourrir, à réchauffer, à rassembler — une cuisine de vérité, fidèle à la terre et au temps.

Le Poisson et les Fruits de Mer au Botswana : Une Saveur Venue de Loin

Le Botswana est un pays de terre, de poussière et de troupeaux. Une nation façonnée par les sécheresses, les migrations du bétail et les longues distances. Ici, la cuisine traditionnelle s’est construite autour de ce que la terre offre : le bœuf, le mouton, la chèvre, le poulet élevé en liberté, le sorgho, le maïs, les haricots, les courges. Dans la majorité du pays, le poisson n’a jamais été un aliment du quotidien. Il est rare, parfois cher, souvent importé, et longtemps considéré comme un plaisir d’occasion plutôt qu’un pilier de l’alimentation.

Dans les restaurants du Botswana, au détour d’un mall animé ou d’une petite échoppe de village, il y a un plat qui revient comme un clin d’œil à l’histoire culinaire du pays : le Hake & Chips. Un héritage venu du sud, porté par les vents de l’Atlantique et les influences sud‑africaines, mais qui a trouvé ici une identité propre, plus douce, plus simple, presque familiale.

Le hake, ce merlu blanc venu des eaux froides du Cap, arrive au Botswana comme un voyageur lui aussi, transportant avec lui la fraîcheur de l’océan. Sa chair est fine, délicate, d’un blanc nacré qui s’effeuille sous la fourchette. Dans les cuisines locales, on le prépare souvent en version panée ou en robe légère de pâte croustillante, dorée juste ce qu’il faut pour emprisonner l’humidité du poisson. À la première bouchée, on retrouve cette texture tendre, presque moelleuse, qui contraste avec le croustillant de l’enveloppe.

HAKE & CHIPS – LOUNA ROSSA GABORONE

Dans certains restaurants, comme au Louna Rossa à Gaborone, le Hake & Chips se pare d’une touche locale : une purée maison fouettée à la main, un quartier de citron cueilli dans un jardin voisin, une petite sauce crémeuse mêlant beurre, ail et herbes du coin. Rien de sophistiqué, mais une sincérité qui fait mouche. C’est un plat qui ne cherche pas à impressionner, mais à rassurer, à nourrir, à rappeler que la cuisine du voyage est aussi faite de ces assiettes modestes qui deviennent des souvenirs.

Pour nous, ce plat a souvent été un refuge. Quand la carte se vide de ses promesses, quand les viandes grillées manquent à l’appel, quand la chaleur de midi impose un choix rapide, le Hake & Chips apparaît comme une évidence. Bastien, surtout, y revient avec une fidélité presque rituelle. Il y retrouve ce mélange de croustillant et de douceur, cette simplicité qui fait du bien après des journées de route, de poussière et de découvertes.

Seul le Nord du Botswana fait exception. Là où le Chobe, l’Okavango et le Zambèze sculptent des mondes aquatiques, les populations locales consomment depuis toujours le tilapia, le bream, le catfish, ou encore le tigerfish, souvent grillés, séchés ou mijotés. Mais dans le reste du pays, loin des rivières, le poisson est resté un produit de fête, un goût venu d’ailleurs.

C’est dans ce contexte que les chaînes sud‑africaines ont profondément transformé les habitudes alimentaires. Parmi elles, Ocean Basket, née en Afrique du Sud dans les années 1990, a joué un rôle majeur. Accessible, généreuse, familiale, elle a démocratisé les plateaux de fruits de mer, les crevettes en sauce, les poissons grillés, les calamars, et même les sushis — un choc culturel dans des pays où la mer est parfois à plus de mille kilomètres.

plateau pour 2 OCEAN BASKET Gaborone

Et c’est à Gaborone, capitale posée loin de tout océan, que nous découvrons notre premier véritable restaurant de poissons et fruits de mer au Botswana : Ocean Basket.

Le menu y propose une large palette de saveurs marines. Les poissons grillés arrivent dorés, nappés de beurre citronné, avec cette simplicité qui met en valeur la fraîcheur. Les crevettes sont servies en sauce — lemon butter, garlic, mediterranean — chacune apportant une personnalité différente, de la douceur au caractère. Les calamars sont tendres, légèrement croustillants, parfaits pour ceux qui aiment les textures délicates.

Gambas sauce méditeranéenne – OCEAN BASKET Gaborone

Les moules mijotent dans des sauces crémeuses ou tomatées, rappelant les influences méditerranéennes de la chaîne. Et, plus surprenant encore dans un pays enclavé, les sushis occupent une place importante : makis serrés, nigiris brillants, assiettes colorées qui témoignent de l’ouverture culinaire de l’Afrique australe.

Les sushis d’Afrique australe ne cherchent pas à imiter à la perfection les codes stricts de Tokyo. Ils racontent autre chose : une adaptation, une appropriation, une rencontre entre continents. Ils mêlent influences japonaises, produits importés, créativité sud‑africaine et goût africain pour les plats généreux. Ils sont souvent plus colorés, plus audacieux, parfois plus sucrés, parfois plus épicés. Ils reflètent une cuisine qui n’a pas peur de mélanger les cultures, de jouer avec les textures, de revisiter les classiques.

Sushis – OCEAN BASKET Gaborone

Au Botswana, les sushis sont devenus un repas de sortie, un plaisir du week‑end, un symbole de modernité pour les jeunes urbains. Ils incarnent une nouvelle manière de manger, plus internationale, plus ouverte, plus connectée. Et pour les voyageurs, ils offrent une expérience étonnante : celle de déguster un plat venu du Japon, revisité par l’Afrique du Sud, servi au cœur d’un pays de savane.

Ocean Basket n’est pas un restaurant traditionnel botswanais. C’est une fenêtre ouverte sur la mer, un pont entre les cultures, une manière pour les familles urbaines de découvrir des saveurs longtemps absentes de leur quotidien. Dans un pays où le poisson n’a jamais été une évidence, cette chaîne sud‑africaine a apporté une nouvelle manière de manger, plus moderne, plus variée, plus connectée au monde.

Pour nous, ce premier déjeuner à Gaborone marque une étape culinaire importante : la rencontre entre le Botswana de la terre et l’Afrique australe de la mer. Une parenthèse iodée dans un pays de savane, un chapitre à part entière dans notre voyage

🍔 Le hamburger au Botswana : modernité urbaine et identité culinaire en mouvement

Si la cuisine botswanaise plonge ses racines dans les braises, les marmites en fonte et les viandes du troupeau, elle n’est pas figée dans le passé. Dans les villes, dans les lodges, dans les restaurants fréquentés par les voyageurs comme par les familles locales, une autre facette de la gastronomie s’affirme : celle d’un pays jeune, connecté, ouvert, où les influences sud‑africaines et internationales se mêlent à la générosité botswanaise. Et dans cette modernité gourmande, le hamburger occupe une place de choix.

Ce n’est pas un hasard. Le Botswana est un pays de viande, un pays où le bœuf est roi, où le poulet est omniprésent, où les braais rythment les soirées. Le hamburger s’est naturellement imposé comme un pont entre tradition et modernité : un plat simple, nourrissant, convivial, qui permet de mettre en valeur la viande locale tout en adoptant un format devenu universel.

Chicken Burger – Di Kubu – Kasane

À Kasane, cette évolution culinaire se lit parfaitement au Di Kubu Bar & Kitchen, une adresse vibrante où l’on déjeune entre murs bleus éclatants, tables en bois et parfums de grillades. C’est ici que nous avons découvert ce que pourrait être le burger botswanais moderne : généreux, sincère, sans artifice, mais profondément ancré dans les produits du pays.

Un midi, Margot choisit le Grilled Chicken Burger, un filet de poulet grillé, juteux, posé sur un lit de laitue, tomate et oignon. Un burger simple, franc, qui raconte le poulet du quotidien, celui que l’on retrouve dans les foyers, les braais, les lodges. Ici, pas de fioritures : juste la chaleur du grill, la fraîcheur des légumes, et cette manière botswanaise de cuisiner pour nourrir avant de séduire.

Delta’s Burger – Di Kubu Kasane

Pour Nadège et moi, le choix se porte sur le Delta’s Burger, un hommage à la générosité du pays. Un homemade beef patty parfaitement juteux, recouvert de cheddar fondu, de bacon croustillant et d’avocat crémeux. Un burger dense, solaire, qui dit tout de la place du bœuf dans la culture culinaire locale. Ce n’est pas un burger sophistiqué, ce n’est pas un burger “gastro”. C’est un burger honnête, construit autour du produit, fidèle à l’esprit botswanais : laisser la viande parler d’elle‑même.

Ces deux expériences racontent une vérité simple : au Botswana, le hamburger n’est pas un plat importé, déconnecté du territoire. Il est devenu une expression contemporaine de la cuisine locale, un format moderne pour raconter les mêmes histoires : celles du troupeau, du grill, de la convivialité, du plaisir d’être ensemble autour d’une assiette généreuse.

chicken burger – Maya Nata

Dans un pays où la cuisine se vit autant autour du feu que dans les restaurants urbains, le burger est devenu un symbole discret mais révélateur : celui d’un Botswana qui évolue, qui s’ouvre, qui mélange les influences sans jamais perdre son identité.

À Nata, un soir où le restaurant du lodge Maya  était fermé, nous nous faisons livrer des chicken burgers, un classique désormais omniprésent dans les petites villes du Botswana. Même dans ce contexte simple, presque improvisé, le burger raconte la même histoire : celle d’un plat devenu familier, adopté par les familles locales comme par les voyageurs, symbole d’une cuisine qui évolue sans renier ses racines.

Ces expériences, de Kasane à Nata, disent toutes la même chose : au Botswana, le hamburger n’est pas un plat importé, déconnecté du territoire. Il est devenu une expression contemporaine de la cuisine locale, un format moderne pour raconter les mêmes histoires : celles du troupeau, du grill, de la convivialité, du plaisir d’être ensemble autour d’une assiette généreuse.

Dans un pays où la cuisine se vit autant autour du feu que dans les restaurants urbains, le burger est devenu un symbole discret mais révélateur : celui d’un Botswana qui évolue, qui s’ouvre, qui mélange les influences sans jamais perdre son identité.

chicken burger nando »s francistown

À Francistown, au cœur de cette ville-carrefour où se croisent camions sud-africains, taxis collectifs et voyageurs de passage, le Chicken Burger prend une autre dimension. Chez Nando’s, véritable institution en Afrique australe, le burger n’est pas un simple sandwich : c’est une célébration du poulet, mariné longuement, grillé à la flamme, puis nappé de sauces qui vont du citron‑herbes au fameux Extra Hot. Le Chicken Burger y est généreux, juteux, relevé juste ce qu’il faut, servi avec des frites dorées et croustillantes. C’est une version plus urbaine, plus moderne, presque cosmopolite du burger botswanais, loin des grillades de Kasane ou des burgers livrés à Nata, mais tout aussi révélatrice de l’évolution culinaire du pays. Un burger qui raconte un Botswana jeune, connecté, gourmand, où les traditions du poulet grillé rencontrent les codes internationaux du fast‑casual. Et après une matinée passée à courir les garages pour sauver notre Raptor, ce Chicken Burger-là avait un goût de victoire.

Les pizza et les pâtes au Botswana : une modernité assumée

Dans un pays où la cuisine traditionnelle repose sur le bœuf, le sorgho, le maïs et les cuissons lentes, la pizza pourrait sembler un intrus. Et pourtant, au fil des kilomètres, on découvre qu’elle occupe une place étonnamment importante dans le paysage culinaire moderne du Botswana. Non pas la pizza artisanale, façonnée à la main dans un four à bois, mais une version résolument urbaine, rapide, généreuse, pensée pour nourrir vite et beaucoup : la pizza à l’américaine.

En dehors des lodges, où la cuisine est souvent soignée et tournée vers les voyageurs, les villes botswanaises proposent peu de restaurants indépendants. Les rues de Serowe, Palapye, Maun ou Francistown ne débordent pas de petites adresses familiales. À la place, ce sont les chaînes de fast‑food qui dominent : poulet frit, hamburgers, et surtout pizza. Dans ce paysage, Debonairs Pizza occupe une place centrale. C’est l’une des enseignes les plus présentes du pays, un repère pour les familles, les étudiants, les travailleurs, et pour les voyageurs en quête d’un repas simple et copieux.

triple decker DebonnairsPizza Serowe

Notre arrivée à Serowe en est une illustration parfaite. La façade noire et jaune de Debonairs se repère de loin, comme un phare culinaire dans une ville où les options restent limitées. À l’intérieur, l’ambiance est celle d’un fast‑food moderne : écrans lumineux, odeur de pâte chaude, service rapide. Mais ce qui surprend le plus, ce sont les créations proposées. Ici, la pizza n’est pas seulement un plat : c’est un terrain d’expérimentation.

La Triple‑Decker, par exemple, est une pizza montée sur trois étages, un mille‑feuille de pâte, de fromage et de sauces. Nadège choisit la version Sweet Chili Chicken, un mélange sucré‑pimenté qui reflète bien l’influence sud‑africaine sur la cuisine moderne du pays.

Cram Decker DebonnairsPizza Serowe

La Cram‑Decker, quant à elle, pousse l’audace encore plus loin : une croûte fourrée d’une saucisse entière, une invention qui surprend autant qu’elle amuse. Bastien opte pour une Hawaïenne, Margot pour une Sweet & Sour Chicken, preuve que la carte mélange sans complexe influences américaines, asiatiques et locales.

Cette créativité n’est pas un hasard. Elle répond à une demande réelle : celle d’une population jeune, urbaine, habituée aux portions généreuses et aux saveurs franches. La pizza devient alors un symbole de modernité, un plat social, facile à partager, adapté aux grandes familles comme aux groupes d’amis. Elle s’inscrit dans une culture culinaire en pleine mutation, où les traditions cohabitent avec des influences globalisées.

L’addition, 700 BWP pour quatre personnes avec boissons et suffisamment de restes pour un repas supplémentaire, illustre aussi un autre aspect essentiel : la pizza est un choix économique. Dans un pays où les restaurants classiques sont rares et souvent chers, les chaînes comme Debonairs offrent une alternative accessible, rapide et rassurante.

La pizza au Botswana raconte donc une histoire plus large : celle d’un pays en transition, où les habitudes alimentaires évoluent au rythme de l’urbanisation, où les jeunes générations adoptent des codes culinaires venus d’ailleurs, tout en conservant un attachement profond à leurs traditions. Elle témoigne d’une modernité assumée, parfois surprenante, mais toujours révélatrice de la manière dont un pays s’approprie les influences extérieures pour les transformer en quelque chose de profondément local.

Dans les lodges, on savoure le bœuf, le seswaa, les braais et les plats mijotés. Dans les villes, on partage une pizza à trois étages ou une croûte fourrée à la saucisse. Deux mondes qui coexistent, deux facettes d’un même pays, deux façons de raconter le Botswana à travers sa cuisine.

Au Botswana, la cuisine raconte souvent la terre, la braise, les troupeaux, les saisons. Pourtant, au détour d’un mall de Gaborone ou d’un lodge isolé, il arrive qu’un plat venu d’ailleurs s’invite à table et devienne, presque malgré lui, un petit refuge du quotidien : les pâtes au fromage.

PATES au FROMAGE LOUNA ROSSA GABORONE

Ce n’est pas un plat traditionnel, ni même un clin d’œil à une influence régionale. C’est plutôt une parenthèse, une douceur universelle qui rassure après des journées de route, de chaleur et de poussière.

Dans un pays où la viande règne en maître, où les braaïs rythment les soirées et où les plats mijotés racontent la mémoire des villages, cette assiette de pâtes semblait presque déplacée… et pourtant parfaitement à sa place.

Car le Botswana moderne, urbain, ouvert, ne se limite pas à ses traditions. Il adopte, transforme, accueille. Les pâtes au fromage deviennent alors un symbole discret de cette cuisine en mouvement, capable d’embrasser le monde tout en restant fidèle à son esprit : nourrir simplement, honnêtement, chaleureusement.

Et pour nous, ce jour‑là, elles ont été exactement cela : une pause douce, un moment de simplicité au milieu du tumulte du voyage.

🍺 Bières, vins et boissons locales

Le Botswana n’a pas une grande tradition viticole, mais les bières sont omniprésentes. Les plus courantes : St Louis, St Louis Export, Castle, Black Label.

Dans les lodges, on trouve des vins sud‑africains de bonne qualité, souvent à prix raisonnables.

Et puis il y a les boissons locales : – jus de marula, – boissons fermentées à base de sorgho, – ginger beer maison.

À Kasane, au bord du Chobe, une bière fraîche au coucher du soleil fait partie du rituel.

🍩 Desserts et douceurs : simplicité et saisonnalité

Les desserts botswanais sont simples, souvent liés aux saisons : – pastèques du Kalahari, – melons lerotse, – beignets vetkoek, – confitures maison, – gâteaux de sorgho.

Dans les lodges, les desserts sont plus élaborés : cheesecakes, puddings, crumbles, souvent inspirés de la cuisine sud‑africaine.

🧭 Une cuisine identitaire, résiliente et profondément communautaire

La cuisine du Botswana n’est pas une cuisine de démonstration. C’est une cuisine de résilience, de famille, de mémoire collective. Elle se transmet oralement, se partage autour du feu, se vit plus qu’elle ne se décrit.

Et en voyageant du Kwando au Chobe, puis vers le Kalahari, nous avons compris que chaque plat raconte une histoire : celle d’un pays qui cuisine avec ce qu’il a, qui valorise la simplicité, et qui fait du repas un moment de lien et de chaleur humaine.

LES RESTAURANTS DE KASANE & DU CHOBE

Déjeuner au Chobe Safari Lodge : première immersion culinaire au Botswana

À notre arrivée à Kasane, après la traversée paisible du Chobe en transit, nous nous dirigeons naturellement vers l’un des lieux emblématiques de la ville : le Chobe Safari Lodge. L’endroit est une institution, un passage obligé pour les voyageurs qui longent la rivière, un mélange de charme tropical, d’architecture traditionnelle et de confort moderne.

Le bâtiment principal s’ouvre sous une immense toiture de chaume portée par de hautes colonnes blanches. L’air circule librement, les espaces sont vastes, lumineux, décorés de bois sculpté, de paniers tressés, de portes coulissantes gravées et de grandes suspensions en fibres naturelles.

Le sol en larges lattes de bois donne cette sensation de lodge africain authentique, où l’intérieur se confond avec l’extérieur. Autour, les jardins sont luxuriants : palmiers, massifs fleuris, plantes tropicales soigneusement entretenues. Le bleu de la piscine serpente entre les terrasses, les parasols et les tables dressées face à la rivière. L’ensemble respire la douceur, la lenteur, la chaleur d’un après‑midi au bord du Chobe.

Nous nous installons pour le déjeuner, attirés par la vue sur l’eau et les bateaux qui glissent lentement vers les safaris fluviaux. Comme souvent dans les lodges du Botswana, la carte est simple et internationale : salades fraîches, burgers, wraps, sandwichs toastés, quelques plats légers, un fish & chips, un steak, des quiches, des pâtes. Une cuisine pensée pour plaire à tous, sans prise de risque.

Faute de filet de bœuf disponible ce jour‑là, nous optons tous pour un Steak, Egg & Chips, un classique des lodges d’Afrique australe : une pièce de viande grillée, un œuf au plat posé dessus, des frites épaisses et croustillantes, une petite salade colorée. L’assiette est généreuse, bien présentée, fidèle à ce que l’on attend d’un repas rapide dans un lodge.

Mais cette première approche de la cuisine botswanaise nous laisse un sentiment mitigé. La viande, pourtant produit phare du pays, manque de tendreté et de saveur.

BEEF EGGS & CHIPS – CHOBE SAFARILODGE KASANE

Rien à voir avec les pièces fondantes, juteuses et parfaitement maturées que nous avons dégustées en Namibie, où le bœuf est d’une qualité exceptionnelle. Ici, le steak est plus ferme, plus rustique, moins expressif. Une petite déception, sans gravité, mais qui contraste avec l’excellence namibienne.

Heureusement, le cadre compense largement : la piscine turquoise, les terrasses ombragées, la rivière qui s’étire derrière les arbres, les bateaux qui accostent, les rires des voyageurs, la lumière chaude de Kasane. Le Chobe Safari Lodge reste un lieu magnifique pour reprendre souffle après la route, savourer un moment de calme et s’imprégner de l’atmosphère du Botswana.

Ce déjeuner marque notre entrée dans un nouveau pays, une nouvelle culture culinaire, un nouveau rythme. Et même si la première bouchée n’est pas un coup de cœur, l’aventure gastronomique botswanaise ne fait que commencer.

Destiny Blo Inn – Confort et détente à Kachikau, près de Thobolo

Nous arrivons au Destiny Blo Inn, un havre de calme niché à seulement 34 km de l’entrée Ngoma du parc. L’établissement apparaît derrière un jardin soigneusement entretenu, avec sa terrasse ouverte, ses arbres qui projettent une ombre douce et un parking privé où notre véhicule trouve naturellement sa place. Après la route depuis Kasane, l’endroit respire la tranquillité.

Le lodge offre un excellent rapport qualité‑prix : 2 760 BWP pour deux nuits, deux logements et le petit‑déjeuner inclus. Une rareté dans cette région du Chobe, où les hébergements proches des portes du parc affichent souvent des tarifs bien plus élevés.

Dès les premiers instants, nous ressentons cet équilibre agréable entre confort moderne et ambiance détendue. Les chambres sont spacieuses, lumineuses, impeccablement tenues. Le linge de lit est frais, les serviettes épaisses, la salle de bains parfaitement propre. Un petit réfrigérateur garde nos boissons au frais, un plateau bouilloire attend le thé du matin, et la moustiquaire immaculée donne à la pièce une douceur tropicale. À travers les rideaux, la lumière du soir filtre en nuances dorées.

À l’extérieur, la piscine nous attire immédiatement. L’eau fraîche est un bonheur après les pistes poussiéreuses, et le jardin, ponctué de grands arbres, offre un calme rare. Le Wi‑Fi Starlink, rapide et stable, nous permet de partager nos premières photos du Chobe, tandis que la réception ouverte 24h/24 répond à toutes nos questions avec une gentillesse constante. Notre hôte, d’une disponibilité remarquable, organise même des safaris dans le parc avec son propre 4×4 de vision — une option parfaite pour ceux qui souhaitent se laisser guider.

Le restaurant du lodge prolonge cette ambiance chaleureuse. Les repas sont servis dans une salle ouverte sur le jardin, où l’on entend parfois les insectes du soir et le souffle du vent dans les arbres.

Le dîner commence par une soupe de butternut, veloutée, légèrement sucrée, avec cette chaleur douce qui apaise après la route. Le plat principal est un pavé de bœuf, simple et honnête, accompagné d’un riz parfumé et de légumes vapeur — brocolis, carottes, choux-fleurs. Une assiette fidèle à la cuisine botswanaise : sans artifice, mais sincère et nourrissante.

En entrée, une crème de champignons, onctueuse, parfumée, servie bien chaude. Puis un poulet rôti, peau dorée et croustillante, accompagné de pommes de terre rôties, d’une salade fraîche et de légumes sautés. Une assiette colorée, complète, qui rappelle la cuisine familiale des lodges du pays.

Ces repas, sans prétention mais préparés avec soin, s’accordent parfaitement avec l’esprit du lodge : une halte où l’on se repose, où l’on mange bien, où l’on se sent accueilli.

Nous avons particulièrement apprécié l’aide précieuse de notre hôte lorsque nous avons eu notre souci de pompe à eau. Dans ces régions reculées, chaque geste compte, et cette disponibilité fait toute la différence. Le Destiny Blo Inn n’est pas seulement un hébergement : c’est une parenthèse de confort, un point d’ancrage entre deux mondes, celui de la savane sauvage et celui du repos bien mérité.

#DestinyBloInn #Kachikau #Thobolo #ChobeNationalPark #BotswanaTravel #MaisonDHotes #PiscineInterieure #VoyageAfriqueAustrale #BookingBotswana #SéjourConfortable

Kasane – Déjeuner au Di Kubu Bar & Kitchen : une parenthèse gourmande sous le ciel du Kalahari

Après une matinée passée à longer les rives du Chobe, à observer les silhouettes massives des buffles et les reflets turquoise de l’eau, l’appétit se réveille doucement. Kasane bruisse de chaleur, de lumière, de couleurs vives, et c’est tout naturellement que nos pas nous mènent vers l’une des adresses les plus accueillantes de la ville : Di Kubu Bar & Kitchen

Le lieu a ce charme particulier des restaurants africains où se mêlent modernité, convivialité et un sens instinctif de l’hospitalité. Les murs bleus éclatants, les tables en bois, les parfums de grillades, les conversations qui s’entrecroisent… tout invite à ralentir, à savourer, à profiter.

À table, chacun trouve son bonheur.

Margot opte pour un Grilled Chicken Burger, un classique parfaitement exécuté : un filet de poulet grillé, juteux, posé sur un lit de laitue, tomate et oignon, accompagné de frites dorées. Un plat simple, généreux, qui fait sourire dès la première bouchée.

Bastien, fidèle à son instinct de gourmand, choisit le Chicken Basket. Devant lui, un assortiment irrésistible : crumbled chicken strips, chicken wings, chicken kebabs, le tout servi avec une smokey mayo dip qui disparaît presque aussi vite qu’elle arrive. Un plateau qui sent bon le partage, les doigts qui collent, les rires qui fusent.

Pour Nadège et moi, le choix est évident : le Delta’s Burger. Un homemade beef patty parfaitement juteux, posé sur salade, tomate et oignon, recouvert d’une couche généreuse de cheddar fondu, de bacon croustillant et d’avocat crémeux. Un burger qui coche toutes les cases du plaisir simple, celui qui réconforte, qui nourrit, qui fait du bien.

Autour de nous, la vie continue : les serveurs sourient, les familles discutent, les voyageurs échangent leurs impressions de safari. La lumière danse sur les tables, les bouteilles brillent, les assiettes s’enchaînent. C’est un moment suspendu, chaleureux, où la cuisine rencontre la douceur de vivre botswanaise.

Dans ce décor vibrant, entre ombre et soleil, ce déjeuner devient plus qu’un repas : une parenthèse gourmande, un instant de partage, un fragment de voyage qui s’ajoute à la mosaïque de nos journées africaines.

Un déjeuner simple, savoureux, convivial — et parfaitement ancré sous le ciel du Kalahari.

Les Restaurants de Nata & Francistown

Toutes les informations, par région sur la gastronomie au Botswana en suivant ce lien : La Cuisine au Botswana

Nata – Une halte improvisée au Maya Lodge

Arriver à Nata avec une journée d’avance, c’est entrer dans cette petite ville-carrefour un peu avant l’heure, au rythme des camions, de la poussière et de la lumière blanche qui enveloppe les Pans. Nous avions prévu de nous installer directement au Nata 5 Riverside, mais notre villa n’était pas encore disponible. Alors, pour patienter, nous posons nos sacs au Maya Lodge, une adresse simple, en bord de route, où l’on sent immédiatement que l’activité ne s’arrête jamais vraiment.

Le lodge est en plein travaux, et les convois de poids lourds qui traversent Nata du matin au soir rappellent que cette ville est un nœud logistique essentiel entre Maun, Kasane et Francistown. Le week‑end, la musique des bars voisins se mêle au grondement des moteurs, créant une ambiance vivante, parfois bruyante, mais typique de ces étapes africaines où la route dicte le tempo.

Pourtant, derrière cette agitation, les petits chalets du Maya Lodge offrent un confort appréciable : eau chaude, climatisation, wifi, lits propres. Un refuge simple mais suffisant pour souffler après les kilomètres, se doucher, se poser, attendre la suite du voyage.

Le restaurant du lodge étant exceptionnellement fermé ce soir‑là, nous faisons ce que font tant de voyageurs de passage : nous nous faisons livrer. Hamburgers au poulet pour Bastien, Margot et Nadège, un classique moderne que l’on retrouve désormais dans toute la région, reflet de cette cuisine botswanaise en mouvement, entre influences locales et internationales. Pour ma part, je choisis une valeur sûre, un plat profondément ancré dans l’identité culinaire du pays : un beef seswaa, tendre, simple, servi avec son accompagnement. Un repas sans prétention, mais qui raconte déjà quelque chose du Botswana : une cuisine de vérité, de viande, de chaleur, de quotidien.

Cette soirée à Nata n’était pas prévue. Elle n’avait rien d’extraordinaire. Et pourtant, elle fait partie de ces moments qui construisent un voyage : une halte improvisée, un lodge en bord de route, un repas livré, et cette sensation d’être exactement là où il faut, entre deux étapes, dans l’attente tranquille de la suite.

Tarif 1100 BWP pour les 2 chalets pour une nuit
Repas 375 BWP pour 3 Hamburgers, beef seswaa et un coca

Nando’s : le temple du poulet au Botswana

Nando’s n’est pas qu’une chaîne : c’est une institution en Afrique australe. On y vient pour le poulet grillé, mariné longuement, cuit à la flamme, servi avec des sauces qui vont du doux citron‑herbes au redoutable Extra Hot. C’est simple, efficace, généreux, et surtout : c’est délicieux.

Nos mécaniciens, affamés, optent pour des quarter chicken grillés, accompagnés de salad bowls colorés. Nadège et les enfants choisissent des chicken burgers, nappés de sauce barbecue ou paprika, servis avec des frites dorées et croustillantes. Les assiettes arrivent fumantes, parfumées, pleines de couleurs. Le poulet est juteux, la peau croustillante, les sauces parfaitement équilibrées. C’est le genre de repas qui remet le moral d’aplomb après une matinée passée à courir les ateliers.

Dans l’ambiance animée du restaurant, entre les familles locales, les chauffeurs de passage et les étudiants en uniforme, on savoure ce moment suspendu. Un repas simple, mais qui raconte beaucoup : la modernité culinaire du Botswana, son amour du poulet, et cette capacité à transformer un déjeuner rapide en instant de réconfort.

Debonairs Pizza – Fast‑food à la sauce botswanaise

En arrivant à Serowe, on découvre une institution locale que tout le monde connaît ici : Debonairs Pizza. Une chaîne à l’américaine, façade noire et jaune, écrans lumineux, odeur de pâte chaude et de fromage fondu. On entre un peu par curiosité, un peu pour comprendre ce que les Botswaniens aiment vraiment quand ils veulent se faire plaisir rapidement.

Et là, les surprises commencent.

Nadège se laisse tenter par une Sweet Chili Chicken Triple‑Decker, une pizza montée sur trois étages, un mille‑feuille de pâte, de fromage et de sauce sucrée‑pimentée. Bastien, fidèle à lui‑même, part sur une Hawaïenne, généreuse en ananas et en morceaux de viande. Margot choisit une Sweet & Sour Chicken, un mélange étonnant mais parfaitement équilibré. Quant à moi, je reste fasciné par la Meaty Cram‑Decker, dont la croûte est littéralement fourrée… d’une saucisse. Le genre d’invention culinaire qu’on ne voit qu’en voyage, quand les codes changent et que les frontières du raisonnable deviennent floues.

L’ambiance est rapide, efficace, très fast‑food, mais les portions sont énormes, les saveurs franches, et l’expérience vaut le détour rien que pour comprendre une partie de la culture culinaire moderne du pays. On ressort avec la moitié des pizzas en boîte, de quoi assurer un repas supplémentaire sur la route. L’addition, boissons comprises, s’arrête à 700 BWP, ce qui, pour quatre personnes et autant de restes, relève presque de l’affaire.

#AutourDuMonde #VoyageEnFamille #VoyageAvecNous #Botswana #Serowe #DebonairsPizza #FastFood #FoodTrip #PizzaLovers #toutestpossible #allispossible

Gaborone – Premier Déjeuner chez Ocean Basket après la Route depuis Serowe

Nous arrivons à Gaborone en fin de matinée, encore portés par les kilomètres avalés depuis Serowe. La ville s’étire sous un soleil clair, mélange de modernité tranquille et de chaleur africaine. À peine le temps de souffler que nos estomacs nous rappellent que le petit déjeuner est loin. On se dirige vers Ocean Basket, un classique en Afrique australe, parfait pour un déjeuner rapide mais généreux.

À table, Margot repère immédiatement ce qui va la rendre heureuse : un grand plateau de sushis, coloré, précis, presque délicat. Les makis serrés, les nigiris brillants, le gingembre rose… tout lui parle. Elle attaque avec ses baguettes comme si elle retrouvait un rituel familier, et son sourire suffit à dire que le pari est réussi.

Bastien, lui, ne résiste pas aux Saucy Prawns, servis dans une méditerranean sauce parfumée, légèrement tomatée, relevée juste ce qu’il faut. L’assiette arrive fumante, nappée d’un jus qui accroche la cuillère et promet une vraie explosion de saveurs. Il se concentre, il savoure, il ferme les yeux : la mer vient de s’inviter dans son déjeuner.

Pour Nadège et moi, ce sera un Seafood Platter pour deux, une assiette débordante de moules, de prawns, de hake fish croustillant et de calamars tendres. On partage, on pioche, on échange les morceaux comme autour d’un braai improvisé. Le Botswana n’a pas d’océan, mais ce midi, il en a le goût, la générosité, la chaleur.

Les boissons rafraîchissent l’ensemble, parfaites après la route. Et quand l’addition tombe, on se regarde avec un sourire complice : 760 BWP au total, boissons comprises. Pour un déjeuner complet, varié, gourmand, c’est presque déroutant.

En sortant, Gaborone nous accueille avec son rythme calme. La lumière de midi glisse sur les façades, la ville respire doucement. On remonte dans la voiture, repus, heureux, prêts à découvrir la capitale avec cette sensation agréable d’avoir déjà trouvé un petit trésor culinaire dès notre arrivée.

Ocean Basket nous offre un premier goût de Gaborone : simple, généreux, inattendu. Et la journée ne fait que commencer.

Pause gourmande au Courtyard – Saveurs locales sous la fraîcheur du jardin

Après notre visite des centres artisanaux de Gaborone, nous quittons les étals colorés et les sculptures de bois pour nous installer juste à côté, au Courtyard, un restaurant niché dans un écrin de verdure. L’endroit ressemble à un petit refuge urbain : tables disséminées sous les arbres, pergola couverte de feuillage, lumière tamisée par les plantes grimpantes. Une atmosphère douce, presque suspendue, où l’on entend davantage le bruissement des feuilles que le bruit de la ville.

La carte mêle cuisine internationale et spécialités botswanaises, et chacun y trouve son bonheur… ou presque. Margot choisit un grilled T‑Bone, une pièce généreuse qui aurait pu être parfaite si elle n’avait pas été servie froide et moins cuite que demandé. Un détail qui contraste avec la tranquillité du lieu, mais qui n’enlève rien à l’ambiance apaisante du jardin.

Bastien, lui, se régale avec un Pepper Stack de 300 g, une viande tendre et juteuse nappée d’une sauce au poivre riche et parfumée. L’assiette est complétée par un butternut fondant et une purée maison, un duo simple mais parfaitement exécuté.

Nadège opte pour la même pièce de viande, mais accompagnée du Morogo wa Setswana, l’un des plats les plus emblématiques du pays. Le morogo est un mélange de feuilles vertes locales — souvent du wild spinach ou des feuilles de courge — mijotées longuement avec oignons, tomates et parfois une touche d’arachide. Le résultat est un goût profond, légèrement amer, terrien, qui rappelle les cuisines rurales et les repas communautaires préparés au feu de bois. Un plat humble, nourrissant, chargé de mémoire.

Je choisis moi aussi le morogo, mais accompagné d’un Nama ya Kgomo, un bœuf mijoté à la manière traditionnelle. La viande est cuite lentement jusqu’à devenir tendre, presque confite, imprégnée de jus et d’épices douces. C’est une cuisine de patience, de lenteur, de transmission, où chaque bouchée raconte un savoir-faire ancien.

Le Courtyard offre ainsi une parenthèse culinaire où se mêlent modernité et traditions, dans un décor végétal qui apaise et enveloppe. Une halte parfaite pour goûter aux saveurs du Botswana tout en profitant de la douceur d’un jardin au cœur de la capitale.

TARIF 900 BWP pour 4 avec les boissons

#Botswana #Gaborone #CourtyardCafe #BotswanaFood #MorogoWaSetswana #NamaYaKgomo #LocalCuisine #TasteBotswana

Louna Rossa – Un déjeuner en demi‑teinte au Sarona City Mall

Situé au cœur du Sarona City Mall, l’un des espaces commerciaux les plus agréables de Gaborone, le Louna Rossa attire immédiatement par sa terrasse lumineuse. C’est le genre d’endroit où l’on s’installe volontiers pour profiter du soleil de midi, entouré d’architecture moderne et du va-et-vient tranquille des familles et des travailleurs en pause. L’ambiance promettait un moment convivial, mais notre déjeuner à quatre s’est révélé plus contrasté que prévu.

HAKE & CHIPS – LOUNA ROSSA GABORONE

La carte, très visuelle, donne envie dès les premières pages. On y retrouve les classiques internationaux, les burgers, les viandes grillées, quelques spécialités locales et même une section italienne. Sur le papier, tout semble pensé pour satisfaire un large public. Pourtant, au moment de commander, une série de déceptions s’est enchaînée : plusieurs plats phares étaient indisponibles. Les viandes les plus attendues, comme le T‑Bone, le Tomahawk ou le Pork Chop, avaient disparu de la liste des possibles, tout comme les lasagnes de bœuf. Une situation frustrante, surtout dans un établissement situé dans un centre commercial aussi fréquenté.

CHICKEN CORDON BLEU LOUNA ROSSA GABORONE

Heureusement, les plats encore disponibles étaient plutôt bien exécutés. Margot a trouvé son bonheur dans une assiette de pâtes au fromage, généreusement gratinées et relevées par quelques tomates cerises. Bastien s’est tourné vers le Hake, servi finalement avec une purée maison onctueuse, un quartier de citron et une petite sauce, une présentation simple mais soignée.

Nadège a opté pour un Chicken Cordon Bleu croustillant, garni de fromage fondant et accompagné de frites bien dorées.

RUMP LOUNA ROSSA GABORONE

Quant à moi, j’ai sauvé ma pause carnée avec un Rump steak joliment marqué au grill, servi sur un lit de légumes verts avec une sauce poivre‑champignons. Rien d’exceptionnel, mais des assiettes honnêtes et visuellement plaisantes.

Le véritable point noir du repas a été le service. Obtenir les boissons a demandé une patience inattendue, et l’attente pour les plats a été encore plus longue. Sous la chaleur de Gaborone, ces délais ont pesé sur l’ambiance générale. L’équipe en salle semblait débordée, manquant de coordination, ce qui a donné au déjeuner un rythme haché, loin de la fluidité espérée.

PATES UA FROMAGE LOUNA ROSSA GABORONE

Pour quatre personnes, plats et boissons compris, l’addition s’est élevée à 750 BWP, un tarif raisonnable pour ce type d’établissement. Le Louna Rossa bénéficie d’un emplacement idéal et d’une terrasse vraiment agréable, mais la gestion des stocks et la lenteur du service viennent clairement ternir l’expérience. C’est un endroit à tester si vous avez du temps devant vous et si vous êtes prêts à adapter vos envies en fonction des disponibilités du jour.

Pour découvrir d’autres expériences culinaires de la région, vous pouvez consulter notre page dédiée à Saveurs du Botswana, qui explore la richesse gastronomique locale et complète parfaitement une visite de Gaborone.

#AutourDuMonde #VoyageEnFamille #tourdumondeenfamille #raptor #VoyageAvecNous #travelyourself #vivreautrement #tourdumonde #traveladdict #SlowTravel #slowtravelling #paysage #paysagemagnifique #paysagesmagnifiques #4×4 #4x4offroad #4x4adventure #4x4Life #travelphotography #roadtrip #ontheroad #overland #overlander #Overlanding #toutestpossible #allispossible #TourismeResponsable #Botswana #Gaborone #SaronaCityMall #LounaRossa #SaveursDuBotswana

🍽️ Pause gourmande à Gaborone – Déjeuner au Spur Steak Ranch

Après une matinée bien remplie sur les routes et les pistes du Botswana, le retour en ville avait un parfum de récompense. Pour la pause déjeuner, cap sur le Spur Steak Ranch, une enseigne que l’on croise souvent en Afrique australe… mais qui, ce jour‑là, s’est révélée être une excellente surprise. L’accueil est chaleureux, le service étonnamment rapide, et surtout, la viande arrive exactement comme demandée, que ce soit servie sur une assiette classique ou sur une plaque en fonte encore crépitante. Une efficacité rare et bienvenue.

La carte, généreuse et variée, déroule un festival de grillades, de burgers, de viandes haut de gamme et de plats terre‑mer. On y retrouve les grands classiques de la maison, les spécialités maison à partager, les options plus audacieuses, et toute une gamme de boissons fraîches. Une vraie halte pour carnivores assumés… mais pas seulement.

À table, chacun a trouvé son bonheur. Bastien a opté pour un Hawaiian Chicken Schnitzel, un plat aussi gourmand que réconfortant : deux belles escalopes de poulet panées, dorées à souhait, recouvertes de fromage fondant, de bacon croustillant et de tranches d’ananas grillées. Une assiette généreuse, sucrée‑salée, qui a fait l’unanimité autour de lui.

Nadège et Margot ont choisi le Rump avocat‑roquefort, un pavé de rumsteck parfaitement grillé, juteux, tendre, recouvert de lamelles d’avocat frais et accompagné d’une sauce au roquefort qui apporte une touche puissante et élégante. Une combinaison audacieuse, mais terriblement efficace.

Quant à moi, j’ai succombé au Cheesy Garlic Prawn Rump, servi sur un sizzler brûlant. Le rumsteck arrive encore en train de chanter sur la fonte, nappé d’une sauce crémeuse à l’ail et au fromage, parsemée de crevettes. Un plat généreux, parfumé, qui mêle terre et mer dans un équilibre parfaitement maîtrisé.

Toutes les assiettes sont accompagnées de frites croustillantes servies dans de petits paniers métalliques, ainsi que des onion rings dorés, signature incontournable de la maison. Une simplicité assumée, mais exécutée avec soin.

Le Spur s’est imposé comme une halte gourmande efficace, conviviale et sans fausse note. Une adresse idéale pour recharger les batteries au cœur du voyage, savourer une viande de qualité et profiter d’un service rapide sans sacrifier le plaisir de l’assiette.

Tarif 920 BWP pour 4 avec boissons

About The Author