Réserve de Gaborone : Quand le sauvage apprivoise le béton Botswana
C’est l’un des paradoxes les plus charmants de Gaborone : au milieu des quartiers résidentiels, des routes larges et des centres commerciaux, on trouve une petite réserve nationale où la vie sauvage continue de respirer comme si la ville n’existait pas. La Réserve de Gaborone, avec ses 5 kilomètres carrés seulement, est l’une des rares réserves du continent à se trouver littéralement dans une capitale. Et pourtant, dès que l’on franchit son portail, l’atmosphère change du tout au tout. Le bruit s’efface, la poussière retombe, et la savane reprend immédiatement ses droits.
C’est une surprise absolument monumentale, le genre de claque naturaliste que l’on n’attend plus et qui nous laisse un souvenir vibrant. Tout en dépliant la carte de la réserve pour tracer notre itinéraire entre savane arborée, forêts riveraines, marais et rochers, nous feuilletons curieusement les pages d’un dictionnaire de Setswana pour nous imprégner des noms locaux qui chantent la faune environnante. Ce sanctuaire compact nous prouve avec une force joyeuse que la nature possède une résilience extraordinaire, offrant une mosaïque de milieux d’une richesse inattendue où chaque rencontre éveille une émotion pure.
Le moteur tourne, les droits d’entrée sont réglés (ou plutôt offerts !), et la première barrière est franchie.
Les citadelles de granit et l’accueil de la canopée
En prenant de la hauteur vers les formations rocheuses complexes, ces fameux chaos de blocs oranges et de dômes de granit poreux qui émergent du bush, nous découvrons le domaine exclusif d’une colonie particulièrement unie de (Procavia capensis capensis, daman des rochers, rock hyrax). Observer ces petits mammifères trapus au pelage dense est un pur délice, surtout lorsque l’on songe à leur lointaine et fascinante parenté scientifique avec les éléphants. Nous les surprenons dans des attitudes d’une placidité royale. Plusieurs individus se dorent au soleil, totalement abandonnés à la chaleur sur une large paroi inclinée, tandis qu’un superbe profil en pied se détache magnifiquement à contre-jour, les rayons embrasant les contours de sa fourrure rousse.
Plus haut, un petit museau curieux pointe juste au-dessus d’une arête de pierre claire, fixant sur notre groupe un œil sombre d’une vigilance extrême. Un peu plus bas, une véritable scène familiale s’offre à nous, où quatre damans, dont un jeune beaucoup plus petit installé à l’extrême gauche, sont sagement alignés en rang d’oignon sur un rebord protecteur, adossés à un enchevêtrement de branches sèches. Un duo complice semble même nous adresser un regard malicieux depuis le granit, tandis qu’un couple se détache superbement sur un dôme arrondi et grisâtre, offrant un contraste saisissant sur un fond de feuillages d’un vert tendre et lumineux.

Juste au-dessus de ces citadelles de pierre, la canopée des forêts riveraines et des grands acacias s’anime d’une frénésie joyeuse. C’est le fameux comité d’accueil des singes vervets du sud (Chlorocebus pygerythrus pygerythrus, singe vervet, vervet monkey) qui nous attend de pied ferme.
Toujours en mouvement, ils apportent une touche d’espièglerie irrésistible à la frondaison. Leurs visages noirs encadrés de favoris blancs et de poils clairs nous observent avec une malice évidente. Les mères avancent prudemment, leurs minuscules petits agrippés sous le ventre, tandis que les jeunes adultes rivalisent d’audace, sautant de branche en branche avec une légèreté déconcertante.
Plus loin, contrastant avec cette légèreté, les puissants (Papio ursinus, babouin chacma, chacma baboon) préfèrent occuper le sol ou les grosses branches charpentières. Les mâles dominants, à la stature impressionnante et au museau canin, surveillent la troupe d’un œil sévère tout en émettant de profonds aboiements de réassurance qui résonnent dans le bush. En baissant les yeux vers les fourrés denses au pied des arbres, nous apercevons le pas feutré et délicat du discret (Raphicerus campestris, steenbok, steenbok) se faufilant comme une ombre dans les herbes hautes, tandis que les silhouettes majestueuses et couronnées de cornes en spirale des (Tragelaphus strepsiceros, grand koudou, greater kudu) se détachent avec une élégance sans pareille. Au détour d’un sentier de terre, une famille de (Phacochoerus africanus, phacochère, common warthog) trottine joyeusement, la queue dressée comme une antenne hertzienne, amusant tout notre groupe par leur allure décidée et leur assurance tranquille.
Le petit barrage et l’effervescence du lagon vert
En redescendant vers le petit barrage du parc, qui s’impose comme l’un des meilleurs points d’observation de la réserve, le paysage se transforme en un théâtre palustre d’une splendeur à couper le souffle. Le plan d’eau s’ouvre sur un lagon d’algues et de lentilles d’eau d’un vert presque fluorescent, un tapis végétal éclatant sur lequel progresse majestueusement la spectaculaire (Struthio camelus australis, autruche d’Afrique, common ostrich). Voir ce géant de l’avifaune évoluer les pattes entièrement immergées dans cette eau émeraude, alors que des structures citadines et des pylônes électriques se dessinent discrètement à l’horizon, suscite un frisson unique, un contraste saisissant entre nature brute et modernité. Le grand oiseau avance fièrement de profil, exhibant la texture unique et vaporeuse de ses plumes brunes, puis incline son long cou pour glaner sa nourriture au milieu des hautes herbes et des roseaux roussis par le soleil.
Plus loin, sur une section de plaine de terre rouge, nous croisons un couple complet où le mâle, au plumage noir de jais contrastant avec ses cuisses claires, escorte magnifiquement la femelle grise. Autour de ce point d’eau indispensable, des groupes de (Equus quagga, zèbre des plaines, plains zebra) traversent les pistes avec une nonchalance royale, leurs rayures graphiques vibrant sous la lumière, tandis que des (Connochaetes taurinus, gnou bleu, blue wildebeest) cheminent d’un pas lourd et barbu vers les berges pour s’abreuver.
Au détour d’un sentier de terre rouge, nos yeux s’animent devant une rencontre des plus réjouissantes : une cellule familiale complète de phacochères de Sundevall, composée d’une laie et de ses jeunes, émergeant des fourrés denses. Le spectacle de cette petite troupe trottinant joyeusement à quelques mètres de notre groupe est un pur moment de bonheur naturaliste. C’est l’occasion idéale d’observer en direct un réflexe éthologique fascinant : dès que l’animal accélère le pas, sa queue se dresse parfaitement à la verticale, rigide, se terminant par un petit pinceau de poils sombres. Cette posture, semblable à une file d’antennes hertziennes mobiles au-dessus des herbes sèches, agit comme un véritable signal visuel de ralliement (« suivez-moi ») permettant à la fratrie de ne jamais perdre le contact dans la végétation haute. Affichant une allure décidée, un flegme imperturbable et une assurance tranquille face à nos objectifs, cette famille de phacochères incarne à merveille la vie spontanée et pleine de caractère qui palpite dans ce sanctuaire compact.

Les oiseaux, résidents ou migrateurs, solitaires ou en groupes de rivage, occupent chaque recoin de ce marais. Le magnifique (Threskiornis aethiopicus, ibis sacré, african sacred ibis) affiche une silhouette immaculée d’une pureté absolue, où le plumage blanc comme neige du corps tranche avec la tête et le cou entièrement nus d’un noir de jais, arpentant la vase d’un pas délibéré, presque solennel. Non loin de son cousin, le remarquable (Bostrychia hagedash hagedash, ibis hagedash, hadada ibis) est posé en contrebas sur un vieux tronc d’arbre tombé au sol au milieu des herbes humides.
Sous la lumière rasante du matin, son plumage révèle des reflets métalliques insoupçonnés, des irisations changeantes oscillant entre le vert émeraude, le bleu et le bronze, tandis qu’une ligne rouge vif marque le dessus de son bec puissamment incurvé. En l’observant de très près, nous avons la chance unique de saisir l’instant précis où son œil se couvre d’un voile bleu opaque, témoignant de l’activation parfaite de sa membrane nictitante, cette troisième paupière protectrice.
La roselière vibre aussi au rythme des anatidés. Perchée en véritable sentinelle sur un chaos de bois mort et de souches blanchies, une (Alopochen aegyptiaca, ouette d’Égypte, egyptian goose) dresse fièrement le cou, son plumage beige et roux brillant au soleil et son œil entouré de son disque marron caractéristique grand ouvert.
Plus loin patauge l’imposante (Plectropterus gambensis niger, oie-armée de Gambie du Sud, spur-winged goose) un colosse des marais qui impressionne par son dos noir aux reflets violets, sa face dénudée d’un rouge charnu et ses poignets alaires armés d’un éperon pointu bien dissimulé, trahissant la puissance de ce voilier hors norme qui défend farouchement son accès aux berges herbeuses.
Les seigneurs de la savane arborée
Au-delà des zones humides, là où la terre devient plus sèche et s’orne de tapis de petites fleurs jaunes, s’ouvrent les pistes de la savane arborée et le domaine des grands herbivores. C’est ici que nos yeux s’émerveillent devant une superbe femelle (Aepyceros melampus melampus, impala, impala), fine, élancée et nerveuse. Dépourvue de cornes, elle s’immobilise en lisière du bush, ses grandes oreilles orientées vers nous et sa robe fauve rutilante captant la lumière.
Juste derrière elle, alors que les autruches poursuivent leur quête tranquille, les véritables seigneurs de la plaine font leur entrée : un groupe de trois (Taurotragus oryx oryx, éland du Cap, common eland). Ces colosses à la stature massive et à la robe beige texturée avancent d’une démarche tranquille, presque chaloupée, exhibant leur cou puissant, leur fanon gulaire développé et leurs cornes fièrement spiralées.
Ils paissent paisiblement à proximité du bush dense, croisant parfois la route des splendides (Oryx gazella, oryx gazelle, gemsbok) aux silhouettes graphiques et aux cornes interminables, ainsi que des (Alcelaphus buselaphus caama, bubale roux, red hartebeest) courant à vive allure, tous partageant la même brise et le même espace dans une sérénité absolue.
Les week-ends, l’ambiance de la réserve se pare d’une touche humaine très douce lorsque les familles de Gaborone viennent y pique-niquer dans les deux aires aménagées, profitant de cette proximité incroyable avec l’état sauvage. En parallèle, les observatoires et les structures éducatives du centre d’accueil permettent d’approcher et de faire découvrir cette faune exceptionnelle aux groupes scolaires sans jamais la déranger. La Réserve de Gaborone n’a certes pas la démesure de Chobe ou la magie de l’Okavango, mais elle possède quelque chose d’absolument unique : la capacité de nous rappeler, en quelques minutes seulement, que la nature n’est jamais loin, même au cœur de la ville, et que chaque regard animal croisé résonne comme un hymne flamboyant à la vie.
FAUNE ET FLORE
(Procavia capensis capensis, daman des rochers, rock hyrax)
singes vervets du sud (Chlorocebus pygerythrus pygerythrus, singe vervet, vervet monkey)
(Tragelaphus strepsiceros, grand koudou, greater kudu)
(Struthio camelus australis, autruche d’Afrique, common ostrich).
(Equus quagga, zèbre des plaines, plains zebra)
(Threskiornis aethiopicus, ibis sacré, african sacred ibis)
(Bostrychia hagedash hagedash, ibis hagedash, hadada ibis)
(Alopochen aegyptiaca, ouette d’Égypte, egyptian goose)
(Plectropterus gambensis niger, oie-armée de Gambie du Sud, spur-winged goose)
(Aepyceros melampus melampus, impala, impala)
(Taurotragus oryx oryx, éland du Cap, common eland).
aigle martial (Polemaetus bellicosus),
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Toutes les informations, par région sur la gastronomie au Botswana en suivant ce lien : La Cuisine au Botswana
Gaborone – Premier Déjeuner chez Ocean Basket après la Route depuis Serowe
Nous arrivons à Gaborone en fin de matinée, encore portés par les kilomètres avalés depuis Serowe. La ville s’étire sous un soleil clair, mélange de modernité tranquille et de chaleur africaine. À peine le temps de souffler que nos estomacs nous rappellent que le petit déjeuner est loin. On se dirige vers Ocean Basket, un classique en Afrique australe, parfait pour un déjeuner rapide mais généreux.
À table, Margot repère immédiatement ce qui va la rendre heureuse : un grand plateau de sushis, coloré, précis, presque délicat. Les makis serrés, les nigiris brillants, le gingembre rose… tout lui parle. Elle attaque avec ses baguettes comme si elle retrouvait un rituel familier, et son sourire suffit à dire que le pari est réussi.
Bastien, lui, ne résiste pas aux Saucy Prawns, servis dans une méditerranean sauce parfumée, légèrement tomatée, relevée juste ce qu’il faut. L’assiette arrive fumante, nappée d’un jus qui accroche la cuillère et promet une vraie explosion de saveurs. Il se concentre, il savoure, il ferme les yeux : la mer vient de s’inviter dans son déjeuner.
Pour Nadège et moi, ce sera un Seafood Platter pour deux, une assiette débordante de moules, de prawns, de hake fish croustillant et de calamars tendres. On partage, on pioche, on échange les morceaux comme autour d’un braai improvisé. Le Botswana n’a pas d’océan, mais ce midi, il en a le goût, la générosité, la chaleur.
Les boissons rafraîchissent l’ensemble, parfaites après la route. Et quand l’addition tombe, on se regarde avec un sourire complice : 760 BWP au total, boissons comprises. Pour un déjeuner complet, varié, gourmand, c’est presque déroutant.
En sortant, Gaborone nous accueille avec son rythme calme. La lumière de midi glisse sur les façades, la ville respire doucement. On remonte dans la voiture, repus, heureux, prêts à découvrir la capitale avec cette sensation agréable d’avoir déjà trouvé un petit trésor culinaire dès notre arrivée.
Ocean Basket nous offre un premier goût de Gaborone : simple, généreux, inattendu. Et la journée ne fait que commencer.
Pause gourmande au Courtyard – Saveurs locales sous la fraîcheur du jardin
Après notre visite des centres artisanaux de Gaborone, nous quittons les étals colorés et les sculptures de bois pour nous installer juste à côté, au Courtyard, un restaurant niché dans un écrin de verdure. L’endroit ressemble à un petit refuge urbain : tables disséminées sous les arbres, pergola couverte de feuillage, lumière tamisée par les plantes grimpantes. Une atmosphère douce, presque suspendue, où l’on entend davantage le bruissement des feuilles que le bruit de la ville.
La carte mêle cuisine internationale et spécialités botswanaises, et chacun y trouve son bonheur… ou presque. Margot choisit un grilled T‑Bone, une pièce généreuse qui aurait pu être parfaite si elle n’avait pas été servie froide et moins cuite que demandé. Un détail qui contraste avec la tranquillité du lieu, mais qui n’enlève rien à l’ambiance apaisante du jardin.
Bastien, lui, se régale avec un Pepper Stack de 300 g, une viande tendre et juteuse nappée d’une sauce au poivre riche et parfumée. L’assiette est complétée par un butternut fondant et une purée maison, un duo simple mais parfaitement exécuté.
Nadège opte pour la même pièce de viande, mais accompagnée du Morogo wa Setswana, l’un des plats les plus emblématiques du pays. Le morogo est un mélange de feuilles vertes locales — souvent du wild spinach ou des feuilles de courge — mijotées longuement avec oignons, tomates et parfois une touche d’arachide. Le résultat est un goût profond, légèrement amer, terrien, qui rappelle les cuisines rurales et les repas communautaires préparés au feu de bois. Un plat humble, nourrissant, chargé de mémoire.
Je choisis moi aussi le morogo, mais accompagné d’un Nama ya Kgomo, un bœuf mijoté à la manière traditionnelle. La viande est cuite lentement jusqu’à devenir tendre, presque confite, imprégnée de jus et d’épices douces. C’est une cuisine de patience, de lenteur, de transmission, où chaque bouchée raconte un savoir-faire ancien.
Le Courtyard offre ainsi une parenthèse culinaire où se mêlent modernité et traditions, dans un décor végétal qui apaise et enveloppe. Une halte parfaite pour goûter aux saveurs du Botswana tout en profitant de la douceur d’un jardin au cœur de la capitale.
TARIF 900 BWP pour 4 avec les boissons
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🍽️ Pause gourmande à Gaborone – Déjeuner au Spur Steak Ranch
Après une matinée bien remplie sur les routes et les pistes du Botswana, le retour en ville avait un parfum de récompense. Pour la pause déjeuner, cap sur le Spur Steak Ranch, une enseigne que l’on croise souvent en Afrique australe… mais qui, ce jour‑là, s’est révélée être une excellente surprise. L’accueil est chaleureux, le service étonnamment rapide, et surtout, la viande arrive exactement comme demandée, que ce soit servie sur une assiette classique ou sur une plaque en fonte encore crépitante. Une efficacité rare et bienvenue.
La carte, généreuse et variée, déroule un festival de grillades, de burgers, de viandes haut de gamme et de plats terre‑mer. On y retrouve les grands classiques de la maison, les spécialités maison à partager, les options plus audacieuses, et toute une gamme de boissons fraîches. Une vraie halte pour carnivores assumés… mais pas seulement.
À table, chacun a trouvé son bonheur. Bastien a opté pour un Hawaiian Chicken Schnitzel, un plat aussi gourmand que réconfortant : deux belles escalopes de poulet panées, dorées à souhait, recouvertes de fromage fondant, de bacon croustillant et de tranches d’ananas grillées. Une assiette généreuse, sucrée‑salée, qui a fait l’unanimité autour de lui.
Nadège et Margot ont choisi le Rump avocat‑roquefort, un pavé de rumsteck parfaitement grillé, juteux, tendre, recouvert de lamelles d’avocat frais et accompagné d’une sauce au roquefort qui apporte une touche puissante et élégante. Une combinaison audacieuse, mais terriblement efficace.
Quant à moi, j’ai succombé au Cheesy Garlic Prawn Rump, servi sur un sizzler brûlant. Le rumsteck arrive encore en train de chanter sur la fonte, nappé d’une sauce crémeuse à l’ail et au fromage, parsemée de crevettes. Un plat généreux, parfumé, qui mêle terre et mer dans un équilibre parfaitement maîtrisé.
Toutes les assiettes sont accompagnées de frites croustillantes servies dans de petits paniers métalliques, ainsi que des onion rings dorés, signature incontournable de la maison. Une simplicité assumée, mais exécutée avec soin.
Le Spur s’est imposé comme une halte gourmande efficace, conviviale et sans fausse note. Une adresse idéale pour recharger les batteries au cœur du voyage, savourer une viande de qualité et profiter d’un service rapide sans sacrifier le plaisir de l’assiette.
Tarif 920 BWP pour 4 avec boissons
🛍️ Gaborone – Là où les malls rythment nos journées
Nous ne nous attendions pas à ça. En arrivant à Gaborone, nous pensions trouver une capitale tranquille, étendue, presque discrète. Et pourtant, la ville nous enveloppe immédiatement dans une énergie étonnamment moderne, portée par une profusion de centres commerciaux qui jalonnent chaque quartier comme des phares urbains. Ici, les malls ne sont pas de simples lieux où l’on passe : ce sont des espaces où l’on vit, où l’on se retrouve, où l’on respire un peu de fraîcheur avant de reprendre la route.
Nous avançons de mall en mall comme on traverse des places publiques. Airport Junction, Sarona City, les grandes artères du CBD… chacun a son ambiance, ses cafés, ses parfums, ses lumières. On comprend vite que cette abondance n’est pas un hasard : la classe moyenne botswanaise grandit, les influences sud‑africaines sont partout, et la voiture règne en maître dans une ville pensée pour s’étendre. Les malls deviennent alors des points d’ancrage, des repères, des lieux où tout se concentre : courses, services, rendez‑vous, pauses gourmandes.
Dans les supermarchés, nous retrouvons ce même dynamisme. Faire les courses pour quatre — entre 160 et 260 pula selon nos envies — devient presque un petit voyage en soi. Chez Spar, les rayons boucherie nous attirent irrésistiblement, avec leurs pièces impeccables et leurs promotions sur les boissons. Checkers nous surprend par la variété de ses surgelés et ses produits venus d’Afrique du Sud. Pick n Pay nous séduit par ses légumes frais et sa viande porcine d’une qualité remarquable, même si le bœuf se fait parfois plus discret. Et puis il y a Choppies, Shoprite, Sefalana, ces enseignes plus populaires où l’on trouve l’essentiel, les produits de base, les ingrédients du quotidien botswanais. À chaque passage, nous avons l’impression de mieux comprendre la ville.
Et lorsque nous voulons retrouver le goût du pays, celui qui vient directement de la terre, nous quittons les allées carrelées pour rejoindre les marchés de Broadhurst, Gaborone West ou Bontleng. Là, le morogo s’empile en bouquets verts, les légumes de saison brillent sous le soleil, les vendeurs discutent, rient, négocient. C’est un autre visage de Gaborone, plus brut, plus vivant, plus ancré.
Même le plein d’essence devient une petite scène du quotidien. Les stations Engen, Shell, Puma ou TotalEnergies jalonnent la ville comme des haltes familières. Un pompiste s’approche, remplit le réservoir, essuie parfois le pare‑brise, échange quelques mots. Nous laissons un petit pourboire, un sourire, et la route continue. Autour, les shops ouverts tard le soir, parfois toute la nuit, prolongent cette impression d’efficacité tranquille.
Et puis il y a les banques, omniprésentes, modernes, rassurantes. Stanbic, FNBB, Absa, Standard Chartered, Nedbank… les enseignes se succèdent, les distributeurs automatiques sont partout, et le paiement par carte devient un réflexe. Tout est fluide, simple, pensé pour que la vie circule sans accroc.
Gaborone nous surprend chaque jour un peu plus. Derrière ses façades vitrées, ses parkings immenses et ses enseignes lumineuses, la ville révèle une organisation discrète mais solide, une modernité assumée, une manière bien à elle de faire cohabiter tradition et consommation. Nous nous y glissons naturellement, comme si ces malls, ces marchés, ces stations‑service faisaient déjà partie de notre voyage depuis longtemps.
LES LOGEMENTS
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1425 – Gaborone Game Reserve : quand la ville s’efface et que la savane surgit
J 1426 – Masjid Jamaa, la mosquée qui veille sur Gaborone
J 1426 – Les voix du sacré à Gaborone
J 1426 – Le Musée national et la Galerie d’art, cœur culturel de Gaborone
J 1426 – Le Monument des Trois Chefs, mémoire vivante du Botswana
J 1426 – Les centres artisanaux de Gaborone, l’âme créative de la capitale
J 1426 – À la découverte de Gabane et de ses artisanes
J 1427 – Kolobeng, là où l’histoire respire encore
J 1427 – Manyana, là où les rochers se souviennent
J 1427 – Thamaga, là où la terre raconte des histoires
J 1428 – Gaborone, la capitale où les malls dessinent nos journées
J 1429 – Mokolodi : Les contrastes d’un sanctuaire aux portes de Gaborone
LES LIENS
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À notre arrivée à Gaborone, après la route depuis Serowe, nous découvrons
La villa est vaste, lumineuse, climatisée dans chaque pièce. Elle compte quatre chambres, dont une suite parentale qui intègre un salon privé, un bureau et sa propre salle de bains. Les autres chambres, décorées avec soin, offrent chacune une atmosphère différente, entre modernité et touches africaines discrètes. Les trois salles de bains, équipées à la fois de douches et de baignoires, apportent un confort appréciable pour un séjour en famille ou entre amis, permettant à chacun de trouver son rythme.
10 réflexions sur «Réserve de Gaborone : Quand le sauvage apprivoise le béton Botswana»