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L’âme végétale de Guinée Forestière : Pont de lianes sacré de Koulé Guinée

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Entre lianes ancestrales, secrets de l’huile de palme, papillons chatoyants et pêcheurs de sable de Loffa.

Nous quittons Macenta au petit matin aux côtés de notre guide local, Diarri, tandis qu’une pluie fine et régulière enveloppe la cité d’une atmosphère douce et mystérieuse. Le brouillard dense accroché aux pentes montagneuses et aux collines verdoyantes de la Dorsale guinéenne rend la grande forêt tropicale encore plus énigmatique. Avant d’entamer notre marche, nous faisons une brève halte avec notre Ford Ranger Raptor au bord d’une piste de latérite rouge détrempée face aux crêtes embrumées. Nous longeons la lisière de la majestueuse réserve de biosphère du massif du Ziama — sanctuaire protégé que nous explorerons plus en détail ultérieurement — émerveillés par la hauteur vertigineuse de la canopée et la dimension gigantesque des feuillages tropicalisés.

Au détour des sous-bois humides et des cours d’eau calmes bordés de nénuphars, nous admirons de spectaculaires colonies d’Alocasia macrorrhizos — Giant Taro — Alocasie à grande racine, une plante géante remarquable dont les larges limbes sagittés au fini vernissé peuvent dépasser un mètre de longueur. Dressées fièrement vers la lumière du sous-bois plutôt qu’orientées vers le sol, ces feuilles arborent un vert profond et lumineux parcouru d’imposantes nervures en relief. Bien que son rhizome trapu contienne d’importantes réserves d’amidon parfois consommées après une cuisson très prolongée lors de disettes, l’alocasie est surtout admirée pour sa prestance végétale tout en exigeant une grande prudence : ses tissus regorgent de cristaux irritants d’oxalate de calcium sous forme d’aiguilles acérées (raphides), formant une protection naturelle redoutable contre les herbivores.

Alocasia macrorrhizos — Giant Taro — Alocasie à grande racine

Mais cette terre forestière est avant tout le berceau historique de la production de l’huile de palme et de l’huile de palmiste extraites du palmier à huile 

Tout au long du trajet, de nombreuses unités de transformation artisanale se dévoilent le long de l’asphalte. Nous faisons escale dans l’un de ces ateliers à ciel ouvert pour mieux comprendre les subtilités de cette technique ancestrale : alors que l’huile de palme rouge classique est extraite par cuisson et pressage de la pulpe charnue du fruit, l’huile de palmiste, plus claire et très prisée, est obtenue à partir de l’amande contenue dans le noyau dur de la noix. 

Dans une ambiance enfumée où crépitent des feux de bois sous de grands bidons métalliques chauffés, les familles du village travaillent de concert. Près du foyer, une fillette s’est assise pieds nus sur un tronc d’arbre, observant calmement le manège du campement au milieu des volailles en liberté. Sous un appentis en bois, une presse mécanique motorisée extrait le précieux liquide qui s’écoule dans de larges bassines, tandis qu’à l’extérieur, de grands bassins de décantation en béton accueillent l’huile brute d’une couleur orange ambrée. Diarri prend le temps de poser chaleureusement aux côtés d’une doyenne du village qui veille sur les barils en chauffe. Debout sur un tas de coques concassées au pied des bananiers — Banana Tree — Musa acuminata, notre guide nous présente également dans le creux de sa main une poignée de ces fameuses amandes de palmiste brutes.

Après une bonne heure de route fluide à travers des hameaux dominés par des Mangifera indica – Mango tree – Manguier et des habitations aux toits en tôle peinte, nous garons nos véhicules tout-terrain à l’entrée du site du pont de liane de Koulé. Diarri, dont le sourire chaleureux et l’érudition géographique nous accompagnent pas à pas, nous guide vers les sentiers sinueux, épaulé par un guide local issu de la famille coutumière gardienne du pont de lianes de génération en génération.

En file indienne sur la piste de terre ocre, nous croisons des villageoises et des enfants portant élégamment sur la tête d’imposantes bassines garnies de feuilles et de légumes fraîchement récoltés dans les bas-fonds. Le chemin bordé de hautes herbes longe de petits abris de sous-bois au toit d’osier et de palmes séchées adossés aux bambouseraies, puis nous amène à franchir de rustiques ponts de madriers de bois posés au-dessus de ruisseaux boueux. Le long de cette marche immersive sous la frondaison géante des palmiers à huile, nous observons des pieds de Ricinus communis – Castor oil plant – Ricin ainsi que des ainsi que des pieds de Coffea canephora — Robusta Coffee Tree — Caféier Robusta de Sérédou, dont les branches plient sous le poids de jolies grappes de cerises de café encore vertes 

Notre cheminement est ponctué d’observations entomologiques fascinantes : nous nous émerveillons devant l’envol élégant de l’Ariadne albifascia – White-banded Castor – Castor à bande blanche, dont les ailes délicates virevoltent dans la lumière filtrante du sous-bois. Un Junonia sophia — Little Commodore — Commodore mignon ajoute également sa grâce à l’aventure, déployant à plat ses motifs captivants aux tons orange, brun et crème sur le limbe d’une large feuille verte, où il partage paisiblement la douceur du rayon de soleil avec un discret criquet aux teintes mimétiques. Tout près, au niveau du sol détrempé, un Euphaedra medon — Weary Forester — Sylvain médon vient compléter ce tableau : posé à même la latérite rouge, ailes refermées à la verticale pendant sa séance de pompage de sels minéraux (puddling), il nous offre un moment d’observation privilégié, dévoilant sur son revers une délicate touche carmin à la base des ailes et un fin piquetage noir sur fond ocre-olivâtre.

Ariadne albifascia – White-banded Castor – Castor à bande blanche
Plus loin, posé sur un morceau d’écorce de bois mort, le splendide Cymothoe egesta egesta — Yellow Glider — Cymothoé jaune déploie entièrement ses ailes d’un jaune d’or éclatant bordées de frises ondulées sombres, révélant un thorax teinté de vert olive d’une finesse remarquable. Cet habitant des forêts secondaires et submontagneuses se nourrit volontiers des fleurs de Cleistopholis, tandis que les mâles affectionnent les rassemblements sur le bois humide ou les flaques de boue pour y pomper les minéraux essentiels.

Au bout d’une heure de marche au cœur du royaume végétal, nous arrivons au pied de l’imposante structure d’escalier en bois et bambous tressés qui sert de tour d’accès au site sacré. Depuis la berge, nous contemplons le profil impressionnant du pont de lianes de Koulé, une arche végétale spectaculaire suspendue au-dessus des eaux brunes de la rivière en crue. Diarri nous enseigne que cet ouvrage exceptionnel a été tressé il y a plusieurs décennies par les ancêtres du village en n’utilisant strictement que les lianes et pièces de bois fournies par la forêt. L’agencement minutieux des haubans ancrés dans la canopée et du maillage croisé formant une gouttière parfaitement tissée témoigne d’une ingéniosité architecturale coutumière sans égale.

Gagnés par l’émotion et l’excitation, nous franchissons le portique sous le regard bienveillant du guide coutumier et nous engageons prudemment sur le plancher étroit fait de lattes de bambou liées par des fibres naturelles. La perspective depuis l’intérieur du pont est époustouflante, ouvrant un véritable tunnel suspendu au-dessus des flots. En nous avançant un à un sur cette passerelle oscillante, nous ressentons à chaque pas la souplesse et la robustesse incroyables de l’édifice.

C’est sur les berges latéritiques bordant l’ouvrage que nous faisons la rencontre la plus éblouissante de la journée : le superbe Euphaedra hebes – Hebes Forest Glader – Euphaedra hebes. Lorsqu’il déploie ses ailes au sol, ce magnifique nymphalidé révèle une parure dorsale d’un bleu cyan irisé à vert menthe, bordée d’un noir velouté et soulignée d’une large bande transversale blanche sur les antérieures. En se refermant, le revers des ailes livre un camouflage parfait imitant une feuille morte aux tons brun rosé et ocre piquetée de petits points noirs et d’une touche de pourpre à la base.

Immobilisés près de la structure suspendue, nous écoutons Diarri nous rappeler que ce pont représente le symbole vivant de la solidarité et de la résilience du peuple forestier. C’est alors que notre guide interpelle amicalement un jeune villageois transportant un bidon blanc rempli de vin de raphia fraîchement extrait du palmier raphia. Nous nous installons tous ensemble à l’ombre bienfaisante des grands arbres pour partager cette boisson traditionnelle. Servie à la louche dans de jolies petites tasses violettes, cette sève naturelle nous offre une dégustation inoubliable : le vin de raphia est doux, pétillant et effervescent, libérant des arômes boisés d’une grande fraîcheur. Les sourires complices et les toasts chaleureux échangés entre Diarri, les guides et notre groupe scellent ce moment de convivialité authentique en pleine jungle.

Les mystères de la rivière Saint-Paul à Diana : Les rapides de Diani et les pêcheurs de sable

De la piste des ananas aux cataractes vrombissantes du fleuve Diani.

Après avoir chaleureusement remercié nos hôtes, nous reprenons la piste à bord de notre Ford Ranger Raptor en direction de Diana, au niveau de la rivière Saint-Paul (également appelée fleuve Diani). En traversant les petits villages bordant la chaussée de terre rouge, notre véhicule est joyeusement accosté par de jeunes filles et enfants du secteur proposant de superbes fruits fraîchement cueillis dans les plantations environnantes. Par la portière ouverte, nous faisons l’acquisition d’ananas d’une fraîcheur éclatante, à la chair dorée et particulièrement parfumée.

Enfin, nous atteignons le site grandiose de la rivière Saint-Paul à Diana. Le cours d’eau y déploie un lit impressionnant où d’imposantes cataractes bouillonnantes et des rapides vrombissants franchissent des dalles rocheuses sombres dans un grondement continu, encadrés par une végétation tropicale luxuriante et des collines boisées plongées dans la brume. Diarri prend fièrement la pose devant ce décor fluvial spectaculaire.

Sur la rive sablonneuse, nous découvrons avec fascination l’activité traditionnelle d’extraction du sable de rivière. De frêles pirogues monoxyles creusées dans des troncs d’arbres sont amarées près des grosses racines noueuses des arbres longeant le bord de l’eau. Les piroguier locaux affrontent les courants puissants et plongent en apnée jusqu’au lit du fleuve pour en extraire le sable à la main ou à la pelle, remplissant leurs embarcations jusqu’à la limite de la flottaison avant de regagner la rive. À leur arrivée, toute la communauté participe au déchargement : pendant qu’un jeune piroguier vide le sable de sa barque à la pelle, une femme vêtue d’un pagne traditionnel coloré charge patiemment de grandes bassines pour constituer d’imposantes dindes de sable blond sur la berge. Un jeune enfant du village, aux cheveux tressés de perles roses, joue joyeusement avec une grande pelle au pied des dunes de sable fraîchement extrait. Dans ce cadre pittoresque, Bastien ne résiste pas à l’envie de s’amuser en se hissant sur les racines entrelacées d’un grand arbre surplombant les pirogues et le cours d’eau. Ce sable fin, précieux matériau de construction, est ensuite transporté pour alimenter les chantiers de bâtiments et de voirie de toute la région de Macenta.

Pour organiser l’excursion vers le pont de lianes de Koulé et les chutes de la rivière Saint-Paul à Diana, le recours à un guide local agréé à Macenta est indispensable (compter environ 50 000 GNF à 100 000 GNF pour le guidage et la contribution coutumière due à la famille gardienne du pont). La dégustation de vin de raphia s’accompagne d’une modeste gratification d’environ 10 000 GNF pour quelques tasses, et les ananas frais s’achètent sur le bord de piste pour 5 000 à 10 000 GNF l’unité. Toutes les précautions et informations relatives aux visites guidées en Guinée Forestière sont disponibles sur le portail officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS s’établissent à 8.5436° N, -9.4710° W au départ de Macenta, à 8.1189° N, -9.0011° W au niveau du site de Koulé et à 8.2833° N, -9.3500° W aux cataractes de la rivière Saint-Paul à Diana / Loffa.

#Macenta #Koule #PontDeLianes #GuineeForestiere #VoyageAvecNous #Overlander #RiviereSaintPaul #Diana #Loffa #VinDeRaphia #HuileDePalmiste #Ananas #PecheursDeSable #PapillonsDeGuinee #Guinee

FAUNE & FLORE

Alocasia macrorrhizos — Giant Taro — Alocasie à grande racine

Ariadne albifascia – White-banded Castor – Castor à bande blanche

Coffea canephora — Robusta Coffee Tree — Caféier Robusta de Sérédou

Cymothoe egesta egesta — Yellow Glider — Cymothoé jaune

Euphaedra hebes – Hebes Forest Glader – Euphaedra hebes

Euphaedra medon — Weary Forester — Sylvain médon

Junonia sophia — Little Commodore — Commodore mignon

Ricinus communis – Castor oil plant – Ricin

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Les délices de la forêt guinéenne : L’épopée gourmande au cœur de Macenta

Du prestigieux Café Ziama aux sauces généreuses à l’huile de palme, une immersion gustative en pays Toma.

Nous nous installons au cœur du bourg animé de Macenta pour une traversée gastronomique inoubliable à la découverte des trésors culinaires de la Guinée Forestière. Façonné par un microclimat humide et des sols fertiles sur les contreforts de la Dorsale guinéenne, ce terroir d’exception donne naissance à l’une des plus grandes fiertés agricoles du pays : le caféier Robusta, dont les baies récoltées sur les hauteurs du massif voisin produisent le réputé « Café Ziama de Macenta », première Indication Géographique Protégée d’Afrique francophone. Dès l’aube, nous savourons cette boisson d’exception aux notes corsées, épicées et légèrement boisées, servie chaude dans les petits maquis du centre-ville où la population locale aime se rassembler pour échanger avant les travaux des champs.

Poursuivant notre exploration culinaire au fil des étals odorants du marché central, nous découvrons l’omniprésence du riz rouge local cultivé dans les bas-fonds marécageux, un grain ferme et nutritif qui constitue le pilier absolu de la table forestière. Ce riz du pays s’accompagne de sauces riches et mijotées, magnifiées par l’usage traditionnel du palmier à huile d’Afrique.

Grenouilles sautees – Seredou

Nous dégustons la célèbre sauce graine, préparée par l’extraction patiente de la pulpe de noix de palme fraîches dans laquelle mijotent du poisson séché et des viandes, ainsi que la sauce feuille issue du manioc pilé et cuit à l’huile de palme brute rouge, apportant une texture onctueuse et une saveur végétale puissante. L’expérience se prolonge avec le traditionnel foutou de manioc ou de banane plantain, une pâte dense pilée au mortier en bois avec une synchronisation parfaite qui s’imprègne à merveille de ces jus parfumés.

À la tombée de la nuit, les ruelles de la ville s’animent du crépitement des braises et des effluves de grillades. Nous rejoignons les maquis conviviaux et les terrasses bordant les grands axes pour partager des brochettes de viande épicées, des poissons grillés à la peau croustillante et des bananes plantains frites dorées. Pour ceux qui recherchent un cadre plus formel, la table de l’Hôtel Ziama propose une synthèse raffinée entre la cuisine guinéenne classique et des mets internationaux. Les repas dans les gargotes et maquis populaires s’élèvent généralement entre 20 000 GNF et 50 000 GNF par personne, tandis qu’un dîner au restaurant de l’hôtel varie entre 100 000 GNF et 150 000 GNF. Pour apprécier les meilleures sauces du jour, nous vous conseillons de vous attabler pour le déjeuner entre 12 h 00 et 13 h 30. Pour en savoir plus sur le patrimoine touristique et gourmand de la région, consulter le portail officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée  et notre article sur la cuisine guinéenne. Nos coordonnées GPS gourmandes au centre de Macenta s’établissent à 8.5436° N, -9.4710° W.

#Macenta #GastronomieGuineenne #CafeZiama #GuineeForestiere #VoyageAvecNous #CuisineAfricaine #TerroirGuineen #SpecialitesLocales

Le ravitaillement aux confins de la forêt : L’art de l’approvisionnement à Macenta

Entre étals colorés du Grand Marché, plein de carburant et logistique d’étape en Guinée Forestière.

Nous débouchons sur les hauteurs de Macenta après une longue journée de piste à travers les reliefs escarpés de la Guinée Forestière, conscients que cette ville carrefour constitue notre dernière halte stratégique pour refaire les stocks avant de nous enfoncer plus avant dans le pays Toma. Notre premier réflexe se porte sur la gestion de l’autonomie du véhicule : nous faisons directement escale à la station-service TotalEnergies posée le long de la route nationale N2 pour remplir le réservoir principal et nos jerricans de gazole à environ 12 000 GNF le litre. Prudents face aux ruptures de stock fréquentes dans cette région excentrée, nous prévoyons un entonnoir filtrant afin de parer à tout achat de carburant de secours vendu « au bidon » chez les revendeurs informels du bord de route.

La logistique de nos réserves alimentaires nous mène ensuite vers la rue commerçante du centre-ville, où les petites épiceries tenues par des commerçants mauritaniens s’alignent sous des enseignes colorées. Nous y faisons le plein de produits secs et conserves durables, empilant dans nos caisses de bord des packs d’eau minérale Coyah, du riz, des pâtes, de l’huile de tournesol, des sardines et du concentré de tomate. Conscients des réalités écologiques et sociologiques locales liées à l’instabilité du réseau électrique, nous faisons l’impasse sur les produits laitiers frais et la charcuterie, quasiment introuvables en l’absence d’une chaîne du froid continue.

Dès le lendemain matin, vers 8 h 00, nous nous immergeons dans l’effervescence sensorielle du Grand Marché de Macenta, véritable cœur battant du commerce vivrier régional. Au milieu d’une foule animée et chaleureuse, nous sélectionnons la viande de bœuf fraîchement découpée du jour sur les étals des bouchers avant que la chaleur ne s’installe, tout en faisant une provision de poisson fumé d’une conservation exemplaire pour la piste. Les étals maraîchers regorgent des trésors fertiles des bas-fonds forestiers : nous faisons le plein de tomates, d’oignons, de piments, de bananes plantains dorées, d’ananas d’une douceur infinie et d’oranges locales juteuses achetées à très bas prix directement aux agricultrices.

Pour réussir cet approvisionnement complet à Macenta, il convient de fonctionner exclusivement en espèces en Francs Guinéens (GNF), les distributeurs automatiques de billets étant rares et souvent hors service dans la préfecture. Pour les voyageurs en autonomie, le coût moyen d’un panier complet de produits frais et d’épicerie pour plusieurs jours d’expédition s’élève entre 200 000 GNF et 400 000 GNF selon le volume désiré. Toutes les informations logistiques et touristiques relatives à la région sont consultables sur le site officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée . Nos coordonnées GPS au niveau de la station-service du centre de Macenta s’établissent très exactement à 8.5436° N, -9.4710° W.

#Macenta #GuineeForestiere #Ravitaillement #VoyageAvecNous #Overlander #Guinee #AfriqueDeLOuest #EtapeLogistique #GrandMarche #VoyageEnAutonomie

Des nuits sous la canopée de Macenta : Du bivouac en tente de toit au confort des établissements hôteliers

Entre immersion sauvage en pays Toma, résidences privées et refuges de charme en Guinée Forestière.

Au terme d’une éprouvante traversée des pistes escarpées de la Guinée Forestière, nous débouchons sur les collines de Macenta alors que la pénombre s’installe doucement sur la voûte végétale. Pour nous qui voyageons en totale autonomie, l’aventure commence par le choix de notre mode d’hébergement, au plus près des réalités de ce territoire envoûtant. Nous déplions avec bonheur notre tente de toit au-dessus de notre véhicule tout-terrain, installant notre campement éphémère dans la cour sécurisée d’une concession villageoise partenaire ou près de la station forestière de Sérédou. Bercés par le concert nocturne des amphibiens et le bruissement de la jungle équatoriale, nous savourons la liberté absolue du bivouac overland sous un ciel étoilé perçant la canopée.

Pour les voyageurs en quête d’une expérience plus urbaine ou d’un séjour prolongé, la ville offre également quelques résidences privées et logements chez l’habitant de type Airbnb, dénichés au fil des rencontres ou sur les plateformes numériques naissantes. Nous y découvrons le charme discret d’appartements simples mais fonctionnels, souvent équipés d’un forage autonome en eau et d’un petit groupe électrogène palliant les coupures du réseau local. C’est l’occasion d’échanger directement avec nos hôtes locaux autour d’un thé fumant, s’imprégnant des règles de politesse et de l’hospitalité légendaire du peuple Toma dans une atmosphère chaleureuse et familiale.

Lorsque le besoin de confort se fait ressentir après plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous faisons escale dans l’un des établissements hôteliers de la ville, à l’image du prestigieux Complexe Hôtelier Le Macenta ou du traditionnel Hôtel de Macenta. Nous poussons les portes de ces bâtisses peintes aux teintes ocre, où la climatisation réconfortante et les douches chaudes rafraîchissent les organismes fatigués. Ces hôtels constituent de véritables lieux de vie sociologiques où se croisent cadres en mission, éco-gardes de la réserve de biosphère du Ziama et voyageurs au long cours, offrant une pause réparatrice au cœur de la préfecture.

Côté budget et conditions de séjour, il convient de prévoir entre 20 000 GNF et 50 000 GNF de contribution symbolique pour établir un bivouac en tente de toit avec l’accord des chefs de village, tandis que la location d’une chambre meublée ou d’un logement privé varie de 200 000 GNF à 350 000 GNF la nuit. Pour une nuitée à l’hôtel, les tarifs oscillent entre 350 000 GNF pour une chambre standard et plus de 750 000 GNF pour une suite climatisée avec petit-déjeuner. Il est vivement conseillé de régler en espèces en Francs Guinéens et de réserver à l’avance pour les établissements hôteliers. L’ensemble des informations touristiques sur la région est disponible sur le site officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée . Nos coordonnées GPS au centre-ville de Macenta s’établissent très exactement à 8.5436° N, -9.4710° W.

#Macenta #GuineeForestiere #Hebergement #VoyageAvecNous #Overlander #TenteDeToit #Bivouac #HotelMacenta #Guinee #EtapeVoyage

Escale de charme au pied du mont Wonko : L’expérience de l’Hôtel Le Macenta

Entre havre de fraîcheur, confort moderne et nuits animées au cœur de la Guinée Forestière.

Nous arrivons à la sortie de Macenta en empruntant la route qui serpente vers la réserve du massif du Ziama, enchantés de découvrir l’Hôtel Le Macenta qui se dresse fièrement face au majestueux relief du mont Wonko. Dès notre franchissement du portail, le portier nous accueille avec une courtoisie exemplaire, prenant en charge nos bagages pour nous guider à travers cet établissement récent à la propreté irréprochable. Un échange téléphonique chaleureux avec le propriétaire nous permet d’officialiser la réservation de trois chambres contiguës, idéales pour notre groupe, pour des tarifs très accessibles oscillant entre 300 000 GNF et 500 000 GNF la nuit selon la superficie.

Nous nous installons dans nos quartiers aux finitions soigneusement étudiées, où des teintes douces et des décors muraux géométriques encadrent de larges lits d’un confort absolu vêtus de draps blancs immaculés. L’aménagement concilie modernité et esthétique avec une télévision, la climatisation et de vastes salles de bains individuelles étincelantes, pourvues d’un chauffe-eau électrique et de cabines de douche à colonne d’hydromassage modernes. Depuis nos fenêtres, le regard embrasse les jardins verdoyants de la propriété et la ligne de crête des montagnes environnantes. Au centre de la cour intérieure, nous profitons de la vaste piscine extérieure où nous plongeons avec délectation dans une eau turquoise et limpide, entourée de transats alignés le long du bâtiment principal aux balcons métalliques. Dans cette région reculée de la Dorsale guinéenne, nous apprivoisons le rythme local du groupe électrogène qui alimente l’hôtel en électricité de 18 h 00 à 3 h 00 du matin, un créneau précieux pour recharger nos appareils et rafraîchir les chambres.

Nous traversons le vaste hall de réception agrémenté d’œuvres d’art africain et de salons en cuir pour rejoindre la grande salle de restaurant aux colonnes élégantes et aux tables en bois sombre. Si la carte demande encore quelques ajustements pour répondre pleinement aux standards internationaux, l’enthousiasme communicatif du patron et de son ami le guide Diarra nous séduit immédiatement, tous deux portés par la noble ambition de faire de l’établissement la vitrine touristique majeure de Macenta. À la tombée de la nuit, l’expérience prend une tournure festive alors que nous franchissons le seuil de la boîte de nuit attenante à l’hôtel. Sous les projecteurs multicolores se réfléchissant sur les rampes en acier inoxydable, nous laissons emporter notre enthousiasme au son envoûtant des rythmes de la musique guinéenne, immortalisant ces instants de complicité et de joie partagée.

Pour vivre cette étape alliant confort et immersion à Macenta, les réservations s’effectuent directement auprès de la direction pour des tarifs s’échelonnant de 300 000 GNF à 500 000 GNF la nuit selon le type de chambre. L’ensemble des informations touristiques sur les hébergements et les circuits de la région est consultable sur le portail officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée. Nos coordonnées GPS à l’Hôtel Le Macenta s’établissent très exactement à 8.5385° N, -9.4620° W, marquant un point de chute privilégié au cœur de la Guinée Forestière.

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La feuille de route des confins forestiers : 4 jours et 3 nuits en immersion à Macenta

Entre organisation logistique, budget partagé et escapades au cœur de la réserve du Ziama.

Nous planifions notre étape de quatre jours et trois nuits à Macenta pour notre groupe de quatre voyageurs, conscients que la maîtrise du budget et de la logistique en Guinée Forestière conditionne la réussite de l’aventure. Dès notre arrivée par la piste N2, notre premier choix concerne l’hébergement : nous optons pour le confort de l’Hôtel Le Macenta où nous réservons deux chambres doubles contiguës avec climatisation, télévision et eau chaude pour environ 400 000 GNF la nuit par chambre (soit un total de 2 400 000 GNF pour trois nuits), tandis que les adeptes du bivouac en tente de toit préféreront s’installer dans la cour gardée de la station de Sérédou pour une contribution symbolique d’environ 150 000 GNF. Nous profitons de cette première journée pour faire le plein de gazole à la station TotalEnergies du centre-ville à 12 000 GNF le litre et pour effectuer nos achats de produits frais au Grand Marché, complétant nos réserves d’épicerie pour environ 300 000 GNF.

Le deuxième jour est entièrement consacré à l’exploration de la réserve de biosphère du massif du Ziama au départ de la station scientifique de Sérédou. Nous nous acquittons des droits d’entrée et de guidage d’environ 100 000 GNF par personne, complétés par la taxe communautaire villageoise de 50 000 GNF par participant (soit 600 000 GNF pour notre groupe de quatre), avant de nous enfoncer sous la canopée équatoriale accompagnés d’un éco-garde. Sur les traces de l’éléphant de forêt d’Afrique — African Forest Elephant — Loxodonta cyclotis, nous traversons les sous-bois humides et découvrons les plantations sous ombrage du célèbre caféier Robusta — Robusta Coffee Tree — Coffea canephora dont nous dégustons les grains torréfiés du Café Ziama. De retour en fin d’après-midi à l’hôtel, nous savourons un moment de détente au bord de la piscine face aux reliefs du mont Wonko avant de dîner au restaurant.

La troisième journée nous mène sur les pentes panoramiques bordant la ville pour admirer les paysages escarpés de la Dorsale guinéenne avant de nous immerger dans la vie locale. Nous partageons nos repas entre maquis traditionnels et petites gargotes pour goûter à la sauce graine et au foutou de manioc, prévoyant un budget restauration quotidien d’environ 100 000 GNF par personne. Au terme de ce séjour de trois nuits, le budget global pour notre groupe de quatre personnes s’établit autour de 5 300 000 GNF (soit environ 550 €) en formule hôtel confort, ou environ 2 500 000 GNF (soit environ 260 €) en formule Overlander bivouac. L’ensemble de ces dépenses s’effectue exclusivement en espèces en Francs Guinéens. Pour préparer votre itinéraire, les informations touristiques officielles sont disponibles sur https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS au centre de Macenta s’établissent à 8.5436° N, -9.4710° W et à 8.5385° N, -9.4620° W pour l’Hôtel Le Macenta.

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Les clés de l’entrée en Guinée : Visas, santé et formalités douanières

Passer les frontières de la Guinée en toute sérénité : e-Visa, carnet jaune et passeport pour le véhicule Overland.

Nous abordons les formalités d’entrée en Guinée avec la rigueur indispensable à tout grand périple transafricain en préparant à l’avance notre e-Visa obligatoire sur le portail officiel de la Police de l’Air et des Frontières. Obtenu facilement en ligne quelques jours avant notre départ après avoir soumis la copie de nos passeports valides plus de six mois, ce visa d’entrée unique de trois mois nous coûte 80 USD par personne et nous évite les tracas administratifs aux postes frontières. Pour réussir toutes vos démarches administratives de passage des frontières africaines et retrouver notre guide complet dédié au Carnet de Passages en Douane et aux formalités Overland, nous vous invitons à consulter notre dossier spécial Visa et importation temporaire en Afrique — voyageavecnous.com.

Sur le plan sanitaire, le passage du poste frontière exige une vigilance stricte concernant notre carnet de vaccination international. Le vaccin contre la fièvre jaune est rigoureusement obligatoire pour tous les voyageurs et le carnet jaune scrupuleusement vérifié dès le premier contrôle par les autorités sanitaires guinéennes à l’entrée du territoire. Conscients de traverser les zones forestières et humides de l’Afrique de l’Ouest où le paludisme est présent, nous suivons une chimioprophylaxie antipaludique adaptée couplée à l’utilisation systématique de répulsifs et de moustiquaires lors de nos bivouacs nocturnes sous les tropiques.

L’entrée de notre véhicule tout-terrain sur le sol guinéen fait l’objet d’une attention particulière auprès des services de douane. Pour franchir la frontière sans embûche avec notre 4×4, nous présentons notre Carnet de Passages en Douane (CPD) dûment tamponné par les douaniers à l’entrée, ce qui nous évite le paiement d’un passavant temporaire ou de taxes d’importation inutiles. La vérification de la carte grise, du permis de conduire international et de l’assurance automobile de la CEDEAO (Carte Brune) s’effectue dans une atmosphère professionnelle et courtoise, marquant le coup d’envoi de notre grande traversée des reliefs guinéens.

Toutes les démarches de demande de visa en ligne s’effectuent exclusivement sur le site officiel de la Police de l’Air et des Frontières guinéenne . Nos coordonnées GPS au poste frontière d’entrée s’établissent très exactement à 9.5092° N, -13.7122° W.

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Sur les pistes de la Guinée Forestière : La grande traversée vers Macenta

Du littoral à la Dorsale guinéenne, l’itinéraire mythique à travers le pays Toma.

Nous nous lançons dans le grand voyage vers la Guinée Forestière depuis la capitale Conakry, prêts à franchir plus de 700 kilomètres d’un itinéraire mythique serpentant le long de la route nationale N1 puis de la N2. Notre périple nous mène d’abord à travers le Fouta-Djallon en passant par Mamou, puis nous traversons la Haute-Guinée via Faranah et Kissidougou avant d’atteindre Guéckédou et d’aborder les derniers reliefs escarpés menant à Macenta. Nous privilégions l’autonomie de notre véhicule tout-terrain équipé pour l’overland, car la chaussée alterne entre tronçons goudronnés récents et pistes dégradées exigeant une conduite vigilante, particulièrement durant la saison des pluies de mai à octobre où le relief ocre de la Guinée Forestière se teinte de boue glissante.

Pour les voyageurs empruntant les transports collectifs locaux, l’aventure s’organise au départ de la gare routière de Kagbelen à Conakry à bord des taxis-brousse sept-places ou de minibus, moyennant un tarif s’élevant entre 300 000 GNF et 450 000 GNF par passager pour un trajet d’environ 18 à 24 heures de route. Une alternative plus rapide consiste à emprunter un vol intérieur desservant l’aéroport de Nzérékoré au sud-est du pays lorsque les liaisons régulières sont opérationnelles, permettant d’effectuer la première étape aérienne en un peu plus d’une heure avant de parcourir les 130 kilomètres séparant Nzérékoré de Macenta en environ deux heures de route nationale en véhicule privé ou en taxi interurbain pour environ 50 000 GNF.

En approchant du pays Toma sous le couvert d’une végétation de plus en plus dense, nous constatons que Macenta constitue également un carrefour frontalier stratégique pour les expéditions transafricaines en provenance du Libéria voisin via le poste de Voinjama ou de la Sierra Leone, où la vérification du passeport, du carnet de vaccination et du Carnet de Passages en Douane s’effectue au niveau des postes de contrôle routiers. Pour réussir ce trajet, il convient de prévoir des réserves de carburant suffisantes et de régler l’ensemble des transports et frais de route exclusivement en espèces en Francs Guinéens. Pour préparer votre itinéraire et consulter les informations sur le réseau routier guinéen, le portail officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée est accessible sur https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS d’arrivée au centre-ville de Macenta s’établissent très exactement à 8.5436° N, -9.4710° W.

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L’énergie au fil des pistes guinéennes : Apprivoiser le courant aux confins de l’Afrique de l’Ouest

Entre standards européens, réalités du réseau ÉDG et stratégie d’autonomie pour le voyage Overland.

Nous branchons nos premiers appareils aux prises murales guinéennes dès notre première escale, constatant immédiatement la parfaite compatibilité matérielle avec nos équipements européens. Le réseau électrique guinéen fonctionne officiellement sous une tension nominale de 220 volts pour une fréquence de 50 hertz, s’appuyant principalement sur des prises de type C à deux fiches rondes et de type F à mise à la terre latérale, complétées dans certains établissements hôteliers récents par le standard E à broche centrale. Aucun adaptateur physique n’est donc nécessaire pour recharger nos téléphones, ordinateurs ou batteries d’appareils photo, ce qui simplifie grandement la logistique du matériel électronique au quotidien.

Cependant, derrière cette norme théorique familière se cache la réalité complexe de la distribution d’énergie gérée par la société nationale Électricité De Guinée (EDG). En nous éloignant de la capitale Conakry vers l’intérieur du pays et les reliefs de la Guinée Forestière, nous faisons face à un réseau électrique sujet à d’importantes fluctuations de tension ainsi qu’à des délestages récurrents. Pour prémunir nos équipements fragiles contre les hausses brutales de courant lors des retours de secteur, nous branchons systématiquement nos chargeurs sur une multiprise équipée d’un filtre régulateur et d’une protection contre les surtensions, un accessoire absolument vital lors d’un périple en Afrique de l’Ouest.

Dans les hébergements de province comme à Macenta, le fonctionnement intermittent des groupes électrogènes — généralement allumés de 18 h 00 à 03 h 00 du matin — rythme notre quotidien et impose une discipline rigoureuse de recharge nocturne. Pour maintenir notre autonomie complète sur la piste entre deux étapes, nous nous appuyons sur le système électrique de notre véhicule Overland, combinant un convertisseur de tension 12V-220V branché sur la batterie auxiliaire et des panneaux solaires portables. Cette organisation nous permet d’alimenter nos appareils sans dépendre des aléas du réseau local, tout en observant la transition énergétique progressive d’un pays qui développe ses infrastructures hydroélectriques le long des grands fleuves.

Toutes les informations officielles relatives à la distribution d’électricité en Guinée sont consultables sur le site de la société nationale https://www.edg.com.gn ainsi que sur le portail de l’Office National du Tourisme de Guinée https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS au niveau du centre névralgique de Conakry s’établissent très exactement à 9.5092° N, -13.7122° W, marquant le point de départ du réseau vers les préfectures de l’intérieur.

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L’empire du Franc guinéen : L’art du change et de la devise aux portes de Macenta

Entre liasses de billets, culture de l’argent liquide et gestion des devises sur la route Overland.

Nous apprivoisons les réalités monétaires guinéennes dès les premiers kilomètres de notre périple, mesurant combien la gestion des espèces conditionne la réussite de chaque étape en Afrique de l’Ouest. Créé en 1960 au lendemain de l’indépendance et de la sortie de la zone franc sous la présidence d’Ahmed Sékou Touré, le Franc Guinéen (GNF) est émis par la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) et constitue la seule monnaie officielle du pays. En manipulant nos premières liasses de billets de 10 000 et 20 000 GNF, nous faisons l’expérience d’une économie où l’argent liquide demeure le roi absolu, exigeant de transporter des volumes d’espèces volumineux pour régler l’ensemble des dépenses quotidiennes, du carburant aux marchés de province.

Pour alimenter notre trésorerie de bord, nous nous appuyons sur nos réserves en devises fortes, l’Euro (€) et le Dollar américain ($USD$) étant très largement prisés à travers tout le territoire national. Dans les grandes villes comme Conakry ou Nzérékoré, les agences bancaires institutionnelles telles qu’Ecobank ou la Vistabank côtoient des bureaux de change officiels, mais c’est bien souvent au cœur du Grand Marché de Macenta que nous échangeons nos billets auprès des cambistes informels agréés par la communauté commerçante. Les taux de change s’avèrent particulièrement avantageux pour les coupures de 50 € et 100 € ou les billets de 100 $ neufs et non cornés, tandis que l’usage de la carte bancaire internationale (Visa ou Mastercard) relève de l’exploit en dehors de la capitale, les rares guichets automatiques de Macenta se trouvant fréquemment en rupture de billets ou déconnectés du réseau.

Conscients des contraintes d’approvisionnement en liquide sur la piste forestière, nous adoptons une stratégie Overland rigoureuse en convertissant une part importante de notre budget en francs guinéens dès notre entrée dans la région, tout en conservant une réserve de sécurité en euros soigneusement dissimulée dans le véhicule. Sur le plan sociologique, nous observons le développement spectaculaire du paiement mobile à travers Orange Money, une solution numérique plébiscitée par la population locale pour effectuer des transferts rapides et régler de petites courses sans manipulation de billets sous la moite chaleur tropicale.

Pour réussir vos opérations de change et suivre les cours officiels des devises fixés par la Banque Centrale de la République de Guinée, toutes les informations financières sont consultables sur le site officiel https://www.bcrg-guinee.org et les conseils aux voyageurs sur https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS au niveau des agences bancaires et du secteur des changeurs du centre-ville de Macenta s’établissent très exactement à 8.5436° N, -9.4710° W.

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Réseaux, SIM et passerelles numériques : Rester connecté aux confins de la Guinée

Du piège du roaming métropolitain aux puces locales Orange, la stratégie réseau pour l’Overland.

Nous franchissons la frontière avec une vigilance matérielle absolue concernant nos téléphones portables, parfaitement conscients des pièges tarifaires qui guettent les voyageurs non avertis. Dès notre arrivée sur le sol guinéen, notre premier réflexe est de désactiver immédiatement l’itinérance des données cellulaires sur nos puces françaises, en particulier pour les abonnés Free Mobile. Si l’opérateur tricolore inclut une centaine de destinations dans son forfait international, la Guinée n’en fait pas partie et l’usage de la data y est facturé au tarif exorbitant du hors-forfait (dépassant 9,70 € par mégaoctet), transformant la moindre mise à jour en décompte astronomique. Seule la réception des SMS reste gratuite sur notre numéro Free, ce qui s’avère précieux pour valider la double authentification de nos applications bancaires.

Pour maintenir une liaison internet fluide et économique le long des pistes de la Guinée Forestière, nous nous dirigeons vers la première agence officielle d’Orange Guinée — leader incontesté de la couverture réseau du pays devant MTN et Cellcom. La souscription d’une carte SIM prépayée s’effectue en quelques minutes sur présentation de notre passeport pour environ 10 000 GNF, à laquelle nous associons un pass internet local. Pour un budget modeste de 100 000 GNF à 200 000 GNF (soit environ 10 € à 20 €), nous disposons d’une enveloppe de 15 Go à 30 Go de données valables un mois, offrant un haut débit 4G remarquable dans la plupart des préfectures et le long de la route N2.

À notre arrivée à Macenta, le réseau cellulaire local devient notre lien principal avec le monde. Bien que les établissements hôteliers comme l’Hôtel Le Macenta mettent à disposition un réseau Wi-Fi dans leurs espaces communs, son signal reste tributaire du fonctionnement du groupe électrogène alimenté de 18 h 00 à 03 h 00 du matin. En activant le partage de connexion de notre smartphone équipé de la puce guinéenne, nous transformons notre véhicule en relais autonome pour envoyer nos récits de voyage, consulter la météo tropicale et échanger avec nos proches sous les fenêtres du mont Wonko.

Pour consulter la carte de couverture des relais et la grille des forfaits internet locaux, les offres de l’opérateur principal sont disponibles sur https://www.orange-guinee.com ainsi que les informations générales sur le portail touristique https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS au cœur du centre commerçant et des antennes relais de Macenta s’établissent très exactement à 8.5436° N, -9.4710° W.

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Le rythme des saisons en Guinée Forestière : Quand entreprendre le voyage vers Macenta

Entre saison sèche propice à l’Overland, frondaisons éclatantes de l’hivernage et cérémonies traditionnelles Toma.

Nous scrutons le ciel au-dessus de la Dorsale guinéenne pour accorder notre périple au rythme des saisons qui façonnent la Guinée Forestière. Le créneau idéal pour s’aventurer sur les pistes du pays Toma s’étend de novembre à avril, durant la grande saison sèche. C’est à cette période que les voies d’accès au massif du Ziama et les routes régionales deviennent pleinement praticables pour notre véhicule tout-terrain, épargnées par la boue tenace qui caractérise le relief le reste de l’année. Les journées baignées de soleil s’accompagnent alors d’un souffle sec de l’harmattan en décembre et janvier, offrant des températures nocturnes plus fraîches très appréciables pour le bivouac en tente de toit et des conditions parfaites pour la randonnée pédestre à la recherche de la faune sauvage sous la canopée.

À l’inverse, l’hivernage s’installe de mai à octobre, transformant la grande forêt équatoriale en un tableau d’un vert étincelant d’une puissance inouïe. Bien que les pluies diluviennes rendent les pistes glissantes et mettent à rude épreuve la logistique Overland, cette saison des pluies révèle la majesté des rivières en crue et offre une moiteur féconde où s’épanouissent les cultures de bas-fonds. C’est au début de la saison sèche, entre novembre et janvier, que nous assistons à l’effervescence de la récolte des baies du réputé Café Ziama, une période d’activité agricole intense dans les plantations sous ombrage. Le calendrier sociologique et culturel s’anime également en saison sèche lors des festivités villageoises Toma, où les cérémonies de masques sacrés et les rituels initiatiques rythment la vie des communautés riveraines, venant compléter les grands rassemblements civiques comme la Fête de l’Indépendance célébrée le 2 octobre.

Pour planifier votre itinéraire selon les conditions météorologiques et réserver l’accompagnement des éco-gardes du massif du Ziama (compter environ 100 000 GNF par jour et par personne pour les autorisations et le guidage), l’ensemble des renseignements touristiques est disponible sur le portail officiel de l’Office National du Tourisme de Guinée https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS au centre-ville de Macenta s’établissent très exactement à 8.5436° N, -9.4710° W.

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Au cœur du royaume végétal : Les merveilles secrètes à moins de 100 km de Macenta

Entre le sanctuaire mythique du massif du Ziama, les ponts de lianes sacrés et le sommet panoramique du mont Wonko.

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Nous rayonnons depuis Macenta à la découverte des joyaux naturels et culturels préservés dans un rayon de moins de cent kilomètres, là où la grande forêt équatoriale révèle sa magie la plus pure. Notre première excursion nous mène à environ quarante kilomètres au sud-est vers la réserve de biosphère du massif du Ziama, un écosystème exceptionnel classé par l’UNESCO qui s’élève sur un socle géologique ancien de granites et de schistes culminant à 1 387 mètres d’altitude. En arpentant les sentiers embrumés de cette haute forêt primaire sous la conduite des éco-gardes du centre de recherche de Sérédou, nous Pistons le plus discret des géants de la jungle, l’éléphant de forêt d’Afrique, dont le rôle écologique de bâtisseur de sous-bois demeure indispensable au maintien de la biodiversité. Ce sanctuaire sert également de refuge vital pour le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest  et le très rare hippopotame pygmée, cachés sous la canopée où prospère à l’état sauvage le caféier Robusta.

En nous rapprochant des cours d’eau qui serpentent au milieu des vallées forestières aux abords de Sérédou et le long du fleuve Diani, nous découvrons l’un des chefs-d’œuvre les plus fascinants de l’architecture traditionnelle Toma : les ponts de lianes tressées. Suspendus avec une élégance saisissante au-dessus des eaux tumultueuses, ces ouvrages d’art végétaux franchissent les rivières sans le moindre clou ni câble métallique. La construction de ces ponts relève du secret initiatique des sociétés d’hommes de la forêt, tressés selon la tradition en une seule nuit par les initiés sous l’autorité des anciens. Traverser ces passerelles mouvantes qui oscillent doucement au-dessus du vide constitue une expérience sensorielle inoubliable, où la prouesse d’ingénierie populaire s’harmonise parfaitement avec le milieu naturel.WhatsApp-Image-2024-07-01-a-21.46.01_4c83efdb-408x612

De retour aux portes immédiates de la ville, à moins de quinze kilomètres du centre, nous nous lançons dans l’ascension des contreforts du mont Wonko, ce relief emblématique qui domine majestueusement le paysage préfectoral. L’effort de la randonnée le long des pentes rocheuses est récompensé par un panorama grandiose à 360 degrés sur l’océan vert de la Guinée Forestière et les crêtes escarpées de la Dorsale guinéenne. C’est l’endroit idéal pour observer au coucher du soleil les brumes tropicales s’élever au-dessus des vallées, offrant une perspective géographique saisissante sur ce carrefour stratégique proche des frontières libériennes.

Pour visiter la réserve du massif du Ziama, les permis d’entrée et le guidage obligatoire s’obtiennent à la station de Sérédou pour environ 100 000 GNF par personne, complétés par une contribution communautaire d’environ 50 000 GNF. Pour franchir et photographier les ponts de lianes traditionnels, il convient de solliciter l’accord du chef de village riverain et de remettre une offrande d’usage de 30 000 GNF à 50 000 GNF en signe de respect des coutumes locales. Les informations sur la conservation de la biosphère sont consultables sur le portail de l’UNESCO https://mab.unesco.org et sur le site officiel https://www.guinee-tourisme.gov.gn . Nos coordonnées GPS à la station de recherche du Ziama à Sérédou s’établissent à 8.3833° N, -9.2833° W et au pied du mont Wonko à 8.5385° N, -9.4620° W.

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LIENS VERS PHOTOS de Macenta et de ses environs

J 724 TRANSFERT MACENTA VIA LA N1 ET KISSIDOUGOU GUINEE FORESTIERE

LE CAFE DE ZIAMA MACENTA GUINEE FORESTIERE

L’HUILE DE PALMISTE MACENTA GUINEE FORESTIERE

LE TARO GUINEE FORESTIERE

j 725 PONT DE LIANE DE KOULE – MACENTA GUINEE FORESTIERE

J 726 CASCADE DE ZIAMA FORET DE ZIAMA – MACENTA GUINEE FORESTIERE

J 727 LE KANKURANG RITE INITIATIQUE MANDINGUE – MACENTA GUINEE FORESTIERE

ELEPHANT DE FORET – FORET DE ZIAMA – GUINEE FORESTIERE

J 728 ELEPHANT TRACKING FORET DE ZIAMA – MACENTA GUINEE FORESTIERE

CENTRE AGRO-PASTORAL SAINT URSULE DU MONT ZIAMA

J 728 DIANA ET LES PLONGEURS DE SABLE- MACENTA GUINEE FORESTIERE

PLAT DE GRENOUILLES

LE VIN DE RAFIA – PONT DE LIANE DE KOULE MACENTA GUINEE FORESTIERE

LE ZOUMANAGUI – SEREDOU – GUINEE FORESTIERE

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