La Vallée du Paradis – là où l’eau caresse la roche Maroc
Après un délicieux repas, nous prenons la direction de la Vallée du Paradis, un lieu qui, sur le papier, semble tout droit sorti d’un conte de fées. À mesure que nous quittons Imouzzer, la route sinueuse qui nous mène à la vallée nous fait découvrir des paysages d’une beauté saisissante. Les formations rocheuses, les couleurs éclatantes et les panoramas incroyables captivent notre attention à chaque tournant. Le contraste entre la verdure des palmeraies et la majesté des montagnes crée un tableau époustouflant, et la route qui serpente entre ces paysages impressionnants nous invite à ralentir et à apprécier chaque instant.

La Vallée du Paradis, nichée dans le massif montagneux qui surplombe Agadir, fait partie de la vallée de la rivière Tamraght, une vallée qui a longtemps été réputée pour ses piscines naturelles et ses cascades rafraîchissantes. L’endroit a toujours été prisé des locaux comme des visiteurs, non seulement pour sa beauté, mais aussi pour sa tranquillité. En arrivant, nous ne pouvons que nous émerveiller devant les montagnes imposantes et les vallées verdoyantes qui nous entourent, tout en ressentant un sentiment d’isolement et de paix. C’est ici que nous réalisons que cet endroit porte bien son nom, car l’atmosphère est véritablement magique.
Cependant, notre randonnée nous fait rapidement prendre conscience que la Vallée du Paradis est bien loin de l’image idéalisée que l’on peut voir dans les brochures.

Alors que nous progressons à travers la végétation luxuriante, les parfums envoûtants de lavande et de thym nous accompagnent, et les arganiers majestueux, les genévriers touffus, les chênes verts robustes et les acacias élancés créent un paysage naturel fascinant. C’est un endroit merveilleux pour les amoureux de la nature, mais les indices d’une sécheresse persistante sont évidents. À plusieurs endroits, nous croisons des artisans locaux qui, avec le sourire, nous proposent leurs œuvres : des coffres d’Essaouira, en bois de Thuyas, véritable artisanat marocain. La beauté des objets et la passion des créateurs ajoutent une touche d’authenticité à notre découverte. Certains d’entre nous s’arrêtent pour écouter les démonstrations, espérant, pourquoi pas, repartir avec un souvenir précieux.

Mais en continuant notre chemin, la réalité de la vallée du Paradis nous frappe de plein fouet. Là où nous espérions trouver des cascades majestueuses et des piscines naturelles claires et rafraîchissantes, il ne reste qu’un désert de roches et de traces asséchées. La vallée, loin d’être le havre de paix et de fraîcheur que nous imaginions, nous dévoile son visage dur et défiguré par plusieurs années de sécheresse. Même en début mars, quand l’eau devrait être abondante, il n’y a presque plus rien à voir. Ce qui reste des cascades n’est qu’un pâle souvenir de leur splendeur passée. Ce contraste avec les images idéalisées que nous avions vues dans les brochures touristiques est difficile à accepter.
Malgré cette déception, nous continuons notre exploration, dans l’espoir de découvrir un dernier vestige de la beauté d’antan de cet endroit. Le sentier nous mène vers un petit point d’eau stagnante, où nous pouvons à peine tremper les pieds dans un eau décolorée, loin de la fraîcheur cristalline que nous espérions. C’est un moment amer, mais nous choisissons de ne pas laisser cette réalité gâcher notre expérience. Nous avançons encore un peu, le long du lit de la rivière, dans l’espoir de trouver une piscine naturelle encore préservée, mais la nature semble nous échapper à chaque pas.
Avant de repartir, nous avons la possibilité de louer des ânes pour 50 MAD, une option qui semble séduire ceux qui préfèrent éviter la marche dans la chaleur du retour. Cela ajoute un peu de légèreté à notre journée, bien que notre esprit reste marqué par la vision d’une vallée qui, un jour, a été un véritable paradis naturel.
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J246 REPAS A IMSOUANE / FAIT MAISON ET IMPROVISÉ
Le vendredi, c’est couscous… Tradition oblige. Mais à Imsouane, mieux vaut s’armer de patience. 1h30 d’attente avant d’être servi… Certes, c’est du fait maison, mais on a faim, et notre estomac ne connaît pas la notion du temps.
Alors, changement de plan !

Plutôt que de patienter devant une assiette invisible, direction le boucher. Ici, pas d’étiquettes de supermarché, tout est coupé à la demande, à l’ancienne. Une belle côte de bœuf bien persillée et trois escalopes de dinde viennent compléter notre sélection. (Demain, on mange du poisson, donc la troisième escalope sera pour Bastien. On partage, mais pas trop !)
Total chez le boucher : 80 MAD
Prochaine étape, le maraîcher. Des légumes bien frais et une bonne portion de semoule, histoire de ne pas totalement renier la tradition du vendredi.
Total maraîcher : 25 MAD
Puis direction le boulanger, où l’odeur du pain chaud nous fait presque regretter de ne pas être venus plus tôt. On prend deux pains croustillants pour accompagner notre festin.
Total boulanger : 6 MAD
Dernière halte : le marchand de merguez. Quatre belles pièces bien épicées pour compléter le repas.
Total merguez : 8 MAD
TOTAL DES COURSES : 119 MAD (≈ 11€) POUR 4 PERSONNES
Un bon repas pour moins de 3€ par personne, et avec des produits frais, locaux et choisis par nos soins. À ce prix-là, on mange mieux et plus vite qu’au resto !
Retour à notre petit coin de paradis. Le feu crépite, la côte de bœuf grille lentement, laissant échapper un parfum irrésistible. Les merguez chantent sur la braise, les légumes mijotent doucement, et la semoule gonfle tranquillement.
L’attente était trop longue pour le couscous, mais ici, on l’oublie vite.
Première bouchée… Explosion de saveurs ! La viande est tendre, les épices relèvent juste ce qu’il faut, le pain accompagne à merveille. Pas besoin d’un restaurant, on a tout ce qu’il faut ici : du bon, du simple, et un repas partagé sous le ciel d’Imsouane.
Et surtout… on n’a pas attendu 1h30 pour être servis ! 😄
Bon appétit ! 🍽️
REPAS A IMSOUANE
Imsouane, ce n’est pas seulement une destination prisée des surfeurs en quête de vagues infinies. C’est avant tout un port de pêche, un lieu où chaque matin, les bateaux colorés rentrent chargés de poissons et de crustacés fraîchement pêchés. L’air marin est imprégné d’embruns et de l’odeur du sel, tandis que les pêcheurs, dans une chorégraphie bien rodée, débarquent leurs trésors et négocient avec les habitants et les restaurateurs du coin.
Nous n’avons pas résisté à la tentation. Impossible de séjourner ici sans se régaler des produits de la mer, surtout à des prix aussi attractifs. Le kilo de crevettes fraîches ? Seulement 60 MAD. Le homard ? À 120 MAD le kilo, une occasion en or pour un festin digne d’un restaurant étoilé, mais à prix local.
Les étals débordent de poissons brillants aux reflets d’argent, des daurades aux maquereaux en passant par des soles bien dodues. L’envie de tout goûter nous gagne, mais il faut faire un choix. Nous optons pour une belle poignée de crevettes et un homard, prêt à être préparé à la façon d’Imsouane : grillé au feu de bois avec une touche de beurre et d’ail, simple et efficace.
De retour dans notre logement, le feu crépite déjà. Les braises rougeoient, et bientôt, la douce odeur du homard qui grésille emplit l’air. Les crevettes, elles, sont saisies à la poêle, juste un aller-retour dans une marinade citronnée. Nous nous installons, les doigts déjà tachés de sauce et de sel, savourant chaque bouchée sous le ciel d’Imsouane, bercés par le bruit lointain des vagues et le cri des goélands.
Manger ici, c’est plus qu’un simple repas. C’est une expérience, un moment hors du temps où la mer nous offre le meilleur d’elle-même.
RESTAURANT ALOHA IMSOUANE

Lors de notre passage à Imsouane, nous avons découvert le restaurant Aloha, une adresse charmante perchée en hauteur, offrant une vue imprenable sur la magnifique baie et les surfeurs qui défient les vagues en contrebas. Dès notre arrivée, nous avons été séduits par l’atmosphère décontractée et chaleureuse de ce lieu, qui combine restaurant et auberge.
Contrairement aux nombreuses échoppes de rue qui proposent des grillades et des snacks rapides, ici, la promesse est différente : une cuisine authentique, soignée, et surtout préparée avec fraîcheur. Pour déguster un couscous ou un tajine, il faut avoir la patience de réserver au moins une heure et demie à l’avance, mais cela en vaut largement la peine. Ce délai est un gage de qualité, car chaque plat est cuisiné à la commande avec des ingrédients locaux.
Le couscous, généreusement servi, est un véritable régal. La semoule légère et parfaitement cuite accompagne une belle variété de légumes fondants et une viande délicieuse, imprégnée des saveurs d’épices typiquement marocaines. Quant à la paella, une option surprenante mais réussie, elle offre un mélange savoureux de riz, de fruits de mer et de légumes. Une touche méditerranéenne qui complète à merveille le menu.
Nous avons savouré notre repas sur la terrasse, profitant d’une vue spectaculaire sur l’océan. Le soleil déclinant, les planches de surf se découpant sur les vagues dorées, et l’air marin ajoutaient une dimension magique à l’expérience. Le restaurant Aloha n’est pas qu’une simple adresse pour se restaurer ; c’est un endroit où l’on prend le temps d’apprécier le moment présent, la bonne cuisine, et la beauté de la nature environnante.
LES TAJINES BLEUS
Sur la route sinueuse entre Essaouira et Imsouane, niché dans un décor typiquement marocain, se trouve Les Tajines Bleus, une adresse qui vaut bien une halte. Ce petit restaurant plein de charme invite les voyageurs à découvrir une cuisine locale savoureuse, dans une ambiance chaleureuse et authentique.
Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec le sourire par le patron et le serveur, dont la gentillesse et l’attention font toute la différence. Après un rapide tour du lieu, nous avons choisi de monter sur la terrasse, abritée par une tente berbère, offrant une vue panoramique sur les environs. Le vent léger et l’atmosphère paisible ont créé un cadre parfait pour notre repas.
Le menu propose des plats simples mais préparés avec soin et authenticité. Nous avons commencé par l’omelette berbère, un mélange d’œufs, de tomates et d’épices délicieusement parfumées, qui a ravi nos papilles. Ensuite, le tajine de keftas s’est imposé comme une véritable pépite culinaire : de savoureuses boulettes de viande mijotées dans une sauce tomate riche et épicée, agrémentées d’œufs délicatement pochés au cœur du plat. Une explosion de saveurs qui témoigne du savoir-faire local.
Le tout s’est terminé avec un thé marocain offert par le patron, un geste aussi agréable que le prix final : seulement 140 MAD pour nous quatre, boissons incluses ! Cette expérience nous a non seulement rassasiés, mais aussi enchantés par l’hospitalité marocaine.
Les Tajines Bleus n’est pas seulement un restaurant, c’est une véritable expérience où l’on se sent traité comme des rois. À un tarif aussi doux pour une telle qualité, il serait dommage de ne pas s’y arrêter lors de votre passage dans la région. Une adresse que nous gardons précieusement dans nos carnets de voyage et que nous recommandons sans hésitation.
SIDI KAOUKI SURF STATION
Après de longues heures de pistes depuis Imsouane et des treks épuisants à travers les dunes, l’arrivée tant attendue sur Sidi Kaouki était un véritable soulagement pour nous tous. La faim se faisait sentir !Nous avons fait une halte à ce restaurant, Sidi Kaouki surf Station, situé en bord de route, et sa terrasse offrait une vue imprenable sur la plage. Un endroit parfait pour se poser après une journée bien remplie.
La carte était alléchante, et nous n’avons pas résisté à l’appel des tapas. Le guacamole était tout simplement divin, la salade tomate-mozza-basilic fraîche et savoureuse, et les calamars frits accompagnés de leur sauce cocktail étaient croquants à souhait.
Pour le plat principal, nous avons opté pour des hamburgers, et là encore, quelle surprise ! Des burgers généreux, délicieux et bien remplis. Et que dire de la sole grillée ? Une vraie merveille, parfaitement cuite, tendre et savoureuse.
Un véritable festin pour clore cette journée d’aventures avec style !
LES LOGEMENTS
LA BONNE ETOILE IMSOUANE Notre refuge entre vagues et sérénité
Nichée dans une petite rue qui descend doucement vers la plage, La Bonne Étoile nous a offert un point de chute idéal, à seulement quelques centaines de mètres des meilleurs spots de surf d’Imsouane. À pied, en quelques minutes, nous étions soit sur les vagues, soit attablés dans l’un des petits restaurants du coin, les pieds presque dans le sable.
Dès notre arrivée, nous avons apprécié l’espace généreux de l’appartement. Le salon, vaste et lumineux, invitait à la détente après une journée bien remplie. Une grande table, parfaite pour nos repas et nos moments de partage, trônait au centre de la pièce. Une télévision était là, même si elle n’était pas connectée – un détail presque insignifiant face à la richesse du cadre extérieur.
La cuisine, bien que basique, nous a permis de préparer de bons petits plats. Quelques assiettes et verres en plus n’auraient pas été de trop, tout comme une meilleure poêle pour cuisiner le poisson fraîchement acheté au port. Mais avec un mini-four fonctionnel et l’essentiel à disposition, nous avons pu nous régaler sans difficulté.
Côté repos, les deux chambres spacieuses ont rempli leur mission à la perfection. Après des journées rythmées par la mer et le soleil, nous avons savouré le calme et le confort des lits. L’ambiance du village se fait discrète la nuit, ce qui a rendu notre séjour encore plus agréable.
La salle de bains, bien que compacte, avait l’essentiel : une douche chaude avec une bonne pression, ce qui n’est pas toujours garanti dans ce genre de location. Un vrai plaisir après une session de surf ou une balade sur la plage.
Petit bémol côté WiFi : correct en journée, mais capricieux le soir. Peut-être le prix à payer pour une connexion partagée entre tous les visiteurs du quartier… Rien de bien grave, cela nous a simplement poussés à lâcher nos écrans et à profiter pleinement du moment.
En résumé, La Bonne Étoile a été un véritable cocon, un bon compromis entre confort et simplicité, idéal pour savourer l’ambiance unique d’Imsouane. Un lieu où l’on se sent rapidement chez soi, où l’on vit au rythme des vagues et du soleil, dans un cadre authentique et sans fioritures.
LIENS VERS TOUTES LES PHOTOS D’IMSOUANE ET SES ENVIRONS
J 245 DE TAROUDANT A IMSOUANE VIA LA VALLEE DU PARADIS
LA VALLEE DU PARADIS
J 246 LES DUNES DE TIMLALINE
IBIS CHAUVE – UNE ESPECE HAUTEMENT MENACEE
J 247 IMSOUANE LE PARADIS DES SURFEURS
LES LIENS
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