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Masai Mara : Le Cœur Sauvage de l’Afrique Kenya +

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20021006 MASAI MARA KENYA (11)

Nous quittons la trépidante Nairobi au Kenya  pour nous enfoncer dans l’une des terres les plus emblématiques de l’Afrique de l’Est : le Masai Mara. Dès notre arrivée, la savane s’étend à perte de vue, parsemée d’acacias tordus et d’immenses plaines dorées, où l’horizon semble infini. Situé au sud-ouest du Kenya, ce sanctuaire naturel s’étend sur environ 1 500 km² et constitue la prolongation nord du Serengeti tanzanien. Véritable joyau de biodiversité, il est l’un des rares endroits où la nature règne encore en maître, offrant un spectacle fascinant à chaque instant.

Chaque année, entre juillet et octobre, le Masai Mara devient le théâtre de l’un des plus grands phénomènes naturels au monde : la Grande Migration. Plus de 1,5 million de gnous, accompagnés de zèbres et de gazelles de Thomson, entament un périple périlleux depuis le Serengeti vers ces terres fertiles, en quête de pâturages plus verts. Nous avons la chance d’assister à l’un des moments les plus spectaculaires de cette traversée : le franchissement de la rivière Mara. Devant nous, une masse compacte de gnous s’agite au bord de l’eau, hésitante face aux courants puissants et aux crocodiles embusqués. Soudain, les premiers se jettent à l’eau, suivis d’un flot ininterrompu d’animaux paniqués, sous l’œil attentif des lions et des hyènes postés non loin. Cette lutte pour la survie est à la fois cruelle et fascinante, nous rappelant la rudesse de la vie sauvage.

Mais la faune du Masai Mara ne se limite pas à cette migration spectaculaire. Tout au long de notre safari, nous avons la chance d’observer les « Big Five » : le lion, souverain incontesté des plaines ; l’insaisissable léopard, souvent perché sur une branche d’acacia ; le puissant éléphant, avançant majestueusement à travers la brousse ; le rhinocéros, rare et discret, témoin fragile d’un monde menacé ; et le buffle, robuste et imposant, défiant les intrus d’un regard perçant. D’autres espèces emblématiques croisent notre route : des girafes de Rothschild effleurant la cime des arbres, des guépards filant à toute allure sur la plaine, et des hippopotames immergés dans les eaux calmes de la rivière Talek.

Mais au-delà des animaux, le Masai Mara est aussi un écrin de flore unique. Les vastes savanes herbeuses sont ponctuées de bosquets d’acacias parasols et de figuiers sauvages, tandis que les rives des rivières regorgent de papyrus et de sycomores offrant refuge aux singes colobes et aux calaos. En saison des pluies, la savane se métamorphose en un océan verdoyant, illuminé par les éclats colorés des fleurs sauvages et des insectes pollinisateurs.

Ce territoire est aussi celui des Massaïs, peuple fier et ancestral, qui a su préserver son mode de vie en harmonie avec la nature. Drapés dans leurs shukas rouges, ils nous accueillent dans l’un de leurs villages traditionnels, où les huttes en torchis et branchages forment un cercle protecteur. Nous assistons à leurs danses rituelles, où les jeunes guerriers rivalisent d’agilité en bondissant haut dans les airs. Leur mode de vie semi-nomade est rythmé par l’élevage des bovins, véritable richesse de leur communauté, et par un profond respect des animaux sauvages qui partagent leur territoire. Nous écoutons avec fascination les récits des anciens, empreints de légendes et de savoirs ancestraux sur la faune et les plantes médicinales.

Pour une immersion totale, nous avons la chance de survoler la savane en montgolfière à l’aube.

Depuis les airs, le paysage s’étend sous nos pieds dans une palette de couleurs ocre et or, tandis que les premiers rayons du soleil caressent la cime des acacias. Nous apercevons des troupeaux de buffles s’ébrouant dans la brume matinale, des girafes avançant avec grâce et des chacals trottant silencieusement entre les herbes hautes.

Après cet instant suspendu, nous atterrissons en douceur pour un petit-déjeuner en pleine brousse, bercés par les sons de la nature qui s’éveille.

Le Masai Mara, avec son incroyable faune, sa flore luxuriante et ses habitants fascinants, nous offre une expérience inoubliable. Ici, chaque instant est un rappel de la beauté brute et sauvage du monde, où la nature dicte sa loi et où l’homme demeure un simple observateur émerveillé.

LA FAUNE DU MASAI MARA

Nous pénétrons dans l’immensité du Masai Mara, là où la vie sauvage se déploie dans toute sa splendeur. Ce sanctuaire de 1 500 km², prolongement naturel du Serengeti tanzanien, abrite l’une des plus impressionnantes diversités animales d’Afrique. Ici, la faune règne en maître, offrant aux observateurs un spectacle saisissant à chaque instant.

Parmi les emblèmes du Masai Mara, le lion trône au sommet de la chaîne alimentaire. Les vastes plaines dorées résonnent parfois du puissant rugissement des mâles, tandis que les lionnes chassent en meute, élaborant des stratégies précises pour surprendre les zèbres et les gnous imprudents. Nous croisons un groupe de jeunes lions, encore maladroits, jouant à s’entraîner au combat sous le regard attentif de leur mère.

Non loin de là, un léopard solitaire se faufile entre les branches d’un acacia, son pelage tacheté parfaitement camouflé dans la lumière du crépuscule. Cet animal discret, difficile à apercevoir, est un maître de l’embuscade. Il attend patiemment, avant de bondir sur une antilope insouciante qui s’était aventurée trop près.

Dans les hautes herbes, un guépard (Acinonyx jubatus). se tapit, scrutant l’horizon. Sa silhouette élancée et ses yeux perçants révèlent toute la puissance de cet athlète hors pair.

Soudain, il s’élance à une vitesse fulgurante, poursuivant une gazelle de Thomson. En quelques secondes, la distance se réduit, et la proie finit par succomber sous les griffes acérées du félin.

Ce félin, réputé pour être l’animal terrestre le plus rapide, était en pleine traque sur les vastes plaines dorées de la savane.

Le guépard, ou Acinonyx jubatus, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des félidés. C’est le seul représentant vivant du genre Acinonyx. Il chasse grâce à sa vue et sa grande vitesse, ce qui en fait l’animal terrestre le plus rapide, atteignant une vitesse de pointe de 115 km/h dans des courses allant jusqu’à quatre ou cinq cents mètres. Il possède une anatomie spécialisée pour la course, avec le plus grand cœur proportionnellement à sa taille de tous les félins, des poumons et des voies nasales larges pour absorber plus d’oxygène, une longue queue pour la stabilité et des griffes non rétractiles pour une meilleure traction. Sa principale proie est la gazelle de Thomson, bien qu’il puisse aussi s’attaquer à d’autres espèces comme les impalas.

Lors de notre séjour  nous avons eu l’occasion d’observer de nombreux singes vervets (Chlorocebus pygerythrus), également appelés vervets bleus. Ces primates africains sont reconnaissables à leur visage noir encadré de poils blancs et à leur pelage gris-vert. Les mâles présentent une particularité distinctive : des testicules bleus et un pénis rouge, caractéristiques du genre Chlorocebus.

Plus loin, une famille d’éléphants traverse lentement la savane, leur peau ridée recouverte de poussière rouge. Les éléphanteaux restent près de leur mère, protégés des prédateurs par la force et la cohésion du troupeau.

Ces majestueux pachydermes parcourent de longues distances en quête d’eau, s’arrêtant parfois pour déraciner un arbuste d’un coup de trompe puissant.

Nous avons croisé, lors de notre périple un nombre impressionnant d’éléphants d’Afrique, ces géants majestueux qui symbolisent la puissance et la grâce de la savane. L’éléphant de savane d’Afrique (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre vivant aujourd’hui. Nous avons appris que les mâles, mesurant en moyenne 4 mètres au garrot et pesant environ 6 tonnes, affichent des défenses particulièrement imposantes, tandis que les femelles, un peu plus discrètes, atteignent une longueur de 5 à 6 mètres et pèsent entre 3 et 4,5 tonnes. Leur taille et leur présence nous laissaient sans voix, tant ils semblaient incarner la force tranquille de la nature.

Le Masai Mara est également un refuge pour l’un des animaux les plus menacés d’Afrique : le rhinocéros noir. Nous avons la chance d’apercevoir l’un de ces colosses discrets, à moitié dissimulé dans les buissons épineux. Son regard méfiant trahit la pression constante exercée par le braconnage, mais ici, il trouve encore un havre de paix.

Les buffles, eux, évoluent en groupes imposants. Leurs cornes en croissant et leur regard inébranlable en font des adversaires redoutables. Peu de prédateurs osent s’attaquer à un adulte en pleine force, sauf peut-être une meute de hyènes opportunistes qui guettent les individus affaiblis.

La diversité des antilopes est tout aussi fascinante. Des élégantes antilopes topis, reconnaissables à leur robe brun foncé et leurs pattes bleutées, paissent tranquillement aux côtés des impalas, plus petits et plus vifs. Les élans du Cap, bien plus massifs, évoluent par petits groupes, tandis que les dik-diks, minuscules antilopes aux yeux expressifs, se faufilent discrètement entre les arbustes.

Les rivières du Masai Mara abritent elles aussi une faune spectaculaire. Les hippopotames, massifs et territoriaux, se prélassent dans l’eau boueuse du fleuve Mara, émergeant parfois pour expulser un puissant jet d’air par leurs narines. À quelques mètres de là, des crocodiles du Nil, immobiles en surface, guettent la moindre opportunité d’attaquer un gnou imprudent traversant la rivière.

Dans le ciel, les rapaces dominent les airs. Aigles bateleurs, vautours africains et buses augures planent au-dessus de la savane, surveillant les carcasses laissées par les prédateurs. Plus bas, les guêpiers, aux couleurs éclatantes, s’affairent à capturer les insectes en vol, tandis que les calaos s’égosillent depuis les cimes des acacias.

Cette diversité inouïe fait du Masai Mara l’un des derniers bastions de la vie sauvage africaine, où chaque rencontre est une leçon sur la beauté et la fragilité de la nature. Nous quittons cette terre fascinante avec un profond respect pour ces créatures, conscientes que ce fragile équilibre mérite d’être préservé pour les générations futures.

LA FLORE DU MASAI MARA

Nous parcourons les vastes étendues du Masai Mara, émerveillés par la diversité de la flore qui façonne ce paysage emblématique. Si l’on pense souvent aux animaux qui peuplent cette réserve, la végétation joue un rôle tout aussi crucial dans l’équilibre de cet écosystème. Des plaines herbeuses infinies aux forêts denses en passant par les rives verdoyantes des rivières, chaque recoin du Masai Mara dévoile une nature adaptée aux conditions extrêmes de la savane africaine.

Les herbes dorées, balayées par le vent, forment l’élément dominant de ces terres. Elles nourrissent les innombrables herbivores qui dépendent de leur abondance saisonnière. Les gnous, les zèbres et les antilopes trouvent ici leur principale source de subsistance. Parmi elles, la Themeda triandra, également appelée herbe rouge, domine le paysage en saison sèche, offrant un refuge aux jeunes animaux qui s’y dissimulent pour échapper aux prédateurs. La Panicum maximum, plus haute et plus dense, est quant à elle appréciée par les éléphants et les buffles.

Les acacias ponctuent le paysage, apportant une touche de verdure aux plaines infinies. L’Acacia tortilis, avec ses branches en forme de parapluie, est une icône de la savane. Ses feuilles riches en nutriments attirent girafes et éléphants, tandis que ses épines dissuadent les herbivores moins bien équipés. L’Acacia drepanolobium, ou acacia à fourmis sifflantes, entretient une relation fascinante avec les colonies de fourmis qui logent dans ses épines gonflées. En échange d’un abri, ces insectes agressifs protègent l’arbre contre les herbivores, une alliance parfaite entre flore et faune.

Près des cours d’eau, la végétation se densifie. Les rives de la rivière Mara sont bordées de figuiers sycomores (Ficus sycomorus), géants aux racines profondes qui stabilisent les sols et offrent un refuge à de nombreuses espèces. Leurs fruits sucrés attirent singes, oiseaux et éléphants. Non loin, les palmiers doums (Hyphaene thebaica) s’élèvent, reconnaissables à leur tronc divisé en plusieurs tiges, formant une silhouette unique.

Dans les zones plus boisées du Masai Mara, nous découvrons des forêts denses de combretums et de Terminalia, dont les feuilles caduques offrent de l’ombre aux animaux lors des heures les plus chaudes. Ici prospère aussi l’Erythrina abyssinica, surnommé « arbre corail » pour ses fleurs rouge vif qui attirent les abeilles et les oiseaux nectarivores.

Parmi les plantes les plus emblématiques, le Kigelia africana, ou « arbre à saucisses », intrigue par ses longs fruits pendants pouvant atteindre plusieurs kilos. Ces fruits sont prisés par les babouins et les chauves-souris, et entrent aussi dans la pharmacopée traditionnelle des peuples massaïs, qui utilisent leur pulpe pour soigner diverses affections.

Loin d’être aride, le Masai Mara abrite également une flore discrète mais essentielle. Les plantes médicinales, utilisées depuis des siècles par les communautés locales, sont omniprésentes. Le Sansevieria ehrenbergii, par exemple, est prisé pour ses fibres solides et ses propriétés antiseptiques. Le Lippia javanica, une plante aromatique aux petites fleurs jaunes, est utilisée en infusion pour traiter les fièvres et les maux de tête.

Au fil des saisons, la savane se transforme en un océan de couleurs. Après les premières pluies, les Ipomoea, petites fleurs violettes semblables aux liserons, recouvrent le sol, suivies par les asters africains et les Gloriosa superba, aux pétales ondulés rouge et jaune éclatant. Ce renouveau floral annonce l’abondance à venir et le retour des grands troupeaux migrateurs.

Chaque arbre, chaque herbe et chaque fleur du Masai Mara joue un rôle essentiel dans cet écosystème fragile et pourtant si résilient. Nous quittons ces paysages impressionnés par l’ingéniosité de la nature, conscients que derrière la splendeur sauvage de cette réserve se cache un équilibre millénaire entre la flore et la faune.

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