Mérida la Romaine Estrémadure ESPAGNE +

Mérida, en Estrémadure, est une ville fascinante qui fut autrefois une importante cité de l’Empire romain. Elle est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de ses remarquables vestiges archéologiques, parmi lesquels le théâtre romain, l’amphithéâtre et le temple de Diane, qui constituent l’un des ensembles les mieux conservés d’Espagne. Chaque année en juillet et en août, ces sites reprennent vie lors du Festival international de théâtre classique.
En flânant dans la ville, on découvre de nombreux autres monuments évoquant son riche passé, comme un cirque, des thermes, des aqueducs et des arcs. Le théâtre romain, vieux de plus de 2000 ans, reste toujours un lieu d’activités culturelles et accueille notamment le festival « Emerita Lvdica » en juin, où la population se pare de tenues romaines traditionnelles pour revivre l’époque romaine de Mérida.
Entre le temple de Diane, l’amphithéâtre, l’arc de Trajan, le pont romain, le cirque, l’aqueduc Los Milagros et bien d’autres sites, Mérida offre une plongée fascinante dans l’histoire romaine. Ses rues tranquilles, ses places accueillantes, les rives du Guadiana avec leurs espaces verts, l’Alcazaba arabe, sa gastronomie typique et les visites intéressantes dans ses environs font de Mérida une destination incontournable.
PONT ROMAIN SUR L’ALBARREGAS Estrémadure
En nous promenant dans Mérida, en Estrémadure, nous découvrons le pont romain enjambant la rivière Albarregas, un témoignage impressionnant de l’ingénierie romaine. Construit sous le règne d’Auguste, ce pont marquait la sortie nord de la colonie romaine d’Augusta Emerita, aujourd’hui Mérida. Il servait de point de départ à la Via de la Plata, une importante voie romaine reliant Mérida à Astorga.
Ce pont mesure environ 125 mètres de long et 7,9 mètres de large, avec une hauteur moyenne de 6,5 mètres. Il est composé de quatre arches en plein cintre, construites en pierre de taille de granit en bossage, typique de l’architecture romaine. Les piliers massifs et la solidité de la structure témoignent de l’expertise des ingénieurs romains.
À proximité immédiate, nous apercevons l’aqueduc des Miracles, un autre chef-d’œuvre de l’époque romaine. La juxtaposition du pont et de l’aqueduc souligne l’importance de Mérida en tant que centre névralgique de la Lusitanie romaine.
En flânant sur le pont, nous imaginons les voyageurs et marchands de l’Antiquité empruntant cette voie, transportant marchandises et nouvelles le long de la Via de la Plata. Ce pont, toujours en excellent état de conservation, est aujourd’hui réservé aux piétons, offrant une immersion directe dans l’histoire.
Notre exploration de Mérida ne serait pas complète sans cette visite, qui nous connecte aux réalisations durables de la civilisation romaine et enrichit notre compréhension de leur ingéniosité architecturale.
AQUEDUC DE LOS MILAGROS strémadure
L’aqueduc romain de Los Milagros, situé à Mérida en Estrémadure, est une merveille d’ingénierie antique qui témoigne de l’expertise des Romains dans la gestion de l’eau. Juste derrière le pont romain, nous pouvons admirer une section de cet aqueduc, remarquablement bien préservée et surnommée « des Miracles » en raison de son excellent état.
Cette structure imposante était l’une des quatre conduites d’eau qui alimentaient Augusta Emerita, la colonie romaine située ici. En observant de plus près, nous pouvons remarquer les matériaux variés utilisés pour sa construction, tels que des briques, des moellons, de la maçonnerie et de la roche naturelle.
BASILIQUE SANTA EULALIAEstrémadure
La Basilique Santa Eulalia, située en Estrémadure, repose sur le site d’une ancienne basilique datant du IVe siècle, détruite par les Almohades.
La Basilique Santa Eulalia, patronne de Mérida, est un monument emblématique qui témoigne de l’histoire riche et sacrée de la ville. Construite sur le site d’une ancienne basilique du IVe siècle, elle se dresse majestueusement sur un plan en basilique à trois nefs, avec une abside hémisphérique à l’intérieur et droite à l’extérieur. Les chapelles absidiales présentent des éléments caractéristiques des périodes wisigothe et gothique, tandis que des vestiges d’habitats romains et d’une nécropole chrétienne ont été découverts dans son sous-sol.
Ce sanctuaire, érigé en 1612, est un hommage poignant à la vie et aux souffrances de Santa Eulalia pendant son martyre. Situé sur le Camino Real de Madrid, certaines parties de cette construction sont constituées de matériaux réutilisés du théâtre romain de Mérida, ajoutant ainsi une dimension historique fascinante à ce lieu de culte.
L’inscription en castillan ancien sur le socle en marbre rappelle la commandite de la ville de Mérida pour la construction de ce sanctuaire, perpétuant ainsi la tradition de vénération de Santa Eulalia, qui aurait été flagellée sur un pilier à cet endroit. Ce geste symbolique témoigne de l’importance du culte d’Eulalia dans la vie de la ville, conduisant finalement à la décision de remplacer le petit tertre funéraire initial par une grande basilique en son honneur au cours du Ve siècle.
La Basilique Santa Eulalia est bien plus qu’un simple monument architectural ; c’est un lieu de dévotion et de mémoire qui continue d’inspirer les fidèles et les visiteurs, perpétuant ainsi l’héritage sacré et culturel de Mérida à travers les siècles.
La transformation de la basilique Santa Eulalia a entraîné la destruction de certains mausolées et d’une partie de la nécropole existante. Cependant, l’église actuelle représente la continuité de cet héritage sacré.
Le sanctuaire de la basilique, où se trouvait l’autel et où les diacres se réunissaient sous la direction de l’évêque pour célébrer le culte, occupait le même emplacement que le tumulus précédent, qui avait été démoli jusqu’à ses fondations. De chaque côté du sanctuaire, il y avait au moins une pièce utilisée comme sacristie. Il est possible que ces espaces aient abrité le trésor de la basilique, y compris le reliquaire contenant la tunique miraculeuse de Santa Eulalia et les reliques d’autres martyrs vénérés. Ces lieux témoignent de la riche histoire et de la dévotion continue associées à ce site sacré.
La construction de la basilique a nécessité la démolition des mausolées de la nécropole. Cependant, la crypte de l’un de ces mausolées a été préservée comme une tombe privilégiée où reposaient des personnalités importantes de la ville. Les évêques ont également fait ériger une autre crypte à leur usage.
La Basilique du Martyr est devenue un élément central de la vie à Mérida. Elle a été continuellement embellie grâce aux dons des fidèles. Des rénovations ont été entreprises pour ajouter des tours au sommet de ses sacristies. De plus, un monastère et un hôpital ont été fondés à proximité, démontrant l’importance spirituelle et sociale de ce lieu sacré.
Les mausolées érigés au IVe siècle dans la nécropole de Santa Eulalia ont dû être démolis pour la construction de la basilique. Cependant, la crypte du mausolée le plus ancien a été préservée comme lieu de sépulture à l’intérieur de la basilique.
Vers la fin du Ve siècle, une tombe a été aménagée sur l’escalier de cette crypte pour accueillir « l’homme illustre Gregorio », ainsi que Perpetua et l’archidiacre Eleuterio, déjà au début du VIIe siècle, selon les inscriptions sur sa couverture.
En 1595, Ana de Moscoso a dédié la crypte, alors appelée « la grotte du bienheureux Martin », à son mari Juan Mexia, chevalier de l’Ordre de Santiago. Elle a orné la crypte de peintures représentant la passion du Christ, Sainte Anne, Saint Jean et Saint Martin de Tours.
Il est connu que la voûte de la crypte était encore intacte au XIXe siècle, mais elle a été coupée car elle dépassait du sol de l’église.
AQUEDUC SAN LAZAROEstrémadure
L’aqueduc San Lazaro faisait partie des trois aqueducs chargés d’approvisionner la Mérida romaine en eau. Aujourd’hui, seuls subsistent trois des robustes piliers de cet ouvrage qui mesurait à l’origine plus d’un kilomètre de long.
Ces piliers se caractérisent par leur solidité, chacun étant pourvu d’un contrefort couronné d’une corniche à moulures, correspondant au tronçon qui traversait la dépression de l’Abarregas.
Les piliers sont reliés par deux arcs en pierre correspondant à l’étage inférieur des arcades, composés de onze douvelles. Les pierres granitiques à la base des piliers présentent un bossage, tandis qu’aux étages supérieurs, elles sont plates et associées à des rangées de briques.
Cependant, les caractéristiques et proportions de ces piliers diffèrent. Par exemple, celui situé le plus près de l’ancienne Emerita Augusta présente un angle probablement dû à un changement de trajectoire de l’ouvrage, avec une hauteur maximale de 14,97 mètres.
Un voyageur romain arrivant ici par la route de Caesaraugusta (Saragosse) aurait pu apprécier l’atmosphère d’Augusta Emerita avant même d’entrer à travers les murs de la ville. Comme c’était courant à l’époque, des édifices funéraires bordaient la route, certains d’entre eux étant de nature monumentale.
Des vestiges de l’ancienne route sont encore visibles aujourd’hui. De l’autre côté de la rue se dresse le magnifique cirque romain, ouvert au 1er siècle après J-C.
Derrière cet aqueduc se dressent les trois piliers restants de l’aqueduc romain, utilisés pour acheminer l’eau de plusieurs sources vers la ville.
L’espace qui entoure la ville a évolué depuis sa fondation en l’an 25 de notre ère. Dans cet endroit, les archéologues ont découvert les installations industrielles qui ont été démolies ultérieurement pour construire les thermes que vous visitez.
CIRQUE ROMAIN DE MERIDA
Le cirque romain de Mérida, construit par les Romains au 1er siècle après J-C, est un monument impressionnant qui témoigne de l’importance de la ville à l’époque romaine. D’une longueur de 433 mètres et d’une largeur de 114 mètres, il est l’un des mieux conservés et des plus anciens de la péninsule ibérique, la plupart des cirques ayant été construits au IIe siècle.
À l’origine, le cirque était réservé aux courses de quadriges, mais il fut par la suite adapté pour accueillir des jeux navals. Il se caractérise par sa forme rectangulaire et est divisé en deux dans le sens de la longueur par la plate-forme centrale surélevée appelée spina, qui devait être recouverte de marbre à l’origine.
On peut encore admirer l’arène où se déroulaient les courses, les gradins (cavea) où se trouvaient les spectateurs, ainsi que les stalles de départ (carceres). Le cirque de Mérida est l’un des mieux conservés de son genre.
Pendant de nombreux siècles après la chute de l’Empire romain, le cirque romain de Mérida fut négligé et ses vestiges furent utilisés à des fins agricoles. Ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que des fouilles archéologiques commencèrent à mettre en lumière ce site remarquable, révélant ainsi son importance historique et architecturale.
AMPHITHEATRE DE MERIDA
L’amphithéâtre romain de Mérida, un autre joyau de l’héritage romain dans la région, témoigne de l’importance de la ville à l’époque antique. Situé à proximité du cirque, il était un lieu de divertissement populaire où se déroulaient des combats de gladiateurs et d’autres spectacles.
L’amphithéâtre était entouré d’une rue qui suivait la forme courbe de l’édifice. D’un côté, il y avait un trottoir à arcades, tandis que de l’autre côté, des dalles de granit constituaient le trottoir. Les vestiges de ces éléments permettent de mieux comprendre l’organisation de l’espace autour de l’amphithéâtre.
À l’extrémité de la rue, il y avait un portail assez large pour permettre le passage de deux charrettes côte à côte. Cette route menait au cirque ainsi qu’à la ville de Metellinum (Medellín), soulignant ainsi l’importance des divertissements dans la vie quotidienne des habitants de Mérida et de ses environs.
Des blocs de granit, visibles sur la gauche au milieu de la route, servaient de ralentisseurs, indiquant peut-être que cet endroit était animé et fréquenté.
L’arène de l’amphithéâtre, mesurant 64,5 mètres de long sur 41,2 mètres de large, était l’endroit où se déroulaient les spectacles les plus impressionnants. Une grande fosse au centre de l’arène permettait la mise en scène de diverses attractions, recouverte parfois d’un plancher en bois pour accueillir des jeux et des spectacles variés.
Les combats dans l’amphithéâtre étaient souvent organisés l’après-midi, offrant un spectacle populaire pour les habitants de Mérida et des environs. Pour maintenir l’ordre et faire respecter les règles, un arbitre et son assistant étaient présents, prêts à intervenir au besoin avec un bâton.
La musique jouait un rôle crucial dans le déroulement du spectacle, marquant les différentes étapes des combats. Les duels commençaient souvent par des affrontements entre deux cavaliers, suivis de combats en binôme ou en groupe, mettant en scène des combattants avec différentes armes et niveaux d’expérience.
Dans l’atmosphère enflammée de l’amphithéâtre, le public exprimait ses émotions et ses préférences, criant des encouragements ou des désapprobations envers les combattants. Comme l’évoque l’écrivain Sénèque, les spectateurs pouvaient crier des mots tels que « tuez-le ! », « le battre ! », ou « pardonnez-lui ! », ajoutant ainsi à l’excitation du spectacle.
L’amphithéâtre de Mérida, situé à côté du théâtre et bénéficiant de la position stratégique de la colline de San Albín, a été inauguré en l’an 8 av. J.-C., témoignant de la longue histoire de divertissement et de divertissement dans cette ancienne ville romaine.
Au milieu de l’arène se trouve une fosse cruciforme, probablement utilisée pour différentes fins, peut-être pour contenir des animaux ou des gladiateurs avant le début des combats.
L’amphithéâtre de Mérida comporte trois portes monumentales destinées aux autorités et aux organisateurs d’événements, ainsi que treize entrées pour le public venu assister aux spectacles. À quelques mètres sur la droite, vous trouverez l’une de ces trois portes monumentales, mesurant trois mètres et demi de large.
Creusé dans la colline, l’amphithéâtre présente une pente raide menant jusqu’à l’arène. Une fois à l’intérieur, vous remarquerez des couloirs de chaque côté permettant d’accéder aux parties hautes des gradins. Les jambages et les appuis des seize portes de l’amphithéâtre conservent encore l’empreinte des fermetures métalliques qui étaient utilisées à l’époque.
Dans les amphithéâtres romains, l’une de ces portes monumentales servait souvent d’entrée pour le défilé d’inauguration des jeux de gladiateurs. Si l’amphithéâtre avait seulement deux portes monumentales, la même porte servait également de sortie pour les gladiateurs victorieux. Étant donné que l’amphithéâtre d’Augusta Emerita possède trois portes monumentales, il est probable que chacune ait été utilisée pour des actions différentes, comme l’entrée des gladiateurs, la sortie des vainqueurs, et l’entrée des autorités.
Les fouilles des portes monumentales ont débuté en 1888, mais avec les méthodes disponibles à l’époque, il est difficile de déterminer précisément l’utilisation spécifique de chacune d’entre elles.
THEATRE ROMAIN DE MERIDA
Le théâtre romain de Mérida est stratégiquement situé pour favoriser l’acoustique, étant construit sur la colline de San Albín. Avec une capacité de 3 000 spectateurs assis, il a été commandé par le général Agrippa vers l’an 16 ou 15 av. J.-C.
Cet édifice était bien plus qu’un simple lieu de divertissement. En effet, en plus d’accueillir des pièces de théâtre, le théâtre servait également de lieu de rassemblement pour des événements politiques et sociaux importants. Les réunions du conseil municipal, les assemblées électorales et les hommages à des personnalités publiques y étaient souvent organisés.
Des processions solennelles et des cérémonies religieuses y étaient également tenues, avec des offrandes et des images de l’empereur et de sa famille transportées depuis le temple du culte impérial jusqu’au théâtre. Ces images étaient exposées lors de célébrations et d’événements publics.
La scène du théâtre était ornée de sculptures représentant des membres de la famille impériale, disposées selon leur statut hiérarchique. Les divinités étaient également représentées sur les colonnes de la scène, reflétant ainsi l’idéologie de l’empire romain, qui cherchait à unifier religion et politique.
TEMPLE ROMAIN DE DIANE
Le temple romain de Diane à Mérida est un édifice imposant qui devait être l’un des plus magnifiques de la ville à l’époque romaine. Il a conservé son emplacement d’origine et est l’un des rares bâtiments religieux de cette époque à le faire.
De forme rectangulaire, il est entouré de colonnes selon le style périptère et présente une façade avec six colonnes, ce qui le rend hexastyle. Les chapiteaux des colonnes, en granit, suivent le style corinthien et le fût est strié. On pense qu’à l’époque, un jardin avec un étang était adjacent au temple. Au XVIe siècle, un nouveau palais pour le Comte des Corbos a été construit en utilisant la structure du temple.
À l’époque romaine, le temple dominait le « Forum de la Colonie », une grande place entourée de bâtiments publics importants. C’était le cœur de la ville et le principal lieu de rassemblement des citoyens d’Augusta Emerita. La vie politique, judiciaire, économique et religieuse s’y déroulait, avec des sacrifices offerts aux dieux.
Le temple, surmonté de deux étages, occupait une position éminente au sommet de la place, dans un espace sacré appelé Temenos, où des cérémonies religieuses en plein air avaient lieu. Devant le temple se trouvait une plate-forme publique surélevée d’où les autorités pouvaient s’adresser au public.
Construit en granit extrait des carrières locales et recouvert de plâtre, le temple était entouré de colonnes de tous côtés, soutenues par un podium de trois mètres de haut. À l’époque de son utilisation, l’accès au temple se faisait par des marches monumentales, malheureusement disparues aujourd’hui.
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LES LOGEMENTS
SIERRA DE MONFRAGUE- ESPAGNE
Trouver un hébergement dans la région de la Sierra de Monfragüe peut s’avérer complexe en raison de la moindre densité touristique de la zone. Néanmoins, plusieurs options s’offrent aux visiteurs, notamment dans des localités telles que Torrejón el Rubio, Malpartida de Plasencia et Plasencia.
À Torrejón el Rubio, en bordure du parc national de Monfragüe, l’établissement Sierra de Monfragüe propose des appartements ruraux avec connexion Wi-Fi gratuite. Cet hébergement offre une immersion authentique dans le cadre naturel environnant.
Pour une expérience plus traditionnelle, la Casa Rural Peña Falcón, également située à Torrejón el Rubio, dispose de chambres climatisées avec balcon et connexion Wi-Fi gratuite. Les hôtes peuvent profiter d’un jardin et d’un salon commun, créant une atmosphère conviviale.
À Malpartida de Plasencia, la Casa Rural La Sierra de Monfragüe offre des chambres avec vue imprenable et accès à une piscine extérieure. Située à proximité du parc national, cette maison de campagne allie confort et proximité avec la nature.
Pour ceux qui préfèrent séjourner en ville, Plasencia propose plusieurs hôtels bien notés, tels que l’Exe Alfonso VIII, un établissement 4 étoiles apprécié pour son emplacement central et la qualité de ses services.
Enfin, des plateformes comme Airbnb offrent une variété de locations de vacances dans la région de Monfragüe, allant de maisons entières à des chambres privées, permettant ainsi de répondre à différents besoins et budgets.
Il est recommandé de réserver à l’avance, surtout pendant les périodes de haute saison, pour garantir la disponibilité et choisir l’hébergement qui correspond le mieux à vos attentes.
Nous trouvons finalement un hébergement propre avec un accueil chaleureux. Les chambres sont petites et sous les combles, mais elles suffisent pour nos trois nuits. Les lits sont étroits et pas très confortables, mais nous avons emporté le nécessaire dans nos valises. Malgré ces petits inconvénients, nous sommes prêts à profiter de notre séjour dans la Sierra de Monfragüe.
LA GASTRONOMIE
Toutes les informations sur la gastronomie espagnole, par région, avec commentaires sur les restaurants testés en suivant ce lien
LA CUISINE ESPAGNOLE (voyageavecnous.com)
J 329 CASA MAILA – OLIVENZA ESTREMADURE ESPAGNE
La Casa Maila à Olivenza, en Estrémadure, Espagne, est un véritable havre de délices typiques de la région. Même si la pluie nous a contraints à opter pour un restaurant situé juste à côté de notre parking, et que la météo n’était pas de notre côté, notre expérience culinaire a largement compensé cet inconvénient. Cette escale imprévu s’est avérée une excellente surprise, nous permettant de découvrir la richesse des saveurs de l’Estrémadure.
Cependant, dès notre arrivée, nous avons rapidement réalisé que la barrière de la langue allait poser quelques défis. Ni le français ni l’anglais ne sont couramment parlés dans ce restaurant, ce qui a rendu la communication un peu plus complexe que prévu. En tant que voyageurs ne maîtrisant que peu l’espagnol, il a fallu quelques efforts pour comprendre le menu et les recommandations du personnel, mais la patience et la bonne volonté de tous ont permis de surmonter ces petites difficultés.
L’un des premiers éléments à noter a été un aspect que nous avons trouvé un peu surprenant : les commerçants espagnols ne semblent pas toujours très flexibles en matière de personnalisation des commandes. En effet, nous avons eu l’impression que les plats étaient conçus pour être partagés, ce qui nous a quelque peu contraints à revoir nos choix. Malgré cela, nous avons été agréablement surpris par la qualité et l’authenticité de chaque plat servi.
Le **carpaccio de solomillo**, découpé en tranches ultra-fines, a immédiatement captivé nos papilles. La texture fondante de la viande, relevée par une touche d’huile d’olive et d’épices subtiles, a sublimé la simplicité de ce plat. Il a été suivi par un **solomillo empanado**, un filet mignon pané aux herbes fraîches et accompagné de petits oignons verts croquants. Ce plat, bien que simple, était une vraie réussite, offrant un mélange de tendreté et de croustillant parfaitement équilibré.
L’un des incontournables de cette région est sans doute le **judiones con rabo de toro**. Ces gros haricots blancs, cuits lentement et baignés dans une sauce tomate riche et savoureuse, sont accompagnés de queue de taureau, un ingrédient emblématique de la cuisine d’Estrémadure. La viande était tendre, et la sauce, pleine de profondeur, apportait un goût réconfortant et authentique. Nous avons également été conquis par les **carilleras estofadas**, des joues de porc mijotées à l’étouffée, fondantes et parfaitement assaisonnées. Ces plats, typiques de la région, ont vraiment mis en lumière la richesse des produits locaux et la maîtrise des techniques de cuisson traditionnelles.
Finalement, bien que la langue et le concept de partage des plats aient été des obstacles mineurs, **la Casa Maila** nous a offert une expérience culinaire savoureuse et typiquement espagnole. Nous avons quitté le restaurant le ventre plein et le cœur satisfait, ravis d’avoir découvert un endroit authentique où la gastronomie de l’Estrémadure se dévoile dans toute sa splendeur. Si vous passez par Olivenza, ce restaurant mérite vraiment une halte pour goûter aux spécialités locales et s’immerger dans l’hospitalité espagnole.
RESTAURANT EL PUCHERO – MERIDA ESTREMADURE ESPAGNE
Le Restaurant El Puchero à Mérida, en Estrémadure, est une véritable perle culinaire qui permet de plonger dans les saveurs authentiques de la région. Bien que l’extérieur de cette petite taverne n’ait pas l’air particulièrement accueillant, et que l’accueil ne soit pas des plus chaleureux (nous arrivons à 12h45, heure de l’ouverture indiquée, mais il est repoussé à 13h45…), cela ne fait qu’ajouter au charme de cet endroit au caractère bien trempé. Une fois installés et prêts à déguster, la carte s’avère extrêmement alléchante, offrant une large variété de tapas et de plats traditionnels qui éveillent immédiatement notre appétit.
En attendant notre table, nous profitons de notre temps pour explorer le temple de Diana, un vestige impressionnant de l’époque romaine, qui nous permet de nous immerger un peu plus dans l’histoire de cette belle ville. À notre retour, nous avons hâte de nous régaler des plats proposés, et le restaurant ne tarde pas à combler nos attentes.
Nous débutons avec les Caracoles Picantones, des escargots cuits dans un jus piquant. Ce plat, qui évoque les saveurs du Maroc, est une découverte plaisante. Servis entiers, les escargots sont parfaitement cuits et baignés dans une sauce piquante qui relève leur goût tout en douceur. Nous poursuivons avec les Mojellas en salsa, des ris de veau mijotés dans une sauce tomate riche et savoureuse. Cette préparation traditionnelle est un véritable régal, avec une viande tendre qui se fond parfaitement dans la sauce bien relevée.
Ensuite, les Pimiento Rellenos de Bacalo en salsa de Gambas, des piquillos farcis à la morue accompagnés d’une sauce aux crevettes, nous surprennent par la finesse de leur présentation et la profondeur des saveurs. Les Mejillones Tigre, des moules farcies en sauce crustacés, sont tout aussi délicieux. Chaque bouchée nous plonge dans une explosion de saveurs maritimes, avec une sauce savoureuse et des moules parfaitement garnies.
Les Croquetas Caseras de la Semana, des croquettes maison garnies de fromage et de poivrons, sont une entrée douce et crémeuse, parfaitement équilibrée. Pour compléter cette série de tapas et profiter de la générosité de la cuisine espagnole, nous optons pour un Entrecot de Ternera Extremena de 400 g. Cette pièce de viande d’une qualité exceptionnelle, tendre et savoureuse, est un véritable délice. Le Pisto Casero con huevos Fritos, une ratatouille espagnole traditionnelle accompagnée d’œufs frits, vient parfaire ce repas avec ses saveurs rustiques et réconfortantes.
Enfin, pour clore ce festin, nous savourons les Croquetas Caseras de Jamon con Patatas Caseras, des croquettes au jambon accompagnées de pommes de terre maison. Ce plat est un véritable hommage à la cuisine familiale, avec des croquettes croustillantes à l’extérieur et crémeuses à l’intérieur, associées à des pommes de terre fondantes.
L’expérience culinaire au Restaurant El Puchero a été mémorable à bien des égards. Chaque plat, magnifiquement préparé et généreusement servi, nous a permis de découvrir les saveurs authentiques de l’Estrémadure. Les tapas étaient variées et pleines de caractère, et les plats principaux étaient d’une qualité exceptionnelle. Malgré le léger contretemps de l’accueil, l’atmosphère et la qualité de la cuisine ont largement compensé ce détail, faisant de ce repas un moment incontournable de notre séjour à Mérida. El Puchero est définitivement une adresse à ne pas manquer pour les amoureux de la cuisine traditionnelle espagnole.
BAR CENTRO SOCIAL – TORREJON EL RUBIO ESTREMADURE ESPAGNE
Après une longue et magnifique randonnée dans le **parc de Monfragüe**, nous étions épuisés et affamés en revenant au village de **Torrejón el Rubio**, en Estrémadure. Bien que plusieurs restaurants en altitude fussent proches de notre parcours, leurs avis n’étaient pas particulièrement encourageants. Face à ce dilemme, nous avons choisi de descendre au cœur du village, où les options étaient plus limitées, mais aussi moins touristiques, ce qui, au final, nous paraissait tout aussi prometteur. Le **Bar Centro Social** a attiré notre attention, même si les avis étaient peu nombreux. Mais parfois, c’est notre instinct qui fait la différence, et cette fois, il nous a bien guidés.
Le bar, modeste et simple, propose des **raciones** (assiettes généreuses de tapas) qui se révèlent être un vrai bonheur après une journée aussi intense. Les portions sont copieuses, et bien que le côté calorique soit évident, c’est exactement ce dont nous avions besoin pour nous remettre de notre aventure dans la nature. Nous nous sommes d’abord laissés séduire par les incontournables **patatas bravas**, ces pommes de terre frites croustillantes accompagnées d’une sauce piquante et onctueuse. Elles sont parfaitement dorées et savoureuses, un réconfort immédiat après l’effort.
Puis, pour ajouter encore un peu de gourmandise, nous avons opté pour une **assiette de fromage mixte**, un assortiment de fromages locaux, dont certains étaient légèrement affinés, apportant une saveur riche et agréable, parfaite pour contraster avec les pommes de terre. Nous avons également testé le **hamburger** et le **panini**, des choix simples mais délicieux. Le hamburger est composé d’une viande tendre et bien assaisonnée, tandis que le panini est croquant et généreusement garni, avec des ingrédients frais et savoureux.
Là où nous avons eu une agréable surprise, c’est avec le **Moraga**, un plat typique qui consiste en du porc croustillant, préparé à la manière des **gyros** mais découpé en cubes. Ce porc est parfaitement doré à l’extérieur, tout en restant tendre et juteux à l’intérieur, un vrai délice pour les amateurs de viande.
Ce repas simple mais délicieux s’est accompagné d’un **accueil extrêmement chaleureux** de la part du personnel. Bien que le cadre soit modeste et l’atmosphère décontractée, la gentillesse et l’attention des serveurs ont ajouté une touche de convivialité et d’authenticité à l’expérience. Nous avons vraiment eu l’impression de goûter à la vraie cuisine locale, dans un endroit où l’on se sent chez soi.
En résumé, le **Bar Centro Social** de Torrejón el Rubio a été une agréable surprise. C’était une expérience culinaire simple, mais chaque plat était généreux, savoureux et réconfortant. Un véritable coup de cœur dans ce petit village d’Estrémadure, où la simplicité et la qualité se rencontrent pour offrir un repas mémorable après une journée d’exploration dans la nature.
RECETTES D’ESTREMADURE
Ce soir, je vous propose un petit tour d’horizon des recettes typiques d’**Estrémadure**, une région riche en saveurs et en traditions culinaires que nous avons eu le plaisir de découvrir au cours de notre voyage. Voici un medley des plats qui ont particulièrement retenu notre attention :
1. **Les Fromages d’Estrémadure :**
L’Estrémadure est renommée pour ses fromages, un véritable délice pour les papilles. Au **Bar Centro Social de Torrejon el Rubio**, nous avons pu goûter une assiette de fromages locaux qui met en valeur des variétés telles que le **Torta del Casar**, un fromage crémeux au lait de brebis, ou encore le **Ibores**, au goût plus prononcé et légèrement piquant. Ces fromages accompagnent parfaitement les **raciones** et sont un incontournable de la région.
2. **Le Moraga :**
Plat rustique par excellence, le **Moraga** se compose de viande de porc, souvent frite ou grillée, accompagnée de frites maison tout aussi bien croustillantes et savoureuses. Ce plat est une véritable tradition dans les barbecues familiaux d’Estrémadure, où la viande de porc est cuite jusqu’à devenir tendre et savoureuse, mais aussi bien grasse, une caractéristique qui donne au **Moraga** toute sa richesse. Au **Bar Centro Social**, nous avons pu savourer ce plat, généreusement servi et parfait après une journée d’exploration.
3. **Les Patatas Revolconas :**
Originaires de la région de **Castilla y León**, les **Patatas Revolconas** (ou **Patatas Meneás**) sont un plat traditionnel d’Estrémadure que l’on retrouve dans de nombreux bars. Ce plat simple mais délicieux se compose de pommes de terre écrasées avec du **bacon croustillant** et un généreux filet d’huile d’olive. C’est un plat parfait pour accompagner une bière fraîche, avec des saveurs réconfortantes et pleines de caractère.
4. **Le Prueba de Cerdo :**
Le **Prueba de Cerdo** est un plat typique de porc au **paprika**, incontournable dans les bars et restaurants de la région. Il est né des abattoirs traditionnels où les morceaux de porc étaient testés pour vérifier la juste quantité de paprika, d’ail et de sel avant de faire les **chorizos**. Cette préparation se fait frire dans de l’huile d’olive, et si la préparation manque de couleur ou de saveur, on peut ajuster l’assaisonnement avant de garnir les boyaux. Ce plat a un goût intense et épicé, avec une touche de fumée apportée par le paprika.
5. **Le Gazpacho Estrémadurien :**
Le **gazpacho estrémadurien** est une version légèrement différente de la version andalouse classique. Il conserve la base traditionnelle à base de légumes frais, mais l’ajout de **chapelure mixée** et de **jaune d’œuf** donne à la soupe une texture plus crémeuse et épaisse. Le **paprika** ajoute une couleur rougeâtre et une légère touche fumée. Certaines variantes, comme celles servies à la **Posada El Arriero**, incluent même des morceaux de **jambon cru** et de **blancs d’œufs**, ajoutant une dimension de saveurs et de textures vraiment savoureuse.
Ces recettes sont le reflet de la générosité et de la richesse culinaire de l’Estrémadure. Chaque plat, simple mais savoureux, nous invite à découvrir une région où la nourriture n’est pas seulement un moyen de se nourrir, mais un véritable voyage dans le patrimoine et les traditions locales. Que vous soyez amateur de viande, de fromages ou de soupes crémeuses, l’Estrémadure a de quoi ravir tous les gourmands.
J 333 RESTAURANT ADEGA TIPICA O CRUZEIRO PORTUGAL
Le restaurant Adega Tipica O Cruzeiro Lda, situé à Monsanto, Portugal, offre une véritable immersion dans la cuisine traditionnelle portugaise de l’intérieur des terres. Ici, les repas sont copieux et riches en saveurs, mettant en vedette des plats traditionnels comme la feijoada (ragoût de haricots et de viande) et le Cozido à Portuguesa, un ragoût bouilli avec une variété de viandes et d’abats, ainsi que des légumes frais.
Le sanglier (javali) est une spécialité régionale appréciée dans l’Algarve et la région Centre du Portugal, souvent préparé avec des châtaignes pour un plat délicieusement copieux. Au restaurant Adega Tipica O Cruzeiro Lda, vous pourrez déguster cette spécialité, ainsi que d’autres plats traditionnels comme les Bistoques à la portugaise (steak portugais) et le riz à la lotte (Arroz de Tamboril).
En guise de tapas, l’établissement propose une assiette de champignons, d’olives, d’huile d’olive verte et de fromage, offrant ainsi un avant-goût de la diversité et de la richesse de la cuisine portugaise.
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