Nkasa Rupara : le cœur sauvage du Zambèze Namibie
À l’aube, la brume flotte encore sur les eaux tranquilles du Kwando lorsque nous quittons notre tente au Rupara Rest Camp. L’air porte cette humidité dense et tiède propre aux plaines inondables, un parfum de roseaux écrasés et de terre gorgée d’eau où le chant des bulbuls, des go-away birds et des pintades se mêle au souffle profond d’un hippopotame qui s’éveille.
Nous sommes accompagnés des singes vervets, ces petits primates gris‑vert qui vivent en liberté autour des tentes. Ils nous observent depuis les toits, trottinent sur la piste devant le 4×4, disparaissent dans les herbes puis réapparaissent plus loin, comme s’ils nous ouvraient la route. Leur présence donne au départ une touche légère et vivante, un rappel que, dans ce parc amphibie, nous ne sommes jamais vraiment seuls.
La piste sableuse s’enfonce dans un labyrinthe de palmiers sauvages et de roselières, et nous avons cette sensation rare d’entrer dans un territoire qui ne se laisse approcher qu’à pas mesurés. C’est le début d’une journée entière consacrée à la découverte du parc national de Nkasa Rupara, l’un des sanctuaires les plus préservés et les plus amphibies de Namibie.
Le parc, créé en 1990 sous le nom de Mamili National Park, a été rebaptisé Nkasa Rupara en 2012 en hommage aux deux îles principales qui émergent à peine de la vaste plaine inondable. Ici, la géographie raconte une histoire millénaire : celle d’un delta intérieur façonné par les pulsations du Kwando et du Linyanti, deux rivières qui serpentent, se divisent, se perdent, puis renaissent plus au sud dans le Chobe et l’Okavango. Le sol repose sur des dépôts alluviaux récents, accumulés au fil des crues successives, et les termitières, véritables cathédrales de terre, sont parfois les seules élévations visibles dans cet univers plat et mouvant. L’eau décide de tout : de la forme des îles, de la densité des papyrus, de la présence des animaux et même du rythme de vie des hommes. En saison des pluies, les crues transforment le parc en un archipel instable où les pistes disparaissent sous plusieurs dizaines de centimètres d’eau ; en saison sèche, la terre se craquelle, les mares se rétractent et les éléphants s’y rassemblent par centaines, suivant les derniers points d’eau.
Depuis Rupara Rest Camp, nous rejoignons la porte nord du parc après trois kilomètres de piste. À l’entrée, une carte noir et blanc est remise aux visiteurs, un document simple qui esquisse les pistes principales mais qui ne reflète pas toujours la réalité du terrain. Certaines routes indiquées comme accessibles sont en fait coupées par des bras d’eau dont la profondeur varie d’un jour à l’autre, et d’autres chemins, visibles sur la carte, se perdent dans des zones inondées où seule une connaissance intime du parc permettrait de s’aventurer. C’est un territoire qui se lit en direct, pas sur un plan.
La boucle principale descend vers le sud-ouest en longeant la rive du Kwando.
À la barrière nord, nous réglons les droits d’accès, un geste simple qui marque le passage vers un territoire encore plus sauvage. À peine le portail franchi, la nature nous accueille avec une précision presque théâtrale : un Calao à bec rouge du Sud est posé sur une branche nue, immobile, comme s’il nous attendait.
Son long bec rouge vif, légèrement incurvé, capte la lumière du matin. La bande blanche qui divise sa calotte grise, les sourcils clairs, le plumage brun ponctué de taches blanches parfaitement rondes, l’œil sombre cerclé d’une fine peau nue : tout confirme l’espèce. Il tourne la tête avec cette élégance un peu hautaine propre aux calaos, observant notre arrivée sans la moindre inquiétude.
Autour de lui, le paysage raconte déjà l’âme de Nkasa Rupara. Ici, la savane boisée se mêle aux plaines inondables, un monde de transition où les acacias, les Diospyros et les palmiers sauvages bordent les chenaux du Kwando. Le calao affectionne ces zones ouvertes, ces arbres de taille moyenne qui offrent des cavités naturelles pour la nidification. Il se tient souvent à la lisière des marais, profitant des branches hautes pour scruter le sol à la recherche d’insectes, de petits reptiles ou de scorpions. Sur cette branche dépourvue de feuilles, il semble parfaitement à sa place, témoin silencieux de la saison sèche qui dénude les arbres et ouvre le paysage.
Nkasa Rupara, souvent surnommé le petit Okavango de Namibie, lui offre un habitat idéal. Les crues du Kwando et du Linyanti enrichissent les sols, attirent une multitude d’insectes et transforment le parc en un patchwork de zones humides et de savanes aérées. Le calao profite de cette abondance, se déplaçant par vols courts et ondulés entre les arbres, toujours à la frontière entre l’eau et la terre ferme. Le rencontrer dès l’entrée du parc, c’est comme recevoir un premier salut de la faune locale, un signe que nous pénétrons dans un territoire où chaque arbre, chaque branche, chaque ombre peut révéler une nouvelle espèce.
À quelques dizaines de mètres seulement après l’entrée du parc de Nkasa Rupara, alors que la piste s’enfonce dans une savane arborée où les acacias commencent à se resserrer, un Calao gris d’Afrique apparaît sur une branche nue. Sa silhouette fine, son plumage gris terne et son bec sombre lui donnent un air discret, presque effacé, mais son large sourcil blanc attire immédiatement le regard. Cette bande claire, qui part de l’œil et se prolonge vers la nuque, tranche nettement avec la tête gris-brun et constitue l’un des critères les plus fiables pour identifier l’espèce.
Le bec, majoritairement noir, porte chez le mâle une petite excroissance jaunâtre à la base de la mandibule supérieure, une sorte de dent discrète qui ne doit pas être confondue avec le casque massif des grands calaos forestiers. Le ventre blanc, la ligne claire qui descend le long du dos en vol et la queue sombre complètent ce portrait d’un oiseau parfaitement adapté aux paysages ouverts du nord-est namibien.
L’environnement dans lequel il évolue explique sa présence si tôt dans le parc. Le Calao gris d’Afrique n’a pas besoin de forêts denses pour prospérer. Il préfère les savanes arborées, les lisières de boisements clairs et les zones de transition où les arbres sont suffisamment espacés pour lui offrir des perchoirs élevés et une bonne visibilité. À Nkasa Rupara, il occupe volontiers les marges plus sèches avant de laisser place, plus au sud, aux espèces inféodées aux marais et aux zones inondées.
Son régime alimentaire reflète cette adaptabilité. Il se nourrit principalement d’insectes, de petits reptiles, de scorpions et parfois de fruits, profitant de la richesse biologique générée par les variations saisonnières du Kwando et du Linyanti. Son cri, un sifflement mélancolique et répétitif, est souvent associé à l’arrivée de la saison des pluies, même si l’espèce reste présente toute l’année dans la région du Caprivi.
L’individu observé se tenait immobile, scrutant les alentours depuis son perchoir, avant de s’élancer dans un vol court et souple pour rejoindre un autre arbre. Sa présence, discrète mais significative, marque l’entrée dans un écosystème en transition, où la savane sèche commence à céder la place aux plaines humides qui font la renommée de Nkasa Rupara. Voir ce calao si tôt dans la visite, c’est déjà entrer dans la dynamique subtile du parc, où chaque espèce occupe une niche précise dans un paysage façonné par l’alternance des crues et des sécheresses.
Nkasa Rupara abrite une biodiversité exceptionnelle. Plus de 430 espèces d’oiseaux y ont été recensées, parmi lesquelles la grue caronculée, le petit jacana et le coucal noir. Les forêts riveraines abritent chacals, civettes, varans et parfois les discrets sitatungas, antilopes amphibies capables de marcher dans les marais grâce à leurs sabots allongés. La flore alterne entre savanes herbeuses, roselières, papyrus et palmiers dattiers sauvages, tandis que les termitières servent de perchoirs aux calaos à bec rouge et aux guêpiers carmins. Chaque élément de cet écosystème semble répondre à un équilibre ancien, façonné par les cycles de crue et de sécheresse.
Nous poursuivons la piste unique qui serpente entre les herbes hautes et les zones saturées d’eau, un couloir naturel qui nous rapproche progressivement de la rivière Chobe. C’est dans cette transition entre savane humide et marais ouvert qu’apparaît une silhouette immédiatement reconnaissable : un Cobe de lechwe, parfaitement adapté à ces plaines inondables où l’eau et la terre se mêlent en permanence.
Sa posture trahit d’emblée l’espèce. L’arrière-train, plus haut que les épaules, donne à l’animal une allure légèrement inclinée vers l’avant, une adaptation remarquable pour se déplacer dans les eaux peu profondes et la boue des marécages. Le pelage, d’un roux vif et saturé, capte la lumière et contraste avec les teintes plus ternes des antilopes des zones sèches. Sur les pattes antérieures, les marques sombres caractéristiques se devinent nettement, renforçant encore l’identification. Même si les sabots ne sont pas visibles sur les clichés, on sait qu’ils sont longs et écartés, conçus pour éviter l’enfoncement dans les sols détrempés.
L’environnement confirme ce diagnostic. Ici, les herbes hautes bordent des nappes d’eau stagnante, les sols sont spongieux, et les traces de crue sont encore visibles sur les tiges couchées. C’est le territoire privilégié du lechwe, un spécialiste des marais qui n’hésite pas à s’aventurer dans l’eau jusqu’au ventre pour atteindre les herbes aquatiques dont il se nourrit. Contrairement au cobe de Vardon, qui préfère les prairies fermes en lisière d’eau, le lechwe évolue au cœur même des zones inondées, profitant d’une niche écologique que peu d’autres antilopes peuvent exploiter.
Le parc de Nkasa Rupara, composé d’îles et de plaines inondables façonnées par les rivières Kwando et Linyanti, constitue l’un des derniers refuges namibiens pour cette espèce emblématique. Dans ce labyrinthe de roseaux, de chenaux et de terres émergées, le lechwe règne en maître. Sa présence témoigne de la bonne santé de cet écosystème amphibie, où les cycles de crue déterminent la distribution de la faune et la dynamique végétale. Selon le niveau des eaux, les troupeaux se regroupent sur les zones de terre ferme pour brouter, ce qui semble être le cas lors de votre observation.
Voir un Cobe de lechwe dans ces paysages, c’est saisir l’essence même de Nkasa Rupara : un monde mouvant, façonné par l’eau, où les espèces les mieux adaptées prospèrent dans un équilibre fragile. Le lechwe rouge en est l’un des symboles les plus forts, une antilope dont la morphologie, le comportement et l’écologie racontent l’histoire des marais du Caprivi et de l’Okavango.
Plus loin sur la piste, alors que les herbes hautes se referment par endroits et que la savane s’ouvre en larges clairières dorées, une silhouette massive apparaît au milieu du paysage. Immobile, parfaitement droite, l’Outarde kori domine la végétation comme une statue vivante. Sa taille impressionnante, son cou long et puissant, son plumage mêlant ocres, gris et motifs noirs lui donnent une présence presque solennelle, comme si elle incarnait à elle seule la majesté des grandes plaines du Zambèze.
L’oiseau avance lentement, avec cette démarche mesurée et prudente propre à l’espèce. Chaque pas semble calculé, chaque mouvement du cou accompagne une inspection minutieuse du sol. Le plumage, finement strié, se fond dans les herbes sèches, mais les taches blanches et noires sur les ailes trahissent sa présence dès qu’elle pivote légèrement. L’Outarde kori est l’un des oiseaux volants les plus lourds du monde, et cette masse se ressent dans sa posture : solide, ancrée, presque terrestre malgré sa capacité à s’élever dans les airs.
L’environnement dans lequel elle évolue correspond parfaitement à ses exigences. Nkasa Rupara, avec ses alternances de zones humides, de savanes ouvertes et de poches de végétation plus dense, offre un habitat idéal pour cette espèce qui préfère les espaces dégagés où elle peut repérer prédateurs et proies. Elle se nourrit d’insectes, de petits reptiles, de graines et parfois de fruits, profitant de la richesse biologique générée par les crues saisonnières du Kwando et du Linyanti.
La voir ainsi, isolée dans la lumière du matin, c’est saisir un instant rare. L’Outarde kori n’est jamais vraiment commune, même dans les régions où elle est présente. Elle apparaît comme un témoin silencieux de la savane, un oiseau dont la taille et la prestance imposent le respect. Cette rencontre, au détour d’une simple piste, rappelle combien Nkasa Rupara est un sanctuaire où chaque virage peut révéler une espèce emblématique, parfaitement adaptée à ce monde façonné par l’eau, la lumière et les saisons.
Ce territoire humide est aussi celui du peuple Mafwe, gardien historique de la région. L’ancien nom du parc, Mamili, rendait hommage à une lignée de chefs traditionnels encore influente. Aujourd’hui, les communautés locales regroupées au sein de la Wuparo Conservancy participent activement à la gestion du parc. Le modèle, unique en Afrique, associe tourisme, conservation et bénéfices communautaires, permettant à chaque visiteur de contribuer directement à la préservation de cet équilibre fragile.
Pas très loin de l’Outarde de Kori, la piste se resserre entre les herbes hautes et les buissons encore perlés d’humidité. C’est dans cette zone de transition, où la savane ouverte commence à se mêler à des fourrés plus denses, qu’un couple de Francolins à gorge rouge apparaît presque sous les roues. Leur plumage brun finement vermiculé se confond avec les tiges sèches, mais la zone rouge autour de l’œil, vive et circulaire, trahit immédiatement l’espèce. Ils avancent d’un pas rapide, presque nerveux, en fouillant le sol avec une précision méthodique.
Le francolin est un oiseau terrestre, farouche et territorial, qui préfère courir plutôt que voler lorsqu’il se sent menacé. Dans les savanes humides de Nkasa Rupara, il occupe volontiers les bordures d’herbes hautes, les zones légèrement ombragées et les fourrés où il peut se nourrir tout en restant à couvert. Son régime alimentaire est varié : graines, insectes, petits invertébrés, parfois même de jeunes pousses lorsque les pluies ont stimulé la végétation. Cette diversité alimentaire lui permet de prospérer dans un environnement où les niveaux d’eau fluctuent au rythme des crues du Kwando et du Linyanti.
Le couple observé évolue avec une coordination subtile, l’un restant légèrement en retrait pendant que l’autre inspecte le sol. Ce comportement, fréquent chez l’espèce, renforce la vigilance face aux prédateurs terrestres et aériens. Leur présence, discrète mais régulière, témoigne de la richesse écologique de Nkasa Rupara, où les mosaïques de végétation offrent une multitude de niches pour les espèces terrestres. Dans ce paysage façonné par l’eau et la lumière, le francolin occupe une place essentielle, à la fois proie et acteur de la dynamique des savanes humides.
Voir ce couple à quelques mètres seulement rappelle combien la faune de Nkasa Rupara est proche, attentive, souvent invisible jusqu’au dernier instant. Chaque détour de piste révèle une nouvelle scène, un nouvel habitant de ce territoire amphibie où la vie se cache dans chaque touffe d’herbe.
Puis viennent les phacochères de Sundevall, surgissant comme une petite troupe en alerte, la queue dressée comme un fanion et les oreilles frémissantes. Ils déboulent entre les herbes hautes avec cette démarche à la fois maladroite et déterminée qui les caractérise, trottant d’un pas rapide avant de s’arrêter net pour nous observer, le museau levé, prêts à détaler au moindre mouvement suspect. Leur silhouette trapue, les défenses recourbées et les verrues faciales leur donnent un air farouche, mais leur comportement révèle surtout une prudence instinctive, héritée d’une vie passée à éviter lions, hyènes et léopards. Plus loin un autre spécimen est surpris pendant son bain de boue !
Un peu plus loin, alors que la piste s’élargit et que la lumière se fait plus franche, un éclat métallique surgit entre les herbes. Un Choucador de Meves avance à pas rapides, le corps légèrement incliné vers l’avant, scrutant le sol avec une précision presque féline. Son plumage irisé oscille entre le bleu profond et des reflets violets selon l’angle, captant chaque rayon de soleil comme une surface vivante. L’œil noir, rond et brillant, renforce cette impression de vigilance silencieuse.
L’oiseau progresse par petites séquences : quelques pas rapides, un arrêt net, la tête qui se redresse, puis une nouvelle avancée. Sa queue, longue et souple, accompagne chaque mouvement comme un balancier. Dans les savanes humides du Zambèze, le Choucador de Meves affectionne ces zones ouvertes où la végétation clairsemée laisse apparaître les insectes qu’il recherche. Les crues saisonnières du Kwando et du Linyanti enrichissent le sol et attirent une multitude de proies, faisant de ces bordures de piste un terrain de chasse idéal.
Un peu plus loin, la piste s’ouvre sur une clairière où la lumière filtre entre les arbres.
Deux silhouettes rayées apparaissent, immobiles d’abord, puis lentement penchées vers l’herbe fraîche. Les Zèbres de Burchell broutent côte à côte, parfaitement alignés, comme s’ils avaient répété la scène. Leurs rayures larges et contrastées se fondent dans les jeux d’ombre de la savane, créant cette illusion optique qui perturbe le regard et protège le troupeau des prédateurs.Ce territoire humide est aussi celui du peuple Mafwe, gardien historique de la région. L’ancien nom du parc, Mamili, rendait hommage à une lignée de chefs traditionnels encore influente. Aujourd’hui, les communautés locales regroupées au sein de la Wuparo Conservancy participent activement à la gestion du parc. Le modèle, unique en Afrique, associe tourisme, conservation et bénéfices communautaires, permettant à chaque visiteur de contribuer directement à la préservation de cet équilibre fragile.
Nkasa Rupara occupe une place stratégique au cœur de la KAZA, la Kavango-Zambezi Transfrontier Conservation Area, l’un des plus vastes projets de conservation d’Afrique australe reliant la Namibie, le Botswana, l’Angola, la Zambie et le Zimbabwe. Ce corridor écologique permet la libre migration des éléphants et des buffles à travers les frontières, perpétuant un cycle millénaire entre rivières, marais et savanes. Ici, on ressent physiquement cette continuité, comme si le parc n’était qu’un fragment d’un immense organisme vivant.
En fin de journée, nous retrouvons les berges paisibles du Rupara Rest Camp. Les cris des francolins annoncent la tombée du jour, la lune se reflète sur les eaux calmes du Kwando et le parc retrouve son calme ancestral. C’est un moment suspendu, un souffle hors du temps au cœur de la nature la plus pure.
Les tarifs d’entrée sont identiques à ceux des autres secteurs du Bwabwata : 200 N$ par personne (demi tarif pour les enfants) et 60 N$ par véhicule pour le MET permit. La visite se fait idéalement entre 6 h et 18 h, en prévoyant la journée complète. L’accès nécessite un 4×4, certaines pistes étant inondées en saison humide entre novembre et avril. Les activités possibles incluent les safaris guidés, l’observation ornithologique et les boat cruises, réservables via Nkasa Lupala Lodge ou Rupara Rest Camp. Nous rentrons finalement pour la nuit dans notre tented chalet en self-catering, bercés par les sons du fleuve.
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Road-Trip entre Rundu et Kasane dans la Bande de Caprivi : Le Guide Pratique (Alimentation, Carburant, Banques)
Traverser la bande de Caprivi, aujourd’hui appelée Zambezi Region, pour relier Rundu en Namibie à Kasane au Botswana constitue l’une des plus belles aventures d’Afrique australe. Sur cet itinéraire d’environ 600 kilomètres, les paysages sauvages défilent tandis que les infrastructures s’amenuisent. Pour rouler l’esprit tranquille, une seule règle d’or s’impose : l’anticipation. Voici le point complet et actualisé pour vous ravitailler efficacement en nourriture, en carburant et en espèces.
Magasins & Alimentation : Où faire ses courses ?
Les possibilités de ravitaillement deviennent progressivement plus limitées à mesure que l’on s’enfonce dans le Zambezi. Il est donc préférable de prévoir les gros caddies dans les hubs principaux de l’itinéraire.
À Rundu, vous trouverez les supermarchés les plus complets de tout le parcours. C’est l’endroit incontournable pour faire le plein initial de votre frigo ou de votre glacière. Des enseignes modernes comme Shoprite, Pick n Pay ou Spar Rundu proposent un choix comparable à celui d’une petite ville européenne. C’est ici qu’il faut acheter la viande de qualité, les légumes frais, le pain, les conserves, les produits laitiers et les boissons pour tenir plusieurs jours.
Environ 200 kilomètres plus loin, Divundu s’est considérablement modernisée et permet aujourd’hui un excellent réapprovisionnement intermédiaire. Le récent Karatja Mall abrite un grand supermarché Choppies, ouvert tous les jours de 08h00 à 20h00, très bien achalandé pour le frais. À l’intersection des routes B8 et C48, le Shoprite Mini Divundu offre une autre option moderne pour le pain, les fruits, les légumes et les indispensables du barbecue. Pour les voyageurs se déplaçant à plusieurs, le Metro Cash & Carry situé en ville s’avère parfait pour les achats en gros volumes, tandis que le Hombe Supermarket, une supérette locale ouverte 24h/24 sur la Main Road, reste idéale pour un dépannage tardif ou de la petite restauration à emporter.
En continuant vers Kongola, les commerces deviennent beaucoup plus modestes et il faut oublier les grands étals de produits frais. On y trouve principalement de petites épiceries locales vendant les produits de base comme des boissons, des conserves, des snacks et du pain. Le Metro de Kongola propose quant à lui des produits vendus en lots plus importants ainsi que quelques surgelés et un rayon alcools, mais son offre en produits frais y reste très restreinte.
À 110 kilomètres de là, Katima Mulilo constitue la dernière vraie ville namibienne avant le passage de la frontière avec le Botswana. Les grandes enseignes comme Shoprite et Pick n Pay Katima Mulilo y sont bien fournies. C’est le moment idéal pour cuisiner ou liquider vos derniers dollars namibiens dans du consommable non périssable.
Une fois la frontière franchie à Kazungula, Kasane accueille les voyageurs avec d’excellentes infrastructures tournées vers le tourisme et le Chobe National Park. Un grand Spar Kasane ainsi qu’un Choppies y sont disponibles, s’avérant parfaits pour se réapprovisionner avant de partir en safari.
L’idéal sur ce trajet reste donc de faire un gros approvisionnement à Rundu, de compléter le frais à Divundu chez Choppies ou Shoprite, et d’ajuster vos stocks à Katima Mulilo avant de basculer au Botswana.
Carburant : Gérer ses pleins
Si les stations-services sont globalement fiables sur l’axe principal B8, elles restent espacées d’environ 200 kilomètres. Avec un véhicule chargé ou une tente de toit qui augmente la consommation, la règle appliquée par beaucoup de voyageurs est simple : ne descendez jamais sous la moitié du réservoir pour éviter tout stress lié à une fermeture ou une rupture temporaire.
Avant de quitter Rundu, il est fortement conseillé de faire un plein complet. La ville dispose de plusieurs stations importantes le long de la route B8, notamment sous les enseignes Shell, Engen ou Total. C’est aussi l’endroit idéal pour vérifier la pression des pneus et le niveau d’eau.
À Divundu, environ 200 kilomètres après Rundu, on trouve deux stations fiables, Total et Shell, idéalement placées juste avant l’arrivée au village et aux commerces. C’est un arrêt pratique et stratégique si vous visitez le Bwabwata National Park ou la zone de Mahango.
En continuant vers l’est, vous atteignez Kongola. Bien que la localité soit petite, elle constitue un point hautement stratégique dans la bande de Caprivi. Sa station-service s’avère essentielle pour les voyageurs qui se dirigent vers la Kwando River et les lodges environnants comme Camp Kwando.
À environ 110 kilomètres plus à l’est, la ville de Katima Mulilo constitue le dernier grand centre avant le Botswana. Plusieurs stations y sont ouvertes sous les bannières Total, Engen et Puma. C’est le meilleur endroit pour refaire le plein impérativement avant de franchir la frontière.
Après le passage de la frontière près de Kazungula, on trouve rapidement plusieurs stations modernes à Kasane pour ravitailler les 4×4 aux portes du Chobe National Park.
Banques & Retraits : Garder du Cash
Bien que les cartes bancaires soient de plus en plus acceptées dans les grands supermarchés et les stations-services, le réseau peut parfois sauter et l’argent liquide reste indispensable pour les pourboires, les entrées de parcs secondaires, l’artisanat ou les petits villages.
Avant de partir vers l’est, Rundu est clairement le point le plus sûr pour retirer une somme suffisante pour plusieurs jours. On y trouve plusieurs banques avec des agences complètes et des guichets automatiques sécurisés, notamment la First National Bank (FNB) et la Bank Windhoek.
À Divundu, plus besoin de stresser car les points de retrait se sont bien développés. Il existe désormais plusieurs opportunités bancaires pour compléter son cash, notamment au niveau de la station Shell mais aussi à l’intérieur du nouveau supermarché Choppies à l’entrée de la ville.
À Kongola, la situation est en revanche très limitée. Il n’y a pas de banque complète dans la localité. On peut parfois trouver un distributeur d’appoint dans la station-service, mais les pannes de réseau ou les machines vides y sont fréquentes. Mieux vaut donc ne pas compter sur cette étape pour votre argent.
La ville de Katima Mulilo dispose quant à elle de plusieurs établissements financiers majeurs comme Bank Windhoek, Standard Bank et des distributeurs FNB. Les agences sont principalement situées autour de Hage Geingob Street et proposent des automates accessibles en libre-service. C’est le dernier endroit facile pour retirer avant la frontière.
Une fois arrivé à Kasane, de nombreux distributeurs sont à nouveau disponibles dans cette ville touristique, notamment près des supermarchés et des stations-service. Attention toutefois, vous retirerez ici des Pulas du Botswana (BWP).
Le meilleur conseil pour un road-trip réussi dans cette région consiste à retirer une somme importante à Rundu, à compléter éventuellement à Divundu ou Katima Mulilo, et à toujours garder sur soi entre 1000 et 2000 NAD en petites coupures pour parer à toute éventualité.
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Lorsque nous quittons la piste principale pour nous engager vers Rupara, la lumière décline déjà sur les plaines du Kwando. Le paysage s’ouvre par endroits, se referme ailleurs, comme si la savane hésitait entre dévoiler ses secrets ou les garder pour elle. Et puis, presque soudainement, les premières structures du 


