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Bwabwata National Park – Buffalo Core Area : là où l’Okavango respire Namibie

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En quittant Mahango, le pont qui enjambe l’Okavango marque une frontière invisible. Le fleuve s’élargit ici, lourd et silencieux, comme s’il savait qu’il sépare deux mondes pourtant intimement liés. De l’autre côté, la piste file droit, puis s’enfonce dans une zone plus boisée. Quelques kilomètres plus loin, la petite bâtisse de Buffalo Core apparaît entre les arbres, simple, presque effacée, comme si elle cherchait à ne pas troubler l’équilibre du lieu.

Lorsque la barrière se lève, la lumière change. Elle devient plus douce, filtrée par les grands arbres qui referment leur voûte au-dessus de la piste. Le sable se fait plus rouge, plus profond, et l’air porte cette odeur de terre chaude et de feuilles sèches qui annonce les forêts du Caprivi.

À peine avons‑nous franchi l’entrée que la vie sauvage se manifeste. Un mouvement furtif traverse les herbes hautes, un bruissement glisse entre deux buissons, une ombre se fige puis disparaît. Buffalo Core ne se dévoile jamais d’un seul coup ; il se révèle par fragments, par éclats, par silhouettes qui apparaissent et s’effacent dans la végétation dense. C’est là qu’un grand koudou mâle surgit, massif, immobile, ses cornes en spirale découpant la lumière. Son pelage rayé se confond avec les troncs et les ombres, et son regard, calme et profond, semble nous jauger avant qu’il ne s’éloigne d’un pas lent, avalé par la forêt comme s’il n’avait jamais existé.

Le silence retombe un instant, puis un éclat rouge vif accroche la lumière dans les branches basses. Deux silhouettes nerveuses sautillent d’un rameau à l’autre, et l’on reconnaît immédiatement les Calaos à bec rouge du Sud. Leur présence semble presque chorégraphiée, comme si la forêt avait décidé de nous offrir une transition plus vive après la majesté silencieuse du koudou. Le premier se pose à découvert, et son long bec courbé, d’un rouge profond, capte toute l’attention.

Cette couleur semble presque irréelle, comme si l’oiseau portait un fragment de braise au bout du visage. Son plumage joue avec les contrastes : un corps gris clair, un ventre blanc, et surtout ces taches blanches régulières qui ponctuent les ailes sombres, dessinant une signature visuelle impossible à confondre. Lorsqu’il tourne la tête, son œil cerclé d’une fine peau nue, claire, presque rosée, apparaît avec une netteté étonnante, donnant à son regard une intensité presque expressive.

Le second calao descend au sol, fouille entre les feuilles mortes, relève la tête, puis replonge son bec dans la litière végétale. Leur agitation raconte leur nature : oiseaux infatigables, toujours en quête d’insectes, de larves ou de petits fruits, avançant par bonds rapides, presque comiques. On comprend ici pourquoi certains les surnomment les “bananiers volants” : leur bec, trop grand pour leur corps, semble défier les lois de l’aérodynamisme, et pourtant ils se déplacent avec une aisance surprenante, alternant vols courts et courses au sol. Ils disparaissent finalement dans un fouillis de branches, laissant derrière eux un éclat rouge suspendu dans notre mémoire.

La piste se dégage peu à peu, les arbres s’écartent comme s’ils nous invitaient à avancer, et l’air change imperceptiblement. Il devient plus frais, plus dense, chargé de cette odeur d’eau vive qui annonce la proximité du fleuve. Nous quittons la zone boisée où les koudous se fondent dans les ombres, et la lumière recommence à glisser librement sur les herbes hautes. Devant nous, la végétation s’abaisse, les buissons laissent place à des clairières humides, et le sol devient plus sombre, plus compact. On sent que l’Okavango n’est plus très loin. Les premiers éclats d’eau apparaissent entre les roseaux, comme des fragments de miroir posés au pied de la savane.

À mesure que nous avançons, les sons changent eux aussi : un bruissement d’ailes, un appel aigu venu des herbes, un plouf discret qui trahit un mouvement dans l’eau. Buffalo Core se transforme, glissant de la forêt secrète vers les plaines humides, ce territoire mouvant où chaque pas peut révéler une nouvelle silhouette. C’est ici que les premiers cobes de lechwe apparaissent, silhouettes rousses et nerveuses, parfaitement adaptées à ces zones inondées. Ils avancent dans l’eau peu profonde avec une aisance presque féline, bondissant entre les touffes d’herbes comme s’ils dansaient avec le fleuve. Certains restent immobiles sur la berge, oreilles dressées, cornes recourbées, pelage brillant sous le soleil, prêts à s’élancer au moindre doute.

Leur présence annonce celle des grands herbivores des plaines humides, et l’on comprend que nous entrons dans un autre monde, celui où l’eau dicte le rythme.

La rive du fleuve s’étire devant nous, large et calme, mais avant même d’atteindre l’eau, un mouvement plus bas, presque au ras du sol, attire notre attention. Une silhouette trapue traverse la piste d’un trot rapide, queue dressée comme une antenne. Puis une seconde apparaît, puis une troisième, et la scène se précise : ce sont les phacochères de Sundevall, reconnaissables à leur démarche à la fois maladroite et déterminée, comme s’ils hésitaient entre la prudence et l’urgence de manger.

Le premier s’arrête, pose immédiatement ses pattes avant à terre, adoptant cette posture si typique qui semble plier tout son corps vers le sol. Le groin fouille la terre avec une précision presque mécanique, retournant les feuilles mortes, soulevant des petites gerbes de poussière, cherchant racines, bulbes, tubercules, tout ce que la savane veut bien offrir. La lumière accroche les poils raides de sa crinière, dressés comme une crête primitive, et son profil se découpe nettement : tête massive, verrues latérales, yeux placés haut pour surveiller tout en mangeant.

Un autre adulte relève la tête, nous observe longuement, oreilles frémissantes, puis retourne à sa quête, comme si notre présence n’était qu’un détail dans son emploi du temps. Leur comportement est typique des zones boisées et humides de Buffalo Core : prudence constante, arrêts fréquents, déplacements rapides entre deux zones de nourriture, toujours prêts à détaler si une ombre trop massive se dessine dans leur champ de vision. Ici, ils savent que les lions traversent parfois la zone, que les léopards rôdent dans les arbres, que les hyènes suivent les odeurs. Leur vigilance est une seconde nature.

La petite troupe finit par s’éloigner, disparaissant dans un couloir d’herbes hautes, ne laissant derrière elle qu’un léger nuage de poussière et quelques traces fraîches dans le sable rouge. Leur passage ajoute une autre couche à cette mosaïque vivante qu’est Buffalo Core, un rappel que chaque recoin de ce territoire est habité, traversé, utilisé, façonné par des milliers de vies qui s’entrecroisent sans jamais se répéter.

La poussière soulevée par les phacochères retombe lentement, et le silence reprend possession de la piste. Un silence particulier, dense, presque vibrant, comme si l’air lui‑même retenait son souffle. C’est souvent ainsi que les éléphants d(Afrique Australe  annoncent leur présence : non pas par le bruit, mais par une modification subtile de l’atmosphère, une tension douce qui précède l’apparition des géants. Et soudain, ils sont là.

La piste se referme devant nous, barrée par une famille entière. Une matriarche massive ouvre la marche, oreilles larges, démarche lente et assurée, suivie de près par deux femelles adultes et plusieurs jeunes de tailles différentes. Leur progression est calme, méthodique, presque cérémonielle, comme si chaque pas avait été décidé collectivement. Les plus petits restent au centre du groupe, protégés par cette architecture vivante que seule une famille d’éléphants peut créer. L’un d’eux, encore très jeune, avance en zigzaguant, la trompe hésitante, cherchant à imiter les gestes des adultes sans vraiment y parvenir.

La matriarche s’arrête au milieu de la piste, nous observe longuement, puis pousse un léger barrissement, un son grave et profond qui résonne dans la forêt comme un message adressé autant à nous qu’aux siens. Ce n’est pas un avertissement, plutôt une annonce : “Nous sommes là, laissez‑nous passer.” Les autres répondent par de petits grondements sourds, presque imperceptibles, qui vibrent plus qu’ils ne s’entendent. Le groupe se réorganise légèrement, puis reprend sa marche, traversant la piste avec une lenteur majestueuse, sans hâte, sans inquiétude, comme si notre présence n’était qu’un détail dans leur journée.

Un jeune mâle, un peu en retrait, s’arrête pourtant. Il nous fixe, oreilles entrouvertes, trompe levée pour capter notre odeur. Son attitude hésite entre la curiosité et l’affirmation de soi, ce moment charnière où les jeunes mâles testent les limites, apprennent à lire le monde, à comprendre ce qui mérite d’être craint ou ignoré. Il avance d’un pas, recule d’un autre, puis pousse un petit barrissement aigu, presque enfantin, avant de rejoindre les siens d’un trot maladroit.

La famille disparaît lentement dans les arbres, avalée par la forêt comme une marée grise et silencieuse. Ne restent que les empreintes profondes dans le sable rouge, encore nettes, encore chaudes, et cette impression d’avoir assisté à quelque chose de rare, de simple et de grand à la fois. Buffalo Core reprend alors son souffle, comme si le passage des géants avait momentanément suspendu le temps.

La forêt retrouve son calme après le passage des géants, et nous reprenons la piste qui s’oriente vers le sud‑est, en direction de Delta Pan. Le paysage change à nouveau, presque imperceptiblement d’abord, puis de manière plus franche. Les arbres s’espacent, la lumière circule mieux, et l’air se charge d’une humidité nouvelle, comme si le fleuve étendait déjà son influence bien au-delà de ses rives. Sur le bas-côté, un phacochère solitaire surgit d’un fourré, trottine quelques mètres, puis s’arrête pour fouiller le sol, pattes avant posées à terre, groin plongé dans la poussière. Sa posture, si caractéristique, semble plier tout son corps vers la terre, comme s’il cherchait à en extraire un secret enfoui. Un peu plus loin, une femelle koudou traverse la piste d’un pas souple, oreilles orientées vers nous, silhouette élégante qui disparaît aussitôt dans un rideau d’arbustes.

La piste devient plus sombre, plus compacte, et l’on devine que l’eau n’est plus très loin. Les herbes changent de texture, plus hautes, plus denses, et les premiers éclats de lumière se reflètent dans des nappes d’eau peu profonde. Delta Pan apparaît enfin, vaste, silencieux, presque immobile, comme un miroir posé au cœur de la savane. Et c’est là, dans cette étendue d’herbes humides, que se dresse l’une des plus belles silhouettes d’Afrique australe.

Un Jabiru d’Afrique se tient droit, immobile, comme sculpté dans la lumière. Sa taille impressionne immédiatement, mais c’est son allure qui hypnotise.

Son immense bec rouge barré d’une large bande noire apparaît dans toute sa puissance, surmonté de cette “selle” jaune vif qui lui donne un air presque héraldique. Le contraste entre le blanc pur de son corps et le noir irisé de ses ailes crée une élégance rare, accentuée par cette petite tache de peau nue rouge sur la poitrine, comme une signature discrète mais indéniable, semblable à un coeur

Ses longues pattes noires plongent dans l’eau, et l’on distingue nettement, les articulations et les pieds teintés d’un rouge rosé, couleur surprenante qui semble presque irréelle dans ce décor de verts et de bruns. L’oiseau avance lentement, tête basse, sondant les herbes hautes et l’eau peu profonde avec une précision méthodique. Chaque mouvement est mesuré, chaque pas calculé, comme s’il lisait dans le paysage des informations invisibles pour nous. Il chasse à vue, prêt à saisir d’un coup sec un poisson, une grenouille ou un gros insecte.

L’iris sombre que l’on distingue sur vos clichés indique qu’il s’agit probablement d’un mâle, la femelle arborant un iris jaune vif. Cette nuance subtile, presque intime, raconte la finesse de l’observation naturaliste, cette capacité à lire dans un regard la clé d’une identification.

Il reste immobile un long moment, comme absorbé par la lumière, puis reprend sa marche lente, disparaissant peu à peu dans les herbes hautes, avalé par le pan comme une apparition.

Le Jabiru disparaît lentement dans les herbes, avalé par la lumière du Pan, et le silence retombe autour de nous, un silence large, presque liquide, où chaque son semble flotter au-dessus de l’eau. À quelques mètres seulement du point d’eau, un arbre mort se dresse, nu, blanchi par le soleil, comme un mât oublié au milieu de la plaine. Et c’est là, immobile, parfaitement exposé, qu’un autre maître des lieux apparaît.

Perché au sommet du tronc, un Circaète brun domine le paysage. Sa silhouette sombre se découpe nettement sur le ciel pâle, et l’on comprend immédiatement qu’il ne s’agit pas d’un simple visiteur. On le voit droit, vigilant, scrutant le sol avec cette intensité propre aux rapaces spécialisés. Son plumage uniformément brun, profond, presque chocolat, absorbe la lumière plutôt qu’il ne la reflète, et cette uniformité le distingue immédiatement des autres aigles bruns de la région.

Mais c’est son regard qui frappe le plus. Son grand œil jaune vif semble presque luminescent, contrastant violemment avec sa tête sombre et légèrement ébouriffée. Ce regard fixe, perçant, raconte tout de son mode de vie : un chasseur patient, méthodique, qui attend le moindre mouvement dans les herbes sèches, le glissement d’un serpent, l’ondulation d’un reptile imprudent. Le Circaète brun est un spécialiste, un prédateur qui a fait des serpents l’essentiel de son régime alimentaire, et ses pattes puissantes, témoignent de cette adaptation. Les serres sont larges, robustes, capables de saisir une proie dangereuse sans hésitation.

La scène est superbe : en contrebas, le Jabiru fouille les eaux peu profondes, sondant les herbes humides à la recherche de poissons et de grenouilles, tandis qu’au-dessus, le Circaète surveille les zones sèches, prêt à fondre sur un reptile. Deux mondes, deux techniques, deux territoires qui se chevauchent sans se concurrencer. L’un appartient à l’eau, l’autre à l’air et à la terre chaude. Ensemble, ils incarnent la richesse aviaire du Pan, cette diversité qui fait de Buffalo Core un sanctuaire où chaque niche écologique trouve son maître. Le Pan retrouve son calme, un calme large, presque suspendu, et nous reprenons la piste qui serpente vers l’entrée du parc. La lumière commence à décliner, plus douce, plus dorée, et les ombres s’allongent sur le sable rouge. C’est souvent à cette heure que les primates se montrent, profitant de la fraîcheur qui revient. Et en effet, quelques centaines de mètres plus loin, une agitation discrète dans les branches attire notre attention.

Un groupe de Vervets bleus occupe un bosquet d’arbres bas, parfaitement à son aise dans cette zone boisée qui borde la piste. Sur un tronc incliné, un individu se tient droit, immobile, scrutant les alentours avec une vigilance presque militaire. On voit clairement cette posture de sentinelle, typique de l’espèce : un membre du groupe se place en hauteur, surveille, écoute, analyse, prêt à alerter les autres au moindre danger. Son pelage gris‑verdâtre se fond dans la lumière filtrée, sa face noire encadrée de favoris blancs ressort nettement, et son regard vif semble tout capter, tout comprendre.

Un peu plus bas, dans une zone plus ombragée, une femelle est assise, le dos légèrement arrondi, tenant contre elle un tout jeune petit.On voit le petit se blottir contre son ventre, les mains agrippées à son pelage, cherchant la chaleur et la sécurité. La mère le maintient d’un geste doux, presque absent, comme si ce contact était une évidence, un prolongement naturel de sa propre respiration. Cette scène raconte la cohésion sociale des vervets, leur structure de groupe, leur communication subtile faite de regards, de postures, de petits sons à peine audibles. Le groupe se déplace lentement, certains au sol, d’autres dans les branches, chacun jouant son rôle dans cette petite société parfaitement organisée.

Nous reprenons la piste, et la lumière décline encore. Les herbes deviennent dorées, presque cuivrées, et un dernier point d’eau apparaît, calme, peu profond, comme une parenthèse avant la sortie du parc. C’est là qu’une silhouette sombre et trapue attire notre regard, posée au sol, ce qui est déjà en soi un événement. Un Bateleur des savanes marche dans l’eau peu profonde, avançant avec précaution, tête haute, ailes légèrement entrouvertes comme pour équilibrer son corps massif.

Le voir ainsi, au sol, est une chance rare. Le Bateleur passe l’essentiel de sa journée en vol, parcourant des dizaines de kilomètres en planant, profitant des ascendances thermiques pour scruter la savane à la recherche de charognes ou de petites proies. Mais ici, sur vos images, il est posé, presque tranquille, comme s’il profitait de la fraîcheur de l’eau. Sa face dénudée, d’un rouge vif, contraste fortement avec son plumage sombre. La base de son bec, la cire, présente ces teintes éclatantes qui semblent presque irréelles dans la lumière du soir. Son dos brun riche se distingue nettement du noir profond qui couvre le reste de son corps, et ses pattes courtes et robustes, bien visibles lorsqu’il avance sur la terre ferme, lui donnent cette allure compacte, puissante, presque primitive.

Il tourne la tête régulièrement, scrutant les alentours avec une attention soutenue. Chaque mouvement est précis, mesuré, comme s’il évaluait la moindre variation du paysage. Sa présence au sol est brève, presque furtive, mais elle nous offre un moment rare, un instant suspendu où l’un des plus beaux rapaces d’Afrique se laisse observer autrement que dans son vol majestueux.

Puis, d’un geste soudain, il déploie ses ailes larges et tricolores, prend appui sur ses pattes puissantes et s’élève dans l’air chaud du soir. En quelques battements, il disparaît au-dessus des arbres, laissant derrière lui un silence qui semble plus profond encore.

La lumière décline doucement lorsque nous reprenons la piste menant vers la sortie du parc. Le sable rouge se teinte d’ocre, les herbes deviennent cuivre, et la forêt semble refermer derrière nous les portes invisibles que nous avions franchies le matin. Buffalo Core n’est pas un simple prolongement de Mahango ; c’est un monde à part, un territoire qui respire différemment, plus secret, plus feutré, plus imprévisible. Ici, chaque rencontre semble surgir d’un autre temps, chaque silhouette raconte une histoire ancienne, chaque regard animal porte la mémoire d’un paysage façonné par l’eau, le sable et la lumière.

Les vervets bleus disparaissent dans les branches, le Bateleur s’est envolé vers les dernières ascendances du soir, et la piste retrouve son calme. Le fleuve, lui, continue de couler quelque part derrière les arbres, large et patient, comme une colonne vertébrale qui relie tous ces fragments de vie. On quitte Buffalo Core avec cette sensation rare d’avoir traversé un espace encore intact, un lieu où la nature n’a pas été domptée mais simplement observée, respectée, comprise.

Et pourtant, malgré cette impression d’immensité sauvage, l’accès à Buffalo Core reste étonnamment simple. Les droits d’entrée sont les mêmes que pour Mahango : une seule entrée suffit pour explorer les deux secteurs dans la même journée. Mais Buffalo Core peut aussi se visiter séparément, comme une destination en soi, pour ceux qui souhaitent s’immerger dans ses forêts profondes, ses clairières secrètes et ses pans silencieux sans passer par Mahango. Cette souplesse reflète bien l’esprit du Bwabwata National Park : un espace ouvert, vivant, où la conservation et l’accès coexistent dans un équilibre rare.

Lorsque nous franchissons la barrière en fin de journée, un dernier souffle chaud traverse la savane, comme un adieu discret. Buffalo Core s’éloigne derrière nous, mais il laisse dans l’air cette impression tenace d’un lieu qui ne se dévoile jamais complètement, qui garde toujours une part de mystère, comme s’il nous invitait déjà à revenir. Et nous savons que nous reviendrons, car certains territoires ne se visitent pas une seule fois : ils s’apprivoisent, lentement, patiemment, au rythme des saisons, des lumières et des rencontres.

Buffalo Core est de ceux-là.

AUNE ET FLORE

Touraco à huppe grise

hippopotames d’Afrique australe

pintades de Numidie dans leur forme nominale australe

Cratéropes flèchés

choucadors de Meves

roussette épaulettée

Bulbul tricolore

Gobemouche‑pie

Loutre à joues blanches

Vanneau du Sénégal

Drongo brillant

martins-pêcheurs pie

ibis hagedash

Œdicnème vermiculé

hippopotames d’Afrique Australe

impalas

zèbres de Burchell

Vanneau armé

Cobe de lechwe (Kobus leche)

Dendrocygne veuf

Héron cendré (Ardea cinerea)

Grandes Aigrettes (Ardea alba)

Crocodile du Nil (Crocodylus niloticus)

Rollier à longs brins

Choucador de Burchell,

calao à bec jaune du Sud

choucador de Meves

Vanneau à tête blanche

Phacochère de Sundevall

Grand koudou

Varan du Nil

Aigle pêcheur d’Afrique

Ombrette africaine

Grues caronculées

Jacana à poitrine dorée

autruche d’Afrique australe

Vervet bleu

Crabier chevelu

Calao de Bradfield

Girafes d’Angola

éléphants d’Afrique d’Australe

Calaos à bec rouge du Sud

Jabiru d’Afrique

Circaète brun

Bateleur des savanes

Anhinga d’Afrique

héron strié

Chevalier sylvain

Trithemis arteriosa

nénuphars blancs

Ipomoea aquatica

Guêpier nain austral,

Vanneau à tête blanche (Vanellus albiceps)

Gonoleks bicolores

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Kuvira River Camp – Là où le Caprivi ralentit le temps

Après cette journée interminable sur la B8, marquée par la chaleur, la poussière et les soucis mécaniques du Raptor qui a choisi le 1er mai pour faire sa grève, nous reprenons enfin la route. Le soleil descend lentement, la lumière devient dorée, et la fatigue accumulée se dissout peu à peu dans l’air tiède du Zambèze. C’est dans cet état d’esprit, entre lassitude et soulagement, que nous atteignons le Kuvira River Camp, un lieu qui semble avoir été imaginé pour accueillir les voyageurs épuisés.

Dès que nous descendons du véhicule, quelque chose change. Barbara et son équipe nous accueillent avec cette douceur typique du Zambèze : un sourire franc, une poignée de main chaleureuse, quelques questions sur la route, un intérêt sincère pour notre journée. Ici, on ne reçoit pas des clients, on accueille des familles, des histoires, des voyageurs qui ont traversé la poussière et les imprévus. Le camp respire la tranquillité. Le jardin est soigné, les arbres filtrent la lumière, la terrasse s’ouvre directement sur le fleuve, et le silence africain s’installe, fait de murmures d’eau et de bruissements de brousse.

Le Zambèze s’écoule juste devant nous, large, lent, presque hypnotique. Nous restons là, simplement assis, à regarder les mouvements de l’eau, les reflets changeants, les oiseaux qui traversent le ciel immense. Le fleuve n’est jamais vraiment immobile ; il respire, il raconte, il accompagne. Entre ce ciel infini et ce ruban liquide qui glisse doucement, on se sent minuscule mais parfaitement à notre place. La journée mécanique s’efface d’un coup, comme si le fleuve absorbait tout ce qui pesait encore.

Nos chambres prolongent cette sensation de douceur. Elles sont spacieuses, simples, propres, ouvertes sur la nature, avec une terrasse qui donne directement sur le fleuve. La salle de bain privée, avec sa douche chaude, devient un luxe absolu après la route. La nuit promet d’être paisible : juste le murmure du fleuve, quelques sons de brousse, et cette impression d’être loin de tout mais exactement là où l’on doit être.

Au Kuvira River Camp, la demi‑pension n’est pas un simple arrangement pratique : c’est une invitation à ralentir, à s’asseoir face au fleuve, à laisser la lumière du soir glisser sur l’eau pendant que la cuisine s’anime doucement derrière la terrasse en bois. Ici, les menus changent chaque jour, selon l’inspiration du chef, les produits disponibles et l’humeur du camp. Rien n’est figé, tout est vivant, comme le Kavango qui coule à quelques mètres.

butternut soup

Le restaurant du camp est une expérience à part entière. On y mange face à l’eau, dans une lumière qui change à chaque minute, passant du doré au rose, puis au bleu profond lorsque la nuit s’installe. La soupe de courge, servie certains soirs, est un velouté délicat, parfumé, réconfortant, qui ouvre le repas avec douceur. Les bruschettas grillées, les tomates au fromage, les pavés de kudu parfaitement cuits, le chicken schnitzel croustillant… tout est préparé avec soin, générosité et simplicité. kudu filletLe petit‑déjeuner n’est pas en reste : pain maison encore tiède, charcuterie, yaourts, fruits frais, œufs au plat ou omelette selon l’envie du moment. On mange en regardant l’eau glisser, en observant les reflets du soleil, en écoutant les histoires silencieuses du fleuve.

Lors de notre second dîner, la soirée commence par une entrée fraîche : une tomate tranchée accompagnée d’une frirlage légèrement relevée, mélange de légumes sautés et d’aromates qui apporte une touche de chaleur et de couleur. Une assiette simple, mais parfaitement équilibrée, qui ouvre l’appétit sans l’alourdir.

Puis vient le plat principal, et avec lui l’un des grands classiques de l

a cuisine namibienne : le filet d’oryx. Saisi à feu vif, reposé juste ce qu’il faut, il arrive dans l’assiette avec une croûte fine et caramélisée, révélant un cœur tendre, juteux, d’un rouge sombre magnifique. La viande, douce et légèrement sucrée, raconte à chaque bouchée la noblesse de cet animal du désert, parfaitement adapté aux terres arides du pays.

oryx fillet

Le filet est accompagné de braatkartoffeln dorées, croustillantes à l’extérieur et fondantes à cœur, de haricots verts encore croquants, et d’un assortiment de légumes revenus doucement. Une assiette généreuse, sincère, qui ne cherche pas à impressionner mais à nourrir, à réconforter, à offrir un moment de calme et de plaisir simple.

Dans la lumière du soir, avec le fleuve qui glisse lentement derrière la terrasse, ce dîner prend une dimension particulière. On mange en écoutant les bruits de la brousse, en regardant les ombres s’allonger sur l’eau, en laissant la chaleur du jour s’éteindre doucement. Le Kuvira River Camp ne propose pas une cuisine sophistiquée : il propose une cuisine vraie, honnête, profondément ancrée dans son environnement.

Et c’est peut‑être cela, la plus belle réussite du lieu : offrir des repas qui ressemblent au camp lui‑même — simples, chaleureux, authentiques, et portés par la beauté tranquille du Kavango.

L’atmosphère du camp est particulière, presque intime. Barbara et son équipe incarnent l’esprit du lieu : bienveillance, écoute, conseils, petites attentions. Ils demandent ce que nous avons prévu, s’intéressent à nos activités, partagent des idées, racontent des anecdotes. On se sent loin de tout, mais jamais seuls. Le Kuvira River Camp devient rapidement plus qu’une simple étape : un refuge, un cocon, un petit morceau de Caprivi qui s’imprime dans la mémoire.

Les activités proposées prolongent cette immersion dans le fleuve. Le boat cruise au coucher du soleil, le fishing, le mokoro… autant d’expériences que nous avons testées et qui méritent chacune un récit à part entière. Nous y reviendrons dans de prochains articles, tant ces moments ont marqué notre séjour.

Au Kuvira River Camp, il y a le fleuve, la lumière du matin, les petits-déjeuners qui s’étirent… et puis il y a lui.
Chaque jour, juste à côté du restaurant, notre Touraco à huppe grise vient se percher comme s’il faisait partie de l’équipe. Il observe, il commente (à sa façon), il lance son célèbre “go‑away” qui résonne entre les arbres — un cri qui fait sourire autant qu’il surprend.
Ici, la nature ne se contente pas d’être autour de nous : elle s’invite à table, elle partage le moment, elle devient voisine.
Un petit morceau de Caprivi qui vit, respire, et nous rappelle pourquoi on aime tant ce camp posé au bord de l’eau.
Au Kuvira River Camp, le fleuve n’est jamais silencieux. Dès l’aube, les hippopotames d’Afrique australe  nous rappellent qu’ils sont chez eux : grognements sourds, souffles puissants, éclaboussures dans les roseaux… On les entend le matin, le soir, la nuit, comme une bande-son naturelle qui accompagne chaque moment passé ici.
Depuis la terrasse du lodge, il suffit de lever les yeux pour les voir sortir des herbes hautes, se hisser sur la berge ou glisser lentement dans l’eau. Et lors des boat cruises, ils apparaissent entre les papyrus, immobiles comme des rochers, puis disparaissent dans un remous discret.
C’est l’un des rares endroits où l’on peut les observer sans quitter le camp, simplement en profitant du paysage.

Au Kuvira River Camp, il y a les hippos qui soufflent dans le fleuve… et puis il y a nos pintades de Numidie dans leur forme nominale australe, celles qui arrivent chaque fin d’après‑midi comme une troupe organisée. Toujours en groupe, toujours en mouvement, toujours en train de commenter la vie du camp avec leurs cris reconnaissables entre mille. Elles tournent autour de notre terrasse, inspectent chaque recoin, traversent la pelouse en file indienne, et repartent aussi vite qu’elles sont venues.

Leur plumage noir constellé de points blancs, leur casque bleu et rouge, leur démarche nerveuse… tout confirme qu’il s’agit bien de la sous‑espèce locale Numida meleagris meleagris, la forme sauvage typique d’Afrique australe. Et quand on a la chance de voir passer les pintadeaux, minuscules, bruns, rapides comme des flèches, on comprend que ce groupe est chez lui ici, autant que nous.

Seul bémol : la qualité du Wi-Fi, très faible, et l’absence de réseau 4G. Pour les voyageurs nomades, cela complique un peu les choses. Pour les autres, c’est peut-être une chance de déconnexion forcée, un rappel que le Caprivi se vit davantage qu’il ne se partage en direct.

Le camp se situe le long de la B8, à Divundu, en Namibie. Nous y avons séjourné du 1er au 5 mai 2026, quatre nuits dans deux chambres pour nous quatre. Parking gratuit, bar accueillant, chambres familiales, petit-déjeuner fabuleux : tout est pensé pour que l’on se sente bien, vraiment bien.

Le Kuvira River Camp n’est pas seulement un hébergement. C’est un lieu qui apaise, qui ralentit, qui reconnecte. Un endroit où l’on se sent accueilli, respecté, attendu. Un camp où le fleuve devient un compagnon de voyage. Après une journée de galères mécaniques, c’était exactement ce dont nous avions besoin.

White Sand Lodge – Popa Falls, fenêtre paisible sur l’Okavango

L’accès aux Popa Falls par le White Sand Lodge offre l’un des plus beaux points de vue sur les rapides. Le lodge, impeccablement tenu, respire la tranquillité et la douceur de vivre, comme un havre posé au bord du fleuve. Depuis la terrasse du restaurant, la vue s’ouvre sur la végétation riveraine et sur les bras calmes de l’Okavango qui serpentent entre les îlots verdoyants. Après la route et la marche le long des rapides, cette pause tombe à point nommé, comme une respiration dans la chaleur du milieu de journée.

L’atmosphère est simple et chaleureuse, fidèle à ces lodges namibiens où voyageurs et guides se retrouvent autour d’une table ombragée. La brise venue du fleuve adoucit l’air, porte les parfums d’eau et de roseaux, et accompagne le murmure lointain des rapides. La carte propose des plats généreux, sans prétention, mais préparés avec soin. Les assiettes arrivent rapidement, encore fumantes, et racontent chacune une petite histoire de route et d’appétit retrouvé.

Les barbecue chicken wings sont dorées, légèrement caramélisées, avec cette pointe de paprika qui accroche la langue juste ce qu’il faut. Les frites, croustillantes et dorées, prolongent le plaisir avec une simplicité réconfortante. À côté, les saucisses blanches grillées s’accompagnent d’une choucroute douce et parfumée, un clin d’œil inattendu à l’Europe au cœur de la Namibie. La pizza, fine et généreuse, mêle fromage fondu, champignons et poivrons dans une odeur irrésistible qui flotte au-dessus de la table. La salade de thon, fraîche et colorée, apporte une touche plus légère : tomates juteuses, poivrons croquants, olives, feta, et une tartinade crémeuse servie avec du pain toasté. Pour quatre personnes, boissons comprises, l’addition reste très raisonnable : 1040 NAD, un prix presque surprenant dans un cadre aussi privilégié.

Installés face au paysage, nous prenons le temps de savourer l’instant. Le grondement discret des rapides revient par vagues, mêlé au chant des oiseaux et au bruissement des roseaux.

La terrasse devient presque une extension de la visite, un moment suspendu où l’on observe la vie du fleuve avant de reprendre la route. Dans les branches au-dessus de nous, une roussette épaulettée se repose, pelage roux vibrant dans la lumière, rappel discret que la ripisylve abrite une faune étonnamment riche. Plus loin, un choucador de Meves traverse le ciel en un éclair bleu‑violet, comme une signature du Kavango.

Pendant le repas une Loutre à joues blanches a émergé dans les eaux calmes juste au-dessus des rapides de Popa Falls, glissant entre les reflets avec une élégance tranquille. Sa tête ronde, son pelage sombre plaqué par l’eau et surtout sa longue queue musclée qui ondule derrière elle confirment l’espèce sans hésitation. Elle observe, disparaît, réapparaît plus loin, parfaitement à l’aise dans ces poches paisibles entre deux rapides. Une rencontre rare, qui rappelle combien le Kavango abrite une faune discrète et fascinante.

Plus loin nous observons un Bulbul tricolore dans la ripisylve des Popa Falls, au cœur de la bande de Caprivi. L’individu présente les critères diagnostiques de l’espèce : croupion jaune vif, capuchon brun sombre, ventre clair, queue sombre de longueur moyenne. Comportement typique : déplacements rapides entre les branches, posture dressée, émissions vocales répétitives constituées de notes simples et montantes. Espèce largement répandue dans les habitats boisés et semi‑ouverts d’Afrique australe

Dans la lumière tamisée des Popa Falls, là où les grands arbres riverains projettent des ombres verticales sur les troncs saturés d’humidité, un Gobemouche‑pie s’est laissé observer longuement. L’espèce appartient au complexe africain des gobemouches noir‑et‑blanc, un ensemble encore en révision taxonomique, dont les formes locales du Kavango présentent un patron de plumage particulièrement contrasté : tête, manteau et ailes noirs, large tache alaire blanche, poitrine et ventre d’un blanc pur, et un bec fin, droit, parfaitement adapté à la capture d’insectes dans les micro‑habitats du tronc.

Le White Sand Lodge n’est pas seulement un point de passage : c’est une parenthèse douce au cœur de la bande de Caprivi, un lieu où l’on ressent pleinement la rencontre entre le fleuve, la forêt et la lumière. Une halte qui prolonge naturellement la découverte des Popa Falls et qui donne envie de poursuivre l’exploration de ce corridor sauvage unique en Namibie.

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Road-Trip entre Rundu et Kasane dans la Bande de Caprivi : Le Guide Pratique (Alimentation, Carburant, Banques)

Traverser la bande de Caprivi, aujourd’hui appelée Zambezi Region, pour relier Rundu en Namibie à Kasane au Botswana constitue l’une des plus belles aventures d’Afrique australe. Sur cet itinéraire d’environ 600 kilomètres, les paysages sauvages défilent tandis que les infrastructures s’amenuisent. Pour rouler l’esprit tranquille, une seule règle d’or s’impose : l’anticipation. Voici le point complet et actualisé pour vous ravitailler efficacement en nourriture, en carburant et en espèces.


Magasins & Alimentation : Où faire ses courses ?

Les possibilités de ravitaillement deviennent progressivement plus limitées à mesure que l’on s’enfonce dans le Zambezi. Il est donc préférable de prévoir les gros caddies dans les hubs principaux de l’itinéraire.

À Rundu, vous trouverez les supermarchés les plus complets de tout le parcours. C’est l’endroit incontournable pour faire le plein initial de votre frigo ou de votre glacière. Des enseignes modernes comme Shoprite, Pick n Pay ou Spar Rundu proposent un choix comparable à celui d’une petite ville européenne. C’est ici qu’il faut acheter la viande de qualité, les légumes frais, le pain, les conserves, les produits laitiers et les boissons pour tenir plusieurs jours.

Environ 200 kilomètres plus loin, Divundu s’est considérablement modernisée et permet aujourd’hui un excellent réapprovisionnement intermédiaire. Le récent Karatja Mall abrite un grand supermarché Choppies, ouvert tous les jours de 08h00 à 20h00, très bien achalandé pour le frais. À l’intersection des routes B8 et C48, le Shoprite Mini Divundu offre une autre option moderne pour le pain, les fruits, les légumes et les indispensables du barbecue. Pour les voyageurs se déplaçant à plusieurs, le Metro Cash & Carry situé en ville s’avère parfait pour les achats en gros volumes, tandis que le Hombe Supermarket, une supérette locale ouverte 24h/24 sur la Main Road, reste idéale pour un dépannage tardif ou de la petite restauration à emporter.

En continuant vers Kongola, les commerces deviennent beaucoup plus modestes et il faut oublier les grands étals de produits frais. On y trouve principalement de petites épiceries locales vendant les produits de base comme des boissons, des conserves, des snacks et du pain. Le Metro de Kongola propose quant à lui des produits vendus en lots plus importants ainsi que quelques surgelés et un rayon alcools, mais son offre en produits frais y reste très restreinte.

À 110 kilomètres de là, Katima Mulilo constitue la dernière vraie ville namibienne avant le passage de la frontière avec le Botswana. Les grandes enseignes comme Shoprite et Pick n Pay Katima Mulilo y sont bien fournies. C’est le moment idéal pour cuisiner ou liquider vos derniers dollars namibiens dans du consommable non périssable.

Une fois la frontière franchie à Kazungula, Kasane accueille les voyageurs avec d’excellentes infrastructures tournées vers le tourisme et le Chobe National Park. Un grand Spar Kasane ainsi qu’un Choppies y sont disponibles, s’avérant parfaits pour se réapprovisionner avant de partir en safari.

L’idéal sur ce trajet reste donc de faire un gros approvisionnement à Rundu, de compléter le frais à Divundu chez Choppies ou Shoprite, et d’ajuster vos stocks à Katima Mulilo avant de basculer au Botswana.


Carburant : Gérer ses pleins

Si les stations-services sont globalement fiables sur l’axe principal B8, elles restent espacées d’environ 200 kilomètres. Avec un véhicule chargé ou une tente de toit qui augmente la consommation, la règle appliquée par beaucoup de voyageurs est simple : ne descendez jamais sous la moitié du réservoir pour éviter tout stress lié à une fermeture ou une rupture temporaire.

Avant de quitter Rundu, il est fortement conseillé de faire un plein complet. La ville dispose de plusieurs stations importantes le long de la route B8, notamment sous les enseignes Shell, Engen ou Total. C’est aussi l’endroit idéal pour vérifier la pression des pneus et le niveau d’eau.

À Divundu, environ 200 kilomètres après Rundu, on trouve deux stations fiables, Total et Shell, idéalement placées juste avant l’arrivée au village et aux commerces. C’est un arrêt pratique et stratégique si vous visitez le Bwabwata National Park ou la zone de Mahango.

En continuant vers l’est, vous atteignez Kongola. Bien que la localité soit petite, elle constitue un point hautement stratégique dans la bande de Caprivi. Sa station-service s’avère essentielle pour les voyageurs qui se dirigent vers la Kwando River et les lodges environnants comme Camp Kwando.

À environ 110 kilomètres plus à l’est, la ville de Katima Mulilo constitue le dernier grand centre avant le Botswana. Plusieurs stations y sont ouvertes sous les bannières Total, Engen et Puma. C’est le meilleur endroit pour refaire le plein impérativement avant de franchir la frontière.

Après le passage de la frontière près de Kazungula, on trouve rapidement plusieurs stations modernes à Kasane pour ravitailler les 4×4 aux portes du Chobe National Park.


Banques & Retraits : Garder du Cash

Bien que les cartes bancaires soient de plus en plus acceptées dans les grands supermarchés et les stations-services, le réseau peut parfois sauter et l’argent liquide reste indispensable pour les pourboires, les entrées de parcs secondaires, l’artisanat ou les petits villages.

Avant de partir vers l’est, Rundu est clairement le point le plus sûr pour retirer une somme suffisante pour plusieurs jours. On y trouve plusieurs banques avec des agences complètes et des guichets automatiques sécurisés, notamment la First National Bank (FNB) et la Bank Windhoek.

À Divundu, plus besoin de stresser car les points de retrait se sont bien développés. Il existe désormais plusieurs opportunités bancaires pour compléter son cash, notamment au niveau de la station Shell mais aussi à l’intérieur du nouveau supermarché Choppies à l’entrée de la ville.

À Kongola, la situation est en revanche très limitée. Il n’y a pas de banque complète dans la localité. On peut parfois trouver un distributeur d’appoint dans la station-service, mais les pannes de réseau ou les machines vides y sont fréquentes. Mieux vaut donc ne pas compter sur cette étape pour votre argent.

La ville de Katima Mulilo dispose quant à elle de plusieurs établissements financiers majeurs comme Bank Windhoek, Standard Bank et des distributeurs FNB. Les agences sont principalement situées autour de Hage Geingob Street et proposent des automates accessibles en libre-service. C’est le dernier endroit facile pour retirer avant la frontière.

Une fois arrivé à Kasane, de nombreux distributeurs sont à nouveau disponibles dans cette ville touristique, notamment près des supermarchés et des stations-service. Attention toutefois, vous retirerez ici des Pulas du Botswana (BWP).

Le meilleur conseil pour un road-trip réussi dans cette région consiste à retirer une somme importante à Rundu, à compléter éventuellement à Divundu ou Katima Mulilo, et à toujours garder sur soi entre 1000 et 2000 NAD en petites coupures pour parer à toute éventualité.

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

J 1390 🌍 Rencontre avec un village Himba près de Grootfontein – Transmission et nouveaux horizons

J 1393 🎨 Rundu Craft Market – Là où les objets ont une âme

J 1394 🚗🔥 1er mai sur la route : quand notre Raptor décide de fêter la journée du travail… en arrêtant de travailler

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1 a réfléchi à «Bwabwata National Park – Buffalo Core Area : là où l’Okavango respire Namibie»

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