Ziama : Sanctuaire Vert au Cœur de la Guinée Forestière
Immersion au cœur des derniers massifs primaires d’Afrique de l’Ouest
En roulant sur les pistes de la Guinée forestière, située dans le sud-est de la Guinée, au cours de notre grand tour d’Afrique, nous découvrons des paysages d’une exubérance visuelle et végétale rare. Le socle géologique de la région, ancré dans le Protérozoïque, dévoile ici ses racines les plus anciennes à travers des inselbergs granitiques monumentaux et des dômes rocheux spectaculaires qui dominent l’arche de bienvenue de Macenta (8.5432° N, 9.4712° W), constituant les vestiges d’une histoire tectonique séculaire.
Cette terre de contact nous fascine par la cohabitation harmonieuse de ses différentes communautés, parmi lesquelles les Kissi, les Toma, les Guerzé et les Konia. Chacune de ces ethnies perpétue des traditions ancestrales uniques, rythmées par des musiques envoûtantes, des danses rituelles et des festivals où les masques sacrés et les sculptures sur bois occupent une place centrale dans la cohésion sociale et spirituelle. Aux abords des pistes en latérite et des habitations traditionnelles en pisé, la vie quotidienne s’illumine sous les sourires espiègles, la spontanéité et la joie de vivre communicative des enfants qui animent joyeusement les villages traversés.
L’économie locale repose fondamentalement sur une agriculture de subsistance et de rapport, profondément liée à la fertilité des sols de cette région tropicale humide. Partout autour de nous, s’étendent de vastes champs de riz, des cultures de café et de cacao, ainsi que des plantations de palmiers à huile structurant l’économie rurale. En nous enfonçant progressivement dans les massifs boisés, nous prenons la pleine mesure des ressources forestières considérables de la région, lesquelles nécessitent toutefois une gestion durable rigoureuse pour parer aux menaces de la déforestation face à la pression démographique.
À cette vocation agro-forestière s’ajoutent des activités minières notables, notamment l’extraction artisanale et industrielle de fer et de diamants, qui contribuent aux équilibres économiques de la préfecture. Les merveilles naturelles de cette zone frontalière, s’étendant des contreforts du Parc National du Mont Nimba et de ses espèces endémiques jusqu’aux chutes de Kambadaga et à la vaste réserve de Ziama, captivent notre regard malgré des infrastructures de transport parfois rudimentaires et des services de base restreints qui complexifient le développement touristique. Portés par cet élan d’exploration, nous sommes fin prêts à pénétrer dans le sanctuaire de Ziama, dont les gardes forestiers de Sérédou luttent quotidiennement pour préserver plus de 100 000 hectares de forêt primaire.
La Forêt et les Cascades de Ziama
Entre tunnels de bambous, pharmacie naturelle et fraîcheur des cascades de Sérédou
Pour pénétrer dans l’un des derniers grands sanctuaires forestiers d’Afrique de l’Ouest, il ne suffit pas de suivre une piste rouge disparaissant sous la voûte végétale. L’aventure débute bien avant les premières cascades, au cœur de la petite ville de Sérédou, porte d’entrée administrative de la majestueuse forêt classée de Ziama. Dans cette région de Guinée Forestière où la nature règne encore en souveraine, toute visite nécessite l’obtention préalable d’une autorisation délivrée par l’antenne locale des Eaux et Forêts de Sérédou (8.4167° N, 9.3000° W), ainsi que l’accompagnement obligatoire d’un guide-pisteur agréé. Il est préférable d’organiser cette démarche plusieurs jours à l’avance afin de garantir la disponibilité des équipes forestières.
Le centre administratif se trouve à l’entrée de Sérédou lorsque l’on arrive depuis Macenta. Une petite piste s’ouvre sur la droite juste avant la station-service, indiquée par un panneau du Centre national de formation et de perfectionnement des cadres et élus. Après avoir longé plusieurs bâtiments institutionnels et traversé de vastes hangars ouverts sur la forêt, nous atteignons les modestes bureaux forestiers installés en lisière du massif. Sous les grands arbres tropicaux, notre véhicule équipé d’une tente de toit prend place parmi la végétation abondante tandis que nous préparons soigneusement appareils photo, jumelles et sacs de terrain. Autour de nous, les derniers détails logistiques s’organisent avec les rangers et les guides locaux qui connaissent chaque rivière, chaque sentier et chaque arbre remarquable de cette immense forêt.

Classée Réserve de Biosphère par l’UNESCO depuis 1980, la forêt de Ziama couvre plus de 112 000 hectares. Elle constitue l’un des derniers vestiges de la forêt dense humide guinéo-congolaise qui recouvrait autrefois une vaste partie de l’Afrique occidentale. Son rôle écologique est fondamental : elle protège les bassins versants de nombreux cours d’eau, participe à la régulation climatique régionale et abrite une biodiversité exceptionnelle dont plusieurs espèces menacées à l’échelle mondiale.
Nous quittons bientôt Sérédou pour emprunter les pistes rouges qui serpentent à travers la réserve. Souvent, les motos constituent le moyen le plus pratique pour franchir les passages les plus étroits et les plus accidentés. Peu à peu, le paysage se referme sur nous. Les arbres géants se rejoignent au-dessus des chemins et la forêt compose de véritables tunnels végétaux dominés par d’impressionnants peuplements de bambous. La lumière se fragmente en milliers d’éclats verts tandis que l’humidité s’accroche à la peau.
L’atmosphère est lourde après les pluies abondantes tombées la veille. La chaleur du soleil revenu nourrit une évaporation constante qui enveloppe la forêt d’une légère brume. Les chants des oiseaux résonnent depuis la canopée invisible, accompagnés du concert ininterrompu des grenouilles dissimulées dans les mares et les zones marécageuses.
Au fil de notre progression, la vie rurale de Guinée Forestière apparaît discrètement. Une femme avance d’un pas assuré sous le poids d’un impressionnant chargement porté sur la tête. Plus loin, les plantations familiales s’étendent en lisière de forêt. Les palmiers à huile produisent leurs spectaculaires régimes rouges orangés nichés au cœur du stipe, tandis que les Theobroma cacao subsp. sphaerocarpum (var. Forastero) – Forastero Cocoa tree – Cacaoyer Forastero exposent directement sur leurs troncs leurs lourdes cabosses multicolores, illustration parfaite du phénomène botanique de cauliflorie qui caractérise plusieurs espèces tropicales.

Le sol latéritique rouge révèle également une faune discrète mais fascinante. Parmi les feuilles mortes apparaît un superbe Spirostreptidae (genres voisins d’Afrique de l’Ouest) – West African forest millipedes – Grands iules forestiers d’Afrique de l’Ouest, gigantesque mille-pattes enroulé sur lui-même comme un ressort vivant. Décomposeur essentiel des écosystèmes forestiers, il participe au recyclage permanent de la matière organique qui nourrit les sols de la forêt tropicale. Au-dessus de nous, traversant les trouées de lumière, un majestueux Bycanistes fistulator fistulator — Piping Hornbill — Calao fifi fend le ciel de ses puissants battements d’ailes. Ces grands oiseaux frugivores jouent un rôle écologique majeur dans la dispersion des graines des arbres forestiers, contribuant activement au renouvellement du couvert végétal.
La forêt se transforme bientôt en véritable pharmacie naturelle. Le long du sentier pousse la remarquable Canne des jumeaux Costus afer Ker Gawl. – Bush cane – Canne des jumeaux. Ses longues tiges spiralées sont utilisées depuis des générations dans la pharmacopée traditionnelle guinéenne. Les décoctions préparées à partir de différentes parties de la plante sont employées pour soulager diverses affections, témoignant d’un savoir ethnobotanique transmis de génération en génération par les populations forestières.
À ses côtés se développent de vastes colonies de Alocasia macrorrhizos — Giant Taro — Alocasie à grande racine, reconnaissable à ses immenses feuilles en forme d’oreilles d’éléphant. Introduite très tôt dans les systèmes agricoles tropicaux, cette plante constitue aujourd’hui encore une ressource alimentaire importante dans de nombreuses régions humides du monde. Sur la latérite humide de la piste, l’éclat cuivré et sombre d’un Euphaedra eleus (Drury, 1782) – Eleus forester – Euphaèdre éléus attire immédiatement le regard lorsqu’il se pose à même le sol pour y pomper les sels minéraux dissous.

Le moindre regard posé sur la végétation révèle une vie foisonnante. Sur les herbes hautes se déplacent les couleurs éclatantes du Serpusia lepesmei Chopard, 1945 – Lepesme’s forest grasshopper – Criquet de Lepesme, grande sauterelle africaine connue pour les substances chimiques qu’elle accumule afin de repousser ses prédateurs. Plus loin, plusieurs Euphaedra phaethusa – Common Green-banded Forester – Papillon forestier commun tourbillonnent au-dessus des fruits tombés sur le sol. Leurs ailes aux reflets métalliques verts et bleus contrastent magnifiquement avec la terre rouge des pistes. Contrairement à de nombreux papillons qui privilégient le nectar des fleurs, ces espèces forestières se nourrissent volontiers des sucres libérés par les fruits en fermentation.

Cette biodiversité exceptionnelle explique pourquoi la forêt de Ziama constitue aujourd’hui l’un des territoires prioritaires de conservation en Afrique occidentale. Les scientifiques y poursuivent régulièrement des inventaires naturalistes qui révèlent encore de nouvelles données sur la répartition des espèces et le fonctionnement de cet écosystème remarquable.
Après plusieurs heures d’exploration, un agriculteur croisé au détour d’un sentier nous accueille avec cette générosité spontanée qui caractérise souvent les campagnes guinéennes. Quelques échanges chaleureux plus tard, nous repartons avec plusieurs kilogrammes d’avocats fraîchement récoltés, précieux cadeau de la forêt nourricière.

Puis soudain, un grondement sourd émerge du silence végétal. D’abord imperceptible, il devient progressivement dominant. Le bruit de l’eau nous guide à travers la végétation dense jusqu’au joyau de la journée : les cascades de Ziama.
Devant nous, une série de chutes d’eau se déverse sur les affleurements rocheux issus du vieux socle précambrien qui compose une grande partie du sous-sol de Guinée Forestière. Depuis des millions d’années, l’érosion a sculpté ces reliefs anciens, creusant des vasques naturelles d’une exceptionnelle limpidité. L’eau fraîche bondit de bassin en bassin avant de poursuivre sa course vers les vallées forestières.
Autour des cascades, la végétation semble encore plus luxuriante. De grandes fougères tropicales prospèrent dans l’humidité permanente créée par les embruns, tandis que les arbres géants forment un véritable amphithéâtre naturel de verdure. Les rayons du soleil traversent les gouttelettes en suspension et dessinent parfois de fugaces arcs-en-ciel au-dessus des bassins.
Nous nous installons alors sur les rochers polis par des siècles de ruissellement. Le vacarme de l’eau devient rapidement une mélodie apaisante, presque hypnotique. Dans ce décor préservé où la forêt, la roche et l’eau dialoguent depuis des millénaires, le temps semble suspendu. Les cascades de Ziama offrent bien davantage qu’un simple spectacle naturel : elles incarnent l’âme profonde de Guinée Forestière, cette région encore sauvage où l’équilibre entre les hommes et la forêt demeure l’un des plus précieux patrimoines du pays.
Informations pratiques
La visite des cascades et de la forêt de Ziama est soumise à autorisation auprès des Eaux et Forêts de Sérédou. Les conditions d’accès, frais d’entrée, coûts des guides et éventuelles contributions à la conservation peuvent évoluer ; il est donc recommandé de se renseigner directement auprès de l’antenne locale avant la visite. Aucun site internet officiel régulièrement mis à jour ne centralise actuellement l’ensemble des informations touristiques relatives à la réserve.
GPS de l’antenne des Eaux et Forêts de Sérédou : 8.4167° N, 9.3000° W
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Le Tracking des Éléphants
Rencontre majestueuse et scientifique avec les pachydermes au cœur des massifs primaires

L’éléphant de forêt, scientifiquement répertorié sous le nom de Loxodonta cyclotis – Forest Elephant – Éléphant de forêt représente l’emblème à la fois le plus majestueux et le plus discret de cette biodiversité exceptionnelle. Rencontrer ces animaux demeure une aventure rare, périlleuse et difficile en raison de la réduction historique de leurs effectifs, du braconnage passé et de l’immensité de leur territoire forestier s’étendant en continu vers le Liberia voisin. En début d’année 2019, la présence régulière de deux mâles solitaires avait été exceptionnellement signalée en dehors de la lisière forestière. Ayant eu vent de ces géants sylvestres, nous avons pris la décision de nous lancer dans une expédition de tracking rigoureuse après avoir versé la redevance officielle de 2 millions de GNF auprès de l’administration des gardes forestiers.
Notre aventure a débuté aux premières lueurs de l’aube, alors que la forêt était encore enveloppée d’une brume matinale épaisse et mystique, armés de nos boîtiers photographiques CANON et de divers objectifs adaptés aux basses lumières de la sous-canopée. Le sentier étroit et sinueux était recouvert d’une végétation étouffante, parsemé d’empreintes fraîches et profondes de pas d’éléphants moulées dans la boue rouge, d’arbres récemment abattus par leur passage et d’excréments encore fumants. Quelques-uns de ces pachydermes étant suivis scientifiquement à l’aide de balises de télémétrie fixées sur le sommet de leur tête, les positions géographiques sont théoriquement transmises aux guides via le réseau de téléphonie mobile 4G, lequel manque cruellement de stabilité et de couverture efficace au cœur de l’immensité forestière.
Lors de notre première tentative de tracking à travers la forêt dense de Ziama, guidés par nos rangers et pisteurs le long des sentiers dérobés, nous avons lourdement affronté les obstacles d’un terrain excessivement boueux et les approximations des signaux GPS fluctuants. Après de longues heures d’efforts physiques intenses, de progression silencieuse dans une humidité tropicale saturée, et les animaux ayant traversé des zones marécageuses inaccessibles ou le cours du fleuve, nous étions rentrés bredouilles à notre point de départ, incapables de croiser la route des pachydermes, entraînant par ailleurs la chute d’un boîtier photo dans l’eau.

Mais le lendemain, faisant preuve d’une indéfectible persévérance, nous sommes repartis à l’aube sur les traces des éléphants de forêt, et cette fois, le succès fut au rendez-vous de manière fulgurante. Après une courte marche matinale au cœur de la jungle luxuriante de Ziama, guidés par l’équipe aguerrie de rangers et de pisteurs locaux avec lesquels nous avons immortalisé notre entente devant les bâtiments du centre forestier, nous avons localisé l’un de ces magnifiques spécimens. Tout au long de cette immersion tropicale, les membres de notre expédition, y compris les membres de notre famille posant sur les sentiers verdoyants, ont partagé des moments de complicité uniques.

L’animal, muni de son dispositif de repérage satellitaire pour la recherche scientifique et la protection active de l’espèce menacée, se tenait avec une prestance royale au milieu des feuillages denses et des palmiers. Nous avons pu l’observer à très courte distance, sous le regard vigilant de notre encadrement et des rangers qui le photographiaient activement avec leurs téléphones, le voyant lever sa trompe agile pour attraper les branches tendres de la canopée et dévoilant ses superbes défenses incurvées ainsi que la texture profondément plissée de sa peau sous le couvert des frondaisons. À travers l’enchevêtrement des branches, des frondes de palmiers et de la végétation luxuriante, nous avons saisi des portraits d’une netteté saisissante de l’animal fixant l’objectif de ses yeux sombres et expressifs, délicatement cernés de plis cutanés et de cils fournis, dressant sa trompe texturée et révélant la force tranquille de sa présence indomptée.
Tandis que l’éléphant poursuivait sa déambulation naturelle, nous l’avons suivi pas à pas le long de la lisière et des sentiers forestiers, débouchant soudain sur un panorama d’une majesté saisissante : une vaste clairière verdoyante plantée de hauts pieds de maïs sous un ciel couvert, où l’éléphant, paraissant minuscule au milieu de cette immensité agricole et sauvage, évolue librement dans son habitat dominé par un arbre géant s’élevant bien au-dessus de la canopée environnante.
S’avançant à travers un rideau de palmiers majestueux ou surgissant furtivement entre les troncs massifs et les larges lianes enchevêtrées de la jungle, le pachyderme s’est dévoilé au plus près de notre axe de progression, aperçu un instant juste derrière l’épaule d’un membre de notre équipe ou observant avec curiosité notre présence à travers un rideau de feuillets. Dans un moment d’une grâce absolue, l’éléphant a déployé majestueusement ses immenses oreilles en éventail au cœur d’une trouée baignée d’une lumière zénithale perçant le couvert forestier, avant de reprendre sa marche tranquille en profil complet au milieu des hautes herbes et de la verdure exubérante.
S’avançant ensuite des sous-bois sombres vers une portion de végétation plus ouverte encadrée par de superbes palmiers et des lianes sauvages, le pachyderme a progressé avec assurance sur le sentier terreux, mettant en valeur la puissance brute de ses membres massifs, les détails impressionnants de ses ongles solidement plantés dans le sol, la texture plissée de son épiderme ainsi que la courbure élégante de ses défenses sous l’œil attentif des rangers.
Un garde forestier a immortalisé l’instant précis en le photographiant au plus près dans son milieu naturel. Enfin, l’animal s’est éloigné lentement, dévoilant sa silhouette robuste et sa courte queue s’enfonçant à nouveau dans le labyrinthe impénétrable des grands arbres de la forêt primaire. Pouvoir contempler, approcher et photographier ainsi l’éléphant de forêt en liberté totale entre palmiers, feuillages verdoyants et sous-bois touffus, entourés de notre équipe de guides et de rangers réunis pour une ultime photo souvenir devant notre véhicule pick-up aménagé, a offert une conclusion grandiose à notre exploration de Ziama, couronnant nos efforts de persévérance et scellant de la plus belle des manières notre expédition naturaliste. Les conditions logistiques et administratives de cette excursion nécessitent une planification rigoureuse auprès du centre de Sérédou, pour un tarif d’accompagnement officiel fixé à 2 000 000 GNF, au cœur d’une réserve localisée aux coordonnées GPS approximatives de 8.4333° N et 9.3333° W.
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SEREDOU
Situé au cœur de la majestueuse forêt classée de Ziama, Sérédou dévoile toute sa splendeur. Ce village, l’un des plus enchanteurs de la Guinée forestière aux côtés des monts Nimba, révèle un charme authentique. Les Djomanden, ethnie autochtone, étaient autrefois les gardiens de ces terres forestières.
Pour les aventuriers, Sérédou offre une porte d’entrée vers l’exploration des vastes étendues sauvages de la région. Des expéditions pour pister les éléphants, en passant par les rizières et les plantations de café et de bananiers, s’offrent aux courageux. Cependant, cette cohabitation avec la faune sauvage ne fait pas que des heureux, les paysans regrettant souvent les dégâts causés sur leurs cultures.
Situé dans la région des Tomas, peuple respectueux de traditions ancestrales, Sérédou est imprégné d’un folklore riche. Les coutumes transmises par les ancêtres, comme l’interdiction de consommer certains animaux ou plantes considérés comme « totems », continuent de guider la vie quotidienne de la communauté.
FAUNE & FLORE
Alocasia macrorrhizos — Giant Taro — Alocasie à grande racine
Bycanistes fistulator fistulator — Piping Hornbill — Calao fifi
Costus afer Ker Gawl. – Bush cane – Canne des jumeaux
Euphaedra eleus (Drury, 1782) – Eleus forester – Euphaèdre éléus
Euphaedra phaethusa – Common Green-banded Forester – Papillon forestier commun
Loxodonta cyclotis – Forest Elephant – Éléphant de forêt
Serpusia lepesmei Chopard, 1945 – Lepesme’s forest grasshopper – Criquet de Lepesme
Theobroma cacao subsp. sphaerocarpum (var. Forastero) – Forastero Cocoa tree – Cacaoyer Forastero
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LES LOGEMENTS
HOTEL LE MACENTA

Nous sommes arrivés à Macenta et avons découvert avec enthousiasme l’hôtel Le Macenta, idéalement situé à la sortie de cette charmante ville en direction de Ziama. Le portier nous a chaleureusement accueillis et nous a aidés à porter nos bagages jusqu’à nos chambres. L’hôtel, visiblement récent, nous a impressionnés par sa propreté impeccable. Après avoir discuté avec le patron par téléphone, nous avons réservé trois chambres contiguës, chacune offrant un confort similaire avec télévision, climatisation, eau chaude et lits très confortables, pour des tarifs variant entre 300 000 et 500 000 FG selon la taille.
Les chambres étaient bien aménagées, offrant des vues imprenables sur le majestueux mont Wonko ou les jardins luxuriants de l’hôtel. Cependant, l’électricité n’était disponible que de 18h à 3h du matin, ce qui demandait une certaine adaptation durant notre séjour.
Le restaurant, bien que nécessitant quelques ajustements pour satisfaire une clientèle internationale, promet de devenir un point fort grâce à l’engagement du patron de l’hôtel et de son ami guide, Diarra. Leur vision commune est de faire de l’hôtel Le Macenta un incontournable pour les visiteurs de la Guinée forestière.
En outre, nous avons eu la chance de profiter de la boîte de nuit attenante, où nous avons passé quelques soirées des plus agréables au son envoûtant de la musique guinéenne. Cet élément a indéniablement ajouté à l’attrait et à l’expérience mémorable de notre séjour à l’hôtel Le Macenta, alliant confort, exploration et découverte de la belle région de Macenta.
LES LIENS VERS LES PHOTOS de Macenta et de ses environs
J 724 TRANSFERT MACENTA VIA LA N1 ET KISSIDOUGOU GUINEE FORESTIERE
LE CAFE DE ZIAMA MACENTA GUINEE FORESTIERE
L’HUILE DE PALMISTE MACENTA GUINEE FORESTIERE
j 725 PONT DE LIANE DE KOULE – MACENTA GUINEE FORESTIERE
J 726 CASCADE DE ZIAMA FORET DE ZIAMA – MACENTA GUINEE FORESTIERE
J 727 LE KANKURANG RITE INITIATIQUE MANDINGUE – MACENTA GUINEE FORESTIERE
ELEPHANT DE FORET – FORET DE ZIAMA – GUINEE FORESTIERE
J 728 ELEPHANT TRACKING FORET DE ZIAMA – MACENTA GUINEE FORESTIERE
CENTRE AGRO-PASTORAL SAINT URSULE DU MONT ZIAMA
J 728 DIANA ET LES PLONGEURS DE SABLE- MACENTA GUINEE FORESTIERE
LES LIENS
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