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Les Palais Royaux d’Abomey mémoire secrète du Royaume du Danxomè BENIN

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Entre austérité d’argile, pouvoir ancestral et sagesse des cours royales : immersion au cœur de la cité des Rois du Bénin

Dès notre arrivée à Abomey en venant de Bohicon, notre première halte se fait sur la majestueuse Place Goho, où se dresse fièrement la statue en bronze du Roi Béhanzin, le bras tendu et la main levée en signe d’éternel refus de la domination coloniale. Ce lieu hautement symbolique marque la porte d’entrée de la cité royale et annonce la couleur de cette étape historique. En nous enfonçant ensuite dans la ville pour entreprendre sa visite, impatients de découvrir ses richesses culturelles et patrimoniales, une première impression étrange nous saisit. À première vue, cette ville dont le rayonnement s’est étendu à tout le sud du Bénin ne fait guère impression. On s’imagine y découvrir tous les fastes rutilants d’une capitale dynastique, et l’on ne voit de prime abord que quelques palais austères. En fait, la ville se dévoile lentement, avec pudeur. Pour faire une véritable échappée dans son histoire, il faut chercher à comprendre le rôle que jouent encore aujourd’hui les souverains d’Abomey.

Notre Ford Ranger Raptor bleu se détache avec fierté devant l’imposante façade en terre de barre rouge du Musée Historique d’Abomey (GPS : 7°11’06″N, 1°59’31″E). Sous l’ombre bienveillante des grands arbres centenaires qui bordent l’esplanade, l’entrée principale du musée marque le point de départ de notre immersion sur la terre des Rois. Le contraste entre notre véhicule de raid moderne et ces hautes murailles de pisé ocre, façonnées au fil des siècles, résume à lui seul l’esprit de notre voyage overland à la rencontre de la mémoire vivante du Danxomè.

C’est sur place que nous avons le plaisir de rencontrer Primaël, guide officiel (joignable au +229 96 69 34 63), qui s’impose immédiatement comme le narrateur passionné et érudit de l’histoire royale d’Abomey. Côté tarifs, prévoyez 10 000 FCFA pour les frais de guidage, auxquels s’ajoutent les droits d’entrée sur les sites fixés à 2 000 FCFA par personne, ainsi qu’un supplément de 3 000 FCFA pour accéder au palais privé. Primaël nous enseigne d’emblée une vérité fondamentale : tous les souverains qui ont régné sur ces lieux sont issus d’une seule et même lignée, celle du Roi Dako, premier Roi du Dahomey.

Assis à l’ombre apaisante d’anciens arbres centenaires, nous écoutons avec attention et émerveillement ses récits précis et emplis d’emphase sur la grandeur d’Abomey et de ses palais. Primaël nous explique d’abord que les anciens palais royaux se construisaient selon un schéma cérémoniel en trois parties distinctes : la première cour, destinée à accueillir le visiteur avec hospitalité, où l’on offre à manger et à boire et où l’on interroge doucement l’invité sur ses intentions ; la deuxième cour qui, une fois l’autorisation obtenue, permet au visiteur d’entrer tout en étant de nouveau questionné, mais cette fois avec plus de délicatesse ; et enfin la dernière cour, la partie privée, où le roi et ses épouses reçoivent personnellement leurs hôtes.

Derrière la sobriété de ces hautes enceintes en terre de barre ocre, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO et étalées sur plus de quarante hectares, se cache un univers spirituel, artistique et politique d’une densité fascinante. Le complexe des Palais Royaux d’Abomey se situe aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E

Devant nous se dresse l’entrée monumentale du Musée Historique d’Abomey, pavillon de terre de barre ocre surmonté de l’enseigne officielle du Ministère de la Culture et frappé du sceau du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Franchir ce seuil, c’est basculer dans la mémoire vivante de l’ancien royaume du Danxomè.

La majestueuse porte à double battant en bois massif sculpté constitue une œuvre d’art rituelle à elle seule : ses panneaux richement travaillés en haut-relief racontent la puissance militaire et la symbolique héraldique de la dynastie. On y contemple, sur les registres supérieurs, les panthères royales gardiennes du pouvoir, au centre des scènes de combat saisissantes où un guerrier emporte un ennemi capturé, et sur les registres inférieurs des figures d’oiseaux sacrés et d’armes cérémonielles. Ce travail du bois, hérité des maîtres sculpteurs de la cour, préfigure la richesse des trésors, récades et trônes conservés à l’intérieur de l’enceinte.

Au fil de nos déambulations dans les ruelles historiques d’Abomey, nous découvrons l’arc monumental marquant l’entrée de la collectivité Sossi Gandoté Agonglo et Migan Gandoté. Encadré par deux imposants palmiers rênes sculptés et peints de vert intense, ce portail d’inspiration royale donne accès à l’une des concessions familiales les plus respectées de la cité. La statue du Migan (le premier ministre et chef de la justice sous la monarchie) veille à l’entrée de ce quartier où la mémoire des dignitaires du roi Agonglo demeure vivante et honorée au quotidien.

Les Premières Cours des Palais Royaux d’Abomey (Kpododji) : L’Âme Vivante et la Vitrine Artisanale du Royaume 🏛️🧵

Franchir l’enceinte de terre de barre : entre accueil cérémoniel, métiers d’art traditionnels et tentures appliquées sous le soleil du Zou

Franchir les imposantes murailles de terre de barre ocre d’Abomey pour pénétrer dans les premières cours des palais royaux, appelées Kpododji, c’est découvrir un univers qui dépasse de loin la simple fonction d’entrée cérémoniale. Ces vastes esplanades baignées par la poussière rouge du plateau du Zou formaient autrefois, et forment encore aujourd’hui, une véritable zone de transition entre l’effervescence du monde extérieur et l’intimité sacrée du pouvoir royal. Conçues selon un rituel d’accueil rigoureux, ces premières cours servaient à filtrer et préparer les hôtes de passage : on y offrait l’hospitalité, à boire et à manger, tout en interrogeant avec une extrême délicatesse le visiteur sur ses intentions avant de lui ouvrir les seuils plus secrets de la cour. Mais au-delà de cette diplomatie feutrée, la première cour fonctionnait comme le carrefour vivant de la cité, un lieu de rencontre où la majesté dynastique épousait la quotidienneté de la vie populaire.

En arpentant ce vaste espace bordé de longs bâtiments traditionnels en argile coiffés de toits de tôle ondulée roux, marqués par les enseignes discrètes du bar et des boutiques de souvenirs, nous sommes immédiatement saisis par le bourdonnement de l’activité artisanale. Sous les coursives et les appentis de bois, les métiers d’art ancrés dans la tradition du Danxomè se révèlent sous nos yeux dans toute leur authenticité. Nous nous arrêtons émerveillés devant un atelier de tissage en plein air où de longs fils de coton tendus au-dessus du sol de latérite rejoignent des métiers à tisser traditionnels en bois massif. C’est ici, sur ces bancs d’argile bâtie, que les maîtres-tisseurs façonnent avec une régularité hypnotique la fameuse étoffe kanvo. Non loin de là, sous une charpente de paille et de perches en bois, sont suspendus de magnifiques hamacs colorés aux tissages denses et aux bandes aux nuances éclatantes de rouge, de vert, de jaune et de noir, ornés de motifs géométriques et héraldiques.

Les échoppes alignées le long de la cour constituent une véritable galerie d’art à ciel ouvert où brille le savoir-faire séculaire d’Abomey. Les célèbres tentures appliquées, chef-d’œuvre du patrimoine textile dahoméen introduit sous le règne des rois Agonglo et Guézo, y sont fièrement exposées. Notre regard s’arrête sur une tenture historique spectaculaire représentant sur fond orange la chronologie illustrée des douze souverains du kingdom : de Gangnihessou et Dakodonou (1620-1645) jusqu’à Agoli-Agbo (1894-1900), en passant par Houégbadja, Akaba, Agadja, Tegbessou, Kpengla, Agonglo, Guézo, Glèlè et Béhanzin. Chaque case de la toile décline le nom, les dates de règne et les symboles héraldiques du monarque — poissons, oiseaux, buffles, lions ou sabres de guerre. Sur d’autres tentures murales se détachent les silhouettes fières des guerrières Amazones (Mino), représentées fusil ou sabre en main, rappelant le corps d’élite féminin qui protégeait le souverain.

L’immersion culturelle se poursuit devant l’étalage étincelant des coiffes royales. De velours violet, bleu, rouge ou noir, de somptueuses couronnes et bonnets cérémoniels brodés de fils d’argent et d’or affichent fièrement les mentions « PRINCE » ou « PRINCESSE », rehaussés des motifs sacrés du lion, de l’éléphant ou du poisson. Sur les tables garnies de nappes blanches se pressent de nombreux autres trésors faits main : des gourdes calebasses sculptées, des maracas rituelles enserrées dans des réseaux de perles colorées (shekere), de petites statuettes traditionnelles en bois ajustées de pagnes miniatures, des bijoux en cuir et en perles, ainsi que des sous-verres en bois pyrogravé illustrant l’ananas royal ou la carte du Bénin. Parcourir les Kpododji d’Abomey nous offre ainsi une expérience chaleureuse et inoubliable où chaque échange avec les artisans perpétue le lien indissociable entre l’héritage d’un grand royaume et la création vivante des générations actuelles.

À la sortie des cours centrales, nous franchissons le porche monumental de l’atelier de réalisation, d’exposition et de vente des tentures historiques des rois d’Abomey, tenu par la célèbre famille Yémadjé. Cet arc d’entrée sculpté en terre cuite, figurant deux bras géants soutenant une bannière, constitue une œuvre d’art à ciel ouvert. Sur le mur d’enceinte sont façonnés en haut-relief les grands symboles de la dynastie : le cygne du roi Kpengla, l’ananas d’Agonglo, le buffle de Guézo, le lion du roi Glèlè, le poisson de Béhanzin et le pied trébuchant d’Agoli-Agbo. Traverser ce portail, c’est pénétrer dans le sanctuaire des maîtres-tailleurs qui perpétuent depuis des siècles la grande tradition des toiles appliquées.

Palais du Roi Agonglo à Abomey : Le souffle réformateur du huitième souverain du Danxomè 🍍🏛️

Un voyage immersif entre l’empreinte de l’ananas, le renouveau de l’artisanat et la mémoire tragique d’un monarque visionnaire de la lignée Dako

Poursuivant notre exploration de la cité royale aux côtés de notre guide Primaël, nous abordons le palais du Roi Agonglo, un sanctuaire empreint de sérénité qui constitue un témoignage poignant de la grandeur passée d’Abomey et de son illustre lignée royale. Agonglo, huitième roi du Danxomè issu de la lignée Dako, régna de 1789 à 1797. Reconnu par l’histoire comme un souverain réformateur et éclairé, son règne marqua un tournant décisif pour le royaume, et son empreinte spirituelle comme matérielle se ressent encore avec une force singulière à travers les récits et les symboles qui jalonnent son enceinte.

Dès l’approche du bâtiment principal, nous retrouvons l’application rigoureuse du schéma architectural traditionnel en trois cours successives.

Encadré de noir sur le mur d’argile ocre, le bas-relief officiel du roi Agonglo (1789-1797) décline la symbolique héraldique de son règne. On y contemple une main tenant fermement le fruit de l’ananas royal (Ananas comosus), laissant échapper ses graines sur le sol. Ce motif sculpté illustre la ténacité du souverain réformateur et rappelle sa fameuse maxime : l’ananas, protégé par ses écailles et ses piquants, résiste aux intempéries et sait s’imposer malgré les obstacles.

La première cour, espace d’accueil généreux où l’on offrait à boire et à manger tout en mesurant avec courtoisie les intentions du visiteur, précède la deuxième cour, véritable seuil d’initiation où l’invité admis subissait un contrôle plus subtil. Au terme de ce cheminement se découvre le cœur privé du pouvoir royal, réservé au monarque et à ses épouses. Le bâtiment en terre de barre ocre, abrité sous une large toiture métallique et signalé par un panneau explicatif portant la mention « Le Palais du Roi AGONGLO », dégage une noble sobriété. En nous approchant du portail central, notre regard est captivé par le détail des piliers d’argile encadrant l’ouverture : des cartouches blancs en stuc accueillent de superbes bas-reliefs polychromes figurant des oiseaux en vol. La porte en bois massif à deux battants révèle un travail de sculpture d’une grande finesse, où sont gravés dans la matière des motifs sacrés et de majestueux ananas.

Cet ananas n’est pas un choix anodin : le Roi Agonglo en fit son emblème personnel pour symboliser la résilience et la capacité d’enracinement face aux épreuves. Fruit armé d’écailles mais gorgé de douceur, l’ananas incarne la ténacité nécessaire pour surmonter les obstacles, une métaphore si puissante qu’elle traversa les siècles et la littérature pour être reprise par Aimé Césaire dans « La Tragédie du roi Christophe » afin d’exhorter à la persévérance et à la résistance. Amoureux des arts et créateur visionnaire, Agonglo réorganisa en profondeur la structure des métiers d’artisanat. Il rassembla autour de sa cour les meilleurs maîtres-tisserands et tisseurs, insuflant un élan créatif sans précédent qui donna naissance à la grande tradition des draperies et motifs appliqués qui font encore la renommée d’Abomey.

Sur le plan économique et humain, Agonglo fit preuve d’un sens aigu de la justice en allégeant les taxes pesant sur le commerce maritime à Ouidah et en adoptant des mesures novatrices pour adoucir le sort des esclaves, témoignant d’une volonté manifeste de moderniser et d’humaniser la société dahoméenne. Toutefois, son règne se heurta violemment aux conservatismes religieux de l’époque. Son inclination vers le catholicisme, envisagée comme une passerelle de modernisation et d’ouverture culturelle vers l’Occident, suscita une vive opposition parmi les dignitaires traditionnels, tension qui culmina tragiquement par son assassinat en 1797. Ce destin dramatique confère au personnage une aura à la fois romanesque et poignante, celle d’un bâtisseur visionnaire emporté par les paradoxes de son temps.

En arpentant ces cours paisibles où la terre rouge conserve la mémoire des siècles, nous mesurons toute la richesse d’un règne qui sut concilier création artistique, réformes sociales et profondeur mystique. Le palais du Roi Agonglo demeure une étape incontournable pour saisir l’âme d’Abomey. Le site des Palais Royaux se situe aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E.

Le Palais Privé du Roi Guézo à Abomey : Dans l’intimité du Buffle du Dahomey 🦬🏛️

L’intimité du roi bâtisseur : découverte des appartements privés, des cours réservées et des trésors secrets de Singbodji avec Primaël

Nous poursuivons avec notre passionnant guide Primaël notre exploration de la cité royale en nous rendant au palais privé du roi Guézo, , également connu sous le nom de Singbodji, un site historique emblématique de la lignée Dako à Abomey. Moins fréquenté que les imposantes enceintes cérémonielles centrales, ce palais préservé conserve une aura toute particulière, empreinte d’une profonde intimité et d’une puissance sereine. Guézo, 9ᵉ roi du Danxomè qui régna de 1818 à 1858, figure parmi les souverains les plus marquants de la dynastie. Roi bâtisseur, réformateur de génie et stratège hors pair, il consolida le royaume en réorganisant l’État, en rétablissant la paix civile et en créant une armée redoutable portée par le célèbre corps d’élite des guerrières Amazones (Mino). Déterminé à offrir une véritable indépendance à son peuple, c’est lui qui affranchit le royaume du joug et du pesant tribut annuel imposés par l’empire d’Oyo. Il orienta également la nation vers l’agriculture intensive, promouvant la culture du palmier à huile ainsi que l’introduction du maïs, de l’arachide et de la tomate, tout en nouant d’importants partenariats commerciaux avec les nations européennes.

En franchissant l’enceinte, nous vivons une véritable immersion au cœur de ses structures en terre cuite préservées et couvertes de toits de chaume et de tôle, conçues à l’origine pour offrir au souverain un havre de repos sécurisé à l’écart du faste officiel. La visite nous mène à travers ses cours réservées et ses salles de conseil intimes où le monarque prenait les décisions stratégiques loin des regards. Le palais se compose de plusieurs cours intérieures successives aux fonctions rigoureusement définies : la cour d’audience privée où Guézo consultait ses proches conseillers, les appartements royaux réservés au roi et à ses épouses privilégiées, les dépendances abritant sa garde rapprochée d’Amazones, ainsi que les autels et espaces rituels Vaudou dédiés aux ancêtres et aux divinités protectrices. Tout au long du parcours, nous admirons le faste des objets cérémoniels, des récades et des symboles royaux qui entouraient le quotidien du monarque. Les façades en pisé sont jalonnées de bas-reliefs polychromes saisissants : l’emblème du roi, le buffle, y est omniprésent pour symboliser la force et la résistance, aux côtés de la célèbre allégorie de la jarre trouée soutenue par des mains, illustrant l’union indispensable de tous les enfants du pays pour retenir l’eau de la nation. D’autres panneaux sculptés représentent le léopard tapi dans les hautes herbes, la faune emblématique et les symboles d’abondance.

Au centre des cours cérémonielles se dresse un remarquable ensemble statuaire contemporain offert par la descendance des Guézovissi. Nous contemplons avec émotion l’œuvre monumentale Akpoɖji, représentant un cultivateur abattant un palmier à huile à la hache sous le regard reconnaissant d’un sujet agenouillé, hommage direct à la révolution agricole initiée par le souverain. Un peu plus loin, la statue Tougbeto élève la figure d’un chasseur-guerrier armé de son fusil, posant fièrement le pied sur un taureau terrassé. Pénétrant dans l’ombre fraîche d’un bâtiment traditionnel aux puissants piliers d’argile effilés, nous découvrons un authentique plateau de jeu d’Adji (awalé) taillé dans le bois massif, accompagné de ses graines et de ses stylets en os gravés des mentions Hounli et Adji, précieux témoignage des loisirs intellectuels de la cour. Incendié en 1892 par le roi Béhanzin selon la stratégie de la terre brûlée pour empêcher sa profanation par les troupes coloniales françaises, ce haut lieu de mémoire est aujourd’hui restauré et intégré au complexe du Musée Historique d’Abomey.

Le palais se compose de plusieurs cours intérieures, chacune ayant une fonction bien définie. La cour d’audience privée était l’endroit où le roi recevait ses conseillers et prenait des décisions importantes. Les appartements royaux étaient réservés au roi et à certaines de ses épouses privilégiées. Les dépendances des Amazones témoignent de la présence de cette garde rapprochée d’élite qui protégeait le souverain. Des autels et espaces rituels étaient dédiés aux cultes vaudous en l’honneur des ancêtres royaux et des divinités protectrices du Dahomey.

Cette visite confidentielle nous laisse un souvenir impérissable, tant l’absence de foule laisse vagabonder l’imagination entre ces murs séculaires où semble encore planer l’ombre protectrice du grand roi Guézo. Pour effectuer cette visite captivante dans les meilleures conditions, nous vous conseillons de faire appel à Primaël (guide officiel joignable au +229 96 69 34 63). Les tarifs d’accès s’élèvent à 10 000 FCFA pour la prestation de guidage, 2 000 FCFA par personne pour l’entrée sur le site, auxquels s’ajoute un supplément de 3 000 FCFA pour l’accès exclusif au palais privé. Le site se situe aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E.

Le Palais du Roi Glèlè à Abomey : Au Cœur du Royaume de Dahomey

Immersion dans l’apogée militaire, l’architecture d’argile et la symbolique royale de la lignée Dako

Nous franchissons l’enceinte historique du plateau de terre de barre d’Abomey, dans le département du Zou au Bénin (GPS : 7.1858° N, 1.9911° E), où le sol d’argile ferrugineuse et de latérite rouge vif rappelle immédiatement la matière première qui a servi à bâtir l’un des ensembles palatiaux les plus impressionnants d’Afrique de l’Ouest. Nous nous tenons devant le palais du roi Glèlè, dixième souverain du royaume de Dahomey ayant régné de 1858 à 1889, un espace majestueux situé à Djègbé qui abrita également le règne de son fils, le futur roi Béhanzin. Sous une structure de pisé traditionnelle couverte d’une toiture métallique protectrice, la façade ocre dévoile deux portiques imposants encadrant un panneau explicatif et deux magnifiques bas-reliefs polychromes restaurés.

Sur la façade du palais un bas-relief saisissant immortalise une autre allégorie majeure du dixième souverain du Danxomè. Au-delà du lion majestueux, le monarque est ici représenté sous les traits d’une hyène tachetée (Crocuta crocuta) au flanc ouvert laissant apparaître un animal logé en son sein. Ce motif symbolise la protection absolue du roi envers son peuple, capable d’endurer les pires épreuves et de porter en lui la survie de sa nation.

Devant l’édifice, des éléments rituels comme de longs piquets de bois peints de motifs tachetés plantés en terre marquaient autrefois les lieux de pouvoir et de protection spirituelle. En nous approchant de plus près des piliers de la façade, nos yeux se posent sur les représentations sculptées du lion (Lion – Lion – Panthera leo), symbole personnel et nom de règne du roi Glèlè, incarnant la force indomptable, la résilience et l’autorité de la dynastie Fon. Nous observons également la grande porte en bois massif sculpté en bas-relief, dont les panneaux supérieurs arborent deux sabres de guerre croisés et les panneaux inférieurs représentent des chevaux (Cheval – Horse – Equus caballus) accompagnés de figures humaines, illustrant avec une précision artistique saisissante la puissance militaire, la cavalerie des empires voisins et les campagnes d’expansion du royaume.

Accompagnés de notre guide, nous progressons à travers l’organisation spatiale tripartie séculaire propre à l’architecture palatiale d’Abomey. Nous traversons d’abord la première cour publique réservée à l’accueil diplomatique et à la généreuse hospitalité où le protocole imposait d’offrir boissons et nourritures tout en sondant délicatement les intentions des visiteurs, avant de franchir la deuxième cour de transition administrative et d’accéder enfin à la troisième cour, sanctuaire privé voué aux cérémonies intimes et au culte des ancêtres dynastes. Depuis 1944, cet ensemble d’exception classé au patrimoine mondial de l’UNESCO intègre le Musée Historique d’Abomey, dont les salles d’audience abritent des trônes royaux, des armes de guerre, des tentures appliquées en tissu retraçant les batailles et des objets cultuels Vodoun d’un raffinement spirituel rare. Pour visiter ce haut lieu d’histoire accessible moyennant un droit d’entrée d’environ 2 500 à 5 000 FCFA par personne avec guidage obligatoire

Les Palais Royaux d’Abomey : L’Architecture Sacrée de la Terre et du Chaume 🏛️👑

Au cœur du domaine de l’UNESCO : immersion parmi les Ajalala à bas-reliefs et les apatams de palabre du Danxomè

En franchissant les hautes murailles d’enceinte des Palais Royaux d’Abomey, nous sommes d’emblée saisis par la majesté et la sobriété de l’architecture traditionnelle fon, façonnée à partir des éléments bruts de la terre du Zou. Notre déambulation dans les vastes cours d’honneur nous amène au pied de l’édifice le plus emblématique du domaine royal : le grand Ajalala cérémoniel. Nous contemplons avec émerveillement ce bâtiment rectangulaire coiffé d’une imposante toiture de chaume à deux versants qui descend très bas pour protéger les Murs. Façonnée en pisé de terre de barre rouge (latérite) et soutenue sur tout son périmètre par des piliers en troncs de bois brut tordus, la structure dégage une puissance ancestrale. Sur la façade extérieure, nos yeux s’arrêtent sur les célèbres bas-reliefs polychromes encastrés dans la terre ocre : le poisson associé au roi Tegbesu, l’oiseau de sagesse et les armes rituelles racontent sans mot dire les hauts faits et les devises héraldiques des souverains du Danxomè.

À quelques mètres de là, sur l’esplanade de poussière ocre bordée par la frondaison d’un margousier et d’un manguier , nous découvrons un magnifique apatam circulaire, paillote royale traditionnelle dédiée aux palabres et aux audiences publiques. Érigée sur une plate-forme circulaire surélevée en terre battue lissée, cette structure aérée s’appuie sur une couronne de piliers en troncs d’arbres tordus travaillés à l’état brut, qui élèvent vers le ciel un haut toit conique en paille tressée. La simplicité des lignes, l’harmonie des teintes chaudes entre le rouge de la terre et le blond du chaume, ainsi que le jeu des ombres projetées sur le sol témoignent d’un savoir-faire architectural séculaire parfaitement adapté au climat tropical.

Pour découvrir l’enceinte des palais royaux d’Abomey et son musée historique avec un guide officiel, comptez un tarif d’entrée et de guidage d’environ 2 500 à 5 000 FCFA par personne. Le site historique est localisé aux coordonnées GPS 7°11’08″N, 1°59’17″E.

Les Amazones du Dahomey (Mino) : L’Élite Guerrière Féminine d’Abomey 🗡️👑

Sur les traces de « nos mères » : histoire, bravoure et héritage immortel des combattantes du Danxomè au Bénin

Aux côtés de notre guide Primaël, l’exploration des palais d’Abomey prend une dimension singulièrement poignante lorsque nous abordons l’histoire des redoutables Amazones du Dahomey, le seul corps militaire exclusivement féminin de l’histoire moderne. Désignées sous le nom de Mino, terme signifiant « nos mères » en langue fon, ces combattantes incarnent à jamais la force, la détermination et l’esprit de résistance d’un peuple intrépide. D’après les récits érudits transmis par Primaël, les origines de ce régiment remontent au règne du roi Houégbadja (1645-1685), qui créa initialement une unité de chasseresses destinées à traquer l’imposant éléphant d’Afrique. C’est toutefois la reine Tassi Hangbé, sœur jumelle du roi Houessou Akaba, qui institua officiellement une garde royale exclusivement féminine, posant les fondations d’un corps d’élite destiné à marquer l’histoire militaire du continent.

Sous le règne du roi Agadja (1708-1732), les Mino furent pleinement intégrées à l’armée régulière et jouèrent un rôle stratégique décisif sur les champs de bataille. Leur bravoure légendaire et leur efficacité redoutable éclatèrent aux yeux de tous lors de la victoire contre le royaume voisin de Savi en 1727, un fait d’armes qui scella définitivement leur réputation. Recrutées aussi bien parmi les filles d’esclaves que parmi les jeunes femmes libres, elles étaient soumises dès leur plus jeune âge à un entraînement physique spartiate et à une discipline de fer, se transformant en d’implacables guerrières. Assurant bien souvent la protection rapprochée du souverain en tant que garde du corps royale, elles faisaient preuve d’une agilité prodigieuse et d’un dévouement absolu au royaume.

Rien ne semblait pouvoir ébranler la détermination de ces femmes d’exception, dont la mémoire est devenue un symbole universel d’émancipation et de puissance féminine. Avec la conquête coloniale française à la fin du XIXᵉ siècle et la chute de la monarchie indépendante, le régiment des Mino fut officiellement dissous, mettant un terme tragique à deux siècles de campagnes glorieuses. Néanmoins, leur épopée continue de faire vibrer la mémoire collective et d’inspirer la culture contemporaine à travers le monde, à l’image du célèbre film « The Woman King » incarné par Viola Davis. Les récits transmis par Primaël dans l’enceinte des palais d’Abomey (GPS : 7°11’06″N, 1°59’31″E) nous rappellent avec force que le courage et la vaillance transcendent les époques et les genres.

Les Tombeaux Royaux d’Abomey : Le Sanctuaire Sacré et le Culte des Ancêtres de la Lignée Dako 🏛️🕯️

Immersion dans la troisième cour secrète des palais (Agbodo), les autels Asen et la mémoire éternelle des souverains du Danxomè

En contournant l’enceinte de terre de barre rouge sous la canopée majestueuse d’un arbre séculaire dont les branches géantes et l’imposant tronc noueux embrassent la lumière du Zou, nous accédons enfin à la troisième cour. Cet espace privé et protégé forme la zone la plus secrète et sacrée des palais royaux d’Abomey, un lieu où la majesté du pouvoir s’efface devant le mystère de l’éternité. Sur le chemin menant au sanctuaire, notre regard est immédiatement capté par les statues sombres de Feliadji, dressées avec solennité sur leurs piédestaux d’argile ocre. Ces effigies rituelles représentent les jeunes princes de la lignée Dako avant et après leur initiation : l’une d’elles marque la première porte franchie, tandis que la seconde rappelle le départ vers le camp princier pour un séjour éducatif et spirituel de sept ans. Ce passage sculpté symbolise avec force la transition vers l’âge adulte, l’apprentissage du devoir et la transmission de l’héritage royal.

Franchir le seuil de cette troisième partie, c’est pénétrer dans le territoire réservé aux rites les plus intimes, là où reposent à jamais les monarques défunts. Dès les premiers pas, le poids des siècles et le silence solennel des lieux imposent un recueillement spontané. La disposition spatiale de ce sanctuaire rompt catégoriquement avec l’animation des premières cours d’accueil : ici, tout est agencé pour la mémoire, le respect et la continuité du culte ancestral. Nous arpentons les couloirs de terre jusqu’à une série de cases funéraires traditionnelles, appelées Agbodo, abritant les sépultures des souverains de la dynastie Dako. Ces structures circulaires ou polygonales aux murs de pisé rouge, coiffées de vastes toitures coniques en tôle ondulée descendant très bas vers le sol, dégagent une aura de protection et de puissance contenue.

En nous penchant sous l’avancée protectrice du toit d’un Agbodo, nous découvrons avec émerveillement des sculptures imposantes façonnées en terre cuite et installées directement dans l’enceinte de la case. De grands taureaux ou bœufs, représentés avec une force plastique saisissante auprès de vastes poteries rituelles, incarnent la fécondité, la puissance physique et l’abondance. Sur les parois extérieures en terre ocre, des bas-reliefs délicatement modelés dévoilent d’autres symboles sacrés de la royauté : des motifs figurant des épis de maïs ainsi que des représentations du palmier rônier, évocations de la ténacité, de la longévité et de la persévérance de la couronne. Un peu plus loin, un panneau mural en relief donne à voir un âne ou baudet licoté, rappelant les bêtes de charge et les récits de voyage qui ont jalonné l’histoire du royaume.

Dans cette atmosphère tamisée où chaque lueur semble orchestrée pour la méditation, se dressent également les autels métalliques forgés (Asen). Ces pièces d’orfèvrerie rituelle ne sont pas de simples ornements : elles constituent les canaux spirituels sacrés permettant aux vivants de communiquer avec les esprits des rois défunts et d’invoquer leur protection. Pour nous, explorer ce sanctuaire funéraire dépasse la simple visite patrimoniale ; c’est un voyage aux sources de la spiritualité béninoise, la preuve poignante que malgré le temps qui passe, l’âme des anciens rois de la lignée Dako continue de veiller sur le territoire du Danxomè. Le site des Palais Royaux d’Abomey se situe aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E.

Le Palais du Roi Agoli-Agbo à Abomey : Le crépuscule d’un royaume et la mémoire de la transition 👑🏛️

Sur les traces du douzième et dernier souverain de la lignée Dako : entre résistance symbolique, épreuves coloniales et la parabole du pied trébuchant

Poursuivant notre immersion guidée au cœur du complexe palatial d’Abomey, nous parvenons devant le palais du roi Agoli-Agbo, dernier monarque du Danxomè souverain. Né sous le nom de Gouthili, il fut le douzième roi de la prestigieuse lignée Dako, régnant de 1894 à 1900 dans une période de profonds bouleversements politiques. Succédant au roi Béhanzin après la capture et l’exil de ce dernier, Agoli-Agbo fut placé sur le trône dans un contexte de souveraineté gravement altérée. Le 29 janvier 1894, à la suite de négociations avec les forces françaises menées par le général Alfred Dodds, une lecture publique de seize articles fixa le cadre d’un protectorat, inaugurant une ère de transition douloureuse où le souverain, privé de son autonomie d’antan, lutta pour préserver les coutumes et la dignité de son peuple face aux exigences de l’administration coloniale.

Devant nous, le panneau explicatif rouillé par le temps résume avec une grande précision historique les pérégrinations de ce monarque de la fin du XIXᵉ siècle. Agoli-Agbo s’établit dans le palais de son ancêtre Kpengla en faisant ériger un portail d’entrée singulier, matérialisé par un baobab planté la tête en bas sur les conseils éclairés de son devin du Fâ. Soucieux d’honorer la mémoire de ses pères, il entreprit la restauration des palais de Glèlè et de Guézo et nomma ses frères comme chefs de cantons pour maintenir la cohésion de la société Fon. L’architecture du palais reflète fidèlement cette époque d’adaptation : si les murs en pisé de terre rouge et les cours ouvertes respectent la tradition d’Abomey, les bâtiments affichent des lignes plus épurées, sobrement couvertes de tôles ondulées. Sur les façades d’argile se détachent des bas-reliefs encadrés : l’un représente un bras brandissant un sceptre de commandement, un autre figure un balai rituel, tandis que le plus célèbre décline la jambe et le pied trébuchant contre une pierre. Cet emblème héraldique traduit la célèbre devise d’Agoli-Agbo : « Le pied a trébuché contre la pierre, mais le corps n’est pas tombé », poignante métaphore d’un royaume affaibli qui refusait de disparaître.

Finalement déchu le 12 février 1900 lors de l’abolition définitive de la monarchie par le pouvoir colonial, Agoli-Agbo fut contraint à un long exil. Déporté au Gabon, il revint au Dahomey en 1910 pour vivre quinze ans à Savè puis deux ans à Mougnon, avant de pouvoir enfin réintégrer son palais privé à Djègbé en 1927 pour y finir ses jours. Aujourd’hui, ce palais intégré au Musée Historique d’Abomey est abordé par les guides locaux avec une poignante nostalgie. Il ne célèbre pas les conquêtes militaires comme ceux de ses prédécesseurs, mais témoigne avec émotion de la résistance culturelle d’une dynastie séculaire face à la colonisation.

Cette ultime étape dans les palais royaux d’Abomey, éclairée par les récits passionnés et l’érudition de notre guide Primaël, s’achève sur une note d’une grande solennité. Ce voyage au cœur de la terre rouge du Zou fut bien plus qu’une leçon d’histoire : une véritable traversée spirituelle et humaine dans l’âme d’une cité royale où les rituels, l’artisanat et le souvenir des grands rois continuent de faire battre le cœur du Bénin. Le site des Palais Royaux d’Abomey se situe aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E.

FAUNE ET FLORE LOCALE

Bradinopyga strachani – Red-backed Rock-dweller – Libellule des rochers à dos rouge

manguier (Manguier – Mango tree – Mangifera indica),

palmiers à huile (Palmier à huile – African Oil Palm – Elaeis guineensis)

RUSHS REELS ET SHORTS

J 944 RUSH TEMPLE CAMELEON D’ABOMEY REGION ZOU BENIN

VIDEOS sur Abomey et  environs

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La Gastronomie du Zou : Les Délices et Spécialités Culinaires d’Abomey & Bohicon 🍲🍍

Toutes les informations, par région sur la gastronomie béninoise en suivant ce lien : La Cuisine Béninoise

Ragoûts mijotés, fruits séchés, douceurs de palme et escales conviviales dans les maquis au cœur du Bénin

Au cœur du département du Zou, la cité royale d’Abomey et sa voisine commerçante Bohicon nous ouvrent les portes d’une étape gastronomique captivante, où l’histoire de l’ancien royaume du Danxomè se savoure au fil des plats. En arpentant les ruelles animées et les marchés hauts en couleur, nos yeux découvrent une cuisine généreuse, profondément ancrée dans la terre rouge et nourrie par des siècles de traditions culinaires. Ici, l’huile de palme rouge héritée des grandes réformes agricoles côtoie les produits frais des maraîchers, les poissons savoureux des arrivages et les mélanges d’épices envoûtants.

Lors de nos haltes dans les maquis et tables locales, nos papilles s’émerveillent devant la richesse des ragoûts traditionnels. Nous découvrons avec bonheur le fameux monya de bar, un plat réconfortant dont le nom signifie ragoût en langue locale, où un bar entier est mijoté doucement dans une sauce aux tomates fraîches, oignons, ail, gingembre et piments, délicatement relevée par l’épice djanm. La chair tendre du poisson s’imprègne de cette réduction acidulée, servie traditionnellement avec du riz blanc, du manioc ou de la pâte de maïs. Plus théâtrale et épicée, la sauce Gbôta nous plonge dans les influences nigérianes très prisées à Bohicon, présentant une tête de mouton entière baignant dans une sauce ocre-rouge intense, parfumée de piments et de notes fumées. L’accompagnement incontournable reste le gari, cette précieuse semoule de manioc que l’on retrouve sur tous les étals du grand marché de Bohicon.

La région du Zou est également un véritable verger à ciel ouvert. L’ananas, symbole héraldique historique de la royauté d’Abomey, est cultivé toute l’année sur les plateaux environnants. Nous le dégustons frais sous les ombrages, en jus naturel rafraîchissant ou séché artisanalement au Centre de Séchage des Fruits Tropicaux d’Abomey, où la chair dorée est séchée avec soin pour concentrer tous ses sucres naturels. À ses côtés, la mangue apporte sa douceur sucrée lors de la saison sèche, offrant une halte gourmande appréciée autant par les habitants que par les voyageurs de passage.

À Bohicon, cité carrefour toujours en effervescence, la culture des maquis s’exprime pleinement dans des lieux chaleureux comme le Sky Bar. Nous y partageons de délicieuses brochettes de bœuf grillées aux herbes, du poulet savoureux, des crevettes géantes poêlées, ainsi que des assiettes crémeuses de soupe au curry ou de généreuses portions d’allocos, ces beignets de bananes plantains frites dorés à souhait. Pour accompagner ces festins, la tradition d’hospitalité propose le sodabi, cette eau-de-vie emblématique obtenue par distillation de la sève fermentée du palmier à huile, ou encore le vin de palme frais. Sur les marchés, l’ambiance populaire s’accompagne d’une découverte étonnante de liqueurs locales parfumées au café et au caramel, parfaites pour prolonger la convivialité des repas.

Pour vivre ces expériences gourmandes, prévoyez un repas dans un maquis local entre 1 000 et 5 000 FCFA par personne. Le Centre de Séchage des Fruits Tropicaux d’Abomey est situé aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E, le restaurant Sky Bar de Bohicon aux coordonnées GPS 7°10’40″N, 2°04’00″E, et le grand marché de Bohicon aux coordonnées GPS 7°10’35″N, 2°04’05″E.

Restaurant de l’Hôtel des Princes à Bohicon : Une déception culinaire 🍽️❌

Quand le confort de l’escale se heurte à la trop grande simplicité de l’assiette à Bohicon, Bénin

Si l’Hôtel des Princes brille par la qualité de ses chambres, la propreté irréprochable de sa piscine et la chaleur de son accueil, le bilan est nettement plus mitigé une fois attablé à son restaurant ! L’expérience démarre par une surprise : l’absence totale de carte ou de menu imprimé, les propositions du jour étant uniquement énumérées oralement par l’équipe. Côté cuisine, la déception est malheureusement au rendez-vous. Nous avons opté pour le traditionnel poulet bicyclette, mais sa cuisse — pièce maîtresse du plat — s’est révélée bien peu charnue pour combler un appétit d’overlander. Les autres alternatives, comme le lapin ou le tilapia simplement coupé en deux dans la longueur, accompagnés d’une poignée de frites et d’une sauce tomate aux herbes, manquent cruellement de raffinement et d’originalité. Les saveurs restent très élémentaires et basiques, créant un vrai décalage avec le standing de l’hébergement. En résumé : une excellente adresse pour dormir et se rafraîchir à Bohicon, mais nous vous conseillons de pousser la porte des maquis et tables locales pour vos repas !

Restaurant Sky Bar à Bohicon : L’oasis gastronomique et moderne au cœur du Zou ! 🍹✨

Une explosion de saveurs chic et festive pour illuminer notre étape à Bohicon

mixed terre mer

À l’opposé de notre précédente déception culinaire, nous avons découvert en ville à Bohicon une véritable pépite : le Sky Bar. Dès notre arrivée, la présence d’une carte claire et détaillée nous a immédiatement rassurés en laissant entrevoir une offre complète et soignée. Sans la moindre hésitation, nous avons passé commande pour le soir, curieux de découvrir ce que cet établissement moderne avait à nous offrir. Le cadre du Sky Bar est d’une modernité saisissante, avec une ambiance festive et une musique entraînante qui met immédiatement à l’aise. Ses lumières tamisées et son mobilier design confèrent à l’endroit une atmosphère chic et conviviale, idéale pour se détendre après une longue journée de route.

Une fois installés, les plats sont rapidement arrivés sur table et la dégustation a dépassé toutes nos attentes. La salade, parfaitement équilibrée et généreusement garnie d’avocat fondant, de maïs croquant, de poivrons et de tomates, nous a offert un mélange de saveurs fraîches et délicates. Le filet de poisson pané, d’un croustillant parfait à l’extérieur tout en restant infiniment tendre à l’intérieur, était surmonté de fromage fondant et accompagné de savoureuses bananes plantains frites. Le filet de poulet, préparé avec un soin infini et assaisonné de manière exquise, fondait littéralement en bouche. Nous avons également succombé à l’assiette terre-mer, véritable harmonie entre produits de la mer et de la terre présentée de façon alléchante, arborant de savoureuses brochettes grillées servies avec des pommes de terre dorées aux herbes et un piment maison relevé. Enfin, les délicieuses crevettes au curry à l’indienne ont apporté une touche épicée et parfumée particulièrement réussie.

CREVETTES AU CURRY A L’INDIENNE

Le rapport qualité-prix de cette expérience culinaire s’est révélé tout simplement remarquable, avec une addition de seulement 25 000 FCFA pour un repas complet destiné à quatre personnes, accompagné d’une bouteille de vin sélectionnée pour 10 000 FCFA. Cette offre d’exception, en plus de satisfaire pleinement notre appétit, nous a permis de profiter jusqu’au bout de l’ambiance chaleureuse du lieu. Le Sky Bar s’est ainsi imposé comme une véritable oasis culinaire à Bohicon, alliant une cuisine savoureuse à un cadre élégant qui contrastait agréablement avec nos déboires passés. Ce lieu nous a définitivement conquis et restera gravé dans nos souvenirs comme l’exemple parfait d’un accueil moderne et de plaisirs gastronomiques réussis.

Du monya de bar à la mystérieuse sauce Gbôta : nos découvertes culinaires au cœur de la cité carrefour

Envoûtés par nos premières découvertes culinaires, nous décidons de retourner au Sky Bar de Bohicon pour explorer plus avant la carte de cet établissement devenu notre quartier général gourmand. Si le lieu ne propose pas de vue panoramique sur la ville, son ambiance chaleureuse et la générosité de sa cuisine en font un véritable trésor culinaire au cœur du Zou. Dès notre retour le midi, nous nous laissons tenter par une délicieuse soupe de crevettes à l’indienne. Elle nous est servie aussi bien dans une élégante assiette creuse ronde bordée de volutes de sauce décoratives que dans un grand plat rectangulaire en forme de pirogue blanche, où la préparation crémeuse et dorée au curcuma, parsemée de petits dés de poivrons rouges et de chair de crevette fondante, s’accompagne d’un dôme de riz blanc immaculé présenté sur un plateau orange. Les amateurs de douceurs plus occidentales ne sont pas en reste : le restaurant excelle également dans la confection d’une pizza artisanale servie sur planche en bois, généreusement recouverte de fromage fondu, de morceaux de poulet, de maïs, d’olives noires et de lanières de poivrons verts, ainsi que de copieux burgers faits maison. Ces derniers se dévoilent dans un pain brioché doré parsemé de graines de sésame, renfermant un steak juteux, du fromage fondu et de la salade fraîche, le tout présenté sur une assiette orange et piqué d’une olive noire emblématique au sommet.

MONYA DE BAR – SKY BAR BOHICON

À la nuit tombée, nous retournons au Sky Bar avec une immense impatience pour goûter à un plat populaire emblématique de la cuisine béninoise : le monya de bar . Son nom, qui signifie littéralement « ragoût » dans la langue locale, évoque à lui seul toute la convivialité d’un repas mijoté lentement pour en extraire l’intensité. Le soir, nous avons le plaisir de déguster ce ragoût d’exception préparé avec du bar frais, un poisson très prisé dans la région, servi entier dans un grand plat ovale. Le choix de servir le bar entier permet de conserver toute sa saveur iodée et sa texture délicate, offrant une expérience gustative d’une authenticité rare.

La préparation traditionnelle du monya est un art à part entière : elle commence par le nettoyage minutieux du bar entier, qui est ensuite délicatement découpé en morceaux tout en préservant son intégrité afin que chaque partie s’imprègne pleinement de la sauce. Cette sauce gourmande, élaborée à partir de tomates fraîches, d’oignons finement émincés, d’ail haché et de gingembre râpé, est mijotée doucement dans une marmite avec de l’huile de palme ou de l’huile végétale, jusqu’à obtenir une consistance parfaitement réduite et épaisse. Les piments, dosés selon les préférences, viennent relever le tout, tandis que le sel et les épices locales comme le « djanm » confèrent au ragoût son caractère unique.

SAUCE GBÔTA – TETE DE MOUTON ENTIERE EN SAUCE

Chaque bouchée révèle une harmonie de saveurs, où le goût iodé du bar se marie à la douceur acidulée des tomates et au piquant subtil des épices. Habituellement servi chaud avec du riz blanc, du manioc ou du maïs pour équilibrer la richesse de la sauce, ce plat incarne l’âme de la cuisine locale.

Lors de cette soirée mémorable, tandis que nous savourons ce monya de bar, Nadège opte pour de délicieuses brochettes de poisson dorées présentées sur une assiette blanche aux côtés d’un dôme de riz cantonais garni de dés de jambon et de petits pois, accompagnées d’un poêlée d’oignons doux et d’une coupelle de piment rouge râpé. Bastien se laisse tenter par une très copieuse salade repas servie dans une large assiette carrée, mariant harmonieusement des quartiers d’œufs durs, du maïs doux, de la viande hachée de bœuf, des rondelles de concombre, des tomates fraîches, des oignons violets, des spaghettis et des tranches de pommes de terre. Margot choisit quant à elle avec succès la soupe de crevettes à l’indienne.

Le lendemain pour le déjeuner, nous tentons une expérience culinaire théâtrale en commandant la fameuse sauce Gbôta  , préparée selon la tradition nigériane. Quand le plat arrive, la présentation est spectaculaire : la tête entière de mouton  repose dans un bain de sauce rougeâtre et fumante. Dès la première cuillère, la sauce s’avère extraordinaire, mêlant tomates, piments, ail, gingembre et notes légèrement fumées apportées par le poisson séché.

Cependant, la dégustation se révèle être un véritable jeu de piste : entre les os et les cartilages, la viande est rare et demande un effort de patience pour extraire de petits morceaux tendres. Pendant ce temps, Margot savoure d’excellentes brochettes de bœuf   accompagnées de pommes de terre aux herbes et d’un condiment d’oignons, Nadège apprécie une poêlée de légumes sautés croquants, et Bastien se régale d’un steak juteux servi avec du riz cantonais.

Même si l’aventure de la tête de mouton ne sera pas forcément renouvelée sous cette forme, le souvenir culinaire de cette sauce Gbôta et la richesse du monya de bar resteront gravés parmi nos meilleures étapes gastronomiques au Bénin. Le Sky Bar se situe au cœur de Bohicon aux coordonnées GPS 7°10’40″N, 2°04’00″E.

Retrouvailles gourmandes, dégustation de shots et mix terre-mer : le bouquet final de notre étape au cœur de la cité carrefour

Pour ce dernier soir de la saison à Bohicon, notre choix se porte tout naturellement sur le Sky Bar, un endroit qui nous a enchantés à chacune de nos visites et qui est devenu au fil des jours notre véritable petit refuge gourmand. Pour cette ultime soirée entre overlanders, pas de prise de risque culinaire : nous avons envie de célébrer la fin de cette étape béninoise en nous régalant avec les plats emblématiques que nous avions déjà tant adorés. Le repas débute en beauté avec la fameuse soupe crémeuse de crevettes au curry à l’indienne (Crevette géante – Giant tiger prawn – Penaeus monodon), un pur délice servi dans sa large assiette blanche au rebord piqué de gouttes de sauce décoratives, arborant en son centre un piment vert dressé comme une petite couronne aromatique. Sur la table repose également un tajine traditionnel en terre cuite où bouillonne une riche sauce mijotée (Gbôta), laissant affleurer de généreux morceaux de viande d’agneau et d’os à moelle tendres à souhait.

Au moment d’attaquer les plats principaux, la gourmandise prend le dessus et chaque assiette rivalise de couleurs. Les amateurs de saveurs réconfortantes se régalent d’une généreuse portion de spaghettis bolognaise au bœuf haché, recouverte d’une montagne de fromage fondu et coiffée d’une fleur sculptée dans un piment rouge. La carte des viandes grillées fait l’unanimité : nous savourons une pièce de bœuf grillée à point, accompagnée d’une pointe de moutarde, d’un ramequin d’oignons doux marinés, d’une coupelle de piment vert pilé et d’un dôme parfait de riz cantonais coloré. D’autres convives craquent pour de tendres brochettes de bœuf disposées sur un lit de légumes sautés croquants (choux et carottes) ou servies avec un mini-panier métallique débordant de frites dorées et croustillantes. Les amoureux de volaille dévorent de savoureuses brochettes de poulet à la chair juteuse, flanquées d’un panier d’allocos, ces délicieux beignets de bananes plantains frites . Enfin, le grand mix terre-mer combine sur une même plaque blanche des brochettes de viandes et de crevettes grillées, arrosées d’un filet de sauce et servies avec leurs condiments épicés.

La soirée s’étire dans une atmosphère joyeuse et conviviale, rythmée par les éclats de rire, quelques verres de vin rouge et des cocktails rafraîchissants. Avant de rejoindre la piste de danse, un plateau de dégustation très festif fait son apparition sur notre table : une palette en bois supportant six verres à shot remplis de liqueurs ambrées et transparentes, accompagnée d’un plat en inox garni de quartiers de citron vert fraîchement coupés et de fleur de sel. Après ce festin, nous prolongeons la fête dans la partie discothèque du Sky Bar, où une musique lounge puis entraînante nous invite à chanter et danser sous les lumières tamisées. C’est le cœur empli de nostalgie mais reconnaissant pour ces instants uniques que nous quittons cet établissement devenu mythique.

Informations pratiques & Contacts — Sky Bar Bohicon

  • Adresse : Centre-ville, Carrefour principal, Bohicon, Département du Zou, Bénin

  • Téléphone : 

  • Page Facebook / Réseaux sociaux : Sky Bar Bohicon

  • Coordonnées GPS : 7°10’40″N, 2°04’00″E

Guide Ravitaillement dans le Zou : Où et À Quel Prix Faire ses Courses à Abomey & Bohicon 🛒🍍🥩

Des étals colorés des grands marchés aux superettes de centre-ville : tous nos conseils et tarifs pour remplir le garde-manger des overlanders

S’approvisionner au cœur du département du Zou est une véritable immersion dans le quotidien béninois où la générosité des marchés rivalise avec la simplicité des petites échoppes de quartier. Pour remplir la glacière et les placards du véhicule en produits frais, le point de ralliement incontournable reste le grand marché de Bohicon, situé aux coordonnées GPS 7°10’35″N, 2°04’05″E. Dans cette immense cité commerçante toujours en effervescence, les étals regorgent de légumes colorés : on y achète de généreux tas de tomates, de piments ou d’oignons pour 200 à 500 FCFA, tandis que les bananes plantains pour préparer de délicieux allocos s’affichent autour de 500 à 1 000 FCFA le régime moyen. Du côté des bouchers et poissonniers, le kilo de viande de bœuf ou de mouton fraîchement découpée se négocie généralement entre 2 500 et 3 500 FCFA, alors que les poissons frais, fumés ou séchés varient de 1 000 à 2 500 FCFA selon la taille de la pièce. À Abomey, le marché central Houndjro offre une alternative tout aussi vivante dès 7h00 du matin pour dénicher du gari de manioc de première qualité à environ 300 FCFA la mesure.

Pour l’épicerie sèche, les conserves, les produits laitiers et les articles d’hygiène, il suffit de longer l’axe routier principal de Bohicon où s’égrènent plusieurs alimentations générales bien fournies. On y trouve le paquet de pâtes ou de riz autour de 600 à 1 200 FCFA, les boîtes de conserve entre 500 et 1 500 FCFA, et la baguette de pain frais sortie du four chez le boulanger local pour 150 à 200 FCFA. Pour l’approvisionnement en eau potable, indispensable lors des étapes de bivouac sous la chaleur, le pack de six bouteilles de 1,5 litre coûte entre 1 500 et 2 000 FCFA selon la marque. Les boutiques des stations-services comme Total ou Oryx, judicieusement réparties entre Bohicon et Abomey, dépannent idéalement en sacs de glaçons à 500 FCFA pour refroidir les glacières, sodas frais à 400 FCFA et encas rapides pour la piste.

Pour agrémenter vos étapes de douceurs locales, une escale gourmande s’impose au Centre de Séchage des Fruits Tropicaux d’Abomey, localisé aux coordonnées GPS 7°11’06″N, 1°59’31″E, où la bouteille de jus d’ananas naturel pur à 100 % s’achète pour 500 FCFA et le sachet d’ananas ou de mangues séchées entre 1 000 et 1 500 FCFA. Dans les échoppes de rue, une portion d’allocos brûlants ou un cornet d’arachides grillées s’attrape pour une poignée de pièces de 100 à 300 FCFA. Pour réussir pleinement son ravitaillement, il est vivement conseillé de faire ses achats de produits frais tôt le matin entre 7h00 et 10h00 pour profiter de la meilleure fraîcheur, tout en veillant à conserver un bon stock de petites coupures de 500, 1 000 et 2 000 FCFA pour régler directement les marchandes sur les étals.

Où Se Loger à Abomey et Bohicon : Guide des Hébergements et Tarifs dans le Zou 🏨🌴

De la douceur coloniale des auberges coloniales au bivouac en tente de toit : toutes les formules et prix pour poser ses bagages ou planter son campement au cœur du Bénin

Après une journée intense marquée par l’effervescence des marchés, les explorations archéologiques et la solennité des audiences royales, la question du logement et du bivouac se pose naturellement lors d’une étape dans le Zou. Bien que la ville-carrefour de Bohicon offre de nombreuses commodités et une ambiance nocturne animée, nous privilégions sans hésiter la quiétude et le charme historique de la cité royale d’Abomey pour passer la nuit. Plus verte, plus aérée et préservée du fracas des camions en transit, Abomey garantit une halte paisible particulièrement appréciée des familles et des overlanders. Pour les amateurs de confort traditionnel, le parc hôtelier séduit par son ancrage culturel. L’établissement le plus emblématique reste l’Hôtel Chez Monique, aussi appelé La Cloche, un havre de paix niché au milieu d’un grand jardin tropical parsemé de sculptures d’art, proposant des chambres ventilées ou climatisées entre 12 000 et 25 000 FCFA la nuitée. Dans un style plus spacieux, l’Hôtel Guézo met à disposition de vastes bungalows en parc arboré avec piscine entre 15 000 et 35 000 FCFA, tandis que l’Auberge d’Abomey offre une formule très conviviale sous ses paillotes traditionnelles pour 10 000 à 20 000 FCFA. À Bohicon, les hôtels de transit comme l’Hôtel Dako ou Le Miracle proposent des chambres modernes climatisées avec parking entre 12 000 et 28 000 FCFA.

Pour les voyageurs au long cours voyageant en 4×4 équipé d’une tente de toit ou les routards munis d’une tente de sol, les cours intérieures des grandes auberges gardées d’Abomey constituent la solution la plus sûre et la plus confortable. Des lieux comme Chez Monique ou l’Auberge d’Abomey ouvrent très volontiers leur vaste jardin clos aux véhicules aménagés et aux campeurs. Cette formule permet de déplier sa tente de toit ou de monter son igloo sur un sol herbeux tout en bénéficiant des sanitaires, de l’eau potable, des branchements électriques et du gardiennage nocturne pour un tarif modique négocié entre 3 000 et 6 000 FCFA par personne ou par véhicule et par nuit.

En ce qui concerne le camping sauvage strict, il demande une vraie rigueur d’approche dans la région d’Abomey et Bohicon. En raison de la densité démographique périurbaine et de la présence de nombreuses forêts sacrées ou terres royales liées au culte Vaudou, planter sa tente de sol ou garer son 4×4 à l’aveugle en pleine nature est fortement déconseillé. En revanche, le camping sauvage négocié chez l’habitant s’avère être une expérience humaine extraordinaire. Il suffit de s’éloigner légèrement des axes principaux vers les villages bordant les palmeraies, de se présenter au chef du village ou au propriétaire du terrain et de solliciter poliment l’autorisation d’installer son bivouac pour la nuit. L’accueil y est toujours d’une immense générosité, et il est d’usage de remercier ses hôtes par un petit présent symbolique ou une contribution de 1 000 à 2 000 FCFA pour le village.

Les principaux hébergements et zones de camping aménagé d’Abomey se situent dans le centre historique aux coordonnées GPS 7°11’10″N, 1°59’25″E, tandis que les options de transit de Bohicon s’alignent autour des coordonnées GPS 7°10’40″N, 2°04’00″E.

Hôtel des Princes à Bohicon : L’Escale Confortable et Incontournable au Cœur du Zou

Une oasis de fraîcheur, de convivialité et un rapport qualité-prix imbattable pour explorer la cité des Rois

À notre arrivée à Bohicon, carrefour stratégique et vibrant du département du Zou, nous sommes chaleureusement accueillis à l’Hôtel des Princes, un établissement qui laisse d’emblée présager un séjour aussi paisible que confortable. Dès le passage du seuil, l’hôtel dévoile une atmosphère accueillante où la modernité des installations s’harmonise avec une décoration célébrant l’artisanat local. Les pièces de réception et les salons de passage exposent un mobilier d’art en bois massif sculpté — où d’impressionnants fauteuils façonnés en formes d’éléphants, une haute girafe majestueuse et des toiles colorées créent un cadre typique et chaleureux.

En gagnant notre chambre, nous découvrons un espace particulièrement vaste, lumineux et aménagé avec un soin attentif pour offrir un bien-être optimal. Le grand lit king size, revêtu d’un linge blanc impeccable brodé au nom de l’établissement, invite à un repos bien mérité après les kilomètres parcourus. Chaque équipement est pensé pour faciliter le quotidien : une climatisation performante garantissant une température idéale face à la chaleur extérieure, un mini-réfrigérateur très pratique pour conserver boissons fraîches et encas, un coin salon composé d’une petite table et de fauteuils confortables pour travailler ou lire, une penderie spacieuse ainsi qu’une belle salle de bains moderne et élégante.

L’ensemble de ces prestations est proposé à un tarif particulièrement compétitif de seulement 20 000 FCFA par nuit, petit-déjeuner inclus, ce qui constitue une excellente affaire dans la région. Chaque matin, le petit-déjeuner est servi avec attention, offrant une sélection soignée de produits locaux qui permet de commencer la journée sous les meilleurs auspices.

L’atout majeur de l’Hôtel des Princes réside incontestablement dans son espace aquatique extérieur. La piscine, flanquée d’un petit bassin adjacent pour la détente, se distingue par une propreté irréprochable. L’eau, d’une transparence cristalline maintenue par un entretien quotidien méticuleux, offre une halte rafraîchissante particulièrement appréciable. Cet espace soigneusement aménagé au calme constitue le point de chute idéal pour se relaxer en fin de journée et profiter pleinement du climat serein de Bohicon.

Informations pratiques & Réservation

  • Adresse : Route Nationale 2 (RN2), Quartier Kpacon / Centre-ville, Bohicon, Département du Zou, Bénin.

  • Coordonnées GPS : 7°10’34″N, 1°59’12″E

  • Tarifs : 20 000 FCFA / nuit (chambre climatisée lit king size, petit-déjeuner local inclus).

  • Infos voyage : tél + 229 95 80 87 87 

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Rester Connecté au Bénin : Cartes SIM, Piège du Forfait Free et Guide Internet pour Overlanders 📱📶🇧🇯

Éviter les factures astronomiques en roaming, choisir le bon réseau (MTN vs Moov) et garder le contact sur les pistes du Bénin

Le forfait Free Mobile n’inclut pas le Bénin dans son Pass Destination, ce qui signifie que l’utilisation de votre carte SIM française sur place générera du hors-forfait extrêmement cher, que ce soit pour la data (internet) ou pour les appels émis et reçus.

Pour éviter les factures exorbitantes, il est vivement recommandé de désactiver les données mobiles en itinérance sur votre téléphone avant d’atterrir ou de franchir la frontière béninoise. Votre carte SIM Free restera utile pour recevoir les SMS de confirmation (notamment les codes de validation bancaire), mais toute consommation internet directe doit être bloquée.

La solution la plus économique et pratique consiste à acheter une carte SIM locale dès votre arrivée. Le marché béninois s’articule autour de trois opérateurs majeurs :

  • MTN Bénin : C’est le réseau le plus étendu du pays, offrant la meilleure couverture 3G/4G, y compris le long des grands axes routiers et dans les zones rurales.

  • Moov Africa Bénin : Très bien implanté, il propose d’excellentes prestations en ville et sur les axes principaux.

  • Celtiis : Le plus récent opérateur (public), qui propose des tarifs data souvent très agressifs, bien que sa couverture en dehors des grands centres urbains soit encore en déploiement.

L’acquisition d’une puce locale coûte environ 500 à 1 000 FCFA (soit moins de 1,50 €). L’enregistrement biométrique étant strictement obligatoire au Bénin, vous devez impérativement vous rendre dans une agence officielle (à l’aéroport de Cotonou ou dans les boutiques de centre-ville) muni de votre passeport original. L’activation prend seulement quelques minutes.

Pour recharger votre carte en internet, les crédits s’achètent en boutique, via les revendeurs de rue ou par paiement mobile. Les forfaits data sont très abordables : comptez environ 1 000 FCFA pour 1 Go à 1,5 Go (valable quelques jours) ou entre 5 000 et 10 000 FCFA pour des pass mensuels de 5 Go à 15 Go.

Si votre téléphone est compatible, une eSIM internationale (via des fournisseurs comme Airalo ou Maya Mobile) constitue une alternative confortable pour disposer d’internet dès la frontière, même si les tarifs restent supérieurs à ceux d’une SIM achetée directement en boutique à Cotonou ou Bohicon.

Au cœur du département du Zou, la qualité des télécommunications se révèle d’une excellente fluidité dans les zones urbaines, offrant aux voyageurs et overlanders une connexion stable et rapide. La ville-carrefour de Bohicon, véritable poumon commercial de la région, bénéficie d’une couverture 4G et 4G+ particulièrement performante, que ce soit le long de la route nationale, au grand marché ou à la table du Sky Bar. Sa voisine historique, la cité d’Abomey, n’est pas en reste : le signal 4G y est très stable tout autour des palais royaux, du marché Houndjro et des principales auberges, permettant d’envoyer ses photos, de consulter ses itinéraires et de travailler en ligne sans la moindre difficulté.

Pour choisir la bonne puce locale sur le terrain, MTN Bénin s’impose comme le choix numéro un dans toute la région du Zou. Cet opérateur offre le signal le plus puissant et l’empreinte réseau la plus vaste, conservant un débit 3G ou 4G très fluide lorsque l’on s’éloigne vers le village souterrain d’Agongointo, le quartier historique de Houawé ou les pistes secondaires qui traversent les palmeraies. Moov Africa Bénin constitue une alternative très solide, proposant des débits parfois spectaculaires dans les centres-villes d’Abomey et de Bohicon, bien que sa couverture ait tendance à faiblir plus rapidement en zone rurale. Enfin, l’opérateur public Celtiis assure une présence correcte dans les cœurs urbains majeurs, mais demeure encore en retrait dès que l’on quitte les axes asphaltés.

Sur le plan pratique, quelques spécificités locales sont à prendre en compte lors de vos étapes. À l’intérieur des palais royaux traditionnels ou des bâtiments anciens dotés de murs en pisé extrêmement épais, le signal réseau peut brusquement chuter ; il suffit alors de se rapprocher d’une fenêtre ou de sortir dans la cour pour retrouver immédiatement la pleine réception. De même, les jours de grande affluence au marché de Bohicon peuvent parfois entraîner une légère saturation ponctuelle du réseau en milieu de journée. Pour une sérénité absolue sur la piste, la meilleure option pour un équipage en 4×4 reste d’utiliser un téléphone double SIM combinant MTN et Moov, garantissant un accès ininterrompu à internet pour charger vos cartes satellites OsmAnd ou Google Maps et publier vos carnets de route en temps réel.

Argent, Change et Distributeurs à Abomey & Bohicon : Le Guide Financier Pratique dans le Zou 💶💳🇧🇯

Franc CFA, cartes bancaires et retrait d’espèces : tout savoir pour gérer son budget au cœur du Bénin

Au Bénin, la monnaie officielle est le Franc CFA d’Afrique de l’Ouest (XOF), une devise à parité fixe avec l’euro où 1 euro équivaut exactement à 655,957 FCFA. Lors de vos pérégrinations dans le département du Zou, l’argent liquide demeure le maître absolu de toutes les transactions quotidiennes, qu’il s’agisse de régler vos emplettes au grand marché, de faire le plein de jus d’ananas ou de payer un repas dans un maquis local. L’euro constitue la monnaie étrangère la plus simple et la plus avantageuse à échanger sur place. Vous pouvez convertir vos billets en euros directement aux guichets des agences bancaires d’Abomey et de Bohicon sur la base de 650 à 655 FCFA pour 1 euro. Il est fondamental de voyager avec des billets de banque en parfait état, exempts de toute déchirure, tache ou annotation manuscrite, car les guichets et les bureaux de change locaux les refusent systématiquement.

Pour retirer des espèces à l’aide d’une carte bancaire internationale, la ville-carrefour de Bohicon représente le pôle financier le plus pratique et le plus complet de la région. Le long de l’artère principale et aux abords du carrefour central, de nombreuses enseignes bancaires majeures comme la Bank of Africa (BOA), Ecobank, NSIA Banque, UBA et Coris Bank disposent de distributeurs automatiques de billets fonctionnels et sécurisés accessibles en permanence. Du côté d’Abomey, la cité historique propose également plusieurs points de retraitFiables, notamment près du marché Houndjro aux agences BOA et Ecobank. La carte Visa est acceptée par la quasi-totalité des distributeurs automatiques du pays, alors que la carte Mastercard subit parfois des incompatibilités sur certains guichets secondaires. Il est donc vivement recommandé de voyager avec une carte Visa ou d’associer les deux réseaux pour parer à toute éventualité.

Lors de chaque retrait au guichet automatique, la banque béninoise applique des frais de traitement fixes oscillant généralement entre 2 000 et 3 000 FCFA par opération, venant s’ajouter aux frais d’itinérance éventuels prélevés par votre banque d’origine. Les plafonds de retrait par transaction sont habituellement fixés entre 150 000 et 200 000 FCFA, mais il est possible d’effectuer plusieurs retraits consécutifs si votre plafond personnel le permet. Le paiement direct par carte bancaire reste extrêmement rare dans le Zou, réservé uniquement à une poignée de grands hôtels comme l’Hôtel Guézo ou à des établissements modernes comme le Sky Bar à Bohicon. Pour une gestion sereine de vos dépenses sur le terrain, veillez à toujours casser vos gros billets de 10 000 FCFA lors de vos passages en station-service ou au supermarché afin de constituer une réserve permanente de petites coupures de 500, 1 000 et 2 000 FCFA, indispensables pour régler les achats du quotidien auprès des commerçants du marché qui disposent rarement de la monnaie.

Budget Voyage au Bénin : Estimation Complète pour 1 Semaine à 4 Personnes au Départ de Paris ✈️🇧🇯

Vols, transports 4×4, hébergements, repas et visites : la synthèse financière pour organiser votre séjour en famille

Pour un séjour d’une semaine à quatre personnes (deux adultes et deux enfants ou adolescents) au départ de Paris à destination du Bénin, le budget global moyen s’élève entre 3 600 € et 5 200 € tout compris (soit environ 2 360 000 à 3 400 000 FCFA). Le poste de dépense le plus important reste les billets d’avion aller-retour Paris-Cotonou, qu’il s’agisse de vols directs avec Air France ou d’itinéraires avec escale via Royal Air Maroc ou Brussels Airlines. En réservant quelques mois à l’avance, il faut compter entre 550 € et 850 € par personne, ce qui représente une enveloppe aérienne globale comprise entre 2 200 € et 3 400 € pour la famille. À cela s’ajoute le coût du e-Visa obligatoire pour entrer sur le territoire béninois, facturé 50 € par personne, soit 200 € pour quatre.

Une fois sur place, la gestion des déplacements constitue le second levier budgétaire. Pour explorer en toute autonomie des étapes emblématiques comme Cotonou, la cité lacustre de Ganvié, Abomey et Bohicon, la location d’un véhicule 4×4 avec chauffeur et carburant revient à environ 80 € à 110 € par jour, soit un budget de 560 € à 770 € pour la semaine (367 000 à 505 000 FCFA). L’option plus économique des transports en commun locaux, taxis-brousse et minivans réduit cette dépense aux alentours de 150 € à 250 € pour l’ensemble du groupe, au prix d’une flexibilité moindre.

Côté hébergement, l’offre hôtelière propose un excellent rapport qualité-prix. Pour loger quatre personnes en réservant deux chambres doubles ou une grande suite familiale dans des auberges de charme comme Chez Monique à Abomey ou des hôtels confortables à Cotonou et Bohicon, la nuitée varie de 30 € à 70 € par chambre. Pour sept nuits sur place, l’enveloppe consacrée aux logements s’établit entre 280 € et 560 € au total (environ 183 000 à 367 000 FCFA). Pour les adeptes du bivouac en tente de toit ou du camping en tente de sol dans les cours gardées des auberges, ce budget chute à moins de 100 € pour la semaine.

La restauration locale permet de se faire plaisir à des tarifs très accessibles. En alternant entre petits maquis traditionnels, street-food (allocos, brochettes, fruits frais des marchés) et repas dans des restaurants réputés comme le Sky Bar à Bohicon, le budget repas par personne tourne autour de 8 € à 15 € par jour. Pour quatre personnes sur sept jours, il faut prévoir entre 220 € et 420 € au total (144 000 à 275 000 FCFA), boissons fraîches, bières locales et jus d’ananas compris.

Enfin, l’enveloppe dédiée aux visites culturelles, activités et puces internet demeure particulièrement douce. Les entrées dans les sites majeurs comme les palais royaux d’Abomey, le village souterrain d’Agongointo, Ouidah ou Ganvié, incluant les services des guides locaux et les pourboires d’usage, représentent un coût global de 100 € à 180 € pour la famille (65 000 à 118 000 FCFA). L’achat de deux puces SIM locales (MTN ou Moov) avec un forfait 4G pour naviguer sur le terrain ajoute environ 20 € à l’ensemble.

Quand Partir à Abomey et Bohicon : Le Guide Climat et Saisons dans le Zou ☀️🌦️

De la grande saison sèche aux brumes de l’Harmattan : toutes les clés pour choisir la période idéale au cœur du Bénin

Pour planifier un voyage au cœur du département du Zou et explorer sereinement la cité royale d’Abomey et sa voisine commerçante Bohicon, la grande saison sèche représente la période la plus favorable de l’année. S’étendant de novembre à mars, cette fenêtre climatologique offre des journées très ensoleillées avec des précipitations quasi inexistantes, garantissant une praticabilité optimale des pistes pour les véhicules 4×4. C’est durant ces mois d’hiver que le fameux wind saharien, l’Harmattan, souffle entre décembre et février, voilant légèrement le ciel d’une brume de poussière ocre tout en faisant chuter le taux d’humidité ambiant. Cette sécheresse rend les températures beaucoup plus supportables pour déambuler dans le grand marché de Bohicon, visiter le village souterrain d’Agongointo-Zoungoudou sans souffrir de la terre détrempée, ou s’accorder une audience solennelle dans les cours du palais royal du roi Dako Donou.

Une seconde période très intéressante pour les familles voyageant pendant les vacances estivales s’ouvre avec la petite saison sèche, qui s’installe entre la mi-juillet et la fin du mois d’août. Bien que le ciel soit fréquemment couvert et que l’air demeure humide, les pluies marquent une pause bienvenue et les températures baissent d’un cran, oscillant autour de 25°C à 28°C. Cette accalmie météorologique offre d’excellentes conditions de route pour traverser la région, profiter des restaurants de Bohicon comme le Sky Bar et sillonner les marchés sans affronter la chaleur suffocante des mois de mars et avril.

À l’inverse, les deux saisons des pluies demandent un peu plus de prévoyance sur le terrain. La grande saison des pluies, qui sévit d’avril à juin, ainsi que la petite saison des pluies de septembre à octobre, se caractérisent par des orages tropicaux soudains et puissants. Si ces averses métamorphosent les paysages du Zou en un écrin de verdure spectaculaire et gorgé de vie, elles peuvent rapidement transformer les voies secondaires en pistes boueuses et rendre l’exploration des fosses archéologiques ou le bivouac en plein air plus délicats. Pour vivre cette aventure dans les meilleures conditions, privilégiez les mois de novembre à mars ou l’intermède d’août pour poser vos bagages à Abomey aux coordonnées GPS 7°11’10″N, 1°59’25″E et à Bohicon aux coordonnées GPS 7°10’40″N, 2°04’00″E.

Évasions autour d’Abomey & Bohicon : Les Pépites Méconnues du Zou et des Collines 🚗🌿🏰

Des collines sacrées de Dassa-Zoumè à la forêt de la Lama : nos idées d’excursions au départ de la cité royale

En quittant le cœur urbain d’Abomey et Bohicon pour s’enfoncer sur les routes et pistes environnantes, le centre du Bénin dévoile un patrimoine naturel, sacré et historique d’une variété insoupçonnée. Pour prolonger l’aventure overland au-delà des palais et des marchés traditionnels, une première escapade mène vers le nord en direction de Dassa-Zoumè, la légendaire cité des quarante et une collines. À environ une heure de route via la RNIE2, le paysage plat fait soudain place à un alignement spectaculaire d’inselbergs granitiques qui émergent de la savane arborée. C’est un terrain de jeu exceptionnel pour la randonnée et la photographie. Au pied de ces dômes rocheux, la Grotte Notre-Dame d’Arigbo attire les pèlerins de toute l’Afrique de l’Ouest, tandis que les sentiers escarpés permettent d’atteindre des points de vue panoramiques sur tout le pays Idaatcha. L’accès à la grotte est libre, et l’accompagnement par un guide local pour gravir les collines coûte généralement entre 3 000 et 5 000 FCFA. Les coordonnées GPS de Dassa-Zoumè sont 7°45’00″N, 2°11’00″E.

En piquant vers le sud en direction de Toffo, les amateurs de nature et de faune sauvage font une halte captivante dans la Forêt Classée de la Lama. Ce joyau végétal représente l’un des derniers îlots de forêt dense humide du Dahomey Gap. Accompagnés par des écogardes de l’administration forestière, les visiteurs arpentent les sous-bois ombragés à la recherche d’une biodiversité préservée, où vit notamment le singe à ventre rouge, un primate rare et endémique de la région, ainsi qu’une immense variété d’oiseaux tropicaux et de papillons. L’entrée dans la réserve avec guidage spécialisé s’élève entre 5 000 et 10 000 FCFA par personne. La forêt de la Lama se situe aux coordonnées GPS 6°55’00″N, 2°10’00″E.

Vers l’est, la route menant vers Covè, Zagnanado et la région d’Agonli offre une immersion paisible dans la vallée du fleuve Ouémé. Ce territoire verdoyant aux terres agricoles fertiles permet de découvrir les paysages fluviaux et les coutumes rurales du pays Agonli. Il est possible d’y organiser des balades en pirogue traditionnelle sur les plans d’eau pour observer le travail des pêcheurs et la vie des berges, pour un tarif négocié de 3 000 à 6 000 FCFA la sortie. Enfin, en poussant un peu plus au nord-ouest vers Savalou, aux coordonnées GPS 7°55’40″N, 1°58’30″E, les voyageurs découvrent le berceau de la culture Mahi, réputé pour son Palais Royal, ses sanctuaires sacrés et la célèbre fête de l’Igname organisée chaque année au mois d’août.

LES LIENS VERS LES PHOTOS de Abomey et  environs

J 944 HOTEL DES PRINCES BOHICON REGION ZOU BENIN

J 944 RESTAURANT DE L’HOTEL DES PRINCES BOHICON REGION ZOU BENIN

J 944 RESTAURANT SKY BAR BOHICON REGION ZOU BENIN

J 944 LES PALAIS ROYAUX D’ABOMEY REGION ZOU BENIN

J 944 LE TEMPLE CAMELEON D’ABOMEY REGION ZOU BENIN

J 944 PALAIS PRIVE DU ROI GUISO ABOMEY REGION ZOU BENIN

J 944 CSFT – Centre de Séchage des Fruits Tropicaux ABOMEY REGION ZOU BENIN

J 944 LE MONYA DE BAR – RESTAURANT SKY BAR BOHICON REGION ZOU BENIN

J 945 VILLAGE SOUTERRAIN D’AGONGOINTO ZOUNGOUDOU BOHICON REGION ZOU BENIN

J 945 RENCONTRE IMPROMPTUE AVEC LE ROI DAKO DONOU XII ; Plongée au cœur de la dynastie du Dahomey BOHICON REGION ZOU BENIN

J 945 LE GRAND MARCHE DE BOHICON REGION ZOU BENIN

J 945 LA SAUCE GBÔTA, une tête de mouton entière en sauce – RESTAURANT SKY BAR BOHICON REGION ZOU BENIN

Quelques photos supplémentaires de Bohicon…

J 945 DERNIER SOIR A BOHICON ça se fête ! RESTAURANT SKY BAR BOHICON REGION ZOU BENIN

J 946 LES ATELIERS DE TAMBOURS BOHICON REGION ZOU BENIN

LES LIENS

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