Kaokoland, royaume des géants du désert NAMIBIE +
Kaokoland, à l’extrême nord-ouest de la Namibie, dévoile un visage insoupçonné de ce pays souvent cantonné aux vastes déserts plats. Ici, la roche noire s’élance en massifs montagneux aux sommets aplatis comme des tables, tandis que d’élégantes collines coniques ponctuent les plaines herbeuses d’étranges silhouettes. Partout, le sable rouge du Namib se mêle aux strates sombres des roches, dessinant un paysage qui semble taillé par le vent et l’eau.
Au cœur de ce conservatoire sauvage, s’étend une réserve de plus d’un million d’hectares, où tour à tour se dressent les Épupa Falls, fracassant leurs eaux écumantes sur vingt-deux chutes, puis les rapides d’Ondorusu et d’Enyandi, qui s’engouffrent avec fracas dans les canyons. À l’horizon, le Kunene, frontière naturelle avec l’Angola, serpente entre dunes et plateaux, tandis que le parc de la Côte des Squelettes, tout proche, complète ce tableau d’une solitude grandiose.
Chaque détour de piste révèle un nouveau trésor : un bosquet de palmiers makalani dressant leurs troncs élancés, un troupeau d’oryx fuyant au passage de notre 4×4, l’ombre furtive d’un springbok s’évanouissant derrière un bloc de granite poli. Les pistes de sable ocre, parfois à nu, nous emmènent d’un massif à l’autre, comme guidés par la main d’un peintre dont la palette mêle ocre, brun rouge et noir profond.
Mais Kaokoland n’est pas seulement terre de concorde entre pierre et sable, c’est aussi le royaume des Himba, ces éleveurs semi-nomades qui vivent ici depuis quatre siècles. Leurs fermes, ou kraals, s’installent près des rares points d’eau, et l’on devine à la finesse de leurs parures—perles, cuir et cuivre poli—à quel point la beauté et la tradition sont au cœur de leur culture. Les femmes, dont la peau se teinte chaque matin de la pâte rouge-brun à base de beurre et d’ocre, portent un soin méticuleux à leur coiffure et à leurs bijoux, non seulement comme parure, mais aussi comme protection ancestrale contre le soleil implacable.
Il faut s’arrêter un instant pour écouter leurs récits, comprendre la résistance silencieuse de ces hommes et femmes qui, sans renoncer à leur environnement, ont su y bâtir un mode de vie parfaitement adapté à l’aridité du Kaokoland. Ils partagent leur lait caillé, ouvrent la porte de leurs cases rondes aux toits de chaume, invitent le voyageur à contempler leurs troupeaux de chèvres et de bovins au pied des reliefs, et laissent entrevoir une sagesse née de l’adversité.
Toute l’année, cette région reste accessible aux voyageurs avides d’authenticité : l’appel des montagnes, la promesse de panoramas infinis, la rencontre d’un peuple fier et chaleureux vous attendent. Sans le confort factice des grandes réserves, c’est dans la beauté brute de ces paysages, et dans le regard des Himba, que l’on trouve ici la plus authentique des joies.
🌅 L’Arc d’Écume au coucher : quand le Kunene embrase la vallée
En fin d’après-midi, nous quittons le lodge et marchons vers les belvédères, happés par la rumeur sourde des cataractes. Devant nous, le fleuve Kunene se déploie en une dentelle d’écume, une succession de chutes qui s’étendent sur près d’un kilomètre. Au moment où le soleil décline derrière les montagnes de Baines, tout change : les gneiss et anorthosites vieux de plus d’un milliard d’années s’embrasent d’ocre et de rouge, tandis que la brume qui s’élève des vasques se pare de halos roses et dorés. C’est à la fois grandiose et intime, un instant où le bruit se transforme en respiration profonde de la vallée.
Les Epupa Falls ne sont pas seulement un spectacle visuel : elles révèlent l’histoire profonde du continent. Le fleuve Kunene, en taillant son lit dans un socle de roches métamorphiques très anciennes (gneiss, anorthosites, schistes), raconte la lente érosion d’une croûte née aux premiers âges de la Terre. Les failles et fractures que l’on distingue au belvédère sont le fruit d’une tectonique vieille de centaines de millions d’années. Cette géologie unique explique la multiplication des cascades, l’eau s’engouffrant dans des anfractuosités puis bondissant de bassin en bassin.
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🐊 Rivière Kunene au petit matin — entre palmes, crocos et plumages
La lumière est encore nacrée lorsque nous entamons notre descente le long du Kunene. Le fleuve, tantôt paisible, tantôt nerveux, s’étire entre les rochers comme un serpent d’argent, bordé de palmiers makalani, de figuiers riverains et d’euphorbes candélabres dressées comme des cierges végétaux. Le grondement des chutes d’Epupa accompagne nos pas, sourd et régulier, comme un souffle ancien.
Très vite, la faune se manifeste. Un tisserin masqué (Ploceus velatus) s’affaire à son n
id suspendu, chef-d’œuvre végétal tissé avec une précision d’orfèvre. Plus loin, un héron cendré (Ardea cinerea) s’élève lentement dans le ciel, ailes déployées, cou rentré, silhouette élégante et silencieuse. Puis ce sont les guêpiers — probablement Merops apiaster ou Merops bullockoides — qui fusent dans l’air, éclats de vert, de jaune et de bleu, chassant en vol avec une acrobatie joyeuse.
Nous traversons un village himba encore paisible. Une chèvre est en cours de dépeçage, le four à pain fume doucement, et dans le sable, un jeu d’awale — okaholo en langue locale — attend ses joueurs. Ces scènes de vie, simples et dignes, s’inscrivent dans le paysage avec une justesse silencieuse.
Le fleuve s’élargit, les strates rocheuses racontent des millénaires de tectonique, et les traces dans le sable témoignent d’une présence plus discrète mais bien réelle : celle des crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus). Nous en observons plusieurs, certains à peine visibles, camouflés dans les galets, d’autres étendus au soleil, leur peau rugueuse captant la chaleur du matin. Les variations de couleur — du brun foncé au gris olive — sont naturelles, liées à l’humidité, à la lumière, à la boue ou à l’âge. Tous sont bien des crocodiles du Nil, seuls grands crocodiliens présents dans cette région. Leur posture semi-submergée, leur museau large, leurs écailles dorsales bien marquées ne laissent aucun doute.
Sur les rochers, trois silhouettes trapues attirent notre attention : ce sont des ombrettes africaines (Scopus umbretta), au profil en forme de marteau. Leur plumage brun, leur démarche posée, leur regard fixe — tout chez elles évoque une sagesse aquatique. Elles nichent dans des constructions végétales monumentales, parfois réutilisées par d’autres espèces, voire par des serpents.
La flore aussi se diversifie : arbres tordus enracinés dans le sable, buissons fleuris, palmiers en éventail, végétation riparienne luxuriante qui contraste avec les collines arides en arrière-plan. Chaque plante semble avoir trouvé sa stratégie pour survivre — enracinement profond, feuillage réduit, floraison éclaire.
Et nous, au cœur de cette symphonie naturelle, avançons en silence, attentifs à chaque cri, chaque frémissement, chaque éclat de couleur. Puis, au terme de cette balade exceptionnelle, nous rebroussons chemin, le cœur encore plein de cette beauté brute, de cette biodiversité discrète mais foisonnante, où le sacré, le sauvage et le quotidien se mêlent sans jamais s’opposer.
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🚙 De la terrasse d’Epupa à la poussière d’Opuwo — chronique d’une piste babouine
Dernier café, dernier regard sur les chutes. Le Kunene murmure encore sous la terrasse du restaurant, entre les palmiers makalani et les bulbuls à oreillons rouges qui picorent les miettes de cheesecake. Epupa Falls Lodge s’éloigne doucement dans le rétroviseur, et avec lui, le confort suspendu entre roche et eau.
La piste vers Opuwo commence presque en douceur — sable compact, quelques cailloux, des acacias clairsemés. Mais très vite, elle se transforme en un ballet de gués asséchés, de creux sablonneux et de virages rocailleux. Les passages à gué sont nombreux, parfois bordés de figuiers géants, parfois simplement marqués par des racines nues et des galets polis. L’eau a déserté, mais les traces de son passage sont partout — érosion, bancs de sable, troncs sculptés.
Et puis, les babouins chacma entrent en scène. Pas furtivement. Pas en arrière-plan. Non : ils occupent la piste comme une terrasse secondaire, étalés sur les rochers, marchant en file indienne, ou assis en pleine réflexion digestive. Certains nous ignorent. D’autres nous fixent, l’air de dire : “Vous êtes en retard sur la migration, les humains.”
Les jeunes jouent, bondissent, se poursuivent. Les adultes surveillent, grimpent, s’étirent. Leur pelage gris-brun se confond avec les roches, mais leurs gestes sont clairs, presque chorégraphiés. Un mâle dominant traverse devant le capot, lentement, comme s’il avait priorité. Et il l’a.
Chaque gué sec devient un théâtre babouin, chaque virage une scène d’interaction sociale. On ralentit, on observe, on photographie. La piste devient safari, et Opuwo, encore lointaine, attend patiemment que nous ayons fini notre chapitre simien.
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De pierres et d’indifférence — route vers Sesfontein
Nous quittons le Camp Aussicht en fin de matinée, laissant derrière nous les rongeurs discrets et les perruches flamboyantes. La piste serpente vers le sud, entre les collines ocre et les acacias clairsemés, jusqu’à l’ombre massive du Fort Sesfontein. Le bâtiment est superbe, presque irréel dans ce décor minéral : murs d’adobe épais, tourelles restaurées, silence de pierre.
Mais à l’arrivée, rien. Pas un bonjour, pas un regard. Les employés sont là, oui — ils balaient, déplacent des chaises, discutent entre eux — mais nous sommes transparents.
Pas un mot, pas un signe. L’accueil est si absent qu’il en devient presque conceptuel.
Après quelques minutes d’attente, debout dans la cour, à hésiter entre l’insistance et la fuite, nous optons pour la seconde. Demi-tour. Retour à la piste. Direction le Sesfontein Guesthouse, plus modeste peut-être, mais avec l’espoir d’un sourire, d’un mot, d’un peu de cette chaleur humaine que les murs, aussi beaux soient-ils, ne savent pas offrir seuls.
À la découverte des éléphants du désert dans la vallée de l’Hoanib (Kaokoland, Namibie)
La vallée de la Hoanib, au nord-ouest de la Namibie, s’inscrit dans le cœur aride du Kaokoland, région de montagnes, d’oueds et de savanes sèches bordant le désert du Namib. Depuis la localité de Sesfontein, véritable porte d’entrée vers cette nature intacte, le visiteur s’engage dans un paysage modelé par le vent et l’eau rare.
Le climat y est extrêmement sec, avec une pluviométrie annuelle souvent inférieure à 100 mm. Les précipitations, concentrées sur les mois d’été austral, provoquent parfois de brèves crues dans les lits asséchés des rivières temporaires.
Le sol est composé de gravier, de sable et de galets, entrecoupé de massifs rocheux isolés. La végétation, typiquement xérophile, est dominée par les acacias, les mopanes, les tamaris et quelques euphorbes. En fond de vallée, là où subsistent quelques eaux souterraines, une galerie végétale étroite forme un corridor biologique essentiel.
🏞️ Balade au canyon d’Ongongo : entre eau chaude, girafes et poupées Herero
Au petit matin, après un petit-déjeuner solide (et un café qui aurait réveillé un lion), nous chaussons nos bottines, démarrons le Raptor — fidèle destrier sablonneux — et prenons la direction du campement Ongongo Waterfalls, géré par Sesfontein Guesthouse. Carnet en main, sourire tranquille, et déjà cette sensation que la journée va nous offrir bien plus que des kilomètres.
Sur la route, quelques girafes nous saluent à leur manière : une lente révérence du cou, un regard curieux, et cette élégance nonchalante propre aux reines du bush. Elles sont plus petites que celles d’Etosha, plus fines, presque discrètes — version Kaokoland, édition limitée.
La piste vers Ongongo se fait plus rocailleuse, plus capricieuse. On traverse des villages Herero, où les dames portent leurs robes colorées et leurs chapeaux en forme de corne avec une grâce qui ferait pâlir les podiums de Milan. Les enfants, eux, nous attendent avec leurs poupées faites main, sourires timides et regards francs. On craque, évidemment : quelques peluches données, quelques poupées achetées, et beaucoup de chaleur humaine en retour.
Puis vient Ongongo. Nichée dans un canyon à 6 km de Warmquelle, cette source naturelle mérite son nom : “Ongongo” signifie “magique” en Herero, et on comprend vite pourquoi. L’eau est claire, chaude, presque irréelle. On y plonge comme dans un rêve, entourés de roches sculptées par le temps et de végétation qui s’accroche là où elle peut. C’est un oasis discret, un spa sauvage, un bain de silence.
À Ongongo, l’eau jaillit des roches comme une surprise dans le désert. On s’y baigne, on s’y repose, on s’y émerveille. Mais ce jour-là, entre deux plongeons et une sieste à l’ombre, notre attention est captée par un petit acrobate jaune suspendu à son œuvre : le tisserin masqué.
Ce n’est pas un oiseau, c’est un architecte. Un ingénieur. Un artiste. Un obsédé du tressage. Le nid ? Une boule suspendue, tissée avec une précision qui ferait rougir n’importe quel artisan. Et lui, le maître d’œuvre, pendu tête en bas, inspecte chaque brin comme s’il s’agissait d’un projet de thèse.
Le campement à proximité est bien pensé : emplacements ombragés, ablutions privées, et ce bruit de cascade qui berce les nuits. On y croise des voyageurs fatigués mais heureux, des randonneurs en quête de fraîcheur, et parfois même un babouin curieux venu inspecter les provisions.
Il y a des jours où la savane décide de nous offrir un spectacle digne d’un cabaret aérien. Aux Ongongo waterfalls, alors que l’eau chantait son refrain et que la poussière des pistes s’était enfin déposée, un drôle d’acrobate est apparu dans le ciel.
Silhouette trapue, queue minuscule — on aurait dit qu’il avait oublié de finir sa construction avant de décoller. Mais pas de panique : c’était bien le bateleur des savanes, ce funambule ailé qui plane comme s’il avait bu un verre de trop. Oscillant à gauche, puis à droite, il semblait chercher son équilibre… ou peut-être juste tester notre patience.
Et puis, hop ! Un virage élégant, comme une figure imposée de patinage artistique, dévoilant le rouge flamboyant de son bec et de ses pattes. On aurait juré qu’il portait des chaussures de soirée pour impressionner la galerie.
Quelques secondes plus tard, il disparaissait derrière les collines, laissant derrière lui un parfum de mystère et une question existentielle :
L’après-midi, nous revenons au camp, le pas plus léger, les poches pleines de petits souvenirs — fragments de pierre, photos, poupées Herero, et surtout cette impression d’avoir lu une page intime du Kaokoland. Ongongo, c’est l’eau, la roche, et la vie fragile qui s’accroche aux fissures. Une parenthèse enchantée dans un monde minéral.
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De Sesfontein à Etosha : détour par Opuwo, faune surprise et boissons fraîches
Quitter Sesfontein, c’est comme refermer un chapitre sablonneux de notre carnet de route. Pas de carburant à la station locale — juste un pompiste philosophe et un tuyau vide. La route du sud via Palmwag et Kamanjab aurait été plus courte, mais pas plus sûre. Alors on opte pour le détour stratégique : remonter vers Opuwo, carrefour commercial improbable où l’on trouve tout — du carburant, des Himba en robe traditionnelle, et surtout du Coca très frais et de la bière bien méritée.
Sur la piste, la Namibie continue de nous surprendre.
🦒 Une girafe d’Angola (Giraffa giraffa angolensis) surgit entre deux acacias, le cou parfaitement aligné avec un poteau en bois — illusion d’optique parfaite, comme si elle avait décidé de prolonger son anatomie par une antenne. Plus petite que ses cousines d’Etosha, elle avance avec élégance, presque en silence.
🪶 Un autruche commune (Struthio camelus) est assise au milieu des cailloux, le cou dressé comme un periscope. Elle semble méditer sur la géologie locale ou simplement digérer un brunch invisible. Sa posture est si improbable qu’on hésite à la photographier, de peur de briser sa concentration.
🦌 Et là, dans les herbes hautes, un regard discret : un steenbok, petit cervidé aux grandes oreilles, parfaitement camouflé. Il nous observe sans bouger, comme s’il savait que son meilleur atout, c’est de ne pas exister aux yeux des distraits. Mais nous, on l’a vu. Et on l’a salué.
Chaque détour devient une leçon de patience et d’attention. La Namibie ne se traverse pas, elle se mérite — et elle récompense ceux qui prennent le temps de regarder.
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FAUNE ET FLORE
babouins chacma du Kaokoland, Papio ursinus ruacana,
Les choucadors à oreillons bleus
inséparable à face rose, Agapornis roseicollis,
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Premier dîner à Epupa Falls Lodge : un festin face aux chutes, entre viande savoureuse et soupe locale inattendue.
Pour notre première soirée à Epupa Falls Lodge, on ne pouvait rêver mieux : des T-bones généreux, des rumsteaks tendres, le tout servi dans le cadre enchanteur du restaurant sur pilotis, avec vue directe sur les chutes rugissantes du Kunene. La formule DBB (dîner, bed & breakfast) inclut un menu simple mais efficace, où la qualité des produits et la cuisson maîtrisée font toute la différence.
Mais la vraie surprise est venue de l’entrée : une soupe de moringa, cette plante locale souvent surnommée “arbre miracle”. Le moringa (Moringa oleifera) est riche en vitamines, en fer et en antioxydants, et ses feuilles — une sorte de “super épinard” — sont utilisées dans de nombreuses recettes traditionnelles. Ici, elles sont finement mixées, relevées d’un soupçon d’ail et servies bien chaudes. Un velouté vert intense, à la fois nourrissant et délicat, parfait pour ouvrir l’appétit après une journée de piste.
Entre les éclats de rire, les verres de Fanta et de Windhoek Lager, et les bulbuls à oreillons rouge qui commentaient le repas depuis les palmiers, ce premier dîner à Epupa avait des airs de banquet tropical. Et quand la lumière a décliné sur les chutes, teignant les embruns d’or, on s’est dit qu’on était exactement là où il fallait être.
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🍽 Dernier festin à Epupa — entre Oryx fondant et cheesecake givré

Pour notre ultime soirée à Epupa Falls Lodge, on ne fait pas les choses à moitié. Je choisis la viande d’Oryx, ce grand antilope emblématique des déserts namibiens, au goût fin et légèrement sucré, entre le bœuf et le gibier. Sa cuisson est parfaite : saisie à feu vif, puis reposée longuement, elle fond en bouche avec une tendreté presque indécente. Un filet de sauce au poivre sauvage vient relever le tout, et l’accompagnement — légumes croquants et riz parfumé — joue les seconds rôles avec brio.
Nadège, plus prudente, opte pour un T-bone grillé, classique mais efficace, servi avec une salade grecque revisitée à la feta sud-africaine, généreuse et crémeuse. Margot choisit une côte de porc bien dorée, accompagnée de betteraves rôties, qui ajoutent une touche sucrée et terreuse à l’assiette. Bastien, fidèle à ses classiques, se régale d’un poulet grillé en sauce, nappé d’un jus corsé aux épices locales.
En entrée, un zaalouk à la marocaine, version namibienne : aubergines fumées, tomates confites, cumin et citron — le tout servi tiède, avec du pain maison croustillant. La salade grecque circule en accompagnement, fraîche et généreuse, comme une pause méditerranéenne au cœur du bush.
Et pour finir, un cheesecake glacé, onctueux et légèrement vanillé, posé sur un lit de biscuit sablé, avec un coulis de fruits rouges locaux. Le fleuve murmure, les étoiles s’allument, et nos assiettes racontent à leur façon la rencontre entre l’Afrique australe et les saveurs du monde.
Mais ce dîner ne serait pas complet sans les invités non invités : un lézard aux couleurs de piste, orange, gris et jaune, parfaitement camouflé sur la roche, nous observe depuis son promontoire minéral. Il semble hésiter entre curiosité et indifférence gastronomique.
Sur le bois de la terrasse, les bulbuls à oreillons rouge s’invitent à notre festin. Son œil cerclé d’orange nous fixe avec intensité, comme s’il attendait qu’un morceau de cheesecake tombe par inadvertance. Il revient plusieurs fois, accompagné d’un congénère tout aussi expressif, et finit par picorer une miette oubliée.
Et dans les feuillages, un petit rongeur rayé, probablement un tamia africain, se faufile entre les troncs, discret mais bien présent. Il semble avoir compris que les humains sont parfois généreux en restes.
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🥩 Escale à Opuwo — entre plein de carburant et saucisse russe
Après les gués secs et les babouins philosophes de la piste Epupa–Opuwo, nous atteignons enfin la capitale du Kaokoland, poussiéreuse, animée, et étonnamment cosmopolite. Opuwo est un carrefour improbable où se croisent 4×4 surchargés, touristes en sandales, Himba en parure traditionnelle, et employés en uniforme — tous réunis dans les mêmes allées, les mêmes stations-service, les mêmes supermarchés.

Nous faisons le plein — carburant, eau, boissons fraîches, quelques biscuits pour la route. Mais ce qui nous frappe, c’est la scène urbaine : les femmes himbas (photos uniquement sur notre site ), poitrines nues, parées d’ocre et de bijoux, font leurs courses avec une aisance tranquille, entre les rayons de lessive et les étals de légumes. Pas de folklore ici — juste la vie quotidienne, dans toute sa diversité. Un choc visuel et culturel, mais sans tension : Opuwo est un lieu de coexistence, brut mais fluide.
Pour le déjeuner, nous choisissons le Kaokoland Restaurant, repéré par son menu généreux et son abri typique — toit de chaume, poteaux en bois, nappes jaunes et chaises bleues, ambiance mi-brousse mi-bistrot. Le service est impeccable, souriant, rapide. On commande :
- Un T-bone grillé, juteux, bien saisi, servi avec des frites dorées et une tranche de concombre pour la conscience verte.
- Une saucisse russe, décrite comme smoked sausage made of minced pork and beef flavoured with paprika — et elle tient ses promesses : fumée, relevée, fondante, parfaite avec un peu de moutarde locale.
- Des boissons fraîches, un café pour la route, et un regard complice vers les autres tables — où Himba et touristes déjeunent côte à côte, sans spectacle, sans gêne.
Opuwo n’est pas une ville-musée. C’est une ville carrefour. Et ce déjeuner, entre saucisse russe et T-bone bien grillé, est une pause savoureuse dans notre traversée du Kaokoland.
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Sesfontein Guesthouse — gastronomie en trois temps (et quelques surprises)
À notre arrivée, le soleil tape, les ventres gargouillent, et l’espoir d’un déjeuner simple mais roboratif nous pousse vers la table. Ce sera un club sandwich, tarifé à 150 NAD par personne. Deux triangles bien grillés, un peu de fromage, une tranche de jambon, et une addition qui fait réfléchir. Frugal, certes, mais servi avec le sourire — ce qui, dans le Kaokoland, vaut bien une sauce maison.
Le dîner, inclus dans la formule DBB (5000 NAD pour deux), relève le niveau avec élégance. En entrée, une salade fraîche accompagnée de camembert — oui, du camembert, fondant, presque nostalgique. Le plat principal arrive : porc pané, croustillant à souhait, accompagné de légumes bien cuits. Et pour finir, une mousse au chocolat rehaussée d’une confiture de fraise, douce et inattendue. Le tout escorté par un Syrah sud-africain de 2023, qui fait le tour du palais sans bousculer personne.
Le repas se termine sous les étoiles, autour d’un feu de camp. Pas de digestif, mais une ambiance qui vaut tous les menus dégustation. À Sesfontein Guesthouse, on mange bien, on paie un peu plus que prévu, mais on repart repu, souriant, et légèrement parfumé au bois brûlé.
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🍽️ Sesfontein Guesthouse : le menu du chef, version bush chic
Ce soir, pas de débat, pas de carte, pas de suspense : le menu est imposé, comme une déclaration d’intention gastronomique. Et quel menu !
Elle arrive en toute simplicité, posée sur l’assiette comme une promesse tiède. Les champignons, bien présents, jouent les vedettes dans une pâte dorée qui a vu des jours meilleurs mais tient bon. Un petit brin de persil tente une pirouette décorative. C’est rustique, c’est honnête, c’est la quiche du bush.
Le bœuf stroganoff, version Sesfontein, c’est un peu comme un vieux classique joué par une troupe locale : crémeux, généreux, légèrement désinvolte sur les épices. Le riz absorbe tout avec dévotion. Les morceaux de viande sont tendres, la sauce fait le job, et l’ensemble réconforte après une journée de poussière et de girafes élancées.
Et là, surprise. Une panna cotta qui tient debout, coiffée d’un quartier de citron et d’une feuille de menthe comme un chapeau de cérémonie. Fraîche, acidulée, presque élégante. On la déguste en silence, comme un petit luxe inattendu au cœur du Kaokoland.
- Ambiance conviviale, service discret mais efficace.
- Menu fixe, mais bien exécuté.
- Mention spéciale à la panna cotta, qui mérite son petit moment de gloire.
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Dernier soir à Sesfontein : braï, moringa et chantilly
Pour notre dernière soirée à Sesfontein, la guesthouse sort le grand jeu — version locale, fumée et généreuse. Le feu crépite, les braises dansent, et le braï s’installe comme une cérémonie de clôture. Ici, le barbecue n’est pas juste une cuisson, c’est une affaire de communauté, de patience, et de viande bien traitée. Les saucisses chantent sur la grille, les brochettes de bœuf prennent des couleurs, et les tranches d’agneau marinées font leur entrée comme des vedettes attendues.🍽️ Pause déjeuner à Opuwo : entre T-bone, croquettes et boerewors
Avant de plonger dans les pistes poussiéreuses d’Etosha, nous faisons escale à Opuwo — le carrefour improbable où l’on peut acheter du carburant, des poupées Herero, des chips au vinaigre, et même un chargeur de drone. Mais surtout, on y trouve le Kaokoland Restaurant, repaire des appétits affûtés et des carnivores assumés.
Nadège, fidèle à ses instincts, repart sur un T-bone — épais, grillé, et servi avec une frite qui ne plaisante pas. Margot, elle, choisit un cordon bleu revisité en croquettes, croustillantes à souhait, comme des petits lingots de fromage et de nostalgie. Bastien, en hommage à ses souvenirs angolais, commande un “Beef com todos” — viande en sauce, œuf, frites, salade, et tout ce qui peut tenir sur une assiette sans tomber.
Et moi, je choisis la voie locale : la boerewors, cette saucisse namibienne en spirale, bien épicée, bien grillée, qui vous parle en afrikaans dès la première bouchée. C’est rustique, c’est franc, c’est le goût du bush dans une enveloppe de boyau.
Le Coca est frais, la bière aussi. Le soleil tape, mais l’ombre du restaurant nous offre une pause bienvenue avant les zèbres, les gnous et les girafes d’Etosha.
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LES LOGEMENTS
Arrivée à Epupa Falls Lodge — immersion joyeuse au bord du Kunene
Ça y est, nous y sommes. Après les montagnes russes de la piste Ruacana–Epupa, le fleuve Kunene nous accueille avec ses premiers murmures. Avant même d’apercevoir les chutes, on sent que quelque chose change : l’air devient plus dense, plus vibrant, et la poussière rose retombe doucement sur les rochers comme pour nous souhaiter la bienvenue.
On gare le Raptor, on descend les sacs, et en quelques pas, nous franchissons la dernière palissade. Là, posé au bord du fleuve, l’Epupa Falls Lodge nous attend, comme une halte paisible au bout du monde. Le cadre est tout simplement magique : palmiers géants, rochers sculptés, rivière en contrebas, et ce chant sourd des chutes qui ne nous quittera plus.
Le lodge ne cherche pas à impressionner par le luxe, mais par l’essentiel : cinq chalets avec vue sur le fleuve, des bungalows accessibles, un vaste espace de camping, et surtout une atmosphère qui respire la nature. Nous avons pris deux bungalows pour quatre personnes — même si, surprise à l’arrivée, un seul aurait suffi : chaque unité dispose de deux chambres séparées, un détail que Booking avait omis. Mais qu’importe, le lieu compense largement les petits ratés logistiques.
L’accueil est discret, presque timide. Il faut chercher un visage disponible, pas de jus de bienvenue ni de sourire appuyé. Mais une fois les clés en main, le charme opère. Les chambres sont simples mais soignées : literie correcte, moustiquaires bien nouées, douche fonctionnelle, et une déco boisée qui joue la carte du rustique chic. Le lodge fonctionne en autonomie : panneaux solaires, gestion raisonnée de l’eau, et une équipe locale impliquée dans chaque geste du quotidien.

Le matin, la lumière rase sur le fleuve révèle les raies blanches de la turbulence. Le soir, les rochers renvoient des reflets cuivrés, et le chant des chutes devient une berceuse. Depuis la terrasse, on lit, on rêve, on écoute. Autour, quelques baobabs dressent leurs silhouettes sculpturales, et des sentiers courts mènent à des belvédères où l’on embrasse toute la puissance du Kunene.
Et puis, il y a la piscine, bien entretenue, à la température parfaite pour se délasser après la piste. On peut même s’offrir un massage en plein air, à deux pas de l’eau, pour 350 NAD l’heure — un luxe simple, mais délicieux.
À Epupa Falls Lodge, on s’attend à croiser des varans furtifs, des agames cabotins, et des voyageurs en quête de Wi-Fi dosé. Mais ce matin-là, ce sont deux bulbuls à oreillons rouges qui ont volé la vedette — perchés à quelques mètres de la piscine, l’œil vif et le plumage impeccable.
le Wi-Fi fonctionne vraiment… mais attention, ce n’est pas du streaming illimité : comptez 40 NAD pour 250 Mo. De quoi envoyer vos plus belles photos sans faire exploser la bande passante du bush.
Le restaurant propose une cuisine locale généreuse, incluse dans notre formule (13 235 NAD pour deux nuits, dîner et petit-déjeuner compris). On mange bien, on mange frais, et on mange avec vue.
Au moment de partir, on emporte plus qu’un reçu ou des photos. On repart avec une sensation de calme retrouvé, une admiration pour ceux qui vivent au rythme du fleuve, et le sentiment d’avoir participé, à notre mesure, à un tourisme respectueux et conscient.
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🏕️Camp Aussicht : le mirage d’un 5 étoiles dans les cailloux
Après avoir quitté Opuwo, le plein fait et les saucisses digérées, nous reprenons la piste vers le Camp Aussicht, niché quelque part entre les cailloux, les acacias et les illusions d’un hébergement “5 étoiles”. En chemin, quelques autruches traversent la piste avec nonchalance, balançant leur cou comme des vigiles de savane. Le paysage devient plus rude, plus minéral. La piste se dégrade, étroite, caillouteuse, parfois creusée comme une rivière fossile. On slalome entre les branches, les nids de poule et les promesses de GPS.
Le camp se mérite. À l’entrée, une décharge — publique ou privée — nous accueille, comme un clin d’œil ironique à l’idée d’éco-tourisme. Le prix est élevé (environ 50 € par personne et par nuit), mais le confort est spartiate : un seau d’eau pour deux, sanitaires extérieurs, pas de prise électrique dans les chambres, et un Wi-Fi qui existe sans exister. Le propriétaire, lui, est convaincu d’offrir mieux qu’un palace, et toute tentative de négociation pour annuler la seconde nuit se heurte à une muraille d’obstination.
Heureusement, la magie du Kaokoland opère malgré tout. Le paysage est splendide, la nuit étoilée à couper le souffle, et le silence ponctué de cris d’oiseaux et de bruissements nocturnes. Parmi les visiteurs du soir :
- Les calaos à bec rouge du Sud (Tockus rufirostris rufirostris)**, en nombre impressionnant. Ils volent en escadrille, se posent sur les branches, et ponctuent l’air de leurs cris nasillards. Leur bec rouge vif et leur vol saccadé leur donnent une allure de petits avions de chasse trop curieux.

- Les choucadors à oreillons bleus (Lamprotornis spp.)**, probablement des étourneaux à longue queue ou à oreillons bleus. Leur plumage irisé, bleu pétrole ou vert émeraude, capte la lumière du soir comme des éclats de métal vivant.
- Il s’est posé là, comme une virgule colorée dans le silence minéral du Kaokoland. Vert éclatant jusqu’au sommet du crâne, face rose tendre, queue bleue bien ourlée : un inséparable à face rose, Agapornis roseicollis, dans toute sa splendeur. Pas d’agitation, pas de cri — juste une présence tranquille, perchée sur une branche fine, comme s’il avait réservé ce perchoir pour une séance photo.
- Il arrive sur la rambarde comme un contrôleur de qualité gastronomique : bec droit, regard orange‑rubis, allure stricte — et zéro sens du paiement. Sous ses airs sérieux, le bulbul à oreillons rouges est un voleur de miettes professionnel qui porte un monocle tropical et parle peu, mais observe tout.
- Les rats des rochers, qui sortent à la tombée de la nuit pour fouiller les restes de cuisine. Discrets, rapides, mais bien présents.
- Le scinque de Damara arrive au soleil comme un petit bijou vivant — pas de cape, juste des écailles luisantes. Sur les rochers du Kaokoland, il pratique l’art subtile du farniente thermorégulateur : poser une patte, mesurer la température d’un caillou, changer de position si le caillou devient trop chaud, recommencer. C’est le maître zen des affleurements.
- Et surtout, les porcs-épics du Cap (Hystrix africaeaustralis)**, qui viennent déguster les légumes oubliés ou les épluchures. Leur démarche est lente, leur dos hérissé, et leur appétit étonnamment sélectif — la laitue semble les séduire plus que le pain sec.
Le Camp Aussicht n’est pas un havre de confort, mais il offre une immersion brute dans la nature namibienne. Entre les autruches sur la piste, les calaos à bec rouge du Sud bavards, les oiseaux métalliques scintillants et les les porcs-épics du Cap gourmets, la faune compense largement les frustrations logistiques. Et sous les étoiles, même un seau d’eau peut devenir poétique.
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Sesfontein Guesthouse — chaleur, confort et quelques plumes
Après l’épisode du Fort Sesfontein, où l’accueil semblait avoir été confié à des fantômes bien occupés, nous trouvons enfin refuge au Sesfontein Guesthouse. Et là, changement d’ambiance immédiat : sourires, regards, mots simples mais sincères. On existe à nouveau.
Les chambres sont climatisées, propres, avec lits confortables et serviettes pliées en éléphants — petit clin d’œil hôtelier qui amuse autant qu’il rassure. La petite piscine, certes un peu fatiguée, reste agréable pour se délasser, surtout quand le soleil cogne. Autour, quelques poules, un chien tranquille, un chat qui fait sa vie : tout ce petit monde cohabite avec naturel, comme si le lodge était aussi leur maison.
Le personnel est chaleureux, présent sans être envahissant, et toujours prêt à aider. La formule DBB à 5000 NAD pour deux reste un peu salée, mais le confort a son prix, et ici, on le paie avec le sentiment d’être bienvenus. Seul bémol : les lunchs à 150 NAD par personne pour un club sandwich ou un wrap — un tarif qui semble avoir été fixé par un chef parisien en mission désertique. Mais bon, on ne vient pas ici pour faire des économies, on vient pour respirer, dormir, et se sentir un peu chez soi.
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LES LIENS VERS LES PHOTOS
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Fin de piste, début de regard — le babouin philosophe du Kunene
J 1222 Sur la piste du Kunene — entre poussière, mémoire et murmures de roche – NAMIBIE
J 1222 Epupa Falls Lodge — le luxe discret au bord du rugissement
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Le lézard qui voulait voler la vedette aux chutes
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Le varan du Nil d’Epupa — discret résident à écailles
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Les bulbuls d’Epupa — inspecteurs de piscine à œil rouge
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FR Epupa Falls — écume, écailles et éclats de rire
J 1222 Premier dîner à Epupa Falls Lodge : un festin face aux chutes
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Rivière Kunene au petit matin — entre palmes, crocos et plumages
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De la terrasse d’Epupa à la poussière d’Opuwo — chronique d’une piste babouine
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Escale à Opuwo — entre plein de carburant et saucisse russe
J 1224 🏜️ Camp Aussicht : le mirage d’un 5 étoiles dans les cailloux
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Le porc-épic du Kaokoland — chronique d’un gourmet piquant
J 1224 Le choucador, l’oiseau métallique qui se prend pas au sérieux
J 1224 Observation : Calao à bec rouge (Tockus rufirostris) — Camp Aussicht
J 1224 Le bulbul à oreillons rouges — le petit officier du camp
J 1224 Le rat des rochers — concierge discret du Camp Aussicht
LES LIENS
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