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Nata Bird Sanctuary – La magie des pans salés Botswana

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🐎 Sur la route de Nata : les Pans, royaume des chevaux libres

Entre Kasane, en pasant par Gweta et Nata,  la route traverse l’un des paysages les plus étonnants du Botswana : les Pans, ces immenses plaines salées où le ciel semble toucher la terre. Ici, l’horizon s’ouvre comme nulle part ailleurs, et la route devient un fil tendu entre lumière, poussière et mirages.

Et puis, soudain, au détour d’un virage, la magie opère : des chevaux. Libres, superbes, parfaitement intégrés à ce décor minéral et sauvage.

Ils apparaissent comme des silhouettes peintes sur la savane : un bai qui s’abreuve près d’un point d’eau, un pie qui avance d’un pas tranquille le long de la route, un groupe de trois chevaux qui traverse les herbes blondes, un gris qui broute dans la lum

ière du matin. Leur présence a quelque chose d’irréel, presque cinématographique.

Ces chevaux ne sont pas des animaux sauvages au sens strict : ce sont des chevaux semi‑libres, descendants de montures autrefois utilisées par les communautés locales et les fermes environnantes. Avec le temps, certains groupes se sont adaptés à la vie dans les Pans, trouvant eau et nourriture dans ces paysages pourtant rudes. Ils vivent aujourd’hui dans une forme de liberté paisible, habitués aux voitures, indifférents aux voyageurs, mais toujours majestueux.

Sur la route de Nata, chaque rencontre devient un moment suspendu : un cheval qui lève la tête dans la lumière dorée, un autre qui avance lentement sur le bas‑côté, un trio qui traverse la piste comme s’il en était le maître.

Ces scènes racontent une autre facette du Botswana : celle d’un pays où la nature déborde parfois des parcs, où les animaux vivent au rythme du vent et de la poussière, où même un simple trajet routier peut devenir une parenthèse de beauté pure.

Sur la route de Nata, les Pans offrent bien plus qu’un paysage : ils offrent des rencontres. Des chevaux superbes, libres, silencieux, qui semblent veiller sur cette immensité blanche.

FAUNE ET FLORE

Héron cendré (Ardea cinerea)

Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus)

VIDEOS  

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Les Logements et Restaurants de Nata

Toutes les informations, par région sur la gastronomie au Botswana en suivant ce lien : La Cuisine au Botswana

Nata – Une halte improvisée au Maya Lodge

Arriver à Nata avec une journée d’avance, c’est entrer dans cette petite ville-carrefour un peu avant l’heure, au rythme des camions, de la poussière et de la lumière blanche qui enveloppe les Pans. Nous avions prévu de nous installer directement au Nata 5 Riverside, mais notre villa n’était pas encore disponible. Alors, pour patienter, nous posons nos sacs au Maya Lodge, une adresse simple, en bord de route, où l’on sent immédiatement que l’activité ne s’arrête jamais vraiment.

Le lodge est en plein travaux, et les convois de poids lourds qui traversent Nata du matin au soir rappellent que cette ville est un nœud logistique essentiel entre Maun, Kasane et Francistown. Le week‑end, la musique des bars voisins se mêle au grondement des moteurs, créant une ambiance vivante, parfois bruyante, mais typique de ces étapes africaines où la route dicte le tempo.

Pourtant, derrière cette agitation, les petits chalets du Maya Lodge offrent un confort appréciable : eau chaude, climatisation, wifi, lits propres. Un refuge simple mais suffisant pour souffler après les kilomètres, se doucher, se poser, attendre la suite du voyage.

Le restaurant du lodge étant exceptionnellement fermé ce soir‑là, nous faisons ce que font tant de voyageurs de passage : nous nous faisons livrer. Hamburgers au poulet pour Bastien, Margot et Nadège, un classique moderne que l’on retrouve désormais dans toute la région, reflet de cette cuisine botswanaise en mouvement, entre influences locales et internationales. Pour ma part, je choisis une valeur sûre, un plat profondément ancré dans l’identité culinaire du pays : un beef seswaa, tendre, simple, servi avec son accompagnement. Un repas sans prétention, mais qui raconte déjà quelque chose du Botswana : une cuisine de vérité, de viande, de chaleur, de quotidien.

Cette soirée à Nata n’était pas prévue. Elle n’avait rien d’extraordinaire. Et pourtant, elle fait partie de ces moments qui construisent un voyage : une halte improvisée, un lodge en bord de route, un repas livré, et cette sensation d’être exactement là où il faut, entre deux étapes, dans l’attente tranquille de la suite.

Tarif 1100 BWP pour les 2 chalets pour une nuit
Repas 375 BWP pour 3 Hamburgers, beef seswaa et un coca

Nata 5 Riverside – Une villa spacieuse au cœur de la nature

Quelle excellente trouvaille. À 1000 BWP la nuit pour l’ensemble de la villa, difficile d’imaginer meilleure négociation pour un tel niveau de confort, d’espace et de tranquillité. Dès l’arrivée, tout confirme cette impression : un hébergement moderne, lumineux, impeccablement entretenu, posé au bord de la rivière comme une parenthèse de calme après les kilomètres de route.

La villa s’ouvre sur une grande pièce à vivre, carrelée, baignée de lumière, où un vaste canapé d’angle gris invite immédiatement à s’installer. La table basse en bois brut ajoute une touche chaleureuse, presque rustique, tandis que les longs rideaux beiges habillent les fenêtres avec élégance. L’ensemble respire la simplicité et le confort, exactement ce que l’on espère trouver dans une halte au cœur du Botswana.

La cuisine ouverte, moderne et fonctionnelle, est séparée du salon par un comptoir de bar soutenu par des piliers en briques décoratives. Quelques tabourets hauts gris complètent l’espace, parfait pour un petit déjeuner rapide ou un dîner improvisé. Sur la table ronde blanche, le livret d’accueil affiche fièrement : Welcome to Nata Riverside — une petite attention qui donne le ton.

La villa comprend deux chambres. La chambre à lits jumeaux, lumineuse, propose deux lits simples impeccablement préparés, avec des serviettes pliées en forme de cygne — un détail charmant, presque cérémonial. Sous la fenêtre, un bureau en bois accueille des paniers en osier tressé, ajoutant une touche artisanale à l’ensemble. La chambre principale, spacieuse et climatisée, offre un grand lit double orné d’un jeté bleu marine. Les tables de chevet en bois supportent des lampes aux motifs floraux bleus, créant une atmosphère douce et apaisante.

S’installer en bord de rivière à Nata, c’est entrer dans un monde où la vie sauvage est littéralement à portée de regard. Depuis la terrasse, les rives s’animent au fil des heures, révélant une avifaune d’une richesse inattendue.

Le Héron cendré (Ardea cinerea) apparaît d’abord en plein vol, ailes largement déployées, glissant au ras de l’eau avec une élégance presque irréelle. Une seconde photo le montre en profil parfait, cou replié, bec jaune pointé vers l’avant, sur un fond végétal délicatement flouté. Plus tard, on le retrouve dressé sur la berge, immobile, silhouette grise surveillant son royaume.

Puis vient l’Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), sombre et discret, mais d’une beauté saisissante dès que la lumière accroche son plumage. Son reflet dans l’eau forme une image presque symétrique, tandis que son long bec incurvé fouille la vase avec précision. Sous le soleil, ses plumes révèlent des nuances irisées — bronze, cuivre, vert profond — comme un secret que seule la lumière peut dévoiler.

Ces scènes, capturées depuis la villa ou à quelques pas seulement, rappellent que Nata n’est pas qu’une étape : c’est une immersion dans une nature vibrante, généreuse, inattendue.

Nando’s : le temple du poulet au Botswana

Nando’s n’est pas qu’une chaîne : c’est une institution en Afrique australe. On y vient pour le poulet grillé, mariné longuement, cuit à la flamme, servi avec des sauces qui vont du doux citron‑herbes au redoutable Extra Hot. C’est simple, efficace, généreux, et surtout : c’est délicieux.

Nos mécaniciens, affamés, optent pour des quarter chicken grillés, accompagnés de salad bowls colorés. Nadège et les enfants choisissent des chicken burgers, nappés de sauce barbecue ou paprika, servis avec des frites dorées et croustillantes. Les assiettes arrivent fumantes, parfumées, pleines de couleurs. Le poulet est juteux, la peau croustillante, les sauces parfaitement équilibrées. C’est le genre de repas qui remet le moral d’aplomb après une matinée passée à courir les ateliers.

Dans l’ambiance animée du restaurant, entre les familles locales, les chauffeurs de passage et les étudiants en uniforme, on savoure ce moment suspendu. Un repas simple, mais qui raconte beaucoup : la modernité culinaire du Botswana, son amour du poulet, et cette capacité à transformer un déjeuner rapide en instant de réconfort.

🛒 S’approvisionner à Nata : viande, légumes, épicerie, carburant et retraits — la ville-carrefour qui ne manque de rien

Nata n’est pas une grande ville, mais c’est un véritable nœud stratégique entre Kasane, Maun et Francistown. Une étape essentielle pour tous ceux qui traversent le nord du Botswana, qu’ils soient voyageurs, familles locales, chauffeurs de poids lourds ou overlanders en quête de ravitaillement. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on y trouve absolument tout ce qu’il faut pour repartir sereinement.

Le Botswana est un pays d’élevage, et Nata ne fait pas exception. Les boucheries locales proposent du bœuf, du poulet, du mouton et parfois du chèvre, souvent à des prix très accessibles — un T‑bone à 100 Pula le kilo, difficile de faire mieux. La qualité, en revanche, varie : les steaks sont souvent tranchés fins, avec beaucoup d’os, et la tendreté n’a rien à voir avec la viande namibienne. Mais pour un braai ou un repas simple, cela fait parfaitement l’affaire. On trouve aussi des poulets entiers ou découpés, souvent surgelés, des ribs, des morceaux pour ragoûts, et même du seswaa déjà préparé, notamment chez Choppies. Les frigos sont bien remplis, et la rotation est rapide grâce au passage constant des voyageurs et des camions.

Nata n’est pas une ville agricole, mais les supermarchés reçoivent des livraisons régulières depuis Francistown et Maun. Les rayons frais proposent généralement des tomates, des oignons, des carottes, des pommes de terre, des choux, des courgettes, des poivrons, parfois des avocats, des bananes ou des oranges, et un rayon salade tout à fait correct. Les arrivages varient, mais pour un road trip, on trouve largement de quoi cuisiner sans frustration.

Les supermarchés — en particulier Choppies — offrent tout ce dont on a besoin pour refaire le plein : riz, pâtes, farine, sucre, sauces, épices, condiments, pain frais (dont les fameuses focaccias locales), snacks, biscuits, boissons, eau en bouteilles de toutes tailles, produits d’hygiène et de nettoyage. Les voyageurs en 4×4 y trouvent aussi du charbon, du bois, des allume‑feu, des glacières, des sacs isothermes et quelques ustensiles de cuisine basiques. En bref, même si Nata semble modeste, on peut y reconstituer un stock complet sans difficulté.

Côté carburant, la ville joue un rôle crucial. Plusieurs stations‑service, parfois ouvertes tard, permettent de refaire le plein en diesel ou en essence, avec parfois du 95 et presque toujours une petite boutique attenante. C’est un point de ravitaillement essentiel avant de s’engager vers Maun ou Kasane, chacune à environ 300 kilomètres, ou vers Gweta et les Makgadikgadi, à une centaine de kilomètres. Les stations sont fiables, mais en haute saison, mieux vaut éviter de descendre sous la moitié du réservoir.

Pour les retraits, Nata dispose de plusieurs distributeurs — FNB, Standard Bank, parfois Absa — qui acceptent Visa, Mastercard et les cartes internationales classiques. Les retraits sont fiables, même si les montants sont limités à 3000 BWP. C’est l’endroit idéal pour refaire un peu de cash avant de s’enfoncer dans des zones plus isolées où les ATMs se font rares.

Nata n’a rien d’une grande métropole, mais elle offre tout ce qu’il faut pour repartir sereinement : une viande locale abondante, des légumes et produits frais en quantité suffisante, une épicerie complète, du carburant fiable, des distributeurs de billets, et même quelques lodges très confortables comme le Nata 5 Riverside. Une étape pratique, vivante, parfois bruyante… mais indispensable pour tous ceux qui traversent le nord du Botswana.

LES LIENS VERS LES PHOTOS  

J 1419🐎 Sur la route de Nata : chevaux libres des Pans

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