Immersion au Mokolodi Nature Reserve — Botswana
Mokolodi : Les contrastes d’un sanctuaire aux portes de Gaborone
À une vingtaine de kilomètres au sud de Gaborone, la route serpente entre les collines de granit avant d’atteindre la réserve de Mokolodi. Nous quittons la ville encore assoupie pour pénétrer dans un paysage de brousse où la lumière du matin caresse les herbes dorées et les silhouettes fines des acacias. L’air est frais, le ciel d’un bleu pur, typique de l’hiver austral.
À notre arrivée, l’atmosphère est sereine. Les installations d’accueil, avec leurs allées ombragées et leurs espaces de détente, invitent à une pause contemplative avant l’aventure . En nous dirigeant vers le point de départ, nous prenons le temps d’étudier le panneau d’information complet de la réserve, qui cartographie les différents habitats et la répartition de la faune, nous rappelant que nous sommes sur le territoire d’une fondation dédiée à la conservation
En attendant le départ de notre véhicule de vision à 16h00, nos yeux sont attirés par une grande volière. Nous y observons un magnifique aigle martial (Polemaetus bellicosus), un rapace impressionnant dont la présence en captivité soulève, chez le naturaliste, autant d’admiration que d’interrogation sur les programmes de réhabilitation et d’éducation de la fondation .

Créée en 1994, la réserve de Mokolodi s’inscrit dans une tradition de conservation portée par des figures emblématiques de l’engagement environnemental en Afrique australe, visant à reconnecter les populations locales à leur patrimoine naturel. Ce sanctuaire de près de 3 000 hectares, autrefois dégradé par le surpâturage, a été réhabilité pour restaurer la savane originelle. Aujourd’hui, Mokolodi dépasse sa fonction de simple réserve pour devenir un pôle éducatif majeur, sensibilisant des milliers d’écoliers botswanais à la fragilité de leur écosystème.
Le relief ici est une invitation au voyage dans le temps géologique. Nous évoluons sur le socle du craton du Kaapvaal, l’une des structures crustales les plus anciennes et stables de la planète, dont les roches granitiques affleurantes témoignent d’une histoire de plus de deux à trois milliards d’années. Ce sol sablonneux, teinté de cette ocre caractéristique, trahit la proximité du bassin du Kalahari. Durant la saison des pluies, de petits cours d’eau temporaires sillonnent la réserve, remplissant les mares indispensables à la faune.
La végétation du bushveld, remarquablement adaptée, offre une leçon de botanique. Les acacias (récemment reclassés sous le genre Vachellia) côtoient les arbres à fièvre (Vachellia xanthophloea). Contrairement à la croyance populaire des premiers colons qui leur attribuaient à tort la cause des fièvres, ces arbres prospèrent simplement dans les zones humides où les moustiques, vecteurs du paludisme, trouvent refuge. Leur écorce verdâtre, capable de photosynthèse, leur permet de croître rapidement. En ce mois de juin, les mopanes (Colophospermum mopane) dominent le paysage, leurs feuilles en forme d’ailes de papillon virent au fauve. Sur les crêtes, des euphorbes et des aloès s’accrochent au granit, apportant une touche presque tropicale au décor aride
🐾 L’expérience de terrain : Entre attentes et réalités
Soyons francs : la réserve de Mokolodi offre une expérience de vision bien différente de celle de la petite réserve de faune de Gaborone. Ici, la densité de la végétation et le relief accidenté rendent l’observation plus difficile. Les animaux disposent d’un vaste territoire et se font plus rares, plus discrets.
Côté budget, l’expérience s’avère également onéreuse. Comptez 1 190 BWP pour quatre personnes. S’il est techniquement possible de conduire son propre véhicule, le tarif de 3 600 BWP est dissuasif. Avec le recul, l’option avec le véhicule de la réserve est sans doute la plus sage : l’état des pistes, très pierreuses, et les branches d’acacias acérées qui frottent sans ménagement les flancs des pick-ups malmèneraient cruellement un véhicule personnel.
Bien que cette sortie ne reste pas comme notre meilleure expérience de safari au Botswana, nous avons pris un réel plaisir à croiser la route de plusieurs espèces emblématiques !
C’est donc avec une certaine excitation que nous montons enfin dans le véhicule de safari ouvert, prêt à sillonner les pistes de la réserve
S’enfoncer dans la réserve de Mokolodi est une expérience physique à part entière. La piste, particulièrement pierreuse, malmène le véhicule qui progresse cahin-caha dans ce relief accidenté. Les branches d’acacias, véritables sentinelles épineuses de la brousse, viennent régulièrement nous « gifler » au passage, nous rappelant avec une certaine rudesse que nous ne sommes ici que des invités dans leur domaine.
C’est au milieu de ce terrain exigeant que la magie de la brousse opère. Soudain, le mouvement se fige et notre regard est attiré par une robe fauve qui se détache du sous-bois : nos premiers impalas (Aepyceros melampus). Dans ce théâtre de ronces et de poussière, leur vigilance est immédiate. Leurs oreilles mobiles captent le moindre craquement, et leurs postures, figées dans une tension élégante, témoignent de la pression constante des prédateurs qui rôdent dans cet environnement. Observer leur comportement, à la fois farouche et gracieux, offre un instant de quiétude qui nous fait vite oublier les secousses du trajet.
Le bushveld nous réserve parfois des rencontres qui semblent sortir d’une autre époque. Alors que nous poursuivions notre avancée, une silhouette imposante s’est détachée de la ligne d’acacias. Un magnifique mâle autruche d’Afrique Australe, avec son plumage noir profond contrastant avec ses rémiges blanches, déambulait avec cette allure à la fois nonchalante et hautaine qui le caractérise. C’est un spectacle fascinant de voir ce géant, véritable vestige vivant de l’ère des dinosaures, fouiller méthodiquement le sol à la recherche de nourriture avant de redresser son long cou, attentif au moindre mouvement alentour. Son regard perçant semble nous rappeler que dans ce royaume, il n’est pas un animal que l’on approche sans susciter une vigilance immédiate. Entre sa démarche chaloupée et ses soudaines pauses pour inspecter l’horizon, il incarne parfaitement l’esprit de la savane : une force tranquille doublée d’une prudence ancestrale
En revanche, la déception l’a emporté concernant les grands animaux phares de la réserve. Les léopards semblent avoir déserté les lieux, et quant aux rhinocéros blancs et noirs, fiertés historiques du programme de reproduction de Mokolodi, aucune trace, empreinte ou silhouette au loin n’est venue confirmer leur présence aujourd’hui. L’aventure à Mokolodi reste avant tout un soutien à une fondation de conservation, mais le naturaliste doit s’armer de patience.
Au détour d’un sentier du Mokolodi, le temps s’arrête brusquement. Nous tombons nez à nez avec un groupe de girafes du Sud (Giraffa giraffa giraffa), les sentinelles incontestées de la savane. Ces géants paisibles, avec leurs robes aux taches festonnées si caractéristiques de la sous-espèce australe, semblent avoir tout le temps du monde.
C’est un spectacle fascinant : les adultes broutent les hautes branches d’acacia avec une sérénité déconcertante. On devine la précision chirurgicale de leur langue préhensile, sombre et musclée, qui contourne les épines acérées avec une dextérité digne d’un chef étoilé ! C’est à se demander si elles ne font pas ça pour le sport, tant leur assurance est totale.
Pendant qu’elles se restaurent, elles ne perdent jamais le nord. Leurs cous interminables agissent comme de véritables périscopes, balayant l’horizon à 360 degrés pour détecter le moindre changement dans le paysage. Les interactions au sein du groupe témoignent d’une belle cohésion, une forme de solidarité silencieuse propre aux grands herbivores. Et puis, il y a ce juvénile, encore un peu maladroit sur ses longues jambes grêles, qui apporte une touche de tendresse irrésistible à ce moment privilégié. Au Mokolodi, chaque rencontre avec ces icônes de la vie sauvage nous rappelle à quel point la nature a de l’humour… et une élégance sans pareille.
La rencontre avec le Zèbre des plaines (Equus quagga) est un moment de grâce pure. Au détour des pistes, nous croisons ces équidés emblématiques qui marquent une pause dans leur broutage, observant notre passage avec cette vigilance tranquille qui les caractérise.
Leur présence dans la réserve transforme le paysage. Là où le bush peut sembler statique, le zèbre apporte le mouvement et le rythme. C’est un spectacle fascinant de les voir évoluer en petits groupes, leur pelage rayé contrastant intensément avec les tons ocre et verts de la savane.

La lumière rasante de fin de journée transforme chaque paysage de Mokolodi en une œuvre vivante. Confortablement installés dans notre véhicule, nous profitons de ces derniers instants de safari dans une atmosphère chaleureuse.
De temps à autre un phacochère de Sundevall sort du bush, queue levée pour indiquer à sa progéniture la direction à suivre…
Au détour d’un acacia, notre attention est captée par un Touraco concolore (Crinifer concolor / Grey Go-away-bird), dont la crête caractéristique se détache nettement sur le ciel bleu.
Nous marquons une halte au bord du plan d’eau, où le reflet des arbres et la quiétude du lieu invitent à la contemplation. Une paire d’oies d’Égypte glisse tranquillement à la surface, ajoutant une touche de vie à ce tableau paisible.
Pour clore cette immersion, le soleil commence à décliner, offrant un spectacle flamboyant sur les berges et une fin de journée mémorable dans le bush.
#Botswana #MokolodiGameReserve #RhinoTracking #Conservation #SafariBotswana #GaboroneNature #EcoTourisme
FAUNE ET FLORE
aigle martial (Polemaetus bellicosus)
girafes du Sud (Giraffa giraffa giraffa)
Zèbre des plaines (Equus quagga)
Touraco concolore (Crinifer concolor / Grey Go-away-bird)
VIDEOS
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Toutes les informations, par région sur la gastronomie au Botswana en suivant ce lien : La Cuisine au Botswana
Gaborone – Premier Déjeuner chez Ocean Basket après la Route depuis Serowe
Nous arrivons à Gaborone en fin de matinée, encore portés par les kilomètres avalés depuis Serowe. La ville s’étire sous un soleil clair, mélange de modernité tranquille et de chaleur africaine. À peine le temps de souffler que nos estomacs nous rappellent que le petit déjeuner est loin. On se dirige vers Ocean Basket, un classique en Afrique australe, parfait pour un déjeuner rapide mais généreux.
À table, Margot repère immédiatement ce qui va la rendre heureuse : un grand plateau de sushis, coloré, précis, presque délicat. Les makis serrés, les nigiris brillants, le gingembre rose… tout lui parle. Elle attaque avec ses baguettes comme si elle retrouvait un rituel familier, et son sourire suffit à dire que le pari est réussi.
Bastien, lui, ne résiste pas aux Saucy Prawns, servis dans une méditerranean sauce parfumée, légèrement tomatée, relevée juste ce qu’il faut. L’assiette arrive fumante, nappée d’un jus qui accroche la cuillère et promet une vraie explosion de saveurs. Il se concentre, il savoure, il ferme les yeux : la mer vient de s’inviter dans son déjeuner.
Pour Nadège et moi, ce sera un Seafood Platter pour deux, une assiette débordante de moules, de prawns, de hake fish croustillant et de calamars tendres. On partage, on pioche, on échange les morceaux comme autour d’un braai improvisé. Le Botswana n’a pas d’océan, mais ce midi, il en a le goût, la générosité, la chaleur.
Les boissons rafraîchissent l’ensemble, parfaites après la route. Et quand l’addition tombe, on se regarde avec un sourire complice : 760 BWP au total, boissons comprises. Pour un déjeuner complet, varié, gourmand, c’est presque déroutant.
En sortant, Gaborone nous accueille avec son rythme calme. La lumière de midi glisse sur les façades, la ville respire doucement. On remonte dans la voiture, repus, heureux, prêts à découvrir la capitale avec cette sensation agréable d’avoir déjà trouvé un petit trésor culinaire dès notre arrivée.
Ocean Basket nous offre un premier goût de Gaborone : simple, généreux, inattendu. Et la journée ne fait que commencer.
Pause gourmande au Courtyard – Saveurs locales sous la fraîcheur du jardin
Après notre visite des centres artisanaux de Gaborone, nous quittons les étals colorés et les sculptures de bois pour nous installer juste à côté, au Courtyard, un restaurant niché dans un écrin de verdure. L’endroit ressemble à un petit refuge urbain : tables disséminées sous les arbres, pergola couverte de feuillage, lumière tamisée par les plantes grimpantes. Une atmosphère douce, presque suspendue, où l’on entend davantage le bruissement des feuilles que le bruit de la ville.
La carte mêle cuisine internationale et spécialités botswanaises, et chacun y trouve son bonheur… ou presque. Margot choisit un grilled T‑Bone, une pièce généreuse qui aurait pu être parfaite si elle n’avait pas été servie froide et moins cuite que demandé. Un détail qui contraste avec la tranquillité du lieu, mais qui n’enlève rien à l’ambiance apaisante du jardin.
Bastien, lui, se régale avec un Pepper Stack de 300 g, une viande tendre et juteuse nappée d’une sauce au poivre riche et parfumée. L’assiette est complétée par un butternut fondant et une purée maison, un duo simple mais parfaitement exécuté.
Nadège opte pour la même pièce de viande, mais accompagnée du Morogo wa Setswana, l’un des plats les plus emblématiques du pays. Le morogo est un mélange de feuilles vertes locales — souvent du wild spinach ou des feuilles de courge — mijotées longuement avec oignons, tomates et parfois une touche d’arachide. Le résultat est un goût profond, légèrement amer, terrien, qui rappelle les cuisines rurales et les repas communautaires préparés au feu de bois. Un plat humble, nourrissant, chargé de mémoire.
Je choisis moi aussi le morogo, mais accompagné d’un Nama ya Kgomo, un bœuf mijoté à la manière traditionnelle. La viande est cuite lentement jusqu’à devenir tendre, presque confite, imprégnée de jus et d’épices douces. C’est une cuisine de patience, de lenteur, de transmission, où chaque bouchée raconte un savoir-faire ancien.
Le Courtyard offre ainsi une parenthèse culinaire où se mêlent modernité et traditions, dans un décor végétal qui apaise et enveloppe. Une halte parfaite pour goûter aux saveurs du Botswana tout en profitant de la douceur d’un jardin au cœur de la capitale.
TARIF 900 BWP pour 4 avec les boissons
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Louna Rossa – Un déjeuner en demi‑teinte au Sarona City Mall
Situé au cœur du Sarona City Mall, l’un des espaces commerciaux les plus agréables de Gaborone, le Louna Rossa attire immédiatement par sa terrasse lumineuse. C’est le genre d’endroit où l’on s’installe volontiers pour profiter du soleil de midi, entouré d’architecture moderne et du va-et-vient tranquille des familles et des travailleurs en pause. L’ambiance promettait un moment convivial, mais notre déjeuner à quatre s’est révélé plus contrasté que prévu.

La carte, très visuelle, donne envie dès les premières pages. On y retrouve les classiques internationaux, les burgers, les viandes grillées, quelques spécialités locales et même une section italienne. Sur le papier, tout semble pensé pour satisfaire un large public. Pourtant, au moment de commander, une série de déceptions s’est enchaînée : plusieurs plats phares étaient indisponibles. Les viandes les plus attendues, comme le T‑Bone, le Tomahawk ou le Pork Chop, avaient disparu de la liste des possibles, tout comme les lasagnes de bœuf. Une situation frustrante, surtout dans un établissement situé dans un centre commercial aussi fréquenté.

Heureusement, les plats encore disponibles étaient plutôt bien exécutés. Margot a trouvé son bonheur dans une assiette de pâtes au fromage, généreusement gratinées et relevées par quelques tomates cerises. Bastien s’est tourné vers le Hake, servi finalement avec une purée maison onctueuse, un quartier de citron et une petite sauce, une présentation simple mais soignée.
Nadège a opté pour un Chicken Cordon Bleu croustillant, garni de fromage fondant et accompagné de frites bien dorées.

Quant à moi, j’ai sauvé ma pause carnée avec un Rump steak joliment marqué au grill, servi sur un lit de légumes verts avec une sauce poivre‑champignons. Rien d’exceptionnel, mais des assiettes honnêtes et visuellement plaisantes.
Le véritable point noir du repas a été le service. Obtenir les boissons a demandé une patience inattendue, et l’attente pour les plats a été encore plus longue. Sous la chaleur de Gaborone, ces délais ont pesé sur l’ambiance générale. L’équipe en salle semblait débordée, manquant de coordination, ce qui a donné au déjeuner un rythme haché, loin de la fluidité espérée.

Pour quatre personnes, plats et boissons compris, l’addition s’est élevée à 750 BWP, un tarif raisonnable pour ce type d’établissement. Le Louna Rossa bénéficie d’un emplacement idéal et d’une terrasse vraiment agréable, mais la gestion des stocks et la lenteur du service viennent clairement ternir l’expérience. C’est un endroit à tester si vous avez du temps devant vous et si vous êtes prêts à adapter vos envies en fonction des disponibilités du jour.
Pour découvrir d’autres expériences culinaires de la région, vous pouvez consulter notre page dédiée à Saveurs du Botswana, qui explore la richesse gastronomique locale et complète parfaitement une visite de Gaborone.
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🍽️ Pause gourmande à Gaborone – Déjeuner au Spur Steak Ranch
Après une matinée bien remplie sur les routes et les pistes du Botswana, le retour en ville avait un parfum de récompense. Pour la pause déjeuner, cap sur le Spur Steak Ranch, une enseigne que l’on croise souvent en Afrique australe… mais qui, ce jour‑là, s’est révélée être une excellente surprise. L’accueil est chaleureux, le service étonnamment rapide, et surtout, la viande arrive exactement comme demandée, que ce soit servie sur une assiette classique ou sur une plaque en fonte encore crépitante. Une efficacité rare et bienvenue.
La carte, généreuse et variée, déroule un festival de grillades, de burgers, de viandes haut de gamme et de plats terre‑mer. On y retrouve les grands classiques de la maison, les spécialités maison à partager, les options plus audacieuses, et toute une gamme de boissons fraîches. Une vraie halte pour carnivores assumés… mais pas seulement.
À table, chacun a trouvé son bonheur. Bastien a opté pour un Hawaiian Chicken Schnitzel, un plat aussi gourmand que réconfortant : deux belles escalopes de poulet panées, dorées à souhait, recouvertes de fromage fondant, de bacon croustillant et de tranches d’ananas grillées. Une assiette généreuse, sucrée‑salée, qui a fait l’unanimité autour de lui.
Nadège et Margot ont choisi le Rump avocat‑roquefort, un pavé de rumsteck parfaitement grillé, juteux, tendre, recouvert de lamelles d’avocat frais et accompagné d’une sauce au roquefort qui apporte une touche puissante et élégante. Une combinaison audacieuse, mais terriblement efficace.
Quant à moi, j’ai succombé au Cheesy Garlic Prawn Rump, servi sur un sizzler brûlant. Le rumsteck arrive encore en train de chanter sur la fonte, nappé d’une sauce crémeuse à l’ail et au fromage, parsemée de crevettes. Un plat généreux, parfumé, qui mêle terre et mer dans un équilibre parfaitement maîtrisé.
Toutes les assiettes sont accompagnées de frites croustillantes servies dans de petits paniers métalliques, ainsi que des onion rings dorés, signature incontournable de la maison. Une simplicité assumée, mais exécutée avec soin.
Le Spur s’est imposé comme une halte gourmande efficace, conviviale et sans fausse note. Une adresse idéale pour recharger les batteries au cœur du voyage, savourer une viande de qualité et profiter d’un service rapide sans sacrifier le plaisir de l’assiette.
Tarif 920 BWP pour 4 avec boissons
🛍️ Gaborone – Là où les malls rythment nos journées
Nous ne nous attendions pas à ça. En arrivant à Gaborone, nous pensions trouver une capitale tranquille, étendue, presque discrète. Et pourtant, la ville nous enveloppe immédiatement dans une énergie étonnamment moderne, portée par une profusion de centres commerciaux qui jalonnent chaque quartier comme des phares urbains. Ici, les malls ne sont pas de simples lieux où l’on passe : ce sont des espaces où l’on vit, où l’on se retrouve, où l’on respire un peu de fraîcheur avant de reprendre la route.
Nous avançons de mall en mall comme on traverse des places publiques. Airport Junction, Sarona City, les grandes artères du CBD… chacun a son ambiance, ses cafés, ses parfums, ses lumières. On comprend vite que cette abondance n’est pas un hasard : la classe moyenne botswanaise grandit, les influences sud‑africaines sont partout, et la voiture règne en maître dans une ville pensée pour s’étendre. Les malls deviennent alors des points d’ancrage, des repères, des lieux où tout se concentre : courses, services, rendez‑vous, pauses gourmandes.
Dans les supermarchés, nous retrouvons ce même dynamisme. Faire les courses pour quatre — entre 160 et 260 pula selon nos envies — devient presque un petit voyage en soi. Chez Spar, les rayons boucherie nous attirent irrésistiblement, avec leurs pièces impeccables et leurs promotions sur les boissons. Checkers nous surprend par la variété de ses surgelés et ses produits venus d’Afrique du Sud. Pick n Pay nous séduit par ses légumes frais et sa viande porcine d’une qualité remarquable, même si le bœuf se fait parfois plus discret. Et puis il y a Choppies, Shoprite, Sefalana, ces enseignes plus populaires où l’on trouve l’essentiel, les produits de base, les ingrédients du quotidien botswanais. À chaque passage, nous avons l’impression de mieux comprendre la ville.
Et lorsque nous voulons retrouver le goût du pays, celui qui vient directement de la terre, nous quittons les allées carrelées pour rejoindre les marchés de Broadhurst, Gaborone West ou Bontleng. Là, le morogo s’empile en bouquets verts, les légumes de saison brillent sous le soleil, les vendeurs discutent, rient, négocient. C’est un autre visage de Gaborone, plus brut, plus vivant, plus ancré.
Même le plein d’essence devient une petite scène du quotidien. Les stations Engen, Shell, Puma ou TotalEnergies jalonnent la ville comme des haltes familières. Un pompiste s’approche, remplit le réservoir, essuie parfois le pare‑brise, échange quelques mots. Nous laissons un petit pourboire, un sourire, et la route continue. Autour, les shops ouverts tard le soir, parfois toute la nuit, prolongent cette impression d’efficacité tranquille.
Et puis il y a les banques, omniprésentes, modernes, rassurantes. Stanbic, FNBB, Absa, Standard Chartered, Nedbank… les enseignes se succèdent, les distributeurs automatiques sont partout, et le paiement par carte devient un réflexe. Tout est fluide, simple, pensé pour que la vie circule sans accroc.
Gaborone nous surprend chaque jour un peu plus. Derrière ses façades vitrées, ses parkings immenses et ses enseignes lumineuses, la ville révèle une organisation discrète mais solide, une modernité assumée, une manière bien à elle de faire cohabiter tradition et consommation. Nous nous y glissons naturellement, comme si ces malls, ces marchés, ces stations‑service faisaient déjà partie de notre voyage depuis longtemps.
LES LOGEMENTS
LES LIENS VERS LES PHOTOS
J 1425 – Gaborone Game Reserve : quand la ville s’efface et que la savane surgit
J 1426 – Masjid Jamaa, la mosquée qui veille sur Gaborone
J 1426 – Les voix du sacré à Gaborone
J 1426 – Le Musée national et la Galerie d’art, cœur culturel de Gaborone
J 1426 – Le Monument des Trois Chefs, mémoire vivante du Botswana
J 1426 – Les centres artisanaux de Gaborone, l’âme créative de la capitale
J 1426 – À la découverte de Gabane et de ses artisanes
J 1427 – Kolobeng, là où l’histoire respire encore
J 1427 – Manyana, là où les rochers se souviennent
J 1427 – Thamaga, là où la terre raconte des histoires
J 1428 – Gaborone, la capitale où les malls dessinent nos journées
J 1429 – Mokolodi : Les contrastes d’un sanctuaire aux portes de Gaborone
LES LIENS
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À notre arrivée à Gaborone, après la route depuis Serowe, nous découvrons
La villa est vaste, lumineuse, climatisée dans chaque pièce. Elle compte quatre chambres, dont une suite parentale qui intègre un salon privé, un bureau et sa propre salle de bains. Les autres chambres, décorées avec soin, offrent chacune une atmosphère différente, entre modernité et touches africaines discrètes. Les trois salles de bains, équipées à la fois de douches et de baignoires, apportent un confort appréciable pour un séjour en famille ou entre amis, permettant à chacun de trouver son rythme.
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