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La mythique Nationale 7 de MADAGASCAR

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La Nationale 7 est très connue à Madagascar : il s’agit en effet de la route principale du pays, la seule qui soit entièrement bitumée.  cette route mythique de 1200 km de long qui relie Antananarivo la capitale à Tuléar,  passe par beaucoup de sites touristiques, et constitue donc un trajet de choix pour beaucoup de touristes.

ANTANANARIVO

Première étape incontournable en venant de l’aéroport, Antananarivo mérite que l’on y séjourne plusieurs nuits, à contrario de se que font la plupart des touristes. Nous avons consacré un article complet sur la capitale : ANTANARIVO capitale de Madagascar

Puis, nous entamons la descente de la RN7. À la sortie de Tana, nous longeons la rivière Ikopa, offrant ainsi une vue sur la vie locale. Des pirogues chargées de marchandises voguent sur ses eaux, tandis que des femmes fabriquent des briques et les transportent habilement sur leur tête. Des bidonvilles pleins d’activités bordent le fleuve, où la vie bat son plein malgré les difficultés. Les enfants, aux visages souvent marqués par les épreuves, posent pour la photo avec une expression inexpressive. C’est un tableau saisissant de la vie quotidienne dans cette région, où la lutte pour la survie est une réalité palpable.

 

Puis, nous approchons d’Antsirabe, notre première étape. Les paysages changent progressivement pour devenir plus agricoles, mais aussi typiquement malgaches avec leurs maisonnettes rouges. Tout au long de la route, de nombreuses échoppes proposent des produits de vannerie, des sculptures sur baobabs, une variété d’animaux dont les fameux lémuriens, ainsi que les traditionnelles voitures confectionnées à partir de boîtes de coco. Nous croisons également les célèbres cocottes d’Ambatolampy que nous avions visitées lors de notre retour. Par endroits, nous longeons des cours d’eau dévalant en cascades au milieu d’une végétation luxuriante, témoignant de l’humidité ambiante en cette saison. Notre avancée est parfois ralentie par des charrettes tirées par de puissants zébus transportant des charges de foin. Sur le bord de la route, des agriculteurs vendent leur récolte dans de grands sacs à peser sur d’antiques balances, cette période étant celle de la moisson du riz. Nous remarquons également çà et là quelques signes religieux, témoignant de l’attrait catholique de la région, tels que des statues en argile de la Vierge ou des reproductions de crèches.

AMBATOLAMPY

Ambatolampy, petit hameau aux charmes incontestables, incarne à merveille l’authenticité de la région des Hautes Terres de Madagascar. Nichée à quelques kilomètres seulement du massif de l’Ankarana, cette ville est réputée pour ses fonderies et sa production d’objets en aluminium, offrant ainsi une escapade authentique dans la campagne malgache, à proximité de la capitale.

Située sur la route nationale 7 entre Antananarivo, la capitale, et Antsirabe, Ambatolampy est une halte appréciée des locaux et des touristes descendant vers le Sud. Son climat frais et tempéré, au pied du massif de l’Ankarana, en fait un lieu propice à l’élevage de truites et d’escargots. La ville est renommée pour ses fonderies familiales produisant des ustensiles, des outils et des objets d’art en aluminium, offrant aux visiteurs l’opportunité d’acquérir quelques souvenirs uniques.

Ambatolampy abrite également de nombreux ateliers de fabrication d’objets en cuivre et en bronze, permettant aux visiteurs de découvrir l’artisanat local et d’acheter des souvenirs authentiques.

Mais c’est ici aussi que sont fabriquées les fameuses casseroles que nous avons utilisé très longtemps en France !  Elles snt fondues, et façonnées sur place au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires !

Pour les amateurs de nature, le Musée de la nature présente une collection impressionnante de scarabées et de papillons de Madagascar, offrant ainsi une plongée fascinante dans la biodiversité de l’île.

À proximité, l’ancienne résidence royale, le « Rova » de Tsinjoarivo, offre une vue imprenable sur les majestueuses chutes d’Ambavaloza, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire et la culture locales.

À quelques pas d’Ambatolampy se trouve la ville de Behenjy, célèbre pour sa production de foie gras, considérée comme la meilleure de Madagascar. Les « menakely », beignets de riz savoureux, sont également une spécialité locale à ne pas manquer.

Ambatolampy est également une destination gastronomique, où les marchands de l’ancienne gare proposent des saucisses et des poulets rôtis aux épices locales, invitant les visiteurs à savourer les délices de la cuisine malgache dans une atmosphère authentique et chaleureuse.

ANTSIRABE  Nationale 7

Nous voici à Antsirabe, perchée à 1500 mètres d’altitude, dont le nom signifie « là où il y a beaucoup de sel », en référence à la richesse de ses sols et de ses eaux en sels minéraux. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par une myriade de pousse-pousse colorés qui égayent les rues de la ville. Antsirabe tire principalement ses revenus de l’industrie textile, du tabac, de l’agriculture et de sa réputation mondiale pour ses eaux thermales aux vertus thérapeutiques. Nous nous octroyons une pause déjeuner au restaurant l’Arche, avant de rejoindre le Trianon, un hôtel au charme colonial où les chambres familiales spacieuses nous accueillent chaleureusement. Les soirées sont animées par le propriétaire, amateur de musique et de chansons, tandis que les repas sont un véritable régal pour les papilles.

Après le déjeuner, nous partons à la découverte des ateliers artisanaux locaux où s’exprime l’art malgache traditionnel. Des objets fabriqués à partir de cornes de zébus et des tissus tissés à partir de fibres naturelles sont présentés avec fierté. La visite des lacs volcaniques, chargés de légendes ancestrales, est une expérience fascinante pour les touristes. Au marché traditionnel, les poissons sont exposés sur des étals en bois, tandis que la viande pend au soleil, attirant les mouches qui bourdonnent autour.

Antsirabe regorge de lieux où l’artisanat local est à l’honneur. Il est souvent préférable d’acheter directement aux artisans pour découvrir leur savoir-faire unique. Les façades des maisons peintes avec des motifs colorés ajoutent une touche artistique à la ville. Certains artisans travaillent la corne de zébu pour créer des objets magnifiques sous nos yeux ébahis, tandis que d’autres transforment des objets recyclés comme des boîtes de conserve en pièces originales.

Chez joseph nous admirons de magnifiques géodes et autre spierres taillées ou non

Nous sommes séduits par la qualité exceptionnelle des tissus et nous craquons pour une nappe brodée aux motifs traditionnels pour embellir notre salle à manger. Antsirabe offre ainsi une véritable immersion dans l’artisanat malgache, où chaque objet raconte une histoire et incarne la richesse culturelle de la région.

Le travail de la corne de zébu est uneautre des spécialités de la ville : coupant, sciant ou meulant les cornes de magnifiques objets de décorations surgissent des doigts agiles des artisans

Nous reprenons la route sur la Nationale 7 en direction de notre prochaine étape, Ambositra. En chemin, nous faisons une halte au restaurant chez Victor, un établissement singulier mêlant art et gastronomie. Les murs extérieurs sont décorés d’œuvres en noir et blanc, ajoutant une touche artistique à notre repas. Pendant que nous savourons notre festin, des musiciens locaux enchantent nos oreilles avec des chants traditionnels. Les gambas au menu sont d’une taille impressionnante, nous régalant de leur saveur exquise.

La route de 90 kilomètres qui sépare les deux villes nous offre des panoramas époustouflants, parfois montagneux, et de nombreuses occasions de rencontrer des familles paysannes, nous permettant ainsi de mieux appréhender la vie rurale malgache, avec ses maisons d’un rouge intense. À plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour interagir principalement avec les enfants, leur offrant des bonbons ou des crayons.

En particulier, nous assistons à des scènes de récolte du riz exceptionnelles : des enfants portant d’énormes gerbes sur leur tête,

AMBOSITRA – Nationale 7

Ambositra est une ville d’art, de culture et d’artisanat, accueillant un peuple chaleureux et hospitalier. En tant que capitale du territoire Zafimaniry, ce peuple des hauteurs du Betsileo excelle dans le travail du bois, réalisant des œuvres d’une grande finesse.

Nichée dans les hautes terres de Madagascar, Ambositra se distingue des autres villes, notamment par son héritage culturel. Autrefois surnommée la « ville aux roses », elle a su exploiter ses richesses forestières pour devenir une référence dans l’art de la marqueterie malgache. Elle est réputée pour son savoir-faire ancestral dans l’artisanat, en particulier l’art zafimaniry. On peut y admirer de nombreux objets sculptés qui témoignent de la créativité et de la maîtrise de cet art singulier.

 

En plus de son artisanat, Ambositra offre une expérience culturelle unique avec le « famadihana », une cérémonie traditionnelle de retournement des morts. Pendant plusieurs jours, vous pourrez assister à des danses, déguster des spécialités culinaires locales et profiter de diverses animations, notamment le célèbre spectacle du « savika », un sport traditionnel où les participants tentent de dompter des taureaux fougueux.

 

Le marché coloré d’Anjoma-Akona se tient tous les vendredis. Là-bas on y trouve de nombreux souvenirs : vanneries, nattes, poteries et objets sculptés.

Embarquons pour notre prochaine aventure : le parc national de Ranomafana, à proximité de Fianarantsoa. Au fur et à mesure que nous avançons, le paysage évolue, passant du rouge terreux à des tons plus doux, presque crème. Les maisons, aux deux étages caractéristiques, abritent les animaux au rez-de-chaussée, procurant ainsi une chaleur bienvenue aux étages supérieurs. Les toits en chaume ajoutent une touche traditionnelle à ce décor.

Mais ce qui attire le plus notre attention, ce sont les tranches de vie qui défilent devant nos yeux ébahis : des voitures surchargées de marchandises et de passagers, des enfants ingénieux construisant des skateboards improvisés, des vendeuses de rue irradiant de sourires malgré la précarité ambiante, et des travailleurs ramenant des provisions dans leurs villages reculés. Les camionnettes, quant à elles, semblent défier les lois de l’équilibre, avec des galeries dépassant souvent la hauteur du véhicule lui-même. Chaque instant est une découverte, un émerveillement renouvelé devant la vie foisonnante de cette région unique.

PARC NATIONAL DE RANOMAFANA Nationale 7

voir article consacré au parc : RANOMAFANA

Quittant le somptueux parc national de Ranomafana, notre cap est désormais fixé sur Fianarantsoa, à travers des paysages forestiers enchanteurs et le long des majestueuses chutes d’Andriamamovoka. Selon la tradition, cet endroit sacré est un lieu de culte et de purification, idéal pour une escapade authentique à travers des villages pittoresques et des rizières verdoyantes. La possibilité de se baigner, de camper et de pêcher en fait une destination attrayante pour les amateurs de nature.

Andriamamovoka demeure méconnu des touristes, tant locaux qu’internationaux, mais gagne à être exploré. Niché à moins de deux heures d’Antananarivo, ce village offre un décor saisissant, avec des paysages alternant villages pittoresques et rizières à perte de vue. Son nom, signifiant littéralement « poussière royale », évoque le passé glorieux des rois Bezanozano qui trouvaient refuge dans cette région.

En chemin vers la route nationale 7, qui nous conduira plus au sud, nous sommes témoins de scènes de vie authentiques : des hommes transportant des régimes de bananes sur de longues perches, des femmes lavant le linge au bord des rivières, et des villageois battant le riz avec une joie contagieuse. Nous nous joignons volontiers à eux, participant à cette activité ludique. Plus loin, une fabrique de briques bordant la route attire notre regard, tandis que des femmes pilent d’énormes mortiers pour produire de la farine, dans une scène à la fois laborieuse et empreinte de tradition. Chaque moment est une immersion dans la vie rurale malgache, riche de son authenticité et de sa simplicité.

FIANARANTSOA Nationale 7

Fianarantsoa, une ville des hautes terres de Madagascar, s’étend sur trois niveaux distincts, offrant un mélange captivant de tradition, de culture et d’activité viticole. Située à 400 km au sud-est de Tananarive, sur la RN7, cette ville est un véritable carrefour routier où se croisent diverses scènes de la vie quotidienne, dont certaines nous surprennent agréablement. Les enfants transportant des bottes de foin sur leurs épaules au bord de la route sont une image qui reste gravée dans nos esprits.

Érigée en 1830 sur les hauteurs de la colline Ivoenana, Fianarantsoa, également connue sous le nom de « ville où s’apprend le bien », a longtemps été un bastion de l’éducation et de l’instruction. Elle abrite une myriade d’écoles, de librairies et d’édifices religieux, témoignant de son riche héritage intellectuel. Avec environ cinquante églises, une faculté de théologie luthérienne et plusieurs séminaires, la ville est un centre religieux et culturel dynamique. Mais Fianarantsoa ne se limite pas à son passé ; elle est également réputée pour sa scène gastronomique florissante, avec ses vignobles, ses plantations de thé et ses fromages renommés.

La ville se décompose en trois quartiers distincts : la ville basse, animée et populaire, la ville moyenne, moderne et administrative, et la ville haute, un vestige du 19e siècle où se dressent de nombreux édifices religieux. L’observation d’un rituel local dans la ville basse, où un cochon vivant est préparé pour la cuisine, nous rappelle la vivacité de la vie quotidienne. Les enfants jouent ici avec une sarbacane improvisée ou se divertissent avec des vieux pneus et des bâtons.

Les monuments emblématiques de Fianarantsoa, tels que la célèbre cathédrale surnommée « le Vatican de Fianarantsoa » ou la Grande Mosquée, ajoutent au charme de la ville. Depuis la ville haute, la vue panoramique est à couper le souffle, offrant une perspective saisissante de l’étendue de la ville.

Après une matinée bien remplie, nous faisons une pause déjeuner, espérant goûter à une spécialité locale : la chauve-souris, dont l’apparence serait similaire à celle d’un jeune fœtus dans l’assiette. Malheureusement, ce plat n’est pas disponible ce jour-là, alors nous nous régalons de filets de poisson frit à la place.

Alors que nous poursuivons notre périple en direction d’Ambalavao, nous continuons à être émerveillés par la diversité des paysages qui défilent sous nos yeux. Par moments, lorsque nous atteignons les sommets des rovas, des panoramas époustouflants se déploient devant nous, offrant une vue imprenable sur les vallées aux teintes verdoyantes, contrastant magnifiquement avec les nuances des habitations qui se dressent fièrement dans ces contrées. Les maisons, toujours de construction très élevée et de forme cubique, arborent souvent de petites fenêtres près du toit, parfois marquées par des traces de brûlures, témoignant de l’activité quotidienne de leurs habitants.

Tout au long de notre trajet, nous croisons des scènes de vie authentiques où les enfants, accompagnés de leurs familles, vaquent à leurs occupations. Que ce soit à la fabrication de cordages ou au pilage du riz dans de grands mortiers en bois, chaque geste semble être empreint de tradition et de savoir-faire transmis de génération en génération. Ces rencontres sur la route ajoutent une dimension particulière à notre voyage, nous permettant de nous immerger encore davantage dans la culture et le quotidien des habitants de cette région fascinante.

En chemin, nous croisons un vieux manège composé de voitures en bois, nous transportant instantanément dans une époque révolue, où les plaisirs simples étaient à l’honneur. Intrigués par cette relique du passé, nous marquons une halte pour la nuit à l‘Hôtel les Bougainvillées. Ce lieu ne manque pas de singularité, car il offre à ses visiteurs l’opportunité de découvrir la fabrication artisanale du « Papier Antaimoro », un savoir-faire d’origine arabe remontant au XVIe siècle.

Niché dans un ravissant jardin orné de magnifiques bougainvillées, cet établissement, situé à proximité de l’effervescence de la gare, porte véritablement bien son nom. L’ambiance y est simple, propre et paisible. Cependant, l’accueil peut diviser les avis, certains le qualifiant de « trop touristique ». Malgré cela, nous avons pleinement savouré notre séjour. À souligner également que l’hôtel abrite la « Fabrique de papier Antemoro », où les visiteurs peuvent s’initier à cette technique traditionnelle unique. Nous n’y manquons pas le lendemain matin !  Une petite boutique propose également une sélection de souvenirs, dont les fameux papiers artisanaux.

 

La route de l’Isalo voit se transformer les paysages.  La brousse et les baobabs dominent ici entourés de montagne digne du far West américain ;  « le Colorado malgache » ! Nous croisons tout d’abord de nombreuses charettes tirées par les zébus, voire des troupeaux entiers impressonnants par la taille de leurs cornes

 

LE PARC NATIONAL DE L’ISALO Nationale 7

Retrouvez l’article complet sur ce parc : ISALO

ISALO RANCH

LA ROUTE DE TULEAR Nationale 7

Sur la route de Tuléar dernière étape de notre road trip sur la nationale 7, les paysages restent composés essentielement de brousses.

Sur la route de Tuléar, nous faisons un bref arrêt à Ilakaka, qui a connu une véritable fièvre après la découverte d’un filon de saphir en 1998, déclenchant une ruée vers cette lande désertique située à une vingtaine de kilomètres au sud de Ranohira, le long de la N7. Officiellement connue sous le nom d’Andohanilakaka, Ilakaka est une commune rurale de Madagascar, située dans le district d’Ihosy, dans la région d’Ihorombe. La petite ville d’Andohanilakaka s’est rapidement développée à l’image des villes minières de l’Amazonie, attirant les habitants désireux d’améliorer leur quotidien grâce à l’exploitation des mines de pierres précieuses.

Depuis la découverte d’un important gisement de saphir en 1998, considéré comme le plus gros au monde par les experts, cette ancienne bourgade paysanne s’est métamorphosée en une ville semblable au Far West, emportée par la fièvre du saphir. Elle attire des milliers de personnes venues tenter leur chance, avec son lot de baraques-champignons, de bars, de maisons closes et de conflits violents.

Cette fièvre s’est propagée à travers tout le pays, attirant chaque jour des centaines de personnes dans la région pour tenter leur chance dans les mines. Pour réduire l’insécurité, le gouvernement a instauré un couvre-feu à 21 heures dans la ville.

Andohanilakaka n’a obtenu le statut de commune qu’en 2015, auparavant elle faisait partie de la commune de Ranohira.

L’économie locale est largement basée sur l’exploitation du saphir ; de nombreuses boutiques d’acheteurs de pierres précieuses bordent la Nationale 7. Ces acheteurs, pour la plupart originaires du Sri Lanka ou de Thaïlande, exportent ensuite les saphirs pour les tailler et les revendre sur le marché asiatique. Certains mineurs accusent ces acheteurs de s’entendre pour acheter au prix le plus bas, les forçant ainsi à vendre leurs pierres pour des montants dérisoires.

La tourmaline est également exploitée par des personnes modestes, souvent de génération en génération, dans l’espoir de devenir riches.

Avant l’arrivée des premiers prospecteurs, Ilakaka ne comptait qu’une demi-douzaine de maisons faites de matériaux végétaux. Depuis, des gens venus des quatre coins de Madagascar ont convergé vers la ville avec la même ambition : faire fortune grâce à la pierre précieuse. Ilakaka est ainsi devenu un carrefour important dans le commerce du saphir, accueillant des Sri-Lankais et des Thaïlandais qui y ont ouvert des boutiques pour acheter et vendre les pierres.

La route continue à travers des paysages tout aussi désertiques, ponctués par des villages où la pauvreté est omniprésente. Ici, des tombes se dressent dans le paysage, témoignant des coutumes funéraires uniques de la région.

Dans le pays Mahafaly, il n’y a pas de cimetières traditionnels. Les tombeaux sont érigés là où le défunt l’avait choisi de son vivant, et leur construction débute après son décès. Selon la coutume, les morts sont conservés pendant un certain temps, parfois plusieurs semaines, en attendant la construction du tombeau, souvent retardée pour des raisons financières.

Les tombes sont ornées de cornes de zébus, dont le nombre reflète la quantité d’animaux sacrifiés lors des cérémonies funéraires, et par conséquent, le niveau de richesse ou de respect dont jouissait le défunt de son vivant. Les tombes Mahafaly se distinguent également par la présence d’aloalo, des poteaux funéraires sculptés d’environ 1,5 mètre de haut, représentant des scènes de la vie quotidienne et fournissant des informations sur la richesse et le statut social du défunt.

Les tombes les plus opulentes sont souvent situées près de la route principale, afin d’être admirées par les passants, et elles revêtent une importance particulière pour le sud de Madagascar, entourées d’une aura de mystère propre aux croyances malgaches concernant les ancêtres.

Profitant de l’occasion, nous distribuons quelques vêtements et articles de beauté et de soins aux habitants. Ces derniers s’assoient tranquillement à l’arrière du 4×4 en attendant leurs cadeaux, témoignant ainsi de leur gratitude et de leur patience.

Les femmes arborent un maquillage de plus en plus sophistiqué, notamment avec l’utilisation du masonjoany, à la fois nom du maquillage et du bois utilisé pour le fabriquer. Ce bois de santal, largement répandu en aromathérapie, parfumerie et charpenterie, conserve son arôme puissant pendant des siècles, comme en témoignent les temples indiens. Il semblerait que les Malgaches aient appris l’utilisation du masonjoany des Indiens, qui utilisent également abondamment le bois de santal comme encens.

Originaire d’Inde, du Népal, d’Australie, de la Nouvelle-Calédonie, du Vanuatu et d’Hawaii, le santal a été introduit à Madagascar où il s’est bien adapté. Le masonjoany est devenu indispensable dans les villes côtières malgaches, en particulier dans l’Ouest, le Nord et le Sud, si bien qu’il est désormais disponible dans le commerce sous différentes formes : poudre, lotion, crème, lait démaquillant, savon, etc.

Malgré cela, de nombreuses femmes malgaches continuent d’utiliser la méthode traditionnelle consistant à frotter une branche de santal, ou aujourd’hui des branches d’autres plantes endémiques à vertu médicinale, sur une pierre corail préalablement mouillée, puis à appliquer directement sur le visage. Bien que cela puisse sembler fastidieux, c’est la méthode transmise de mères en filles, perpétuée par les traditions familiales.

Sur la route nous croisons un spéciment de caméléon assez impressionnant : le caméléon Furcifer Oustaleti ou caméléon géant de Madagascar

En s’approchant de Tuléar nous croisons quelques manifestants mais aussi quelques zébus

TULEAR Nationale 7

La ville de Toliara, également connue sous le nom de Tuléar, est la capitale du sud-ouest de Madagascar, située à environ 1 000 km d’Antananarivo à l’extrémité de la RN7. Surnommée la « ville blanche » ou « la cité du soleil », Tuléar est une ville cosmopolite.

En tant que destination prisée des voyageurs, Tuléar offre une ambiance détendue et un environnement paradisiaque. Les zébus paissent paisiblement dans les environs, ajoutant une touche pittoresque à la ville. Vous serez accueillis avec chaleur et convivialité pour un séjour des plus agréables. Les touks-touks, omniprésents dans les rues animées, constituent le taxi local, prêts à vous embarquer dans une course folle à travers la ville. Les transports en commun sont souvent surchargés, avec des galeries démesurées et parfois déséquilibrées.

Grâce à sa position sur le Tropique du Capricorne, Tuléar bénéficie d’un climat agréable et ensoleillé pratiquement toute l’année, ce qui lui vaut son surnom de « cité du soleil ».

La région de Tuléar est une destination importante de Madagascar. Au nord, les plages coralliennes bordent le lagon d’Ifaty, tandis qu’au sud, après la baie de Saint Augustin, les plages d’Anakao s’étendent en direction de l’Extrême sud. Cette région regorge de trésors naturels propices à la découverte et à la détente.

Alors que nous progressons entre Tuléar et Ifaty, la texture lisse du goudron laisse progressivement la place à des routes ensablées. Ces chemins sont fréquentés par une variété de transports collectifs, souvent bondés à l’intérieur et à l’extérieur, défiant parfois les règles fondamentales de la sécurité et de l’équilibre. Les conducteurs, parfois imprudents, semblent ignorer les lois de la gravité et de l’équilibre, mettant en péril la sécurité des passagers. Pendant notre trajet, nous longeons des zones marécageuses et des mangroves, croisant des femmes de retour du marché, portant avec adresse des bassines remplies de victuailles sur leurs têtes, une démonstration impressionnante de leur sens de l’équilibre.

Les villages se succèdent, principalement des communautés de pêcheurs, construits en grande partie avec des matériaux locaux tels que les roseaux.

Nous optons pour un séjour au nord, à proximité du lagon d’Ifaty, en réservant une chambre à l’hôtel Bamboo Club. Niché dans un environnement exceptionnel à quelques kilomètres de Tuléar, cet établissement vous transporte dans un véritable paradis tropical en bord de mer. Les bungalows sont idéalement situés, offrant une vue imprenable sur le bleu étincelant de l’océan Indien, bercés par le doux murmure des vagues du lagon, ou nichés à l’ombre des palmiers, des cocotiers et des pins exotiques, pour un séjour à la fois relaxant et revigorant.

La construction de l’hôtel, entièrement en palissandre et en forme de coque de bateau renversée, lui confère une esthétique unique. Le Bamboo Club propose une gamme complète de services pour répondre à tous vos besoins, de la restauration aux activités sportives et de loisirs. Que vous souhaitiez nager, pêcher, jouer à la pétanque, au badminton ou au beach volley, partir en randonnée à la découverte de la forêt des baobabs ou du Massif des roses, faire une sortie en quad, profiter de la plage ou vous détendre au bord de la piscine, l’éventail d’activités proposées est vaste et varié.

En outre, l’hôtel organise des excursions en bateau ou en pirogue, des safaris baleines et bien d’autres aventures passionnantes pour découvrir la beauté naturelle et la richesse de la région.

Bien sûr, le lagon invite à la détente. Dès le lever du soleil, la beauté de la plage et de son lagon incite à une agréable promenade. L’arrivée des pêcheurs offre une occasion de participer à une activité physique en aidant à tirer les filets jusqu’au rivage.

Pour découvrir une autre facette du lagon du canal du Mozambique, différente de la plongée et du farniente, nous nous dirigeons sur l’une des plages pour observer les techniques de pêche des Vezo sur leurs pirogues. Cette ethnie, autrefois nomade, habite désormais les villages dispersés le long du littoral et dépend principalement de la pêche pour sa subsistance. En harmonie parfaite avec la nature et ses ressources, les Vezo pratiquent une pêche relativement respectueuse de l’environnement. Qu’ils utilisent des filets, des hameçons ou pratiquent la plongée en apnée, ils maîtrisent une variété de techniques leur permettant de ramener malgré tout un maigre butin.

Au cœur des buissons et bordé par la mangrove, le village de Mangily se dévoile discrètement. Quelques modestes cases se dressent, où le poisson fraîchement capturé est méticuleusement salé et étendu pour sécher sur des supports en bois.

Dans cet écrin, l’Association Belgique-Madagascar (ABM), en collaboration avec l’ONG malgache SARAGNA, a établi le centre Tsaravahiny, un véritable pilier pour le développement de Mangily. Grâce à l’écotourisme, ce centre offre un accueil chaleureux aux voyageurs tout en contribuant à la création d’emplois et de revenus pour les habitants locaux.

Diverses activités permettent une immersion totale dans la vie quotidienne du village. La pêche aux crabes, activité essentielle pour les familles de Mangily, offre un spectacle de dextérité alors que les femmes lient habilement les pinces des crustacés. Attention à ne pas vous laisser surprendre !

L’artisanat de vannerie est également une compétence maîtrisée par les femmes du village. Vous pourrez apprendre auprès d’elles cet art traditionnel et acquérir leurs créations, prisées sur les marchés de Morondava.

Guidés par un accompagnateur local, nos partons explorer les environs dès l’aube pour observer les sifakas, ces lémuriens au pelage blanc, s’éveiller paisiblement dans les branches des arbres. À proximité du village se dressent les tombeaux Sakalava et Vezo, témoignant de l’importance des rites funéraires pour ces ethnies locales. Ainsi, une escapade à Mangily promet une aventure mémorable, rythmée par des découvertes fascinantes et des rencontres enrichissantes.

L’Arboretum d’Antsokay offre une autre perspective de visite captivante. Son histoire remonte aux années 1980, lorsque le botaniste suisse amateur Hermann PETIGNAT a pris l’initiative de créer ce lieu en achetant plusieurs parcelles de terrains très pauvres composées de marnes calcaires et de sables roux décalcifiés. Niché à 12 km au sud-est de la ville de Toliara, à seulement 2 km au nord du Tropique du Capricorne et à 3 km des eaux du Canal de Mozambique, l’arboretum tire son nom du hameau voisin d’Antsokay, où des pierres calcaires sont exploitées pour fabriquer de la chaux vive.

S’étendant sur une superficie de 40 hectares, protégée par une haie végétale, cet espace a été conçu pour favoriser la reproduction et la multiplication des espèces végétales les plus menacées. Par le biais de semences, de boutures ou de transplantations, l’objectif est de préserver ces espèces face à la déforestation incessante, aux incendies de brousse et aux actes de pillage. Hermann PETIGNAT et son équipe ont mené des prospections approfondies en brousse, permettant non seulement d’identifier et d’étudier ces espèces, mais aussi de découvrir et de décrire de nouvelles variétés.

L’Arboretum d’Antsokay constitue ainsi un véritable sanctuaire de la biodiversité, offrant aux visiteurs l’opportunité unique de découvrir et d’apprécier la richesse végétale de la région.

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